Chaque messe est l’occasion d’éprouver combien le baiser de paix est important et un moment fort de la célébration !
Ceci tout particulièrement depuis les comportements hérités de la période du Covid, au cours de laquelle les relations physiques entre les individus ont changé, minimisant les contacts physiques et favorisant ceux du regard.
Auparavant il s’agissait de serrer la main de ses voisins immédiats avec parfois des réticences liées à des soucis d’hygiène, en cherchant la meilleure façon de faire ce geste selon qu’il s’adressait à une frêle personne âgée ou à un athlète, à des timides ou des extravertis…
Depuis la pandémie l’espace du baiser de paix, désormais essentiellement transmis par le regard, s’est considérablement élargi à tout un banc et à plusieurs rangées, beaucoup recherchant le contact loin de leur place et pendant un long moment !
Et, libérés des préoccupations techniques du contact physique, les fidèles peuvent désormais se concentrer sur ce regard échangé, qui est essentiel dans le rapport créé.
Et quelle richesse dans cet échange ! Un moment incomparable de rencontre fraternelle dans L’Essentiel, au cours duquel est ressentie la totale égalité avec l’autre, quels que soient son origine ethnique, sa condition ou son genre ! Un avant-goût du Royaume annoncé !
Il suffit de contempler les visages radieux de la plupart de ceux qui ont échangé ce signe de communion dans le Christ, rendu vivant parmi nous, pour se persuader de l’importance de ce baiser de paix et de se réjouir de son récent renouveau !
Le tour de la solidarité Nous vous proposons une nouvelle rubrique présentant les œuvres soutenues par notre paroisse, que ce soit par des quêtes ou par des dons. Pour commencer la série, partons du côté du Togo, la terre natale de nos abbés Bernard et André, où nous soutenons actuellement trois projets. Les responsables de ces projets remercient chaleureusement toutes les personnes qui les soutiennent.
Texte et photos par Gérard Dévaud
1. Le Centre God-is-love Saint-Laurent Estavayer
Ce centre, créé par l’abbé Antoine Kankoe, accueille à Anfoin, à 60 km de la capitale Lomé, 18 jeunes filles-mères et leurs enfants. Ces filles profitent d’un encadrement et surtout de solides formations sur 3 ans dans la coiffure ou la couture.
La première équipe va terminer sa formation cet été et les filles vont ainsi recevoir un diplôme leur permettant de voler de leurs propres ailes. Une nouvelle volée prendra le relais dès cet automne dans le centre.
Actuellement, grâce au soutien de nos paroissiens, une future boulangerie est en cours de construction. L’abbé Antoine projette d’y installer un four et d’engager un boulanger professionnel pour former les filles à ce métier.
Une partie des filles du centre avec leur enfant, les éducateurs, l’équipe de Direction, l’abbé Antoine (au centre du dernier rang, et la délégation suisse lors de la visite du 17 février 2023.Les fondations du bâtiment de la future boulangerie.
2. Le Moyen Séminaire Comboni à Vogan
Ce Moyen Séminaire accueille des jeunes du diocèse d’Aneho qui s’intéressent à la prêtrise. Notre paroisse soutient ce centre depuis quelques années et a déjà permis l’aménagement d’un dortoir et offert du matériel didactique ainsi que des livres pour la bibliothèque. Grâce aux quêtes réalisées chez nous, le centre a pu construire la première étape d’un grand dortoir pour l’accueil de ces jeunes.
Actuellement, avec l’argent encore à disposition, ils aménagent de nouveaux sanitaires bien nécessaires.
Le nouveau dortoir. Un deuxième étage de dortoirs est prévu.
3. Le Village « Espérance et Paix » de Sœur Odile
Sœur Odile (à droite en rouge) a fondé il y a 18 ans un centre d’accueil pour enfants et jeunes handicapés moteurs cérébraux. Actuellement, 28 jeunes y sont accueillis et reçoivent une formation scolaire ou professionnelle.
Au retour de leur pèlerinage au Togo en 2022, les jeunes servants de messe, très touchés par l’œuvre de Sœur Odile, ont vendu de l’artisanat. Grâce à cet argent et aux quêtes faites dans nos communautés, le centre a pu acheter des tables et des chaises pour l’école, ainsi que des panneaux solaires pour l’alimentation en électricité du centre.
Sœur Odile et des enfants du centre devant les panneaux solaires.
Les sciences du vivant, dans leurs développements actuels, bouleversent les perspectives sur l’homme qui ne peut se réduire à une machine, aussi sophistiquée soit-elle. Elles apportent leur contribution à des questions majeures autrefois réservées au philosophe, comme celles du libre arbitre et de la conscience.
Comment vivre encore pleinement à l’heure de l’intelligence artificielle et des algorithmes qui semblent conditionner notre liberté ? Quelles résonnances entre l’Evangile et les sciences du vivant pour penser à la fois la complexité et la fragilité du vivant ?
Journée thématique proposée par le Centre catholique romand de formations en Eglise (CCRFE), le mercredi 13 mars 2024, de 9h à 16h30, à l’Espace Maurice Zundel (EMZ), Boulevard de Grancy 19, Lausanne. Tarif : Fr. 75.–, inscriptions au 026 322 82 15 ou à secretariat@ccrfe.ch
Les catholiques, la guerre et la paix à l’époque contemporaine
L’évolution récente de la politique internationale a ramené le sujet de la guerre, ainsi que la relation entre la religion et la guerre, à l’attention du grand public. Le cours vise à encadrer historiquement les positions prises à l’époque contemporaine sur la guerre et la paix par divers acteurs (institutionnels et non institutionnels) d’appartenance catholique.
Conférences publiques proposées par la faculté de théologie de Genève, dans le cadre de l’enseignement de théologie catholique, à Uni Dufour, salle U259, à 18h30.
Lundi 11 mars 2024 : La « guerre juste » dans la culture catholique entre la Révolution française et le Concile Vatican II.
Lundi 8 avril 2024 : Prier pour la victoire, prier pour la paix. Les catholiques dans les guerres pour la nation
Lundi 22 avril 2024 : Le magistère pontifical face aux guerres contemporaines.
Lundi 6 mai 2024 : Les catholiques et le pacifisme
Dimanche 21 janvier dernier, c’était doublement la fête à l’église de Vuissens : en plus de célébrer la fête patronale de Saint-Vincent, la communauté a chaleureusement remercié Mme Monique Noël qui a animé les messes dominicales pendant 30 ans !
Par Gérard Dévaud Photo : André Bise
Avec la regrettée Marie-Thérèse Emery, Monique Noël a accepté, il y a 30 ans, la proposition de l’abbé Crausaz d’assurer l’animation des chants lors des messes dominicales. A l’époque, Vuissens avait une messe chaque week-end. C’est donc en alternance avec Marie-Thérèse, et quelques fois avec elle, que Monique a assuré ce magnifique engagement.
Même si depuis quelques années il n’y a plus qu’une messe dominicale par mois, Monique n’a cessé de préparer avec soin le choix des chants. Combien de célébrations animées, de prêtres accueillis, de partitions étudiées, d’heures de réflexions et de préparation, de mélodies entonnées ? Dieu seul le sait !
Et comme il parait que chanter c’est prier deux fois, quel magnifique ministère au nom de sa foi elle a offert à sa communauté !
Monique Noël ne va pas pour autant laisser tomber sa chère communauté de Vuissens, vu qu’elle va continuer la décoration florale et le service de sacristie.
Encore mille mercis chère Monique et bonne semi-retraite musicale !
Dans son nouvel essai, La blessure et la grâce, Gabriel Ringlet convoque les créateurs d’imaginaires afin de revisiter les textes bibliques au travers de l’art ou de l’actualité. De passage à Genève, il est venu partager cette démarche de « journalisme de la parabole » qu’il affectionne tant lors de la dernière rencontre Un auteur, un livre au Temple de la Madeleine.
Texte et photos par Myriam Bettens
« Je ne sais pas si c’est parce que les gens vous connaissent ou à cause du titre de votre livre que les gens sont venus en nombre aujourd’hui », s’interroge un auditeur. « Pour ma part, c’est le titre qui m’a surpris. Habituellement on lie la grâce avec le péché et non avec la blessure », poursuit-il à l’intention de l’auteur. Ecrivain, journaliste et théologien belge, le Père Gabriel Ringlet était invité à présenter son dernier ouvrage, La blessure et la grâce, lors de la traditionnelle rencontre mensuelle Un auteur, un livre, organisée par les églises catholique et réformées genevoises.
Amoureux des mots et de l’Evangile, Gabriel Ringlet est convaincu qu’il est possible de faire goûter les textes bibliques en empruntant d’autres chemins. C’est ce qu’il fait dans son dernier ouvrage à travers soixante textes très courts, dont l’amorce est issue d’un film, d’une chanson, ou de l’actualité. L’auteur pratique d’ailleurs cette démarche de « journalisme de la parabole » depuis longtemps. Pour lui, l’Evangile doit en permanence être revisité par les enjeux contemporains. « J’envoyais des articles aux journaux bien avant mes douze ans », glisse-t-il en souriant.
Il parfait cette vocation après des études de lettres, de philosophie puis de théologie, lorsque son évêque, à la veille de son ordination sacerdotale, lui propose de collaborer au quotidien La Wallonie. Le journal anticlérical cherchait un jeune prêtre pour commenter les retombées du Concile Vatican II. Gabriel Ringlet conservera également cette liberté de pensée et de ton que relève Alexandre Winter lors des échanges avec le public. En effet, le prêtre belge est aussi connu pour ses prises de position avant-gardiste sur la laïcité, l’avortement, la fécondation in vitro, la pédophilie dans l’Eglise ou le mariage des prêtres.
Comme pour confirmer les propos du pasteur réformé et co-modérateur de la rencontre, l’auteur ouvre son ouvrage par un commentaire du livre des Lamentations. Un texte de protestation contre Dieu, d’une incroyable audace. L’auteur de ce texte biblique s’en prend violemment à Dieu avant de réaliser, comme dans un basculement, que les tendresses de Celui-ci ne sont jamais finies, mais se renouvellent chaque matin. Une grâce, en somme. Loin d’idéaliser la blessure pour autant, il reprend l’image de la grâce chez les Indiens hindouistes, qui la comparent à une onde. « Elle nous rejoint, nous habite. Comment donc être dans la bonne longueur d’onde pour recevoir cette grâce », interroge le prêtre belge.
Les revisites de l’auteur mettent en avant ceux qui approchent la blessure, l’apaisent, « en ne calfeutrant pas ce qui doit saigner ». Tout comme Jésus, ils font preuve d’une tendresse toujours renouvelée. Il termine ce journalisme de la parabole par « une formidable réécriture des Béatitudes », selon les termes de Geneviève de Simonet-Cornet, journaliste et co-modératrice de la matinée. Dans cette version, les contemplatifs, les fraternels, les féminins et même les hérétiques sont les « heureux » de ce texte des Béatitudes. Ils « osent une foi qui n’est pas encore dite ». Ils élargissent l’espace de la grâce, comme l’exhorte le Père Ringlet.
L’auteur, Gabriel Ringlet, est entouré de la journaliste Geneviève de Simone-Cornet (à gauche) et du pasteur réformé Alexandre Winter (à droite).
Une trentaine de jeunes de la paroisse partiront en pèlerinage à la Pentecôte. Présentation.
Par Gérard Dévaud Photos : Georges Losey, DR
Actuellement, quand on parle de l’Eglise dans les journaux, c’est plutôt pour dénoncer des actes non glorieux ou parler de la crise qu’elle traverse avec, pour conséquence, de nombreuses personnes qui quittent le navire.
Mais heureusement, il y a aussi de bonnes nouvelles à relever ! Et chez nous, nous avons la chance de pouvoir compter dans nos rangs de nombreux jeunes qui s’engagent au service de l’autel ou comme jeunes sacristains. Quel magnifique témoignage de foi !
Afin de les encourager et les remercier, la paroisse a l’habitude d’organiser un pèlerinage tous les 2 ans pour les grands servants et jeunes sacristains. Après Lourdes, Assise, la Pologne et le Togo, un nouveau projet est en train de voir le jour pour ce printemps. C’est ainsi que durant le week-end de Pentecôte, une trentaine de jeunes prendront la route direction la Normandie.
Mont-Saint-Michel et Lisieux
Au programme : traversée de la baie du Mont-Saint-Michel, accueil et messe à l’abbaye du Mont, visite du site. Le lendemain, découverte d’une plage du débarquement, du cimetière américain de Colleville-sur-Mer. Le pèlerinage se terminera à Lisieux pour découvrir la vie de la petite Thérèse et prier dans ce haut lieu de spiritualité.
Ces jeunes ont conscience d’être des privilégiés de pouvoir vivre de tels moments. Aussi, ils vont donner de leur temps et de leur énergie pour soutenir des jeunes qui ont moins de chance qu’eux. Lors du précédent pèlerinage au Togo, ils ont été très touchés par le village « Espérance et Paix » créé par sœur Odile qui accueille des enfants et des adolescents handicapés mentaux. Nos jeunes ont ainsi choisi de s’investir pour récolter de l’argent en faveur de cette magnifique œuvre. Des informations à ce sujet suivront. Bravo les jeunes !
Merci au Conseil de paroisse qui soutient ces jeunes et bravo à nos servants de messes et jeunes engagés !
La basilique Thérèse de Lisieux, qui fait partie du programme de ce pèlerinage des jeunes.
L’Espérance au quotidien : vendredi 15 mars 19h-20h30, samedi 16 mars 16h-17h30 et dimanche 17 mars 9h-10h30.
Lieu : paroisse Sainte-Thérèse, Avenue Peschier 12 bis, 1206 Genève.
Gabriel N. Ghanoum né au Caire en 1953, est un psychothérapeute d’origine égyptienne exerçant en Floride.
Ordonné prêtre en 1993, il débute sa pratique pastorale en Floride dès l’année suivante. En 1999, il est nommé curé de l’église Saint-Jude de Brickell à Miami, où il officie jusqu’en 2010, année de son transfert à l’église Saint-Nicholas de Delray Beach, dans le comté de Palm Beach.
Outre son activité pastorale, il met en place divers programmes d’assistance sociale : aide aux nécessiteux et aux sans-abri, collaboration avec l’hôpital pour enfants et coordination de l’assistance aux enfants victimes d’abus sexuels.
Parallèlement, il apporte son soutien à l’association mexicaine d’aide aux enfants atteints de cancer, ainsi qu’aux sœurs Missionnaires de la Charité de Mère Teresa dans l’archidiocèse de Miami. Durant la vague pandémique de Covid-19 au printemps 2020, il se distingue par son engagement et la qualité de son assistance aux familles des patients décédés.
Dès le 18 février, et durant tout le mois du temps pascal, les soupes de Carême seront à nouveau au rendez-vous dans toutes les communautés de la paroisse, selon le tableau ci-dessous.
Votre contribution à la soupe de Carême sera intégralement versée à une action concrète choisie par notre équipe pastorale, en l’occurrence l’un des projet sera Haïti, pour le projet « Reboiser pour se prémunir contre les ouragans et les sécheresses ».
Toutes les soupes organisées à la paroisse ont lieu dès 11h30.
En ce mois de mars, l’Eglise nous invite à prier spécialement saint Joseph que nous fêtons solennellement le 19 mars.
Saint Joseph, père nourricier si fidèle de l’Enfant divin, époux virginal de la Mère de Dieu, protecteur puissant de la Sainte Eglise, nous venons vers vous pour nous recommander à votre protection spéciale. Vous n’avez rien cherché en ce monde, sinon la gloire de Dieu et le bien du prochain. Tout donné au Sauveur, c’était votre joie de prier, de travailler, de vous sacrifier, de souffrir, de mourir pour Lui. Vous étiez inconnu en ce monde, et cependant connu de Jésus. Ses regards reposaient avec complaisance sur votre vie simple et cachée en Lui.
Saint Joseph, vous avez déjà aidé tant d’hommes. Nous venons vers vous avec une grande confiance. Vous voyez dans la lumière de Dieu ce qui nous manque, vous connaissez nos soucis, nos difficultés, nos peines. Nous recommandons à votre sollicitude paternelle cette affaire particulière… Nous la mettons entre vos mains qui ont sauvé Jésus-Enfant. Mais avant tout implorez pour nous la grâce de ne jamais nous séparer de Jésus par le péché mortel, de Le connaître et de L’aimer toujours plus, ainsi que sa sainte Mère, de vivre toujours en présence de Dieu, de tout faire pour sa gloire et le bien des âmes, et d’arriver un jour à la vision bienheureuse de Dieu pour Le louer éternellement avec vous. Ainsi soit-il.
(extrait du livre, Saint Joseph, Epoux de Marie, Traditions Monastiques, 2006, pp. 226-227)
Nous voilà déjà dans un Carême bien entamé ! Cette année, Pâques est tôt. Les congés scolaires sont concentrés sur le printemps et le mois de mars nous offre déjà des fériés.
La Saint-Joseph nous rappelle que le Fils de Dieu a grandi, lui aussi, dans une famille. Il a bénéficié de l’Amour d’un père terrestre qui lui a transmis son origine, ses traditions, son goût du travail. Comme il a veillé sur l’Enfant Jésus, Joseph garde et protège chacune de nos familles.
Notre pape François a dit qu’« en choisissant une famille qui fait « l’expérience de la souffrance », Jésus dit à nos familles : « Si vous vous trouvez en difficulté, je sais ce que vous ressentez, je l’ai vécu : ma mère, mon père et moi-même en avons fait l’expérience ; dites-le aussi à votre famille : vous n’êtes pas seuls ! »1
En écho aux fêtes pascales qui approchent, ces paroles prennent une autre profondeur : la souffrance, Jésus l’a connue jusqu’à la mort. C’est cette expérience que nous sommes appelés à méditer et à vivre à la fin du mois, à Pâques. C’est là, la bonne nouvelle du Christianisme : Jésus est venu habiter notre vie tout entière, avec ses joies et ses peines. Il nous promet que la Vie vainc la mort. Ainsi, Pâques est pour chacun et pour nos familles une source d’Espérance et de Joie.
Dans ce numéro, vous allez découvrir l’actualité des paroisses sous l’angle familial : – Des témoignages d’enfants et de jeunes sur leur vie de foi ou leur engagement ; – Des couples au retour de Lyon ; – Des invitations de la Garde pontificale, pour le festival des familles au Labyrinthe aventure ; – Et bien sûr, les célébrations de la Semaine Sainte adaptées à chaque génération.
Le vendredi 2 février, en la Maison des Jeunes à Monthey, la fête de la Chandeleur a réuni avec éclat les servants de messe de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz. Ils sont venus célébrer la lumière et la spiritualité au sein de notre communauté. Dans un esprit de fraternité, ces jeunes se sont rassemblés pour vivre une expérience enrichissante au service de leur foi.
La rencontre a débuté avec une crêpe-party, où les rires et la camaraderie ont créé une atmosphère joyeuse, puis elle s’est poursuivie par des jeux pour finalement se conclure par une chaleureuse prière à l’église de Monthey, chacun portant fièrement sa lumière symbolique. Les jeunes servants de messe ont démontré une dévotion exemplaire, contribuant à la solennité de la cérémonie.
En résumé, ces jeunes, porteurs de lumière, ont illuminé non seulement l’église, mais aussi les cœurs de tous ceux qui ont eu la chance de partager cette journée avec eux.
S’offrir une parenthèse loin du quotidien pour se centrer sur notre vie de couple n’est jamais facile. Grâce à notre curé Jérôme, des couples sont partis à Lyon pour un week-end. Accompagnés par leurs ambassadeurs, les Riat, et l’abbé David Roduit, ils reviennent sur ce séjour.
Par Sandrine et François-Xavier Mayoraz | Photo : DR
Une journée pour notre couple
« Premier signe de réussite : tous les couples sont rentrés ensemble ! » lance-t-on avec humour. Tout est minutieusement organisé à l’avance et le couple Riat s’est occupé des détails sur place. Ainsi, la tête et le cœur sont libres pour vivre l’instant présent et les tracas sont restés en Suisse. Le samedi, à la maison Familya1, nous sommes guidés vers des thématiques essentielles à notre vie de couple par des topos suivis d’échanges à deux. Nous avons rigolé, réfléchi et pris le temps de se regarder dans les yeux au sens propre et figuré. Le discours positif fait du bien : une crise est un chemin de croissance et la vie à deux peut être source d’épanouissement personnel. Entendre d’autres couples apporte une sorte de réconfort et démystifie certaines croyances sur le bonheur à deux. C’était une riche journée.
Comme des coqs en pâte
L’hôtel au cœur de Lyon, le souper à bord de L’Hermès (bateau restaurant) ajoutent de la magie et du romantisme. Sans oublier la bonne compagnie et l’amitié des autres couples ! La messe du dimanche dans la fameuse église Sainte-Blandine apporte la touche spirituelle pour finaliser le séjour. « En partant nous savions que nous nous aimions, en rentrant on s’aime encore plus » résume-t-on. Quant à l’abbé David, il rentre motivé à prévoir quelque chose pour les couples de sa paroisse (Saint-Léonard / Uvrier). Nous sommes reconnaissants envers les paroisses de nous avoir offert cette escapade lyonnaise et adressons un merci particulier à Patrick et Christiane Riat.
Fusion entre théâtre, chant médiéval, lyrique, pop et hip-hop. La fresque musicale imaginée par Alexandre Traube nous emmène sur les traces de Rodolphe de Neuchâtel, comte et premier troubadour de langue allemande. Une histoire de rencontres insolites et d’amitié née à Neuchâtel qui pourrait bien repartir prochainement en croisade… musicale !
Alexandre Traube croche premièrement avec des études en mathématiques, mais c’est avec la composition musicale et la direction chorale qu’il double-croche…
Par Myriam Bettens | Photos : John Howe, DR
Le personnage de Rodolphe vous habite depuis plus de 12 ans… Oui, il a une grande histoire avec moi (rires). J’ai fait sa rencontre en 2003 par mon professeur de musique médiévale. C’est pour les mille ans de la ville de Neuchâtel que j’ai eu l’idée d’un premier spectacle avec David Charles Haeberli qui avait « hip-hopisé » les chansons de Rodolphe. Il a ensuite pensé à une comédie musicale que nous avons proposée au Théâtre du Passage à Neuchâtel, puis je suis entré en contact avec Elie Chouraqui, qui s’est montré très intéressé par notre projet.
On connait très peu de choses concernant le comte Rodolphe.Vous avez donc imaginé ce qu’aurait pu être son histoire… Exactement ! En étant le plus précis possible, historiquement parlant. Nous souhaitions avant tout que cela puisse parler à tout le monde. Le génie de certaines pièces historiques, c’est d’être à la fois complètement modernes tout en étant précises historiquement. Nous voulions aussi montrer comment la création artistique permet de se dépasser et de faire se rencontrer les gens et les peuples.
Justement, cette comédie musicale est une histoire de rencontres dans tous les sens du terme… La première rencontre est celle de David Charles Haeberli et moi… entre un médiéviste et un rappeur ! C’est déjà le rapprochement de deux mondes apparemment très éloignés. Aujourd’hui, il est difficile de dire quelle part des chansons vient de lui et laquelle de moi. La seconde se situe entre un passé historiquement informé et un message pour l’aujourd’hui. Et pour terminer, il y avait aussi le désir de faire se rejoindre des publics, a priori, très différents.
Le livret de la comédie, dont vous êtes l’auteur, a été adapté par Elie Chouraqui, mais vous êtes également le compositeur, avec David Charles Haeberli de toute la musique de la comédie ? La réécriture a donné de nombreuses autres dimensions à la comédie. Premièrement, cela nous a certainement permis d’intéresser des personnalités, telles que Loris, ancien candidat à The Voice. Elie Chouraqui a donné les « codes » de la comédie musicale à mon livret. Quant à la composition, tout ce qui est musique de scène, ouvertures et qui accompagne l’action est de moi. Les chansons ont été composées à parts égales entre David Charles Hæberli et moi.
De quelle manière vos études en théologie et votre foi ont-elles influencé la réalisation musicale de cette comédie ? Quand on veut se mettre à la place de gens qui ont vécu huit cent cinquante ans avant nous dans une société très différente, il nous faut une porte d’entrée. En me baignant dans la musique de ces périodes, j’ai trouvé un outil de compréhension cordiale de cette civilisation. De même, comme chrétien, mes valeurs ont plus en commun avec celles du XIIe siècle que ceux qui voient le consumérisme ou le désenchantement actuels comme seuls horizons.
Après six représentations à succès à Neuchâtel, quelle est la suite ? Il y a une ouverture pour une tournée en Suisse à l’automne 2025. De son côté, Elie Chouraqui prospecte pour que nous puissions nous produire en France. Nous avons aussi pensé à un ouvrage avec les dessins qu’a réalisés John Howe pour la comédie [ndlr. mondialement connu pour ses illustrations des livres de Tolkien et de la trilogie du Seigneur des Anneaux] et dont nous nous sommes servis pour les décors. Mais je ne peux pas en dire plus…
L’histoire en deux mots
La comédie musicale Rodolphe est une histoire du Moyen-Age et d’aujourd’hui contant la vie revisitée du premier comte de Neuchâtel, parti pour la croisade et que la découverte de la poésie sur le port de Marseille va transformer en troubadour. Préférant alors les chants d’amour aux chants de guerre, il rencontrera, l’amour, le deuil, la folie et la haine et finira par inventer la poésie courtoise germanique.
Bio express
Chef de chœur, auteur et compositeur neuchâtelois, Alexandre Traube cherche passionnément à créer des liens : entre l’Orient et l’Occident ; entre un passé ancien profondément enraciné et un acte créateur contemporain libre et vivant. Il consacre une part importante de sa vie à faire vivre ou revivre les trésors de la musique sacrée par des concerts ou mieux encore à travers la liturgie.
Sous les traits de Marie-Madeleine, c’est l’Eglise de Genève qui s’incline devant le Christ.
Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer
La basilique de Genève et les œuvres qui l’ornent sont le témoignage de la riche et malheureusement parfois douloureuse histoire des chrétiens dans la ville. L’espace manque cependant pour tout vous raconter. Focalisons-nous donc sur un vitrail en particulier.
En 1912, ce qui n’était alors « que » l’église Notre-Dame de Genève1 est rendue2 aux catholiques romains. Des vitraux sont commandés pour marquer l’événement. Alexandre Cingria fait partie des artistes appelés. Il réalise plusieurs verrières avec la collaboration des ateliers Marcel Poncet. Parmi les œuvres, l’une fait scandale : une belle jeune femme aux bras nus s’incline devant un jeune homme musclé. Sous les traits de Marie-Madeleine, c’est l’Eglise de Genève qui s’incline devant le Christ.
Plus de cent ans après, il se peut que le style de ces vitraux nous étonne encore. L’œuvre est en effet vive et colorée. Ce sont de vrais corps en mouvements qui sont représentés. Si vous êtes dans l’église, amusez-vous à comparer avec les vitraux plus anciens.
Au premier registre, l’inscription en latin provient du prophète Isaïe : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière et les rois vers la clarté de ton aurore. » (Is 61, 1. 3)
Elle se comprend dans le contexte historique. A partir de 1870, le gouvernement genevois prend une direction anticléricale. Les communautés qui refusent de se soumettre aux autorités civiles perdent leurs biens. Le 6 avril 1875, des scellés sont apposés sur l’église Notre-Dame. Les catholiques romains se retrouvent alors dans des granges ou des lieux similaires pour continuer à célébrer.
La séparation entre l’Eglise et l’Etat, en 1907, entraîne un apaisement. Les paroles du prophète prennent un sens tout particulier. Le temps de l’exil est terminé, il est de nouveau possible de vivre ouvertement sa foi. On serait même tenté de dire que les tensions confessionnelles prenant fin, la Gloire du Seigneur peut enfin rayonner.
1 Il faut attendre 1954 pour qu’elle soit élevée au rang de basilique mineure. 2 Moyennant tout de même la somme de Fr. 200’000 de l’époque.
« C’est mon dizainier », explique Jean-Luc Uldry, lorsqu’on lui demande ce qu’il porte au poignet droit. « Il est composé de grains de chapelet et d’une croix. J’aime bien l’avoir sur moi et m’en sers parfois pour prier. »
Natif de Le Châtelard-près-Romont, le Fribourgeois est sacristain à Bulle depuis 2016, s’occupant principalement de l’église Saint-Pierre-aux-Liens. Sa profession ne doit rien au hasard : « J’ai grandi dans une famille pratiquante et fus longtemps servant de messe. J’ai toujours été attiré par l’Eglise. » Membre du conseil de paroisse de Le Châtelard pendant 22 ans, il a suivi pendant deux ans une formation pour le diaconat permanent. « Puis, j’ai eu une appréhension. Les gens me demandaient déjà de célébrer, entre autres, des baptêmes. Je me suis dit : « Oulahhh, je rentre dans un grand truc ! » Mon souci, c’est que je n’ai pas fait de théologie. Alors j’ai décidé que ce n’était pas pour moi. »
Il voit alors passer une annonce, « celle mettant au concours mon poste actuel. Comme j’étais déjà sacristain à Le Châtelard, mais que les messes n’y étaient célébrées qu’une fois par mois, j’ai postulé. Ça a passé direct ! »
Ses tâches sont multiples. « Je prépare tout ce qui touche à la liturgie, avec les servants de messe – une cinquantaine à Bulle –, les lecteurs, le chef de chœur, l’organiste, les prêtres. Cela implique aussi de s’occuper des habits et des objets de culte. Je suis aussi concierge. »
Jean-Luc Uldry, surnommé Ministre, coiffe encore une autre casquette, celle de président de l’association des sacristains du diocèse de LGF (117 membres). « Nous avons récemment fêté nos 90 ans. A travers cette association, je fais connaître mon métier et partage les joies qu’il procure. Lors des assemblées, nous prenons un temps pour la formation : les attitudes du corps pendant la messe, préparer le missel et le lectionnaire, entretenir les objets liturgiques… Je me mets volontiers à disposition des UP pour mieux faire connaître l’association ! »
Privilégier les contacts
Dans tous les cas, il privilégie les contacts humains. « Mon agenda est bien rempli, mais je fais mon boulot avec le cœur. Souvent, avant ou après la messe, les gens viennent discuter. » Et de raconter : « Il y a quelques semaines, une jeune servante de messe vient me dire que ses deux cousines sont dans les bancs. Je vais les saluer, nous discutons un peu et je leur demande si elles aimeraient faire comme leur cousine. L’une dit oui, l’autre non. Un moment avant la célébration, toutes les deux viennent me dire qu’elles veulent servir la messe. J’ai trouvé magnifique la manière dont ça c’est passé. »
Jean-Luc Uldry, Né le 30 juillet 1967. Habite Le Châtelard. Sacristain-concierge à Bulle. Sacristain à Le Châtelard. Président de l’association des sacristains du diocèse de LGF.
Jean-Marie Pelt est un humaniste amoureux de la Nature. Sa soif de la comprendre le pousse à l’étudier sans relâche. Pour lui, « la Nature est un besoin pour l’homme ».
Surtout, il questionne l’humanité dans sa relation avec elle. En contemplant la Nature et ses richesses, en contemplant l’homme au milieu de ce fascinant jardin, il rencontre Dieu : « Mon âme est un jardin que Dieu a dessiné. » Deux de ses livres nous donnent les clés de sa foi : Le jardin de l’âme et Dieu de l’univers, science et foi.
L’observation de la Nature est pour lui une formidable occasion d’ouverture au mystère et à la beauté de la Vie, don de Dieu : « La Nature, c’est l’ouverture vers ce qui est plus grand que nous. Ce n’est pas nous qui avons fait la Nature. » Il nous interroge : « Comment se fait-il que tout le monde soit mobilisé pour la protection de la Nature et que ça n’avance pratiquement pas ? C’est parce que nous n’avons pas acquis l’idée que nous faisons partie de la Nature par notre corps. Cette sensibilité qui devrait être au cœur de chacun n’est pas là. »
En étudiant la relation et la coopération entre les plantes, il s’interroge sur la relation et la coopération entre les êtres humains. Dans son livre Dieu de l’univers, science et foi, il questionne : « En lieu et place d’un monde de compétition sans compassion ni miséricorde, dur et cruel aux faibles, saurons-nous enfin construire un monde réconcilié et convivial ? »
Sa foi chrétienne est tout entière résumée dans sa réflexion, suite à sa lecture de l’encyclique Laudato Si du pape François : « C’est enfin la reconnaissance que la Nature fait partie de la Création, qu’il faut en prendre soin. Et non pas l’exploiter. C’est un tournant dans la théologie de la Création avec des références que je trouve très belles à François d’Assise, à Thérèse de Lisieux, à Bartholomée 1er et même à la sobriété heureuse, si chère à mon ami Pierre Rabhi. C’est un appel à toute la famille humaine pour que les enfants qui sont en train de naître puissent grandir sur une planète vivable. »
Regard ce mois-ci sur la médaille de saint Joseph. Protecteur des familles et patron des pères, il est invoqué pour apporter paix et charité dans nos foyers ainsi que pour être plus serein à l’approche de la mort.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Fioretti d’espoir Bénédicte Delelis
Comment regarder et traverser avec espérance les drames de notre époque, les scandales dans l’Eglise, les difficultés de nos vies ? Puisant la matière de sa réflexion dans un florilège d’anecdotes savoureuses et de touchantes rencontres, Bénédicte Delelis nous entraîne résolument sur la voie de « la grande espérance ». « A travers les visages contemplés, les récits quotidiens racontés, un ange malicieux et organisé semble avoir œuvré pour s’écrier de la part de Dieu : « Tenez bon ! Ne vous découragez pas ! » » De fait, c’est le cœur brûlant d’une flamme nouvelle que l’on referme ce livre, les yeux tournés vers « la réponse unique que Dieu offre à toutes nos questions, à toutes nos prières » : le visage du Christ.
Nombreux mais méconnus, les personnages lumineux qui ont donné un témoignage de leur foi, des premiers siècles de la chrétienté à nos jours, nous interpellent. Sans trop de détails, cette approche chaleureuse fait revivre hommes, femmes et enfants au courage exemplaire fondé dans la conviction. Avec le sens pédagogique et pastoral qu’on lui connaît, l’auteur rend ces personnages présents et contemporains au travers d’un recours à une iconographie éloquente, pour finalement montrer la voie du témoignage aujourd’hui.
Depuis juillet 2013, on est sans nouvelles du prêtre jésuite italien Paolo Dall’Oglio, qui a réhabilité dans les années 1980 le monastère Mar Moussa al-Habachi, dans le désert syrien, pour en faire un haut lieu d’hospitalité et de dialogue. Expulsé de son pays d’adoption en 2012, il y retourne clandestinement au bout d’un an. Il est enlevé peu de temps après à Rakka dans des circonstances troubles. Le mystère autour de sa disparition reste entier. Pris entre les sentiments confus de révolte, de découragement et d’espoir, René Guitton rend ici hommage à un ami très cher, mais aussi, à travers lui, à ceux qui hurlent en silence leurs souffrances, leurs douleurs physiques et morales.
L’Abbé Pierre, une vie pour les autres Abdel de Bruxelles – Vincent Cuvellier
Henri Grouès naît à Lyon en 1912. Eduqué dans une famille catholique tournée vers les autres, il est sensibilisé dès l’enfance à l’entraide et au partage. Se faisant d’abord appeler « Frère Philippe », Henri adopte après la Seconde Guerre mondiale un nom qui va rester dans toutes les mémoires : celui de l’Abbé Pierre. Réunissant des compagnons pour fonder Emmaüs, il mène dès lors une lutte acharnée contre le mal-logement. A l’hiver 1954, il lance son célèbre appel à la radio, et tout au long de sa vie l’Abbé Pierre a créé des communautés, en France et à travers le monde, afin de venir en aide aux personnes démunies. Cette BD résume bien la vie de cette personnalité hors du commun.
Par Joseph Jingen Yang | Photos : Marion Perraudin
Nous sommes au milieu du Carême, ce temps de préparation à la fête de Pâques, qui célèbre la résurrection du Christ.
Le Carême est un temps de conversion, de renouvellement, de partage et de prière. C’est un temps où nous sommes invités à nous rapprocher de Dieu et de nos frères et sœurs, en faisant des gestes concrets de solidarité, de pardon et de charité.
Le Carême est aussi un temps de jeûne, où nous nous privons volontairement de quelque chose qui nous fait plaisir, pour nous libérer de nos attachements et nous ouvrir davantage à Dieu et aux autres. Le jeûne n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour nous aider à grandir dans la foi, l’espérance et l’amour. (Voyez la proposition de cheminement en groupe à ce sujet en page 9.)
Le Carême est enfin un temps de joie, où nous découvrons la présence de Dieu dans nos vies, dans nos cœurs, dans notre monde. Le Carême n’est pas une période triste, mais une occasion de vivre plus pleinement notre baptême, notre appartenance à la famille de Dieu.
Au milieu du Carême, je nous invite à faire le point sur notre chemin spirituel, à remercier Dieu pour ses bienfaits, à lui demander pardon pour nos fautes, à lui offrir nos intentions, à lui exprimer notre confiance et notre amour. Je nous invite aussi à regarder autour de nous, à être attentifs aux besoins de nos proches, de nos voisins, de nos frères et sœurs en humanité. Je nous invite enfin à témoigner de notre foi, de notre espérance et de notre charité, par nos paroles et par nos actes.
Que le Seigneur nous accompagne et nous bénisse tout au long de ce Carême !
Dimanche 28 janvier dernier, 27 jeunes des communautés de la Ville et du Bourg ont été confirmés à l’église de Martigny-Ville par notre évêque Mgr Jean-Marie Lovey. Retour sur ce qui a été vécu dans le groupe.
Par L’équipe des catéchistes Photos : Marion Perraudin
Afin de mieux comprendre ce sacrement et pouvoir expérimenter avec leurs pairs ce que « faire Eglise » signifie, nous avons privilégié des journées à VIVRE, plutôt que des explications. C’est ainsi que nous avons vécu une première journée sous le thème du « Père ». La pluie du matin n’arrêtant pas les pèlerins, nous sommes allés jusqu’au Guercet pour découvrir la création à travers des activités ludiques et des moments de réflexion.
Une deuxième journée a été consacrée au « Fils ». Notre catéchèse est partie du baptême de Jésus et a été la base de notre questionnement sur notre propre baptême et la mission qui en découle pour chacun de nous. Nous avons aussi expérimenté combien il était parfois difficile d’aller vers l’autre. Nous avons enfin partagé un moment de rencontre et le goûter avec le groupe « Foi et Lumière » *.
Puis, deux semaines avant la célébration, c’est sous le thème de l’Esprit Saint que notre retraite s’est articulée. Tous les confirmands étaient accompagnés de leur parrain ou marraine ou encore d’un membre de leur famille pour vivre un week-end à Bourg-Saint-Pierre. Là aussi, pas facile de s’extraire de son quotidien, de tout lâcher – son confort et surtout son Natel… pour suivre Jésus.
La Maison Saint-Pierre étant un logement pour les groupes et pas un hôtel, chacun a donc dû accomplir certaines tâches : mettre la table, laver la vaisselle ou nettoyer les dortoirs et les toilettes. Se mettre au service des autres : n’est-ce pas ce que Jésus lui-même nous a enseigné ?
Le week-end a été bien rempli par les temps de prière, les ateliers liés à l’Esprit Saint, les discussions en binôme et bien sûr les moments de jeux ! Les confirmands et leur accompagnant ont pu vivre de beaux moments d’échange. « Cela faisait longtemps que je n’avais pas aussi bien parlé avec ma maman », a confié un jeune. Tout cela a abouti à un pacte qui devait sceller les attentes réciproques et, peut-être, les aider à grandir dans leur chemin de foi. Grâce à l’Esprit Saint qui est descendu sur eux en ce radieux dimanche de janvier, et doté du don qu’ils ont demandé plus particulièrement dans le secret de leur cœur, nous souhaitons à tous ces jeunes confirmés de continuer à témoigner avec joie de leur foi.
* Le groupe « Foi et Lumière » est constitué d’une vingtaine d’adultes en situation de handicap mental. Ils se rencontrent une fois par mois à la salle N.-D. des Champs pour échanger sur la foi et partager un moment convivial.
Line et Erine surveillant la cuisson des spaghettis lors de la retraite à Bourg-Saint-Pierre.Qualité et fruit de l’Esprit Saint décelés par les parrains et marraines de chaque confirmand.
Gérer le consentement aux cookies
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies. En consentant à ces technologies, votre expérience sera meilleure. Sans ce consentement, ce que offre ce site internet peut ne pas fonctionner pleinement.
Fonctionnel
Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique de données utilisées exclusivement dans des finalités statistiques sont anonymes et donc ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.