L’avenir des églises de Montbrelloz sera examiné

Une soixantaine de membres de la paroisse Saint-Laurent Estavayer ont participé le 11 octobre à Montet à une assemblée paroissiale extraordinaire, démarche obligatoire au début de chaque nouvelle législature. L’ordre du jour était léger. L’assemblée a notamment pris la décision de se pencher sur l’avenir des deux églises de Montbrelloz.

Par Claude Jenny
Photos : LDD

Le village de Montbrelloz présente la particularité de posséder deux églises : l’ancienne, désaffectée en 1960 mais classée monument historique – et la nouvelle, moderne, utilisée depuis lors comme lieu de célébrations. Les deux édifices présentent toutefois des signes de détérioration qui vont exiger des travaux de rénovation. 

Par souci d’anticipation, le Conseil de paroisse a décidé de créer un groupe d’études qui devra plancher sur l’avenir de ces deux églises. Huit personnes vont étudier des solutions viables. Deux membres de l’Association de l’ancienne église (Noëlla Brasey et Gérard Moullet), trois membres de la communauté de Montbrelloz (Carlo Bonferroni, Anita Marmy et Maria Plancherel) et trois membres du Conseil de paroisse (Mireille Duc, Alexandre Duc et Dominique Chassot) font partie de ce groupe de travail. 

Des annonces plutôt que des tous ménages

Par  Claude Jenny

Le Conseil de paroisse a proposé de revoir le mode de convocation des assemblées paroissiales : adieu les tous ménages envoyés jusqu’à maintenant à 8700 exemplaires et donc d’un coût relativement onéreux, au profit d’annonces qui paraîtront dans les hebdomadaires de la région, « Le Républicain » et « La Broye ». Une décision qui permet une économie substantielle et donne un coup de pouce bienvenu à la presse locale.

Une élection à la commission financière

Une élection complémentaire est intervenue au sein de la commission financière de la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Alexandre Bersier ayant été élu au Conseil de paroisse, il devait être remplacé au sein de la commission financière. C’est Mme Edith Volery, d’Aumont, qui lui succédera. Les quatre autres membres ont accepté un nouveau mandat pour la législature qui vient de commencer. Il s’agit de Mme Marie-Thérèse Renout et de MM. Jean-Paul Brügger, Michel Losey et Yves Perriard).

L’énergie

Le soleil, source de l’énergie qui alimente notre planète.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

L’énergie désigne « la capacité à effectuer des transformations ». Toute action requiert de l’énergie : le fait de se déplacer, de se chauffer, de fabriquer des objets et même de vivre. L’énergie est là, dans notre quotidien. Mais qu’est-ce que l’énergie ?

L’énergie, en physique, est une propriété fondamentale de l’univers. Elle est définie comme l’aptitude ou la capacité à effectuer un travail ou à produire un changement dans un système. L’énergie se présente sous différentes formes et constitue un concept clé pour comprendre le comportement du monde physique. La chose la plus importante
à savoir sur l’énergie est la loi de conservation de l’énergie, qui stipule que l’énergie ne peut être ni créée ni détruite. C’est-à-dire que l’énergie totale d’un système fermé reste constante ; en d’autres termes, l’énergie ne peut ni disparaître ni naître et ne peut que passer d’une forme à une autre. Ce principe est l’un des concepts fondamentaux
de la physique.

Par exemple, lorsque nous soulevons un objet, nous transférons l’énergie de nos muscles à l’objet que nous manipulons.

Schématiquement, l’énergie apparaît sous les formes suivantes :
• l’énergie thermique, qui génère de la chaleur ;
• l’énergie électrique ou électro magnétique, qui fait circuler les particules – électrons – dans les fils électriques ;
• l’énergie mécanique, qui permet de déplacer des objets ;
• l’énergie chimique, qui lie les atomes dans les molécules ;
• l’énergie de rayonnement ou lumineuse, qui génère de la lumière ;
• l’énergie musculaire qui fait bouger les muscles.

Selon les dernières estimations des scientifiques, le début de la maîtrise des sources d’énergie par l’Homme remonte à 400’000 ans av. J-C. A l’époque, l’Homme apprend à maîtriser le feu (énergie thermique). Puis, plus tard, il démultiplie sa force en utilisant l’énergie fournie par des matériaux sous-tension (arc), il apprend à maîtriser le vent, l’eau conduisant à la création de moulins. Avec l’ère industrielle, l’Homme commence à exploiter des ressources fossiles (charbon, puis pétrole et gaz) et à développer des machines qui vont lui permettre de produire davantage et de meilleure qualité. 

Mais puisque nous avons besoin de tant d’énergie pour accomplir nos tâches quotidiennes, n’oublions pas les mots de saint Paul aux Ephésiens : « Puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. »

Deux nouveaux chevaliers de Saint-André

Drapeau de Saint-André.

Lors de la messe de la patronale de la Saint-André, le dimanche 26 novembre, deux paroissiens ont été élevés au rang de « chevaliers de Saint-André » en raison de leur engagement au service de la communauté paroissiale de Muraz. Il s’agit de Simone Genolet et Bernard Fournier. Petite présentation.

Texte et photos par Jean-Michel Moix

Simone Genolet

Originaire de Lyon, en France voisine, Simone poursuit une formation dans la confection de la fourrure. En 1963 elle se marie avec René Genolet. Ils habitent tout d’abord à Monthey puis ils viennent s’établir à Muraz en 1974. 

Dans son quartier de la ville de Lyon, Simone connaissait le « Prado », institution fondée à l’origine par le Père Chevrier pour l’éducation des enfants pauvres et en danger. Et Simone s’inspirera toute sa vie de l’esprit du « Prado » pour s’engager au service de la société et de l’Eglise. Elle intègre ainsi les Samaritains pendant de longues années. Déjà à l’église de Monthey, puis ensuite sur Muraz, Simone est une fidèle lectrice aux messes dominicales. Avec l’appui du curé Etienne Margelisch, elle intègre l’équipe des auxiliaires de l’Eucharistie : portant fidèlement la communion, chaque vendredi, aux villageois de Muraz ou d’Illarsaz, puis également chaque mardi aux patients de l’hôpital de Monthey, et ensuite encore aux résidents de La Charmaie. A l’époque du curé André Dubuis, elle participe aux réunions de l’ACO (Action Catholique Ouvrière), faisant la connaissance au passage de l’abbé Gabriel Carron, à qui elle rendra visite plus tard en Argentine, à Santa Fe. 

Sur le plan plus personnel, Simone se dévoue auprès de sa fille Fabienne, qui souffre d’un lourd handicap. Elle-même est éprouvée à présent par des soucis de santé.

Merci Simone pour toutes ces années au service de la Paroisse de Muraz, notamment comme auxiliaire de l’Eucharistie, comme lectrice, ou encore comme membre de la Chorale !

Bernard Fournier

Natif de Monthey, Bernard Fournier est venu s’établir à Collombey-le-Grand, avec sa femme Monique. Outre son emploi principal à la Ciba, puis à Syngenta comme laborantin, Bernard est devenu un passionné de la photo. On lui doit en particulier les tableaux du chemin de croix de Rovra (reproduits à partir du chemin de croix de l’église de Muraz). On lui doit aussi les tableaux du chemin de croix de l’église de Collombey (reproduits à partir des vitraux de l’église de Bex). La paroisse lui est en outre reconnaissante pour les photos lors de la dernière restauration de l’église de Muraz ainsi que lors des pèlerinages à Rome ou en Bretagne.

Son engouement pour la photo remonte à sa jeunesse, lorsqu’il s’est intéressé au domaine de l’astronomie. S’étant fabriqué un télescope, il s’est mis à la photo en prenant des prises de vue de la lune, des planètes… puis il a collaboré avec des photographes de Monthey. Il a connu l’époque du développement des photos en chambre noir, avec « l’argentique ». Par la suite, avec l’évolution technologique, il est venu au numérique, et travaille aujourd’hui avec des programmes informatiques tels que « Photoshop ». Il est ainsi capable de restaurer une photo à partir d’une photo dégradée ou déchirée. Il peut aussi tirer un poster à partir d’une simple carte postale. 

Merci Bernard d’immortaliser ainsi des moments forts de la vie de nos paroisses de Muraz et de Collombey !

 

Cugy: un nouvel élan pour la Confrérie Saint Eloi

Les membres de la Confrérie Saint Eloi de Cugy ont connu un jour de liesse en ce dimanche du 15 octobre puisqu’elle a marqué le centenaire de son drapeau en faisant bénir une nouvelle bannière. Organisme qui date du Moyen-Age, cette confrérie s’est donné un nouveau gouverneur et remet sa devise – « Fais ce que dois » – à l’ordre du jour.

Le nouveau gouverneur, Alexandre Bersier, durant son allocution.

Par Claude Jenny
Photos : André Bise

Constituée entre 1455 et 1525, la confrérie sise dans le périmètre Cugy-Vesin, était autrefois réservée aux honorables du lieu et fonctionnait comme une mutuelle en manifestant son aide au prochain, notamment durant les épidémies de peste, expliqua Patrick Chuard, vice-gouverneur, lors de sa présentation aux participants de la dernière assemblée de la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Il faut savoir que saint Eloi était à l’époque très populaire, autant que saint Nicolas, relate notre confrère.

Nouveau gouverneur, nouvel aumônier

Patron des orfèvres et plus largement de tous les métiers liés au travail du fer – par exemple les maréchaux-ferrants – Saint Eloi est une confrérie attachée à sa devise qui figure évidemment en bonne place sur le nouveau drapeau béni le 15 octobre lors de la messe dominicale. Forte actuellement d’une quinzaine de membres, elle s’est donné un nouveau gouverneur en la personne d’Alexandre Bersier qui a succédé à Daniel Bersier ainsi qu’un nouvel aumônier, l’abbé Nicolas Glasson remplaçant le Père Jean Richoz, ancien prêtre résidant à Cugy. C’est lui qui a béni le nouveau drapeau en présence des membres de la confrérie. « Nous voulons être fidèles à notre dimension chrétienne en étant actifs au service des personnes âgées de notre communauté locale» explique le nouveau gouverneur.

« Donner du temps pour les autres »

« Nous voulons tout simplement donner du temps pour les autres en consacrant régulièrement quelques heures pour aller rendre visite aux anciens de la commune de Cugy-Vesin, chez eux ou en EMS » explique Alexandre Bersier. « Ce faisant nous sommes fidèles à notre devise – «  Fais ce que dois  » – en vivant des moments de partage. Les rencontres que nous avons vécues récemment nous confortent dans le bien-fondé de notre démarche » ajoute-t-il. 

A l’heure où c’est plutôt le « Fais ce que tu veux » qui résonne dans la société, la bénédiction du nouveau drapeau a été une belle occasion de montrer la raison d’être d’une confrérie qui honore un saint à qui une chapelle est d’ailleurs dédiée à l’entrée de la ville d’Estavayer-le-lac.

La confrérie de Saint Eloi de Cugy posant devant l’église avec sa nouvelle bannière.

Saints par fidélité à «leur» pays

Début 2018, le diocèse d’Alger a engagé un processus de béatification englobant les 19 martyrs de la guerre civile algérienne, indissociables les uns des autres, en un signe de témoignage de foi commun. Le 8 décembre de cette même année, l’Algérie a célébré la première béatification en pays majoritairement musulman.

Par Myriam Bettens | Photo : cath.ch/Bernard Hallet

La décennie noire débute en 1991 en Algérie. Le gouvernement vient d’annuler les élections législatives durant lesquelles les résultats du Front islamique du salut (FIS) laissent clairement augurer une victoire et le risque de la mise en place d’une république islamique. Une guérilla islamiste émerge alors rapidement et dirige ses attaques contre les civils. 

L’Eglise catholique algérienne n’est pas épargnée. Composée essentiellement de catholiques non autochtones, elle devient la cible de groupes terroristes. Même menacés, ces religieux ne souhaitent pas quitter le pays. Ils se sentent « Algériens » et refusent d’abandonner « leur » peuple. Entre 1994 et 1996, dix-neuf religieux, dont Mgr Claverie et les tragiquement célèbres moines de Tibhirine, paient de leur vie cet attachement indissoluble. 

Signe riche de sens

Ils sont reconnus martyrs par le pape François le 26 janvier 2018, ce qui conduit à leur béatification le 8 décembre de la même année en la chapelle de Santa Cruz à Oran. Le lieu de cette célébration n’a pas été laissé au hasard. Pierre Claverie, alors évêque d’Oran, a été tué dans la nuit du 1er août 1996 par une bombe placée contre la porte de l’évêché. Son chauffeur, un jeune musulman de Sidi Bel Abbès, Mohamed Bouchikhi, était allé le chercher à l’aéroport cette nuit-là. Les deux hommes sont morts ensemble. « Ce signe du sang mêlé est riche de sens et le choix de la ville d’Oran est là pour le signifier », révélait l’évêque d’Oran en poste en 2018 au quotidien El Watan. 

Cette béatification, en terres majoritairement musulmanes, aurait pu être perçue comme la mise en avant par l’Eglise de « ses » martyrs au détriment des nombreuses autres victimes. Or l’accueil a été très positif, autant par la presse que par les autorités civiles et religieuses algériennes. Le matin même, la Grande mosquée d’Oran avait rendu hommage aux bienheureux et aux cent quatorze imams qui se sont élevés contre le terrorisme, en un témoignage de communion interreligieuse.

Patronale à Monthey: messe prêchée par le chanoine Simone Previte

Par Sandrine Mayoraz | Photo : F.-X. Mayoraz

Le 8 décembre, l’Eglise fête l’Immaculée Conception. Pour la paroisse de Monthey, c’est la Patronale et selon la tradition locale, en ce jour de Solennité, on invite un prédicateur, souvent un chanoine de l’abbaye de Saint-Maurice. Cette année, c’est un jeune prêtre, le chanoine Simone Previte qui nous prêchera sur ce thème qui nous tient à cœur, Marie dans son Immaculée Conception. D’origine italienne par ses deux parents, il est né à Monthey et a vécu à Massongex et à Epinassey avant de rejoindre l’Abbaye. Après avoir prononcé ses vœux perpétuels, il a été ordonné diacre, le 8 décembre 2022 et prêtre le 10 juin 2023. 

Lully: le chœur mixte a fêté ses 80 ans

Le chœur mixte de Lully a fêté début octobre les 80 ans de son existence. Une journée de réjouissances pour marquer cet anniversaire fêté par les 22 chanteuses et chanteurs et la communauté paroissiale.

Par Claude Jenny
Photo : LDD

Dirigé par Sarah Fontaine, de Châtillon depuis une décennie, le chœur mixte de Lully a fêté cet anniversaire en pleine préparation des Céciliennes de la mi-novembre : « Oui, nous sommes en pleine préparation ! Nous participerons au concert en nous joignant au chœur de Fétigny-Ménières – que je dirige également – et à celui de Cugy » explique la directrice. En temps normal, le chœur de Lully anime une fois par mois la messe dominicale ainsi que lors des grandes fêtes. Ce sera le cas pour la messe de minuit à  Noël. « Nous animerons également le dîner des aînés mais nous avons renoncé cette année à préparer un concert de l’Avent en raison des Céciliennes » explique Sarah Fontaine.

Le chœur mixte de Lully est né pendant la dernière guerre, en 1943. « Mais un chœur d’hommes existait bien avant ! Il a été créé il y a 200 ans mais c’est en 1943 que les dames ont été acceptées dans la chorale » raconte le président Olivier Pochon. Et pour l’anecdote, si les dames avaient depuis lors le droit de chanter, elles n’avaient par contre pas le droit de prendre part à la course annuelle…

En librairie – décembre 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Paul de Tarse
Daniel Marguerat

Célèbre parmi tous les apôtres, saint Paul est aussi le plus mal connu. On le dit colérique, doctrinaire, antiféministe, hostile au judaïsme. Après le message simple de Jésus, il serait venu tout compliquer avec une théorie obscure du péché… Mais qui a vraiment lu ses lettres ? Qui a deviné l’homme derrière les propos de Paul de Tarse ?

L’originalité du livre de Daniel Marguerat est d’immerger ses écrits dans la vie tumultueuse et passionnée de l’apôtre. Car derrière les textes de ce grand théologien, il y a un homme qui aime, qui lutte, qui peine et qui souffre. Un livre passionnant, qui fait découvrir un Paul peu connu. Sa pensée incandescente fait de lui, aujourd’hui encore, l’enfant terrible du christianisme.

Editions du Seuil

Acheter pour 37.50 CHF

Les 12 inouïs de l’Evangile
François-Xavier Amherdt

A force d’entendre et de réentendre sans cesse les Saintes Ecritures, il se peut que leur puissance créatrice n’atteigne plus nos cœurs et nos consciences. Voici donc douze inouïs de l’Evangile, parmi tant d’autres, douze réalités que nous, croyants et baptisés, n’avons jamais vraiment vues et entendues, malgré les témoins, les saintes et saints au long de l’histoire de l’Eglise. Il s’agit de rendre compte avec douceur et respect, en toute bonne conscience, de l’espérance qui nous habite. Une démarche détonante, inédite, tissée des surprises et des clins d’œil que nous fait l’Esprit pour nous communiquer par heureuse contagion le virus de la joie de l’Evangile.

Editions Parole et Silence

Acheter pour 18.20 CHF

Bien dans ses baskets
Joël Pralong

Qui d’entre nous n’a jamais expérimenté un vide existentiel ? En partant des problématiques qui touchent la jeunesse d’aujourd’hui (hyperactivité, burn-out, hyperémotivité, dépression liée au vide existentiel, angoisse de l’avenir, etc.), Joël Pralong aborde le sujet complexe du vide affectif qui engendre névrose, dépression, mésestime de soi. Face à ce constat, il donne surtout des pistes spirituelles qui rejoignent les problématiques évoquées à partir de ce qui leur est commun et creuse par lui-même un sujet peu traité. Un livre didactique émaillé de témoignages et d’images, qui s’adresse aussi bien aux jeunes qu’aux adultes.

Editions EdB

Acheter pour 19.50 CHF

L’Evangile pour les enfants
Christine Ponsard et Jean-François Kieffer

Dieu, personne ne l’a jamais vu. Pourtant, depuis deux mille ans, retentit cette bonne nouvelle : Dieu s’est fait homme. Jésus qui est Dieu aime avec un cœur d’homme. Lire les évangiles, c’est connaître Jésus et apprendre à aimer comme Lui. Cette bande dessinée permettra à l’enfant de découvrir les plus grands épisodes de l’histoire de Jésus racontés par deux auteurs de talent : Christine Ponsard et Jean-François Kieffer (à partir de 6 ans).

Editions Mame

Acheter pour 20.70 CHF

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Rome 2023

Nous étions quelque 130 pèlerins, issus principalement des paroisses de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz, à nous être rendus à Rome en pèlerinage du 23 au 27 octobre. 

Par Jean-Michel Moix | Photos : Jean-Michel Moix, Bastien Clerc

Voici quelques impressions glanées au retour de ce pèlerinage : 

« Merci pour ce pèlerinage. J’ai pu voir plein de basiliques et d’églises magnifiques. J’ai également apprécié les explications des guides. » 

« Merci d’avoir pu voir le Pape. »

D’une fille de 13 ans : « J’ai eu du plaisir à venir à Rome avec vous, je me suis faite de bonnes amies. Je suis allée à Rome, seule, avec ma grand-maman et je suis rentrée avec cinq, six amies. Du coup je remercie Dieu et j’ai aimé aller voir le Pape et aussi faire du shopping. »

« Merci d’avoir pu visiter et prier sur les tombeaux et reliques de saint Pierre, saint Barthélemy, saint Clément, sainte Cécile, sainte Agnès, saint Louis de Gonzague ou encore saint Jean Berchmans. »

Sévaz: moment fraternel chaque mardi

Après les messes en semaine, l’heure est au café !

A Sévaz, nous avons la chance d’avoir une petite chapelle. L’avantage est que même si parfois il y a peu de monde, on ne se sent pas perdu. Une bonne ambiance règne entre les fidèles. Le mardi, la tradition de boire le café après la célébration est bien ancrée.

Marie-Antoinette Losey une paroissienne qui aime accueillir.

Par Bernadette von Niederhäusern
Photos : Anita Marmy, Bernadette von Niederhäusern

J’ai eu la chance de vivre ces moments tout d’abord avec Marie-Thérèse Pauchard qui nous a accueillis jusqu’à plus de nonante ans. Son exemple a incité à continuer. Après son décès, Marie-Antoinette Losey s’est spontanément proposée pour prendre le relais. J’ai été à sa rencontre.

Pourquoi vous êtes-vous proposée ? « J’avais de la place et mon mari aimait bien l’ambiance. C’était une joie pour lui, car il recevait la communion. Maintenant qu’il est décédé, cela me permet d’avoir des rencontres. Tous les participants apprécient ce moment de convivialité. » Marie-Antoinette prend soin de nous accueillir chez elle avec des biscuits faits maison. Les participants se partagent les tâches : faire le café, apporter des gâteaux ou autres friandises, faire la vaisselle. Lorsqu’il n’y a pas de messe, on récite le chapelet. Ensuite, on continue avec ce moment de partage chez Mme Losey. On peut dire que nous vivons la communion fraternelle. Pendant le Covid, cela nous manquait. Quelle joie d’aller chez elle, c’est un vrai moment de bonheur! Merci pour cet accueil et cette écoute!

« Roráte, cæli désuper »

Par Simon Roduit | Photo : Pascal Tornay

L’ambiance du temps liturgique de l’Avent nous pousse à l’intériorité, que ce soit par le froid nous incitant à rester tout près de nos cheminées, ou par les messes « rorate » nous plongeant dès le matin dans une atmosphère recueillie et silencieuse. Alors que notre société nous pousse à marche forcée dans un rythme toujours plus rapide telle une averse d’été lors d’un orage du soir, il est bon parfois de ralentir quelque peu, comme les flocons qui tombent et virevoltent au gré de la brise nocturne.

Voici justement qu’un événement de notre paroisse vient nous interpeller : l’anniversaire des 10 ans de l’adoration continue à Martigny, que nous fêterons peu avant Noël. Des noces d’étain pour une présence fidèle auprès du Seigneur, que ce soit dans le silence des nuits hivernales ou au cœur de journées bien remplies. Pour s’arrêter l’espace d’une heure dans une attitude de contemplation silencieuse, il faut souvent un petit temps d’adaptation, un peu comme lorsqu’on approche un mourant sur son lit d’hôpital ou un bébé dans les bras de sa maman. Pour ne pas réveiller le nourrisson ou ne pas brusquer le malade, nous ralentissons notre pas et l’approchons tranquillement, afin de l’habituer à notre présence, de prendre son rythme… Mais ce n’est pas toujours facile : à genoux devant le Saint Sacrement, le tourbillon de nos pensées peut nous rattraper et nous enfermer dans notre monde. Alors la vue de cette petite hostie qui ne bouge pas nous ramène à l’essentiel : « Seigneur, je te confie tous mes soucis, ce monde trop rapide pour moi… »

En ceci consiste la grâce du temps de l’Avent et de Noël : alors que la nature tourne au ralenti, engourdie par le froid, nous sommes invités à revenir à l’essentiel avec des temps réguliers au rythme du Bon Dieu : la messe du dimanche, la prière du soir, le passage dans une chapelle ou un partage biblique… Ainsi, nous parviendrons mieux à nous émerveiller devant ce petit enfant à la crèche, qui viendra si discrètement, comme la rosée le matin.

« Roráte, cæli désuper… » Cieux, faites tomber la rosée, que nous la recevions ; que nous LE recevions dans notre cœur.

Noël: le sapin, la couronne, quatre bougies et les cadeaux!

Des traditions de Noël qui bercent nos enfances et nos enfants. D’où viennent-elles ? On s’interroge sur les origines de nos traditions et sur ce qu’elles nous disent autour de cette fête…

Par Sandrine Mayoraz
Illustrations : DR

Contrairement aux idées reçues ces symboles ne sont ni bibliques, ni inventés par les chrétiens. Ils sont liés aux fêtes religieuses païennes du solstice d’hiver ! Mais les chrétiens leur ont donné une signification nouvelle pour honorer Jésus.

Le Sapin

Notre sapin, rendu célèbre par sa chanson est souvent un épicéa ! Dans l’Antiquité, l’épicéa était le symbole de l’enfantement. Vert au milieu d’une nature froide et morte, ce conifère manifeste la vie et l’espérance. Ainsi, notre beau sapin est repris par les chrétiens comme l’arbre de Noël, symbole de l’enfantement de Jésus. 

A l’origine, on y suspendait des pommes. En 1858, à la suite d’un hiver rigoureux qui a affecté les récoltes, un artisan verrier a eu l’idée de créer la boule de Noël telle que nous la connaissons aujourd’hui.

La couronne 

Au cœur de l’hiver, voyant les jours diminuer, nos ancêtres craignent que le soleil disparaisse pour toujours. Alors ils ornent leur porte d’une couronne pour évoquer le soleil et appeler son retour. Le cercle est aussi un symbole très ancien de la vie éternelle et rappelle le cycle des saisons. 

Pour les chrétiens, cette couronne va signifier que c’est Jésus la lumière véritable qui éclaire nos vies et que Jésus va revenir. L’Avent n’est donc pas seulement l’attente avant Noël, mais aussi l’attente du Retour glorieux du Christ.

Les quatre bougies de l’Avent

Quand la couronne n’est pas suspendue à la porte, mais posée sur une table, on lui ajoute quatre bougies. 

Quatre comme les quatre semaines qui nous séparent de Noël. Elles sont allumées chaque dimanche. Elles évoquent aussi les quatre grandes étapes de l’Alliance de Dieu qui ont précédé la venue de Jésus.

1. Le pardon accordé à Adam et Eve ;
2. La foi d’Abraham et des patriarches croyant en la Terre promise ;
3. La joie de David en alliance avec Dieu ;
4. L’enseignement des prophètes annonçant un règne de justice et de paix.

Les cadeaux !

Enfin, incontournables et parfois controversés : les cadeaux. 

Dans la Rome antique, offrir des cadeaux aux enfants était un geste sacré qui rappelait que les dieux eux-mêmes avaient reçu des cadeaux dans leur enfance. Cette tradition était profonde et spirituelle. Au Moyen Age, l’Eglise légitime cette pratique en évoquant les présents apportés par les Mages. Attribués plus tard à saint Nicolas, évêque de Myre, les cadeaux sont distribués en fin d’année : le 6 décembre, à Noël ou à l’Epiphanie selon les pays.

Les cadeaux font partie de Noël aujourd’hui. Sources de joie et de partage, ils égayent cette nuit particulière où l’humanité a reçu le plus précieux des cadeaux : la naissance de son Sauveur.

Action de Noël en faveur des enfants d’Haïti

Par Bernadette von Niederhäusern
Photo: Les Amis d’Haïti

Les Amis d’Haïti ont eu la joie d’accueillir récemment Colette Lespinasse, membre du conseil de direction du Foyer Maurice Sixto, qui a apporté un témoignage inquiétant sur la situation présente en Haïti.

« Avec les gangs, la vie est difficile. Il y a parfois des balles perdues qui touchent aussi des enfants. Pour le moment, le foyer fonctionne mais surtout avec le personnel et les enfants qui habitent le quartier pour éviter les déplacements » relate Colette Lespinasse. Grâce au Foyer, les enfants reçoivent parfois le seul repas de la journée. Ils apprennent comment se comporter en cas de violence… Ces dernières années, ils ont mis en place un programme formation scolaire pour les enfants de 10 ans et plus qui n’ont pas été scolarisés. L’accent est mis aussi sur des formations rapides de mécaniciens et de réparateurs de portables. Ainsi ils pourront être indépendants.

On lui a demandé pourquoi elle ne quitte pas le pays : « C’est par respect pour nos ancêtres qui ont lutté pour sortir de l’esclavage et être libres. »

L’Association des Amis d’Haïti organise sa traditionnelle vente : oranges, huile d’olive et carottes. Détails sur le lien https://qrlnk.pro/fr/preview/8f155283-7bef-43d1-ad9c-e49b5d8863f1 Les commandes peuvent être faites au 077 451 94 58. Merci pour votre soutien. 

https://www.amishaiti.ch
IBAN CH98 0900 0000 1715 6509 5

Ils sont nés…

Ces enfants du Divin, sources constantes d’émerveillement… Leurs parents nous partagent leur expérience d’une nativité vécue, incarnée, traversée, le cœur tout tremblant de bonheur et d’inquiétude… Un éclat de Royaume qui affleure dans notre monde…

Myriam : émerveillés au quotidien

« L’arrivée de Matthieu a chamboulé nos vies. Les priorités sont tout à coup autres : ce petit qui dépend entièrement de nous, nous appelle à nous donner sans limite. Le jour… et souvent la nuit ! La fatigue des premiers mois nous rend parfois moins disponibles pour l’autre, pour soi et pour se recueillir. En même temps, cette vie plus intense est aussi une source quotidienne d’émerveillement !

Depuis l’arrivée de Matthieu, je ressens de façon très forte la responsabilité d’assurer à notre enfant, autant que l’on peut, sa sécurité et son épanouissement. Je sais que ce sentiment perdurera, indépendamment de l’âge de Matthieu ! Cette expérience inattendue me permet de mieux comprendre mes propres parents. Aujourd’hui Matthieu déborde de vie, de curiosité. Nous sommes reconnaissants pour ce petit qui dégage tant de joie. Merci Seigneur ! »

Romana : un nouveau départ

« Nina a deux ans, mais depuis qu’elle a « atterri » dans notre vie, chaque instant est gravé dans notre mémoire ! La naissance de notre fille, c’est comme un nouveau départ… J’ai le sentiment qu’elle est un cadeau du ciel. Elle a apporté un sens à ma vie et beaucoup de changements. Mes priorités ont changé. Avant j’attachais de l’importance aux choses matérielles, à ce que la société met en valeur. Aujourd’hui ce qui compte, c’est qu’il ne manque rien à ma fille… Notre vie a vraiment changé : nous vivons beaucoup d’émotions, beaucoup de joie ! Aussi pour nos familles car Nina est la première petite-fille dans la famille. Il y a une relation très forte entre nous et, avec un regard, on arrive à comprendre ce qu’elle ressent… c’est fou ! »

Hugo : tout pour elle… 

« La naissance de notre fille, c’est un cadeau du ciel ! Je l’ai pris comme une nouvelle chance qui nous a été accordée. Cela m’a beaucoup changé. Je me suis épanoui et calmé : devenir parent c’est dur et à la fois bénéfique… Sa présence m’apporte beaucoup de bonheur, de joie, de rires, mais aussi des peurs, car c’est un bébé et il n’existe pas de mode d’emploi. On apprend avec d’autres sur le tas… Au final, c’est une joie de vivre quotidienne. Incroyable ! Je souhaite à tout le monde de devenir parent, car je trouve qu’il n’y a pas de mots pour expliquer ce bonheur… ça part de rien et cela devient notre tout. C’est troublant de se dire qu’au départ il y a cette relation entre père et mère et qu’aujourd’hui il y a cet être humain… ça montre à quel point nous sommes vivants et combien nous voulons vivre… Ma fille, c’est toute ma vie, je donne tout pour elle… »

Julien : grisant et inquiétant !

« La venue au monde de Priam a été un grand évènement. J’ai toujours souhaité devenir père mais rien ne pouvait me préparer à l’intensité d’un tel moment. La première étape, c’est l’attente : neuf longs mois durant lesquels j’ai fait le maximum, toujours ce sentiment d’inutilité. Je me sentais en retrait, un peu spectateur. L’accouchement en lui-même a été le moment le plus intense de ma vie. Son premier cri résonnera toujours comme une musique inégalable. Sentir cette vie qui démarre est à la fois grisant et inquiétant. 

Le retour à la maison fut un jour de fête. Nous l’avons présenté à notre famille. Lorsque votre enfant est là les choses ne changent pas radicalement. Elles se transforment petit à petit au gré des expériences vécues. Nous apprenons chaque jour. Je donnerais un seul conseil à de futurs parents ce serait : n’ayez pas peur de vous tromper, cela arrivera ! Le plus important est de bien réagir. »

Karine : apprendre à aimer…

« Lorsque j’ai su que j’étais enceinte, j’ai d’abord eu très peur, peur du changement de vie, de la perte de ma liberté. Au fur et à mesure que le bébé grandissait en moi, j’ai appris à aimer cette vie en moi. Les sentiments touchants comme les premiers coups arrivaient. A sa naissance, la phrase de la sage-femme « Vous allez bientôt rencontrer votre bébé » m’a laissée de marbre. Je me fichais de le rencontrer ; je voulais qu’il vive, qu’il sorte sans plus d’encombre. J’ai pris conscience que ce n’est qu’en poussant sans retenue que ça arriverait, j’ai accepté et il est venu. Il fallait que je souffre pour qu’il naisse, et c’est la vérité la plus ancestrale que j’ai pu expérimenter dans ma chair et mon âme. 

Quand cette merveilleuse sage-femme a posé mon bébé sur moi, ce n’est pas un sentiment d’amour, ni même de reconnaissance qui s’est opéré en moi. J’ai ressenti le besoin de prendre soin de cet être. Ma première phrase a été : « Oh ! Non, ne pleure pas mon bébé ! » Je voulais juste qu’il soit bien, rien d’autre. L’amour pour mon bébé grandit au fil des jours. Il prend des pics merveilleux aux premiers sourires.

Le changement de ma vie, c’est de vivre avec l’inquiétude qu’il puisse lui arriver quelque chose, qu’il soit malade, qu’il souffre… Mais aussi le stress de le manipuler correctement, de préparer un déplacement ou de voir les gens interagir avec lui. J’ai du souci, mais je suis portée par ses sourires et ses gazouillis. »

Si tu avais pu vivre Noël…

Si tu avais pu assister à la naissance de Jésus, il y a près  de 2000 ans, dans quel personnage de la crèche aurais-tu aimé la vivre ? Telle est la question que nous avons posée autour de nous, sous la forme d’un micro-trottoir. En voici quelques florilèges. 

Textes et témoignages proposés par Sandrine Mayoraz, Stéphanie Reumont, Nicolette Micheli
Dessin : DR

« Je suis un peu prétentieuse… Marie. Elle a été choisie par Dieu pour porter son Fils. C’est un honneur. J’aime beaucoup les bébés et je trouve que Marie c’est une maman à laquelle je peux m’identifier dans beaucoup de situations : elle a souffert, elle a eu aussi beaucoup de joies et elle a eu cette mission assez incroyable. Et surtout, elle a cru. C’est magnifique. Elle a vraiment fait confiance et on peut la prendre en exemple. » Mary-Lou, 60 ans

« Moi, j’aimerais être l’âne car il est toujours prêt à rendre service. Il a déjà porté Marie, fatiguée avant la naissance de Jésus, il suivra la Sainte Famille exilée en Egypte et il portera Jésus triomphant à Jérusalem. » Un grand-père

« Je choisirais Marie. Je me sens proche de cette femme discrète, qui donne sa confiance à Dieu en toute humilité. Femme qui s’inquiète, a peur, mais est tellement courageuse au pied de la croix. Elle nous donne force et espoir dans notre vie de tous les jours. » Astrid, secrétaire des paroisses du Haut-Lac

Réponse en famille : Le papa : « Jésus, pour être le Dieu. » Naomi, 8,5 ans : « Marie parce que c’est la seule fille. »Loane, 4,5 ans : « Un ange pour voler dans le ciel. » La maman : « Un ange pour veiller sur les autres. »

« Moi j’aimerais être l’un des bergers parce que ce sont les premiers qui ont été avertis par les anges de la naissance de Jésus et sont accourus voir l’Enfant dans la crèche. » Une maman

« C’est le mouton. Car c’est un souvenir d’enfance. On avait le droit de jouer avec la crèche et on avait plein de moutons. Chaque année on voulait agrandir le troupeau et mon frère rajoutait aussi des vaches pour faire un peu plus valaisan. Je me dis que ces moutons sont là « par hasard ». Ce n’est pas pour eux que Jésus est venu. A leur insu, ils ont vécu un événement incroyable. Et voilà, je me dis qu’à notre insu, on vit aussi des événements qu’on ne sait que par après qu’ils ont changé notre vie. » Sandrine, 34 ans

« Les trois rois mages. Parce que ce sont les premiers qui ont compris que Jésus était important et ils se sont dit « on va lui offrir des cadeaux ». » Léana, 15 ans

« J’aimerais être Gaspard, un mage. Parce qu’il apporte un cadeau ! Et aussi parce qu’il a de beaux habits. Ceux qui ont des habits troués et sales, ils sont sûrement pauvres, mais lui il a l’air d’être riche. Et il partage ses richesses. Il offre un beau cadeau à Jésus. » Jonah, 7 ans

Un chant fil rouge pour l’année pastorale: «Notre soif intérieure»

Le 17 septembre dernier, nous avons ouvert l’année pastorale 23-24 avec un fil rouge pour orienter et stimuler nos actions et nos réflexions pastorales. Celui-ci se décline sous la forme d’un slogan, « Jésus, ma soif et ma source », ainsi que par un chant intitulé « Notre soif intérieure ».

Par Rachel Jeanmonod

Déjà largement diffusé via notre site internet ainsi que par le biais d’un signet offert aux paroissiens et à disposition toute l’année dans les différentes églises de notre paroisse, cette composition vous est présentée ici en format partition. Inspiré de la rencontre entre Jésus et la Samaritaine (Jn 4, 5-26) le texte exprime sous forme de prière, cette invitation à accueillir le don de Dieu, en laissant grandir en nous notre soif intérieure qui nous pousse à le chercher, Lui, la source d’eau vive. Que le peuple de Dieu que nous sommes s’abreuve à cette source qui est le Christ afin que jaillissent de nous des torrents de vie et d’amour donnés et reçus gratuitement. 

Le chant peut être écouté sur YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=Eot8DtadCjE
Paroles et musique : Rachel Jeanmonod

Un magasin où l’on ne vend rien

Je rencontre Jean-Manuel au Café du Parvis. Il passe et regarde, étonné par ces tables et ces chaises en couleurs aménagées sous les marronniers devant la Maison de la Visitation. Je le hèle en lui disant qu’il y serait le bienvenu car on n’y vend rien et que chacun est le bienvenu. 

Propos recueillis par Pascal Tornay | Photos : valaissurprenant.ch, DR

Ce jour-là, je ne savais pas que mes paroles allaient rejoindre le rêve de Jean-Manuel D’Andrès. Patron d’une serrurerie de la place, il a consacré une partie de sa maison, quelques fonds, sa passion et sa retraite à l’ouverture d’un magasin, rue d’Octodure, où, justement, on ne vend rien… Allons visiter.

Jean-Manuel, comment l’idée d’une entreprise aussi insolite que (d)étonnante a germé ?
A la suite de la vente des terrains et locaux où se trouvait notre entreprise familiale, ma première idée était d’occuper ma retraite en vendant des outils pour la sculpture sur bois. Pour ce faire, je disposais de ce local à la rue d’Octodure qui m’appartient par héritage. En discutant avec ma femme, elle m’a fait prendre conscience que tenir un magasin de vente serait assez contraignant et que ce ne serait pas vraiment la retraite ! « Et si j’ouvrais un magasin où l’on ne vend rien ? Je n’aurais aucune contrainte », me suis-je dit. Ouverture selon mes disponibilités, pas de complication comptable : le rêve, quoi ! J’ai donc acheté des sculptures, des tableaux, des photos – mes coups de cœur – que je présente aux visiteurs sans aucune intention de vente. Je tiens à préciser que, sans l’argent obtenu par la vente des terrains de l’entreprise, ce rêve n’aurait jamais pu se réaliser.

Le lucre n’est visiblement pas votre obsession…
Avoir de l’argent sur un compte en banque, c’est rassurant, mais en posséder plus que nécessaire vous procure plus de soucis que de bonheur !

Vous ne vendez rien, c’est entendu. Mais pour quelles bonnes affaires devrait-on venir chez vous alors ?
Après huit mois d’ouverture et beaucoup de rencontres, la majorité des visiteurs me dit apprécier ma démarche. Surtout parce que je leur apporte une preuve tangible que, dans notre monde où l’argent est roi, des initiatives non mercantiles existent et sont source de joie !

Ça les rassure sur l’espèce humaine ! Je précise que je n’ai pas le monopole de l’offre non rémunérée, mais que, contrairement au labeur de beaucoup de bénévoles ou de personnes aidantes, mon Magasin où l’on ne vend rien bénéficie d’une grande visibilité.

Qu’aimez-vous donner à vivre comme expériences à vos visiteurs et visiteuses ?
Grâce à ce local original, à mon enthousiasme et mon plaisir à présenter des œuvres originales, j’essaie de faire passer un bon moment à mes hôtes et de susciter un dialogue. J’espère qu’à notre époque où, dans toutes les villes on retrouve plus ou moins les mêmes enseignes, ma contribution insolite, participe à l’attractivité de notre cité et particulièrement de ce vieux quartier du coin de la ville où a résidé une grande partie de ma famille…

Comment voyez-vous évoluer le « Magasin où l’on ne vend rien » ces 10 prochaines années ?
D’abord, je me suhaite de garder le plus longtemps possible une bonne santé ! Quant à l’évolution du Magasin, je n’aime pas les choses trop planifiées. Je préfère laisser faire le hasard qui souvent fait bien les choses. Je suis convaincu que grâce à mes nombreuses et enrichissantes rencontres, de nouvelles surprises vont se profiler.

Contact :

Le Magasin où l’on ne vend rien, 
c/o Jean-Manuel D’Andrès

Rue d’Octodure 5 
1920 Martigny 
Tél. : 076 725 76 33
E-mail : manupont57@gmail.com

Ouverture : lorsque je suis sur place ou sur rendez-vous.

Des dessinateurs amateurs ou professionnels…

Je cherche des dessinateurs : amateurs ou professionnels. En effet, je mets régulièrement en évidence dans mes vitrines des phrases commençant par « J’aurais pu vous vendre » avec une suite plus ou moins humoristique… Je cherche des personnes trouvant du plaisir à illustrer ces phrases au format A4. Ces illustrations seraient affichées contre une paroi de mon Magasin. 

Une liste des premières phrases peut vous être fournie sur demande ou mieux encore, venez directement les lire sur mes vitrines…

A la rue d’Octodure 5, on ne vend rien !
Un lieu aussi insolite que les objets qu’il abrite…

Histoire véritable d’un petit sapin de Noël

Découvrons une composition de Thérèse Planchamp, originaire de Vouvry, en religion sœur Sainte-Marguerite, des Franciscaines de Sainte Marie des Anges, née en 1902. Elle vécut dans un couvent à Agadir, au Maroc.

Texte abrégé, proposé par Yasmina Pot avec l’aimable autorisation de la famille de sœur Sainte-marguerite
Photos : Unsplash.com

Il y avait une fois, il n’y a pas bien longtemps, dans une jolie forêt, entre deux villages assez éloignés1, un petit sapin, bien planté et qui commençait à s’épanouir harmonieusement entre ses parents, petits frères et petites sœurs, oncles et tantes. Il avait peut-être une dizaine de printemps. Tout petit déjà, pas plus haut qu’une pomme de pin, il se mesurait avec les perce-neige, les violettes, les primevères et anémones, qui se disputaient une place dans la mousse pour être au frais et un peu au soleil.

En été, qu’il faisait bon sous l’ombrage des grands sapins ! Le torrent qui passait tout près, tantôt grondant, tantôt chantant, lui envoyait un peu de rosée à la fin des chaudes journées. L’automne, les bolets, agarics, mousserons, et d’autres petits champignons, mignons dans leurs costumes vert de gris, répandaient dans tout leur voisinage un léger parfum d’anis. Mais l’hiver arrivait trop vite pour le petit sapin qui, même blotti à l’abri, au pied de sa mère, avait de la neige jusqu’au cou – quelques heures de bourrasques encore et il était complètement enseveli. 

Le départ

Sa jeunesse se passa ainsi et chaque année avait agrandi sa taille de quelques centimètres. Mais il ne savait pas, l’automne venu, qu’il ne verrait plus refleurir les perce-neige en se réveillant après son long sommeil hivernal. Voilà qu’un matin d’une journée brumeuse de décembre, il aperçut à travers le brouillard un homme avec son petit garçon ; ils avaient l’air de chercher quelque chose. Il se frotta les yeux pour mieux y voir car ça ne pouvait pas être des promeneurs, ni des chasseurs. 

Tout à coup le petit garçon cria en l’apercevant : « Papa, papa, regarde ici, en voilà un joli, pas trop grand, bien régulier ! » Et le papa jugea lui aussi qu’il ferait un gentil arbre de Noël qui, en apportant dans ses branches le parfum de la forêt, procurerait un immense plaisir à sa sœur, perdue là-bas, au fond du Maroc. Alors, s’armant de son couteau, il trancha le pied du pauvre petit sapin. L’homme mit le sapin sous sa veste et revint à la maison comme en cachette, par les raccourcis (car il est défendu de couper les petits sapins). 

Le petit sapin, tout transi, fut heureux de se trouver dans la tiédeur du logis. Tout de suite on lui fit au pied un bon pansement humide, avec de la mousse, du papier mouillé, un bout de nappe en plastique pour que l’eau reste plus longtemps – cela lui fit grand bien et le soulagea de sa blessure. Il fut ficelé et enveloppé lui aussi dans du papier fort, comme un saucisson. 

Le voyage

Il prit le chemin du bureau de poste. Il se demandait où on pouvait bien l’emmener ! Pendant qu’on l’emballait, il avait entendu un nom étrange, en même temps qu’on griffonnait sur son dos. Mais pour lui c’était le mystère, c’était la nuit. On le jeta parmi des paquets, le sac du courrier, dans le fourgon de l’autobus ; il commençait à s’endormir, bercé au fond de l’auto, quand on l’attrapa pour le lancer dans un wagon de chemin de fer. Un jour il passa à un guichet avec tous ses compagnons de captivité et fut embarqué sur un grand bateau. Il fit la traversée de la Méditerranée sans être malade et pourtant c’était son premier voyage. Le troisième jour le bateau s’arrêta, des hommes parlaient un langage rude qu’il n’avait jamais entendu. Il n’y voyait plus depuis un mois, il ne savait plus ce qu’il devenait ! Une dernière course en auto et il arriva enfin à destination après 34 jours de voyage.

La Crèche

Vite on le déballa avec l’angoisse de le trouver mort, mais, ô surprise, son pansement humide lui avait permis de vivre tout son long voyage sans mourir de soif. On lui servit une grande boîte d’eau, pas bien bonne pour une réception, mais il en but à longs traits, il étira ses membres, bien plus engourdis qu’au printemps.

Il fut salué avec joie dans le petit couvent car toute la communauté le croyait mort. Il revit, près de lui, la mousse, les petites fougères, le lierre, aussi frais que le jour où ils avaient disparu à ses yeux. Le petit sapin, bien rafraîchi, était tout heureux de revoir le soleil, mais déjà chaud comme en été, pourtant il n’avait pas encore vu ni perce-neige ni primevères et il y avait d’autres fleurs, d’autres arbres et des espèces de sapins minces et longs comme des peupliers. Alors il se rappela qu’on avait parlé du Maroc et que c’était dans ce lointain pays qu’il était en ce moment. 

Après s’être rempli de nouveau les poumons d’air frais de la nuit, on le porta à la chapelle du couvent où la Crèche l’attendait depuis Noël et c’était le 11 janvier. On lui mit, sur sa tête, la belle étoile des Rois Mages. Tout heureux et tout fier, il étendit ses branches au-dessus de la grotte où se trouvait le Petit Jésus sur les genoux de sa Maman. A côté, Bethléem, semblable à un douar marocain, veillait au pied de la montagne. Sur le chemin, dans la nuit, seuls un dromadaire avec son cavalier, sortant silencieusement des remparts, allaient à leur tour adorer l’Enfant-Dieu.

Que c’était étrange tout cela. Et les prières et les chants, il assistait tout recueilli, tel un ange, à la messe tous les matins et le soir. Tout ému, il écoutait les cantiques de la Bénédiction, c’était nouveau ; c’était aussi beau que le chant des sapins dans le vent et les mélodies des oiseaux de la forêt.

Qu’il était content d’avoir les honneurs de la Crèche ! Mais le pauvre petit sapin sans en avoir l’air, malgré que son pied était dans l’eau jusqu’à la cheville, le petit exilé se mourait lentement de soif à son tour. On s’en aperçut le matin qu’il fallut enlever la Crèche. Toutes les aiguilles du gentil petit sapin s’éparpillèrent autour de lui, avec un bruit léger… mais triste.

Le joli petit sapin de Noël, venu de sa lointaine forêt, avait rendu, doucement, son innocente petite âme, heureux d’avoir pendant quelques jours, abrité le Petit Jésus et sa jeune Maman dans un petit couvent d’Agadir (janvier 1957).

1 La forêt de l’Avançon, les deux villages sont Vouvry et Vionnaz.

Estavayer: la chapelle de l’HIB transformée en crèche géante

Depuis le 26 novembre et jusqu’au 14 janvier, une église entière est transformée en crèche ! La chapelle de l’hôpital d’Estavayer a en effet été réquisitionnée pour y accueillir la « Crèche des 5 sens », la plus imposante de Suisse romande sans doute, œuvre de deux amis, Créa Calame et Maurice Bianchi. Rencontre à J-25 alors  que le lieu n’est encore qu’un vaste chantier.

Par Claude Jenny
Photos : Georges Losey

« Nous sommes à l’œuvre depuis le 9 septembre mais tout va bien, aucun problème et tout sera prêt pour l’ouverture » rassure la Grandsonnaise qui, avec son compère chaux-de-fonnier consacrent chaque année un millier d’heures pour mener à bien ce chantier exceptionnel. Ils n’en sont en effet pas à leur coup d’essai puisque « La Crèche des 5 sens » a déjà tourné dans plusieurs villes romandes. L’année dernière, elle était à Vallorbe. Cette année, c’est l’Office du tourisme d’Estavayer qui a pris l’initiative d’intégrer cette œuvre dans le traditionnel parcours des crèches staviacois, dont elle sera à coup sûr une attraction.

Lorsque vous pénétrez dans l’église, le choc est garanti puisque vous êtes transportés dans un village sicilien du 17e siècle qui, sur quelque 150 m2 accueille environ 1200 personnages – créations de deux artistes siciliens – qui représentent toute la vie d’une communauté villageoise où, le 24 décembre, le Messie viendra au monde. Et c’est dans ce village que Joseph et Marie cherchent un endroit pour se reposer dans l’attente de l’heureux événement. Au fil des jours, on peut les suivre à travers le village pour arriver finalement dans le « quartier de la nativité ». Et les rois Mages se mettront en marche… Toutes les activités d’un village y sont reconstituées avec une minutie – et une beauté ! – qui font de cette crèche une œuvre d’art.

« Oui, il faut regarder le volet artistique de cette crèche » dit Créa Calame. Mais pas seulement ! Il faut la reporter dans la vie d’aujourd’hui. Il faut voir dans ce parcours de la Bible un message d’espérance, une volonté de l’Orient de venir vers l’Occident » explique Créa Calame, intarissable sur chaque détail de la crèche. 

Quelque 100’000 visiteurs l’ont visitée dans la localité de Morteau, proche de la frontière suisse. Ne manquez pas de vous rendre à la chapelle de l’HIB ! Tous les jours de 10h à 20h. Des bénévoles sont encore recherchés pour assurer les permanences. Plus d’informations auprès de l’Office du tourisme d’Estavayer.

Paul Taramarcaz, l’aventurier du ciel

Paul Taramarcaz (1934-2023) est connu comme champion du monde de voltige aérienne, à bord de son avion biplan rouge, le Pitts Spécial N8069. Durant des décennies, il a survolé la vallée du Rhône, dessinant des vrilles acrobatiques, sa signature inimitable. Figure incontournable de Verbier, avec son « Tara Club », Paul est devenu aussi un aventurier de la foi, alignant sa trajectoire de vol sur celle du Seigneur de la vie, devenu son Pilote. 

Paul Taramarcaz à Verbier, le 12 février 2023.

Par Olivier Taramarcaz
Photos : Olivier Taramarcaz, DR

« Les vrais voyageurs sont ceux qui, au moment de partir, disent toujours : allons ! » (Charles Baudelaire) Paul a été l’un de ces vrais aventuriers. Il suffisait de s’asseoir un instant à ses côtés, pour se retrouver sur une rampe de lancement, sur la piste de décollage. Paul nous emportait, de son cockpit, posté à l’entrée de Verbier comme un nid d’aigle. De sa main d’artiste, il savait piloter les mots, les colorer de la palette de son nuancier.
Paul ouvrait des fenêtres. Il introduisait de l’inattendu là où tout était codifié. Paul a habité le présent, mis du dimanche dans le lundi. 

Chez un aventurier, c’est l’aventure qui fait le héros, non le héros qui fait l’aventure. Paul a été un aventurier attaché à vivre. D’abord vivre. Il a porté ses rêves d’enfant, caressant la vie comme un visage aimé. Un jour, alors que nous échangions sur une terrasse de café à Verbier, il stoppa net son propos : « Je m’arrête, nous avons une visite », pointant du regard un jeune rouge-queue noir, posé sur la balustrade, juste avant son envol. Joignant ma main à la sienne, il me confia : « Je n’ai pas de lunette d’approche, mais je sens que le temps est proche. J’arrive à la conclusion. » J’ai mesuré l’attachement de Paul aux battements du cœur. Ensemble, nous avons cueilli l’infime, le peu, le très peu qui change la vie : la bienveillance. Dans cette liberté de l’échange, comme unique port d’attache, nous avons goûté au désir de vivre chaque instant comme le premier et comme l’ultime. Alors que nous évoquions la finitude, il affinait sa pensée, comme un artiste rehausse son aquarelle : « Le fini, c’est ce qui n’est plus, l’infini,
ce qui est. »

Paul a battu des ailes sous le ciel, comme le petit prince des airs, tel un papillon, cherchant le point ultime de la liberté, l’être délivré du poids des choses, détaché de la loi de la gravitation. Pourtant, ces dernières années, il a cherché le centre de gravité de sa vie. Il a changé de cap. Réconcilié avec Dieu, pacifié avec son passé, Paul pouvait aborder des thèmes difficiles, faire le bilan de sa vie : « J’ai tout remis entre les mains du Seigneur. J’ai reçu son pardon et sa paix. J’ai pardonné aussi définitivement à ceux qui m’ont blessé, et je les aime sans attente. » Impossible de passer, même seulement quelques minutes, avec Paul, sans être déporté au cœur des vraies questions. Paul aimait le cœur à cœur avec le Père, l’intimité avec le Ressuscité, se laissant interpeller par la Parole vivante. Paul était un veilleur. Il a habité son attente, tel un guetteur qui se tient à sa tour de contrôle, espérant la venue du jour. Il s’est mis à l’affût du réel, de la vie qui ne passe pas. Sans se laisser aller ni à l’ennui, ni à la résignation, ni à la plainte, devant le poids du monde, Paul a saisi le temps qui lui a été donné, pour aligner sa trajectoire de vol sur celle du Seigneur : « J’atteins ma limite. Les battements de mon cœur vont s’arrêter bientôt, pour laisser toute la place aux battements du cœur de Dieu en moi. » 

Paul savait qu’il ne pouvait attraper la lumière, mais il avait expérimenté qu’il pouvait l’accueillir, la porter, la refléter. La ponctualité de vérité a trouvé Paul dans l’attente qui le portait à ce rendez-vous. Aujourd’hui, après son attente patiente, il a rejoint le tarmac promis. Paul Taramarcaz, l’aventurier du ciel, a répondu à l’invitation au voyage, emportant son carnet de vol, entonnant d’un ton résolu, une ultime fois comme une première : « Allons ! »

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