Jeunes bénévoles : des adolescents qui s’engagent en Eglise

Agés de 13 et 14 ans, Mathilde Buisson, Rosanna Micale, Rafaëla Pinto Martins et Timeo Rime se sont lancés dans la formation des Jeunes Bénévoles (JB, à prononcer à l’anglaise JiBi) organisée chaque automne par le Service Diocésain de la Jeunesse. De retour de ce week-end, ils répondent à nos questions.

Propos recueillis par Sandrine Mayoraz
Photos : Sandrine Mayoraz, Gérard Puippe

Comment s’est déroulé ce week-end de formation ?
Timéo Rime : Extrêmement bien il y a eu une très bonne ambiance, des bons plats, des activités théoriques et ludiques et des moments de partage. 
Mathilde Buisson : Nous avons aussi prié le soir pendant la marche de Saint-Maurice à Vérolliez et le dimanche à midi avec les chanoines de l’abbaye, c’est trop bien ce week-end !

Qu’avez-vous découvert ?
Rosanna Micale : J’ai découvert plein de personnes très gentilles qui sont JB comme nous dans d’autres paroisses du Valais. J’ai aussi approfondi mes savoirs : garder le calme, gérer un petit groupe ou planifier une activité.
M. B. : Nous avons expérimenté différents jeux de présentation et appris à communiquer avec des plus petits.

Qu’est-ce qui est important quand on est un JB ?
Rafaela Pinto Martins : Beaucoup de patience ! Car parfois cela peut être difficile de gérer un groupe d’enfants avec différents caractères.
T. R. : Avoir de la bonne humeur et avoir la foi.
M. B. : Avoir confiance en toi et faire au mieux ce qu’on te demande. Si tu as envie de devenir un jeune bénévole, il ne faut pas écouter les gens qui sont autour de toi et qui te découragent, il faut croire en ce que tu veux.

Vous êtes déjà engagés en paroisse. A votre âge, pourquoi avoir choisi cet engagement ?
R. M. : Je fais partie d’un groupe Madep et j’aide pour la catéchèse pendant la messe avec Lucie et François-Xavier. Cela me fait plaisir de voir des enfants plus jeunes que moi évoluer et leur apprendre de nouvelles choses. J’ai choisi cet engagement pour me rapprocher de Dieu et aider les autres. 
R. P. M. : A la catéchèse, on apprend aux enfants de 3H et 4H à faire le signe de croix, la prière du Notre Père. Je prie avec eux, je leur montre les gestes et les corrige si besoin. Mon métier de rêve c’est assistante socio-éducative avec des enfants. Je me dis que cette formation pourrait aussi m’aider pour plus tard.

Une autre chose à ajouter ?
T. R. : Merci beaucoup pour ce week-end, il était parfait et j’aime énormément l’ambiance générale de ces événements.

Exercice pratique de collaboration pour établir les règles de vie.
Les JB expérimentent un jeu sur la cohésion de groupe.

L’avenir des églises de Montbrelloz sera examiné

Une soixantaine de membres de la paroisse Saint-Laurent Estavayer ont participé le 11 octobre à Montet à une assemblée paroissiale extraordinaire, démarche obligatoire au début de chaque nouvelle législature. L’ordre du jour était léger. L’assemblée a notamment pris la décision de se pencher sur l’avenir des deux églises de Montbrelloz.

Par Claude Jenny
Photos : LDD

Le village de Montbrelloz présente la particularité de posséder deux églises : l’ancienne, désaffectée en 1960 mais classée monument historique – et la nouvelle, moderne, utilisée depuis lors comme lieu de célébrations. Les deux édifices présentent toutefois des signes de détérioration qui vont exiger des travaux de rénovation. 

Par souci d’anticipation, le Conseil de paroisse a décidé de créer un groupe d’études qui devra plancher sur l’avenir de ces deux églises. Huit personnes vont étudier des solutions viables. Deux membres de l’Association de l’ancienne église (Noëlla Brasey et Gérard Moullet), trois membres de la communauté de Montbrelloz (Carlo Bonferroni, Anita Marmy et Maria Plancherel) et trois membres du Conseil de paroisse (Mireille Duc, Alexandre Duc et Dominique Chassot) font partie de ce groupe de travail. 

Des annonces plutôt que des tous ménages

Par  Claude Jenny

Le Conseil de paroisse a proposé de revoir le mode de convocation des assemblées paroissiales : adieu les tous ménages envoyés jusqu’à maintenant à 8700 exemplaires et donc d’un coût relativement onéreux, au profit d’annonces qui paraîtront dans les hebdomadaires de la région, « Le Républicain » et « La Broye ». Une décision qui permet une économie substantielle et donne un coup de pouce bienvenu à la presse locale.

Une élection à la commission financière

Une élection complémentaire est intervenue au sein de la commission financière de la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Alexandre Bersier ayant été élu au Conseil de paroisse, il devait être remplacé au sein de la commission financière. C’est Mme Edith Volery, d’Aumont, qui lui succédera. Les quatre autres membres ont accepté un nouveau mandat pour la législature qui vient de commencer. Il s’agit de Mme Marie-Thérèse Renout et de MM. Jean-Paul Brügger, Michel Losey et Yves Perriard).

L’énergie

Le soleil, source de l’énergie qui alimente notre planète.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

L’énergie désigne « la capacité à effectuer des transformations ». Toute action requiert de l’énergie : le fait de se déplacer, de se chauffer, de fabriquer des objets et même de vivre. L’énergie est là, dans notre quotidien. Mais qu’est-ce que l’énergie ?

L’énergie, en physique, est une propriété fondamentale de l’univers. Elle est définie comme l’aptitude ou la capacité à effectuer un travail ou à produire un changement dans un système. L’énergie se présente sous différentes formes et constitue un concept clé pour comprendre le comportement du monde physique. La chose la plus importante
à savoir sur l’énergie est la loi de conservation de l’énergie, qui stipule que l’énergie ne peut être ni créée ni détruite. C’est-à-dire que l’énergie totale d’un système fermé reste constante ; en d’autres termes, l’énergie ne peut ni disparaître ni naître et ne peut que passer d’une forme à une autre. Ce principe est l’un des concepts fondamentaux
de la physique.

Par exemple, lorsque nous soulevons un objet, nous transférons l’énergie de nos muscles à l’objet que nous manipulons.

Schématiquement, l’énergie apparaît sous les formes suivantes :
• l’énergie thermique, qui génère de la chaleur ;
• l’énergie électrique ou électro magnétique, qui fait circuler les particules – électrons – dans les fils électriques ;
• l’énergie mécanique, qui permet de déplacer des objets ;
• l’énergie chimique, qui lie les atomes dans les molécules ;
• l’énergie de rayonnement ou lumineuse, qui génère de la lumière ;
• l’énergie musculaire qui fait bouger les muscles.

Selon les dernières estimations des scientifiques, le début de la maîtrise des sources d’énergie par l’Homme remonte à 400’000 ans av. J-C. A l’époque, l’Homme apprend à maîtriser le feu (énergie thermique). Puis, plus tard, il démultiplie sa force en utilisant l’énergie fournie par des matériaux sous-tension (arc), il apprend à maîtriser le vent, l’eau conduisant à la création de moulins. Avec l’ère industrielle, l’Homme commence à exploiter des ressources fossiles (charbon, puis pétrole et gaz) et à développer des machines qui vont lui permettre de produire davantage et de meilleure qualité. 

Mais puisque nous avons besoin de tant d’énergie pour accomplir nos tâches quotidiennes, n’oublions pas les mots de saint Paul aux Ephésiens : « Puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. »

Deux nouveaux chevaliers de Saint-André

Drapeau de Saint-André.

Lors de la messe de la patronale de la Saint-André, le dimanche 26 novembre, deux paroissiens ont été élevés au rang de « chevaliers de Saint-André » en raison de leur engagement au service de la communauté paroissiale de Muraz. Il s’agit de Simone Genolet et Bernard Fournier. Petite présentation.

Texte et photos par Jean-Michel Moix

Simone Genolet

Originaire de Lyon, en France voisine, Simone poursuit une formation dans la confection de la fourrure. En 1963 elle se marie avec René Genolet. Ils habitent tout d’abord à Monthey puis ils viennent s’établir à Muraz en 1974. 

Dans son quartier de la ville de Lyon, Simone connaissait le « Prado », institution fondée à l’origine par le Père Chevrier pour l’éducation des enfants pauvres et en danger. Et Simone s’inspirera toute sa vie de l’esprit du « Prado » pour s’engager au service de la société et de l’Eglise. Elle intègre ainsi les Samaritains pendant de longues années. Déjà à l’église de Monthey, puis ensuite sur Muraz, Simone est une fidèle lectrice aux messes dominicales. Avec l’appui du curé Etienne Margelisch, elle intègre l’équipe des auxiliaires de l’Eucharistie : portant fidèlement la communion, chaque vendredi, aux villageois de Muraz ou d’Illarsaz, puis également chaque mardi aux patients de l’hôpital de Monthey, et ensuite encore aux résidents de La Charmaie. A l’époque du curé André Dubuis, elle participe aux réunions de l’ACO (Action Catholique Ouvrière), faisant la connaissance au passage de l’abbé Gabriel Carron, à qui elle rendra visite plus tard en Argentine, à Santa Fe. 

Sur le plan plus personnel, Simone se dévoue auprès de sa fille Fabienne, qui souffre d’un lourd handicap. Elle-même est éprouvée à présent par des soucis de santé.

Merci Simone pour toutes ces années au service de la Paroisse de Muraz, notamment comme auxiliaire de l’Eucharistie, comme lectrice, ou encore comme membre de la Chorale !

Bernard Fournier

Natif de Monthey, Bernard Fournier est venu s’établir à Collombey-le-Grand, avec sa femme Monique. Outre son emploi principal à la Ciba, puis à Syngenta comme laborantin, Bernard est devenu un passionné de la photo. On lui doit en particulier les tableaux du chemin de croix de Rovra (reproduits à partir du chemin de croix de l’église de Muraz). On lui doit aussi les tableaux du chemin de croix de l’église de Collombey (reproduits à partir des vitraux de l’église de Bex). La paroisse lui est en outre reconnaissante pour les photos lors de la dernière restauration de l’église de Muraz ainsi que lors des pèlerinages à Rome ou en Bretagne.

Son engouement pour la photo remonte à sa jeunesse, lorsqu’il s’est intéressé au domaine de l’astronomie. S’étant fabriqué un télescope, il s’est mis à la photo en prenant des prises de vue de la lune, des planètes… puis il a collaboré avec des photographes de Monthey. Il a connu l’époque du développement des photos en chambre noir, avec « l’argentique ». Par la suite, avec l’évolution technologique, il est venu au numérique, et travaille aujourd’hui avec des programmes informatiques tels que « Photoshop ». Il est ainsi capable de restaurer une photo à partir d’une photo dégradée ou déchirée. Il peut aussi tirer un poster à partir d’une simple carte postale. 

Merci Bernard d’immortaliser ainsi des moments forts de la vie de nos paroisses de Muraz et de Collombey !

 

Cugy: un nouvel élan pour la Confrérie Saint Eloi

Les membres de la Confrérie Saint Eloi de Cugy ont connu un jour de liesse en ce dimanche du 15 octobre puisqu’elle a marqué le centenaire de son drapeau en faisant bénir une nouvelle bannière. Organisme qui date du Moyen-Age, cette confrérie s’est donné un nouveau gouverneur et remet sa devise – « Fais ce que dois » – à l’ordre du jour.

Le nouveau gouverneur, Alexandre Bersier, durant son allocution.

Par Claude Jenny
Photos : André Bise

Constituée entre 1455 et 1525, la confrérie sise dans le périmètre Cugy-Vesin, était autrefois réservée aux honorables du lieu et fonctionnait comme une mutuelle en manifestant son aide au prochain, notamment durant les épidémies de peste, expliqua Patrick Chuard, vice-gouverneur, lors de sa présentation aux participants de la dernière assemblée de la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Il faut savoir que saint Eloi était à l’époque très populaire, autant que saint Nicolas, relate notre confrère.

Nouveau gouverneur, nouvel aumônier

Patron des orfèvres et plus largement de tous les métiers liés au travail du fer – par exemple les maréchaux-ferrants – Saint Eloi est une confrérie attachée à sa devise qui figure évidemment en bonne place sur le nouveau drapeau béni le 15 octobre lors de la messe dominicale. Forte actuellement d’une quinzaine de membres, elle s’est donné un nouveau gouverneur en la personne d’Alexandre Bersier qui a succédé à Daniel Bersier ainsi qu’un nouvel aumônier, l’abbé Nicolas Glasson remplaçant le Père Jean Richoz, ancien prêtre résidant à Cugy. C’est lui qui a béni le nouveau drapeau en présence des membres de la confrérie. « Nous voulons être fidèles à notre dimension chrétienne en étant actifs au service des personnes âgées de notre communauté locale» explique le nouveau gouverneur.

« Donner du temps pour les autres »

« Nous voulons tout simplement donner du temps pour les autres en consacrant régulièrement quelques heures pour aller rendre visite aux anciens de la commune de Cugy-Vesin, chez eux ou en EMS » explique Alexandre Bersier. « Ce faisant nous sommes fidèles à notre devise – «  Fais ce que dois  » – en vivant des moments de partage. Les rencontres que nous avons vécues récemment nous confortent dans le bien-fondé de notre démarche » ajoute-t-il. 

A l’heure où c’est plutôt le « Fais ce que tu veux » qui résonne dans la société, la bénédiction du nouveau drapeau a été une belle occasion de montrer la raison d’être d’une confrérie qui honore un saint à qui une chapelle est d’ailleurs dédiée à l’entrée de la ville d’Estavayer-le-lac.

La confrérie de Saint Eloi de Cugy posant devant l’église avec sa nouvelle bannière.

Saints par fidélité à «leur» pays

Début 2018, le diocèse d’Alger a engagé un processus de béatification englobant les 19 martyrs de la guerre civile algérienne, indissociables les uns des autres, en un signe de témoignage de foi commun. Le 8 décembre de cette même année, l’Algérie a célébré la première béatification en pays majoritairement musulman.

Par Myriam Bettens | Photo : cath.ch/Bernard Hallet

La décennie noire débute en 1991 en Algérie. Le gouvernement vient d’annuler les élections législatives durant lesquelles les résultats du Front islamique du salut (FIS) laissent clairement augurer une victoire et le risque de la mise en place d’une république islamique. Une guérilla islamiste émerge alors rapidement et dirige ses attaques contre les civils. 

L’Eglise catholique algérienne n’est pas épargnée. Composée essentiellement de catholiques non autochtones, elle devient la cible de groupes terroristes. Même menacés, ces religieux ne souhaitent pas quitter le pays. Ils se sentent « Algériens » et refusent d’abandonner « leur » peuple. Entre 1994 et 1996, dix-neuf religieux, dont Mgr Claverie et les tragiquement célèbres moines de Tibhirine, paient de leur vie cet attachement indissoluble. 

Signe riche de sens

Ils sont reconnus martyrs par le pape François le 26 janvier 2018, ce qui conduit à leur béatification le 8 décembre de la même année en la chapelle de Santa Cruz à Oran. Le lieu de cette célébration n’a pas été laissé au hasard. Pierre Claverie, alors évêque d’Oran, a été tué dans la nuit du 1er août 1996 par une bombe placée contre la porte de l’évêché. Son chauffeur, un jeune musulman de Sidi Bel Abbès, Mohamed Bouchikhi, était allé le chercher à l’aéroport cette nuit-là. Les deux hommes sont morts ensemble. « Ce signe du sang mêlé est riche de sens et le choix de la ville d’Oran est là pour le signifier », révélait l’évêque d’Oran en poste en 2018 au quotidien El Watan. 

Cette béatification, en terres majoritairement musulmanes, aurait pu être perçue comme la mise en avant par l’Eglise de « ses » martyrs au détriment des nombreuses autres victimes. Or l’accueil a été très positif, autant par la presse que par les autorités civiles et religieuses algériennes. Le matin même, la Grande mosquée d’Oran avait rendu hommage aux bienheureux et aux cent quatorze imams qui se sont élevés contre le terrorisme, en un témoignage de communion interreligieuse.

Patronale à Monthey: messe prêchée par le chanoine Simone Previte

Par Sandrine Mayoraz | Photo : F.-X. Mayoraz

Le 8 décembre, l’Eglise fête l’Immaculée Conception. Pour la paroisse de Monthey, c’est la Patronale et selon la tradition locale, en ce jour de Solennité, on invite un prédicateur, souvent un chanoine de l’abbaye de Saint-Maurice. Cette année, c’est un jeune prêtre, le chanoine Simone Previte qui nous prêchera sur ce thème qui nous tient à cœur, Marie dans son Immaculée Conception. D’origine italienne par ses deux parents, il est né à Monthey et a vécu à Massongex et à Epinassey avant de rejoindre l’Abbaye. Après avoir prononcé ses vœux perpétuels, il a été ordonné diacre, le 8 décembre 2022 et prêtre le 10 juin 2023. 

Lully: le chœur mixte a fêté ses 80 ans

Le chœur mixte de Lully a fêté début octobre les 80 ans de son existence. Une journée de réjouissances pour marquer cet anniversaire fêté par les 22 chanteuses et chanteurs et la communauté paroissiale.

Par Claude Jenny
Photo : LDD

Dirigé par Sarah Fontaine, de Châtillon depuis une décennie, le chœur mixte de Lully a fêté cet anniversaire en pleine préparation des Céciliennes de la mi-novembre : « Oui, nous sommes en pleine préparation ! Nous participerons au concert en nous joignant au chœur de Fétigny-Ménières – que je dirige également – et à celui de Cugy » explique la directrice. En temps normal, le chœur de Lully anime une fois par mois la messe dominicale ainsi que lors des grandes fêtes. Ce sera le cas pour la messe de minuit à  Noël. « Nous animerons également le dîner des aînés mais nous avons renoncé cette année à préparer un concert de l’Avent en raison des Céciliennes » explique Sarah Fontaine.

Le chœur mixte de Lully est né pendant la dernière guerre, en 1943. « Mais un chœur d’hommes existait bien avant ! Il a été créé il y a 200 ans mais c’est en 1943 que les dames ont été acceptées dans la chorale » raconte le président Olivier Pochon. Et pour l’anecdote, si les dames avaient depuis lors le droit de chanter, elles n’avaient par contre pas le droit de prendre part à la course annuelle…

Thèmes et rubriques 2024

Thèmes 2024

Mois Sujet
Janvier Finance chrétienne (Pierre Guillemin)
La finance chrétienne catholique encadre des opérations de nature bancaire et financière par des principes moraux directement issus de l’interprétation des textes religieux chrétiens (Ancien et Nouveau Testament) et de la doctrine de l’Eglise catholique romaine (Doctrine sociale de l’Eglise). Ces dernières années, le «Conseil pontifical Justice et Paix» a pris de plus en plus souvent des positions sur les sujets financiers. En juin 2013 par exemple, il publiait une note intitulée «Postures chrétiennes face à la finance» qui donne le cadre général dans lequel doit se situer l’action du «financier».
Février La représentation du Christ dans l’histoire (Amandine Beffa)
Voir le Christ représenté sur une œuvre d’art est assez banal pour nous aujourd’hui. Pourtant, cela n’a pas toujours été une évidence. Des premiers chrétiens qui suivaient strictement l’interdit vétérotestamentaire de représenter «ce qui a la forme de ce qui se trouve au ciel» jusqu’aux débats du XXe siècle autour de l’art sacré contemporain, étudier la représentation du Christ, c’est étudier «comment on croit».
Mars Les martyrs d’hier et d’aujourd’hui (Thierry Schelling)
Depuis les premiers temps de l’Eglise, des hommes, des femmes et des enfants ont été tués parce que disciples du Christ. Puis la «tuerie» s’est tournée contre les païens, les hérétiques, les schismatiques. Avant de reprendre contre des milliers de baptisé.e.s sous les régimes totalitaires du XXe siècle. Martyr, qui se sacrifie pour l’autre…
Avril Silence! Calixte Dubosson)
Le maître-mot de notre monde actuel, c’est le débat. Il faut débattre de tout. Les chaînes TV, les journaux, les réseaux sociaux nous inondent de personnes aux idées contradictoires qui ne s’écoutent pas et qui se coupent sans cesse la parole. Chacun semble détenir la vérité mais au final, c’est le flou complet. Il faudrait soi-disant suivre ces logorrhées pour se forger une opinion. N’y aurait-il pas d’autres voies pour discerner ce qui est bon pour chacun et pour la collectivité? Le silence, celui de la nature et des ordres monastiques, par exemple?
Mai Mater dolorosa (Myriam Bettens)
Chaque minute, quarante-quatre femmes subissent une fausse couche dans le monde. Au niveau Suisse, une grossesse sur cinq est concernée. Malgré cela, le silence autour de cet événement douloureux et les lacunes dans l’accompagnement persistent.
Juin Astrophysique et religion (Pierre Guillemin)
VL’astrophysicien Hubert Reeves déclare: «La question n’est pas de savoir si Dieu existe ou non. Mais plutôt: qui est-Il, et à quoi joue-t-Il?» L’astrophysique ne cherche donc pas à contredire mais à comprendre la volonté de Dieu dans son œuvre créatrice. Cette quête de «l’intelligence de Dieu», Albert Einstein l’exprime aussi: «Je refuse de croire en un Dieu qui joue aux dés avec le monde.»
Juillet-août Quoi ma messe? Qu’est-ce qu’elle a ma messe? (Thierry Schelling)
Nos diocèses sont en mutation structurelle: des laïcs/laïques sont nommé.e.s représentant.e.s de l’évêque là où des prêtres œuvraient comme vicaires épiscopaux; des paroisses n’ont plus de curés mais des administrateurs, obligeant à revoir le sacrosaint programme des messes à la baisse, en regroupant les fidèles (pas toujours complaisants); et des initiatives de l’ordre du service de l’autre (Rom, migrant, requérant, divorcé, LGBT, etc.) et du soin à la création sont mises désormais en avant comme « expression d’Eglise» autant que la liturgie. Dans ce «chantier», les réactions de fidèles sont parfois aux antipodes de ce à quoi on aurait pu s’attendre (compréhension, solidarité, compassion) au vu de leur fréquentation de la messe qu’on leur diminue…
Septembre Vers une Eglise de retraités? Calixte Dubosson)
Souvent, nos assemblées dominicales ou de semaines sont fréquentées par ce qu’on appelle non pas les têtes couronnées mais les «têtes blanches», allusion au fait que les célébrations sont suivies en majorité par des personnes âgées ou vieillissantes. Pourtant, ce phénomène ne se réduit pas aux messes ou aux cultes mais aussi au niveau de l’organisation des paroisses à tel point que de plus en plus de personnes retraitées sont nommées à des postes importants pour la bonne marche de la communauté. Allons-nous donc vers une Eglise de retraités?
Octobre Evolution de l’architecture chrétienne (Amandine Beffa)
La fin des persécutions donne la possibilité aux chrétiens de bâtir des lieux de culte. Au début, ceux-ci sont inspirés de l’architecture romaine à laquelle un nouveau sens est donné. Dans les siècles qui suivent, l’architecture chrétienne se développe progressivement vers des codes qui lui sont propres. C’est à la période romane que le plan devient fixe. L’architecture devient alors symbolique: plan en croix latine, orienté vers l’Orient… A partir de cette période, l’architecture reflète ce à quoi on croit. Elle évolue avec les pèlerinages et les grandes processions, jusqu’à la réforme liturgique du Concile Vatican II.
Novembre Faire feu de tout bois (Myriam Bettens)
LOn estime que la chasse aux sorcières a fait 100’000 morts en Europe. La Suisse, quant à elle, détient le sinistre record du nombre de victimes. Des crimes imaginaires qui mènent à se demander comment en arrive-t-on à tuer en toute impunité ?
Décembre L’Exégèse (François-Xavier Amherdt)
Autrefois réservée aux théologiens, l’exégèse permet de passer les textes bibliques au crible de l’analyse et de la raison. A travers les médias notamment, ses résultats sont aujourd’hui à la portée du grand public. De quoi donner un nouveau regard sur l’Ancien Testament et le Nouveau ?

Rubriques 2024

Les rubriques constituent le fil conducteur de chaque magazine. Voici celles que la Rédaction romande vous propose en 2023.

En 2024, nous vous proposons deux nouvelles rubriques

sous la plume de Nicolas Maury

Ecclésioscope: Secrétaires, sacristains, sacristines, fleuristes… A travers cette nouvelle rubrique, partons à la rencontre des femmes et des hommes laïques engagés dans les diverses paroisses de Suisse romande.

sous la plume de Pascal Ortelli

Ciel, ma médaille ! : «La piété populaire est un trésor pour l’Eglise», affirme le pape François. Oui, mais face à l’abondance d’objets de piété, sait-on encore à quel saint se vouer? Dans cette nouvelle rubrique, une infographie vient décrypter ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons, et ce pour mieux comprendre notre foi.

Magazine au format B5

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-5 Eclairage Tournus de la rédaction
6 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
7 Le Pape a dit… Thierry Schelling
8 Carte blanche diocésaine Tournus externe
9 Jeunes et humour M.-C. Follonier
Pascal Ortelli
Calixte Dubosson
10-11 Small Talk Myriam Bettens
12 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
13 Ecclésioscope Nouveau! Nicolas Maury
14 Merveilleusement scientifique Pierre Guillemin
15 Ciel, ma médaille! Nouveau! Pascal Ortelli
16 En librairie Calixte Dubosson

Magazine au format A4

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-3 Eclairage Tournus de la rédaction
4 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
4 Le Pape a dit… Thierry Schelling
5 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
6 Small Talk Myriam Bettens
7 Merveilleusement scientifique Pierre Guillemin
8 Carte blanche diocésaine Tournus externe
8 Ecclésioscope Nouveau! Tournus externe

Pour les journaux A4, la possibilité existe de reprendre librement les rubriques des magazines B5 qui ne sont pas contenues dans le Cahier romand.

Vitraux de Hans Erni, chapelle protestante de Martigny

Quelques nuages résiduels demeurent, mais le soleil est dégagé. Il semble que tout s’éclaire enfin.

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

Si Noé avait 600 ans au moment du déluge, Hans Erni n’en avait « que » 105 lorsqu’il a réalisé les cartons des trois vitraux de la tribune de la chapelle protestante de Martigny. Il s’agit des derniers d’une série de dix-sept baies commencée trois ans plus tôt.

Pour le maître verrier, l’Atelier Simon Marq de Reims, le défi est de traduire la peinture en verre. La tâche n’est pas aisée, les matières sont très différentes et dans le cas d’un vitrail, il convient de prendre en compte le soleil qui traversera l’œuvre (ou pas selon les jours). Nous ne pouvons que souligner la prouesse : la beauté des couleurs, les détails, les mouvements… transparaissent à travers ce vitrail nommé : Noé, le retour.

Le premier mouvement se trouve dans le ciel. Quelques nuages résiduels demeurent, mais le soleil est dégagé. Il semble que tout s’éclaire enfin.

Le second mouvement est l’accueil de la colombe par l’homme. La disposition des mains et des bras, l’inclinaison de la tête, l’échange de regards avec l’oiseau font partie des éléments qui concourent au partage des émotions de l’œuvre.

Un avenir plein d’espoir

Dans un reportage de la RTS effectué lors de l’inauguration des premiers vitraux de la chapelle, Erni explique qu’il souhaite aider à penser un avenir plein d’espoir. L’artiste veut permettre l’enchantement de l’âme en créant un lieu qui invite au recueillement et à la paix. 

La municipalité proposait de financer l’éclairage de l’extérieur du bâtiment. Léonard Gianadda, le mécène qui a offert les 17 baies, a proposé de plutôt réaliser un éclairage intérieur. En effet, ainsi qu’il l’explique dans un de ses Léoguide, si tout le monde ne rentre pas dans les églises, alors il faut « faire sortir le temps dans la rue en l’illuminant ». C’est un véritable cadeau de lumière qui est fait à tous les passants. En ce mois de novembre qui peut parfois être un peu triste, il vaut la peine d’aller se promener à la nuit tombée dans les rues de Martigny.

Les reliques des saints : une source de grâces et une dévotion à redécouvrir

Le thème central (en pages 16 et 17) traite des reliques. Nous avons donc voulu aller à la (re)découverte de ce que sont les reliques. 

Texte et photos par Martin Filipponi et Jean-Michel Moix

Qu’appelle-t-on « reliques » ? 
Au sens strict, on entend par reliques les restes des corps des saints et des bienheureux. Par extension, on entend par reliques toutes les choses utilisées par les saints ou les bienheureux durant leur vie, les vêtements ou les objets avec lesquels les corps morts des saints ont été touchés.

La vénération ou la dévotion des reliques est-elle une superstition ou bien relève-t-elle de la foi ? 
Elle est liée à notre foi. Déjà au temps de Jésus, saint Marc (Mc 5, 21-43) nous rapporte le cas d’une femme souffrant de graves pertes de sang et qui n’avait pas trouvé de remède par la médecine. Elle s’est dite alors : « Si je parviens à toucher, ne serait-ce que le vêtement de Jésus, je serai guérie ! » Et c’est effectivement ce qui s’est passé.

Citons quelques reliques célèbres
Quand Hélène, la mère de l’empereur Constantin vint à Jérusalem, au début du IVe siècle, elle fit des recherches sur la colline du Calvaire et elle découvrit trois croix. Pour vérifier laquelle des trois était la vraie croix, l’on fit toucher successivement ces trois croix à une femme gravement malade et l’on reconnut la vraie croix à celle qui guérit sur-le-champ cette femme.

Pensons aussi au sujet du Christ, à sa Couronne d’épines. Le roi de France, Saint Louis (au XIIIe siècle) l’acquit à très haut prix. Et il fit construire ensuite la « sainte Chapelle », à Paris, (sur l’île de la Cité) pour abriter ce joyau inestimable ! 

Auparavant, au cours des diverses persécutions sanglantes des premiers siècles, dirigées contre les chrétiens, l’on prit soin de recueillir les corps des martyrs et de leur offrir une sépulture en les déposant dans des tombeaux (situés par exemple à Rome dans des catacombes). Et l’on avait alors la coutume de célébrer des messes sur les pierres même de ces tombeaux. Par la suite on a pris l’usage de célébrer la messe sur des pierres d’autels (qui rappellent les tombeaux des martyrs) et dans lesquels on insère, toujours actuellement, des reliques de martyrs ou de saints. 

Des tombeaux qui sont devenus des lieux de pèlerinage
Il est intéressant de noter par exemple, à Rome, que la basilique du Vatican a été bâtie au-dessus même de la tombe de l’apôtre saint Pierre ! De même, la basilique de Saint Paul-hors-les-Murs, a été bâtie sur le tombeau de saint Paul ! 

Les tombeaux des saints sont devenus ainsi des lieux où l’on venait spécialement prier Dieu, en recourant à l’intercession des saints dont les reliques étaient conservées par exemple dans des châsses, richement et artistiquement décorées. C’est ainsi qu’en Gaule, la ville de Tours est devenue au Moyen-Age un lieu de pèlerinage. C’était le « Lourdes » de l’époque, où l’on se rendait non pas à la « grotte des apparitions » mais au tombeau de saint Martin. 

Plus près de chez nous, la cité d’Agaune s’est développée grâce aux pèlerins qui venaient prier sur les reliques de saint Maurice et de ses compagnons martyrs. 

De nos jours encore si certains lieux attirent des pèlerins, c’est qu’ils recèlent des châsses reliquaires de saints. Du côté de la France, pensons à Ars (avec le saint Curé d’Ars), à Paray-le-Monial (avec sainte Marguerite-Marie et saint Claude de la Colombière), à Paris (avec saint Vincent de Paul, sainte Catherine Labouré…) à La-louvesc (avec saint Jean-François Régis), à Langeac (avec la bienheureuse Agnès de Langeac), à Lisieux (avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus) ou plus modestement à saint Jean d’Aulps (avec saint Guérin, évêque de Sion).

Redécouvrons la dévotion aux reliques dans un vrai esprit de foi
Certes l’on n’adore pas des reliques. L’adoration n’est due qu’à Dieu seul. L’on vénère par contre les reliques, et ce faisant, c’est Dieu qu’on honore, c’est à Dieu qu’on adresse notre prière en l’appuyant sur l’intercession des saints dont nous vénérons précisément les reliques. Pensons que les saints sont tout « donnés » à Dieu, et Dieu, dans sa bonté, nous (re)donne ces mêmes saints pour intercesseurs, pour protecteurs, pour saints patrons, pour amis, pour frères, pour sœurs… Dieu entend donc honorer les saints, ses amis, en accédant à leur prière en notre faveur. Ainsi lorsque nous vénérons les reliques des saints, nous entrons, si l’on peut dire, dans une plus grande familiarité avec eux, nous « touchons » en quelque sorte le vêtement de Jésus qui répond alors favorablement à notre prière !

 

Une bulle de paradis?

Sobrement dressé au pied de la Vieille-Ville de Genève, l’Espace Madeleine situé dans le temple du même nom, se veut ouvert sur la ville. Depuis septembre 2020, deux ministres du culte se sont unis pour y proposer une «bulle de respiration au milieu de la semaine».

La rue du Purgatoire, non loin de la Madeleine. Celles du Paradis et des Limbes existaient aussi, mais les historiens ne s’entendent pas quant à leur localisation exacte.

Par Myriam Bettens 
Photos : Albin Salamin, notrehistoire.ch

L’un en blanc et vert, l’autre en noir et blanc. Le premier est catholique et le second protestant, côte à côte dans une même posture de recueillement. Les deux hommes sont amis avant d’être ministres du culte. Et c’est dans un même élan que Thierry Schelling et Emmanuel Rolland ont souhaité se retrouver chaque mercredi matin au Temple de la Madeleine pour une célébration œcuménique. Outre l’office du mercredi, le temple propose café, espace d’accueil public et expositions ouvertes aux touristes et personnes de passage dans le souhait d’ouvrir un lieu ecclésial au grand public.

Cette fin de matinée ne fait pas exception. Le temple bruisse de conversations, du tintement des tasses à café et du frottement de semelles des nombreux visiteurs sur la dalle nue du temple. Le vrombissement de la circulation pénètre par à-coups à l’intérieur de l’édifice, signe qu’un curieux vient de pousser la porte en bois sombre de l’entrée. « Nous sommes appelés à embellir le monde », déclare Thierry Schelling, le ministre catholique, en guise de salutations. Les murmures du temple s’éteignent. Même les voitures paraissent avoir entendu l’exhortation du prêtre. Elles semblent plus silencieuses.

Le prêtre invite la trentaine de personnes présentes à accueillir ce moment comme « une bulle de respiration au milieu de la semaine ». Le confrère réformé, Emmanuel Rolland, reprend le flambeau pour apporter le commentaire au texte de l’Evangile du jour. « Ce matin, j’ai rendu visite à un prêtre de la Fraternité Saint-Pie-X. Il affirmait que les catholiques romains se sont «  protestantisés  » », lance le pasteur, une lueur rieuse dans le regard. « J’ai donc appris que nous sommes tous les deux protestants… même si je suis un protestant pire que lui », ajoute-t-il encore à l’adresse de Thierry Schelling. Il avait sollicité une entrevue auprès de ce prêtre pour éclaircir la question des rebaptêmes de protestants au sein de la Fraternité. 

Or, ce prêtre lui assène « l’importance de la lettre » et de la validité de la formule baptismale, qui mal énoncée rend le baptême caduc. « Peut-être que les protestants sont un peu trop dans l’esprit et pas assez dans la lettre, mais on est rassuré par ce Jésus qui ne demande pas de certificats de baptême pour soigner ou délivrer », souligne Emmanuel Rolland. Ce Jésus-là distribue sa puissance de vie « sans paperasse » et sans séparer « les croyants des hérétiques en ne cherchant pas à construire une église avec le succès de sa prédication », au contraire « Il part, parce que d’autres ont besoin de lui, car Il n’est pas simplement à nous, mais aussi aux autres ». 

« Nous voulons reprendre les paroles qui nous rassemblent tous en tant que baptisés et certainement au-delà », annonce Thierry Schelling en se levant pour convier les participants à entamer un Notre Père chanté. A nouveau réunis face à la petite assemblée, les deux ministres prononcent alors une bénédiction à deux voix et quatre mains. Une fois l’aube et la robe pastorale retirées, plus rien n’est à même de différencier le protestant de l’autre protestant. Car à la Madeleine, la spiritualité peut se vivre sous de nombreuses formes et c’est également ce que souhaitaient les deux amis. « Nous désirions proposer un moment de parole libre et de partage », glisse Emmanuel Rolland en fourrant sa robe et son col à rabat dans un cabas. « Une bulle de respiration au cœur de la ville », abonde Thierry Schelling. Une bulle de respiration judicieusement située entre la Rue du Purgatoire, d’Enfer et de Toutes-Ames…

Des liens sacrés avec le divin

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Vaudoise Sophie Martin. 

Par Sophie Martin | Photo : DR

Dans un monde en perpétuelle mutation, où les avancées technologiques redessinent notre quotidien à une vitesse fulgurante, je ressens parfois le besoin de faire une pause pour réfléchir aux valeurs qui orientent ma vie. Les reliques m’offrent une occasion unique de faire marche arrière, car ces objets sont empreints d’histoire.

Ils ont traversé les âges en préservant leur capacité à inspirer. Les reliques se manifestent sous diverses formes ; les restes de saints, des fragments d’objets anciens, des vêtements sacrés ou des artefacts du quotidien. Chacune de ces reliques porte en elle une histoire qui influence notre présent.

Pour un grand nombre de catholiques à travers le monde, elles revêtent une profonde signification spirituelle. Elles sont vénérées comme des liens sacrés avec le divin, des témoignages de la foi et de la dévotion des générations passées. Il arrive même que des pèlerins parcourent des distances considérables pour les contempler, cherchant inspiration et réconfort en leur présence.

Ces reliques sont également des œuvres d’art à part entière, témoignant du talent et de la créativité des artisans. Les reliquaires qui les abritent sont aussi de véritables œuvres d’art. Cette fusion entre la piété et l’art crée une esthétique particulière qui suscite toute mon admiration.

Les légendes et les récits qui les entourent ajoutent une touche de mystère à leur histoire. Certaines reliques sont associées à des miracles ou à des événements extraordinaires. Ces récits fascinants se retrouvent parfois dans des œuvres littéraires ou cinématographiques comme la série littéraire Harry Potter ou la saga Indiana Jones, par exemple.

Les reliques nous rappellent également la fugacité de la vie humaine. Nombre d’entre elles sont liées à des personnalités décédées, nous rappelant que notre existence est éphémère. Cependant, elles illustrent également que certaines choses peuvent perdurer au-delà de la mort, préservant ainsi un héritage spirituel ou culturel. Il est intéressant de remarquer que, pendant le Moyen Age, les reliques suscitaient un grand intérêt, alors qu’à notre époque, ce sont les icônes du rock qui attirent l’attention. Récemment, six reliques liées à des stars se sont vendues aux enchères à prix d’or. (Le piano de Freddie Mercury, la robe de Marilyn Monroe, le gant de Michael Jackson, pour n’en citer que quelques-unes).

En cette année 2023, les reliques continuent de fédérer des millions de personnes à travers le monde. Elles sont bien plus que de simples objets ; elles sont les témoins silencieux de notre passé.

Que faire après ma confirmation?

La confirmation, pour la plupart, marque la fin du chemin de foi rythmé par des catéchèses, mais également le début d’un autre chemin où tu approfondis et découvre à ta manière le mystère de la foi. Diverses possibilités s’offrent alors à toi, tu peux soit décider de faire ce cheminement seul ou alors, tu rejoins un groupe de ta paroisse. Petit tour d’horizon dans notre secteur.

Par Estelle Schmuck et Sandrine Mayoraz
Photo : Enjoy Chorale

MADEP-Relais
Dans un groupe Madep ou Relais, nous nous réunissons une fois par mois. Nous abordons une thématique choisie ensemble ou décidée par une animatrice. Nous la traitons au travers de jeux, débats, projets et prières. Nous partageons un repas ou un goûter ensemble. Nous avons également plusieurs réunions spéciales dans l’année, par exemple la préparation d’une fenêtre de l’Avent ou d’une soupe de Carême, la participation régulière à des camps.

Un groupe Relais se réunit à Collombey et commence ces réunions par la messe du samedi soir à l’église. Ensuite, nous partons ensemble au Monastère. Contact : Estelle Schmuck, 079 842 97 25.

Un nouveau groupe va se former avec les enfants de 7H-8H à Monthey. Contact : Mélissa, 078 209 05 14.

Jeunes lecteurs
Lors des messes de confirmation, certains ont lu les lectures ou les prières. Pourquoi ne pas continuer ? Les jeunes lecteurs prêtent leur voix à Dieu pour nous faire entendre Sa Parole. Coachés par un adulte, ils se réunissent pour apprendre à prendre la parole en public ou pour une sortie récréative. 

Contact à Collombey : Béatrice Lucciarini, 078 862 33 57.

Contact à Muraz : Simone Lattion, 078 690 15 30.

Contact à Monthey : François-Xavier Mayoraz, 079 567 05 55.

En musique
Et si tu aimes chanter et la musique, tu peux rejoindre Enjoy Chorale à Collombey ou les Vive la Vie à Monthey. 

Les Vive la Vie répète le vendredi soir. Ils animent la messe avec des chants religieux ; ils travaillent aussi un répertoire profane pour leur concert annuel. Contact : Mary-Lou Rapin, 079 744 98 00.

Les reliques

Par Blaise Roduit 
Photo : Raphaël Delaloye

De tout temps, la chrétienté a entretenu un rapport particulier avec les reliques. Ces éléments corporels de Jésus et des saints de notre Église ont été méticuleusement conservés au cœur de sanctuaires et monuments distinctifs. Et ils ont fait l’objet de vénérations spécifiques et pèlerinages d’importance par les croyants. La foi en la vertu de ces dépouilles ou ossements au caractère très sacré démarre dès l’apparition du christianisme et est intimement liée, dès le départ, au culte des martyrs. Elle a connu par la suite un essor intense durant le Moyen Âge et a constitué l’une des lignes de force de la vie religieuse médiévale.

Ainsi donc, à toutes les périodes de l’histoire chrétienne, cette dévotion aux saints et au Christ, à travers l’entretien de certaines parties de leurs corps ou d’objets leur ayant appartenu, nous montre bien que ces reliques constituent un élément de témoignage indéniable de l’existence de Dieu et de son Royaume, ainsi que de son message d’amour pour l’humanité. 

J’en tiens, par exemple, pour preuve réelle la forte attention suscitée par le Saint-Sépulcre de Jérusalem, où se trouve la chambre funéraire où a reposé la dépouille de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ou aussi le défilé quotidien des chrétiens devant son Saint Suaire, exposé à Turin. Ou encore l’objet de piété engendré par les os et le sang de saint Janvier à Naples. Ces parcelles d’âme de nos saints et du Christ touchent ainsi tous les jours en plein cœur les chrétiens et fortifient leur foi.

Techniques d’apprentissage

Par Pierre Guillemin | Photo : pxhere

Nous apprenons en permanence. A partir du moment où nous entrons en interaction avec ce qui nous entoure, notre cerveau récupère les informations, les traite et en garde une trace. C’est ainsi que le processus d’apprentissage se développe.

Apprendre est une nécessité imposée par notre cerveau qui est programmé pour cela. Nous avons tous une capacité à apprendre pour mieux nous adapter à notre environnement. Mais l’apprentissage ne se fait pas au hasard. 

Conceptuellement, on distingue ainsi cinq types d’apprentissage qui vont nous permettre d’acquérir de nouvelles connaissances et de pouvoir les utiliser.

1. La méthode expositive :

L’enseignant/formateur est le seul à pouvoir transmettre ses connaissances sous la forme d’un exposé. C’est le cas typique d’un cours magistral à l’université où l’apprenant doit assimiler des connaissances.

2. La méthode démonstrative :

L’enseignant/formateur présente une opération ou une procédure et montre chacune des étapes de réalisation aux apprenants en précisant quoi faire et comment le faire. Le formateur explique également le pourquoi et le fait répéter aux apprenants. Les formés apprennent en reproduisant les mêmes gestes que le formateur.

3. La méthode interrogative :

La méthode interrogative se traduit par un questionnement approprié du formateur qui va amener l’apprenant à construire lui-même ses propres connaissances en établissant des liens entre différents éléments, à leur donner le sens qu’il souhaite, à formuler ses pensées. Par conséquent, le formateur occupe un rôle plus passif et l’apprenant est plus actif et plus impliqué dans le processus d’apprentissage.

4. La méthode active : 

Pour mettre en œuvre une méthode active d’apprentissage, différents moyens existent afin de permettre l’acquisition de connaissances dont l’étude de cas, des simulations, des jeux de rôles ou encore des projets de groupe. Le formateur ne détient pas forcément tout le savoir et peut même dans certains cas n’être qu’un guide ou un médiateur.

5. La méthode expérimentale :

Cette dernière méthode pédagogique repose sur le fait qu’on ne peut acquérir des connaissances que si l’on agit et l’on se trompe (on apprend en faisant). Il s’agit d’un apprentissage en conditions réelles. Le formateur devient un simple intervenant et s’il possède le savoir et savoir-faire, il n’est plus en position dominante.

La vie chrétienne elle-même est une somme d’expériences et d’apprentissages. Lorsque Jésus s’adresse à ses disciples, Il ne leur parle pas à tous de la même façon, Il s’adapte et en ce sens fait appel aux techniques d’apprentissage que nous avons citées. Lesquelles et à quels moments les utilise-t-Il ? Relisons les Evangiles et identifions ces techniques que Jésus emploie.

Choëx: une communauté qui se rassemble

Sous la baguette de son nouveau directeur, l’Echo du Coteau a animé la messe.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Léo Ferrero

Les Choëlans ont bénéficié de l’été indien pour leur fête patronale, le dimanche 8 octobre. Chaleureuse tant par la météo que par la fraternité, cette journée est l’occasion de rassembler la communauté et de rendre grâce à Dieu pour ce qui se vit à Choëx.

La fête s’est déroulée selon la formule habituelle. Une tradition dont la convivialité et l’efficacité ont fait leurs preuves. Et comme l’a dit l’abbé Frank Stoll dans son homélie : « Ce jour de fête paroissiale et de dédicace de cette église, nous rappelle que l’église de pierre et de béton est au service de la construction d’un autre édifice, celui fait de pierres vivantes, c’est-à-dire, la communauté des personnes, la paroisse. Demandons au Seigneur d’être pierres vivantes là où il nous a mis et de porter les fruits qu’il attend de nous. » 

Chacun a amené ses fruits, ce qu’il a cultivé de meilleur en lui, pour la réussite de cette journée : de la voix et de la musique pour une messe festive, une prédication nourrissante, des fleurs colorent les tablées, un service à la raclette, un coup de main pour les patates et un magnifique buffet-dessert termine ce repas en douceur. Enfin, la tente est pliée en deux ou trois mouvements grâce à l’efficacité des derniers volontaires. Que tous soient ici remerciés. Choëx bénéficie d’une communauté solidaire dans sa prière et en actes, et c’est elle qui rend la fête belle.

Racines spirituelles, racines physiques

Le tombeau de Saint-François d’Assise.

Texte et photo par Geneviève Thurre

Une relique, c’est vieux, peu plaisant, cela sent. Et notre Eglise en est friande ? Quelque chose m’aurait-il échappé ?

Lors de nos vacances estivales en Italie, nous sommes passés par Assise et nous avions très envie de voir la tombe de saint François d’Assise. Il fait chaud, il y a beaucoup de monde, pour accéder au tombeau, il faut se mettre dans une file d’attente. Rien de réjouissant. Et pourtant, nous ne partirons pas sans avoir fait le détour. Cela nous tient à cœur et il me semble que notre motivation est guidée par notre foi. En nous approchant de la crypte, nous ressentons un changement d’ambiance. Les gens sont silencieux, priants, dévots pour certains. L’émotion me gagne. Me dire qu’il y a ici « un peu, je ne sais pas quoi mais quelque chose » de ce personnage mythique me connecte instantanément à ma vie chrétienne. Vraiment. Et je prends conscience que les racines de ma foi sont autant importantes que mes racines familiales. Assise, c’est une terre d’Italie, éloignée de la mienne, saint François y a vécu il y a environ 1200 ans et c’est pourtant à ma propre histoire que je me sens raccordée. Ce à quoi je crois, mes valeurs, la direction de ma vie découlent de l’histoire de la chrétienté certes mais en prendre conscience par l’émotion née devant cette relique, c’est bien plus fort que de le savoir.

Devant ce tombeau, c’est une sorte de tour en pierre que nous contournons, je me demande si c’est vraiment à cet endroit que le saint a été enterré, ce qu’il y a à l’intérieur. Mais vite mon questionnement laisse place à la reconnaissance. Avant moi, des gens se sont laissés pétrir par leur foi, ils ont étudié, ressenti, se sont réjouis, ont souffert, ont tout donné, ils ont transmis un message. Et toutes ces vies de saintes et de saints nourrissent aujourd’hui ma propre spiritualité. Devant ce tombeau, c’est une prière émerveillée de remerciement que j’adresse à Dieu et à l’humanité. Je me sens faire partie de cette lignée de chrétiens et je prends conscience que j’ai donc un rôle à jouer. Ma motivation est boostée, mon bonheur d’en faire partie à une apogée. Cela fait du bien.

Mais alors, une relique, ce serait autant utile que la meilleure des homélies ?

PS : pour compléter la lecture de cet édito, un petit détour internet à Assise est recommandé (basilique Saint-François d’Assise, celle de Sainte Claire d’Assise, cercueil du bienheureux Carlo Acutis en l’église Sainte Marie Majeure d’Assise).

Nés sous une mauvaise étoile

Statue de Stanisława dans son uniforme de détenue à l’église Sainte-Anne du quartier Wilanów de Varsovie.

La cause en béatification de la Polonaise Stanisława Leszczyńska a été ouverte en 1992. Celle-ci est toujours pendante malgré trois mille miracles à son actif… Rencontre posthume avec celle que l’on surnommait « l’Ange de bonté ».

Par Myriam Bettens | Photo : Jacques Lanciault

Entre 1942 et 1944, plus d’un million de femmes, d’hommes et d’enfants ont perdu la vie entre les barbelés du camp d’Auschwitz-Birkenau. Malgré l’omniprésence de la mort, Stanisława Leszczyńska a tenté d’y préserver la vie. Née en 1896 dans la banlieue de Łódź, la jeune femme exerce la profession de sage-femme. En septembre 1939, les nazis envahissent la Pologne. Sous les fenêtres de l’appartement de la famille Leszczyńska s’étend le ghetto de Łódź où près de 160’000 Juifs s’entassent. 

Aiguillonnée par sa foi catholique et la vision d’horreur qui s’offre à elle chaque jour, Stanisława s’engage dans la résistance. La Gestapo veille. Ses deux fils sont envoyés dans des camps de travail ; elle et sa fille à Auschwitz ; son mari en réchappe, mais meurt lors de l’insurrection de Varsovie. 

Dans un tube de dentifrice

Avant sa déportation, la Polonaise a la présence d’esprit d’emporter son diplôme de sage-femme dissimulé dans un tube de dentifrice. Le matricule 41335 est assigné à l’infirmerie grâce à ses connaissances médicales, puis à la « maternité ». De nombreuses déportées arrivent au camp déjà enceintes et essaient de cacher la grossesse. Le protocole nazi requiert que la mère et l’enfant soient envoyés aux crématoires – souvent sans passer par la chambre à gaz. Mais aussi parce que le docteur Mengele s’intéresse de près à leur condition pour mener ses expériences. 

Face à Mengele

La sage-femme tient tête à « l’Ange de la mort ». Il accepte que les bébés et les parturientes ne soient pas systématiquement éliminés. Maigre consolation pour Stanisława qui estime que sur les 3000 accouchements qu’elle a réalisés, près de 2500 nouveau-nés n’ont pas survécu, victimes de la faim, du froid ou de la noyade. 

Quelques centaines d’autres sont enlevés pour être « germanisés », mais là encore, elle trouve un stratagème en tatouant les bébés du matricule de leur mère dans l’espoir qu’ils se retrouvent après la guerre. 

Ce mois de novembre, l’Eglise commémore, lors de la Toussaint, les saints, connus et inconnus, comme Stanisława. Le monde, quant à lui, célèbre l’anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant par la journée mondiale de l’enfance.

Visite pastorale

Les jeunes du secteur se sont retrouvés à Monthey pour rencontrer le vicaire général, Pierre-Yves Maillard et l’évêque, Mgr Jean-Marie Lovey.

Du 30 septembre au 6 octobre 2023, notre évêque Mgr Jean-Marie Lovey et son vicaire général l’abbé Pierre-Yves Maillard, étaient en visite pastorale dans le secteur de Monthey.

Texte et photo par Sandrine Mayoraz et l’abbé Valentin Roduit

La visite a commencé par la célébration des confirmations à Collombey puis Monthey. L’évêque était en communion avec nous depuis Rome où il participé au grand événement de la création de 21 nouveaux cardinaux dont le Valaisan Mgr Emil Tscherrig. Ainsi, en son absence, c’est le vicaire général qui a célébré la confirmation à Collombey et le curé Jérôme Hauswirth qui a été délégué à Monthey.

Puis l’évêque et le vicaire général ont rencontré individuellement ceux qui ont un mandat de travail pour l’Eglise de Dieu qui est chez nous. Les agents pastoraux et prêtres se sont succédé pour leur faire des retours sur toutes les belles choses que nous vivons, sur leurs préoccupations et leurs aspirations.

Ils ont aussi rencontré les membres des Conseils de communauté. Ce fut l’occasion de partager sur le sujet des abus, comment nous sommes touchés par les révélations récentes et l’enquête demandée par les évêques suisses. Tsunami, incompréhension, ébranlement de notre foi, mais heureusement, elle est solide. Si les difficultés sont occasion de purification, de croissance dans le désir d’être fidèle à Dieu, eh bien, ça montre qu’Il est vraiment là, qu’Il nous accompagne. Ne perdons pas le lien vital avec Dieu.

La Pasta-Party a rassemblé une quarantaine de jeunes de nos quatre paroisses. Comme eux, le vicaire général a aussi été servant de messe, chanteur, il s’est réjoui de la présence nombreuse de tous ces jeunes. Ensuite, l’évêque les a fait prier en silence avec les mains sur le cœur : là où nous pouvons écouter Dieu.

La rencontre avec les catéchistes nous a permis de nous émerveiller devant l’évidence que les enfants aiment prier. Il y a quelque chose de naturel et de beau. Le lien que chacun fait grandir avec Dieu nous unit les uns aux autres. C’est ce lien qui fortifie nos liens au sein de la communauté.

Enfin, les Conseils de gestion ont pu rendre compte de leurs activités pour que les finances des paroisses servent au mieux, pour que nos églises et nos communautés conduisent toujours mieux à Dieu, dans la durée.

Toute cette semaine fut l’occasion, pas seulement pour l’évêque, mais pour nous aussi, engagés dans le secteur de Monthey, de nous réjouir de l’action de Dieu, des bonnes collaborations. Finalement, n’est-ce pas le Seigneur qui mène régulièrement des visites pastorales ? N’hésitons pas à l’inviter régulièrement, il passe volontiers du temps avec nous.

Avec les Conseils de communauté des paroisses de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz.
Avec les Conseils de gestion.
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