Pendant près de 35 ans, l’abbé Jean-René Fracheboud a prêché des retraites au Foyer de Charité de Bex. Depuis le mois de septembre dernier, il a passé la main. C’est le chanoine de Saint-Maurice, Guy Luisier, qui lui a succédé en tant que Père du Foyer.
Texte proposé par Jean-Michel Moix Photos : Bernard Hallet/cath.ch
Voici un extrait d’un interview qu’il a donné à ce sujet à Bernard Hallet, pour le site d’information catholique : Cath.ch
Vous avez passé près de 35 ans au Foyer de Charité, qu’est-ce que vous en gardez ? Jean-René Fracheboud : Accueillir et rencontrer des « chercheurs de Dieu » a été passionnant. Les gens choisissent de venir au Foyer. D’une manière ou d’une autre, ils portent en eux un désir d’approfondissement de leur vie. Chaque rencontre est unique, le cœur de notre foi est un Dieu qui croit en l’homme, qui est venu le rencontrer, le sauver. J’ai pu vivre d’une manière très concrète cette passion en découvrant que Dieu n’est pas dans les nuages, ni extérieur, mais au cœur de l’humain avec les joies, les peines, les drames.
D’une manière plus concrète, quelle évolution avez-vous observée durant toutes ces années sur les retraitants qui sont passé à Bex ? L’évolution a été impressionnante. Au début, dans les années 1980 /1990, les gens qui fréquentaient le Foyer avaient un lien avec les communautés paroissiales. On avait à faire à des pratiquants qui éprouvaient régulièrement le besoin de s’arrêter pour éprouver leur mission. Depuis, les assemblées dominicales se sont réduites et les pratiquants réguliers se sont raréfiés. Il y a encore des gens engagés qui éprouvent le besoin de venir en retraite. J’ai observé un véritable glissement vers l’accueil de personnes qui reviennent d’un désert spirituel et qui ont tout à découvrir et qui sont en recherche de sens, de profondeur et de dignité. Cette évolution est très nette. De plus en plus de gens sont venus parce qu’ils étaient marqués par de grandes souffrances, par des problèmes d’identité, des cassures familiales, des difficultés professionnelles. Ils ont été amenés à s’interroger sur leur manière de vivre et la manière de trouver des forces pour continuer à mener le combat de la vie.
Merci Jean-René pour ton engagement de prédicateur au sein du Foyer de Bex : puisse la parole que tu as semée tout au long de ces années, lever et porter de nombreux et bons fruits spirituels !
Le Foyer de Charité de Bex est ouvert depuis 1971.
Petite retraite ignatienne au Foyer de Bex : du vendredi 8 mars (19h) au dimanche 10 mars (14h) 2024
Le Foyer de Bex accueillera un week-end de ressourcement spirituel pour découvrir les exercices de saint Ignace avec les coopérateurs du Christ-Roi : du vendredi 8 mars (19h) au dimanche 10 mars (14h) 2024. Enseignements, méditations, lecture de la Bible et discernements spirituels seront animés par le Père Yves Bochatay et le Frère Louis-Marie, CPCR, en collaboration avec les abbés Jérôme Hauswirth, David Roduit et Mgr Jean-Pierre Voutaz.
La plupart du temps, quand nous entendons parler de la « parabole des talents », nous pensons spontanément aux qualités dont les uns seraient dotés (les talentueux) plus que les autres. Or, à l’époque, un talent équivalait à une importante somme d’argent que le maître de la parabole remet à ses serviteurs, afin qu’ils en tirent ample profit et la lui rendent avec des bénéfices. En effet, les questions financières sont omniprésentes dans l’Evangile, car c’est souvent le nerf de la guerre : la survie individuelle et la subsistance collective en dépendent.
Si les richesses constituent un danger (cf. Matthieu 19, 23-26), si nous ne pouvons pas servir à la fois Dieu et l’argent (cf. Matthieu 7, 24), et si Jésus nous invite à nous en détacher pour pouvoir le suivre, comme il le demande au jeune homme fortuné (Matthieu 19, 16-22.27-30), l’essentiel est de les faire fructifier dans l’honnêteté pour le bien commun. Peu importe combien de talents nous recevons, ce qui compte, c’est que nous soyons créatifs et pleins d’allant avec ce dont nous disposons. D’ailleurs, les deux premiers serviteurs se voient attribuer la même récompense, alors qu’entre eux, la différence de mise de départ est importante (5 et 2 talents). Cela vaut pour la gestion intelligente, habile et respectueuse des capitaux économiques, politiques et sociétaux, mais aussi pour les biens ecclésiaux. Cela concerne surtout le trésor du Royaume, là où se trouve notre cœur (cf. Matthieu 7, 19-21).
Si nous désirons que le Seigneur nous dise un jour : « Viens, entre dans la joie de ton maître » et nous étreigne pour l’éternité, il convient que nous prenions des risques pour l’annonce de la Bonne Nouvelle. Le seul reproche qui est fait au troisième serviteur, c’est d’avoir méconnu le visage de son patron et d’avoir eu peur en enterrant son petit magot sous terre. Il l’aurait mis en jeu et se serait donné corps et âme à sa tâche, envers Dieu, ses frères et sœurs et lui-même, avec son unique talent, il aurait aussi vu les portes du ciel s’ouvrir à deux battants devant lui. Donnons-nous donc aux autres sans retenue !
Le 14 février à la Saint-Valentin, notre société fête l’amour. C’est l’occasion de répondre à cette invitation et célébrer l’Amour au sein du couple. A leurs noces d’or, les jubilaires sont unanimes : l’Amour conjugal n’est pas du « tout cuit ». Il s’apprend, se construit, s’entretient. Chaque couple trouve sa stratégie, son rythme et ses ressources pour prendre soin et nourrir cette relation privilégiée. Voici quelques propositions – non exhaustives – et témoignages de couples de par chez nous.
Par Sandrine et François-Xavier Mayoraz | Photos : Jean-Michel Moix, Pixabay
Saint-Valentin autrement
Proposé depuis trois ans par la Pastorale de la Famille, le concept est tout simple : un souper en tête-à-tête au restaurant et entre chacun des trois plats, une piste de réflexion qui invite à un cœur-à-cœur en couple. Une participante revient sur cette soirée : « La saint Valentin est une excellente excuse pour trouver le temps d’être à deux. L’apéro a permis un échange et un partage avec d’autres couples. Puis, on passe à table pour un souper aux chandelles. J’ai trouvé le matériel de réflexion super, on a pu l’emmener à la maison et le rouvrir durant l’année. » Dans une ambiance romantique, cette Saint-Valentin régale les estomacs et les cœurs. Comme le 14 février est aussi le mercredi des Cendres, la date du souper est anticipée en 2024. Mercredi 7 février à 19h30 au Labo 1 à Monthey Prix : Fr. 50.– par personne Inscription :famille@cath-vs.org
Un week-end de retraite en famille
Certains couples aspirent à une retraite spirituelle, un temps prolongé à l’écart, de silence et de méditation. Mais caser les enfants, trouver un lieu, gérer la logistique familiale freinent cette envie. Le foyer de Charité à Bex 2 par exemple propose des retraites ciblées pour les couples où les enfants (4-12 ans) bénéficient sur place d’un encadrement adapté. Ainsi, leurs parents profitent de ce temps de ressourcement. Animé par des couples et un prêtre, ce week-end allie réflexions spirituelles et pratiques sur la vie conjugale, temps libres, dialogues et prières.
En équipe
D’autres couples se réunissent mensuellement en petites équipes pour un échange et un partage sur le quotidien. Ces mouvements s’appellent Equipe Notre Dame, Vivre & Aimer ou Vie et Foi 3. Chaque mouvement a sa spécificité et son style. Et tous partagent les mêmes valeurs – amitié, confidentialité, bienveillance – et souhaitent soutenir les couples qui veulent vivre leur amour à la lumière de la foi. Le groupe apporte un élan et devient un espace de confiance. « Avec chaque enfant qui arrivait, on a perdu notre « lien ». C’est pourquoi, on a décidé de rejoindre les END. Ce qui est génial, c’est justement l’équipe : il y a des gens avec plein d’expériences, différents âges. Et fixer nos rendez-vous en équipe nous « force » en quelque sorte à s’organiser et nous consacrer du temps. En parlant des différents sujets, on se « découvre » un peu, de nouveau. Il y a les « points concrets d’effort » propre à chacun – honnêtement, on ne les réalise pas encore entièrement – mais on prend des habitudes petit à petit » explique une trentenaire.
En mars 2023, un tremblement de terre a secoué les parois des palais pontificaux du Vatican. Passée inaperçue sauf dans la presse spécialisée, la mesure est de taille et pourtant si… ordinaire : les cardinaux et autres chefs de dicastères de la Curie romaine devront payer un… loyer !
Ainsi en a décidé François, par le Secrétariat à l’Economie de l’organisme curial. Un rescrit du Préfet, l’Espagnol Maximino Caballero, a ordonné la fin de l’utilisation gratuite des biens immobiliers du Saint-Siège (logements) « pour faire face aux engagements croissants que l’accomplissement du service à l’Eglise universelle et aux nécessiteux exige dans un contexte économique comme celui d’aujourd’hui, d’une gravité particulière », précise le décret.
Comme tout le monde
Désormais, prélats et laïcs engagés par la Curie Romaine et qui logent dans les nombreux édifices appartenant au Saint-Siège, devront s’acquitter d’un loyer, comme tout locataire. Cela ne concerne pas les religieuses et religieux qui eux demeurent dans les maisons des Ordres auxquels ils appartiennent.
Solidarité
En 2021, suite au Covid, le Pape avait réduit le salaire des responsables curiaux, car le budget du Saint-Siège avait été grevé par la pandémie. Le Pape décrit cette mesure comme un « sacrifice extraordinaire ». A noter que le Pape, lui, n’a aucun salaire, mais chaque année fait acte de charité lors de la quête dite « du Denier de Saint-Pierre », qui lui permet d’envoyer de l’argent auprès des nécessiteux du monde entier par l’entremise de son (nouveau) Dicastère du Service de la Charité (l’ancienne Aumônerie Apostolique).
Il y a 10 ans, le pape François était mandaté par les Cardinaux qui l’élurent d’assainir les finances du Saint-Siège et de la Cité du Vatican ; cette mesure est un point (presque) final à cette réussite de mandat. Comme quoi, quand on veut, on peut : il n’y a pas de petites économies…
Les cas d’abus sexuels, commis par des membres du clergé, ont fait récemment la « une » de nos journaux, notamment du Nouvelliste, depuis la publication d’une étude de l’université de Zurich, le 12 septembre dernier, étude commandée et financée par l’Eglise catholique suisse. Suite à cette étude, l’émission de la RTS « Mise au point » du 19 novembre a braqué ses projecteurs sur l’abbaye de Saint-Maurice. Le magazine « l’Illustré » du 29 novembre a renchéri et a livré également sa propre enquête. Chaque divulgation charrie comme un torrent de boue qui blesse la foi des fidèles et salit l’Eglise du Christ, « notre Mère » ! Plus que jamais l’Eglise, dans son institution, est confrontée à un devoir de vérité, de justice, de réparation, de réforme intérieure.
C’est pourquoi nous vous proposons ce texte de l’abbé Paul Martone, porte-parole de notre évêque pour la partie germanophone de notre diocèse de Sion.
L’Eglise, ma Mère
Par l’abbé Paul Martone | Photo : kath.ch
Nous tous, sommes bouleversés par les récits d’abus et d’agressions commis par des agents pastoraux qui ont ainsi trahi tout ce qui était sacré pour eux. Ils ont ainsi blessé physiquement et moralement de nombreuses personnes, et parfois même les ont détruites. Nous devons faire tout ce qui est humainement possible pour rendre justice aux victimes et prévenir les abus sexuels à l’avenir.
Ces graves scandales ont pour conséquence de jeter une ombre de suspicion sur tous les prêtres, voire sur l’Eglise en tant que telle. N’oublions cependant pas que l’Eglise n’est pas simplement une vieille institution, mais qu’en elle agit le Christ vivant et ressuscité. Notre espoir et notre joie sont là où le Christ vit.
C’est ce lien que nous devons remettre au centre. La solution ne se trouve pas dans une modification des structures, la suppression de l’obligation du célibat et l’introduction du sacerdoce féminin. Chacun et chacune d’entre nous, pas seulement les ecclésiastiques, mais tous les chrétiens et chrétiennes doivent entreprendre un véritable chemin de purification et de conversion, vers le Christ crucifié. Cette question est au cœur de l’Evangile. Si l’Eglise perdait de son prestige et de son influence, nous ne devrions pas le regretter, car nous correspondrions peut-être mieux ainsi au plan de Dieu pour elle.
Mais malgré tout, l’Eglise reste notre mère. Karl Rahner la décrit avec justesse : « L’Eglise est une vieille femme avec beaucoup de rides et de ridules. Mais elle est ma mère. Et on ne frappe pas une mère. »
Chacun de nous est invité à aimer, à ressentir et à penser avec cette Mère-Eglise : « Non seulement l’Eglise du passé, ni l’Eglise qui n’existe pas encore, mais l’Eglise concrète et présente, dont les rides et les taches doivent être effacées, même par notre humble aide. » (Jean-Paul II pendant sa visite à Sion en 1984)
La première étape pourrait être : sans vouloir minimiser ce qui s’est passé, retrouver le courage de parler de ce que cette mère nous a fait de bien, et de dire pourquoi nous l’aimons malgré tout.
A travers cette nouvelle rubrique, partons à la rencontre des femmes et des hommes laïques engagés dans les diverses paroisses de Suisse romande. Fabienne Bingler, secrétaire/comptable de la paroisse francophone du Sacré-Cœur de Bâle, ouvre le chemin.
Par Nicolas Maury | Photo : DR
Quand on lui demande quelle est sa fonction, Fabienne Bingler répond du tac au tac : « Je ne fais pas seulement le secrétariat et la compta, mais m’occupe de plein de choses : l’ouverture de l’église, le rangement de la sacristie. Même la Putzfrau ! » Pour preuve, à l’heure de l’interview, elle bataille avec un chauffage récalcitrant…
L’emploi de la langue de Goethe ne doit rien au hasard. Son employeur est la Paroisse française du Sacré-Cœur de Bâle, qui compte près de 400 fidèles et trouve son origine dans l’exode de population de 1871 : « Souvent, des jeunes venus à Bâle pour échapper à l’enrôlement dans l’armée prussienne. Il y avait aussi des cheminots alsaciens, ainsi que des Jurassiens et des Valaisans voulant un enseignement religieux dans leur langue. »
Parfaitement bilingue, Fabienne se rappelle très bien la manière dont elle a été embauchée. « C’était deux ans après la naissance de mon premier garçon. Je cherchais un job et j’ai postulé. Etre catholique était un prérequis. Mais ce qui a fait la différence c’est ma souplesse professionnelle. »
Avouant volontiers être croyante, son métier est, pour elle, un reflet de sa foi en Dieu. « J’ai essayé de la transmettre à mes enfants. Ma mère et moi leur apprenions à prier. Comme je travaillais pour la paroisse, nous allions peut-être un peu plus souvent à la messe que les autres. A l’époque, mon aîné voulait devenir pape. A l’école, quand il dessinait, il mettait des croix partout. Quand la maitresse lui a demandé pourquoi, il a expliqué que c’est parce que je travaillais dans une église. »
La Française d’origine ne dément pas avoir un caractère bien trempé. « Il faut parfois avoir de la patience avec les paroissiens qui pensent que, vu que nous travaillons pour l’Eglise, nous devons être là en permanence. Mon mari n’est pas ravi quand, le dimanche matin, nous sommes dérangés par un téléphone impromptu. Mais j’essaye d’être de bonne humeur et de montrer mes bons côtés. Même mon curé en est souvent étonné (rire) ! »
Fabienne Bingler, 55 ans, secrétaire et aide-comptable depuis mars 2006 à la paroisse française du Sacré-Cœur de Bâle. Maman de deux garçons de 19 et 13 ans.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Paul de Tarse Daniel Marguerat
Célèbre parmi tous les apôtres, saint Paul est aussi le plus mal connu. On le dit colérique, doctrinaire, antiféministe, hostile au judaïsme. Après le message simple de Jésus, il serait venu tout compliquer avec une théorie obscure du péché… Mais qui a vraiment lu ses lettres ? Qui a deviné l’homme derrière les propos de Paul de Tarse ?
L’originalité du livre de Daniel Marguerat est d’immerger ses écrits dans la vie tumultueuse et passionnée de l’apôtre. Car derrière les textes de ce grand théologien, il y a un homme qui aime, qui lutte, qui peine et qui souffre. Un livre passionnant, qui fait découvrir un Paul peu connu. Sa pensée incandescente fait de lui, aujourd’hui encore, l’enfant terrible du christianisme.
Les 12 inouïs de l’Evangile François-Xavier Amherdt
A force d’entendre et de réentendre sans cesse les Saintes Ecritures, il se peut que leur puissance créatrice n’atteigne plus nos cœurs et nos consciences. Voici donc douze inouïs de l’Evangile, parmi tant d’autres, douze réalités que nous, croyants et baptisés, n’avons jamais vraiment vues et entendues, malgré les témoins, les saintes et saints au long de l’histoire de l’Eglise. Il s’agit de rendre compte avec douceur et respect, en toute bonne conscience, de l’espérance qui nous habite. Une démarche détonante, inédite, tissée des surprises et des clins d’œil que nous fait l’Esprit pour nous communiquer par heureuse contagion le virus de la joie de l’Evangile.
Qui d’entre nous n’a jamais expérimenté un vide existentiel ? En partant des problématiques qui touchent la jeunesse d’aujourd’hui (hyperactivité, burn-out, hyperémotivité, dépression liée au vide existentiel, angoisse de l’avenir, etc.), Joël Pralong aborde le sujet complexe du vide affectif qui engendre névrose, dépression, mésestime de soi. Face à ce constat, il donne surtout des pistes spirituelles qui rejoignent les problématiques évoquées à partir de ce qui leur est commun et creuse par lui-même un sujet peu traité. Un livre didactique émaillé de témoignages et d’images, qui s’adresse aussi bien aux jeunes qu’aux adultes.
L’Evangile pour les enfants Christine Ponsard et Jean-François Kieffer
Dieu, personne ne l’a jamais vu. Pourtant, depuis deux mille ans, retentit cette bonne nouvelle : Dieu s’est fait homme. Jésus qui est Dieu aime avec un cœur d’homme. Lire les évangiles, c’est connaître Jésus et apprendre à aimer comme Lui. Cette bande dessinée permettra à l’enfant de découvrir les plus grands épisodes de l’histoire de Jésus racontés par deux auteurs de talent : Christine Ponsard et Jean-François Kieffer (à partir de 6 ans).
Nous étions quelque 130 pèlerins, issus principalement des paroisses de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz, à nous être rendus à Rome en pèlerinage du 23 au 27 octobre.
Par Jean-Michel Moix | Photos : Jean-Michel Moix, Bastien Clerc
Voici quelques impressions glanées au retour de ce pèlerinage :
« Merci pour ce pèlerinage. J’ai pu voir plein de basiliques et d’églises magnifiques. J’ai également apprécié les explications des guides. »
« Merci d’avoir pu voir le Pape. »
D’une fille de 13 ans : « J’ai eu du plaisir à venir à Rome avec vous, je me suis faite de bonnes amies. Je suis allée à Rome, seule, avec ma grand-maman et je suis rentrée avec cinq, six amies. Du coup je remercie Dieu et j’ai aimé aller voir le Pape et aussi faire du shopping. »
« Merci d’avoir pu visiter et prier sur les tombeaux et reliques de saint Pierre, saint Barthélemy, saint Clément, sainte Cécile, sainte Agnès, saint Louis de Gonzague ou encore saint Jean Berchmans. »
Visite guidée des Forums impériaux.
Aux abords du Colisée.
Sur la tombe de sainte Cécile, patronne des musiciens et choristes.
Inscription en latin sur la façade de la basilique du Latran, cathédrale du Pape : « Mère et Tête de toutes les églises. »
La Pietà : célèbre statue
de Michel-Ange en la basilique Saint-Pierre.
Ensemble des pèlerins en l’Eglise Sant’Andrea della Valle.
A Sévaz, nous avons la chance d’avoir une petite chapelle. L’avantage est que même si parfois il y a peu de monde, on ne se sent pas perdu. Une bonne ambiance règne entre les fidèles. Le mardi, la tradition de boire le café après la célébration est bien ancrée.
Marie-Antoinette Losey une paroissienne qui aime accueillir.
Par Bernadette von Niederhäusern Photos : Anita Marmy, Bernadette von Niederhäusern
J’ai eu la chance de vivre ces moments tout d’abord avec Marie-Thérèse Pauchard qui nous a accueillis jusqu’à plus de nonante ans. Son exemple a incité à continuer. Après son décès, Marie-Antoinette Losey s’est spontanément proposée pour prendre le relais. J’ai été à sa rencontre.
Pourquoi vous êtes-vous proposée ? « J’avais de la place et mon mari aimait bien l’ambiance. C’était une joie pour lui, car il recevait la communion. Maintenant qu’il est décédé, cela me permet d’avoir des rencontres. Tous les participants apprécient ce moment de convivialité. » Marie-Antoinette prend soin de nous accueillir chez elle avec des biscuits faits maison. Les participants se partagent les tâches : faire le café, apporter des gâteaux ou autres friandises, faire la vaisselle. Lorsqu’il n’y a pas de messe, on récite le chapelet. Ensuite, on continue avec ce moment de partage chez Mme Losey. On peut dire que nous vivons la communion fraternelle. Pendant le Covid, cela nous manquait. Quelle joie d’aller chez elle, c’est un vrai moment de bonheur! Merci pour cet accueil et cette écoute!
L’ambiance du temps liturgique de l’Avent nous pousse à l’intériorité, que ce soit par le froid nous incitant à rester tout près de nos cheminées, ou par les messes « rorate » nous plongeant dès le matin dans une atmosphère recueillie et silencieuse. Alors que notre société nous pousse à marche forcée dans un rythme toujours plus rapide telle une averse d’été lors d’un orage du soir, il est bon parfois de ralentir quelque peu, comme les flocons qui tombent et virevoltent au gré de la brise nocturne.
Voici justement qu’un événement de notre paroisse vient nous interpeller : l’anniversaire des 10 ans de l’adoration continue à Martigny, que nous fêterons peu avant Noël. Des noces d’étain pour une présence fidèle auprès du Seigneur, que ce soit dans le silence des nuits hivernales ou au cœur de journées bien remplies. Pour s’arrêter l’espace d’une heure dans une attitude de contemplation silencieuse, il faut souvent un petit temps d’adaptation, un peu comme lorsqu’on approche un mourant sur son lit d’hôpital ou un bébé dans les bras de sa maman. Pour ne pas réveiller le nourrisson ou ne pas brusquer le malade, nous ralentissons notre pas et l’approchons tranquillement, afin de l’habituer à notre présence, de prendre son rythme… Mais ce n’est pas toujours facile : à genoux devant le Saint Sacrement, le tourbillon de nos pensées peut nous rattraper et nous enfermer dans notre monde. Alors la vue de cette petite hostie qui ne bouge pas nous ramène à l’essentiel : « Seigneur, je te confie tous mes soucis, ce monde trop rapide pour moi… »
En ceci consiste la grâce du temps de l’Avent et de Noël : alors que la nature tourne au ralenti, engourdie par le froid, nous sommes invités à revenir à l’essentiel avec des temps réguliers au rythme du Bon Dieu : la messe du dimanche, la prière du soir, le passage dans une chapelle ou un partage biblique… Ainsi, nous parviendrons mieux à nous émerveiller devant ce petit enfant à la crèche, qui viendra si discrètement, comme la rosée le matin.
« Roráte, cæli désuper… » Cieux, faites tomber la rosée, que nous la recevions ; que nous LE recevions dans notre cœur.
Des traditions de Noël qui bercent nos enfances et nos enfants. D’où viennent-elles ? On s’interroge sur les origines de nos traditions et sur ce qu’elles nous disent autour de cette fête…
Par Sandrine Mayoraz Illustrations : DR
Contrairement aux idées reçues ces symboles ne sont ni bibliques, ni inventés par les chrétiens. Ils sont liés aux fêtes religieuses païennes du solstice d’hiver ! Mais les chrétiens leur ont donné une signification nouvelle pour honorer Jésus.
Le Sapin
Notre sapin, rendu célèbre par sa chanson est souvent un épicéa ! Dans l’Antiquité, l’épicéa était le symbole de l’enfantement. Vert au milieu d’une nature froide et morte, ce conifère manifeste la vie et l’espérance. Ainsi, notre beau sapin est repris par les chrétiens comme l’arbre de Noël, symbole de l’enfantement de Jésus.
A l’origine, on y suspendait des pommes. En 1858, à la suite d’un hiver rigoureux qui a affecté les récoltes, un artisan verrier a eu l’idée de créer la boule de Noël telle que nous la connaissons aujourd’hui.
La couronne
Au cœur de l’hiver, voyant les jours diminuer, nos ancêtres craignent que le soleil disparaisse pour toujours. Alors ils ornent leur porte d’une couronne pour évoquer le soleil et appeler son retour. Le cercle est aussi un symbole très ancien de la vie éternelle et rappelle le cycle des saisons.
Pour les chrétiens, cette couronne va signifier que c’est Jésus la lumière véritable qui éclaire nos vies et que Jésus va revenir. L’Avent n’est donc pas seulement l’attente avant Noël, mais aussi l’attente du Retour glorieux du Christ.
Les quatre bougies de l’Avent
Quand la couronne n’est pas suspendue à la porte, mais posée sur une table, on lui ajoute quatre bougies.
Quatre comme les quatre semaines qui nous séparent de Noël. Elles sont allumées chaque dimanche. Elles évoquent aussi les quatre grandes étapes de l’Alliance de Dieu qui ont précédé la venue de Jésus.
1. Le pardon accordé à Adam et Eve ; 2. La foi d’Abraham et des patriarches croyant en la Terre promise ; 3. La joie de David en alliance avec Dieu ; 4. L’enseignement des prophètes annonçant un règne de justice et de paix.
Les cadeaux !
Enfin, incontournables et parfois controversés : les cadeaux.
Dans la Rome antique, offrir des cadeaux aux enfants était un geste sacré qui rappelait que les dieux eux-mêmes avaient reçu des cadeaux dans leur enfance. Cette tradition était profonde et spirituelle. Au Moyen Age, l’Eglise légitime cette pratique en évoquant les présents apportés par les Mages. Attribués plus tard à saint Nicolas, évêque de Myre, les cadeaux sont distribués en fin d’année : le 6 décembre, à Noël ou à l’Epiphanie selon les pays.
Les cadeaux font partie de Noël aujourd’hui. Sources de joie et de partage, ils égayent cette nuit particulière où l’humanité a reçu le plus précieux des cadeaux : la naissance de son Sauveur.
Par Bernadette von Niederhäusern Photo: Les Amis d’Haïti
Les Amis d’Haïti ont eu la joie d’accueillir récemment Colette Lespinasse, membre du conseil de direction du Foyer Maurice Sixto, qui a apporté un témoignage inquiétant sur la situation présente en Haïti.
« Avec les gangs, la vie est difficile. Il y a parfois des balles perdues qui touchent aussi des enfants. Pour le moment, le foyer fonctionne mais surtout avec le personnel et les enfants qui habitent le quartier pour éviter les déplacements » relate Colette Lespinasse. Grâce au Foyer, les enfants reçoivent parfois le seul repas de la journée. Ils apprennent comment se comporter en cas de violence… Ces dernières années, ils ont mis en place un programme formation scolaire pour les enfants de 10 ans et plus qui n’ont pas été scolarisés. L’accent est mis aussi sur des formations rapides de mécaniciens et de réparateurs de portables. Ainsi ils pourront être indépendants.
On lui a demandé pourquoi elle ne quitte pas le pays : « C’est par respect pour nos ancêtres qui ont lutté pour sortir de l’esclavage et être libres. »
L’Association des Amis d’Haïti organise sa traditionnelle vente : oranges, huile d’olive et carottes. Détails sur le lien https://qrlnk.pro/fr/preview/8f155283-7bef-43d1-ad9c-e49b5d8863f1 Les commandes peuvent être faites au 077 451 94 58. Merci pour votre soutien.
Ces enfants du Divin, sources constantes d’émerveillement… Leurs parents nous partagent leur expérience d’une nativité vécue, incarnée, traversée, le cœur tout tremblant de bonheur et d’inquiétude… Un éclat de Royaume qui affleure dans notre monde…
Myriam : émerveillés au quotidien
« L’arrivée de Matthieu a chamboulé nos vies. Les priorités sont tout à coup autres : ce petit qui dépend entièrement de nous, nous appelle à nous donner sans limite. Le jour… et souvent la nuit ! La fatigue des premiers mois nous rend parfois moins disponibles pour l’autre, pour soi et pour se recueillir. En même temps, cette vie plus intense est aussi une source quotidienne d’émerveillement !
Depuis l’arrivée de Matthieu, je ressens de façon très forte la responsabilité d’assurer à notre enfant, autant que l’on peut, sa sécurité et son épanouissement. Je sais que ce sentiment perdurera, indépendamment de l’âge de Matthieu ! Cette expérience inattendue me permet de mieux comprendre mes propres parents. Aujourd’hui Matthieu déborde de vie, de curiosité. Nous sommes reconnaissants pour ce petit qui dégage tant de joie. Merci Seigneur ! »
Romana : un nouveau départ
« Nina a deux ans, mais depuis qu’elle a « atterri » dans notre vie, chaque instant est gravé dans notre mémoire ! La naissance de notre fille, c’est comme un nouveau départ… J’ai le sentiment qu’elle est un cadeau du ciel. Elle a apporté un sens à ma vie et beaucoup de changements. Mes priorités ont changé. Avant j’attachais de l’importance aux choses matérielles, à ce que la société met en valeur. Aujourd’hui ce qui compte, c’est qu’il ne manque rien à ma fille… Notre vie a vraiment changé : nous vivons beaucoup d’émotions, beaucoup de joie ! Aussi pour nos familles car Nina est la première petite-fille dans la famille. Il y a une relation très forte entre nous et, avec un regard, on arrive à comprendre ce qu’elle ressent… c’est fou ! »
Hugo : tout pour elle…
« La naissance de notre fille, c’est un cadeau du ciel ! Je l’ai pris comme une nouvelle chance qui nous a été accordée. Cela m’a beaucoup changé. Je me suis épanoui et calmé : devenir parent c’est dur et à la fois bénéfique… Sa présence m’apporte beaucoup de bonheur, de joie, de rires, mais aussi des peurs, car c’est un bébé et il n’existe pas de mode d’emploi. On apprend avec d’autres sur le tas… Au final, c’est une joie de vivre quotidienne. Incroyable ! Je souhaite à tout le monde de devenir parent, car je trouve qu’il n’y a pas de mots pour expliquer ce bonheur… ça part de rien et cela devient notre tout. C’est troublant de se dire qu’au départ il y a cette relation entre père et mère et qu’aujourd’hui il y a cet être humain… ça montre à quel point nous sommes vivants et combien nous voulons vivre… Ma fille, c’est toute ma vie, je donne tout pour elle… »
Julien : grisant et inquiétant !
« La venue au monde de Priam a été un grand évènement. J’ai toujours souhaité devenir père mais rien ne pouvait me préparer à l’intensité d’un tel moment. La première étape, c’est l’attente : neuf longs mois durant lesquels j’ai fait le maximum, toujours ce sentiment d’inutilité. Je me sentais en retrait, un peu spectateur. L’accouchement en lui-même a été le moment le plus intense de ma vie. Son premier cri résonnera toujours comme une musique inégalable. Sentir cette vie qui démarre est à la fois grisant et inquiétant.
Le retour à la maison fut un jour de fête. Nous l’avons présenté à notre famille. Lorsque votre enfant est là les choses ne changent pas radicalement. Elles se transforment petit à petit au gré des expériences vécues. Nous apprenons chaque jour. Je donnerais un seul conseil à de futurs parents ce serait : n’ayez pas peur de vous tromper, cela arrivera ! Le plus important est de bien réagir. »
Karine : apprendre à aimer…
« Lorsque j’ai su que j’étais enceinte, j’ai d’abord eu très peur, peur du changement de vie, de la perte de ma liberté. Au fur et à mesure que le bébé grandissait en moi, j’ai appris à aimer cette vie en moi. Les sentiments touchants comme les premiers coups arrivaient. A sa naissance, la phrase de la sage-femme « Vous allez bientôt rencontrer votre bébé » m’a laissée de marbre. Je me fichais de le rencontrer ; je voulais qu’il vive, qu’il sorte sans plus d’encombre. J’ai pris conscience que ce n’est qu’en poussant sans retenue que ça arriverait, j’ai accepté et il est venu. Il fallait que je souffre pour qu’il naisse, et c’est la vérité la plus ancestrale que j’ai pu expérimenter dans ma chair et mon âme.
Quand cette merveilleuse sage-femme a posé mon bébé sur moi, ce n’est pas un sentiment d’amour, ni même de reconnaissance qui s’est opéré en moi. J’ai ressenti le besoin de prendre soin de cet être. Ma première phrase a été : « Oh ! Non, ne pleure pas mon bébé ! » Je voulais juste qu’il soit bien, rien d’autre. L’amour pour mon bébé grandit au fil des jours. Il prend des pics merveilleux aux premiers sourires.
Le changement de ma vie, c’est de vivre avec l’inquiétude qu’il puisse lui arriver quelque chose, qu’il soit malade, qu’il souffre… Mais aussi le stress de le manipuler correctement, de préparer un déplacement ou de voir les gens interagir avec lui. J’ai du souci, mais je suis portée par ses sourires et ses gazouillis. »
Si tu avais pu assister à la naissance de Jésus, il y a près de 2000 ans, dans quel personnage de la crèche aurais-tu aimé la vivre ? Telle est la question que nous avons posée autour de nous, sous la forme d’un micro-trottoir. En voici quelques florilèges.
Textes et témoignages proposés par Sandrine Mayoraz, Stéphanie Reumont, Nicolette Micheli Dessin : DR
« Je suis un peu prétentieuse… Marie. Elle a été choisie par Dieu pour porter son Fils. C’est un honneur. J’aime beaucoup les bébés et je trouve que Marie c’est une maman à laquelle je peux m’identifier dans beaucoup de situations : elle a souffert, elle a eu aussi beaucoup de joies et elle a eu cette mission assez incroyable. Et surtout, elle a cru. C’est magnifique. Elle a vraiment fait confiance et on peut la prendre en exemple. » Mary-Lou, 60 ans
« Moi, j’aimerais être l’âne car il est toujours prêt à rendre service. Il a déjà porté Marie, fatiguée avant la naissance de Jésus, il suivra la Sainte Famille exilée en Egypte et il portera Jésus triomphant à Jérusalem. » Un grand-père
« Je choisirais Marie. Je me sens proche de cette femme discrète, qui donne sa confiance à Dieu en toute humilité. Femme qui s’inquiète, a peur, mais est tellement courageuse au pied de la croix. Elle nous donne force et espoir dans notre vie de tous les jours. » Astrid, secrétaire des paroisses du Haut-Lac
Réponse en famille : Le papa : « Jésus, pour être le Dieu. » Naomi, 8,5 ans : « Marie parce que c’est la seule fille. »Loane, 4,5 ans : « Un ange pour voler dans le ciel. » La maman : « Un ange pour veiller sur les autres. »
« Moi j’aimerais être l’un des bergers parce que ce sont les premiers qui ont été avertis par les anges de la naissance de Jésus et sont accourus voir l’Enfant dans la crèche. » Une maman
« C’est le mouton. Car c’est un souvenir d’enfance. On avait le droit de jouer avec la crèche et on avait plein de moutons. Chaque année on voulait agrandir le troupeau et mon frère rajoutait aussi des vaches pour faire un peu plus valaisan. Je me dis que ces moutons sont là « par hasard ». Ce n’est pas pour eux que Jésus est venu. A leur insu, ils ont vécu un événement incroyable. Et voilà, je me dis qu’à notre insu, on vit aussi des événements qu’on ne sait que par après qu’ils ont changé notre vie. » Sandrine, 34 ans
« Les trois rois mages. Parce que ce sont les premiers qui ont compris que Jésus était important et ils se sont dit « on va lui offrir des cadeaux ». » Léana, 15 ans
« J’aimerais être Gaspard, un mage. Parce qu’il apporte un cadeau ! Et aussi parce qu’il a de beaux habits. Ceux qui ont des habits troués et sales, ils sont sûrement pauvres, mais lui il a l’air d’être riche. Et il partage ses richesses. Il offre un beau cadeau à Jésus. » Jonah, 7 ans
Le 17 septembre dernier, nous avons ouvert l’année pastorale 23-24 avec un fil rouge pour orienter et stimuler nos actions et nos réflexions pastorales. Celui-ci se décline sous la forme d’un slogan, « Jésus, ma soif et ma source », ainsi que par un chant intitulé « Notre soif intérieure ».
Par Rachel Jeanmonod
Déjà largement diffusé via notre site internet ainsi que par le biais d’un signet offert aux paroissiens et à disposition toute l’année dans les différentes églises de notre paroisse, cette composition vous est présentée ici en format partition. Inspiré de la rencontre entre Jésus et la Samaritaine (Jn 4, 5-26) le texte exprime sous forme de prière, cette invitation à accueillir le don de Dieu, en laissant grandir en nous notre soif intérieure qui nous pousse à le chercher, Lui, la source d’eau vive. Que le peuple de Dieu que nous sommes s’abreuve à cette source qui est le Christ afin que jaillissent de nous des torrents de vie et d’amour donnés et reçus gratuitement.
Je rencontre Jean-Manuel au Café du Parvis. Il passe et regarde, étonné par ces tables et ces chaises en couleurs aménagées sous les marronniers devant la Maison de la Visitation. Je le hèle en lui disant qu’il y serait le bienvenu car on n’y vend rien et que chacun est le bienvenu.
Propos recueillis par Pascal Tornay | Photos : valaissurprenant.ch, DR
Ce jour-là, je ne savais pas que mes paroles allaient rejoindre le rêve de Jean-Manuel D’Andrès. Patron d’une serrurerie de la place, il a consacré une partie de sa maison, quelques fonds, sa passion et sa retraite à l’ouverture d’un magasin, rue d’Octodure, où, justement, on ne vend rien… Allons visiter.
Jean-Manuel, comment l’idée d’une entreprise aussi insolite que (d)étonnante a germé ? A la suite de la vente des terrains et locaux où se trouvait notre entreprise familiale, ma première idée était d’occuper ma retraite en vendant des outils pour la sculpture sur bois. Pour ce faire, je disposais de ce local à la rue d’Octodure qui m’appartient par héritage. En discutant avec ma femme, elle m’a fait prendre conscience que tenir un magasin de vente serait assez contraignant et que ce ne serait pas vraiment la retraite ! « Et si j’ouvrais un magasin où l’on ne vend rien ? Je n’aurais aucune contrainte », me suis-je dit. Ouverture selon mes disponibilités, pas de complication comptable : le rêve, quoi ! J’ai donc acheté des sculptures, des tableaux, des photos – mes coups de cœur – que je présente aux visiteurs sans aucune intention de vente. Je tiens à préciser que, sans l’argent obtenu par la vente des terrains de l’entreprise, ce rêve n’aurait jamais pu se réaliser.
Le lucre n’est visiblement pas votre obsession… Avoir de l’argent sur un compte en banque, c’est rassurant, mais en posséder plus que nécessaire vous procure plus de soucis que de bonheur !
Vous ne vendez rien, c’est entendu. Mais pour quelles bonnes affaires devrait-on venir chez vous alors ? Après huit mois d’ouverture et beaucoup de rencontres, la majorité des visiteurs me dit apprécier ma démarche. Surtout parce que je leur apporte une preuve tangible que, dans notre monde où l’argent est roi, des initiatives non mercantiles existent et sont source de joie !
Ça les rassure sur l’espèce humaine ! Je précise que je n’ai pas le monopole de l’offre non rémunérée, mais que, contrairement au labeur de beaucoup de bénévoles ou de personnes aidantes, mon Magasin où l’on ne vend rien bénéficie d’une grande visibilité.
Qu’aimez-vous donner à vivre comme expériences à vos visiteurs et visiteuses ? Grâce à ce local original, à mon enthousiasme et mon plaisir à présenter des œuvres originales, j’essaie de faire passer un bon moment à mes hôtes et de susciter un dialogue. J’espère qu’à notre époque où, dans toutes les villes on retrouve plus ou moins les mêmes enseignes, ma contribution insolite, participe à l’attractivité de notre cité et particulièrement de ce vieux quartier du coin de la ville où a résidé une grande partie de ma famille…
Comment voyez-vous évoluer le « Magasin où l’on ne vend rien » ces 10 prochaines années ? D’abord, je me suhaite de garder le plus longtemps possible une bonne santé ! Quant à l’évolution du Magasin, je n’aime pas les choses trop planifiées. Je préfère laisser faire le hasard qui souvent fait bien les choses. Je suis convaincu que grâce à mes nombreuses et enrichissantes rencontres, de nouvelles surprises vont se profiler.
Contact :
Le Magasin où l’on ne vend rien, c/o Jean-Manuel D’Andrès
Ouverture : lorsque je suis sur place ou sur rendez-vous.
Des dessinateurs amateurs ou professionnels…
Je cherche des dessinateurs : amateurs ou professionnels. En effet, je mets régulièrement en évidence dans mes vitrines des phrases commençant par « J’aurais pu vous vendre » avec une suite plus ou moins humoristique… Je cherche des personnes trouvant du plaisir à illustrer ces phrases au format A4. Ces illustrations seraient affichées contre une paroi de mon Magasin.
Une liste des premières phrases peut vous être fournie sur demande ou mieux encore, venez directement les lire sur mes vitrines…
A la rue d’Octodure 5, on ne vend rien !Un lieu aussi insolite que les objets qu’il abrite…
Découvrons une composition de Thérèse Planchamp, originaire de Vouvry, en religion sœur Sainte-Marguerite, des Franciscaines de Sainte Marie des Anges, née en 1902. Elle vécut dans un couvent à Agadir, au Maroc.
Texte abrégé, proposé par Yasmina Pot avec l’aimable autorisation de la famille de sœur Sainte-marguerite Photos : Unsplash.com
Il y avait une fois, il n’y a pas bien longtemps, dans une jolie forêt, entre deux villages assez éloignés1, un petit sapin, bien planté et qui commençait à s’épanouir harmonieusement entre ses parents, petits frères et petites sœurs, oncles et tantes. Il avait peut-être une dizaine de printemps. Tout petit déjà, pas plus haut qu’une pomme de pin, il se mesurait avec les perce-neige, les violettes, les primevères et anémones, qui se disputaient une place dans la mousse pour être au frais et un peu au soleil.
En été, qu’il faisait bon sous l’ombrage des grands sapins ! Le torrent qui passait tout près, tantôt grondant, tantôt chantant, lui envoyait un peu de rosée à la fin des chaudes journées. L’automne, les bolets, agarics, mousserons, et d’autres petits champignons, mignons dans leurs costumes vert de gris, répandaient dans tout leur voisinage un léger parfum d’anis. Mais l’hiver arrivait trop vite pour le petit sapin qui, même blotti à l’abri, au pied de sa mère, avait de la neige jusqu’au cou – quelques heures de bourrasques encore et il était complètement enseveli.
Le départ
Sa jeunesse se passa ainsi et chaque année avait agrandi sa taille de quelques centimètres. Mais il ne savait pas, l’automne venu, qu’il ne verrait plus refleurir les perce-neige en se réveillant après son long sommeil hivernal. Voilà qu’un matin d’une journée brumeuse de décembre, il aperçut à travers le brouillard un homme avec son petit garçon ; ils avaient l’air de chercher quelque chose. Il se frotta les yeux pour mieux y voir car ça ne pouvait pas être des promeneurs, ni des chasseurs.
Tout à coup le petit garçon cria en l’apercevant : « Papa, papa, regarde ici, en voilà un joli, pas trop grand, bien régulier ! » Et le papa jugea lui aussi qu’il ferait un gentil arbre de Noël qui, en apportant dans ses branches le parfum de la forêt, procurerait un immense plaisir à sa sœur, perdue là-bas, au fond du Maroc. Alors, s’armant de son couteau, il trancha le pied du pauvre petit sapin. L’homme mit le sapin sous sa veste et revint à la maison comme en cachette, par les raccourcis (car il est défendu de couper les petits sapins).
Le petit sapin, tout transi, fut heureux de se trouver dans la tiédeur du logis. Tout de suite on lui fit au pied un bon pansement humide, avec de la mousse, du papier mouillé, un bout de nappe en plastique pour que l’eau reste plus longtemps – cela lui fit grand bien et le soulagea de sa blessure. Il fut ficelé et enveloppé lui aussi dans du papier fort, comme un saucisson.
Le voyage
Il prit le chemin du bureau de poste. Il se demandait où on pouvait bien l’emmener ! Pendant qu’on l’emballait, il avait entendu un nom étrange, en même temps qu’on griffonnait sur son dos. Mais pour lui c’était le mystère, c’était la nuit. On le jeta parmi des paquets, le sac du courrier, dans le fourgon de l’autobus ; il commençait à s’endormir, bercé au fond de l’auto, quand on l’attrapa pour le lancer dans un wagon de chemin de fer. Un jour il passa à un guichet avec tous ses compagnons de captivité et fut embarqué sur un grand bateau. Il fit la traversée de la Méditerranée sans être malade et pourtant c’était son premier voyage. Le troisième jour le bateau s’arrêta, des hommes parlaient un langage rude qu’il n’avait jamais entendu. Il n’y voyait plus depuis un mois, il ne savait plus ce qu’il devenait ! Une dernière course en auto et il arriva enfin à destination après 34 jours de voyage.
La Crèche
Vite on le déballa avec l’angoisse de le trouver mort, mais, ô surprise, son pansement humide lui avait permis de vivre tout son long voyage sans mourir de soif. On lui servit une grande boîte d’eau, pas bien bonne pour une réception, mais il en but à longs traits, il étira ses membres, bien plus engourdis qu’au printemps.
Il fut salué avec joie dans le petit couvent car toute la communauté le croyait mort. Il revit, près de lui, la mousse, les petites fougères, le lierre, aussi frais que le jour où ils avaient disparu à ses yeux. Le petit sapin, bien rafraîchi, était tout heureux de revoir le soleil, mais déjà chaud comme en été, pourtant il n’avait pas encore vu ni perce-neige ni primevères et il y avait d’autres fleurs, d’autres arbres et des espèces de sapins minces et longs comme des peupliers. Alors il se rappela qu’on avait parlé du Maroc et que c’était dans ce lointain pays qu’il était en ce moment.
Après s’être rempli de nouveau les poumons d’air frais de la nuit, on le porta à la chapelle du couvent où la Crèche l’attendait depuis Noël et c’était le 11 janvier. On lui mit, sur sa tête, la belle étoile des Rois Mages. Tout heureux et tout fier, il étendit ses branches au-dessus de la grotte où se trouvait le Petit Jésus sur les genoux de sa Maman. A côté, Bethléem, semblable à un douar marocain, veillait au pied de la montagne. Sur le chemin, dans la nuit, seuls un dromadaire avec son cavalier, sortant silencieusement des remparts, allaient à leur tour adorer l’Enfant-Dieu.
Que c’était étrange tout cela. Et les prières et les chants, il assistait tout recueilli, tel un ange, à la messe tous les matins et le soir. Tout ému, il écoutait les cantiques de la Bénédiction, c’était nouveau ; c’était aussi beau que le chant des sapins dans le vent et les mélodies des oiseaux de la forêt.
Qu’il était content d’avoir les honneurs de la Crèche ! Mais le pauvre petit sapin sans en avoir l’air, malgré que son pied était dans l’eau jusqu’à la cheville, le petit exilé se mourait lentement de soif à son tour. On s’en aperçut le matin qu’il fallut enlever la Crèche. Toutes les aiguilles du gentil petit sapin s’éparpillèrent autour de lui, avec un bruit léger… mais triste.
Le joli petit sapin de Noël, venu de sa lointaine forêt, avait rendu, doucement, son innocente petite âme, heureux d’avoir pendant quelques jours, abrité le Petit Jésus et sa jeune Maman dans un petit couvent d’Agadir (janvier 1957).
1 La forêt de l’Avançon, les deux villages sont Vouvry et Vionnaz.
Depuis le 26 novembre et jusqu’au 14 janvier, une église entière est transformée en crèche ! La chapelle de l’hôpital d’Estavayer a en effet été réquisitionnée pour y accueillir la « Crèche des 5 sens », la plus imposante de Suisse romande sans doute, œuvre de deux amis, Créa Calame et Maurice Bianchi. Rencontre à J-25 alors que le lieu n’est encore qu’un vaste chantier.
Par Claude Jenny Photos : Georges Losey
« Nous sommes à l’œuvre depuis le 9 septembre mais tout va bien, aucun problème et tout sera prêt pour l’ouverture » rassure la Grandsonnaise qui, avec son compère chaux-de-fonnier consacrent chaque année un millier d’heures pour mener à bien ce chantier exceptionnel. Ils n’en sont en effet pas à leur coup d’essai puisque « La Crèche des 5 sens » a déjà tourné dans plusieurs villes romandes. L’année dernière, elle était à Vallorbe. Cette année, c’est l’Office du tourisme d’Estavayer qui a pris l’initiative d’intégrer cette œuvre dans le traditionnel parcours des crèches staviacois, dont elle sera à coup sûr une attraction.
Lorsque vous pénétrez dans l’église, le choc est garanti puisque vous êtes transportés dans un village sicilien du 17e siècle qui, sur quelque 150 m2 accueille environ 1200 personnages – créations de deux artistes siciliens – qui représentent toute la vie d’une communauté villageoise où, le 24 décembre, le Messie viendra au monde. Et c’est dans ce village que Joseph et Marie cherchent un endroit pour se reposer dans l’attente de l’heureux événement. Au fil des jours, on peut les suivre à travers le village pour arriver finalement dans le « quartier de la nativité ». Et les rois Mages se mettront en marche… Toutes les activités d’un village y sont reconstituées avec une minutie – et une beauté ! – qui font de cette crèche une œuvre d’art.
« Oui, il faut regarder le volet artistique de cette crèche » dit Créa Calame. Mais pas seulement ! Il faut la reporter dans la vie d’aujourd’hui. Il faut voir dans ce parcours de la Bible un message d’espérance, une volonté de l’Orient de venir vers l’Occident » explique Créa Calame, intarissable sur chaque détail de la crèche.
Quelque 100’000 visiteurs l’ont visitée dans la localité de Morteau, proche de la frontière suisse. Ne manquez pas de vous rendre à la chapelle de l’HIB ! Tous les jours de 10h à 20h. Des bénévoles sont encore recherchés pour assurer les permanences. Plus d’informations auprès de l’Office du tourisme d’Estavayer.
Paul Taramarcaz (1934-2023) est connu comme champion du monde de voltige aérienne, à bord de son avion biplan rouge, le Pitts Spécial N8069. Durant des décennies, il a survolé la vallée du Rhône, dessinant des vrilles acrobatiques, sa signature inimitable. Figure incontournable de Verbier, avec son « Tara Club », Paul est devenu aussi un aventurier de la foi, alignant sa trajectoire de vol sur celle du Seigneur de la vie, devenu son Pilote.
Paul Taramarcaz à Verbier, le 12 février 2023.
Par Olivier Taramarcaz Photos : Olivier Taramarcaz, DR
« Les vrais voyageurs sont ceux qui, au moment de partir, disent toujours : allons ! » (Charles Baudelaire) Paul a été l’un de ces vrais aventuriers. Il suffisait de s’asseoir un instant à ses côtés, pour se retrouver sur une rampe de lancement, sur la piste de décollage. Paul nous emportait, de son cockpit, posté à l’entrée de Verbier comme un nid d’aigle. De sa main d’artiste, il savait piloter les mots, les colorer de la palette de son nuancier. Paul ouvrait des fenêtres. Il introduisait de l’inattendu là où tout était codifié. Paul a habité le présent, mis du dimanche dans le lundi.
Chez un aventurier, c’est l’aventure qui fait le héros, non le héros qui fait l’aventure. Paul a été un aventurier attaché à vivre. D’abord vivre. Il a porté ses rêves d’enfant, caressant la vie comme un visage aimé. Un jour, alors que nous échangions sur une terrasse de café à Verbier, il stoppa net son propos : « Je m’arrête, nous avons une visite », pointant du regard un jeune rouge-queue noir, posé sur la balustrade, juste avant son envol. Joignant ma main à la sienne, il me confia : « Je n’ai pas de lunette d’approche, mais je sens que le temps est proche. J’arrive à la conclusion. » J’ai mesuré l’attachement de Paul aux battements du cœur. Ensemble, nous avons cueilli l’infime, le peu, le très peu qui change la vie : la bienveillance. Dans cette liberté de l’échange, comme unique port d’attache, nous avons goûté au désir de vivre chaque instant comme le premier et comme l’ultime. Alors que nous évoquions la finitude, il affinait sa pensée, comme un artiste rehausse son aquarelle : « Le fini, c’est ce qui n’est plus, l’infini, ce qui est. »
Paul a battu des ailes sous le ciel, comme le petit prince des airs, tel un papillon, cherchant le point ultime de la liberté, l’être délivré du poids des choses, détaché de la loi de la gravitation. Pourtant, ces dernières années, il a cherché le centre de gravité de sa vie. Il a changé de cap. Réconcilié avec Dieu, pacifié avec son passé, Paul pouvait aborder des thèmes difficiles, faire le bilan de sa vie : « J’ai tout remis entre les mains du Seigneur. J’ai reçu son pardon et sa paix. J’ai pardonné aussi définitivement à ceux qui m’ont blessé, et je les aime sans attente. » Impossible de passer, même seulement quelques minutes, avec Paul, sans être déporté au cœur des vraies questions. Paul aimait le cœur à cœur avec le Père, l’intimité avec le Ressuscité, se laissant interpeller par la Parole vivante. Paul était un veilleur. Il a habité son attente, tel un guetteur qui se tient à sa tour de contrôle, espérant la venue du jour. Il s’est mis à l’affût du réel, de la vie qui ne passe pas. Sans se laisser aller ni à l’ennui, ni à la résignation, ni à la plainte, devant le poids du monde, Paul a saisi le temps qui lui a été donné, pour aligner sa trajectoire de vol sur celle du Seigneur : « J’atteins ma limite. Les battements de mon cœur vont s’arrêter bientôt, pour laisser toute la place aux battements du cœur de Dieu en moi. »
Paul savait qu’il ne pouvait attraper la lumière, mais il avait expérimenté qu’il pouvait l’accueillir, la porter, la refléter. La ponctualité de vérité a trouvé Paul dans l’attente qui le portait à ce rendez-vous. Aujourd’hui, après son attente patiente, il a rejoint le tarmac promis. Paul Taramarcaz, l’aventurier du ciel, a répondu à l’invitation au voyage, emportant son carnet de vol, entonnant d’un ton résolu, une ultime fois comme une première : « Allons ! »
La naissance de Jésus passa en son temps inaperçue pour beaucoup de ses contemporains. Des privilégiés eurent cependant le bonheur d’en recevoir l’annonce. Intéressons-nous à ce que nous en disent les évangiles : on peut y découvrir diverses annonces, à Marie, à Joseph, aux bergers, aux rois mages. Un dessin à colorier illustre chacune de ces annonces.
1. L’ANNONCE A MARIE
« Je te salue Marie, comblée de grâces, le Seigneur est avec toi… Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. » (Luc 1, 28.31)
2. L’ANNONCE A JOSEPH
« … l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit-Saint : elle mettra au monde un fils auquel tu donneras le nom de Jésus. » (Matthieu 1, 20-21)
3. L’ANNONCE AUX BERGERS
« … l’ange leur dit : ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle… aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. … vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Luc 2, 10-12)
4. L’ANNONCE AUX ROIS MAGES
« Où est le roi de juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. … et voilà que l’étoile qu’ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s’arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l’enfant. … En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. » (Matthieu 2, 2-11)
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