La fête des confirmations

Ils miment le récit de Pentecôte : « Soudain, un bruit survint du Ciel. »

Le 30 septembre et le 1er octobre ont été célébrées les confirmations dans notre secteur (de Monthey). Trente-six enfants et une adulte à Collombey-Muraz, vingt-huit enfants, six adolescents et deux adultes à Monthey ont été marqués de l’Esprit le don de Dieu. Entourés de leur famille et épaulés par leur parrain et marraine, les confirmands ont vécu un passage important de leur vie chrétienne.

Par Sandrine Mayoraz et Valentin Roduit
Photos : Suzy Mazzanisi, Sébastien Bonjean

Au début de la célébration, les confirmands ont exprimé leur désir de recevoir la confirmation : « Nous voulons montrer à Dieu que nous lui faisons confiance, que nous croyons en Lui et que nous comptons sur Lui pour nous aider. » 

Le vicaire général a invité les confirmands de Collombey à ouvrir grand leur cœur pour accueillir l’Esprit Saint : « Ce que nous célébrons aujourd’hui pourra changer votre vie pour toujours. »

Il a également souligné le fait qu’à la Pentecôte, les apôtres qui ont reçu l’Esprit Saint parlent chacun dans leur langue, mais tous les comprennent : « Quand on peut bien s’entendre, on peut mieux communiquer. Et quand on est habité de l’Esprit-Saint, on peut mieux communiquer. »

Leur famille, leur parrain et marraine, les catéchistes et bien d’autres personnes ont, chacun à leur façon, aidé les confirmands à grandir dans la foi et à s’engager sur le chemin de la confirmation. Ils pourront compter sur leur appui pour la suite de leur chemin de foi.

Les Reliques

Par l’abbé Daniel Agbeti
Photos : Alexandre Bourqui

Reliques du latin reliquiae : Les reliques, ce qui  reste d’un saint, sainte, ou objets en relation avec sa vie, ont fait l’objet de grandes dévotions, mais aussi de convoitises, surtout au Moyen Age. Elles ont aussi mis en mouvement des foules de pèlerins. Les reliquaires ou châsses, véritables objets d’art et d’orfèvrerie, en sont encore aujourd’hui les somptueux témoins.

Le culte rendu aux reliques, qui s’adresse aux saints, est un culte de respect et non d’adoration, réservée à Dieu seul. L’histoire des reliques remonte aux martyrs des premiers siècles, sur les tombeaux desquels on venait prier.

Les reliques ne se limitent pas à des ossements. Elles prennent deux formes :

• Les reliques réelles ou primaires. Elles correspondent à des parties du corps des saints, principalement des os. Si certaines églises possèdent un squelette entier, la plupart se contentent d’un fragment, par exemple une phalange, ou un ongle

• Les reliques indirectes ou secondaires. Les objets touchés par les saints. Elles regroupent les vêtements, linges ou objets ayant appartenu au saint ou ayant été en contact avec son corps. 

Au-delà de leurs capacités de guérison, le  rayonnement des reliques est censé apporter protection aux fidèles qui s’en approchent et à la communauté religieuse qui les abritent. Elles éloignent les agresseurs, garantissent de bonnes moissons, écartent les inondations…

La Toussaint: plus qu’une simple tradition religieuse

Par Joseph Yang | Photo : Pascal Tornay

Chaque année, à la fin du mois d’octobre, le calendrier nous rappelle l’importance de la Toussaint. Cette fête, marquée par la commémoration de nos chers êtres disparus, va bien au-delà d’une simple tradition religieuse. Elle incarne l’idée universelle de la vie éternelle, un concept qui transcende les frontières culturelles et religieuses.

La Toussaint est un moment de recueillement, de réflexion et de souvenir. C’est l’occasion de rendre hommage à ceux qui nous ont quittés, de partager leurs histoires et de perpétuer leur héritage. Dans de nombreuses cultures, cette période est marquée par la décoration des tombes, l’allumage de bougies et la visite des cimetières, créant ainsi un lien tangible entre les vivants et les morts.

La notion de « vie éternelle » peut susciter de nombreuses interprétations. Pour certains, elle est une croyance religieuse en une existence après la mort, où les âmes trouvent la paix. Pour d’autres, elle symbolise la manière dont nos actions et nos souvenirs continuent d’influencer le monde longtemps après notre départ. Pour les chrétiens, la vie ne s’arrête pas à la mort, elle continue auprès de Dieu.

La Toussaint nous rappelle également l’importance de la vie elle-même. En contemplant la mortalité, nous sommes incités à apprécier chaque moment précieux que nous avons avec nos proches. Elle nous encourage à vivre nos vies avec compassion, gentillesse et gratitude.

En fin de compte, la Toussaint est une célébration de l’amour et de la continuité. Elle nous rappelle que nos êtres chers ne disparaissent jamais vraiment tant que nous les portons dans nos cœurs. Ils résident dans les souvenirs que nous chérissons et dans l’influence qu’ils ont eu sur nos vies.

En cette Toussaint, prenons le temps de nous souvenir, de réfléchir et de célébrer la vie éternelle de ceux qui ont enrichi nos vies. Dans ces moments de réflexion, nous pouvons trouver du réconfort et de l’inspiration pour vivre nos vies de manière significative, en honorant leur mémoire et en construisant un avenir empreint d’amour et de compassion.

 

Interview de Serge Pythoud pour ses 50 ans d’orgue

Le 7 octobre dernier, Serge Pythoud jouait de l’orgue pour accompagner la prière des fidèles de Collombey, exactement 50 ans après sa première messe jouée sur ce même orgue. Rencontre…

Propos recueillis par Valentin Roduit | Photo : Valentin Roduit

Comment avez-vous commencé l’orgue ?
Il y a 50 ans, mon prédécesseur madame Marie-Christine Raboud voulait changer de poste pour devenir organiste à Monthey, en vue de la construction du nouvel orgue. Je n’étais pas un enfant de la paroisse, mais je venais m’exercer déjà depuis quelques temps à Collombey. 

Madame Raboud m’a contacté et, après réflexion, j’ai accepté de prendre la relève. C’est ainsi que j’ai joué pour la première fois une messe le 7 octobre 1973, qui se trouve être la « saint Serge ».

Racontez-nous un peu votre parcours musical.
Né dans le canton de Fribourg, mes parents ont déménagé durant ma jeunesse dans la région d’Orbe. J’ai alors été envoyé à l’école des missions au Bouveret. N’aimant pas le foot, je passais mes récrés dans une salle de classe à jouer sur un harmonium.

Puis un jour j’ai entendu un père spiritain dire à un confrère : « Cette année, Pythoud se lance à la chapelle. » C’est ainsi que j’ai appris que j’allais jouer en public. J’ai bricolé un Ave Verum, et j’ai animé mon premier « salut » (au Saint-Sacrement). Puis j’ai commencé à jouer à Montreux durant les vacances. 

Plus tard, mon travail dans la chimie m’a amené à Monthey. C’est à 30 ans que j’ai pris quelques cours avec un chanoine de Saint-Maurice, décédé rapidement. Peu de temps après, je commençais à Collombey et ce sont les cours de la professeure Martine Reymond qui m’ont permis de garder le poste.

Avez-vous apprécié jouer de l’orgue à Collombey ?
Oui ! A l’époque, c’était de loin le meilleur orgue de la région, à la limite le seul. D’autres n’étaient pas encore restaurés. Les gens venaient voir cet orgue pour admirer sa qualité, alors que maintenant, de bonnes orgues, il y en a partout.

Et qu’est-ce que ça signifiait pour vous de jouer à la messe ?
Lorsqu’on joue pour un office, la première préoccupation est la bonne tenue de l’office. Et si l’orgue peut aider les gens à chanter, alors c’est tant mieux.

Cependant, ce qui est particulier est que l’organiste est très seul. Il arrive avant tous les autres, et s’il n’y a pas d’apéro, tout le monde est loin quand il a fini sa sortie. Mais j’ai quand même eu droit quelques fois à des retours. Une dame m’a dit après une sortie plutôt douce au temple protestant : « Aujourd’hui c’était bien, vous ne nous avez pas cassé les oreilles. »

Une autre fois, un paroissien me dit : « J’ai bien aimé votre sortie. » Et moi gêné, de répondre : « C’était du Haendel… » – « Oh, dit-il, ça ne fait rien, c’était bien quand même ! »

La foi vous a-t-elle accompagné durant ces années d’orgue ?
J’étais entré à l’école des missions avec l’idée de devenir religieux. Mais après mon noviciat, je n’ai pas fait mes vœux et j’ai poursuivi dans une vie laïque. Je crois que c’était la bonne voie pour moi. Notre mariage avec Marie-Rose nous a donné deux enfants, et quatre petits-enfants. 

Enfin, est-ce qu’on vous réentendra ?
Je cesse mon activité comme organiste titulaire, remplacé par Madame Myriam Clerc, mais je resterai comme remplaçant pour l’épauler. Je suis très heureux d’avoir pu rendre service. 

Un beau souvenir que je garde est la messe qui a été créée ici, sur cet orgue en 2009, avec le chœur mixte et son directeur Stéphane Bianchi. Sa sœur Véronique Dubuis avait composé spécialement cette « Petite messe pour la Vierge ». Un très beau moment de collaboration !

Tous à la même adresse

Tous les mardis de 11h30 à 15h30, l’équipe du Café du Parvis accueille tous ses invités. « Bienvenue chez toi ! »

« N’oubliez pas l’hospitalité, car, grâce à elle, certains, sans le savoir, ont accueilli des anges ! » (He 13, 2) Mais celui-là, il n’avait pas l’air d’un ange lorsqu’il est venu aborder mon collègue pasteur !

Par Roselyne Righetti avec Pascal Tornay | Photo : DR

Il ne faisait pas chaud, ce jeudi soir, avant le souper hebdomadaire de la Pastorale de la rue. Le gars avait entendu parler d’accueil de pèlerins dans la paroisse, alors il s’est lancé : « Je fais le pèlerinage de Compostelle, je peux dormir ici ? » Et mon collègue de piquer un fou rire: «Ah ! ce n’est pas le bon pèlerinage, par ici c’est la Via Francigena !» Il se trompait certes de pèlerinage, le petit gars bien valaisan mais sans domicile fixe, mais pas de lieu d’accueil. Ces lieux où l’on se rencontre parce qu’on est à la croisée de toutes les vies, même de celles sans destination. Ces vies qui pèlerinent dans le vide, qui font du sur place, là où elles devraient être à la maison ! 

Déjà presque deux ans que nos paroisses se sont laissées bousculer, qu’elles ont ouvert leurs portes comme on ouvre grand ses bras pour montrer qu’on aime grand comme ça ! Du coup l’accueil, c’est du solide et la solidarité pousse au fil de l’accueil de ses anges pas très nets…

On ne peut pas dire que la Pastorale de la Rue œcuménique soit la « maison d’accueil » d’un seul type d’habitants. Non, car en elle tout le monde peut se trouver et se retrouver. Pour nos compagnons de rue qui sont justement sans demeure paisible, elle est comme une Maison, celle où l’on peut entrer, où l’on peut revenir ou que l’on peut quitter selon le mouvement de sa vie. Un lieu de vie, un lieu cadeau de la Vie quand parfois au-dedant tout s’essouffle et se brise, et que ce besoin simple de rentrer et de trouver quelqu’un se fait sentir.

Ensemble, protestants et catholiques, c’est mieux : pour ne pas louper les anges ! Ou comme mon collègue Pascal Tornay dit : « Ma mission c’est de me tenir sur le Seuil pour inviter à passer à l’intérieur. » Et le mardi, on les voit arriver au Café du Parvis comme les oiseaux du ciel : les uns hésitants, les autres en vieux habitués, d’autres culottés ! Ils ont la grâce et la légèreté de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Douceur d’une solidarité qui effleure comme une caresse, qui n’écrase pas d’une charité toute-puissante. 

Quel est le sens de ce temps d’accueil ? Eclats de joie, éclats de rire parce qu’on est tous, durant quelques heures, à la même adresse ! Le gars qui ne pèlerinait pas dans le bon sens est venu voir à l’intérieur du Café du Parvis. Il a visité notre petit oratoire dans les catacombes de la Maison de la Visitation. Je lui ai expliqué que là on célèbre deux fois par mois et que tout le monde est invité. Fasciné, son regard bouleversé, il a dit : « Là, je suis bien. En dessous du bruit de là-haut dessus, et cette autre chose… Oui, le spirituel ! »

On peut faire beaucoup pour ceux qui nous semblent pauvres, faibles, fragiles, mais dans une Pastorale de la rue, ce qui compte vraiment, c’est ce que l’on est les uns pour les autres. Et là, tout peut se retourner. C’est une conversion de nos positions les plus arrêtées : là où on se sentait au-dessus, plus fort que…, voilà que c’est l’ange d’à-côté qui nous met à la bonne place, juste côte à côte, la main dans la main ! Et ce n’est plus « bienvenue chez moi », mais c’est « bienvenue chez toi » ! 

Prière 

Par Auteur anonyme

Seigneur, quand j’aurai faim, donne-moi quelqu’un à nourrir ! 
Quand j’aurai soif, donne-moi quelqu’un à abreuver ! 
Et quand j’aurai froid, quelqu’un à vêtir ! 
Quand je serai dans la tristesse, donne-moi quelqu’un à relever ! 
Quand mon fardeau me pèsera, charge-moi de celui des autres ! 
Et quand j’aurai besoin de tendresse, que l’on fasse appel à la mienne ! 
Que ta volonté soit ma nourriture, ta grâce ma force et ton amour mon repos ! 
Que toute ma vie soit offrande toujours tendue vers toi, ô Père ! 
Jusqu’au jour où il te plaira de la reprendre ! 
Amen.

Fenêtres de l’Avent à Muraz

Par Emmanuelle Cretenoud | Photo : Peter Vetter

Voilà de nombreuses années que les fenêtres sont organisées par Mme Ursi Vetter et Mme Carole Turin.

Le temps est venu de passer la main à de nouvelles responsables :  Mme Emmanuelle Cretenoud et Mme Florence Parvex. 

Ursi et Emmanuelle ont collaboré durant la période de l’Avent 2022 pour fidéliser la pratique annuelle de nos magnifiques soirées villageoises.

Ce message est un temps de remerciement à Mme Vetter et Mme Turin pour toutes ces belles années. MERCI.

Quelques nouveautés prévues pour 2023

1. Nos villageois ne recevront pas de tout ménage. Nous comptons sur vous pour faire fonctionner le bouche-à-oreille et partager les publications des divers réseaux sociaux. Des affiches seront posées dans divers endroits de notre village.

2. Dans un esprit de protection de l’environnement et de diminution du gaspillage, nous allons introduire un geste personnel et écologique. Chacun pourra amener sa propre tasse lors des fenêtres quotidiennes (si tu l’oublies ne t’inquiète pas, il y aura encore des gobelets en plastique).

3. Ouverture des inscriptions : le jeudi 26 octobre à 13h, alors tous à vos agendas (Emmanuelle tient le listing). Tu es villageois, un voisin, un habitant d’un immeuble, une société, un magasin local, nous t’attendons avec plaisir du moment qu’il y a de l’amitié, du partage, de la simplicité et du cœur. 

Tél. Emmanuelle Cretenoud, 079 657 95 62 – Florence Parvex, 079 657 57 59

«Que les oiseaux se multiplient sur la terre.»*

Dans la région de Martigny, différents acteurs se retroussent les manches en faveur des oiseaux sauvages. Dans cet article, nous tirerons le portrait de deux passionnés d’oiseaux et de leurs activités : Bertrand Posse, collaborateur à la Station ornithologique suisse et Mélanie Fellay, fondatrice de l’association Nouvel Envol.

Par Christelle Gaist 
Photos : P-M. Epiney, B. Genton, Flurin leugger, Christelle Gaist

Bertrand Posse posant des nichoirs.

Bertrand Posse est collaborateur à l’antenne valaisanne de la Station ornithologique suisse. Dès son adolescence, il se passionne pour le monde avien. Il étudie ensuite la biologie. Depuis 2019, Bertrand s’active pour stabiliser et remplumer les populations de martinets et d’hirondelles du Valais. Ces oiseaux, nichant sur nos bâtiments, souffrent d’une crise du logement et ont de la peine à trouver des façades accueillantes pour y pondre et élever leurs petits. 

Les martinets noirs font leur nid dans les anfractuosités des bâtiments et sont très fidèles à leur site de nidification. Lors des rénovations, les fissures des façades ont tendance à être bouchées et les nids sont condamnés. 

Quant aux hirondelles de fenêtre, elles construisent des nids moins discrets, à même les façades. Elles récoltent de la terre dans leur bec, forment des boules avec leur salive et maçonnent ainsi des nids. Les salissures occasionnées peuvent déplaire aux habitants. 

Face à la disparition de leurs sites de nidification, il devient compliqué pour ces oiseaux migrateurs de se reproduire sereinement. 

Au sein du programme martinets / hirondelles, Bertrand Posse cartographie les populations, protège les sites de reproduction en cas de rénovation et propose la pose de nouveaux nichoirs et de nids artificiels dans des lieux propices.

La Ville de Martigny, par l’intermédiaire de ses Services techniques (Dorothée Fournier Baudin et Benoît Fort), s’est vraiment investie pour ces migrateurs. Des nichoirs à martinets et des nids pour les hirondelles ont été posés sur des bâtiments communaux, par exemple sur la Médiathèque. 

Les Chanoines ont eux aussi accepté que les martinets s’invitent chez eux. Cinq boîtes ont été posées. Si tout se passe bien, elles accueilleront, ces prochaines années, des nichées de martinets noirs. La Maison de la Visitation a été récemment choisie par des hirondelles, qui ont trouvé de la terre à disposition grâce à un proche chantier. 

Les hirondelles et les martinets sont des animateurs de premier plan de nos étés. Qu’ils continuent à venir nombreux dans nos contrées !

Pour obtenir des informations supplémentaires sur le travail de Bertrand Posse en Ville de Martigny, des capsules vidéo sont disponibles sur Youtube: https://www.youtube.com/watch?v=U86oEpGFZMo 

Vous êtes intéressés à poser des nids ou des nichoirs chez vous ? Contactez la Station ornithologique par ce biais à cette adresse : info.vs@vogelwarte.ch

Photos : DR, tania langweiler, nouvel envol

Mélanie Fellay ausculte un aigle royal.

Mélanie Fellay est la présidente de l’association Nouvel Envol et la fondatrice de son Centre de soins. Avec Aurélie Berthod, elles sont désormais coresponsables de l’unique station de soins aux oiseaux sauvages du Valais.

Situé aux Marécottes et partenaire du zoo, le Centre de soins accueille environ 600 individus par année. Ils sont blessés, malades ou trop jeunes pour survivre seuls dans la nature. L’association a deux missions principales : soigner, réadapter et rendre à la nature ces oiseaux, ainsi que sensibiliser le public. Les blessures sont en effet la plupart du temps liées à l’activité humaine et peuvent parfois être évitées.

En moyenne, cinquante personnes sont actives au sein de l’association durant l’année. Certaines le sont sur le terrain avec les oiseaux, d’autres le sont au contact du public ou remplissent des tâches administratives. C’est pendant l’été que l’association a le plus besoin de bras. A la station de soins, le rythme s’intensifie pendant la belle saison. Des jeunes oiseaux et des migrateurs sont alors amenés en nombre. Des hirondelles et des martinets terminent d’ailleurs chaque année leur croissance à Nouvel Envol avant de s’envoler pour le Sud. Ces migrateurs, souvent tombés du nid, ont droit à une seconde chance.

Les bénévoles ont des profils et des parcours de vie très variés. Des jeunes dès 16 ans sont guidés par leur passion ou viennent dans le cadre d’un stage pour leurs études. Des actifs s’investissent lors de leurs jours de congé. Des retraités donnent volontiers un coup de main. Mélanie nous explique qu’ils ont tous attrapés le virus. Ils veulent donner du temps à une cause qui a du sens. L’expérience est enrichissante pour tout le monde.

Les « birdies », c’est le nom des bénévoles, témoignent régulièrement que, lorsqu’ils s’occupent des oiseaux, les tracas de la vie disparaissent et que cela leur fait beaucoup de bien. Quand Mélanie soigne ses pensionnaires ailés, c’est comme si elle entrait dans une bulle douce et que plus rien d’autre n’existait. Les oiseaux ressentent ce calme intérieur et le stress diminue aussi de leur côté. 

Le Centre de soins fêtera cet automne ses 5 ans ! Pour continuer à remplir efficacement ses missions, Nouvel Envol est toujours à la recherche de bénévoles et de donateurs. Voici les conditions pour devenir bénévole : avoir 16 ans, être calme et respectueux du monde vivant y compris des collègues ! Un respect strict des règles est demandé car il s’agit d’un véritable hôpital pour les oiseaux. Nouvel Envol cherche aussi des personnes motivées pour effectuer des tâches plus créatives ou encore administratives. 

Contact : benevolat@nouvelenvol.org
Faire un don ? –> www.nouvelenvol.org

* Le titre est repris du livre de la Genèse : Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. » (Gn 1, 22)

Parfait: souvenirs de Suisse

Au Théocamp de Revereulaz.

Parfait vit actuellement dans la maison mère des Spiritains à Paris. Il suit des cours de théologie chez les Jésuites. Il évoque les souvenirs de son séjour en Suisse.

Par Parfait Yandi Sambieni | Photos : DR

Mon séjour en Suisse a été riche d’expériences diverses. J’ai pu y  poursuivre ma formation dans une autre culture selon la règle de vie spiritaine. J’ai été chanceux d’être accueilli à Vouvry par trois confrères très sympathiques. Le Père Innocent, curé de la paroisse, et son vicaire Joseph furent des atouts au niveau de mon insertion pastorale et de mon discernement. Quant à Patrice, Supérieur de la province de Suisse, il fut un guide pour découvrir la culture suisse à travers le jardinage et les randonnées en montagne.

J’ai eu du plaisir à rencontrer les familles et à connaître les réalités vécues par chacune d’elle. J’ai aussi pu partager mes réflexions lors des messes, conseiller les servants de messe, animer les ateliers du parcours catéchétique… et manger de la raclette ! Grâce au parcours Alpha, j’ai mieux compris la profondeur de la foi de certains paroissiens. Les apéritifs après la messe ont provoqué de belles rencontres et furent des moments de détente et d’enrichissement mutuel autour d’un verre fraternel. Les Théo-camps et les moments vécus avec les scouts m’ont familiarisé avec les jeunes et leurs parents. Toutes ces expériences m’ont rendu plus efficace dans  la pastorale.

Le missionnaire est appelé à vivre en plusieurs lieux. Il y a un an, je suis parti à Fribourg au séminaire de Givisiez pour suivre les cours de théologie à l’université. Je me suis fait plein d’amis avec lesquels j’ai eu des discussions passionnantes. Les échanges réguliers avec mon directeur spirituel Jean-Claude Pariat, comme tous les cours que j’ai suivi ont enrichi mes connaissances et consolidé ma foi. Je regrette beaucoup de n’avoir pas pu terminer la théologie à Fribourg avec des professeurs appréciés et aussi d’avoir abandonné mes camarades à mi-chemin.

Cet été, j’ai eu la chance de participer aux JMJ au Portugal. J’étais dans un groupe de Valaisans de Sierre et environs. Nous avons été accueillis la première semaine dans des familles portugaises du diocèse de Braga. J’ai découvert les différences entre les cultures valaisannes et portugaises ! Les JMJ sont un flot de rencontres, une suite de moments inoubliables. Ce que j’ai vécu là-bas est inexplicable : il faut le vivre pour le comprendre. Ce fut une occasion unique de me ressourcer spirituellement ! Je compte bien revivre encore cette expérience exceptionnelle !

Je suis reconnaissant pour tout ce que j’ai vécu avec vous dans le Haut-Lac ! Merci à mes confrères, au Père Innocent qui m’a aidé à grandir, à l’équipe d’animation pastorale, aux secrétaires Stéphanie et Astrid, à Christophe qui me fut d’une grande aide et enfin  à Dieu pour cette aventure magique ! 

Aux JMJ de Lisbonne, cet été.

Quête de sens. Esotérisme: l’envers du décor *

Le surnaturel fascine. La magie, le monde parallèle caché, l’intuitif, l’irrationnel, sont cultivés comme des possibilités d’élargissement de la conscience, par un contact avec l’invisible. Dans nos sociétés dites rationnelles qui ont évacué la foi chrétienne, l’ésotérisme, l’astrologie, la divination, la voyance, le chamanisme, le secret des guérisseurs… répandent allégrement leur soufre.

Par Olivier Taramarcaz | Photo : DR 

Générations aveuglées – Nous vivons dans une génération familiarisée avec l’occultisme, qui ne s’offusque ni ne s’indigne devant la vague de l’ésotérisme. Le paranormal imprègne toutes les sphères de la société. Dans le même temps, la foi chrétienne est mise à la marge, discréditée. Comme des papillons se brûlent les ailes en s’approchant de lumières nocturnes, bien des contemporains sans discernement spirituel se perdent en se tournant vers des promesses obscures. Les spiritualités occultes se multiplient : entrer en contact avec un défunt, invoquer des divinités anciennes… Les spiritualités ésotériques proposent de se connecter à l’énergie vitale, de se relier à la lumière intérieure, au Soi. […]

Malédiction à portée de main – Guérisseurs, faiseurs de secret, magnétiseurs, médiums, exercent un pouvoir spirituel réel. Ce pouvoir ne vient pas d’eux. Ils indiquent eux-mêmes avoir reçu une formule « secrète » de la part d’un autre guérisseur, ou un « pouvoir », lors d’un contact avec une personne décédée (spiritisme). Ils disent agir au service du bien. Belle pirouette ! Quelle est la source de leur pouvoir, de leur prétendu don ? Pourquoi leur « prière » doit-elle rester secrète ? A quelle force font appel ces acteurs de l’ombre ? Les guérisseurs se gardent le plus souvent de dire que leur invocation est adressée à une puissance céleste occulte (ange déchu ou démon). Si une brûlure disparaît après avoir consulté, ou appelé par téléphone un faiseur de secret, comme cela se pratique impunément dans nombre d’hôpitaux, c’est bien le résultat de la manifestation d’une force invisible entrée en action à la demande du guérisseur. Quelle est cette puissance ? Donner allégeance au secret, du fait que c’est efficace, relève de la plus grande naïveté et crédulité. 

Mordre à l’hameçon – Le guérisseur (médium ou chaman) fait office de canal de transmission, de médiateur entre les forces du monde invisible animé par des esprits de démons, et le monde des humains. Se confier à cet univers, c’est signer un chèque en blanc, un accord caché avec une puissance occulte, lui donnant un droit d’action sur sa vie. C’est en quelque sorte remettre les clés et le volant de son être intérieur à une puissance spirituelle inconnue. Après avoir mordu à l’hameçon, le poisson ne décide plus de son chemin. Ce n’est pas un jeu. La santé physique, psychique, relationnelle, spirituelle en sera altérée, sans que la personne en comprenne la raison, qui reste cachée. La brûlure, la douleur, ont disparu, bientôt remplacées par des troubles diffus, des inquiétudes, des angoisses. S’ouvrir au monde des puissances occultes amène, à court ou moyen terme, à subir les effets indésirables du germe de la mort.

La Bible ouvre les yeux – Guérisseurs et magnétiseurs ne servent pas Dieu, comme ils le prétendent parfois. […] La Bible est le seul Livre qui dénonce les pratiques occultes, les considérant comme une prostitution spirituelle, soit une relation avec des démons : « Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ne vous adressez ni à des médiums ni à des devins ; ne les consultez pas, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l’Eternel, votre Dieu. » (Lv 19, 31)

Se tourner vers le Ressuscité  – S’il y a un risque réel à s’approcher des médiateurs de l’ombre, il n’y a aucun risque à s’approcher de Jésus, dont les paroles sont limpides : « J’ai parlé ouvertement devant tout le monde. […] Je n’ai rien dit dans le secret. » (Jn 18, 20) « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive jailliront de lui. » (Jn 7, 38) La réponse à notre quête de sens se trouve en Jésus seul : « Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres, mais qu’il ait la lumière de la vie. » (Jn 12, 46) Jésus est venu libérer, pardonner, guérir, renouveler, restaurer, relever toute personne qui se tourne humblement vers lui : « C’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui […]. C’est par ses blessures que nous sommes guéris. » (Is 53, 4)

* Olivier Taramarcaz, Quête de sens. Esotérisme : l’envers du décor, Atelier Art & Foi, Chemin-Dessus, 2023.

Qu’on ne trouve chez toi personne qui exerce la divination, l’astrologie, […] personne qui consulte les médiums, les voyants, ou interroge les morts. Car le Seigneur a en abomination ceux qui se livrent à de telles pratiques. (Dt 18, 10-12)

Un nouveau provincial, un nouveau curé

Depuis le 2 octobre dernier, le Père Innocent Baba Abagoami occupe officiellement sa nouvelle fonction de provincial de la congrégation des spiritains de Suisse, à Fribourg. Le Père Patrice Gasser, qui a occupé cette place pendant trois ans, est désormais curé du secteur Haut-Lac.

Le Père Innocen, provincial des spiritains de Suisse.

Propos recueillis par Yasmina Pot | Photos : Yasmina Pot

Le chapitre s’est tenu en juin dernier à La Pelouse sur Bex, dans la communauté des Sœurs de Saint-Maurice. Le Père Innocent a été élu provincial pour les quatre prochaines années. 

Père Innocent, parlez-nous de cette nouvelle responsabilité de provincial que vous avez acceptée après avoir été curé du secteur Haut-Lac pendant trois ans.
J’ai été ordonné prêtre en 2007 et à partir de là je n’ai jamais refusé un poste. Tout ce qui m’a été accordé comme responsabilité, je l’ai toujours accepté. Par exemple après avoir quitté l’Egypte où j’ai étudié, j’étais destiné à l’enseignement au Ghana, mais là ma congrégation m’a demandé d’aller au Bénin pour la pastorale ; j’ai été bouleversé mais j’ai accepté et finalement j’ai trouvé le bonheur là-bas. L’enseignement et le travail en paroisse sont des activités parallèles, qui présentent de nombreux points communs, ce qui m’a plu.

Je viens dans ma mission de provincial avec un esprit, une confiance, une force de faire avancer les choses. Et je ne suis pas seul : avec quatre autres personnes nous formons un conseil et c’est ensemble que nous allons diriger la province des spiritains en Suisse. Le chapitre nous a déjà donné l’orientation, là où nous devons aller. 

Vous avez quitté le Haut-Lac ; quel regard portez-vous sur cette étape de votre vie ?
Ces six dernières années passées sur le Haut-Lac ont été merveilleuses, excellentes ! J’y ai rencontré de très belles personnes, qui m’ont aidé à m’intégrer dans chacune des paroisses du secteur. Je me suis senti chez moi, dans chaque église et chapelle, en plaine et à la montagne, parmi des paroissiens fraternels. 

Dans la vie je vois toujours le côté positif. Lorsque je rencontre des défis ou peut-être des difficultés, j’essaie de les transformer pour mon bien et celui de ceux qui m’entourent. Je sais que là où j’irai, je trouverai d’autres belles personnes. Tout dépend de soi en réalité. Je trouverai des personnes que Dieu a placé là et qui m’attendent. J’ai déjà préparé mon esprit à les rencontrer.

Le Père Patrice Gasser, curé du secteur Haut-Lac.

Père Patrice, après trois ans de provincialat et de ministère sur le secteur d’Aigle, quelles sont vos impressions en retrouvant le Haut-Lac où vous avez déjà été curé ?

Je vous réponds dans l’esprit du synode… je suis heureux de retrouver les chorales et les baptisés du Haut-Lac et de travailler avec les différents agents pastoraux. Comme je vivais à Vouvry j’ai pu croiser des enfants, des adultes et des retraités lors de différentes célébrations sur le secteur. En fait, je n’ai pas l’impression de vous avoir quittés…

Par contre, en visitant mes confrères à Genève, à Marly et dans nos communautés de retraités, il me semble que j’ai mieux pris conscience de combien nos vies sont précieuses, belles et fragiles. Il y a des personnes et des familles magnifiques partout, et c’est un plaisir de voir des vivants qui se posent des questions et veulent se mettre en marche. Mais il y a aussi des personnes compliquées avec des relations difficiles. C’est tout ce monde que le Seigneur veut surprendre comme il l’a fait pour ses apôtres lorsqu’il a voulu leur laver les pieds. 

Je vois mon rôle comme celui qui nous rappelle que nous sommes aimés et servis par ce Seigneur à genoux qui est le maître de la mission…

De beaux restes

Par Nicolas Maury
Photo : Jean-Claude Gadmer

Au départ, il y a un vide à combler parce qu’un corps disparait. Guère étonnant dès lors que chaque élément qui en rappelle l’existence physique prenne une place capitale parmi les premiers disciples. 

Et puis, à partir du IVe siècle et le voyage de la mère de Constantin en Terre Sainte, ce fut la prolifération. D’une liste innombrable de reliques, je retiens je ne sais combien de prépuces du Christ, les cadeaux que lui ont faits les rois mages, ses dents de lait et des fragments de la croix assez nombreux pour en faire une forêt ! Plus fort que la multiplication des pains !

Les reliques n’existent pas que chez les chrétiens. L’Islam a les siennes (on a volé le poil de la barbe de Mahomet), le bouddhisme aussi (Siddharta ne devait pas avoir un très bon dentiste).

Quel rôle accorder au culte des reliques : pensée magique archaïque ou ligne directe avec le divin ? Celle qui en parle le mieux, c’est « M », interprétée par Judi Dench, alors qu’elle s’adresse à 007 dans Goldeneye : « M. Bond, vous êtes un dinosaure sexiste et misogyne, une relique de la Guerre Froide. » N’empêche ! A la fin, c’est vers lui qu’elle se tourne pour sauver le monde.

Histoires du dedans: une méditation guidée

Le hasard d’une recherche sur internet m’a amenée sur le site de la « Maison bleu ciel », un centre spirituel à Genève. J’y ai découvert Les histoires du dedans : une série de méditations guidées à partir des Evangiles. Cette manière d’aborder le texte m’a vraiment plu. Je vous partage ici les éclairages du pasteur Nils Phildius qui anime ces méditations.

Le pasteur Nils Phildius.

Par Françoise Besson 
Photos : maisonbleuciel.ch

Dans Les histoires du dedans, les récits bibliques sont lus comme une évocation d’un processus intérieur, d’où ce nom qui nous invite à un chemin d’ouverture de la conscience. Cela demande une disponibilité et une totale attention à ce qui se passe au-dedans de soi. Cette lecture en groupe, encadrée par deux temps de silence, de méditation, d’intériorisation, ouvre sur un temps de partage où chacun apporte ses interprétations et ses découvertes intérieures qui enrichissent ainsi le groupe.

Une lecture non duelle de la Bible – La non-dualité est d’abord une expérience : l’ouverture du cœur et du regard à un espace qui contient toute chose. C’est l’expérience de la « non-séparation ». Nous ne sommes pas séparés d’un Tout indivisible, au-delà du temps et de l’espace : c’est là notre véritable nature. C’est l’expérience de voir la réalité dans sa globalité, sans séparation entre nous, entre le ciel et la terre, entre le visible et l’invisible, entre le sacré et le profane. Tout est un parce que tout est fondé sur l’UN de l’amour, de cet amour qui vient de l’au-delà de nous. 

Une lecture symbolique – Les textes bibliques peuvent être lus à un niveau symbolique. Un symbole est un élément qui nous renvoie à une autre réalité, comme si on mettait deux choses ensemble (en grec « symbolon », mettre ensemble), par exemple un objet concret, un drapeau, qui renvoie à une réalité abstraite, la nation. L’idée est donc d’entrer dans le texte biblique en se disant que chaque mot ou chaque phrase évoque une réalité symbolique au-delà de la première compréhension du mot. Nils Phildius précise que cette manière d’entrer en dialogue intérieur à partir d’un texte n’est qu’une manière parmi d’autres de lire un texte biblique. Ça peut-être celle qui nous convient aujourd’hui, en ce moment de notre vie, ou pas… 

Aller au-dedans – « Comme pour les autres propositions de la Maison bleu ciel, Les histoires du dedans sont en quelque sorte l’aboutissement d’une évolution personnelle et de ma pratique d’animation d’ateliers spirituels, explique le pasteur Phildius. A certains moments (de crise) de ma vie, je me suis tourné vers des personnes qui pratiquaient des spiritualités très ouvertes, hors de toute institution religieuse. Ainsi la non-dualité est un terme qui vient de l’hindouisme, mais pour moi, il parle aussi des Evangiles. Par exemple dans l’Evangile de Jean : «  Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en Toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que Tu m’as envoyé.  » (Jn 17, 11) Ce passage parle de l’unité qui nous permet de dépasser nos divisions intérieures, nos jugements. Jésus nous invite à l’expérience de l’unification intérieure, continue Nils Phildius. Sur un plan plus psychologique, j’ai été marqué par la découverte du «  dialogue intérieur  ». * Cette approche invite à considérer, à l’intérieur de nous, les différentes voix qui s’expriment dans des discours différents, voire opposés ou conflictuels. Il s’agit dès lors de faire dialoguer ces voix et de cheminer ainsi vers une unité intérieure, une harmonie. Je me sers aussi de cette approche dans mes accompagnements. C’est ainsi que j’ai commencé à appliquer aux textes bibliques cette manière de faire, chaque personnage du texte étant considéré comme une voix, une voix à l’intérieur de soi… »

Merci à Nils Phildius pour ce partage et cette ouverture à une autre manière de puiser dans ces textes qui fondent notre foi. Nous pouvons y trouver de quoi nourrir notre vie spirituelle et entretenir le désir de cheminer ensemble.  

* Pratique psychothérapeutique développée par Hal et Sidra Stone

La Maison bleu ciel ? 

La « Maison bleu ciel » est un espace de spiritualité, situé au Grand-Lancy, ouvert à toute personne en recherche spirituelle. La Maison se définit comme un rassemblement de personnes qui cheminent ensemble et qui partagent des démarches d’approfondissement spirituel, dans la joie de l’échange. Elle n’a aucun but lucratif. Ce projet novateur a été développé et porté par l’Eglise protestante de Genève.

Les « histoires du dedans » sont accessibles sur ce lien: https://maisonbleuciel.ch/les-histoires-du-dedans-2023-2024/ 

Je recommande de commencer par la première méditation – L’aveugle de naissance – car Nils Phildius pose très clairement les bases de cette lecture particulière du texte. Il est aussi possible de la suivre en ligne un mercredi soir par mois. Un des textes prévus dans la liturgie du dimanche suivant est partagé. 

Les dates et la procédure sont indiquées sur le site https://maisonbleuciel.ch

Une précision : par souci de confidentialité, les commentaires des personnes présentes ne sont pas mis en ligne. Un conseil : prenez des notes sur vos découvertes et résonances intérieures…

Mosaïque de saint Martin, Marguerite Naville, église Saint-Martin, Lutry

Le vêtement appartenait à l’armée, mais l’officier pouvait ajouter une doublure. C’est cette partie que Martin donne.

Par Amandine Beffa | Photo: Jean-Claude Gadmer

L’église est une des grandes créations du groupe Saint-Luc. Elle a été pensée comme une « œuvre d’art total ». 

Dans le chœur se trouve une mosaïque de Marguerite Naville. A l’instar de la grande majorité des œuvres d’art qui lui sont dédiées, saint Martin est représenté partageant son manteau. C’est en effet l’épisode que nous retenons généralement de sa vie. Il a pourtant évangélisé une partie de la Gaule et fait partie des pères du monachisme occidental. Il est aussi réputé pour avoir réalisé de nombreux miracles, ramenant même à la vie un frère décédé.

Son père est tribun militaire (officier supérieur). Le prénom Martin signifie « voué à Mars », (le dieu romain de la guerre). Pourtant, sa vie amène l’Orient à l’appeler saint Martin le Miséricordieux. 

Enfant, Martin fréquente des chrétiens de son âge et il se convertit à leurs côtés. Il ne choisit pas son métier, il semble que les fils d’officiers n’avaient pas d’autre choix que de suivre les traces de leur père. Il s’engage contre son gré à l’âge de 15 ans. 

Un soir d’hiver, alors que Martin n’a que 18 ans, il rencontre un homme nu dans les rues d’Amiens. Ayant déjà partagé tout ce qu’il pouvait, il tranche la doublure de son manteau. Le vêtement appartenait à l’armée, mais l’officier pouvait, s’il le souhaitait, ajouter une doublure plus chaude à ses frais. C’est cette partie que Martin donne. Il donne ainsi ce qu’il a payé lui-même, ce qu’il a ajouté, tout ce qui vient de lui. C’est aussi une façon pour lui d’utiliser toute la liberté que ses obligations militaires lui offrent. Exercer par obéissance un métier contraire à sa foi ne l’empêche pas de vivre selon ses valeurs.

Martin est perçu comme saint aux yeux de ses contemporains. On dit que le manteau, appelé capella en latin (chapelle) a été conservé comme relique. Il était gardé dans un bâtiment construit à cet effet. Des hommes appelés chapelains étaient chargés de veiller dessus. C’est l’origine des mots que nous utilisons aujourd’hui.

Connectés? ça c’est fait!

Par le frère Pierre de Marolles op
Photo : DR

J’ai vécu la crise du Covid-19 alors que j’étais encore vicaire de la Mission catholique de langue française de Zurich. Comme partout ailleurs pendant quelques mois, tous rassemblements paroissiaux étaient interdits y compris les messes dominicales. Je me rappelle être allé voir mon curé en lui disant : « On fait quoi ? On ne peut quand même pas ne rien faire ! » Une solution s’est aussitôt imposée : internet. Proposer des vidéos sur Youtube, faire des réunions virtuelles sur Zoom, inviter à suivre une formation en ligne… 

Le plus fascinant pour moi fut de voir à quel point nous étions en fait déjà prêts pour cela ! En 2019-2020 Internet était déjà un incontournable de nos vies paroissiales comme de nos vies tout court. J’avais moi-même déjà une chaîne Youtube. Il a suffi de l’utiliser pour poster chaque dimanche une homélie sous la forme d’une courte vidéo, diffusé sur la mailinglist de la paroisse elle aussi déjà fonctionnelle depuis plusieurs années. D’ailleurs il n’était pas nécessaire de filmer plus qu’une simple prédication car de nombreuses messes en direct étaient déjà accessibles sur le net. 

Je me souviens avoir fait un message résumant les « ressources pour vivre sa foi en ligne » et avoir découvert à cette occasion combien de choses existaient déjà : les sites des dominicains (Retraite dans la ville, Théodom, Théobulle), le MOOC (Massive Online Open Cours) du collège des Bernadins pour les catéchistes, les cours de cath.ch, les podcast du Padreblog, etc. 

D’ailleurs même une fois libéré de la pandémie et ayant déménagé en Belgique puis à Genève, pas mal de préparation au mariage ou au baptême et même d’accompagnement spirituel ont dû se poursuivre « en visio ». Pourtant j’y ai mis une limite : je ne commence jamais un accompagnement de cette manière, il faut se voir « en vrai » au moins pour une première rencontre. Ce n’est sans doute là que le début d’une réflexion critique que nous aurons tous à mener dans les années qui viennent sur cette « solution miracle » pour continuer d’évangéliser aux jours du tout numérique.

Vérène Marmy: presque 50 ans au service de la paroisse

L’engagement de Vérène Marmy au service de la paroisse commença en 1974 en participant au Conseil de paroisse de Bussy. Ensuite, elle a tenu plusieurs fonctions : conseillère, secrétaire et boursière, concierge de l’église, fleuriste, etc. Depuis 2007, elle fonctionne comme sacristine à Bussy.

Par Bernadette von Niederhäusern
Photo : LDD 

Avec plaisir, elle accueille le prêtre et les acteurs de la cérémonie. Elle a beaucoup aimé le contact avec les gens. Habitant non loin de l’église, elle a toujours été disponible pour les célébrations. C’est rare qu’on ait dû la remplacer. Elle appréciait ce travail pour la communauté. Après quelques soucis de santé, elle a rendu momentanément son permis de conduire. Aimant son indépendance, elle a décidé d’aller habiter à Payerne près de toutes les commodités. 

Merci à Vérène Marmy pour tout le temps qu’elle a donné à la paroisse. Nous lui souhaitons plein de joie dans cette nouvelle étape de vie.

Où sont les jeunes dans l’Eglise?

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Jurassienne Elisa Freléchoux. 

Par Elisa Freléchoux
Photo : DR

Où sont les jeunes dans l’Eglise ?

C’est une question que l’on entend souvent et qu’on s’est peut-être même posée nous-mêmes. 

Eh bien, cet été, les jeunes étaient à Lisbonne pour vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), qui sont un des plus grands rassemblements de jeunes au monde. C’était l’occasion, pendant une semaine, de découvrir une ville, de faire des rencontres et de vivre des moments spirituels inoubliables. Mais concrètement, qu’a-t-on fait aux JMJ ? Tout d’abord, les journées étaient composées de deux moments principaux, le rise up le matin et aller à Lisbonne l’après-midi (eh oui, car on ne loge pas tous dans la ville !). 

Le rise up était un moment de catéchèse durant lequel on abordait des thèmes chers au pape François comme l’écologie intégrale ou l’amitié sociale. Après ces moments d’échange et de réflexion venait la messe. Durant l’après-midi, nous profitions du beau temps pour nous balader dans la ville, aller à la cité de la joie, mais surtout aller assister à des rassemblements dans le parc Edouardo VII comme la messe d’ouverture ou le Chemin de croix. C’était l’occasion de nous mêler à la foule, de rencontrer des jeunes de tous les continents et de vivre des moments riches en émotions. 

Alors qu’est-ce que ça apporte de vivre tout ça ? Déjà, ça permet de voir que les jeunes sont encore très présents au sein de l’Eglise, de sentir qu’on fait partie d’une immense communauté et surtout, d’en être fiers ! De plus, cela vient enrichir la foi à travers les expériences, les rencontres et les discussions vécues. 

Au bout du compte, surtout lors de la veillée finale, participer aux JMJ, c’est l’occasion de quitter son petit confort personnel pour passer un moment hors du temps, d’être témoin de la gentillesse et de la bienveillance des gens, même lorsqu’on ne les connaît pas et de participer à de nombreuses célébrations en présence du Pape et de 1,5 million d’autres jeunes. 

Alors finalement, pour reprendre les thèmes de ces JMJ, levons-nous et n’ayons pas peur !

Université de la solidarité et de la diaconie 2023

Par Nicolas Blanc, Centre Catholique Romand de Formations en Église et Pascal Tornay, Service diocésain de Diaconie

Chères amies, Chers amis,

C’est dans des groupes de partage réunissant notamment des personnes vivant dans la précarité que le thème de la prochaine Université de la solidarité et de la diaconie a été forgé. Cela nous tenait à cœur de partir de la réflexion des plus pauvres d’entre nous pour envisager une thématique qui puisse transformer nos regards et nos actions.

Après avoir dû reporter la tenue de cet évènement, nous sommes aujourd’hui à pied d’œuvre. Nous vous convions à y participer et espérons de tout cœur vous y rencontrer pour vivre un temps de fraternité et de convivialité. Cette 2e édition aura lieu dans les locaux de la Haute Ecole de travail social (HETSL) et dans ceux de la paroisse Saint-Etienne, samedi 18 et dimanche 19 novembre 2023 à Lausanne.

L’Université de la solidarité et de la diaconie est un événement qui rassemblera des personnes venues de toute la Suisse romande. Nous souhaitons nous réunir à l’écoute de la Parole de Dieu et de ce qu’elle suscite au cœur de chacune et de chacun. Les personnes en situation de précarité, les agents pastoraux, les séminaristes et les agents pastoraux laïcs en formation, les paroissiens et les bénévoles sont ainsi invités à entrer en dialogue, à écouter les témoignages des uns et des autres et à ouvrir ensemble les pistes d’une communion au-delà des maux et des mots.

Nous vous invitons à noter dès maintenant ce week-end dans vos agendas pastoraux.

Un papillon avec des informations détaillées ainsi qu’un site internet sont à votre disposition (https://unisolidarite.org). Nous vous remercions d’ores et déjà pour l’attention que vous porterez à cet évènement. 

Avec nos meilleures salutations.

Hommage à Djemal Charni

Par Claire Moullet | Photo : Jean-Luc Cramatte

Djemal Charni a rejoint Notre Dame de Grâce. Cet habitant ayant choisi Cheyres pour son lac, sa nature, sources d’inspiration pour lui, le sculpteur sur pierre ou sur bois.

Une reproduction de la statue de Notre Dame de Grâce, disparue en 1978, lui avait  d’ailleurs été confiée. Une œuvre pleine de sensibilité, en particulier dans les personnages du triptyque relatant les scènes de la Passion, a vu le jour grâce à une simple photo et a été inaugurée en 2002.

Un cadeau de Charni pour notre communauté et un joyau pour notre église.

(Photo tirée d’une plaquette réalisée pour la paroisse de Cheyres)

Intelligence artificielle

Le robot BlessU-2 de l’Eglise protestante allemande est capable de donner quatre types de bénédiction.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

L’intelligence artificielle suscite de nombreux débats et interrogations, qui  illustrent la crainte naturelle que la machine dépasse l’homme. Les capacités de traitement des données par la machine sont bien supérieures à celles d’un humain, ce qui permet la mise en œuvre de véhicules sans conducteur, de systèmes d’analyse de données médicales qui, par exemple, repèrent les cancers mieux que les médecins, de robots qui aident les humains dans leurs tâches physiquement « pénibles ». 

Cette intelligence artificielle (IA) a engendré des robots capables de donner des bénédictions. Le robot BlessU-2 de l’Eglise protestante allemande est capable de parler sept langues en alternant voix de femme et voix d’homme et de donner quatre types de bénédiction : traditionnelle, amicale, d’encouragement et de renouveau. La machine serait-elle une solution à la diminution du nombre de prêtres et de pasteurs ? Nous ne le pensons pas : l’exemple BlessU-2 est techniquement intéressant, mais nous questionne sur la dimension spirituelle et éthique de la machine qui est un formidable outil pour démultiplier notre force physique, intellectuelle et spirituelle, mais pas un remplacement de l’Amour de Dieu.

C’est pourquoi l’Eglise n’est pas absente de ces débats et interrogations, loin de là : en février 2020 et sur l’impulsion du pape François, plusieurs institutions publiques et entreprises (IBM, Microsoft, la FAO, le gouvernement italien entre autres) ont signé l’Appel de Rome pour une IA éthique. Depuis avril 2021, le Vatican est doté de la Fondation RenAIssance, une ONG dont la mission est d’encourager à une réflexion éthique de l’IA. Le prêtre et moine franciscain Paolo Benanti, docteur en théologie morale et conseiller du Pape en matière de haute technologie et en particulier d’intelligence artificielle, a pris la direction scientifique de cette ONG.

Paolo Benanti nous invite à la réflexion, car si les technologies évoluent, il n’y a donc pas de solution définitive, mais comme il le déclare : « Poser sur ces technologies un regard éthique est un devoir ! » Mais l’éthique de l’IA n’est pas une question nouvelle : l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov l’avait déjà théorisée en introduisant les trois lois de la robotique que l’on peut étendre à tout système « intelligent » :

Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » ;

Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » ;

Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

Paolo Benanti nous interpelle : « Nous venons après la génération de ceux qui face au carbone, n’ont pas pensé durabilité. Voulons-nous être la génération qui n’aura pas même interrogé sérieusement la technologie ? »

Le Google des saints

Les saints patrons des églises, monastères et chapelles de Brême.

Le lexique œcuménique des saints (Ökumenische Heiligenlexikon) fête son 25e anniversaire. Depuis le début de sa présence sur Internet, en septembre 1998, ce « moteur de recherche des saints » est devenu un incontournable en la matière.

Par Myriam Bettens 
Photos : Katholischer Gemeindeverband in Bremen

Presque aussi vieux que Google, le Dictionnaire œcuménique des saints (Ökumenische Heiligenlexikon) a été lancé seulement dix jours après le moteur de recherche de la Silicon Valley, à l’initiative du pasteur protestant Joachim Schäfer de Stuttgart. Les publications sur les saints se recopiant souvent les unes les autres, les informations erronées les concernant continuent donc de se propager. Le pasteur a entrepris des voyages sur les traces des saints jusqu’au Cap Nord, en Turquie ou encore en Afrique du Nord pour confirmer – ou infirmer – les informations connues à ce jour sur les saints. Rien qu’en Italie, Schäfer a visité plus de 3300 sites pour en vérifier la véracité. 

Le pasteur, encore aujourd’hui actif pour enrichir les connaissances sur les saints, est aidé par ses lecteurs en apportant des corrections, des conseils, voire même de nouvelles contributions. Le Dictionnaire œcuménique des saints est une initiative privée, indépendante de toute Eglise et de ses enseignements ou dogmes. Il vise à promouvoir le dialogue interreligieux et à favoriser la compréhension des différentes traditions et permet ainsi aux croyants des différentes églises d’en savoir plus sur la vie et la vénération des saints, y compris dans d’autres églises.

Ce lexique œcuménique offre des informations complètes sur les saints, les bienheureux et les vénérés des différentes confessions chrétiennes, aussi bien de l’Eglise catholiques et orthodoxes que ceux des Eglises d’Orient – arménienne, copte, éthiopienne orthodoxe et assyrienne – sans oublier les personnalités vénérées dans les églises protestantes et anglicanes. De cette manière, il propose un aperçu de la tradition chrétienne dans son entier. Il est à noter que ce lexique ne se cantonne pas aux saints d’une période particulière, mais à tous ceux de l’histoire de l’Eglise, aux personnes de l’Ancien Testament, ainsi qu’aux personnalités contemporaines vénérées comme saints ou bienheureux. Des informations biographiques détaillées sur les saints, leur vie, leurs actions, leur importance pour la tradition respective sont complétées par des informations sur les rituels, les coutumes et les célébrations liés à leur vénération.

Aujourd’hui, ce Dictionnaire œcuménique comprend plus de 10’000 entrées biographiques de saints, de bienheureux et de vénérés de toutes les confessions chrétiennes et plus de 17’000 photos. A cela s’ajoutent des articles expliquant les termes importants de la théologie et de l’Eglise dans le glossaire et un autre est dédié à la compréhension des différents ordres religieux. Outre cela, le site internet propose un outil unique en son genre : des listes de lieux et des cartes géographiques permettant de trouver des saints en fonction d’un lieu précis dans le monde. Les lecteurs peuvent ainsi savoir quel saint a vécu ou exercé son ministère sur leur lieu d’origine, voire même de villégiature ! 

Pour les plus curieux, il est également possible de consulter des répertoires dédiés : consacré aux maladies et expériences de la vie, de manière à trouver quel saint invoquer dans différentes situations du quotidien ; un inventaire des attributs se rattachant à tel ou tel saint et permettant de les identifier plus facilement ; les saints patrons des différentes professions, groupes de personnes, animaux et même des choses. Dans ce dernier lexique, vous apprendrez, par exemple, que sainte Corona est la patronne de la loterie, on l’invoque pour avoir de la chance au jeu. Par ailleurs, celle-ci aurait aussi un rôle protecteur en cas d’épidémie… Par contre, cette sainte ne vous donnera pas le don de parler plusieurs langues et encore moins celle de Gœthe. Le Google des saints n’étant, à l’heure actuelle, qu’en allemand, il ne vous reste plus qu’à trouver un bon traducteur en lançant une recherche sur son concurrent laïc. 

A consulter sur : heiligenlexikon.de

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