Même si tous ne sont pas partis en vacances et que septembre a déjà sonné le tocsin de la rentrée, la période estivale nous berce encore de son tempo lent et chargé du parfum des journées qui s’étirent au soleil.
Temps propice à la jouissance du moment présent où le superflu de la vie perd de sa superbe au profit de l’essentiel. Cet essentiel, souvent étonnamment simple, nous invite à nous recentrer sur les choses qui font vraiment sens.
Ainsi, tels les subtils parfums de la terre qui remontent après un orage d’été, laissons insidieusement remonter en nous questions et réflexions sur le bien-fondé de nos choix de vie, de notre manière d’être, des directions prises ou que nous envisageons de prendre.
Pourquoi ne pas nous laisser inspirer par les valeurs redécouvertes pendant cette période estivale ?
Le temps passé avec nos familles, nos amis, n’a-t-il pas réchauffé nos cœurs ? Alors, pourquoi ne pas continuer à leur accorder de l’importance et cultiver ces relations tout au long de l’année ?
Ce paroissien, cette paroissienne avec qui l’on a enfin échangé, ne serait-ce pas une invitation à aller à la rencontre d’autres personnes qui forment notre communauté paroissiale ?
Et si nous nous laissions toucher par un appel à donner gratuitement de notre temps dans une activité qui apportera un bien à notre prochain !
Se recentrer, revenir à l’essentiel, c’est aussi et surtout se recentrer sur le divin pour en faire notre essentiel.
Si nous cherchons dans la Parole de Dieu un guide qui puisse nous inspirer dans nos choix, je vous propose de suivre saint Paul quand il nous dit : « Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus. » (Col 3 ; 17) Cette parole s’applique à nos choix, mais également à la manière dont nous faisons les choses.
Ainsi, sans nécessairement ajouter de nouvelle tâche à notre liste, pourquoi ne pas déjà simplement essayer d’être vraiment présent à celles que nous accomplissons déjà, mais avec une conscience renouvelée de la présence du Christ avec nous, en nous ?
La chapelle de la Pelouse accueille de grandes baies à hauteur de regard qui permettent au visiteur de méditer sur un chemin de croix lumineux.
Au centre de l’œuvre, attribuée à Emma Segur Dalloni, se trouvent trois femmes. Il s’agit en effet de la huitième station. Le Christ, ici symbolisé par le bois de la croix, déclare : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. » (Luc 23, 27-31)
Quel est donc ce « moi » et ce « vous » que Jésus pose devant les femmes ? On considère traditionnellement que le Christ les invite à pleurer sur leur péché. Mais, est-ce une simple mise en garde avant le Jugement ?
L’artiste a choisi de ne pas inscrire les phrases qui accompagnent cette station, mais de leur préférer la deuxième béatitude (Mt 5, 4). Il y a là plus que le lien entre des versets qui parlent de pleurs.
Certains courants psychologiques définissent les émotions selon l’action qu’elles entraînent. La colère pousse à l’approche, la peur à la fuite, mais la tristesse stoppe tout élan.
Se mettre en mouvement
Dans sa traduction de l’Evangile, Chouraqui préfère l’expression : « en marche » au plus habituel : « bienheureux ». La clef est peut-être cette invitation à se mettre en mouvement. En effet, le Christ n’est pas dans le jugement qui enferme. Il invite constamment à un pas supplémentaire.
Ainsi, nous pourrions entendre Jésus demander aux femmes de Jérusalem que la douleur qu’elles ressentent les mette en mouvement. Là où Il va, elles ne peuvent pas Le suivre, mais elles peuvent poser un autre regard sur leur vie pour, à leur tour, aimer jusqu’au bout.
Après sa Résurrection, le Seigneur demande d’ailleurs à Marie-Madeleine de ne pas Le retenir parce qu’Il doit aller vers le Père (Jn 20, 17).
La béatitude citée ici invite ceux qui pleurent à se mettre en mouvement grâce à la certitude qu’ils seront consolés.
Le chemin de croix est une méditation en mouvement. C’est une invitation à marcher pour contempler l’amour du Christ pour nous. Après la pause de l’été, laissons-nous donc déplacer.
Aux confins de la terre du cœur, Te chercher sans cesse Seigneur, Dans la reprise de nos activités, Après un temps de repos et de ressourcement. Fortifiés par nos cœurs à cœur avec Toi,
Aux confins de la terre du cœur, Te chercher sans cesse Seigneur, Aux matins de nos renouveaux, Et laisser l’espérance orner notre cœur, Pour que sa lumière brille sur le visage du frère.
Aux confins de la terre du cœur, Te chercher sans cesse Seigneur, A la mesure de nos jours, Pour faire un collier de perles d’Amour, Qui devient offrande de notre vie dans un chant de louanges.
Aux confins de la terre du cœur, Te chercher sans cesse Seigneur, Tel un enfant cherche son père S’abandonnant entre ses bras avec confiance, Laissant seul l’Amour le bercer.
Aux confins de la terre du cœur, Te chercher sans cesse Seigneur, Afin d’accueillir chaque aube nouvelle, Comme une douce caresse, D’un Dieu qui nous dit sa tendresse.
Tel le Bon Samaritain, le médecin devrait se sentir responsable du patient dès qu’il a entendu son appel et l’accompagner jusqu’à ce qu’une solution ait été trouvée au problème dont il souffre.
Ce paroissien de Saint-Joseph, médecin, nous partage ses réflexions…
Par Pierre Chatelanat | Photo : DR
Le message du Christ et les propositions qu’il nous offre pour notre bonheur devraient inspirer les comportements de ceux qui s’y réfèrent, dans la pratique de la médecine comme dans tous les actes de nos vies.
Les règles de base en sont simples : voir l’autre avec le regard que Jésus aurait porté sur lui, celui de l’Amour, reflétant celui de Dieu pour l’homme, en cherchant pour lui et avec lui comment le guérir de tout mal, physique, moral ou spirituel.
La médecine doit soulager
La médecine ne saurait se comporter comme un pouvoir ou une idéologie qui ne tiendrait pas compte des fonctionnements et des besoins individuels des patients et qui dispenserait des soins principalement en fonction de diagnostics ou de traitements déterminés par des arbres décisionnels, voire des considérations économiques. Elle se doit avant tout de soulager toutes les souffrances de quelque nature qu’elles soient. Les temps sont heureusement révolus où une certaine doctrine chrétienne leur prêtait des vertus salvifiques et invitait, comme le dit encore le Catéchisme de l’Eglise catholique, à « accepter comme une grâce ces peines temporelles du péché » ! Jésus non seulement n’a rien prôné de tel, mais au contraire. a tout fait pour les combattre !
La médecine, attention à l’autre en entier
L’attention à l’autre devrait être une règle fondamentale des soins médicaux. Ceux-ci demandent, outre des compétences professionnelles, une démarche visant à comprendre le patient et ses besoins propres et à trouver des solutions qui le respectent dans son être et sa personnalité. Toute relation thérapeutique implique une confiance qui se construit au fur et à mesure que peuvent être vérifiés la compétence et la fiabilité du médecin. Il convient surtout que celui-ci soit présent lorsqu’on en a besoin, qu’il soit à l’écoute du patient et lui montre de la sollicitude ! La confiance est une condition fondamentale pour l’efficacité des soins prodigués ! Jésus ne disait-il pas « Ta foi t’a sauvé » ? Et tel le Bon Samaritain, le médecin devrait se sentir responsable du patient dès qu’il a entendu son appel et l’accompagner jusqu’à ce qu’une solution ait été trouvée au problème dont il souffre.
La médecine, écoute de l’autre
Le souci de l’autre doit également s’exercer aux deux extrêmes de la vie : l’interruption de grossesse et l’acharnement thérapeutique ou encore l’aide à terminer la vie. Dans tous ces cas, comment justifier d’imposer sans compromis l’obligation de préserver la vie ? Il est vrai que l’enfant à naître est une vie en devenir qui mérite d’être protégée tant que faire se peut. Mais peut-on faire fi des souffrances physiques ou mentales des femmes qu’entraînent certaines grossesses et les leur imposer ?
Pour la fin de vie, si les directives anticipées d’éviter l’acharnement thérapeutique et de soulager la douleur sont largement acceptées dans le corps médical et les Eglises, l’aide au suicide en revanche est moins consensuelle. Mais là encore, de quel droit imposerait-on à ceux qui n’en peuvent plus de souffrir, sans perspectives d’améliorer leur situation, de continuer à subir une vie qu’ils ne supportent plus et qu’ils n’ont pas le courage ou la capacité de terminer par eux-mêmes ?
Et si le suicide est généralement compris et accepté, pourquoi l’aide à ceux qui ne pourraient le réaliser par eux-mêmes ne le serait-elle pas, à condition bien sûr de s’assurer que la décision ait été prise de manière lucide et qu’effectivement il n’y ait guère d’espoir d’un changement de leur état ? En quoi le message du Christ, qui se veut libération de l’homme de toute souffrance, empêcherait-il qui que ce soit de décider librement de la manière de disposer de sa vie biologique, dont le Créateur lui a fait don ?
La médecine, un certain regard sur l’humain
En somme, l’éthique chrétienne propose à la pratique médicale de poser un regard de compassion sur les hommes et les femmes qui souffrent et de leur offrir une chance de vivre mieux, en tenant compte de leurs besoins propres. Ceci implique pour les médecins qui s’en inspirent de tendre au patient une main secourable quelles que soient leurs convictions, de se décentrer par rapport à eux-mêmes et à leurs préjugés et de faire des choix thérapeutiques avec discernement et beaucoup d’humilité ! Pour tout ceci, le Christ offre ses conseils et son amitié, qui transforment les relations et permettent d’aller au-delà de carcans théologiques souvent trop restrictifs.
Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Vaudoise Bénédicte Sahli.
Bénédicte Sahli.
Par Bénédicte Sahli | Photos : DR
Au fil des années en tant que catholique, je me suis rendu compte que je n’étais jamais aussi proche de Dieu que lorsque j’étais dans l’épreuve. C’est dans les évènements difficiles, quand tout me dépasse, que je place mon espérance dans le Seigneur et il est réconfortant de pouvoir m’en remettre à Lui, de Le laisser m’atteindre et m’aider. Toutefois, malgré le sentiment de proximité avec Dieu lorsque je souffre, une fois la tempête passée, il est difficile de maintenir un même engagement dans la relation que j’entretiens avec Dieu. En effet, dans la vie de tous les jours et avec les avancées qui permettent de contrôler chaque centimètre de sa vie, il est moins naturel de remettre les commandes au Créateur. Comment contrer cette tendance ?
C’est en me rendant en pèlerinage à Lourdes que j’ai réalisé que les piqures de rappel de l’existence de Dieu ne se trouvent pas seulement dans les moments de souffrance, mais aussi dans les retraites. En effet, loin de la routine, il est plus aisé de se mettre en communion avec l’Esprit Saint et de vivre jour après jour avec la présence du Seigneur. Un tel recueillement procure un nouveau souffle pour avancer au quotidien. Une seconde chose qui m’a particulièrement marquée à Lourdes fut de voir des foules s’amasser devant la grotte, à la messe ou pour le chapelet. Réaliser que chaque pèlerin vient déposer une intention, confier une personne, sa santé ou sa vie aux pieds de la Vierge nous invite d’une manière profonde et douce à en faire de même. Ce souvenir impressionnant marque et nous appelle à poursuivre sur le chemin de foi que nous avons vécu durant le pèlerinage. Vivre sa foi en communauté parmi d’autres croyants nous incite à voir l’action de Dieu sur nous et sur les autres au quotidien et à l’apprécier.
Seigneur, nous voici devant toi en ce temps de rentrée. Une nouvelle année commence avec une invitation à prendre la route une nouvelle fois. Nous nous mettons entre tes mains, toi l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. Au début de cette rentrée nous nous plaçons sous ton regard de bienveillance. Veille sur nous et guide nos pas sur un chemin de vie et de foi. Dirige nos pas vers un chemin de réussite et de bonheur.
Toi, notre compagnon de route, sois avec nous jusqu’au bout. Tourne nos sens à l’intelligence de ta Parole. Et qu’elle soit la lumière de nos pas. Dans la frayeur et la timidité, viens avec le feu d’amour de ton Esprit brûler nos cœurs.
Toi, le convive d’Emmaüs, transforme nos lieux de rencontre en foyer de charité, d’eucharistie (action de grâce) et de ressourcement, pour que l’amour et le pardon soient partagés. Et quand le poids du travail nous accable ; viens nous soulager, Seigneur.
Quand la fatigue épuise nos forces ; procure-nous le repos et la force neuve.
Lorsque la peur de l’échec s’installe et freine nos efforts ; fais-nous avancer avec courage et espérance. Quand le danger se présente ; apporte-nous ton secours.
En tes mains Seigneur, nous remettons nos esprits et nos travaux. Nos jours sont dans ta main, sauve-nous.
Que la Sainte Vierge Marie nous accompagne !
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit… Amen.
* Prière rédigée par le Père Joseph Akuamoah,prêtre spiritain pour le secteur Haut-Lac
Depuis plus d’un siècle, les communautés chrétiennes du Moyen-Orient sont confrontées à de nombreux défis. A l’occasion d’une conférence, au printemps dernier, la paroisse du Christ-Roi de Lancy a vécu un voyage exploratoire dans le berceau géographique de la chrétienté. Interview de l’orateur de la soirée, Pascal Maguesyan.
Par Myriam Bettens Photos : Pascal Maguesyan
L’Association Chemin de solidarité avec les chrétiens d’Orient et les populations victimes des violences au Moyen-Orient (CSCO) a invité Pascal Maguesyan à venir s’exprimer sur la situation des chrétiens d’Orient et ce qu’il restait encore de leur patrimoine, dans une région où ils sont confrontés au défi de leur propre survivance. Le chargé de mission pour l’association Mesopotamia connaît sa partition, mais nous l’interpellons tout de même pour répondre à quelques questions en marge de son intervention.
Les attentats du Bataclan ont plus marqué les esprits que les perpétuels massacres des chrétiens d’Orient, pourquoi ? Cela fait bien longtemps que les chrétiens d’Orient disent que l’islamisme progresse, aussi en Europe. Suite à l’attentat de la Cathédrale Sayidat al-Najat, en 2010, à Bagdad [préfigurant, par la violence et la méthode employées, l’attaque du Bataclan en 2015, ndlr.] il y a eu une vraie prise de conscience du drame que vivaient les chrétiens d’Orient. Mais nous étions encore loin d’imaginer que les actions criminelles de Daesh pourraient se porter également sur notre sol et de cette manière-là.
De quelle manière se positionner entre un angélisme qui prévaut parfois dans les relations avec le monde musulman et une méfiance tous azimuts ? Le dialogue est un processus très exigeant. Il existe, à mon sens, une troisième voie. Celle-ci repose sur l’intelligence collective dont la société est capable pour dépasser les clichés. Cette capacité est nourrie par un grand nombre de représentants de l’islam appelant à la modération tout en dissociant l’Islam de ceux qui l’instrumentalisent à des fins criminelles.
Quelle est aujourd’hui la situation des chrétiens d’Orient et leurs perspectives ? Par chrétiens d’Orient, je pense aux communautés natives dans ce territoire « source » de l’Alliance, qui va du Nil au Tigre. Les chrétiens qui y vivent sont pour l’essentiel des populations autochtones de traditions et de langues copte, guèze, syriaque, grecque, hébraïque, arménienne, turque, perse et arabe. Leurs espaces territoriaux s’y réduisent drastiquement et le 20e siècle a précipité ce mouvement : destruction des communautés arméniennes, assyro-chaldéennes et syriaques de l’Empire ottoman (1915-1918), cession par la France de la Cilicie (1921) et du Golfe d’Alexandrette (1939) à la Turquie, guerre civile (1975) et exil incessant des chrétiens libanais. Le 21e siècle prolonge cette tendance avec une pression fondamentaliste-islamiste croissante, comme en Syrie (depuis 2011) et en Irak (2003-2017). A cela s’ajoute la politique de l’Azerbaïdjan, qui vise l’éradication de l’identité arménienne par le blocus et l’asphyxie des 120’000 habitants de l’Artsakh. En définitive, les chrétiens d’Orient sont des résistants. Ils luttent pour se maintenir sur leurs terres. Cependant, comme en Irak depuis 2017, un nouvel horizon d’espérance s’est ouvert, là où les chrétiens ont pu reprendre racine. C’est le cas dans la plaine de Ninive et dans le Kurdistan d’Irak.
Un héritage immémoriel
L’association Mesopotamia réalise des missions culturelles et patrimoniales au cœur de la Mésopotamie, notamment en Irak, où le patrimoine a subi des outrages révoltants.
Mesopotamia a notamment réalisé un inventaire du patrimoine des communautés fragilisées à l’extrême (chrétiennes et yézidies) au travers d’un site web qui recense aujourd’hui plus d’une centaine d’édifices emblématiques irakiens. Mesopotamia organise également des expositions et des conférences. L’association mène également des programmes de restauration. Elle met en place enfin un ambitieux programme de camion du patrimoine en Irak.
Ces initiatives contribuent à la revitalisation de ces communautés autochtones confrontées à des destructions massives, parfois irréversibles.
Gabriel Le Bras (1891-1970) est un universitaire, juriste, sociologue des religions et en particulier sociologue de la religion catholique.
La sociologie catholique étudie la place du catholicisme dans les sociétés avec des méthodes scientifiques en y associant un objectif partiellement spirituel ou pastoral.
Gabriel Le Bras publie ses objectifs et ses interrogations autour de la question de la pratique de la religion catholique au début des années 1930. Mais la sociologie catholique ne prend son essor qu’après 1945, avec le concours d’hommes d’Eglise, au premier rang desquels figure Fernand Boulard.
Outils modernes
La sociologie catholique peut se caractériser par une démarche et la production de connaissances à partir de l’enquête de terrain et non par simple spéculation. Elle utilise des outils modernes d’investigation comme les sondages, le recours aux statistiques en cherchant à donner une vision la plus objective possible aux travaux menés. Mais c’est aussi une intention, car elle souhaite fournir les éléments scientifiques permettant d’infuser les principes du catholicisme dans l’espace social.
Dans son article fondateur de 1931, Gabriel Le Bras nous donne le fil directeur de sa pensée au travers des questions suivantes :
1) Qui (où, combien) sont les conformistes saisonniers qui viennent à l’église pour les grandes étapes de la vie ?
2) Qui (où, combien) sont les pratiquants qui assistent à la vie religieuse ?
3) Qui (où, combien) sont les personnes engagées dans des associations confessionnelles ?
4) Qui (où, combien) sont les personnes étrangères à la vie religieuse catholique ?
De nos jours, la sociologie catholique telle que pratiquée précédemment n’est plus en vogue. Si elle décrit les phénomènes, elle est incapable par ses méthodes d’expliquer ces mêmes phénomènes. Le sujet de la déchristianisation des sociétés occidentales en est un parfait exemple.
Mais les questions demeurent
En particulier, il sera intéressant de voir si l’évolution actuelle d’une partie de l’Eglise catholique, privilégiant, dans le sillage du pape François, une approche plus inductive sera à même de fournir les réponses qui nous manquent aux questions soulevées par la sociologie catholique.
Rappelons-le, la méthode inductive est une méthode de travail scientifique qui part d’un fait avec des données brutes, réelles et observables pour expliquer un phénomène.
L’intérêt de cette méthode est de trouver des explications grâce à des observations plus concrètes et moins théoriques des sociétés.
Transmettons à nos jeunes des valeurs… sinon ce sera l’anarchie comme en France!
Par l’abbé Jérôme Hauswirth Photo : Bernard Hallet
Des jeunes Français de 13 à 15 ans pour la plupart, par milliers, dans la rue, pour incendier des voitures, casser des vitrines, voler et piller leur propre cité. Les semaines qui ont suivi la mort de Nahel (au début de cet été) ont mis en lumière de grands gosses violents, matérialistes et anarchiques. Ils profitent d’un vrai drame pour voler et piller. Cela pose une question simple : où sont les parents de ces grands enfants ? Comment ont-ils grandi ? sans trop m’avancer, j’ose affirmer qu’ils ont grandi sans père et sans repère, les yeux rivés sur leur smartphone, matant une série sur Netflix, rêvant de devenir influenceur, chanteur, star du ballon rond. Le tout évidemment sans effort. Sans rien devoir à personne. Des enfants-rois livrés à eux-mêmes…
Le plus choquant, c’est que cette violence s’est déversée sans revendication, sans dialogue, sans explication. Comme une boue nauséabonde qui se déverse d’une fosse septique… ou un brouillard opaque qui empêche toute lumière, toute rencontre… comme si cette jeunesse ne savait plus parler, exprimer, défendre une idée. Alors plutôt que de parler, argumenter, discuter et disputer, on vole et on pille. On profite de la pagaille pour s’en mettre plein les poches. Ça donne l’impression d’une boulimie consumériste. Une jeunesse frustrée de ne pas tout avoir casse les vitrines pour prendre de force ce qu’elle ne peut pas acheter. Nahel a bon dos…
Cette jeunesse semble perdue. Elle n’a pas été éduquée. C’est évident. Elle n’a pas de valeurs civiques. C’est le drame de ceux qui ne sont ni d’ici ni de là-bas. Ceux qui se comportent comme si la terre où ils habitent est une terre étrangère. Si on ne fait rien, bientôt ici, chez nous, ce sera la même chose. Alors soyons lucides : ne rien faire, c’est faire le pire. Il faut donner à notre jeunesse des valeurs. Et ces valeurs ont pour nous un nom. Et ce nom c’est Jésus-Christ ! Dès lors, il faut le connaître d’abord, pour l’aimer ensuite et le servir enfin. Bref. Plutôt que de déprimer, bienvenue à la catéchèse paroissiale !
Par Thierry Schelling Photos : Sviatoslav Horetskyi
Quelle ténacité, quelle dévotion, quel enthousiasme même, malgré l’intolérable enlisement de cette guerre qui n’en finit pas – mais c’est malheureusement le propre d’une guerre, non ? Pas juste sa « perdurance » dans le temps, mais aussi parce qu’elle génère des solidarités, meut des personnes, agite des cœurs, réveille des générosités qui dormaient… Oui, au fond de l’humain se love un trésor de bonté. Et même le pire ne peut rien contre cette pugnace envie d’aider, d’aimer…
Le pèlerinage de Sviatoslav à Lourdes pour y rejoindre ses confrères des éparchies d’Allemagne et de France & Benelux a été l’occasion de déposer les fatigues au pied de Marie et de recevoir du Fils bien-aimé le sourire du devoir accompli. Dans l’humilité de nos faibles moyens. Mais avec l’arme de la foi…
La première des confessions pour les enfants de la communauté de Lausanne a été une autre façon de célébrer la vie… Sviatoslav est porteur de Celui qui est la Vie ! Merci à sa famille et aux paroissien.ne.s qui le soutiennent !
Considérée comme sainte par beaucoup, Eva Calay ne sera probablement jamais officiellement canonisée. La religieuse belge a néanmoins reçu post mortem la plus haute distinction honorifique attribuée par l’Etat d’Israël et son nom est gravé sur le « Mur d’Honneur » dans le « Jardin des Justes » au mémorial de Yad Vashem de Jérusalem.
Eva Calay en 1931, à son entrée dans la congrégation.
Par Myriam Bettens | Photos : DR
Eva Calay s’oriente très tôt vers la vie religieuse et entre, en 1931, chez les Filles de la Croix, à l’âge de 23 ans. Son papa a néanmoins tenu à ce qu’elle achève des études avant son engagement dans la vie religieuse. Diplômée en littérature et en sténographie, elle est envoyée à Bèfve, dans la province de Liège, pour enseigner. La congrégation y dirige une école de filles avec pensionnat et une maison de repos pour personnes âgées. Durant la guerre, Eva et une de ses consœurs cachent des enfants juifs en les intégrant sous de faux noms au pensionnat. Elle restera à Bèfve jusqu’en 1955, date à laquelle elle retourne à Liège pour y prendre les fonctions d’économe, à la maison mère.
En tant qu’économe générale, Eva a beaucoup de relations et se sent à l’aise partout. En 1965, la communauté la charge donc de mener à bien les travaux de construction et d’aménagement d’une nouvelle clinique gérée par les sœurs. Celle-ci sera ouverte en 1971. Or les médecins décident de la boycotter, car Eva s’attaque de front à leurs privilèges. Elle ne négocie pas, cette clinique destinée à soigner les gens dans le besoin n’est pas là pour enrichir les médecins. La faculté de médecine de Liège, désireuse de former ses stagiaires dans cette clinique d’avant-garde finit par accepter toutes les conditions d’Eva. La religieuse aura la gestion de cet hôpital pratiquement jusqu’à la fin de sa vie. Décédée en 1992 d’un infarctus, elle repose dans le caveau de la congrégation sous une dalle sans nom. En 2010, Eva est honorée du titre de « Juste parmi les Nations » pour avoir protégé et caché des enfants juifs dans le pensionnat de Bèfve, durant la guerre.
Si vous voulez que vos enfants dépassent le niveau moral de TikTok, si vous voulez qu’ils aient des valeurs authentiquement chrétiennes, inscrivez-les à la catéchèse 😃.
Par l’abbé Jérôme Hauswirth, curé Photo: abbé Lucien Favre
Notre société actuelle : en perte de repères
Les faits sont toujours plus manifestes : sans valeurs, notre jeunesse sera toujours plus égoïste et chaotique. Les manifestations en France suite à la mort de Nahel, l’été passé, sont une triste illustration d’une jeunesse sans repère (voir édito). Le retour à l’ordre passe par un retour à l’autorité, dans la famille, cellule de la société. Mais le retour à l’ordre passe aussi par un retour à l’ordre moral, éclairé par la Parole de Dieu et la sagesse de l’Eglise.
Une école qui s’est déchristianisée
Les temps changent. Pour rappel, au XIXe siècle, le catéchisme dans les degrés primaires représentait 2h par jour ! L’enfant devait savoir lire, écrire, compter mais aussi avoir des valeurs chrétiennes, du civisme. Un siècle après, durant ma scolarité à Monthey, on est passé à 2h par semaine. Et aujourd’hui ? Nous essayons de proposer aux parents de venir 2h par mois, durant les messes du week-end.
Une catéchèse qui doit s’adapter
Depuis 20 ans, la catéchèse, dans le sens d’une transmission de la foi, ne peut plus se faire à l’école. L’école est laïque. Elle transmet via le cours Ethique et Cultures religieuses (ECR) des connaissances sur les principales traditions religieuses, un peu comme de la géographie ou de l’histoire. L’Eglise catholique compose avec cette réalité.
La catéchèse sur le secteur de Monthey se veut dans le prolongement des intuitions de nos prédécesseurs : une catéchèse de cheminement, durant tout le temps de la scolarité primaire, et non pas seulement l’année du sacrement (pardon, communion, confirmation).
Quel est le bon moment pour faire de la catéchèse aux enfants ?
Notre réponse est la messe dominicale. La messe est le grand rendez-vous de toute la communauté. Ainsi une place adaptée a été prévue pour les enfants : au moment de l’homélie, les enfants rejoignent les catéchistes qui leur proposent un enseignement, adapté à leur âge, sur la Prière et la Parole de Dieu entendue à l’église.
Au final, soyez tous remerciés pour votre présence à la messe dominicale. Cela nourrit la présence de Dieu en nous et renforce nos liens de baptisés.
Merci aux anciens de continuer à porter ces projets pastoraux dans votre prière.
Avec toute ma reconnaissance.
Dans la partie francophone du diocèse de Sion et le territoire abbatial de Saint-Maurice (à l’exclusion du décanat d’Aigle).
La préparation au sacrement du pardon se fait en 4H, la célébration ayant lieu au printemps.
La préparation au sacrement de la première communion se fait en 5H, la célébration ayant lieu au printemps.
La préparation au sacrement de la confirmation, qui s’étend sur une année, se fait en 7H, la célébration ayant lieu en début de 8H (fin septembre).
Grandir dans sa foi en prenant appui sur les valeurs chrétienne n’est pas réservé qu’aux enfants : les groupes : MADEP, Relais, « Fun and God », JCC, jeunes de Lourdes, ThéoCamp, Lectio Divina etc. sont là pour les ados et les jeunes afin de les aider à vivre la foi en communauté. Plus d’info sur nos sites internet.
Merci aux mamans ou aux papas qui voudraient renforcer l’équipe d’animation. Plus nous sommes nombreux et plus l’organisation est souple. Pas besoin d’être enseignant de métier. Un temps de lectio hebdomadaire au couvent des bernardines le jeudi à 19h contribue à une réflexion et formation pour adulte en ce sens.
Comme tout chrétien (et peut-être plus qu’un autre), le médecin se trouve confronté à des questions difficiles d’éthique. Comment sa foi chrétienne l’aide-t-elle dans son combat pour la vie ?
Ce sont les questions proposées par la rédaction de L’Essentiel pour la préparation de ce présent numéro. Avec le groupe local du décanat de Sion, nous avons tenté d’approcher des chrétiens issus du milieu de la santé.
Avec l’aide du mouvement des Focolari, nous avons pu recueillir quelques échos d’un sujet pour lequel, après enquête, il ne semble pas si évident de parler.
Une médecin de famille avouait se sentir mal à l’aise avec ce sujet, ne se sentant pas légitimée à imposer sa propre éthique à ses patients.
Un ancien responsable d’EMS, maintenant retraité, ne pensait pas maîtriser ce sujet, mais cependant connaissait un prêtre vers qui se tourner pour obtenir un éclairage plus autorisé.
Voici comment de son côté s’exprimait une infirmière : « Personnellement, pour moi être un thérapeute chrétien, c’est plus par la vie que par la parole si on peut dire. C’est rare les personnes avec qui je parle de religion, mais je cherche plutôt à découvrir quelles sont leurs valeurs profondes, ce qui fait sens pour eux ou leur transcendance, leur ressource intérieure pour surmonter une épreuve. Nous avons aussi un service d’aumônerie avec des personnes laïques qui offrent un espace d’écoute ou de partage aux personnes qui le désirent. Pour moi l’accompagnement spirituel aujourd’hui est plus vaste que seulement chrétien. C’est l’ouverture comme on le vit dans le mouvement : « se faire un avec l’autre ». »
Dans un monde marqué par le pluralisme des convictions comme nous le dévoile ces quelques propos, quel défi exigeant pour un médecin de concilier professionnalisme, fraternité universelle et fidélité à l’Evangile de la vie !
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Nous veillerons sur votre dignité Elisabeth de Courrèges
A travers son métier d’ergothérapeute auprès de personnes âgées et malades, Elisabeth de Courrèges s’engage au quotidien auprès de patients en fin de vie. Elle est le témoin de ces derniers instants qui changent les cœurs et les ouvrent à la Lumière. Et elle se bat sans relâche pour qu’ils se déroulent dans la paix et la dignité. « J’espère qu’un jour, nous n’entendrons plus parler d’euthanasie. Pas seulement parce que cela me semble indigne de l’être humain, mais aussi parce que nous n’en aurons plus besoin. Parce qu’il y aura suffisamment de moyens, financiers et humains, pour veiller et prendre soin de toute vie qui, naturellement, s’éteint. »
Un art de vivre et d’aimer par temps de catastrophe Jean-Yves Leloup
Dans un monde où l’activité humaine maltraite l’environnement et malmène l’individu, où les crises économiques et sociales se succèdent, comment rester lucide sans être désespéré ? Inspiré par les grands penseurs de l’Antiquité (Epicure, Aristote, Socrate, Epictète, Philon d’Alexandrie ou le Bouddha), Jean-Yves Leloup propose un ensemble de conseils accessibles à tous pour construire une vie libérée de l’inquiétude. Son enseignement, soutenu par une quinzaine de méditations concrètes, nous appelle à surmonter les obstacles, vivre avec nos maux, écouter notre corps, respecter nos émotions et nos désirs.
Les médecines alternatives. Des clés pour discerner Pascal Ide
Comment choisir une thérapie ? L’interrogation face aux médecines dites alternatives et complémentaires, douces ou traditionnelles est complexe tant il est difficile de s’y retrouver entre les avis tranchés qui émanent du corps médical, la prudence légitime des autorités religieuses et l’enthousiasme des heureux bénéficiaires, sans compter les informations glanées sur internet… Plutôt que de dresser une liste des bonnes et mauvaises thérapies, le père Pascal Ide offre des critères de discernement en se demandant : ces médecines sont-elles compatibles avec la méthode scientifique ? Avec la foi ? Avec l’enseignement du Magistère ? Favorisent-elles une influence démoniaque ?
Un nouvelle BD autour de médecins engagés au service des personnes fragilisées par la maladie. Albert Schweitzer, Françoise Dolto et Frère Luc de Tibhirine : trois figures de soignants, trois bons samaritains qui ont marqué leurs contemporains au XXe siècle et peuvent nous inspirer dans le soin à apporter à son prochain. Chacune de ces trois figures incarne à sa manière l’engagement du médecin au XXe siècle : au Gabon, auprès des enfants et en Algérie (enfants à partir de 7 ans).
En juin, nous avons souhaité bonne suite à l’abbé Marek Glab qui est parti pour continuer son ministère sur le continent africain. Maintenant, nous accueillons l’abbé Frank Stoll qui arrive à Monthey.
Texte et photo par Valentin Roduit
Né en 1958, l’abbé Frank Stoll a grandi à Saint-Maurice. C’est au collège de l’Abbaye, vers 16-17 ans, que le Seigneur l’a appelé à travers l’exemple de certains chanoines.
Mais ce n’est pas là que le Seigneur l’attendait, il n’était pas décidé à entrer à l’Abbaye de Saint-Maurice. C’est sur le chemin du séminaire diocésain que les choses se sont mises en place. Il a étudié la théologie à l’université de Fribourg en vivant au séminaire diocésain (au Salésianum à l’époque).
Le déménagement de ses parents de Saint-Maurice à Monthey durant ce temps du séminaire l’a conduit à être ordonné prêtre dans sa paroisse de résidence. C’était le 14 juin 1987 dans l’église de Monthey qu’il retrouve aujourd’hui.
Durant ses 36 années de ministère, ce qui l’a fait vivre, c’est d’offrir des célébrations liturgiques nourrissantes et découvrir le chemin de Dieu vers chaque personne rencontrée. Bien sûr, au milieu des joies il y a eu aussi des difficultés, mais il s’est toujours battu pour garder la flamme.
Après avoir servi dans les paroisses de Nendaz, Saxon, les hauts de Conthey, Val d’Illiez et Champéry, Frank a été, ces huit dernières années, curé de la paroisse du Sacré-Cœur à Sion, après y avoir été vicaire pendant une année.
Arrivé à ses 65 ans, il a demandé à être déchargé de la responsabilité de curé, mais il reste au service, comme auxiliaire. C’est ainsi qu’il rejoint l’équipe du secteur de Monthey. Il pourra aussi prendre plus facilement soin de son papa de 97 ans.
Bienvenue Frank dans le secteur, où sont déjà présents deux autres anciens curés de la paroisse du Sacré-Cœur de Sion : l’abbé Marcel Martenet et l’abbé Jean-René Fracheboud.
Cher Frank, continue à entretenir la flamme de ton ministère, qu’elle illumine la foi des paroissiens de Monthey et des environs !
Ensemble, soigner les cœurs. « Mon Fils, mets en Dieu ta confiance, et il te viendra en aide. Suis droit ton chemin et espère en lui. » (Si 2, 6) Les enfants et les jeunes viennent de reprendre le chemin de l’école. Ils ont eu la joie de passer des vacances ou des pèlerinages en différents lieux. Les parents et leurs enfants ont certainement eu l’occasion de visiter des musées, des paysages romantiques ou de belles églises où tant d’artistes ont manifesté leur piété religieuse.
Nous sommes reconnaissants du rôle prépondérant que les parents ont continué à manifester vis-à-vis de leurs enfants, en matière religieuse. Ce rôle des parents ou membres familiaux est à revaloriser au-dedans et au-dehors. Un proverbe africain dit :
« Il faut tout un village pour éduquer un enfant. »
En effet, plusieurs acteurs et institutions interviennent pour l’éducation d’un enfant. Nelson Mandela disait : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. » Si la communauté entière s’implique pour élever un enfant, les parents sont moins isolés, moins stressés et ainsi plus disponibles pour cheminer avec leur enfant.
Au cours de notre pastorale : prêtres, parents, agents pastoraux, professeurs, nous sommes interpellés pour avancer ensemble en cette noble mission éducative, intellectuelle et surtout religieuse. Pensons aussi à l’adage : une âme saine dans un corps sain.
Puisse le Seigneur nous donner les grâces nécessaires d’avancer ensemble en prenant soin des jeunes que le Seigneur nous confie en cette année 2023-2024.
En pleine pandémie, le 22 novembre 2020, le pape François invitait les jeunes du monde entier à « ne pas renoncer aux grands rêves » que le Seigneur veut pour nous. Comme jeune curé de Martigny permettez-moi de vous partager deux grands rêves que je porte pour notre belle communauté chrétienne de Martigny, à partir des paroles du pape François aux JMJ de Lisbonne.
Le 3 août dernier, en accueillant les jeunes de tous les pays, le Pape s’est adressé à nous : « Chers amis, je voudrais être clair avec vous […] : il y a de la place pour tout le monde dans l’Eglise ! Personne n’est inutile, personne n’est superflu, il y a de la place pour tout le monde, tels que nous sommes. »
Oui, je rêve à Martigny d’une Eglise où tous puissent se sentir chez soi, où chacun trouve le moyen de mettre les talents reçus de Dieu au service de la communauté. Je rêve que plus personne ne dise : « l’Eglise, c’est le Pape et les curés », mais : « l’Eglise, c’est moi aussi. » Je rêve que chaque baptisé puisse porter autour de lui la joie de croire en Dieu et témoigner par sa vie que Dieu est vivant et qu’il s’occupe de nous.
A la messe finale au bord du rio Tejo, le pape François a invité les 1,5 million de jeunes présents à se mettre à l’écoute du Christ. Voici ses paroles : « Ecouter Jésus. Tout le secret est là. Ecoute ce que Jésus te dit. […] Prends l’Evangile et lis ce que Jésus dit, ce qu’il dit à ton cœur. »
Je rêve à Martigny d’une Eglise qui se mette encore plus à l’écoute de la Parole de Dieu ; d’une Eglise où la voix de Jésus peut résonner dans le cœur de chacun. Que germent des groupes de prière communautaire, de lecture de la Bible, afin que Jésus soit vraiment présent et recherché dans notre paroisse, et qu’il devienne le centre de toutes nos activités.
Merci, chers paroissiens, de m’accueillir comme jeune curé, afin que nous puissions ensemble – tous ensemble – nous tourner vers le Christ qui parle au cœur de chacun et guide son Eglise.
Mgr Jean-Marie Lovey et son Vicaire général, Pierre-Yves Maillard, seront en visite pastorale chez nous la première semaine d’octobre, pour la troisième (et dernière fois). La semaine débute avec les messes de confirmation. Mais qu’est-ce que la visite pastorale ?
Par Sandrine Mayoraz et Jérôme Hauswirth | Photo : DR
Après sa nomination, notre évêque Jean-Marie a eu à cœur de renouveler les visites pastorales. Profitant de son « petit diocèse », il planifie de visiter tous les secteurs pastoraux sur trois ans.
Comme un berger qui connait ses brebis (Jn 10, 14), l’Evêque accompagné du Vicaire général va à la rencontre des fidèles qui lui sont confiés. La visite pastorale a pour but de « prendre la température » d’un lieu, de rencontrer les paroissiens et les agents pastoraux (prêtres et laïcs), d’entendre leurs préoccupations et leurs joies, d’encourager la foi, de découvrir les réalités spécifiques et les projets pastoraux d’un lieu. Après une semaine, Mgr Jean-Marie a un panorama de la « santé » et de la sainteté d’un secteur de paroisses. Puis, tous les cinq ans, il présente au Pape un rapport sur l’état du diocèse qui lui est confié.
Simplicité au programme
C’est une visite officielle. Dans un récent courrier, l’évêché rappelle que Mgr Jean-Marie Lovey s’attache « à cultiver un esprit de simplicité et de cordialité. Le principal est de passer quelques jours dans le quotidien d’un secteur pastoral et de ses activités ordinaires. Il n’est donc pas prioritaire d’organiser des événements particuliers, mais plutôt de compter simplement avec la présence de l’évêque dans la vie ordinaire du secteur ».
Chez nous, la semaine commence par les confirmations agendées depuis longtemps. Il n’y aura pas d’autres messes dominicales en présence de notre évêque, par contre, il célébrera chaque matin une messe dont certaines seront suivies d’un temps d’échanges informels. Il prendra le temps de rencontrer certains conseils et groupes paroissiaux, ainsi que d’effectuer les entretiens annuels avec nos prêtres et agents pastoraux laïcs.
Jamais deux sans trois
Cette troisième visite pastorale sera certainement la dernière visite de notre évêque. En effet, « l’évêque diocésain qui a atteint septante-cinq ans accomplis, est prié de présenter la renonciation à son office au Pontife Suprême qui y pourvoira après examen de toutes les circonstances ». Canon 401. Ainsi, en 2025, Mgr Jean-Marie Lovey aura atteint l’âge d’une retraite bien méritée.
Programme de la visite
Samedi 30.09.2023 • 10h : messe de confirmation aux Perraires à Collombey
Dimanche 01.10.2023 • 10h30 : messe de confirmation à l’église de Monthey
Lundi 02.10.2023 • 8h30 : messe au monastère
Mardi 03.10.2023 • 8h30 : messe au monastère • 19h : réunion avec les deux Conseils de Communauté
Mercredi 04.10.2023 • 8h : messe église de Monthey et café, croissant sur le parvis • 12h : repas avec les groupes d’enfants et de jeunes du secteur • 18h30 : rencontre des catéchistes du secteur
Jeudi 05.10.2023 • 8h30 : messe au monastère • 18h30 : réunion avec les deux Conseils de Gestion
Vendredi 06.10.2023 • 8h : messe église de Monthey
« Prendre soin des autres… deux jeunes blouses racontent »
Depuis trois ans, Mélanie Rais de Chamoson, et Sébastien Gauye de Sion, étudient les soins infirmiers à la HES-SO. Ils témoignent aujourd’hui pour nous.
Texte et photo par Mélanie Rais et Sébastien Gauye
De nature dynamique et joviale, Mélanie Rais, 22 ans, est engagée dans de nombreux milieux qu’ils soient sportifs, villageois, associatifs, etc. Passionnée par l’humain elle explique : « J’ai choisi les soins car pour moi, il est important que l’on puisse prendre soins les uns des autres. Parfois, lorsque je vais travailler, je me demande qui soigne qui. » Sébastien Gauye, 23 ans, est un jeune chrétien engagé au service des plus fragilisés de notre société. Naturellement empathique et passionné de l’humain, il aime s’occuper des autres et prendre soin d’eux.
Pour apprendre le métier d’infirmier, Mélanie et Sébastien ont opté pour le modèle de la Nursing Team Academy. Cette approche pédagogique innovante propose une nouvelle manière d’apprendre et d’acquérir les compétences nécessaires pour devenir un-e professionnel-le de la santé. Ce mode d’apprentissage valorise et construit toute la capacité d’autonomie et de responsabilité de l’apprenant-e à pouvoir assumer pleinement son processus d’apprentissage. Le corps enseignant s’y inscrit comme ressource à part entière. Les étudiant-es y évoluent majoritairement en groupe, à l’image d’une équipe de soin. Au sortir de cette formation, Sébastien et Mélanie sont plutôt ravis de leur expérience : « Cette voie de formation nous a fait grandir, nous a comblés au-delà de nos aspirations. Elle est devenue une véritable école de vie pour nous .»
La foi et les soins infirmiers ? Nombre de personnes recherchent dans leur processus de guérison un sens à leur maladie. Il n’est pas toujours simple pour elles de le faire… D’autant plus que la question du sens reste personnelle et sacrée à chacun. La question du sens est multiple. En tant qu’infirmier-ère, nous pouvons essayer d’accompagner au mieux ce vécu bouleversé ou fragilisé. C’est ici que le prendre soin s’inscrit : il exprime autant une façon de faire que d’être avec la personne soignée. Pour atteindre pleinement autrui, il est essentiel de le reconnaître et de l’accueillir dans toutes ses dimensions. Prendre soin c’est donc accueillir, aimer, rejoindre, soigner l’autre tel qu’il-elle est… dans ses questionnements, ses doutes, ses douleurs, ses affinités, ses choix, ses joies, ses peines, sa manière d’être et de faire aussi. C’est une rencontre entre deux humanités. Pour y parvenir, il y a cette part de confiance envers autrui qui est nécessaire, ce qui n’est pas sans rappeler la démarche de la foi qui développe ce même esprit d’engagement et de confiance mutuelle. Dans le soin, la foi c’est cette petite flamme qui est en chacun de nous pour transcender nos infirmités et nous aider ainsi à accomplir pleinement nos humanités respectives.
« Au cœur de l’Église, je serai l’Amour », disait sainte Thérèse de Lisieux. Et si nous pouvions transposer ce même appel au domaine des soins ?
Les échafaudages ont disparu juste à temps pour installer le reposoir de la Fête-Dieu : le porche de l’entrée de la porte Saint-Jean-Baptiste de la collégiale a retrouvé son aspect normal. Mieux ! Restauré, consolidé, il est désormais permis de redécouvrir les splendides peintures du Tessinois Carlo Cocchi datant de 1816 qui ont été restaurées dans les règles de l’art. Cet artiste a beaucoup œuvré dans la Broye. La restauration a été conduite par Julian James, restaurateur d’art à Estavayer avec sa collaboratrice Coline Rielle. La paroisse a tenu conférence de presse le 12 juin – hors délai pour ce journal – pour présenter ces importants travaux de rénovation. (cjy)
Julian James et l’une de ses collaboratrices sur le chantier.
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