Médecin et chrétien

Salle des malades des Hospices de Beaune, aujourd’hui un musée.

Médecine et religion sont liées. Dans l’Antiquité, les prêtres exercent couramment la médecine. Jésus-Christ, Fils de Dieu, est aussi un « médecin » des âmes et des corps. Les Evangiles sont remplis d’anecdotes, d’histoires décrivant comment, dans sa vie publique, le Christ guérit les malades. Dieu nous guérit, directement ou indirectement, par l’entremise des saints et bienheureux.

Par Pierre Guillemin | Photos : DR

Dieu guérit par les sacrements : réconciliation, Eucharistie, onction des malades.

Dieu guérit par des miracles de guérison qui sont les signes et surtout les rappels de sa compassion et de Son Amour infini.

Dieu guérit par la médecine et les médecins : c’est son action la plus normale, la plus commune. Ainsi, l’Eglise n’est pas éloignée de la médecine. Bien au contraire, car toute guérison est un retour à plus de vie, à cette vie que Dieu est toujours prêt à nous donner.

L’Eglise est à l’origine des hospices, des hôtels-Dieu, des hôpitaux. Combien de missionnaires, de religieux, de religieuses se sont sacrifiés au service des souffrants, des exclus, des sans-abris ? Saint Damien, saint Camille de Lellis, saint Jean de Dieu, saint Vincent de Paul, la bienheureuse Mère Teresa, entre autres, qui nous montrent que l’Eglise a toujours été la première à s’occuper des malades, des lépreux, des handicapés, des sidéens, des exclus.

Ferveur et désintéressement

Et elle continue ! Ainsi, par exemple, en matière de lutte et de soins contre le sida, c’est l’Eglise catholique qui prend en charge 28 % de l’activité mondiale. A la suite
de l’Eglise, de nombreux médecins se sont attachés au soin des malades avec ferveur et désintéressement. Dans l’histoire du christianisme, plus de 50 médecins ont été béatifiés ou canonisés ; parmi eux citons :
Luc, patron des médecins, Côme et Damien, les médecins anargyres (c’est-à-dire les saint médecins byzantins qui exerçaient leurs talents sans être payés), saint Martin de Porrès, le bienheureux Nicolas Sténon, saint Joseph Moscati, sainte Jeanne Beretta Molla et tant d’autres.

La question du lien entre Eglise et médecine n’est pas récente. Mais contrairement à l’idée commune, l’Eglise ne condamne ni la médecine ni la chirurgie. Nous pensons souvent en effet que le concile de Tours de 1163 interdit la pratique de la chirurgie en citant Ecclesia abhorret a sanguine (L’Eglise a horreur du sang). Or cet adage ne se trouve nulle part dans les actes du concile de Tours. Il n’apparaît qu’en 1744 à la page 35 de l’histoire de la chirurgie française composée par François Quesnay. En réalité, le concile de Tours défend aux religieux profès (religieux qui a prononcé ses vœux pour s’engager dans un ordre) de sortir de leur cloître pour exercer la médecine, étudier les lois civiles et s’adonner aux affaires sous prétexte de charité (canon 8). Le concile ne flétrit pas la médecine, le droit ou le commerce, mais les religieux qui se mêlent d’affaires séculières. 

Citons deux exemples de médecins chrétiens qui n’auraient pas pu exercer leur art si ce concile de Tours l’avait interdit. 

Au XIVe siècle, Guy de Chauliac, chanoine de la collégiale Saint-Just dans la région lyonnaise, fut médecin et chirurgien de quatre papes : Benoît XII, Clément VI, Innocent VI et Urbain V. Il aurait, par exemple, trépané Clément VI pour le soigner de céphalées. Il est considéré comme le plus grand chirurgien du Moyen-Age : son ouvrage Chirurgie, Chirurgia Magna restera un ouvrage de référence jusqu’au XVIIIe siècle.

Guy de Chauliac soignant le pape Clément VI.

Ambroise Paré, chrétien fervent, ne cessa jamais de célébrer dans ses œuvres la gloire de Dieu. Paré soignait tous les hommes, sans tenir compte de leur confession, fait extrêmement rare au XVIe siècle, période des guerres de religion. Mais Paré ne limita pas son art à soigner les rois et les pauvres gens, qu’il plaçait, en tant que thérapeute, sur un pied d’égalité. Gynécologue avant la lettre, il se préoccupa avec une magnifique attention des femmes enceintes, des techniques d’accouchement et des soins aux nouveau-nés, « petites créatures de Dieu », écrit-il, qui l’émerveillaient comme l’émerveillaient toutes les beautés de la création, plantes incluses. La foi chrétienne d’Ambroise Paré s’épanouit dans son esprit d’entreprise, dans son inventivité, dans sa compassion envers ses patients, rois, notables et simples soldats, et plus que tout dans sa volonté de transmettre un savoir exigeant par amour du bien public, trait de cet humanisme du XVIe siècle dont, aux côtés d’Erasme, de Rabelais ou de Montaigne, il nous offre un exemple admirable.

Engagements actuels

Et aujourd’hui ? Si l’Eglise et la médecine sont si proches, comment, par des exemples d’engagement de médecins et de chrétiens, pouvons-nous comprendre ce lien qui est si difficile à comprendre dans nos sociétés modernes ?

Le Père Philippe Gauer – prêtre, médecin, spécialiste de bioéthique – nous rappelle que l’homme, voulu et aimé par Dieu, est au cœur du regard du médecin chrétien sur son patient. Dans son ouvrage Soigner : la découverte d’une mission à la lumière du Christ médecin, il nous rappelle que « jamais nous ne voyons Jésus s’apitoyer sur une maladie, son regard se fixe toujours sur la personne ». S’inspirant de l’attitude du Seigneur, les médecins catholiques apprennent à poser un regard d’amour sur le patient et à en être les serviteurs.

Des soins pour l’âme

Le docteur Xavier Emmanuelli, médecin, philosophe, chrétien, voue sa vie et surtout son action en tant que médecin au profond engagement chrétien qui l’anime. Il est cofondateur de « Médecins sans frontières » en 1971, médecin-chef à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis de 1987 à 1993, fondateur du SAMU Social de la ville de Paris en 1993, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de l’Action humanitaire d’urgence du 18 mai 1995 au 2 juin 1997, président du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées du 29 août 1997 au 23 août 2015, fondateur du SAMU Social International en 1998, parrain d’Action Froid (Association citoyenne à but non lucratif venant en aide aux sans domicile fixe toute l’année).

Dans une interview de 1995, réalisée par Jean-Claude Noyé, Xavier Emmanuelli s’exprimait ainsi : « A vrai dire, c’est la fin d’un monde, d’une civilisation, qui a commencé au XVIe siècle et qui a eu des étapes marquantes comme le XVIIIe siècle, dit des « Lumières », le XIXe siècle et son lot de souffrances terribles qui ont accompagné la révolution industrielle, puis ce XXe siècle vraiment apocalyptique avec ses deux conflits mondiaux et tout le reste. Un monde sans Dieu voué à la production. On est arrivé au bout de cette logique. Le communisme lui-même, sorte de « christianisme de la terre » sans transcendance, amorce de communion des saints en termes matérialistes, a déçu ceux qui avaient placé en lui leurs espoirs. L’apocalypse est là. C’est l’exclusion qui nous sépare les uns des autres. C’est se couper de nos racines. »

N’y a-t-il pas du saint Vincent de Paul dans ces propos et ces actions ? 

Laissons enfin le dernier mot à Monique Cuany, PhD, Professeur HET-PRO en Histoire du christianisme qui nous rappelle que pour Basile le Grand (330-379) « la médecine est une image des soins dont notre âme a besoin ». Comme certains médicaments, les soins et avertissements du Seigneur peuvent parfois nous être désagréables et pénibles. Mais son but, comme celui du médecin ou du chirurgien, est de nous guérir et de nous restaurer.

Un hôpital catholique en Irlande.

L’homme invisible

Avec délicatesse, Françoise Besson nous ouvre ici une tranche de vie : une belle et étonnante rencontre avec un vieil homme qui nous donne à réfléchir…

Par Françoise Besson | Photo : Pexels

Frère Roger

Il avait durant des années surveillé les élèves dans la cour de récréation d’un collège… Il connaissait très bien l’art de la discrétion, « voir sans être vu », et ce malgré sa haute stature et ses larges épaules… Mais là, il avait l’impression de passer dans une autre dimension… Il était le premier au petit-déjeuner dans la salle à manger de l’étage, une quinzaine de places tout au plus. Quand je me suis avancée pour lui souhaiter une bonne journée, il m’a fait une révélation fracassante : « Vous savez, me dit-il, je suis invisible ! » Et comme je manifestais un certain étonnement, il m’a invitée à en faire moi-même le constat. « Attendez, vous verrez… »

Arrive une soignante qui vient chercher un plateau de petit–déjeuner, elle me salue, nous échangeons quelques mots puis elle s’en retourne avec son plateau. Frère Roger me fait un clin d’œil, et je reste en silence à côté de lui. Une autre soignante arrive, occupée elle aussi à quelque urgence du matin, puis une autre… et le scénario se répète : à chaque fois, elles me souhaitent une bonne journée, comme s’il n’y avait que moi dans la pièce…

« Vous voyez, reprend le Frère Roger, je suis transparent, invisible ! » Il a raison de son point de vue… mais pas dans l’absolu pour autant, car chacune des personnes qui me salue s’est sans doute adressée à lui dans l’heure qui précède, étoffant le salut du questionnement habituel (« Vous allez bien ? Vous avez bien dormi ? »…).

Mais voilà, dans ce temps suspendu, ce présent continu que vivent certaines personnes très âgées, le passé récent ne laisse pas de trace. L’heure qui précède, le jour, la semaine passée coulent dans le sablier et les petits événements du quotidien restent hors d’atteinte, dans cette mémoire ensablée…

Dans ce temps suspendu, Frère Roger est là, bien présent, occupé comme chacun d’entre nous à donner du sens à ce qui lui arrive. Je vois que sa trouvaille l’inquiète et le fascine… Nous partageons, complices, l’étrangeté de la découverte…

La providence 

Frère Roger est assis sur un fauteuil, dans le couloir, un matin vers 9h30… Il est là, tout beau, rasé de près, chemise blanche, débardeur de couleur et pantalon au pli impeccable. En me voyant il s’exclame : « Je n’ai encore vu personne ce matin ! » Je lui réponds spontanément : « Si je vous trouve ici, «  debout  », lavé et bien habillé, c’est sans doute que vous avez déjà croisé deux ou trois personnes aujourd’hui… » Il reste perplexe, réfléchit un instant, puis me dit d’un air satisfait et comme rasséréné : « Il arrive que la Providence s’occupe de nous sans nous consulter ! » J’acquiesce en souriant, et je ne doute pas que cette providence soit pour lui écrite en majuscules… 

Médecin et chrétien: rencontres avec le Dr Kirchner et la Dresse Girard

En écho au thème développé par la rédaction de Saint-Augustin, « Médecin et chrétien », nous avons voulu de notre côté, aller à la rencontre de médecins qui se déclarent chrétiens. Rencontre ici avec le Dr Nicolas Kirchner, médecin généraliste, père de quatre enfants, résidant à Monthey depuis 2010.

Dr Nicolas Kirchner.

Propos recueillis par Yves Tornay | Photo : Yves Tornay

Comment vivez-vous le rapport entre votre profession de médecin et votre foi ? 
Quand j’exerce la médecine, ça n’a aucun rapport avec la foi. La rencontre médecine-foi, c’est dans la mort que je l’ai vécue, de façon pratique. Lors de la levée des corps, j’ai pris l’habitude de toucher l’épaule, de dire au revoir. Ce n’est pas un simple constat. Je propose parfois un accueil spirituel, un prêtre (on n’y pense pas souvent). La décision avec la famille et un prêtre de laisser partir une personne âgée suite à un très grave malaise, reste rarissime et dit bien la grande séparation entre foi et médecine, ou foi et civilisation. 

Médecin de district, je fais la levée des corps lors de décès à l’aide d’Exit. Pour moi, le patient a fait son choix. J’arrive serein, sans problème de conscience. Mais trouver ça normal, banaliser le suicide : ça me choque, ça favorise la chose. 

Et la prière, le ressourcement ? 
Une prière quotidienne est structurante. Une petite prière pour mes patients, ça fait partie de ma vie. Je réserve aussi du temps pour autre chose que le travail, le jardin par exemple (pas souvent). Sinon le travail étouffe le reste. 

Je prie Marie Madeleine. Jésus a créé quelques belles ouvertures envers les femmes. J’aime la basilique de Vézelay ou l’église de Troistorrents consacrées à Marie-Madeleine.

J’aime Matthieu 7, 8 : « Quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et l’on ouvre la porte à qui frappe. » Ma Bible est sur le canapé du salon. Face à une difficulté, c’est l’occasion de demander. C’est la base de la prière. 

Quant à ma foi : Dieu est ce qu’il est, il n’est pas forcément ce qu’on dit qu’il est. Il faut savoir rester humble. Je m’éloigne donc des dogmes. On peut s’occuper d’un patient sans tout savoir sur lui, et on peut vivre la foi sans connaître tous les détails. Résurrection de l’esprit ou de la chair, peu importe. L’important c’est de s’aimer les uns les autres. Ce n’est pas dans le credo. C’est un exemple pour dire que la foi ne se vit pas avec ces mots-là. Ce n’est pas une foi de dogme, mais une foi du vécu. Du reste il faudrait aimer les autres même si l’on ne devait pas ressusciter.

Quant à Jésus, je le confonds avec Dieu, ou le Saint-Esprit. Ce sont trois choses différentes d’une même chose. Dieu est ce qu’il est. 

Quant aux musulmans : manger du porc ou non ? Cela lui (Dieu) est probablement indifférent. Pourquoi s’entretuer pour cela ? Pour éviter les extrémismes, on manque de culture religieuse.

Et nous rencontrons à présent la Dresse Anne-Claire Girard. Elle est native de la France et elle est diplômée de la faculté de médecine de Dijon. Sa foi est ancrée en elle depuis son enfance. Et ses centres d’intérêts ne se limitent pas à la médecine classique mais débordent par exemple sur l’aromathérapie ou la naturopathie.

Dresse Anne-Claire Girard.

Propos recueillis par Stéphanie Reumont | Photo : DR

Née dans une famille chrétienne pratiquante, Anne-Claire a grandi en France à Pont De Vaux dans l’Ain.

Elle a ressenti un appel dans son cœur lors de sa première communion à six ans. Chrétienne active, elle a ensuite eu une révélation concernant son orientation professionnelle lors d’une messe dominicale en 2003. Le choix de la médecine générale est devenu une évidence ! 

Elle porte un intérêt pour la bioéthique et elle a suivi plusieurs week-ends sur ce sujet à Paray-le-Monial : travail de sujets en atelier, échange de points de vue qui l’ont beaucoup aidée dans sa pratique quotidienne (pilule, IVG, fin de vie). 

Elle s’intéresse également à la naturopathie et aux médecines alternatives afin de laisser la vie et le naturel agir, faire confiance au corps et à l’esprit, aux individus, à l’univers et à Dieu.

Médecin et chrétien, un combat pour la vie !
« Je prie beaucoup Marie, les anges pour leurs protections et ils m’aident dans mon quotidien personnel et professionnel. Je confie souvent les patients dans la prière. »

« J’ai besoin d’avoir un lieu proche du cabinet pour me ressourcer cinq minutes à midi ; je prie cinq à dix minutes tous les matins avant de me lever, cela m’aide à affronter la journée. »

« En consultation, si je ne suis pas d’accord avec les patients on prend le temps de discuter, je suis très ouverte. Je suis opposée à certains actes comme l’IVG, la stérilisation ou les associations comme Exit pour mes raisons religieuses. La plupart du temps, les gynécologues s’occupent de renouveler l’ordonnance des pilules contraceptives ou pratiquent l’IVG donc finalement je suis peu confrontée à ces questions d’éthique et de foi dans mon cabinet .» 

« La médecine est à la base pro-vie et la religion chrétienne aussi, donc tout va bien même si certains sujets sont plus épineux ! »

« J’ai quelques patients qui m’ont informée être en contact avec EXIT ; je pense que ça rassure les gens mais au final peu de personnes font le pas, il me semble. Je pense que les patients ont juste peur de souffrir. La loi devrait protéger de l’acharnement thérapeutique comme de l’euthanasie, pour que cela suffise à prendre en charge correctement les fins de vie. »

« Je suis souvent confrontée à la mort, et ce n’est pas toujours évident de parler d’Espérance avec les patients. On devrait oser finalement, car les patients n’osent pas aborder le sujet avec leur médecin, pensant que nous ne sommes que des scientifiques… alors que cela ne nous empêche pas d’être croyants ! »

Photo: Pixnio

JMJ: des souvenirs plein les yeux

Témoignages en images des jeunes de la région qui racontent comment ils ont vécu l’aventure des JMJ de Lisbonne, du 2 au 6 août 2023.

Luc, médecin et évangéliste

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

Parmi les médecins chrétiens les plus fameux, la palme revient sans nul doute à Luc : compagnon de Paul, ses salutations sont transmises avec celles de Démas, au terme de la lettre aux Colossiens (4, 14). Luc ne fait pas partie du groupe des douze apôtres, mais il est l’auteur d’une œuvre en deux parties complémentaires : le 3e évangile et les Actes des apôtres. Il est souvent représenté dans l’Antiquité et l’iconographie par le symbole du taureau, à cause de la crèche de l’Enfant Jésus dans son Evangile (Luc 2, 7), qu’entouraient l’âne et le bœuf. Certes, le texte lucanien n’en parle pas explicitement, mais les deux animaux proviennent de passages de l’Ancien Testament (Isaïe 1, 3) où on les voit entourant leur maître auquel ils restent fidèles.

Le « cher médecin » dont parle Paul n’est jamais présenté en activité professionnelle, mais nous pouvons affirmer que les deux volets de ses écrits contribuent puissamment au bien-être des cœurs. Le 3e évangéliste, en effet, est celui des quatre qui ménage la place la plus abondante à l’action de l’Esprit Saint que Dieu octroie à ceux qui l’en prient. Si même les pères terrestres, tout mauvais qu’ils soient, sont aptes à donner « de bonnes choses » à leurs enfants, à combien plus forte raison le Père céleste transmettra-t-il l’Esprit à celles et ceux qui le lui demandent (Luc 11, 9-13). La troisième personne de la Trinité est du reste l’agent principal des Actes.

En outre, le médecin Luc déploie le plus abondamment de tous le cadeau de la miséricorde dont le Seigneur comble les êtres. C’est lui qui en visibilise le mieux les bienfaits à travers les belles paraboles du chapitre 15, celle de la brebis perdue que le berger prend tous les risques d’aller ramener sur ses épaules (Luc 15, 4-7) ; celle de la drachme égarée que la maîtresse de maison met tout son zèle à retrouver, à l’exemple de Dieu qui part en quête des pécheurs (15, 8-10) ; et celle du Père prodigue en amour pour ses deux fils, le cadet dépensier et l’aîné jaloux (15, 11-30).

C’est ainsi que le Seigneur guérit les âmes à la manière de son Fils qui fait bon accueil aux publicains et mange avec tous les égarés. Confions-nous sans hésitation aux soins de Luc.

Un journal pour rapprocher!

Par Claude Jenny 

Quelque 8800 exemplaires de ce journal ont été distribués en cette fin août ! 

– Mais pourquoi est-ce que je reçois ce journal ? Je ne suis pas abonné !

Certains vont effectivement se poser cette question. Rassurez-vous : les non-abonnés n’ont pas été abonnés d’office… Cette distribution massive résulte de ce que l’on appelle une opération « tous ménages ». C’est-à-dire qu’une publication est distribuée dans toutes les boîtes aux lettres d’un périmètre défini. En l’occurrence, toutes les localités de la Broye fribourgeoise qui sont rattachées à la paroisse Saint-Laurent-Estavayer. Une décision du Conseil de paroisse qui a voulu, une fois, toucher tout le monde ! Et non les seuls abonnés à cette publication paroissiale.

Le contenu rédactionnel de ce journal est particulier. Nous avons demandé à une petite vingtaine de personnes engagées dans la paroisse d’apporter leur témoignage, de vous dire ce que leur apporte leur service à la communauté.

Ce journal « tous ménages » vise certes à enrichir le fichier de celles et ceux qui décideront, pour quelques francs, de souscrire un abonnement annuel (huit numéros). Mais surtout, il veut chercher à rapprocher celles et ceux qui sont déjà engagés dans la paroisse avec ceux qui… ne le sont pas encore !

Au milieu de ce journal, vous trouverez huit pages différentes que nous appelons le « cahier romand ». Le même qui est encarté dans toutes les éditions romandes de L’Essentiel et qui est rédigé par une rédaction romande sous la responsabilité de Saint-Augustin SA, coéditeur de ce journal. En dernière page, vous trouverez aussi le moyen de vous abonner à ce journal – version papier ou édition électronique, au contenu identique – ainsi que de souscrire gratuitement à d’autres canaux d’informations sur la vie paroissiale (un site internet « rénové », une lettre hebdomadaire (incluant les horaires des messes) à laquelle vous pouvez vous abonner gratuitement dès maintenant en quelques clics. Cette Newsletter vous parviendra chaque jeudi par e-mail.

Pour « faire connaissance » avec votre paroisse, une possibilité – parmi d’autres – vous est offerte le dimanche 17 septembre prochain en venant participer à la fête de la rentrée paroissiale, dès 9h45, à la grande salle de Cheyres (voir annonce en page 15).

Bonne rentrée à toutes et tous !

JMJ Lisboa 2023: le drapeau de la Coreb a flotté à Lisbonne

Douze jeunes Broyards ont accueilli le pape François aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne, dont quatre de notre UP. Retour sur une incroyable aventure.

Par la rédaction 
Photos : Lazare Preldakaj, JMJ Lisbonne

C’était un première : le pape François a été accueilli le 3 août à Lisbonne avec un drapeau de la Communauté régionale de la Broye (Coreb). Plus d’un million et demi de jeunes chrétiens participaient aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) dans la capitale du Portugal, en provenance de 150 nations du monde. Le logo broyard, blanc, noir, vert et bleu avec son soleil jaune, a été présent dans la foule tout au long des JMJ et jusqu’à la messe finale du dimanche 6 août 2023. Avant de partir aux JMJ, nous avons cherché avec les jeunes un symbole qui nous unit et nous représente en tant que Broyards… le drapeau de la Coreb était la meilleure solution. Nous sommes heureux de l’avoir emporté et nous remercions la Coreb pour son prêt. Notre Broye est désormais un peu plus connue en Suisse (lors de la fête nationale du 1er août où plus d’un millier de Suisses étaient présents) et dans le monde (lors des grands rassemblements). « C’était la première fois qu’un groupe de jeunes de la Broye intercantonale participait à ce rassemblement mondial et nous voulions marquer ce moment »,  nous confie Lazare Preldakaj, coordinateur régional pour la pastorale jeunesse. 

Les douze jeunes Broyards, qui faisaient partie des quelque 500 Romands présents à cet événement surnommé « les Jeux olympiques de la foi » par son gigantisme, ont d’abord passé une semaine de préparation dans les paroisse et les familles de l’archidiocèse de Braga avant de rejoindre la capital du Portugal.

« Nous étions logés à Colares à la périphérie de Lisbonne (deux heures en transports publics). Les journées étaient denses mais les yeux et les corps ne sentaient pas la fatigue, parce que la joie d’être ensemble, le désir de vivre et de partager la foi avec d’autres jeunes étaient grands. Après le petit déjeuner organisé par les paroisses et les familles d’accueil lisboètes, les jeunes Romands ainsi que quelques centaines de Français se donnaient rendez-vous sur un terrain de foot pour une catéchèse avec un évêque invité. Le pape François avait intitulé les catéchèses « Rise-up », qui veut dire « Lève-toi ». Une nouvelle manière de faire la catéchèse : louange, lecture de la parole de Dieu, témoignage d’un jeune pour lancer le thème et approfondissement catéchétique et théologique par un évêque francophone invité. 

« C’était génial de voir des milliers de jeunes de tous les pays chanter pour louer le Seigneur partout, dans le bus, dans les trains, dans la rue. Les jeunes ont pu vivre leur foi connectés avec le monde entier », explique Lazare Preldakaj. Il avait déjà participé aux JMJ de Rome en l’an 2000 : « Le pays, la culture des jeunes, la société et la technologie ont beaucoup changé depuis l’an 2000. Mais le  plus important n’a pas changé. Ce qui fait la beauté des JMJ est identique, à savoir : le désir de créer des liens et de chanter ensemble les louanges au Seigneur avec des jeunes du monde qui vivent la foi comme nous, et nous sentir vraiment une seule Eglise catholique», dit Lazare.

Le Pape a prié jeudi pour « ceux qui n’ont pas pu venir en raison des conflits et des guerres ». « J’éprouve une grande douleur pour la chère Ukraine, qui continue de beaucoup souffrir », a-t-il dit. Dimanche, le souverain pontife a lancé au terme de la messe : « Merci à toi, Lisbonne, qui restera dans la mémoire de ces jeunes comme une «  maison de fraternité  » et une ville des rêves. » Les jeunes avaient veillé sur place et beaucoup y avaient passé la nuit. Le drapeau de la Coreb a pu rentrer dans la Broye au terme d’une folle expérience.

Témoignage des jeunes Broyards et des familles d’accueil

Une partie des jeunes Broyards et Romands avec les familles d’accueil de la paroisse de Cunha, archidiocèse de Braga.

Témoignage de Rafael Martins (porte une casquette avec la croix blanche) et de sa maman Elisabeth (elle est au milieu du groupe et elle porte un sac à dos vert devant) de la paroisse de Cunha, la paroisse d’accueil dans le diocèse de Braga. 

Nous avons été heureux de passer une semaine chez vous. Rafael, peux-tu nous dire quelque chose de cette semaine passée ensemble ?
Nous sommes dans la deuxième semaine des JMJ, mais pour moi les meilleurs moments de ces JMJ c’était quand vous étiez chez nous, dans notre paroisse (le jeune est ému). Je remercie le Seigneur que vous  soyez venus chez nous, dans notre paroisse. Je ne savais pas à quoi m’attendre quand vous êtes arrivés. Mais j’ai découvert de belles personnes, non pas d’une beauté extérieure, même si vous êtes belles et beaux, mais intérieure.

Est-ce que cela a changé quelque chose en toi ?
Vous m’avez aidé à grandir dans la foi. J’était croyant avant, mais maintenant ma foi est plus résistante et plus grande. Merci !

Elisabeth Martins, la maman de Rafael.
Quelle image avais-tu des Suisses avant de nous rencontrer et a-t-elle changé ?
L’image que nous avions des Suisses, c’est que ce sont des personnes très sérieuses, strictes, carrées. On imaginait recevoir des personnes froides et réservées. Maintenant je suis complètement chamboulée : l’image que j’avais des Suisses à complètement changé. Vous nous avez donné une chaleur humaine et un témoignage de foi vivante qui nous a fait du bien. La preuve, c’est que maintenant que nous sommes à Lisbonne, nous sentons le besoin de vous rencontrer. Un lien d’amitié très fort est né entre nous. J’espère pouvoir continuer à nourrir cette amitié. J’ai beaucoup appris avec les jeunes que nous avons reçus, je me sens plus riche qu’avant. Je rends grâce au Seigneur qui vous a adressés à nous. 

Quentin Hostettler de Neyruz, 26 ans (UP Notre-Dame de Tours).
Combien de JMJ as-tu faites ? Pourrais-tu nous dire quelques mots concernant ton expérience ? 
A Cracovie j’ai reçu une claque du Seigneur pour m’avoir dit : réveille-toi, tu n’es pas seul à croire.
A Panama j’ai expérimenté la force et la miséricorde de Dieu. 
Et maintenant à Lisbonne, je cherche son appel.
L’accueil chaleureux en diocèse m’a marqué Nous avons créé une belle fraternité, une fraternité que j’espère continuer à nourrir après ces JMJ. 

Pourrais-tu faire une synthèse de tes trois JMJ ?
Si je devais faire une synthèse des trois : partout où on va, Dieu reste le même. Dieu reste amour.

Andréa Bersier d’Estavayer, 24 ans.
Combien de JMJ as-tu vécues, Andréa ? Peux-tu nous dire quelques mots concernant ton expérience ? 
J’ai fait trois JMJ, tout comme Quentin : Cracovie, Panama et maintenant Lisbonne.
A Cracovie j’ai reçu un coup de cœur. J’ai vécu des moments très forts, une vraie communion commune si je peux le résumer ainsi. Maintenant j’ai envie à faire toutes les JMJ, tant que mon âge me le permettra.
Les JMJ m’ont permis de me connecter et de vivre la foi avec d’autres jeunes. Dans nos régions nous avons des jeunes qui croient mais qui ne pratiquent pas la foi. C’est beau de voir que je ne suis pas seule à vivre la foi. Une autre chose qui m’a marquée, c’est la vie en communauté. Lisbonne est un challenge pour moi, j’avais besoin de me ressourcer et me reconnecter avec moi-même et avec le Seigneur.

Alix Degiorgis de Villarepos (UP Notre-Dame de Tours), 15 ans.
Comment est-ce que tu vis tes premières JMJ ?
Je ne m’attendais pas du tout à tout ça. Je craignais de ne pas réussir à m’adapter, mais cela est arrivé très naturellement. Je pars d’ici avec la conscience que je ne suis pas seule à croire. J’ai rencontré des amis de mon âge qui croient comme moi. Je retourne en Suisse ressourcée. J’ai pu renforcer ma foi et je désire continuer à la vivre et à m’engager pour la paroisse. Ce qui m’a marquée, c’est que partout les gens s’entraident comme si on était une famille, alors qu’on ne se connait pas. On parle à des gens comme si on les connaissait depuis 10 ans alors qu’on vient de se croiser. Alix précise qu’à Braga, « c’était superbe. Surtout de voir la manière chaleureuse avec laquelle nous avons été accueillis. »

Adonay Habtemariam de Payerne, 17 ans.
Ce sont tes premières JMJ… Qu’attendais-tu de cette expérience ? 
Quand j’ai entendu parler des JMJ, j’imaginais y voir beaucoup de jeunes croyants mais je ne m’attendais pas de tout à ça. Je pars avec la joie d’avoir vu beaucoup de jeunes du monde qui se sont déplacés pour vivre et partager la foi. 

Emanuel Preldakaj de Payerne, 19 ans.
Se protège du soleil avec le drapeau de la Broye.
Mon père m’a parlé des JMJ… il avait participé à Rome en l’an 2000, il avait vécu une belle expérience. Il m’a proposé de vivre cette expérience unique. Je suis heureux d’être là. Il m’avait parlé de son expérience mais je suis venu pour le découvrir. Je ne m’attendais pas du tout à ça mais je suis très heureux d’avoir vécu cette expérience. Ce qui m’a marqué c’est de voir des milliers de jeunes qui louent le Seigneur et chantent dans les rues, dans les trains, dans les bus, dans les restaurants et dans les métros. Une belle expérience qui m’a fait du bien et que je conseille à tous les jeunes.

Comment devenir des athlètes performants au service de Dieu ? 

L’abbé Pierre-Yves Pralong.

Les conseils de l’entraîneur Pierre-Yves Pralong

En rentrant de Lisbonne, les jeunes Broyards ont fait halte à Buglose, dans la commune de Saint-Vincent-de-Paul, dans les Landes. L’abbé valaisan Pierre-Yves Pralong a prononcé une homélie sportive, comparant la vie du chrétien à la composition tactique d’une équipe de football. Chers jeunes, nous avons vécu des belles choses pendant ces JMJ, mais il est important de continuer l’entraînement pour rester connectés.

Sur la ligne de défense, on commence par l’action de grâce : « Dire merci pour tout ce que nous avons reçu. » Il s’agit d’être ensemble, pour être dans « la joie de croire et de vivre ensemble la foi. » L’union est nécessaire, car « un chrétien seul est un chrétien en danger ». La tactique de la défense requiert aussi d’appréhender le présent et « d’éviter de vivre avec la nostalgie d’une expérience passée ».

L’action du milieu de terrain commence par la prière. Il s’agit de commencer sa journée avec le Seigneur. L’entraînement consistera à la parole de Dieu (un bout chaque jour) et à vivre les sacrements. L’entraîneur-prêtre nous recommande de « construire notre week-end à partir de la messe. Autrement, nous n’aurons jamais le temps ». L’action passe aussi par l’engagement: que puis-je faire pour ma paroisse ? 

A l’avant, le jeu d’attaque gagnant, c’est de « ne pas avoir peur du futur » et à « grandir en sainteté chaque jour ». Il est important enfin de « laisser Dieu remplir notre vie ».

« Le malade passe avant la maladie »

Par Thierry Schelling
Photo : DR

A la Saint Luc, en octobre 2021, le pape François reçoit des membres de la Fondation du campus bio-médical de Rome. Il leur dit trois petites choses :

« Le malade passe avant la maladie » ; « pas juste des professionnels, mais des personnes qui s’accueillent et s’entraident », la thérapie de la dignité humaine ; « les soins sans la science sont vains et la science sans les soins est stérile. » De belles petites « capsules » de méditation pour le corps médical dans son entier.

Il continue par décrier la mise du profit comme première intention au lieu des besoins des malades, spécialement ceux qui ne peuvent pas payer les coûts exorbitants de leur traitement. Une constante bienveillance pour la profession qui ne date pas d’hier.

« Détabouiser » le sujet !

Pie XII, en 1949, reçoit les médecins catholiques pour les exhorter à être des « agisseurs sur le corps et l’esprit » du patient. Il parle de « vocation » de médecin. Mais ce seront les photos de son visage agonisant qui seront divulguées par son propre médecin (!) aux médias, qui feront un réel scoop : désormais, la santé du pape, son agonie même, sont « détabouisées » !

Entre secret et polémique…

C’est dès Léon XIII que l’on a des écrits liant pape et médecins1 – le sien, personnel, appelé archiatra pontificio – titre hérité de la Byzance chrétienne – dont la liste commence au XVIIIe siècle déjà ! Mais cela ne signifie pas que l’on peut divaguer sur la santé du pontife. Qui se souvient que Paul VI a été opéré « d’une souffrance de routine chez les hommes d’un certain âge » (la prostate !) ou que Papa Wojtyla souffrant de la Parkinson a été montré au monde jusqu’à la toute dernière apparition du Palais Apostolique et dont les proches affirmaient : « Ce sont les meilleures années de son pontificat ! » (sic !) 

Jadis indicible, la santé du Pape aujourd’hui alimente potins et journaux : pour une inflammation d’un genou, on évoque un prochain conclave ! Pour un aveu de « névrose » – François avait confié à N. Castro d’écrire l’ouvrage précité « dans lequel je vais vous parler de mes névroses » ! –, on crie à l’inaptitude à gérer les affaires… 

Sans oublier les morts de deux papes pour des problèmes cardiaques, Pie XI et Jean-Paul Ier, mais qui, le jour d’après, auraient dû prononcer des discours forts…De là à diagnostiquer un complot, il n’y a qu’un coup de bistouri !

1 Cf. N. Castro, La santé des papes : médecine, complots et foi. De Léon XIII à François, Piemme, 2021.

En rénovation

Photo : Gérard Puippe

La rénovation de l’église de Bovernier suit son cours avec son lot de surprises, comme la découverte de croix colorées peintes mais cachées par la rénovation de 1979, ou encore le trou béant qui s’est ouvert soudainement sous les chenilles de la rétro dans le cœur de l’église laissant apparaitre une ancienne tombe sans doute des débuts de l’église. Pour que notre église retrouve dès que possible tous ses atours, aidez-la par un don… Paroisse, 1932 Bovernier IBAN : CH60 8061 3000 0060 1326 8.

Votre paroisse, ce sont eux

Nous annonçons des merveilles

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur

Celui qui est à l’origine de tout, m’a donné la vie. A moi de découvrir son sens et de goûter à sa saveur… de l’apprécier et m’en réjouir. Le Créateur fait de moi son collaborateur, son partenaire… 

Par son Fils Jésus, le Christ, je reçois une dignité plus grande encore : désormais, celui par qui tout existe, cet Absolu, permet que je l’appelle « Père » ; il fait de moi son enfant, m’offrant plus qu’une aventure terrestre. Jésus, qui a donné sa vie pour moi et qui a vaincu la mort, m’assure d’une vie pour toujours. Quelle merveille ! Et quelle magnifique mission de la proclamer !

L’Eglise – la communauté fondée par le Christ – est chargée depuis des siècles de proclamer les merveilles de Dieu, de sa création et des humains, ses enfants. Par le baptême, je suis plongé dans la Vie de Dieu et je suis envoyé pour dire… pour crier, ou pour murmurer… à temps et à contretemps : « L’homme, tu vaux plus que tu penses ! »

C’est superbe d’être une communauté pour vivre ensemble des mêmes grâces : célébrer le Seigneur de tout, se donner pour les autres ou encore annoncer les merveilles…

Aujourd’hui, nous présentons la vie de notre grande paroisse, en te souhaitant, chère lectrice / cher lecteur de te sentir accueilli et chez toi. Engage-toi pour proclamer les merveilles, et tu deviendras encore plus joyeux !

Les dons sont variés… les services sont variés… les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.

S’engager pour la communauté

Par Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse

Les cinq premières années de la nouvelle paroisse Saint-Laurent Estavayer se sont écoulées, cinq années de présidence durant lesquelles beaucoup d’éléments, d’informations ont été regroupés et naturellement des décisions à prendre.

Mes motivations à être conseiller de paroisse ou… comment j’en suis arrivé là ? Un peu par hasard et beaucoup de désirs de faire quelque chose pour ma communauté. C’est suite aux Céciliennes organisées à Lully, où je faisais partie du comité d’organisation, que Benoit Pillonel, président de paroisse de Lully, m’a approché pour me demander de siéger au conseil et prendre sa place de président. D’un côté, la joie et l’honneur que l’on ait pensé à moi et, de l’autre, je ne le cache pas, l’inquiétude de l’inconnu. 

La flamme pour s’investir

Mais finalement, au fil des années et des rencontres, on s’aperçoit que toutes les personnes qui œuvrent pour notre paroisse ont le même but, « le bien-être de la communauté, l’entretien et la mise en valeur de nos bâtiments, que les Fêtes soient belles, réussies, porteuses de joie et de satisfaction ». Je ne peux que remercier les paroissiens de la confiance qu’ils portent au Conseil de paroisse. 

Je rajouterais que les défis de la préparation de la fusion de nos 12 anciennes paroisses fut également une grande motivation pour continuer. La mise en place de la nouvelle Paroisse Saint-Laurent Estavayer représenta également un gros challenge vu les attentes de nos communautés. Il y a encore du travail. et c’est ça qui me fait garder la flamme de l’investissement pour la communauté.

Des visites appréciées des personnes seules

Par Christiane Pochon, visiteuse à domicile 

Il y a environ 20 ans, le prêtre de notre paroisse m’a proposé d’exercer le service d’auxiliaire de la communion. D’abord étonnée par cette demande, je me suis engagée avec conviction. 

Après une journée de formation, j’ai contacté quelques personnes seules pour leur proposer une visite afin de leur offrir le sacrement de l’eucharistie. Quelle joie pour ces gens qui n’avaient plus la possibilité d’assister à la messe !

Partager ce temps d’amitié est très important. Pour moi, ces moments sont très enrichissants. Toutes ces personnes sont maintenant décédées et je regrette de ne plus continuer ce mandat pour le moment. Je reste toujours à disposition pour de nouvelles demandes.

Le Conseil de paroisse me sollicite également pour visiter les ainés de notre communauté qui résident dans les homes ou à leur domicile. Pour ces paroissiens,  c’est essentiel de maintenir le contact avec les habitants de nos villages. J’ai aussi beaucoup de plaisir et de satisfaction à passer un moment avec eux.

Un sacristain de 15 ans ou… quand l’engagement n’attend pas !

Portrait de Mikel-Ange Sancho, sacristain  à Seiry

L’image d’un sacristain est souvent celle d’un monsieur âgé et bedonnant. Mais détrompez-vous, chez nous ce n’est plus le cas depuis longtemps ! La preuve : plusieurs jeunes sacristains sont actifs dans nos communautés. Et à Seiry, Mikel-Ange œuvre depuis le début de l’année et du haut de ses 15 ans, il est certainement un des plus jeunes sacristains du canton !

Il a commencé son engagement à l’église comme servant de messe vers l’âge de 8 ans, sur recommandation de son papa. Mais il participait déjà à la messe auparavant avec sa famille.

Cet automne, de nouveaux jeunes servants sont venus renforcer la cohorte de Seiry. C’est ainsi qu’il répond à l’appel de Julien Messer de prendre le relais comme sacristain. Et Mikel-Ange accepte volontiers cette nouvelle mission ! Pour lui, ça ne change pas grand-chose, si ce n’est qu’il découvre la messe sous un autre angle.

Comme sacristain, il se rend avant tout le monde à l’église pour préparer le matériel nécessaire pour le prêtre ainsi que les micros. Il accueille, conseille les servants et veille sur eux pour que tout se passe bien durant l’office.

Malgré un peu de stress, il trouve beaucoup de satisfaction dans cette nouvelle fonction.

Faire que l’Eglise soit là quand il faut !

Par Gery Stuart, membre du Conseil de communauté de Cheyres

Je viens de… Whitefield, Manchester. La messe avait lieu chaque dimanche d’abord dans une salle, puis à l’église Saint-Michael ; mes parents étaient les membres fondateurs de cette communauté. Je suis arrivée à Cheyres en 2017 après plusieurs autres lieux de résidence et ai découvert que je vivais à 2 minutes de la belle église Saint-Nicolas. Etant catholique pratiquante, il n’a jamais été aussi facile pour moi d’assister à la messe et de fréquenter la communauté paroissiale.

Je suis maintenant à la retraite et j’ai du temps à redonner à l’Eglise qui m’a soutenue tout au long de ma vie.

Je me suis sentie honorée d’avoir l’opportunité de rejoindre le Conseil de communauté et de pouvoir faire ce que je peux, selon mes moyens – car le français n’est pas ma langue maternelle – pour aider et développer notre communauté de Cheyres.

Nous vivons dans un monde très matérialiste, mais je veux que l’Eglise soit là quand les gens ont des besoins.

Voilà le motif de mon engagement paroissial.

Ensemble pour faire grandir l’esprit de fraternité

Par Rachel Jeanmonod, animatrice pastorale et membre de l’équipe pastorale 

En tant que membre de l’équipe pastorale, je fais partie du groupe de personnes qui se partagent la charge pastorale. Cette équipe est mandatée par l’évêque pour coordonner et animer la pastorale. Sa mission consiste à permettre aux différentes communautés chrétiennes locales de vivre et de célébrer leur foi. Dans notre paroisse, elle est composée de deux prêtres et de cinq agents pastoraux laïcs. 

Ensemble, nous cherchons à faire grandir l’esprit de fraternité au sein des communautés et veillons à préserver l’unité. Nous accompagnons les différents conseils de communauté afin que ceux-ci puissent, à leur tour, susciter et accompagner l’engagement d’autres fidèles. Nous sommes tous envoyés pour une même mission : celle de faire fructifier l’annonce de l’Evangile, la prière et la célébration, la solidarité et l’œcuménisme. 

Une source de joie

Pour moi, le travail en équipe est source de joie. J’apprécie énormément les relations fraternelles et amicales qui nous lient les uns aux autres. A l’image de toute la communauté, chaque équipe est riche des différents charismes des personnes qui la composent. Ainsi chacun de ses membres, comme l’ensemble des baptisés, peut apporter sa pierre à l’édifice afin de témoigner ensemble de la vie du Christ et de rayonner de son Amour.

« Etre membre d’un groupe de l’Evangile à la maison me fait du bien »

Par Nadia Buffat, membre du groupe de Vuissens

Notre groupe de lecture de l’Evangile à la maison est composé de huit personnes qui, comme moi, avons vécu notre baptême ou notre confirmation il y a quelques années. Nous nous réunissons environ tous les mois. J’avais déjà vécu une première expérience dans un autre groupe il y a quelques années. Quand on m’a demandé de rejoindre celui-ci, j’ai hésité, car je ne connaissais pas les gens. Mais j’ai osé faire le pas et je ne le regrette pas du tout !

Ce qui m’attire, c’est le fait de nous retrouver entre personnes croyantes souhaitant échanger et partager sur notre foi. ça fait du bien d’être entre frères et sœurs en Christ ! On ne peut pas forcément partager ce genre de choses avec notre entourage.

Ce qui est génial avec la Bible, c’est qu’on peut toujours faire un lien avec notre vécu du moment et qu’on revient toujours à l’essentiel.

Et de plus, ces temps d’échanges et de partages se font toujours dans la bonne humeur !

Les chœurs d’Eglise : une belle découverte

Par Marion Pagin, directrice du chœur mixte d’Aumont-Nuvilly 

La musique fait partie de ma vie depuis mon enfance et j’ai su très vite que j’en ferai mon métier. J’ai d’abord étudié la flûte traversière et le piano au conservatoire d’Orléans (France) d’où je suis originaire ; puis le chant classique, en parallèle de mes études de musicologie à l’université de Tours. 

C’est à l’université que j’ai découvert avec enthousiasme la direction de chœur. Après un passage par le conservatoire de Lyon, je suis arrivée en Suisse en septembre 2014 pour y poursuivre mes études de chant lyrique et obtenir ainsi un master d’interprétation concert en 2019. Depuis, je chante comme soliste et choriste au sein de chœurs professionnels ou renfort au sein de chœurs amateurs. 

Ah, le beau répertoire fribourgeois !

Sans oublier bien sûr les chœurs d’église que j’ai grand plaisir à diriger. En France je ne connaissais que les chœurs profanes, et cela a été une belle découverte et un nouvel apprentissage de travailler avec des chœurs paroissiaux. Quelle joie également de découvrir la tradition chorale fribourgeoise et son magnifique répertoire ! 

Je me réjouis déjà de retrouver, après la pause estivale, les paroisses d’Aumont-Nuvilly ainsi que mes chers choristes, tout autant sympathiques qu’excellents chanteurs, pour les nouvelles aventures qui nous attendent, à commencer par les Céciliennes en novembre. Et, bien sûr, pour l’animation des messes, que nous avons toujours à cœur de chanter avec enthousiasme pour magnifier la célébration et accompagner les fidèles tout au long de la liturgie.

« J’ai le sentiment de semer des petites graines »

Par Mélanie Hutter, catéchiste

Je m’appelle Mélanie Hutter, j’ai 37 ans. Avec mon mari, nous avons trois enfants âgés de 4, 10 et 13 ans. La paroisse Saint-Laurent a toujours fait partie de ma vie depuis ma petite enfance grâce à l’engagement de mes parents et aujourd’hui grâce à ma propre mission de catéchiste auprès des enfants des classes staviacoises de 3H et 4H. Je vais entamer ma 8e année de catéchèse après avoir commencé lorsque mon aînée était en 3H.

On dit que les parents sont les premiers éducateurs de la foi de leurs enfants. Pour moi, pouvoir combiner ce rôle d’éducatrice et de catéchiste a été un déclic. C’est une joie de rencontrer ces enfants semaine après semaine et de vivre un moment de partage et de prière avec eux. J’ai le sentiment de semer de petites graines dans leur cœur. Peut-être que celles-ci ne germeront pas tout de suite, peut-être même jamais – cela ne nous appartient pas – mais elles sont là ! Et un jour, qui sait, ces enfants auront envie d’en prendre soin. Ils sauront alors qu’ils ont un compagnon de vie inconditionnel avec qui ils peuvent partager les bons moments comme les moins bons…

Un appel aux jeunes à s’engager

Par Colette Tettamanti, présidente du Conseil de communauté d’Estavayer-le-Lac 

C’est depuis mars 2004 que je suis au service de notre communauté, et ceci jusqu’à la fin 2017 comme conseillère paroissiale et depuis le 1er janvier 2018 en qualité de présidente du Conseil de communauté d’Estavayer-le-Lac.

Lorsque j’ai accepté ces mandats, je ne me rendais pas compte du travail que cela impliquait et du temps que cela me prendrait. Toutefois, j’ai eu beaucoup de plaisir à accomplir, en premier lieu, la fonction de conseillère qui m’a fait découvrir la vie paroissiale.

De multiples et riches contacts

Les contacts ont été très enrichissants tant avec les prêtres et toutes les personnes qui s’impliquent dans la vie paroissiale qu’avec les maîtres d’état impliqués dans l’entretien de la Collégiale Saint-Laurent. J’ai beaucoup appris en collaborant avec le service culturel, le conservateur d’art, les tailleurs de pierre et les différents corps de métier, les contacts ont toujours été très cordiaux. A cela s’ajoutaient l’organisation des apéritifs, la mise sur pied de certaines fêtes, telles que la Fête-Dieu, la Saint-Laurent, en collaboration avec  les sacristains et les personnes impliquées dans l’événement.

Depuis le 1er janvier 2018, la présidence du Conseil de communauté est également très prenante et je peux compter sur mes collègues qui collaborent avec une grande efficacité dans l’organisation des différents événements religieux et qui font le lien entre les personnes engagées et la paroisse. 

Mon souci est la relève et j’encourage les jeunes à se mettre au service de nos communautés, qui sont, il faut le dire, vieillissantes. Ayons confiance en l’avenir.

« Etre active dans notre Conseil de communauté est un enrichissement »

Par  Bernadette Joye-Losey, membre du Conseil de communauté du secteur Est de la paroisse

Je suis engagée depuis longtemps dans la paroisse de Bussy d’abord comme caissière et concierge de l’église. « Après la fusion des paroisses, j’ai commencé à être active dans le Conseil de communauté du secteur Est de la nouvelle paroisse. 

La vie de la paroisse m’est très chère. D’ailleurs j’aime être au service des paroissiens et faire le lien avec la grande paroisse. Mon engagement découle de ma foi reçue durant mon enfance. Je me rends compte que chaque petit rôle a son importance pour la vie de la communauté locale. Donner de mon temps pour les paroissiens me donne beaucoup de joie. Cela me permet d’être en contact avec les personnes et de créer des amitiés. 

Dans les rencontres du conseil, je me sens concernée pour préparer les cérémonies spéciales du secteur. J’ai du plaisir à travailler ensemble car il y a une bonne ambiance. Je ne peux qu’encourager les personnes à oser s’engager pour dynamiser encore plus la paroisse. Durant le Covid, nous avons été très sollicités (traçage et désinfection). Je me suis rendu compte de l’importance du lien avec ma famille et les autres. C’est un enrichissement réciproque ! Croire m’aide pour la vie de tous les jours et plus intensément lors de moments difficiles.

Une présence chrétienne auprès des résidents en EMS

Par Régine Giacomotti-Mafunu, aumônière

En tant qu’aumônière, je suis formée et envoyée par l’Eglise catholique au sein d’institutions médicalisées pour être une présence chrétienne avec une dimension spirituelle et pastorale. Depuis 2010, j’assure cet accompagnement auprès de personnes âgées dans les 4 EMS de la Broye fribourgeoise. 

Il s’agit, en effet, d’une présence humaine précédée par la présence divine. Cet accompagnement consiste à prendre en compte les détresses et les ressources spirituelles des résidents tout en respectant leurs convictions confessionnelles respectives. Cette prise en charge comprend principalement une écoute tant active qu’attentive des questions spirituelles et existentielles pour mieux les soutenir au quotidien. 

A part cet accompagnement spécialisé et personnalisé, je participe aux activités liturgiques et essaie, selon la volonté des familles, de répondre aux éventuelles demandes religieuses en organisant des célébrations adaptées. La dimension essentielle de mon travail est d’assumer une présence pastorale au service des aînés fragilisés afin de leur apporter réconfort et espérance.

Un engagement aux multiples facettes

Par Laura Pochon, présidente du Conseil de communauté du secteur sud

Voici quelques lignes pour me présenter. Je m’appelle Laura Pochon, j’habite à Montet. Je suis mariée à Michael Pochon et nous avons trois enfants de 14, 9 et 5 ans. J’ai 37 ans et je travaille à l’accueil extrascolaire à Aumont pour la commune de Les Montets.  

Au sein de notre Unité pastorale Saint-Laurent, je m’occupe de différentes tâches. Il y a 5 ans, j’ai commencé à transmettre ma foi à travers la catéchèse aux enfants de 3 et 4e harmos à Nuvilly dans le cercle scolaire de Les Montets-Nuvilly. Par la suite, j’ai accepté la mission de la présidence du conseil de ma communauté. Il m’est confié d’animer les conseils, de m’occuper des servants de messe avec Mme Reggiani-La Faci, de sonner les cloches lors des décès à l’église de Montet mais également d’assister aux conseils pastoraux de notre paroisse.

Tout cela m’apporte énormément dans ma vie au quotidien. Le partage, l’amitié,  donner du temps au service des  gens, rassembler les paroissiens de ma communauté mais  aussi « semer la parole de Dieu » aux enfants du caté toutes les semaines, tous ces échanges sont pour moi de grands moments de réconfort proche du Seigneur pour vivre ma foi.

Nous avons besoin de l’engagement de tous !

Par l’abbé Bernard Alassani, prêtre de la paroisse

Il est souvent difficile de décrire ses sentiments ou de les exprimer parce que c’est quelque chose d’inexplicable et ils changent au jour le jour. Alors à chaque fois que quelqu’un me demande comment tu vas ? Ou comment ça va dans la paroisse ? Je réponds toujours ça va et ça va très bien, spécialement en été parce que le soleil vient illuminer encore plus nos activités et notre vie. 

Cette réponse n’est pas pour cacher ni le stress, ni la solitude ou les difficultés mais elle traduit mon ressenti de tous les jours ; ce que je vis chaque jour. La joie de rencontrer du monde avant et après les célébrations, la joie de donner du caté et de faire le parcours de confirmation, la joie de vivre mon ministère dans la paroisse. Cette joie, j’essaie de la communiquer dans mon vécu de chaque jour, ce qui n’est pas facile tout le temps. 

Voici bientôt quatre ans que je suis dans la paroisse, nous avons cette lourde responsabilité d’être porteurs de joie et d’espérance pour le peuple de Dieu surtout dans ces périodes post Covid ; les conflits qui sont à nos portes et les situations difficiles et de précarité de certaines familles. Il faut le reconnaître qu’en nombre réduit dans le ministère sacerdotal, la charge devient de plus en plus grande et nous avons énormément besoin de l’implication de tous les chrétiens baptisés, de tous les paroissiens dans toutes les communautés et surtout des agents pastoraux laïcs pour nous soutenir dans notre mission. Merci à vous, précieux agents pastoraux ! Aujourd’hui plus que jamais, l’Eglise a besoin de tous les baptisés, notre paroisse a besoin de tous les paroissiens et de toutes les paroissiennes pour l’annonce de la Bonne Nouvelle et faire vivre la paroisse tout entière. Merci de vous engager !

Le secrétariat paroissial : un centre névralgique !

Par Claudia Moret, secrétaire paroissiale

Travaillant au secrétariat paroissial depuis janvier 2022, j’ai la chance de travailler en binôme avec Marie-Christine Mota, qui me montre toutes les finalités d’un secrétariat paroissial. Je lui succéderai le 1er janvier prochain.

Travailler en paroisse n’est pas une nouveauté car je suis déjà engagée en tant que paroissienne dans mon village de Ménières. J’ai été au Conseil de communauté pendant une dizaine d’années et je suis actuellement catéchiste et lectrice.

Un travail en accord avec ma foi

Le secrétariat est le centre névralgique de la paroisse. Nous recueillons toutes les informations, tant administratives que pastorales. Nous faisons le lien entre les prêtres, le Conseil de paroisse, l’équipe pastorale et les communautés. C’est un travail très intéressant et très diversifié. Les tâches sont multiples, comme la rédaction du feuillet dominical, la gestion des honoraires de messe, ou encore la prise de PV du Conseil de paroisse. Bien sûr, l’accueil téléphonique ou à la porte de la cure est des plus importants. 

Pour conclure, je peux dire qu’avoir un travail administratif dans un milieu en accord avec ma foi est le job idéal.

« Je prends ma fonction de lecteur très à cœur »

Par Lucien Roulin, lecteur

Je suis lecteur à Forel  depuis de nombreuses années. Mes parents m’ont transmis la foi. Nous allions souvent à la messe et j’ai été servant de messe. Pour moi, ce n’était pas une obligation et j’y allais déjà volontiers. Depuis je suis un fervent croyant. Maintenant je sens le besoin d’y participer car je sais que ça me fait du bien de déposer ce qui me pèse dans les mains de Dieu. 

Pour supporter toutes les difficultés de la vie, ma foi m’aide beaucoup. C’est comme une présence invisible à mes côtés. Lorsqu’il y a la messe à Forel, je sens un appel à participer. D’ailleurs je suis toujours attentif aux cloches, car c’est moi qui les règle. Ce qui me plaît aussi ce sont le contact avec les paroissiens et les discussions après la messe sur le parvis de l’église.

Lorsqu’on m’a demandé de lire, j’ai accepté avec joie car il y avait peu d’hommes qui lisaient. Je prends cette fonction très à cœur en préparant déjà à la maison. Je cherche le texte sur internet et je vérifie s’il y a des mots difficiles à dire. Ensuite, je peux le lire à la messe avec le cœur. Le 15 août, le secteur Est se retrouve à Notre Dame des Flots. J’ai plaisir à préparer l’endroit avec soin afin que le décor invite à prier. Pour bien finir ma journée, je récite une dizaine de chapelets avant de m’endormir.

Mon combat pour plus de justice sociale

Par Marianne Losey, active en diaconie

Marianne Losey, paroissienne d’Estavayer-le-Lac par mon baptême. Mariée, deux enfants et quatre petits-enfants. Depuis longtemps, tout ce qui touche à l’injustice et au non-respect des droits humains me préoccupe. 

C’est pourquoi je me suis engagée dans l’Action chrétienne pour un monde sans torture ni peine de mort (ACAT). En écrivant des lettres adressées aux gouvernements  pour demander la libération de prisonniers politiques ou le droit à un procès équitable, je contribue à soutenir ces personnes, souvent condamnées lors de jugements arbitraires. 

Pour plus de justice sociale, je participe comme membre de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul à améliorer la situation des personnes en détresses morales et financières. Ce service caritatif vient en aide à toute personne dans le besoin, sans distinction de religion, d’idéologie, d’origine ethnique ou de classe sociale. 

Parce que je crois que la solidarité et l’attention envers les plus démunis portent des fruits et répondent à l’invitation du pape François d’aller vers les périphéries, je continue à m’investir.

« Mon engagement a fait grandir ma foi »

Par Thomas Mota, servant de messe à la collégiale

Je m’appelle Thomas Mota et j’ai 16 ans. A 8 ans, en voyant les servants œuvrer dans la collégiale, j’ai eu envie de les rejoindre. Je me sentais croyant mais je n’aimais pas particulièrement assister aux offices et je me suis dit qu’intégrer le service de messe pouvait être une bonne manière de devenir actif et motivé à y participer. 

Je me suis tout de suite senti bien au sein du groupe et m’y suis fait des amis avec qui je pouvais partager ma foi. J’ai évolué et grandi. En entrant au CO, j’ai été qualifié de « grand » servant, et suis devenu cérémoniaire, ce qui m’a rendu très fier. Gérer les enfants plus jeunes durant les messes est un rôle que j’apprécie beaucoup. Lors d’une récente rencontre, Cédric Chanez a proposé de créer un groupe de responsables. Je me suis porté volontaire avec grand plaisir, accompagné de mon cousin, de ma cousine et d’autres grands servants.

Tout ce parcours et ces engagements m’ont fait grandir dans ma foi et m’apportent beaucoup dans le partage avec les autres. Outre l’aspect religieux, ce sont aussi des amis avec qui je vis de superbes moments de détentes et de rires, et tout cela dans l’amour de Dieu.

« Je prie pour que la musique adoucisse aussi les cœurs »

Par Dominique Rosset, organiste à Cheyres

Il y a d’abord mes parents chanteurs – dans des chœurs, lors des trajets en voiture, autour de la table familiale… et également à l’église puisque mon père était un bienveillant et rayonnant pasteur vaudois !

Accompagner les chants du chœur paroissial tient donc à la fois de l’évidence, de l’atavisme familial et du plaisir. C’est une forme de partage et de soutien aux émotions et aux sentiments de celles et ceux qui donnent ainsi de leur temps et de leur voix.

Directrice durant plusieurs années du Chœur des Petits Bouchons, je poursuis – à ma manière – mon chemin de vie traversé de musiques.

Je respecte profondément la foi des êtres. Quelle qu’elle soit. Et, lorsque les homélies de certains prêtres me font hausser les sourcils (ou, pire, dresser les cheveux sur la tête), je regarde les membres du chœur et Jacques, leur directeur. Je souris. C’est pour eux que je joue, pour l’assemblée réunie, et pour le Dieu d’humour, d’ouverture et d’amour auquel je crois… 

On dit que la musique adoucit les mœurs. Je prie pour qu’elle adoucisse également les cœurs.

« Fleurir en liturgie, c’est ma façon de remercier Dieu »

Par Lidia Broye, fleuriste

C’est en 2014 que je me suis engagée à fleurir l’église de Nuvilly. Puis plus tard celle de Lully. Car c’est si naturel de fleurir notre maison ou de mettre un bouquet sur la table de fête. 

Les fleurs sont de l’ordre de la gratuité et de l’éphémère. Elles disent le don gratuit que Dieu nous fait de sa création. En étant vivant, on est mortel, et Jésus a pris ce chemin. La fragilité de la fleur me dit cela. Elle nous parle de la création, de la vie… mais aussi de la mort. 

Bien plus qu’un pansement aux maux de la vie, avec la création florale j’adopte une philosophie de partage. Si belle aujourd’hui, fanée demain… Arranger, assembler des fleurs, des branches, c’est donner une partie de soi.

Fleurir en liturgie, c’est pour moi une façon de remercier Dieu pour la vie. C’est une joie à chaque bouquet, à chaque composition ! J’y prends beaucoup de plaisir !

Le rôle discret mais précieux du concierge

Portrait de Sébastien Bongard

Lorsque l’on rentre dans une église ou une chapelle et qu’elle est bien entretenue, nous ne pensons pas forcément au temps passé par le ou la concierge pour son entretien. A Murist, Sébastien Bongard occupe le poste de concierge de l’église depuis une dizaine d’années. Au départ, c’était juste un petit job à côté. Mais petit à petit, Sébastien s’est investi dans son travail et éprouve de la satisfaction quand les fidèles lui disent que l’église est propre.

Mais pour rendre ce lieu de prière accueillant, il lui faut de l’huile de coude pour passer l’aspirateur, récurer, enlever la poussière, les toiles d’araignées et les mouches. Mais aussi pour entretenir l’extérieur : balayer, ramasser les feuilles mortes en automne, déneiger les marches ou saler l’hiver. Vous l’avez peut-être même aperçu durant les beaux jours d’été à genoux au milieu du parvis en train d’arracher les mauvaises herbes !

En plus de tout ça, Sébastien s’investit depuis plusieurs années au sein du Conseil de communauté de Murist, donnant des coups de main pour la préparation des fêtes et des apéritifs.

Discret, il n’en reste pas moins que lui et ses collègues concierges sont des personnes précieuses pour le bien de nos communautés !

Un accompagnement épanouissant

Par Antonella Reggiani-La Faci, aumônière aux CO de Cugy et Estavayer

Je suis aumônière dans les CO de Cugy et d’Estavayer. J’ai trouvé la foi grâce à l’accueil sans jugement que j’ai eu par mon prêtre et par mon professeur de religion. Ils m’ont montré le vrai visage de Dieu. Cette expérience m’a permis de comprendre l’amour de Dieu. Après avoir pris conscience de l’infini amour de Dieu, j’avais besoin de partager ma foi. Alors je me suis engagée dans l’Eglise, d’abord dans la catéchèse. 

C’est surtout l’accueil inconditionnel, donné en exemple par Jésus, que j’ai à cœur de transmettre. Cette première expérience dans la paroisse m’a permis de rencontrer l’innocence des petits enfants, ce qui m’a donné plein d’énergie. Toutes les personnes que Jésus met sur mon chemin, je les accueille comme si c’étaient mes enfants.

Fidèle à un fil rouge

Je travaille à l’aumônerie des CO de notre paroisse en duo avec mes homologues réformées : Lara Martin-Rosenow à Estavayer et Anne-Christine Wild à Cugy. Lorsque j’ai des difficultés soit dans la catéchèse soit à l’aumônerie, je repense à ce qui m’a amenée à la foi. Mon fil rouge, c’est de persévérer pour faire ressentir qu’ils sont aimés d’un amour infini. A l’aumônerie, je suis épanouie car ma mission c’est d’accueillir tout le monde sans jugement, indépendamment de sa confession et de vivre la solidarité. C’est cela être chrétien.

Deux communautés proches de la paroisse

Deux communautés, tout en ayant leur vie propre, sont néanmoins très proches de la paroisse et des liens forts existent avec elles. Il s’agit d’une part des Focolari, installés à Montet et, d’autre part, des Dominicaines vivant dans le monastère d’Estavayer.

Fondé en 1943 à Trente en Italie dans une période de guerre, le mouvement de Chiara Lubich souhaite mettre en route un « nouveau peuple né de l’Evangile » qui reste fidèle au Pape. Aujourd’hui présents dans de nombreux pays du monde, ces communautés ou foyers vivent l’Evangile au quotidien « Afin que tous soient un. » (Jn 17, 21) Depuis 40 ans, à Montet, nous avons la chance d’accueillir l’une de ces communautés où des jeunes jusqu’à cette année viennent effectuer leur deuxième année de formation rythmée le matin par un enseignement théologique et l’après-midi par le travail. 

A Estavayer, le monastère des Dominicaines fait partie de la vie de la Cité, ne serait-ce que parce qu’il est implanté en plein cœur de la ville et que l’on peut entendre les cloches signaler les nombreux temps de prière que les moniales consacrent au Seigneur durant la journée. Malgré leur désormais petit effectif, malgré l’âge élevé de certaines sœurs, les moniales restent très actives et accueillantes, notamment à « La Source », leur hôtellerie très appréciée. Elles se sont aussi lancées avec courage dans la production d’une gamme de produits de soins qui s’avère être un succès. 

JMJ Lisbonne 2023

Près de 500 jeunes Romands, dont plus de 80 Fribourgeois, ont participé aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Lisbonne. Petit retour sur les moments forts de cette rencontre.

Par Véronique Benz et João Carita | Photos : J. Carita

Fête nationale

Après une nuit plus ou moins reposante dans les familles ou les lieux de logement collectifs de Colares, les jeunes Romands se sont déplacés vers le nord de Lisbonne pour rejoindre les jeunes venus de Suisse alémanique et de Suisse italienne. Ensemble ils ont célébré le 1er août par des chants de louange, des témoignages ainsi qu’une catéchèse de Mgr Pierre Bürcher, évêque émérite du diocèse de Reykjavik. Pendant la matinée, le groupe a aussi accueilli de manière chaleureuse plus de 40 pèlerins qui ont fait le trajet depuis la Suisse à vélo.

Les catéchèses

Les rencontres « Rise Up » se substituent à la catéchèse traditionnelle des JMJ. Elles proposent à travers une méthode synodale une expérience de foi et de rencontre avec le Christ dans un climat de communion et de participation.

Accueil du pape

Plus d’un million de personnes étaient présentes le jeudi 3 août à la colline de la Rencontre (Parc Eduardo VII) pour la cérémonie d’accueil du pape François. La célébration était animée par l’Ensemble23, un groupe de 50 jeunes de 21 nationalités différentes. Sur scène il y avait aussi le chœur et l’orchestre des JMJ, composé de 210 chanteurs et 100 musiciens provenant de tous les diocèses du Portugal, sous la baguette de Joana Carneiro. Sous la direction du chef d’orchestre Sérgio Peixoto, une chorale composée de 6 personnes sourdes était au service des malentendants.

Le chemin de croix

Lors du chemin de croix qui a eu lieu au parc Eduardo VII, le pape François a demandé aux jeunes : « Est-ce qu’il vous arrive de pleurer de temps en temps ? Y a-t-il des choses dans la vie qui me font pleurer ? Nous pleurons tous dans la vie et Jésus pleure avec nous. » « Jésus, avec sa tendresse, essuie nos larmes cachées. Jésus espère combler notre solitude par sa proximité. Comme sont tristes les moments de solitude », a-t-il souligné. Le pape a parlé des peurs « sombres » qui affectent les personnes, invitant chacun à « prendre le risque d’aimer ».

Veillée de prière

L’un des moments les plus intenses de ces JMJ a été la veillée de prière à Campo da Graça.

À travers la danse et le théâtre, les pèlerins ont été invités à réfléchir sur la manière de rencontrer Dieu dans leur quotidien. L’adoration eucharistique a suivi avec l’exposition du Saint-Sacrement d’une manière simple et profonde, au son d’un orgue. Le silence s’est alors installé dans Campo da Graça, traduisant une communion totale entre les jeunes.

Messe d’envoi

Le pape a exhorté les jeunes à « ne pas avoir peur » de la vie. Il s’adressait aux 1,5 million de participants aux JMJ 2023 au cours de la messe d’envoi, le dernier événement du rassemblement.

« Jésus est la lumière qui ne s’éteint pas, la lumière qui brille là où il fait nuit », a-t-il ajouté. Le pape François a averti : « Personne ne devient lumineux en se mettant sous les projecteurs ou en présentant une image parfaite, forte. »

« Nous brillons lorsque, accueillant Jésus, nous apprenons à aimer comme lui. Aimer comme Jésus nous rend lumineux et fait de nous des œuvres d’amour », a-t-il déclaré. Le pape a également parlé du verbe « écouter », estimant que l’écoute de Jésus représente « tout ce que l’on doit faire dans la vie ». Il a recommandé à chaque jeune de prendre l’Évangile pour y trouver « des paroles de vie éternelle ».

Les prochaines JMJ auront lieu à Séoul en Corée du Sud en 2029. Vous trouverez toutes les informations sur le site : www.jmj.ch

Jeux, jeunes et humour – septembre 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Qu’est-ce que le temps pour la Création ?
L’Eglise a pour habitude de dédier chaque mois à des intentions particulières de prière. Dimitrios, le patriarche de Constantinople, avait proposé en 1989 le 1er septembre comme journée internationale de prière pour la création. L’Eglise a suivi en élargissant ce temps jusqu’au 4 octobre, fête de saint François d’Assise, patron des écologistes.

par Pascal Ortelli

Humour

J’ai visité un hôpital psychiatrique et j’ai demandé au directeur :
– Comment faites-vous pour savoir qu’une personne a besoin d’être internée ?
– C’est simple, on remplit une baignoire d’eau, on leur donne une petite cuillère, une tasse ou un seau et on leur demande de vider la baignoire.
– Ha je vois, donc une personne normale choisirait le seau parce que c’est plus rapide, c’est ça ?
– Non, elle retirerait le bouchon. Vous voulez une chambre avec ou sans fenêtre ?

par Calixte Dubosson

Chemins de communion à Charrat

Les premiers communiants de Charrat avec un de leur proche à la Fête Dieu, le 8 juin dernier.

La communion commence sur le chemin. Un chemin, une aventure. La communion n’est pas seulement eucharistique, elle commence par la rencontre… Ensuite il faut la laisser advenir comme il faut laisser le pain lever. Auparavant, il faut avoir mis en présence les ingrédients et les avoir traités correctement. C’est le défi de la catéchèse.

Par Sonia Pierroz 
Photo : M.-J. Delaloye 

Un groupe de douze enfants est constitué depuis deux ans. Ils avaient déjà cheminé vers le pardon l’année précédente. Les parents sont de la partie. Ils reçoivent les informations nécessaires afin qu’ils puissent accompagner les enfants et sont aussi sollicités car ce sont eux les premiers éducateurs spirituels des enfants. A la première rencontre, les parents ont cherché, trouvé et choisi des gestes pour accompagner le Notre Père. Gestes remplis de l’expression profonde de ce que signifie le Notre Père pour eux et que j’ai pu ensuite enseigner aux enfants. En mai, les parents ont vécu un bibliodrame (1) avec les verbes du texte des disciples d’Emmaüs (Lc 24, 18-35). Ce fut l’occasion d’un partage de foi tout simple. Ils ont choisi un verset biblique contenant un message essentiel qu’ils souhaitaient transmettre à leur enfant. Ils l’ont écrit dans un cadre où nous avons ajouté ensuite la photo de leur enfant prise à la retraite. Ainsi, les parents sont conviés à être présents tout au long du parcours.

Les enfants, eux, sont venus quatre mercredis de suite. Les rencontres étaient centrées sur les parties de la messe – accueil, écoute de la Parole, communion et envoi – et se concluaient par la messe de 18h30. Cette année la nouveauté était la manière d’aborder les thèmes selon la méthode « T’es où » d’Agnès Charlemagne. Les enfants reçoivent un cahier vierge où ils notent et dessinent ce qu’ils veulent en rapport avec ce qui se dit et ce qu’ils pensent à l’intérieur d’eux. On commence la rencontre en les laissant évoquer ce que le thème choisi leur dit dans leur vie, puis vient de temps de l’Evangile, puis celui où l’on parle des différentes parties de la messe. On termine par un temps de silence : les enfants posent leurs crayons et feutres : temps de retour en soi suivi de l’écriture d’un mot, parole, prière.

Les enfants ont aussi été conviés tout au long de l’année à vivre les temps forts de l’Avent, du Carême et de la montée vers Pâques. La retraite a eu lieu une semaine avant la fête de la première communion, le jour de la Fête-Dieu. Départ de l’église, stations sur le chemin pour approfondir le texte d’Emmaüs, pour se terminer à Mayen Moret avec la bénédiction des croix, entourés de leurs parents.

La Fête-Dieu fut l’occasion d’entendre les précieuses paroles des enfants et de vivre ensemble, enfants, familles et communauté, cette union de cœur en Dieu dans le partage du Pain. Une maman avait confectionné un pain et une autre un diaporama. Des grandes sœurs, mamans et marraines ont fait les lectures. Vivre en communion invite à la mission, c’est pourquoi les enfants sont invités enfin à devenir servant-e de messe.

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Portrait du docteur Jean-Blaise Tudisco

Médecin et chrétien. C’est tout trouvé ! C’est avec joie que je fais le portrait de notre cher docteur Jean-Blaise, qui a ouvert son cabinet de médecin généraliste à Sierre en 2015.

Texte et photos par Marie-Françoise Salamin

Un peu d’histoire

Jean-Blaise Tudisco est né à Sierre en 1981, à la Clinique Sainte-Claire. A l’époque où il était étudiant, je l’ai connu à la cure Sainte-Catherine car il était là tous les samedis matin, avec les « Déjeune qui prie » (ou Des Jeunes qui prient). C’est un groupe de jeunes qui se réunissent d’abord à l’église pour prier (chez nous c’était à Notre-Dame-des-Marais), puis viennent déjeuner à la cure. Une sacrée équipe d’ailleurs, ouverte et généreuse, composée essentiellement d’étudiants doctorants et de jeunes porteurs d’un handicap mental. Ensemble ils baignaient la cure d’une joyeuse ambiance ! 

Jean-Blaise a commencé ses études comme futur dentiste, puis il a bifurqué vers la médecine. Il devient médecin en 2008 et médecin FMH en 2013. Il a choisi la médecine générale, à l’exemple du docteur Jean-Paul Frochaux, pour le contact avec les patients, la proximité, le suivi, la vision globale. 

Un médecin croyant 

Le fait d’être chrétien donne sens à son choix de la médecine générale. « C’est un métier très social, tourné vers les autres, où les valeurs chrétiennes peuvent être appliquées tous les jours. Je m’occupe des aspects physiques, psychologiques et sociaux. Car souvent, je fais aussi des démarches administratives pour aider mes patients, ou des médiations dans des conflits de famille ou de voisinage, ou des conseils pour orienter les enfants de mes patients vers des spécialistes. C’est un des beaux côtés de mon métier. »

Un jour, une religieuse a remarqué qu’il n’avait pas de crucifix dans son bureau. Elle lui en a donc proposé un. Il lui a répondu : « Si c’est vous qui me l’amenez, je lui trouverai une place. » Ce qui fut fait.

Les priorités

Les temps ont changé. De nos jours, les médecins ne travaillent plus 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Mais le docteur Jean-Blaise Tudisco a des semaines d’au moins 50 heures. Ce qui lui permet de consacrer du temps à sa famille : son épouse, Maryline, qui travaille au secrétariat un jour par semaine, leurs deux filles Anaïs et Amélia, dont les dessins et les portraits ornent son bureau. Une vie équilibrée pour le plus grand bien de chacun.

De Anaïs Tudisco : le bureau du docteur Tudisco, mon papa.

Entre deux mondes

Jean-Pierre Voutaz est également l’auteur de plusieurs publications sur l’histoire de l’Eglise et celle du Grand-Saint-Bernard.

Lieu de passage privilégié entre l’Italie et l’Europe, l’Hospice du Grand-Saint-Bernard, avec sa vocation d’accueil millénaire, vient d’ouvrir une année jubilaire pour fêter le centenaire de son saint patron, protecteur des alpinistes et des habitants de la montagne. Interview alpestre avec le nouveau prévôt, Jean-Pierre Voutaz.

Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer

Votre nomination en tant que nouveau prévôt coïncide avec le jubilé de la proclamation de saint Bernard. Que nous réservez-vous en termes de festivités ?
Jean-Pierre Voutaz – Le jubilé concerne à la fois le 900e anniversaire de la canonisation de saint Bernard et le centenaire de sa proclamation en tant que protecteur des habitants et voyageurs des Alpes. Chose assez exceptionnelle pour l’époque, il est le premier saint patron d’une activité touristique. Les festivités seront en rapport avec les gens qui passent sur le col : botanistes, guides, etc. Nous prévoyons aussi des conférences d’histoire ou encore des spectacles. Quelque chose de totalement déjanté qui ne correspond pas à l’idée que l’on se fait d’une communauté religieuse. (rires)

Bientôt millénaire, comment l’hospice a-t-il dû se réinventer au fil de l’histoire ?
JPV – Déjà sa fondation est une refondation. La première communauté assiste ceux qui transitent par les Alpes depuis Bourg-Saint-Pierre. Puis tout le monde est liquidé au Xe siècle…Au XIe siècle, avec l’expansion du commerce, il faut trouver comment aider les gens à ne pas mourir en montagne. L’idée est de fonder une maison au sommet de l’endroit le plus dangereux du monde à l’époque et d’y habiter. La communauté a pour devise : « Ici Christ est adoré et nourri » et celle-ci a constamment été réadaptée au cours de l’histoire afin de poursuivre la mission première de rencontre et de dialogue avec les gens qui passent.

La situation géopolitique de l’hospice était également essentielle et très disputée au cours des siècles…
JPV – L’hospice se trouve dans une zone tampon entre la papauté et l’empire et il y a eu quantité de tensions au cours des siècles. Un point de frontière entre l’Eglise, le monde et les différentes mentalités. Malgré les changements dans la politique et la religion, il y a toujours eu un dialogue actif avec le monde et ses intérêts. Je pense que c’est parce que nous sommes, d’une part, de droit pontifical [ndlr. dépendance directe du Pape] et, d’autre part, le danger que représente la montagne offre une liberté de dialogue qui rend les convictions « secondaires ».

Entre le col du Grand-Saint-Bernard et celui de Latza au Tibet, sur lequel la congrégation possédait aussi un hospice, peut-on vous considérer comme un ordre attaché à la montagne ?
JPV – Oui, il y a vraiment un attachement à la montagne et dans cette difficulté à transiter, mais aussi à ce lieu où l’on perd la carapace, les apparences. On se met à transpirer, à sentir des pieds et quelle que soit la classe sociale, on arrive tous dans le même état de fatigue. (rires)

De quelle manière le saint-bernard (le chien) a-t-il contribué à la création du mythe ?
JPV – Les chiens du Saint-Bernard sont à l’hospice depuis la fin du 17e et commencent à être connus durant la Révolution française. Quand vous êtes poursuivis par des corps d’armée qui veulent votre peau pour toutes sortes de raisons, mais que vous êtes accueillis dans une maison ou non seulement vous êtes chez vous du point de vue des humains et même des animaux, il y a une expérience existentielle tellement forte qu’elle s’est propagée dans le monde entier. Nous sommes sur cette frontière entre l’Eglise et le monde depuis bientôt mille ans… Un lieu où la dignité humaine est une expérience et non pas de la théorie.

A livre ouvert

Jean-Pierre Voutaz est né le 4 avril 1973 à Sembrancher, il a obtenu une maturité scientifique au collège de Saint-Maurice avant d’intégrer la congrégation des Chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard. Il poursuit sa formation en théologie à l’Université de Fribourg, puis auprès des Archives apostoliques du Vatican. Depuis 2015, il est responsable de la formation religieuse pour la congrégation. Il est également l’auteur de plusieurs publications sur l’histoire de l’Eglise et celle du Grand-Saint-Bernard.

L’Hospice avait pour but premier d’aider les gens à ne pas mourir en montagne.

Cheminer avec Maurice Zundel

Par Jacqueline Allet et Colette Sierro Chavaz | Photos : DR

« Mystique d’origine suisse. Maurice Zundel (1897-1975) fut un prêtre atypique. Souvent incompris et mis à l’écart par sa hiérarchie, il nous invite, à travers son œuvre, au dépouillement de nous-mêmes afin de nous rendre transparents à la lumière divine intérieure. » mauricezundel.com

A partir de certains textes de Maurice Zundel, nous vous proposons d’entrer dans cette spiritualité qui bouleverse les images que nous avons pu avoir de Dieu. Ces textes nous invitent à changer notre regard en libérant un espace de désappropriation pour tenter d’accueillir Celui qui est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes.

Le Père Luc Ruedin, jésuite, nous introduira à la pensée de Zundel lors de notre première rencontre qui aura lieu mercredi 27 septembre à 19h30 à la Maison de la Visitation (salle Saint-Bernard) à la Rue de l’Hôtel-de-Ville 3 à Martigny.

Par la suite, nous vous proposons de nous retrouver environ toutes les 6 semaines à Martigny pour un groupe de paroles ouvert à toutes et tous autour de la pensée et de la spiritualité de Maurice Zundel. Les dates et horaires seront fixés en fonction des disponibilités des personnes intéressées.

Intéressé ? 

Contactez les responsables :
alletjacqueline@gmail.com ou cosie@netplus.ch

Une rentrée Essentiel(le) !

Par Denis Fornerone 
Photo : Astrid belperroud

Même si tous ne sont pas partis en vacances et que septembre a déjà sonné le tocsin de la rentrée, la période estivale nous berce encore de son tempo lent et chargé du parfum des journées qui s’étirent au soleil. 

Temps propice à la jouissance du moment présent où le superflu de la vie perd de sa superbe au profit de l’essentiel. Cet essentiel, souvent étonnamment simple, nous invite à nous recentrer sur les choses qui font vraiment sens.

Ainsi, tels les subtils parfums de la terre qui remontent après un orage d’été, laissons insidieusement remonter en nous questions et réflexions sur le bien-fondé de nos choix de vie, de notre manière d’être, des directions prises ou que nous envisageons de prendre.   

Pourquoi ne pas nous laisser inspirer par les valeurs redécouvertes pendant cette période estivale ? 

Le temps passé avec nos familles, nos amis, n’a-t-il pas réchauffé nos cœurs ? Alors, pourquoi ne pas continuer à leur accorder de l’importance et cultiver ces relations tout au long de l’année ?   

Ce paroissien, cette paroissienne avec qui l’on a enfin échangé, ne serait-ce pas une invitation à aller à la rencontre d’autres personnes qui forment notre communauté paroissiale ?   

Et si nous nous laissions toucher par un appel à donner gratuitement de notre temps dans une activité qui apportera un bien à notre prochain !  

Se recentrer, revenir à l’essentiel, c’est aussi et surtout se recentrer sur le divin pour en faire notre essentiel. 

Si nous cherchons dans la Parole de Dieu un guide qui puisse nous inspirer dans nos choix, je vous propose de suivre saint Paul quand il nous dit : « Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus. » (Col 3 ; 17) Cette parole s’applique à nos choix, mais également à la manière dont nous faisons les choses. 

Ainsi, sans nécessairement ajouter de nouvelle tâche à notre liste, pourquoi ne pas déjà simplement essayer d’être vraiment présent à celles que nous accomplissons déjà, mais avec une conscience renouvelée de la présence du Christ avec nous, en nous ?

Jésus marche sur l’eau, vitrail de Jaeger, église Saint-Pierre, La Chaux-de-Fonds

Le Seigneur dégage une grande stabilité.

Par Amandine Beffa | Photo:Jean-Claude Gadmer

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, j’ai toujours imaginé que Pierre marchait sur une mer calme, lisse comme une patinoire. L’histoire que nous raconte ce vitrail est bien différente. Le travail du verre met en évidence des flots sombres et agités. Et en effet, lorsqu’on lit l’épisode rapporté dans l’Evangile selon saint Matthieu (14, 22-33), on remarque que la barque est battue par les vagues, que le vent est contraire et qu’il fait nuit. 

En arrière-plan du vitrail, les disciples semblent lutter pour maintenir leur embarcation. Le personnage en bleu clair tient fermement les cordages. Pierre a de l’eau jusqu’à la taille, la situation semble tragique. Pourtant, son visage est étonnamment calme. En s’attardant sur la poignée de main par laquelle Jésus le retient, on observe qu’elle est solide. Le Seigneur dégage une grande stabilité.

L’inscription au bas de l’œuvre rappelle la demande de Jésus à Pierre : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14, 31)

Se pose alors une question : à quel moment Pierre a-t-il douté ? Est-ce le moment où il a pris peur en marchant sur l’eau ? Peut-être… et en même temps, sa première réaction est de crier vers Jésus pour être sauvé. Le visage du disciple sur le vitrail exprime cette sérénité de celui qui sait que le Seigneur est à ses côtés dans les épreuves.

Peut-être est-ce le doute initial : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » (Mt 14, 27-28)

Le grec nous donne un élément de réponse. Le mot que nous traduisons généralement par « douter » signifie littéralement « se tenir entre deux ». Il exprime quelque chose de l’hésitation.

Et si le problème n’était ni de demander des preuves, ni d’avoir peur face à l’adversité, mais de ne pas aller au bout de l’élan. Et si ce que Jésus demande a Pierre était : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu renoncé ? »

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