Chaque mois, François enregistre une vidéo imageant la Prière du Pape.
Par Thierry Schelling | Photo : flickr
C’était le 12 décembre 2012 : Benoît XVI se plie à la mode du tweet et envoie le premier ! Depuis, son successeur l’utilise abondamment pour des prières et pensées jaculatoires, accompagnant la vie du monde et de l’Eglise.
Il n’empêche, pour un Pape qui dit n’avoir ni radio ni TV, user des smartphones et autre technique de communication ultramoderne, est une autre façon d’évangéliser, en en rappelant les limites !
Coin-coin !
En avril 2023, à Budapest, François exhorte les jeunes à ne « pas se contenter d’un téléphone portable et de quelques amis » (« c’est un peu débile ! » dit-il carrément !) ; il répète que « la vie est réelle, pas virtuelle. Elle ne se passe pas sur un écran, la vie se passe dans le monde ! » Le face à face de la vraie rencontre entre quatre yeux est indispensable pour construire sa propre vie…
Coucou !
Chaque mois, François enregistre en espagnol une vidéo imageant la Prière du Pape. Il a d’ailleurs recours à ces messages audio plutôt qu’écrits pour lancer un Buongiorno ! à mille et un groupements humains et/ou d’Eglise, pour leur dire deux-trois mots. Sans compter les nombreuses interviews à toutes sortes de journaux de langues diverses…
Evidemment, le Saint-Siège a entériné l’usage des nouveaux moyens de communication dans sa promotion de la catéchèse, comme le souligne le dernier Directoire de la Catéchèse (2020), livre d’orientations générales de la catéchèse catholique qui en est à sa troisième édition (après 1971 et 1997). Il y est rappelé que le but de la catéchèse est la mise en relation, en communion, avec Jésus-Christ… Et tous les moyens sont bons !
Anne-Isabelle Lacassagne est venue à Genève pour l’avant-première du film Magnificat.
Le film Magnificat, sorti récemment en salle, interroge avec respect et délicatesse sur la place des femmes dans l’Eglise d’aujourd’hui. Entretien avec Anne-Isabelle Lacassagne, auteure du livre qui a inspiré le long-métrage.
Par Myriam Bettens Photos : Silvana Bassetti, Myriam Bettens
Quelle est, selon vous, la place des femmes dans l’Eglise d’aujourd’hui ? La place des femmes est essentielle. Sans elles, il n’y aurait pas grand-chose dans l’Eglise, car elles accomplissent la majeure partie du travail de base. Autant dans la transmission de la foi, que l’entretien des paroisses, ou encore la pastorale de la santé. Tout le fonctionnement quotidien de l’Eglise est effectué par des femmes. Par contre, au niveau des postes de direction, c’est le désert ! Pourtant, beaucoup d’entre elles sont formées et capables d’assumer ce type de postes. A cause de la distinction fondamentale de statut qui existe entre les prêtres et les femmes, et que l’on perpétue, ces dernières s’autocensurent.
Pourquoi les femmes en Eglise s’autocensurent-elles ? Il y a l’idée, encore très ancrée, qu’elles ne vont pas faire le poids. Elles ne s’autorisent donc pas à dire ou faire les choses et n’osent pas non plus contredire la parole du prêtre. Tout mon combat concerne le fait d’avoir un vrai langage de vérité avec eux, mais toujours empreint de bienveillance et d’amour. Ils sont reconnaissants lorsqu’on leur parle vraiment, car eux-mêmes sont coincés dans un rôle qui les rend extrêmement solitaires.
Vous déplorez également que la voix d’une femme a toujours moins de poids que celle d’un prêtre… Oui, c’est malheureusement encore vrai. Simplement parce que l’on considère que le sacrement a plus de valeur. Cela va même plus loin que ça. Beaucoup de femmes considèrent encore les prêtres au-dessus, avec pour corollaire l’idée qu’il est impossible de s’exprimer sur un pied d’égalité. Une femme peut faire toutes les études de théologie qu’elle veut, on ne l’écoute pas. Et ce mode de fonctionnement est malheureusement ancré très profondément.
Malgré ces obstacles, les femmes demeurent indispensables à la bonne marche de l’Eglise. Si elles se mettaient en grève, l’Eglise s’en relèverait-elle ? L’Eglise serait à genoux ! Cela fait des années que je leur chuchote de se mettre en grève… Cela leur permettrait de prendre enfin conscience de tout ce qu’elles accomplissent. L’Eglise ne peut fonctionner sans les femmes. Malheureusement, aujourd’hui, elles accomplissent la plupart des tâches, mais sans en avoir la reconnaissance.
Vous esquissez un tableau peu enviable de la place des femmes en Eglise. L’est-elle plus en Suisse ? Il y a une différence énorme entre la Suisse et la France. Du fait de la présence des Eglises protestantes, il y a plus de latitude pour dire les choses ainsi que des points de comparaison. L’image des femmes pasteurs, partageant leurs points de vue avec liberté, utilisant pleinement leurs compétences et qui sont appréciées à leur juste valeur fait une grande différence. Il y a vraiment une question d’image revalorisante, sans laquelle on ne s’autorise pas à penser que les choses puissent être différentes.
Qu’espérez-vous avec la sortie du film Magnificat ? Que les gens puissent se dire, en regardant une femme, qu’elle est tout aussi capable que ses homologues masculins et surtout de lui donner les possibilités de le faire. Raconter une histoire permet d’utiliser l’imaginaire. Cela parle aux sentiments et ouvre bien souvent des portes qui jusqu’alors semblaient verrouillées.
Des femmes en noir
« J’ai commencé à écrire ce livre au moment de l’élection du pape François. On vérifie toujours que le futur Pape soit bien un homme. Cela m’a fait rire. En même temps, au-delà de la vocation, je me suis questionnée sur la vocation féminine et sa place au sein de l’Eglise et, de manière plus vaste, ce que cela signifie de croire », détaille Anne-Isabelle Lacassagne concernant son livre, Des femmes en noir, publié en 2016 aux Editions du Rouergue, qui a inspiré le film. Elle écrit depuis longtemps des livres pour enfants publiés chez Bayard et après avoir travaillé dans un évêché, au service de la catéchèse, elle se tourne vers des textes religieux.
Le film Magnificat a été projeté en avant-première à Genève, en juin dernier, dans le cadre du festival « Il est une foi » de l’Eglise catholique à Genève (ECR).
Marie, Mère des pèlerins de la terre, Tu guides nos pas, Sur notre chemin de vie. Toi la Mère attentive aux besoins de tes enfants, Tu veilles sur nous, comme tu veillais sur ton Enfant
Marie, Mère des pèlerins de la terre, Tu es notre boussole, Lorsque nous traversons brouillards et tempêtes Toi la Mère qui soutient tes enfants dans l’épreuve Toi qui as connu la douleur et les larmes, Au pied de la Croix de ton Fils.
Marie, Mère des pèlerins de la terre, Tu nous apprends à déposer, Le collier de nos perles de joie, Le poids de nos fardeaux à tes pieds. Pour que toi, la Mère à l’écoute de nos prières Tu les remettes dans le cœur de ton Fils
Marie, Mère des pèlerins de la terre, Tu es la première de notre cordée Dans notre ascension vers le Sommet, Toi la Mère qui invite à lever notre regard vers le Haut, Tu es celle qui nous conduit à ton Fils
Marie, Mère des pèlerins de la terre, Toi le premier tabernacle, Toi notre Mère, la femme Eucharistique Tu apprends à ouvrir notre cœur et notre vie Pour accueillir Ton Fils, le Pain Vivant Et à le laisser vivre et grandir en nous.
Les responsables qui ont suivi la réalisation de ce chantier. De gauche à droite, Alexandre Duc, président de paroisse ; Mireille Duc, répondante pour la communauté de Notre-Dame des Flots ; Béatrice Clavel, restauratrice d’art, qui a conduit ce chantier ; Dominique Chassot, chargé du suivi de chantier pour le Conseil de paroisse et Marie-Luce Jaquier, collaboratrice du Service des biens culturels de l’Etat de Fribourg.
Si elle n’attire pas le regard de l’extérieur, l’église de Rueyres-les-Prés mérite à coup sûr que l’on franchisse sa porte d’entrée, car la rénovation complète qui a été effectuée ces derniers mois est jugée comme étant exemplaire. Et c’est vrai que désormais, cette église, à l’intérieur, est d’une beauté rare qui mérite une visite !
Par Claude Jenny Photos : Raphaël Roulin
Lors de la présentation organisée jeudi dernier à l’intention des maîtres d’Etat et de la presse, les spécialistes n’ont pas ménagé les superlatifs pour dire que cette rénovation peut être qualifiée de parfaite. Il est vrai que tout a été fait dans les règles de l’art pour que cette église retrouve le cachet que lui avait donné l’architecte Fernand Dumas lors d’une rénovation dans les années trente. Presque un siècle plus tard, elle retrouve ainsi tout son lustre en respectant toutes les richesses artistiques voulues par cet architecte qui a mis son sceau sur de nombreuses églises de la région.
Au départ, la volonté du Conseil de paroisse était juste d’améliorer la luminosité dans l’église. On pensait alors naturellement recourir à de la peinture blanche ! Mais les spécialistes ont conseillé une autre piste visant à redonner toute son authenticité à ce lieu saint. La communauté paroissiale a été consultée et a souscrit à cette idée. « Nous avions besoin de cet accord des principaux concernés » relève Dominique Chassot, responsable du suivi de ce chantier pour la paroisse. Le Conseil paroissial a suivi et voté un crédit d’investissement de 175’000 francs.
« Un chantier magnifique »
« Ce fut un chantier magnifique à réaliser et tous les maîtres d’Etat y ont œuvré avec plaisir et compétence. Cette rénovation est exemplaire car elle met désormais en valeur tous les éléments voulus par Dumas avec une belle unité » relève Béatrice Clavel, restauratrice d’art qui a conduit ce chantier pour le compte de l’Atelier de conservation et restauration d’art Olivier Guyot. Une restauration que Marie-Luce Jaquier, collaboratrice spécialisée du Service des biens culturels de l’Etat de Fribourg qualifie « d’exemplaire ». « C’est vraiment une belle réussite à citer en exemple et il faut saluer la décision du Conseil de paroisse d’avoir osé suivre cette option » ajoute-t-elle.
Une restauration complète
Rien n’est plus comme avant ! Les soubassements ont été refaits, toutes les peintures valorisées en respectant pas moins de 12 teintes d’origine – y compris des colorations inhabituelles dans un tel lieu, les statues restaurées également dans le strict respect des couleurs, les vitraux remis en état, le chemin de croix remis en valeur, etc. Un chantier conséquent qui a été mené dans le délai imparti et en conformité avec le budget prévu. Alexandre Duc, président de paroisse, a adressé de vifs remerciements à tous les maîtres d’Etat qui ont œuvré sur ce chantier et qui n’ont pas ménagé leur peine et ont fait étalage de leur savoir professionnel.
Les artisans de cette rénovation ont même trouvé dans les combles une statue de Jésus qui n’était pas exposée dans l’église. Ce qui fait dire malicieusement à Mme Clavel que « même Jésus est revenu avec ce chantier… ». Et l’abbé Bernard, venu en voisin, d’ajouter : « maintenant il faut juste que les paroissiens soient plus nombreux dans une si belle église ! » Mais même si vous n’êtes pas des habitués des célébrations à Rueyres, n’hésitez pas à vous y rendre pour le bonheur d’un beau moment de découverte d’une église désormais hors du commun !
Les spécialistes et maîtres d’Etat suivants ont participé à cette rénovation :
Le vêtement appartenait à l’armée, mais l’officier pouvait ajouter une doublure. C’est cette partie que Martin donne.
Par Amandine Beffa | Photo: Jean-Claude Gadmer
L’église est une des grandes créations du groupe Saint-Luc. Elle a été pensée comme une « œuvre d’art total ».
Dans le chœur se trouve une mosaïque de Marguerite Naville. A l’instar de la grande majorité des œuvres d’art qui lui sont dédiées, saint Martin est représenté partageant son manteau. C’est en effet l’épisode que nous retenons généralement de sa vie. Il a pourtant évangélisé une partie de la Gaule et fait partie des pères du monachisme occidental. Il est aussi réputé pour avoir réalisé de nombreux miracles, ramenant même à la vie un frère décédé.
Son père est tribun militaire (officier supérieur). Le prénom Martin signifie « voué à Mars », (le dieu romain de la guerre). Pourtant, sa vie amène l’Orient à l’appeler saint Martin le Miséricordieux.
Enfant, Martin fréquente des chrétiens de son âge et il se convertit à leurs côtés. Il ne choisit pas son métier, il semble que les fils d’officiers n’avaient pas d’autre choix que de suivre les traces de leur père. Il s’engage contre son gré à l’âge de 15 ans.
Un soir d’hiver, alors que Martin n’a que 18 ans, il rencontre un homme nu dans les rues d’Amiens. Ayant déjà partagé tout ce qu’il pouvait, il tranche la doublure de son manteau. Le vêtement appartenait à l’armée, mais l’officier pouvait, s’il le souhaitait, ajouter une doublure plus chaude à ses frais. C’est cette partie que Martin donne. Il donne ainsi ce qu’il a payé lui-même, ce qu’il a ajouté, tout ce qui vient de lui. C’est aussi une façon pour lui d’utiliser toute la liberté que ses obligations militaires lui offrent. Exercer par obéissance un métier contraire à sa foi ne l’empêche pas de vivre selon ses valeurs.
Martin est perçu comme saint aux yeux de ses contemporains. On dit que le manteau, appelé capella en latin (chapelle) a été conservé comme relique. Il était gardé dans un bâtiment construit à cet effet. Des hommes appelés chapelains étaient chargés de veiller dessus. C’est l’origine des mots que nous utilisons aujourd’hui.
J’ai vécu la crise du Covid-19 alors que j’étais encore vicaire de la Mission catholique de langue française de Zurich. Comme partout ailleurs pendant quelques mois, tous rassemblements paroissiaux étaient interdits y compris les messes dominicales. Je me rappelle être allé voir mon curé en lui disant : « On fait quoi ? On ne peut quand même pas ne rien faire ! » Une solution s’est aussitôt imposée : internet. Proposer des vidéos sur Youtube, faire des réunions virtuelles sur Zoom, inviter à suivre une formation en ligne…
Le plus fascinant pour moi fut de voir à quel point nous étions en fait déjà prêts pour cela ! En 2019-2020 Internet était déjà un incontournable de nos vies paroissiales comme de nos vies tout court. J’avais moi-même déjà une chaîne Youtube. Il a suffi de l’utiliser pour poster chaque dimanche une homélie sous la forme d’une courte vidéo, diffusé sur la mailinglist de la paroisse elle aussi déjà fonctionnelle depuis plusieurs années. D’ailleurs il n’était pas nécessaire de filmer plus qu’une simple prédication car de nombreuses messes en direct étaient déjà accessibles sur le net.
Je me souviens avoir fait un message résumant les « ressources pour vivre sa foi en ligne » et avoir découvert à cette occasion combien de choses existaient déjà : les sites des dominicains (Retraite dans la ville, Théodom, Théobulle), le MOOC (Massive Online Open Cours) du collège des Bernadins pour les catéchistes, les cours de cath.ch, les podcast du Padreblog, etc.
D’ailleurs même une fois libéré de la pandémie et ayant déménagé en Belgique puis à Genève, pas mal de préparation au mariage ou au baptême et même d’accompagnement spirituel ont dû se poursuivre « en visio ». Pourtant j’y ai mis une limite : je ne commence jamais un accompagnement de cette manière, il faut se voir « en vrai » au moins pour une première rencontre. Ce n’est sans doute là que le début d’une réflexion critique que nous aurons tous à mener dans les années qui viennent sur cette « solution miracle » pour continuer d’évangéliser aux jours du tout numérique.
L’engagement de Vérène Marmy au service de la paroisse commença en 1974 en participant au Conseil de paroisse de Bussy. Ensuite, elle a tenu plusieurs fonctions : conseillère, secrétaire et boursière, concierge de l’église, fleuriste, etc. Depuis 2007, elle fonctionne comme sacristine à Bussy.
Par Bernadette von Niederhäusern Photo : LDD
Avec plaisir, elle accueille le prêtre et les acteurs de la cérémonie. Elle a beaucoup aimé le contact avec les gens. Habitant non loin de l’église, elle a toujours été disponible pour les célébrations. C’est rare qu’on ait dû la remplacer. Elle appréciait ce travail pour la communauté. Après quelques soucis de santé, elle a rendu momentanément son permis de conduire. Aimant son indépendance, elle a décidé d’aller habiter à Payerne près de toutes les commodités.
Merci à Vérène Marmy pour tout le temps qu’elle a donné à la paroisse. Nous lui souhaitons plein de joie dans cette nouvelle étape de vie.
Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Jurassienne Elisa Freléchoux.
Par Elisa Freléchoux Photo : DR
Où sont les jeunes dans l’Eglise ?
C’est une question que l’on entend souvent et qu’on s’est peut-être même posée nous-mêmes.
Eh bien, cet été, les jeunes étaient à Lisbonne pour vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), qui sont un des plus grands rassemblements de jeunes au monde. C’était l’occasion, pendant une semaine, de découvrir une ville, de faire des rencontres et de vivre des moments spirituels inoubliables. Mais concrètement, qu’a-t-on fait aux JMJ ? Tout d’abord, les journées étaient composées de deux moments principaux, le rise up le matin et aller à Lisbonne l’après-midi (eh oui, car on ne loge pas tous dans la ville !).
Le rise up était un moment de catéchèse durant lequel on abordait des thèmes chers au pape François comme l’écologie intégrale ou l’amitié sociale. Après ces moments d’échange et de réflexion venait la messe. Durant l’après-midi, nous profitions du beau temps pour nous balader dans la ville, aller à la cité de la joie, mais surtout aller assister à des rassemblements dans le parc Edouardo VII comme la messe d’ouverture ou le Chemin de croix. C’était l’occasion de nous mêler à la foule, de rencontrer des jeunes de tous les continents et de vivre des moments riches en émotions.
Alors qu’est-ce que ça apporte de vivre tout ça ? Déjà, ça permet de voir que les jeunes sont encore très présents au sein de l’Eglise, de sentir qu’on fait partie d’une immense communauté et surtout, d’en être fiers ! De plus, cela vient enrichir la foi à travers les expériences, les rencontres et les discussions vécues.
Au bout du compte, surtout lors de la veillée finale, participer aux JMJ, c’est l’occasion de quitter son petit confort personnel pour passer un moment hors du temps, d’être témoin de la gentillesse et de la bienveillance des gens, même lorsqu’on ne les connaît pas et de participer à de nombreuses célébrations en présence du Pape et de 1,5 million d’autres jeunes.
Alors finalement, pour reprendre les thèmes de ces JMJ, levons-nous et n’ayons pas peur !
Par Nicolas Blanc, Centre Catholique Romand de Formations en Église et Pascal Tornay, Service diocésain de Diaconie
Chères amies, Chers amis,
C’est dans des groupes de partage réunissant notamment des personnes vivant dans la précarité que le thème de la prochaine Université de la solidarité et de la diaconie a été forgé. Cela nous tenait à cœur de partir de la réflexion des plus pauvres d’entre nous pour envisager une thématique qui puisse transformer nos regards et nos actions.
Après avoir dû reporter la tenue de cet évènement, nous sommes aujourd’hui à pied d’œuvre. Nous vous convions à y participer et espérons de tout cœur vous y rencontrer pour vivre un temps de fraternité et de convivialité. Cette 2e édition aura lieu dans les locaux de la Haute Ecole de travail social (HETSL) et dans ceux de la paroisse Saint-Etienne, samedi 18 et dimanche 19 novembre 2023 à Lausanne.
L’Université de la solidarité et de la diaconie est un événement qui rassemblera des personnes venues de toute la Suisse romande. Nous souhaitons nous réunir à l’écoute de la Parole de Dieu et de ce qu’elle suscite au cœur de chacune et de chacun. Les personnes en situation de précarité, les agents pastoraux, les séminaristes et les agents pastoraux laïcs en formation, les paroissiens et les bénévoles sont ainsi invités à entrer en dialogue, à écouter les témoignages des uns et des autres et à ouvrir ensemble les pistes d’une communion au-delà des maux et des mots.
Nous vous invitons à noter dès maintenant ce week-end dans vos agendas pastoraux.
Un papillon avec des informations détaillées ainsi qu’un site internet sont à votre disposition (https://unisolidarite.org). Nous vous remercions d’ores et déjà pour l’attention que vous porterez à cet évènement.
Djemal Charni a rejoint Notre Dame de Grâce. Cet habitant ayant choisi Cheyres pour son lac, sa nature, sources d’inspiration pour lui, le sculpteur sur pierre ou sur bois.
Une reproduction de la statue de Notre Dame de Grâce, disparue en 1978, lui avait d’ailleurs été confiée. Une œuvre pleine de sensibilité, en particulier dans les personnages du triptyque relatant les scènes de la Passion, a vu le jour grâce à une simple photo et a été inaugurée en 2002.
Un cadeau de Charni pour notre communauté et un joyau pour notre église.
(Photo tirée d’une plaquette réalisée pour la paroisse de Cheyres)
Le robot BlessU-2 de l’Eglise protestante allemande est capable de donner quatre types de bénédiction.
Par Pierre Guillemin | Photo : DR
L’intelligence artificielle suscite de nombreux débats et interrogations, qui illustrent la crainte naturelle que la machine dépasse l’homme. Les capacités de traitement des données par la machine sont bien supérieures à celles d’un humain, ce qui permet la mise en œuvre de véhicules sans conducteur, de systèmes d’analyse de données médicales qui, par exemple, repèrent les cancers mieux que les médecins, de robots qui aident les humains dans leurs tâches physiquement « pénibles ».
Cette intelligence artificielle (IA) a engendré des robots capables de donner des bénédictions. Le robot BlessU-2 de l’Eglise protestante allemande est capable de parler sept langues en alternant voix de femme et voix d’homme et de donner quatre types de bénédiction : traditionnelle, amicale, d’encouragement et de renouveau. La machine serait-elle une solution à la diminution du nombre de prêtres et de pasteurs ? Nous ne le pensons pas : l’exemple BlessU-2 est techniquement intéressant, mais nous questionne sur la dimension spirituelle et éthique de la machine qui est un formidable outil pour démultiplier notre force physique, intellectuelle et spirituelle, mais pas un remplacement de l’Amour de Dieu.
C’est pourquoi l’Eglise n’est pas absente de ces débats et interrogations, loin de là : en février 2020 et sur l’impulsion du pape François, plusieurs institutions publiques et entreprises (IBM, Microsoft, la FAO, le gouvernement italien entre autres) ont signé l’Appel de Rome pour une IA éthique. Depuis avril 2021, le Vatican est doté de la Fondation RenAIssance, une ONG dont la mission est d’encourager à une réflexion éthique de l’IA. Le prêtre et moine franciscain Paolo Benanti, docteur en théologie morale et conseiller du Pape en matière de haute technologie et en particulier d’intelligence artificielle, a pris la direction scientifique de cette ONG.
Paolo Benanti nous invite à la réflexion, car si les technologies évoluent, il n’y a donc pas de solution définitive, mais comme il le déclare : « Poser sur ces technologies un regard éthique est un devoir ! » Mais l’éthique de l’IA n’est pas une question nouvelle : l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov l’avait déjà théorisée en introduisant les trois lois de la robotique que l’on peut étendre à tout système « intelligent » :
• Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » ;
• Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » ;
• Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »
Paolo Benanti nous interpelle : « Nous venons après la génération de ceux qui face au carbone, n’ont pas pensé durabilité. Voulons-nous être la génération qui n’aura pas même interrogé sérieusement la technologie ? »
Le lexique œcuménique des saints (Ökumenische Heiligenlexikon) fête son 25e anniversaire. Depuis le début de sa présence sur Internet, en septembre 1998, ce « moteur de recherche des saints » est devenu un incontournable en la matière.
Par Myriam Bettens Photos : Katholischer Gemeindeverband in Bremen
Presque aussi vieux que Google, le Dictionnaire œcuménique des saints (Ökumenische Heiligenlexikon) a été lancé seulement dix jours après le moteur de recherche de la Silicon Valley, à l’initiative du pasteur protestant Joachim Schäfer de Stuttgart. Les publications sur les saints se recopiant souvent les unes les autres, les informations erronées les concernant continuent donc de se propager. Le pasteur a entrepris des voyages sur les traces des saints jusqu’au Cap Nord, en Turquie ou encore en Afrique du Nord pour confirmer – ou infirmer – les informations connues à ce jour sur les saints. Rien qu’en Italie, Schäfer a visité plus de 3300 sites pour en vérifier la véracité.
Le pasteur, encore aujourd’hui actif pour enrichir les connaissances sur les saints, est aidé par ses lecteurs en apportant des corrections, des conseils, voire même de nouvelles contributions. Le Dictionnaire œcuménique des saints est une initiative privée, indépendante de toute Eglise et de ses enseignements ou dogmes. Il vise à promouvoir le dialogue interreligieux et à favoriser la compréhension des différentes traditions et permet ainsi aux croyants des différentes églises d’en savoir plus sur la vie et la vénération des saints, y compris dans d’autres églises.
Ce lexique œcuménique offre des informations complètes sur les saints, les bienheureux et les vénérés des différentes confessions chrétiennes, aussi bien de l’Eglise catholiques et orthodoxes que ceux des Eglises d’Orient – arménienne, copte, éthiopienne orthodoxe et assyrienne – sans oublier les personnalités vénérées dans les églises protestantes et anglicanes. De cette manière, il propose un aperçu de la tradition chrétienne dans son entier. Il est à noter que ce lexique ne se cantonne pas aux saints d’une période particulière, mais à tous ceux de l’histoire de l’Eglise, aux personnes de l’Ancien Testament, ainsi qu’aux personnalités contemporaines vénérées comme saints ou bienheureux. Des informations biographiques détaillées sur les saints, leur vie, leurs actions, leur importance pour la tradition respective sont complétées par des informations sur les rituels, les coutumes et les célébrations liés à leur vénération.
Aujourd’hui, ce Dictionnaire œcuménique comprend plus de 10’000 entrées biographiques de saints, de bienheureux et de vénérés de toutes les confessions chrétiennes et plus de 17’000 photos. A cela s’ajoutent des articles expliquant les termes importants de la théologie et de l’Eglise dans le glossaire et un autre est dédié à la compréhension des différents ordres religieux. Outre cela, le site internet propose un outil unique en son genre : des listes de lieux et des cartes géographiques permettant de trouver des saints en fonction d’un lieu précis dans le monde. Les lecteurs peuvent ainsi savoir quel saint a vécu ou exercé son ministère sur leur lieu d’origine, voire même de villégiature !
Pour les plus curieux, il est également possible de consulter des répertoires dédiés : consacré aux maladies et expériences de la vie, de manière à trouver quel saint invoquer dans différentes situations du quotidien ; un inventaire des attributs se rattachant à tel ou tel saint et permettant de les identifier plus facilement ; les saints patrons des différentes professions, groupes de personnes, animaux et même des choses. Dans ce dernier lexique, vous apprendrez, par exemple, que sainte Corona est la patronne de la loterie, on l’invoque pour avoir de la chance au jeu. Par ailleurs, celle-ci aurait aussi un rôle protecteur en cas d’épidémie… Par contre, cette sainte ne vous donnera pas le don de parler plusieurs langues et encore moins celle de Gœthe. Le Google des saints n’étant, à l’heure actuelle, qu’en allemand, il ne vous reste plus qu’à trouver un bon traducteur en lançant une recherche sur son concurrent laïc.
Psaume 34:18 « L’Eternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. »
La période de la Toussaint est associée à la commémoration des défunts. Bien que cette fête puisse évoquer des souvenirs douloureux, elle peut jouer un rôle important dans le processus de deuil en nous rappelant l’importance de la vie et donner un sens à la perte. En nous offrant un moment de recueillement et de réflexion, elle nous donne l’occasion de rendre hommage à nos disparus en visitant leur sépulture ou en allumant une bougie à leur mémoire. Ce rituel apaise notre chagrin en nous permettant de ressentir une connexion continue avec ceux que nous avons perdus.
L’importance du soutien
La Toussaint nous rappelle aussi l’importance de la communauté et du soutien social, moral et spirituel en période de deuil. Partager cette journée pour échanger nos émotions et souvenirs, renforçant ainsi nos liens avec notre entourage. La Toussaint peut contribuer à apaiser notre douleur en nous aidant à trouver un sens à la perte. Elle nous rappelle que nos êtres chers vivent à travers nos souvenirs et les enseignements qu’ils nous ont transmis. En les honorant, nous pouvons progressivement trouver la paix intérieure. Bien que la mort fasse partie intégrante de la vie, ce temps nous encourage à réfléchir à notre existence, à chérir le moment présent et à entretenir des relations positives.
Le deuil est l’une des épreuves les plus difficiles de la vie, mais la foi en Christ peut nous apporter un réconfort profond dans ces moments sombres. Notre croyance en la résurrection et la vie éternelle apporte une lueur d’espoir au milieu du chagrin. Nos êtres chers décédés sont en présence de Dieu. Ph 1, 21 « En effet, pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. »
La prière, comme un phare de lumière au milieu de l’obscurité du deuil, nous offre un espace pour exprimer nos émotions, se sentir entendu et rassuré, tout en renforçant notre connexion spirituelle. La lecture de la Bible est une source de réconfort avec ses enseignements sur la grâce, la miséricorde et l’amour de Dieu. Elle nous apporte l’espérance, la consolation, l’espoir et nous aide à apaiser la culpabilité et le ressentiment qui peuvent accompagner la perte d’un être cher. La communion est aussi un acte sacré qui rappelle le sacrifice de Jésus. La partager peut être une expérience profonde qui nous rappelle l’importance du pardon et de la grâce divine et l’importance de l’Eglise comme lieu de réconfort, de partage et de solidarité.
Esaïe 41:10 « Ne crains rien, car je suis avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante. »
Foudroyée par un cancer des os à l’âge de 18 ans, Chiara Luce Badano est restée habitée d’une joie saisissante malgré la souffrance. Un témoignage de résilience au cœur de la crise.
Par Myriam Bettens | Photo : Focolari
« Souvent l’homme ne vit pas sa vie, parce qu’il est plongé dans un temps qui n’existe pas : celui du souvenir ou celui du regret. L’homme pourrait donner un sens à toute chose en sortant de son égoïsme et en valorisant chacune de ses actions accomplies en faveur des autres », écrivait Chiara Luce dans une de ses dernières rédactions scolaires.
La jeune fille est née en octobre 1971 dans un petit bourg près de Gênes, alors que ses parents ne s’attendaient plus à avoir un enfant. Ils considèrent sa naissance comme un signe du ciel. A 9 ans, elle participe pour la première fois à une rencontre d’enfants organisée par les Focolari, dont sa famille est membre. Elle découvre comment l’amour de Dieu peut déborder sur ceux qui font de Lui leur idéal de vie et décide de vivre pleinement cet Evangile qui la fascine. L’été 1988 touche à sa fin, la rentrée approche. Chiara est en train de jouer au tennis lorsqu’elle ressent une vive douleur à l’épaule. Le verdict tombe : ostéosarcome avec métastases. Une tumeur agressive et douloureuse.
Un interminable marathon d’examens, d’attentes, d’améliorations, de rechutes et d’hospitalisations s’engage pour la jeune fille de 17 ans. Elle y voit une occasion constante pour vivre l’instant présent en restant continuellement présente par téléphone, message, petits cadeaux auprès de ses amis. Chiara Luce vit les derniers mois de sa vie clouée au lit et partiellement paralysée. Bien que percluse de douleurs, elle demeure tournée vers les autres et sa joie est contagieuse. Elle meurt en octobre 1990, mais son rayonnement est immédiat, tant et si bien qu’à peine 10 ans après sa mort, son procès de béatification est engagé et conclu en 2010 à Rome par une célébration réunissant plus de 25’000 personnes.
Connaissez-vous EPISOL, 3ChêneAccueil ou encore SORA ? Ces acronymes cachent le cœur d’activités de paroissien.ne.s et bénévoles œcuméniquement liés à faire le bien auprès des réfugiés et ce, sans bruit. Rencontrons la seconde de ces initiatives, EPISOL.
Par Alain Dupraz | Photo : DR
EPISOL, pour Epicerie Solidaire. Dix ans d’activités sur Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries et Thônex. Les locaux sont au Centre Protestant de Chêne-Bourg. Au départ, une famille protestante de notre quartier a été sensibilisée par les difficultés financières de quelques foyers autour de chez eux. Un appel au secours est lancé lors des cultes, et, sensibilisés, des paroissiens se mobilisent pour leur venir en aide. Mais les besoins prennent de l’ampleur et rapidement, les paroissiens catholiques se joignent aux Protestants pour fonder une association œcuménique nommée EPISOL. Son comité est à parité quant à l’appartenance confessionnelle.
Tous les lundis, une équipe de dix personnes, dont trois requérants d’asile, réceptionne et prépare des cornets pour une septantaine de familles et personnes seules. Elles viennent chercher leurs dotations l’après-midi, accueillies par quatre bénévoles à leur écoute. Ces familles nous sont envoyées par l’Hospice Général. Et rappelons que c’est l’Association Partage qui nous livre l’essentiel de la marchandise ; grâce à la générosité de nos trois communes, nous complétons les dons par divers achats de denrées fraîches (produits laitiers, lessive, etc.) auprès des commerces locaux. Relevons que cette belle activité œcuménique se déroule dans la fraternité et la bonne humeur ! Plus d’info auprès de la paroisse protestante de Chêne-Bourg.
Le 9 septembre dernier, le pôle extrascolaire de l’Eglise du canton de Fribourg a organisé une journée pour tous les servants du canton de Fribourg sur les terres de notre sainte Marguerite Bays à Siviriez.
Par Marianne Berset Photo : Véronique Benz
Une délégation de notre paroisse a participé à cette journée sur les pas de Notre Sainte régionale. Après un temps d’accueil, nous nous sommes rendus à l’église de Siviriez pour découvrir la châsse et la chapelle où se trouve une réplique de la Vierge des Ermites et où Marguerite se rendait à pied. Puis c’est avec notre évêque que nous avons vécu une messe très colorée où Mgr Charles Morerod les a remerciés pour ce service si précieux pour nos communautés et durant laquelle il les a encouragés à garder l’envie d’entraide dans leur quotidien.
Ensemble, nous avons partagé un pique-nique puis nous sommes partis pour un rallye qui nous a permis de découvrir la vocation avec les séminaristes, la maison où Marguerite Bays a vécu, la chapelle de Notre-Dame du Bois où elle amenait les enfants pour prier et bien d’autres postes qui ont enjolivé l’après-midi. Nous l’avons terminée par un temps de prière sous le signe de l’Esprit Saint qui nous soutient tout au long de l’année.
Un merci particulier à toutes les personnes qui ont permis que cette journée soit un moment de fête, aux familles qui ont confié leurs enfants et à Rafaëlle qui m’a accompagnée.
Sous les tropiques lausannois avec les servants…
Samedi 19 août, 8h30 : il fait déjà plus de 25 degrés lorsqu’une quarantaine de servants de messe de toute notre paroisse prend le train direction Lausanne. Ils ont répondu à l’invitation des grands servants d’Estavayer et de Cédric Chanez, leur dynamique coach, qui ont organisé cette journée.
Par Gérard Dévaud Photo : Eva Chanez
Arrivée à Lausanne, la joyeuse cohorte embarque dans le métro jusque sur les hauteurs de la ville pour visiter le parc aquatique Aquatis. Rien de tel en ce jour caniculaire que de suivre le périple de l’eau depuis nos Alpes jusque dans les océans, tout en découvrant les poissons, étoiles de mer, hippocampes ainsi que le célèbre dragon de Komodo. Après un joyeux pique-nique, toute la petite troupe reprend le métro direction la cathédrale. Grâce aux explications de Cédric, les enfants découvrent ce qu’est une cathédrale, mais également l’histoire fascinante de ce magnifique monument lausannois. Pour clore la visite, les plus courageux s’engagent à la course dans les escaliers de la tour pour admirer la magnifique vue ! Puis c’est l’heure du retour dans la Broye, fatigués par la chaleur accablante, mais heureux d’avoir passé un si bon moment.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Rencontres en prison Jeff Roux
« Au cœur de mes rencontres avec les personnes détenues, j’ai été témoin de leurs cris, de leurs luttes profondes, de leurs parcours sinueux à la recherche de leur dignité, jusqu’à pouvoir à nouveau se regarder dans un miroir. » L’auteur nous invite à plonger dans la rudesse de la vie en prison, à l’écoute de femmes et d’hommes qui ont osé aller jusqu’au bout d’eux-mêmes pour redécouvrir la valeur de leur vie et de chaque visage humain. Il s’en dégage une quête de dignité et de paix qui ne manque pas d’interroger nos propres enfermements ainsi que la qualité de notre vivre ensemble.
Michel Magon (1845-1857), jeune garçon de la banlieue de Turin, mène une vie familiale difficile et précaire, comme beaucoup d’adolescents de son âge. Sa mère vit seule après le décès de son père. Avec ses camarades de rue, Michel se révèle être un caïd précoce, capable d’organiser bons et mauvais coups, au risque d’attirer l’attention des juges et policiers. Son avenir se dessine loin de l’école, au rythme de ses petits délits… jusqu’à ce soir pas comme les autres, où il fait une rencontre qui va changer sa vie. Et si la sainteté était promise aussi au petit caïd ? Le père Jean-Marie Petitclerc est salésien de Don Bosco, prêtre et éducateur de terrain. La vie de Michel Magon, proche de saint Jean Bosco, lui a inspiré ce roman à destination des adolescents.
Eduquer la conscience dès l’enfance Gabrielle Vialla
Dans tout casse-tête, une fois qu’on a la solution, c’est très facile. En amont, c’est une autre affaire. Il en va de même pour la question de la conscience. A l’âge adulte, nous nous sommes tous interrogés : « Que dois-je à ma famille, à l’Eglise, à l’avis personnel ou simplement à la force de conviction de tel pasteur, de telle personne ? Qu’est-ce que je désire à mon tour transmettre ou ne pas reproduire ? » S’appuyant sur une riche tradition, illustrée par de nombreux exemples, Gabrielle Vialla nous permet de comprendre l’œuvre de la conscience au quotidien et l’action que Dieu accomplit aux différents âges de la vie. Et si la conscience, le premier de tous les vicaires du Christ selon les mots du cardinal Newman, devenait notre meilleure alliée éducative ?
Cahier d’activités pour découvrir Jésus Aude de Vautibault, Charlotte Walckeaner
Quatorze épisodes de la vie de Jésus illustrés par une double page de BD et une double page de jeux variés. Un cahier d’activités varié et très complet pour suivre la vie de Jésus : planches de BD, quiz pour vérifier ses connaissances, rébus, mots cachés, messages codés. Un outil inédit et précieux pour découvrir, seul, en famille ou en groupe, les grands moments de la vie du Seigneur.
Par l’abbé Jean-Michel Moix Photo : abbé Valentin Roduit
Comme vous l’avez sans doute constaté depuis le numéro de septembre de L’Essentiel, les trois dernières pages de votre magazine ont été réagencées dans un souci de synthétiser et de présenter d’une manière plus « fluide » les différentes informations sur la vie de nos paroisses :
• la page intersecteurs 18 présente les baptêmes, les décès, les produits de quêtes spéciales ainsi que des informations diverses ;
• la page 19 présente les différents horaires des messes pour les paroisses du Secteur de Monthey ;
• et la page 20 donne un aperçu des horaires de messes pour les paroisses du Secteur du Haut-Lac ainsi que chez nos « voisins ».
Ça bouge aussi avec l’arrivée ou le départ de prêtres / desservants.
Le mois passé, pour le Secteur de Monthey, L’Essentiel s’est fait l’écho du départ de l’abbé Marek Glab et de l’arrivée de l’abbé Frank Stoll (comme prêtre auxiliaire, et jeune « retraité ») et de l’abbé Martin Filipponi (comme prêtre stagiaire, originaire du Haut-Valais).
Et puis sur le secteur du Haut-Lac, divers changements interviennet aussi : le départ de Parfait pour Paris, du curé, le Père Innocent, pour Fribourg (car il a été nommé Provincial des spiritains pour la Suisse romande) et l’arrivée du Père Patrice Gasser. Le numéro de novembre de L’Essentiel vous en parlera plus en détails.
Ça bouge aussi au niveau de l’Eglise universelle, avec la tenue à Rome au cours de ce mois d’octobre de la première session plénière d’une assemblée composée d’évêques et de laïcs. Celle-ci se réunit dans le cadre d’un processus « synodal » de réflexion, initié par le pape François en 2021.
Quant à nous, pourquoi ne pas nous mettre aussi en « chemin », en compagnie de la Vierge Marie, notre sainte Mère du Ciel, que l’Eglise invoque d’une manière particulière en ce mois du « Rosaire » ?!
A l’initiative du diocèse valaisan, le diocèse de LGF a proposé une bénédiction des sacs d’école pour la rentrée dans l’année scolaire. L’équipe pastorale a trouvé bon de soumettre cette invitation à tous les écoliers et étudiants de la paroisse Saint-Laurent.
Une maman et un écolier bien attentifs !
Par Marianne Berset Photos : Georges Losey (Estavayer), Pierre Bondallaz (Nuvilly)
De ce fait, tous les enfants ont été conviés à l’une des trois messes festives des 26 et 27 août dans notre paroisse.
Cette nouveauté gagne à être connue car elle permet à tous les enfants, les étudiants et aux personnes en formation de venir confier non pas leur sac d’école mais bien sûr l’année scolaire qui s’ouvre devant eux. Qu’elle soit sous la protection de notre Seigneur qui ne va pas pouvoir étudier à leur place mais bien plus les soutenir dans les moments à vivre. A Mont-brelloz et à Nuvilly, ce sont trois petits écoliers qui étaient présents. De plus, à Nuvilly, ils étaient accompagnés d’une dizaine d’étudiants. A la collégiale c’est une petite trentaine d’enfants qui ont demandé la protection du Seigneur pour cette nouvelle année et ont ainsi reçu de notre curé modérateur la bénédiction ainsi qu’un petit badge qui les invite à être des porteurs de joie dans leur famille, dans leur classe…
Merci aux personnes qui ont animé ces célébrations et aux Conseils de communauté qui ont permis des moments de convivialité.
La bénédiction des sacs lors de la messe dominicale à l’église de Nuvilly.
Christelle Gaist est une jeune femme enthousiaste. Passionnée d’art et de nature, elle y trouve facilement des portes d’entrée vers Dieu. Fraîchement confirmée, elle a à cœur de participer plus activement à la vie de la paroisse. Ainsi, elle a récemment souhaité rejoindre la rédaction de votre magazine préféré. Elle permet ainsi à notre petit groupe et à L’Essentiel de se diversifier.
Par Christelle Gaist Photos : DR
En début d’année, j’ai rencontré un homme à la chapelle de la Bâtiaz. Il avait pris pour habitude d’apporter chaque semaine des fleurs à la Vierge Marie. Quelque temps plus tard, j’ai entendu une femme confier le seul regret qu’elle éprouvait par rapport à son mariage. Elle aurait voulu réserver le plus beau bouquet du jour à Marie. Au mois d’avril, j’ai pu vivre l’opulence des églises florentines, ornées de bouquets plus magnifiques et plus odorants les uns que les autres.
Durant la belle saison, une idée a germé dans mon esprit : et si les fleurs avaient été créées par notre Seigneur pour rendre hommage à Marie ? C’est en prenant le temps de regarder toutes ces merveilles qui colorent le printemps et l’été, que l’existence de Dieu et de son génie créatif m’apparurent comme une évidence.
Dans le Sermon sur la montagne, Jésus nous demande de ne pas verser dans un souci excessif. Il nous invite à observer les lis des champs, qui ne travaillent ni ne filent, mais qui pourtant sont habillés par Dieu d’une manière exceptionnelle (Mt 6, 25-34). Si le Seigneur donne autant de splendeur aux herbes des champs, pourquoi ne serait-il pas aussi généreux avec nous les êtres humains ?
Les lis sont utilisés dans de nombreuses représentations picturales de l’Annonciation, comme par exemple celle de Léonard de Vinci. Face à Marie, l’archange Gabriel en tient une gerbe dans sa main gauche. Avec leurs pétales qui s’ouvrent, les lis semblent annoncer eux-mêmes la venue de Jésus. Notre Dame a souvent été associée aux fleurs pour mettre en évidence sa grâce, sa pureté et sa beauté. Certaines personnes ont vu dans les ancolies la main gantée de la Vierge. Je ne peux m’empêcher de penser au bleu céleste de son manteau en m’extasiant devant les gentianes des montagnes.
Les Anglo-saxons ont une expression que j’affectionne tout particulièrement. Selon eux, il faudrait s’arrêter un instant pour sentir les roses. Les fleurs sont une invitation à déceler la présence de Dieu dans notre quotidien et à s’en réjouir. Elles sont un rappel de ses miracles. Ces petites dames des champs, des sous-bois, des marais sont, elles aussi, je le crois, porteuses de la Bonne Nouvelle. A travers elles, Dieu ne nous livrerait-il pas un peu de l’essence du ciel ?
Ancolies.
Gentianes.
Lis.
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