Le printemps sonne à la porte et une foison d’activités apparait ! Un retour aux Trois-Chêne avec une nouvelle équipe de jeunes, une expérience à chaque fois enrichissante, surtout avec une belle équipe de bénévoles toujours accueillante. John Joseph, un de nos jeunes, nous témoigne de la richesse de ces personnes malgré leur maladie, leur faiblesse : « Ils gardent leur foi et une grande espérance de s’en sortir ! » Ce service que je propose aux jeunes, dans le cadre du programme En chemin vers la confirmation est un service d’humilité. Bien sûr, nos jeunes sont en pleine forme et se mettre au service du plus faible est catéchétique, mais au-delà de cela il y a un impact de cœur à cœur, une rencontre de générations, un réel partage enrichissant qui valent bien des leçons de kt. !
Action humanitaire, John Joseph et quelques camarades de classe, Emmanuel, Ben et Sophie ont organisé une vente de pâtisseries délicieuses pour soutenir l’association Zara Sou à Madagascar. Un beau succès, des paroissiens généreux et des jeunes engagés, enthousiasmés !
Journée cantonale des confirmands ! Sacré défi que notre Pastorale Jeunesse et la Pastorale des Chemins nous mettent en place chaque année… avec, parait-il, chaque année du mauvais temps ! Près de 340 jeunes étaient présents et notre groupe des deux UP, Eaux-Vives / Champel et La Seymaz était quasi complet ! Quelques échos glanés de-ci de-là : « Je ne me suis pas ennuyé », « C’était finalement super ! » « On est nombreux… »
Je remercie infiniment nos jeunes, qui répondent présents malgré tout leur programme scolaire et autre… une belle équipe qui ne manque pas de ressort et de bonne humeur et une grande soif de foi !
Par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo : abbé Valentin Roduit
Le mois de mai est un mois de transition : il se situe entre la fête de Pâques qui a lieu ordinairement en avril et le mois de juin qui « sent » déjà la fin de l’année scolaire et l’approche des grandes vacances.
Du point de vue paroissial, c’est aussi le mois des messes des premières communions solennelles. Nous vous en parlerons dans le numéro qui paraîtra en juin.
Traditionnellement on appelle encore le mois de mai le mois de Marie : la piété populaire aime ainsi orner les statues ou les oratoires consacrés à Notre Dame par des bouquets de fleurs qui fleurissent justement à cette époque de l’année. C’est en ce sens que la première page de ce magazine présente une photo de Marie avec l’Enfant-Jésus.
C’est durant le mois de mai que nous fêtons en outre l’Ascension. Anciennement, durant les trois jours qui précèdent le jeudi de l’Ascension, avaient lieu ce qu’on appelle les Rogations. Pour plus de précisions vous pouvez vous reporter à la page 7 de ce magazine.
En ce numéro de L’Essentiel, vous pourrez découvrir entre autres (en page 6) l’annonce du Théocamp pour jeunes à Revereulaz (du 12 au 15 août), ainsi que du pèlerinage projeté à Rome en automne (du 23 au 27 octobre). Vous pourrez faire mieux connaissance avec la communauté des spiritains résidant à la cure de Vouvry avec le Père Joseph ou avec Arnaud (pages 14-15). En ce magazine nous vous parlons encore de ces messes qui ont voulu rassembler les familles des baptisés durant la fête de Pâques de l’année passée sur Collombey et sur Muraz (page 10) ou encore du groupe de sacristains et de fleuristes de l’église de Muraz (page 11). Nous ne voulons pas oublier non plus nos aînés, avec l’interview d’une centenaire (en page 9).
Bref, avec toute l’équipe de rédaction de ce magazine, je vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un mois de mai béni !
Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève | Photo : cath.ch
Chère Lectrice, cher Lecteur,
« Tout est accompli ». Ces paroles sont les dernières de Jésus, en croix, dans l’évangile de Jean (Jn 19, 30). Les prochaines seront celles du Ressuscité, méconnaissable, et s’adresseront à Marie de Magdala : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » (Jn 20, 15).
Le désir de notre cœur serait de sauter hâtivement de l’une à l’autre, de l’effroi et du déchirement de la croix au réconfort de la présence du Christ.
Pourtant, c’est bien la croix, le symbole de notre foi. Celle qui, peut-être, orne une porte de notre foyer. Celle qui scintille à notre cou en un bijou précieux reçu pour une occasion spécifique. Celle que nous signons sur notre corps à l’entrée d’une église, notamment, et lors des célébrations en communauté, d’un seul cœur. Celle des sommets de nos clochers et de nos montagnes. Celle qui déplace notre regard et souvent nous fait lever les yeux.
C’est pour cette raison que, il y a de nombreuses années, lors d’une retraite dans l’abbaye cistercienne de Hauterive et devant de petites aquarelles d’un moine souhaitant rester anonyme, je choisis entre une superbe Annonciation et un Christ en croix cette dernière. J’acquière ainsi mon premier tableau : un carré de 18 cm au cadre doré et vieilli apportant une douce lumière à ce Jésus crucifié. Corps et croix bleus sur fond ocre, stigmates bordeaux, halo tenu entourant le frêle corps et un visage « ouvert » sur le support de papier granuleux que j’interprète, malgré une tête inclinée, comme une représentation d’un Christ glorieux, ressuscité, qui élève mon regard.
« Tout est accompli ». Vraiment ?
Cette parole, qui m’accompagne de longue date, vient me déranger bien souvent tant ma vie et le monde m’apportent maintes occasions de vérifier que tout n’est guère achevé et que le salut est ô combien nécessaire. Si parfois je l’oublie, prise dans un quotidien effréné, ce tableau réactive mon questionnement. Certes, « tout est accompli » du point de vue de l’Ecriture (Jn 19, 28), pourtant la portée des paroles du Christ, déjà opérantes est encore à venir. Et c’est là le terreau de notre confiance et espérance : par son incarnation, sa mort et sa résurrection, le Seigneur nous rend participatifs du salut de nos vies et du monde. Il nous offre l’Esprit Saint (Jn 20, 22), que nous célébrerons tout particulièrement le 28 mai prochain lors de la fête de la Pentecôte.
« Tout est accompli ». Du Vendredi saint à la Pentecôte, que ce temps pascal nous fortifie dans l’assurance d’un Seigneur présent dans notre quotidien, quelles que soient les situations que nous expérimentons, au cœur de nos vies, nous offrant son Esprit pour être au monde selon son exemple.
« Ils sont finis, les jours de la passion ; suivez maintenant les pas du Ressuscité. » C’est par cette bénédiction solennelle que se sont terminées les Montées vers Pâques. Pour le Triduum pascal, des enfants, des jeunes et des familles se sont rassemblés avec leurs pairs pour méditer, prier et vivre ensemble les derniers jours de la Vie de Jésus, son passage de la mort à la Résurrection. Une expérience spirituelle et communautaire forte dont nous vous proposons quelques souvenirs en images.
Par Céline Sallin et Sandrine Mayoraz | Photos : Sandra Aellen, Aloïs Morel, Florian Thomi, Céline Sallin
Une douzaine de jeunes encadrés par des animateurs ont vécu un camp de trois jours sous le thème « PacTe » au monastère. Ils adressent un remerciement particulier aux sœurs Bernardines qui les ont accueillis une nouvelle fois dans leur maison. Une quarantaine d’enfants en âge primaire ont participé aux activités catéchétiques en paroisse à Monthey.
Nous saluons l’engagement des différents animateurs et catéchistes et nous les remercions. Avec leur disponibilité, leur enthousiasme contagieux, ils sont des témoins de la joie chrétienne auprès de ceux qui leur sont confiés.
Et comme beaucoup de participants attendent la prochaine édition avec impatience, voici les dates à noter dans votre agenda 2024 : du 28 au 31 mars !
« Merci pour les magnifiques messes de ces derniers jours et pour l’organisation des Montées vers Pâques pour Rosanna et Giulia. Nous avons, tous les quatre, passé des moments spirituels uniques » écrit leur maman, au soir de Pâques.
« J’ai adoré jouer dans les scènes mises en place pour représenter des passages de la Bible. J’ai été garde du tombeau. » Floris 11 ans
« J’ai tout aimé pendant la Montée vers Pâques en vrai. Si je réfléchis un peu mieux ce qui a été le plus fort c’était de me confesser le samedi, ça m’a fait du bien. Cette année, j’ai dit à une amie de m’accompagner, je crois qu’on reviendra l’année prochaine. » Mafalda, 13 ans
« Les enfants ont joué dans la neige tout en apprenant les valeurs de notre foi. Des papas sont partis en randonnée pour être encore plus proches de la beauté de la création. Les mamans ont pu profiter du « Stamm parents » pendant la sieste des petits pour échanger autour d’un café. Cette Montée vers Pâques a rempli tout le monde de joie. » Un papa au Simplon
Par Simone Buisson
Trois familles du Chablais se sont mises en route pour rejoindre une vingtaine de familles là-haut sur la montagne, à l’hospice du Simplon. Un lieu à lui tout seul qui inspire à la communion, au partage et à la prière. Accompagnées de la Pastorale des familles, des chanoines du Grand-Saint-Bernard et de l’évêque Jean-Marie, nos familles ont pu vivre le Triduum pascal au rythme de chacun. Trois jours animés par des ateliers de bricolage, de discussions, de chants, de préparations des célébrations.
Notre évêque Jean-Marie a béni et offert une bougie à chaque Montée Vers Pâques, en signe d’unité et de communion.
Ensemble, les enfants reconstituent le chemin de croix de Jésus.
Vendredi midi, on déguste les délicieuses soupes de Carême préparées par les confirmands.
Au matin de la Résurrection, les enfants ont apporté une nappe d’autel festive lors de la messe de Pâques.
Répétition de chants en vue des laudes du lendemain avec les sœurs Bernardines.
Huitième station du chemin de croix : Jésus rencontre les femmes de Jérusalem qui pleurent sur lui.
Trois familles du Chablais au Simplon.
Textes de la veillée : sous le soleil du samedi, nous évoquons les textes de la veillée pascale avec l’abbé Valentin comme berger.
Les « grands Kids » ont rejoint les jeunes pour la messe.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, religieux et laïcs de 8 pays se réunissent pour travailler en réseau à la protection des enfants.Ils créent, en 1948, le Bureau international Catholique de l’Enfance (BICE). Il œuvre aujourd’hui à promouvoir et défendre la dignité de chaque enfant, en tant qu’être humain à part entière et sujet de droits.
Par Myriam Bettens | Photo : BICE
L’association, reconnue par le Saint-Siège, œuvre en faveur des enfants en situation de vulnérabilité. Le Bureau international Catholique de l’Enfance (BICE) effectue un travail de recherche, de mise en réseau, de formation, de plaidoyer auprès de l’ONU pour influencer les politiques publiques et met en place des projets de terrain. Alors que l’Assemblée générale des Nations unies adopte en décembre 1948 la Déclaration universelle des droits de l’homme, un groupe de religieux et de laïcs de 8 pays s’unissent pour que le droit des enfants ne soit pas oublié. Ces derniers ne seront entérinés qu’en 1959 par la Déclaration des droits de l’enfant. Le BICE participe activement à l’élaboration de ce texte constituant le socle de ce qui deviendra en 1989 la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).
La CIDE a été signée par 196 Etats, et ratifiée par 195 (à l’exception des Etats-Unis). Un grand nombre de pays possèdent aujourd’hui un code de l’enfant dans leur législation nationale et se sont également dotés d’un défenseur des droits de l’enfant. Bien que les Droits de l’enfant progressent dans le monde, sur le terrain, l’application de ces réglementations n’est pas toujours chose aisée. C’est pourquoi, outre son engagement auprès des instances internationales, le BICE poursuit ses actions de terrain au niveau local pour garantir à tous les enfants le droit à grandir dans la dignité.
Les enfants invisibles
« Soglo a été privée d’école pendant près d’un an. Un an à tourner en rond, livrée à elle-même, ou à aider ses parents dans leurs activités professionnelles. La raison de cette exclusion du système scolaire ? Elle n’a pas été enregistrée à l’état civil à sa naissance ». Sans cette formalité administrative, pas d’existence légale et impossible de continuer les études au-delà d’une scolarisation de base.
Dans la région rurale du sud-est du Togo, cette réalité n’est pas rare. Beaucoup de parents n’ont eux-mêmes pas été scolarisés et ne comprennent pas l’importance d’un acte de naissance. De plus, avant janvier 2022, le coût de cette formalité représentait un frein pour nombre de familles. Le BICE a soutenu entre septembre 2020 et février 2022 le projet d’un de ses partenaires locaux afin d’aider ces enfants dits invisibles à recouvrer leurs droits.
D’une part, en prenant en charge sur le plan administratif et financier les démarches à réaliser auprès du tribunal puis de la mairie pour obtenir un jugement supplétif d’acte de naissance, afin de les remettre à des enfants jusqu’alors « invisibles », leur permettant notamment de continuer l’école. D’autre part, en menant des actions de sensibilisation auprès des habitants et des chefs communautaires, car la fraude à l’état civil est un autre problème récurrent.
En effet, certains agents enregistrent les naissances hors délai ou fournissent de faux actes de naissance en échange d’un pot-de-vin. Les parents se retrouvent doublement lésés : ils perdent le peu d’économies qu’ils possèdent en pensant régler le problème et reçoivent en échange un acte qui n’a aucune valeur légale. L’équipe de l’association togolaise sillonne ainsi la campagne pour informer le plus grand nombre que l’inscription à l’Etat civil est désormais gratuite quarante-cinq jours après la naissance et pour redonner aux enfants concernés un jugement supplétif d’acte de naissance. Un soulagement, mais surtout une joie pour ces enfants privés d’identité.
Par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo : Bernard Fournier
Sous l’impulsion du curé, l’abbé Jérôme Hauswirth, un prochain pèlerinage à Rome est organisé pour l’automne 2023. Y sont invités tout d’abord les paroissiens de Monthey, de Choëx, de Collombey et de Muraz (avec une prise en charge spéciale des jeunes). Et puis, dans la limite des places disponibles (deux cars de 80 places chacun ont été réservés), d’autres personnes peuvent s’y inscrire également.
Différentes visites sont prévues : la Basilique du Vatican, l’Audience avec le Pape sur la place Saint-Pierre, la Chapelle Sixtine, la Maison de la Garde suisse pontificale, la Basilique du Latran… ou encore : le Forum romain, le Colisée, la Piazza Navona, le Trastevere…
Le prix se monte à Fr. 550.– tout compris. Les bénévoles des paroisses ont droit à une réduction.
« Ecoute en toi le paysan, l’artiste, l’homme de loi ou de science, l’ingénieur ou le marin, l’homme d’affaires ou le prédicateur de la Parole. Si tu as questionné ainsi et écouté ainsi, je suis certain que tu trouveras qui tu es », écrivait Paul Ricœur en 1946 à ses élèves. Attardons-nous sur ce que représente pour nous le fait d’« avoir la vocation ».
Dans le monde séculier, lorsqu’on parle de vocation, on pense plus volontiers à un métier dont on va faire profession. Notez bien ce dernier terme : « profession ». A ce titre, la langue allemande emploie le qualificatif de Beruf et celui-ci ne signifie rien de moins qu’un « appel » ! Pour nous chrétiens, cet appel demeure et de mille manières différentes.
N’oublions pas qu’outre le sacrement de l’ordre, l’Eglise institue tout autant celui du baptême, du mariage et par extension la famille, socle de toute communauté ecclésiale. Nous pouvons donc déjà être prêtres, prophètes et disciples là où nous sommes, dans nos maisons. Car si cette vocation-là s’éteint, rien ne rayonnera plus au dehors et si ce n’est pas moi qui donne à mes enfants la vocation de servir le Seigneur, qui d’autre le fera ?
Par Sabrina Faraone | Photo : Pascal Voide, Astrid Belperroud
Le samedi 1er avril 2023, la messe en famille des rameaux pour l’UP La Seymaz a été célébrée à l’église du Bon Pasteur à Puplinge.
Nombreux étaient les familles, enfants, paroissiens, paroissiennes, venus des quatre coins de l’UP et d’ailleurs, pour faire mémoire de l’arrivée triomphale de Jésus à Jérusalem, de l’entrée en Semaine sainte tout en apportant des rameaux de buis, d’olivier ou de palmier. La célébration a débuté à l’extérieur sous quelques gouttes de pluie… venues du ciel. Après la bénédiction des rameaux, petits et grands se mirent en marche, en procession, pour entrer dans l’église en agitant les rameaux et en chantant l’Hosanna. La messe était animée par la magnifique chorale africaine Amani, l’assemblée était enchantée.
A la sortie de la messe, les conseils de Puplinge-Presinge ont offert à tous les participants un magnifique apéro préparé par leurs soins. Pour marquer cette belle occasion, et avec l’aide des catéchistes, les enfants ont offert à chaque participant un mini-bouquet composé de buis, qui rappelle les rameaux, ainsi qu’une rose rouge rappelant la semaine de la Passion. Une célébration intense et un moment fort vécu par toute la communauté.
Un MERCI de tout mon cœur à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à ce que les Messes en familles dans notre UP pour 2022-2023 soient un succès apostolique et humain ! Les familles ont pu célébrer dans chaque église et par cela montré que la « migration » est possible quand on se concentre sur l’essentiel : venir à la rencontre de Celui qui nous appelle, et à la rencontre aussi des paroissien.ne.s locaux. On se réjouit de 2023-2024 ! Votre administrateur, l’abbé Thierry S.
Pour la 3e année consécutive, le Théocamp est de retour du 12 au 15 août. Ce camp est proposé aux enfants et adolescents du Chablais. On se réjouit de se retrouver sur les hauteurs à Revereulaz pour un camp de détente, de prière et de foi.
Par Sandrine Mayoraz | Photo : DR
Made in Chablais Le Théocamp est proposé aux enfants et adolescents engagés dans nos paroisses. Ces quatre jours ensemble allient jeux et moments ludiques, activités spirituelles et catéchétiques. C’est l’occasion de tisser des liens avec d’autres croyants de leur âge et de vivre des moments de partage dans un esprit de joie et de bonne humeur. C’est aussi quelques jours en communauté dans une ambiance détendue où Dieu a sa place.
Ce qui est différent des autres camps d’été ou pèlerinage, c’est la dimension « locale ». Les jeunes passent quelques jours avec les prêtres, les catéchistes et de jeunes animateurs de leur paroisse qu’ils ont l’occasion de côtoyer le reste de l’année. De plus, cette expérience commune, la bonne entente, encouragent les synergies et les collaborations durant l’année pastorale, comme par exemple, la rencontre commune pour les servants de messe.
1,2, 3… 4 jours ensemble ! Nouveauté, cette année, le Théocamp dure un jour de plus. En effet, nous profitons du congé de l’Assomption pour prolonger jusqu’au mardi et terminer comme l’an dernier par une messe à la Patronale de Vionnaz. En effet, nous clôturons notre camp sous la protection de Marie, notre Dame de l’Assomption. La messe est suivie d’une raclette conviviale et festive avec les familles et les paroissiens vionnérouds.
Si toi aussi tu veux passer la fin de tes vacances avec nous, inscris-toi. On t’attend.
Inscription et infos : Sandrine Mayoraz, 079 739 24 22 Stéphanie Reumont, 079 138 95 78 Date : du samedi 12 au mardi 15 août Lieu : Chalet Arc-en-Ciel, Reveurelaz Prix : Fr. 100.– / enfant
Les vocations religieuses et sacerdotales dans les pays occidentaux sont en baisse constante. S’il n’est pas facile de discerner les causes d’une telle situation, il est important de ne pas tomber dans des considérations simplistes et de rechercher les origines de la dévalorisation d’un idéal si apprécié et si recherché dans la vie de l’Eglise.
Par Calixte Dubosson | Photos : Bernard Hallet/cath.ch, DR
A la question de la baisse des vocations un peu partout en Suisse, le regretté Mgr Genoud *, a eu cette réponse surprenante : « Pour le nombre de pratiquants, il y a encore assez de prêtres. » Il ajoutait que les paroisses doivent devenir mères pour engendrer les pères dont elles ont besoin. Il faut qu’elles manifestent le désir d’une présence sacerdotale et religieuse, il importe qu’elles disent si oui ou non elles ont besoin d’un berger pour les conduire. Cette constatation plutôt réaliste n’empêche pas une réflexion sur la baisse des vocations religieuses et sacerdotales en Europe.
Un constat
Le nombre réduit de vocations dans la vie religieuse a des motivations de divers ordres. Motivations sociologiques tout d’abord : la diminution des naissances et le fait qu’il est toujours plus rare de trouver des familles nombreuses. Des études ont montré que nombre de vocations à la vie presbytérale et religieuse sont issues de familles ayant beaucoup d’enfants. Il est évident que sur un taux de naissance en Suisse qui frôle le 1.5 % par famille, on ne voit pas comment égaler le flux des générations précédentes.
Le moine italien Enzo Bianchi y voit aussi une dimension économique avec l’amélioration spectaculaire des conditions de vie. « Au niveau économique, dit-il, l’aisance généralisée a transformé radicalement le panorama par rapport aux années d’après-guerre qui ont vu naître de nombreuses vocations presbytérales et religieuses dans un contexte de pauvreté et de besoin. » Le confort actuel ne permettrait pas d’entendre l’appel de Dieu, car une société qui a tout ce qui lui faut au niveau matériel ne favorise pas ou moins le besoin de donner sa vie pour Dieu.
Enjeux de la vocation
« Dans le vaste panorama des possibilités infinies du monde moderne (professions de tout ordre, expériences de vie volontairement limitées dans le temps, voyages), la difficulté est grande pour les jeunes de choisir et de concevoir qu’un choix soit définitif, ainsi que celle de persévérer et vivre une fidélité » m’a confié un confrère dans le sacerdoce. On peut aussi relever par ailleurs leur appréhension devant la nécessité d’une ascèse et de renoncements à tant de choses passionnantes que nous propose le monde actuel.
Il y a également l’exigence du célibat et de la chasteté qui est très difficile à vivre dans une société hypersexualisée. Même si beaucoup de catholiques pensent qu’il serait bon que le futur prêtre puisse choisir entre le mariage et le célibat et que cette option freinerait la chute inexorable des vocations, il n’en reste pas moins que la vraie raison du célibat et de la chasteté est mystique et non disciplinaire. Elle reste toujours valable : les représentants visibles du Christ invisible sont appelés à pratiquer son genre de vie.
Le message faussé
Impossible de ne pas évoquer la triste réalité des révélations d’abus sexuels ou psychologiques de la part du clergé qui impacte sérieusement et gravement le désir des jeunes de se lancer dans l’aventure du sacerdoce ou de la vie religieuse. Ce phénomène malheureux et sa médiatisation ne peuvent qu’instaurer une méfiance et un rejet inévitables. Un ami prêtre m’a confié que, dans le contexte actuel, une vocation religieuse tient carrément du miracle. A tel point qu’une mère de famille très engagée dans la pastorale de son diocèse et mère de nombreux enfants a confié à son amie : « Auparavant, je priais intensément pour que Dieu choisisse un de mes enfants pour une vie consacrée, mais depuis l’affaire des chanoines abuseurs révélée dernièrement dans la presse, je prie désormais pour que mes enfants ne choisissent pas cette voie. »
Des parents, parlons-en justement. Peu d’entre eux songent à une vocation consacrée pour leurs enfants. Jean-Marie et Geneviève Thouvenot, parents d’un prêtre du diocèse de Lyon n’y avaient pas pensé avant. « C’est comme les autoroutes. Il en faut, mais pas dans notre jardin ! »
Mais ne dit-on pas qu’une vocation peut naître, s’enrichir et se fortifier d’abord dans le terreau familial ?
Crise des vocations ou crise de la foi ?
La vocation est pour moi liée à la foi. Avant de réclamer des prêtres, des religieux, des religieuses, il faut demander au Seigneur, des croyants qui deviendront par la suite capables de faire le grand saut de la vocation. Aimer le Christ et le faire aimer doit être la préoccupation principale de tout chrétien, des parents jusqu’aux responsables d’Eglise. Une foi sincère et rayonnante est donc nécessaire. Pourtant, Jésus a posé la question : « Quand le fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur la Terre ? » Notre monde occidental a-t-il perdu la foi ? Alain Houziaux, pasteur de l’Eglise protestante unie de France affirme : « Le plus souvent, on « perd la foi » quand on ne l’a jamais vraiment eue. On a fréquenté l’instruction religieuse, on a fait sa première communion, on a été enfant de chœur, éventuellement on a même eu quelques élans mystiques. Mais, par la suite, la foi est devenue une forme d’adhésion à une tradition et à une éducation. Adhérer à une religion et avoir la foi, ce sont deux choses très différentes. »
Depuis des millénaires, beaucoup de gens demandaient à Dieu ce que désormais ils peuvent, en partie, se procurer par eux-mêmes. Ils ne voient plus ce qu’une foi et une pratique religieuse apportent. Sans doute aspirent-ils, dans leurs attentes profondes, à passer d’une relation d’utilité à une relation de gratuité et d’amour avec le Dieu de l’Evangile. Mais ce passage est loin d’être réalisé. Le but de la catéchèse pour les enfants, c’est précisément de nourrir une relation d’amour avec le Christ qui a commencé au baptême.
Comment dépasser la crise ?
C’est une tâche difficile. Si nous n’avons pas prise sur la mutation de la civilisation, nous pouvons tout de même agir en Eglise pour enrayer certaines causes internes de la crise. Que toute l’Eglise soit convaincue que les prêtres sont et seront irremplaçables. Il ne peut y avoir d’Eglise, telle que le Christ la veut, sans ministres ordonnés (prêtres et évêques) qui la rattachent, elle qui est le Corps du Seigneur, à la Tête. Contrairement au slogan nocif des années 80 qui a causé beaucoup de tort, nous n’allons pas « vers une Eglise sans prêtres ». Que toute l’Eglise retrouve confiance, sans être ni culpabilisée ni prétentieuse. Aucune personne, aucune institution ne peut se réaliser sans confiance. La nôtre s’appuie non sur nous-mêmes, mais sur la vitalité du Christ Ressuscité et sur son Père, dans l’Esprit d’Amour. C’est le développement chez beaucoup de catholiques d’une authentique vie spirituelle, au sens fort, qui permet d’être et d’agir dans cette confiance reçue de Dieu.
Concrètement, nous pouvons :
Prier, car le Saint-Esprit n’a déserté ni l’Eglise ni notre monde. Malgré tous les obstacles actuels, des jeunes sont capables de répondre à son appel avec dynamisme, générosité et joie. Des réseaux de prière pour les vocations existent (cf. encadré).
Soutenir les jeunes qui s’interrogent sur une possible vocation. A l’heure actuelle, il faut beaucoup plus de temps pour choisir sa voie et mûrir une décision ferme. Sans doute, nous faut-il prendre des initiatives variées pour accompagner, de manière personnalisée, les jeunes qui se demandent comment discerner un éventuel appel de Dieu.
Parler, car tout ce qui est humain passe par la parole et ce qui ne se parle pas finit par dépérir. Il est important d’oser parler des vocations et de proposer aux jeunes d’y répondre, dans le respect de la liberté de conscience, bien entendu.
Encourager les vocations par la prière
En Suisse romande, nous avons la grâce de compter plus d’une quinzaine de communautés religieuses contemplatives et monastiques. Ces hommes et ces femmes prient aussi pour la vocation de tous les baptisés. Au sein du Centre romand des vocations, une délégation assure l’édition d’un petit fascicule trimestriel, qui s’appelait autrefois le « Monastère invisible » et qui se nomme désormais « Kairos ». Son but : encourager la prière pour les vocations et nourrir la réflexion autour de l’engagement en Eglise. Kairos est également un lien entre toutes les personnes qui, dans les paroisses, portent devant Dieu la prière pour les vocations.
Simone Previte a récemment prononcé ses vœux solennels à l’Abbaye de Saint-Maurice.En juin 2021, une journée particulière à Saillon en Valais. Deux frères sont ordonnés prêtres en même temps par Mgr Lovey.
Par Jean-François Bobillier | Photo : Myicahel Tamburini/Pexels
Selon son étymologie, le mot « vocation » fait référence à l’« appel ». Face à ce que l’on nomme la crise des vocations, je me questionne : sommes-nous vraiment en situation d’une baisse des appels de Dieu adressés aux femmes et aux hommes de notre temps ?
A chacun d’y répondre, mais nul besoin d’entreprendre une étude sociologique poussée pour percevoir en nous et chez nos contemporains une immense soif de sens, d’absolu, de bonheur, d’amour. L’homme est-il donc assoiffé mais incapable de percevoir la Source, autrement dit d’identifier l’auteur de l’appel ? En toute sincérité je n’y crois pas.
Je suis très impressionné par la capacité qu’ont les personnes rencontrées, notamment à l’hôpital, à dire quelque chose de Celui que je nomme Dieu. Récemment, goûtant aux paroles d’une grande et profonde sagesse prononcées par une petite dame toute fragile, je ne pus m’empêcher de lui poser la question : « D’où cela vous vient-il ? » – « C’est la vie qui me l’a appris » me répondit-elle.
Je cite, en écho, ces paroles de Maurice Zundel : « Dieu ne se démontre pas, Il est la Vie et, dès que l’homme est attentif à sa propre vie, il se heurte à cette Présence merveilleuse, invisible, qui le dépasse infiniment. » Aujourd’hui, les cœurs humains habités de cette « Présence » seraient-ils moins nombreux ? N’y a-t-il pas en réalité abondance de vocations ? Et ne cherchons-nous pas trop à démontrer Dieu ?
A l’écoute de cette parole de Simone Weil : « Chaque être crie en silence pour être lu autrement », je m’interroge encore : les appels ressentis doivent-ils être écoutés, de notre part, autrement ? Sommes-nous encouragés à répondre à ce cri, à cette soif, autrement ? L’accès à la Source peut-il se dessiner autrement ? En somme, l’Eglise est-elle appelée à vivre sa vocation autrement ?
Pourquoi parler des Rogations ? Parce que récemment, j’ai lu un article d’un journal français « Valeurs actuelles » qui a attiré mon attention. Voici ce qu’on pouvait y lire en titre et en introduction de l’article (publié le 20 mars 2023) :
Perpignan : après une procession contre la sécheresse, il se met miraculeusement à pleuvoir.
Une procession religieuse organisée à Perpignan (Pyrénées-Orientales) samedi 18 mars 2023 pour invoquer saint Gaudéric, patron des agriculteurs et faire tomber la pluie, a vu ses prières exaucées. Des trombes d’eau se sont abattues sur la ville quelques heures plus tard.
Qu’est-ce donc que les Rogations ? Le mot « rogation » (venant du latin) a le même sens que le mot « litanies » (tiré du grec) ; ils signifient : prières, supplications, invocations.
En quoi consistent les Rogations ? Elles consistent durant les trois jours qui précèdent la fête de l’Ascension (lundi, mardi et mercredi) à prier, à supplier Dieu par des processions publiques, à travers champs et prés, afin d’obtenir de Dieu divers bienfaits : la protection contre différents fléaux (contre des maladies qui s’attaquent à la vigne ou aux arbres fruitiers, contre le ravage que des bêtes sauvages peuvent causer aux cultures, contre les orages violents, le gel ou la grêle, etc.) ainsi que la clémence du temps, des récoltes abondantes, etc. Au cours du trajet, à travers monts et vaux, l’on a coutume d’invoquer Dieu, de le prier car Il est le Souverain Roi du ciel et de la terre ; c’est Lui qui a créé notre monde, mais qui encore le conserve dans l’existence et le gouverne par ce qu’on appelle la divine Providence. On y prie en particulier la litanie des saints ou encore le chapelet. Et le prêtre s’arrête de temps en temps pour bénir avec l’eau bénite les régions traversées. Et une fois qu’on est arrivé à destination (auprès d’une croix, d’un oratoire ou d’une chapelle) une messe est souvent célébrée.
Est-ce une pratique dépassée ? Non, si l’on croit, si l’on reconnaît, qu’en dernier ressort, les dangers qui menacent par exemple nos campagnes peuvent être évités avec l’aide de Dieu, les bienfaits agricoles que nous attendons, peuvent être obtenus également de Dieu, lui qui est à la source de toute grâce et de toute bénédiction !
Anciennement, comment se passaient les Rogations sur Muraz ?
(merci à Laurette Granger pour ces indications !)
Le lundi matin, de bonne heure, avec les enfants des écoles, et sous la conduite par exemple du curé Défago ou du curé Margelisch, on se rendait en procession jusqu’à la chapelle d’Illarsaz. Le mardi l’on se rendait vers le Torrent du Pessot par la rue Saint Jean (du côté de Collombey). Et le mercredi l’on se rendait au village à la chapelle de Notre-Dame des Neiges.
Et comment les Rogations se déroulaient-elles sur Vouvry ?
Par Marc Mariaux
Voilà en quelques mots mes souvenirs des processions des Rogations.
Il y avait trois processions :
–> Le lundi : Pré Saint-Denis. Cette croix se situait à mi-distance entre le village et l’Avançon direction Vionnaz. Son parcours longeait la lisière de la forêt pour aboutir vers la route cantonale.
–> Le mardi : la croix du Bourg-Dernier dans le village et la croix de Proz située à mi-distance entre le Fossau et la Porte du Scex. Son parcours se faisait sur la route cantonale, elle fut abandonnée au milieu des années 60 car trop dangereuse à cause de la circulation.
–> Le mercredi : montée à Miex par la vieille route de Miex avec messe à la chapelle.
Les processions étaient destinées à toute la population et les enfants des écoles participaient par classe accompagnés de leur maître ou maîtresse. Des gonfanons étaient portés par des adultes.
Les deux premières processions se faisaient le soir et celle de Miex le matin aboutissait à la chapelle pour la messe. Les enfants mangeaient leur pique-nique et redescendaient ensuite au village et retour à la maison.
Les enfants de la petite école des filles cueillaient préalablement des fleurs destinées à embellir les croix.
Il y avait encore une autre procession, qui n’avait rien à voir avec les Rogations, c’est la procession de Saint-Marc le 25 avril.
« Le berger appelle ses brebis une à une et il les mène au dehors. Elles le suivent parce qu’elles connaissent sa voix. » (Jean 10, 3-4)
Le discours du « beau » Pasteur, (selon le grec) dans le 4e évangile, constitue le texte de référence lors du 4e dimanche de Pâques chaque année liturgique, où nous prions spécialement pour les « vocations » religieuses, sacerdotales, diaconales et laïques. Jésus berger n’a qu’une préoccupation : celle de toucher le cœur de chaque être humain, car le Père les lui a tous confiés, de nous permettre de déployer nos potentialités dans l’Esprit et ainsi de cheminer à sa suite vers le véritable bonheur. Car mettre nos pas dans les siens nous conduit vers notre épanouissement selon la volonté divine.
Un appel sans exception
Y a-t-il une baisse des vocations, en Europe notamment ? Pas du côté de Dieu en tout cas, qui continue inlassablement d’appeler chacun(e) sans exception, de manière parfois inattendue. Ce qui manque, c’est la possible « re-connaissance » de sa voix : elle est brouillée par les multiples contre-témoignages ecclésiaux, elle est perdue dans le brouhaha de l’indifférence, elle disparaît face aux sirènes technologiques et consuméristes, elle ne trouve plus place au milieu du concert des néo-paganismes de toutes sortes, elle est étouffée par les idéologies et les autocrates, elle paraît trop humble face aux défis postmodernes…
Le loup dans la bergerie
Il revient donc à chaque disciple-missionnaire que nous sommes tous et toutes de la faire retentir. Les mercenaires pullulent. Ils ne chassent pas le loup, mais le laissent entrer dans la bergerie et s’enfuient. Répondre à notre vocation, c’est ainsi nous laisser connaître en profondeur par le Christ, comme il connaît le Père (v. 15) et aller jusqu’à donner comme lui notre vie pour ceux que nous aimons.
Les enclos sont nombreux, les pâturages abondent. Prions donc le Maître du troupeau d’envoyer des gardes pour ses moutons, brebis, agneaux et boucs (Matthieu 9, 37-38), partout à travers le monde, y compris dans nos contrées.
Sonia est sage-femme. Le don, la générosité et le partage font partie intégrante de son métier. Ces valeurs, elle les transpose dans son activité de catéchiste auprès des enfants du secteur de Charrat avec un plus: la native de Bourgogne a «un p’tit côté artiste».
Propos recueillis par Anne-Laure Martinetti | Photos : DR
Sonia Pierroz, dans quelles circonstances avez-vous commencé votre activité auprès des enfants ? J’ai accompagné mes enfants tout en m’impliquant dans leur parcours. C’est Marlyse Volluz, avec qui j’ai travaillé plusieurs années, qui m’a proposé d’en faire plus. Désormais, depuis son départ, Bernadette Delaloye Alimovic a pris le relais et c’est elle qui fait surtout chanter les enfants ! Nous nous complétons.
Quelles sont vos références dans le domaine, les personnes qui vous inspirent ? D’abord celles qui m’ont précédée, chacune ayant laissé sa touche personnelle. Il y a aussi des lectures ainsi que des formations dont certaines très inspirantes : par exemple, les bibliodrames de Monique Dorsaz ou encore Agnès Charlemagne qui pratique une démarche inspirée de Maria Montessori en tentant de découvrir comment l’esprit est à l’œuvre (voir encadré) en chacun des enfants. J’ai également apprécié la formation dispensée par Marie-Christine Tingaud sur les mandalas selon la pédagogie Marie Pré*, mais je ne l’ai pas encore expérimentée en ateliers.
Vos ateliers, justement, sont à la fois axés sur la parole et sur l’utilisation des mains. Vous parlez d’un aspect brico-créatif. Quel est le fil rouge de votre démarche ? Le départ, c’est la parole de chacun. Le principe est identique dans le créatif : si un enfant créé une fleur, chaque fleur sera respectée, telle qu’elle est, sans retouches. Il y a donc une grande liberté de parole et d’écriture. Après avoir introduit un thème, on part des enfants et pas l’inverse ; on les aide à découvrir par eux-mêmes tout comme ils sont capables de transformer une feuille blanche avec des crayons de couleurs. Parfois, il y a aussi des moments de silence durant lesquels l’esprit travaille ou, au contraire, se repose !
Et les parents ? Ils participent à vos réunions ? A Charrat, pour la catéchèse, ils sont reçus une fois en 3H dans les rencontres de Sophie Forré. Les histoires de l’Evangile sont contées avec une actualisation afin de faire des liens pour les jeunes dans leur vie de tous les jours. D’une manière générale, nous tentons toujours d’inclure les sacrements dans les temps forts de l’année et de la vie de la communauté. Les enfants laissent une trace par le biais de textes, de dessins, dans le carnet de route. Dans les ateliers, nous incluons aussi les parents lors de l’actualisation d’un thème, par exemple la joie, en lien avec les réflexions des enfants ou dans les moments de bricolage, pourvu qu’ils se sentent à l’aise ! Nous avons aussi des rencontres uniquement pour les parents dans la préparation à la communion par exemple.
Et l’inspiration pour l’aspect création, d’où vous vient-elle ? Cela dépend. Par exemple, l’Action de Carême nous transmet des œuvres d’artistes, les tentures de Carême qui constituent notre point de départ. Cette année, nous avons proposé le thème de la gratitude pour cheminer vers Pâques, un très beau thème. Notre œuvre collective représente le cœur de Jésus, au centre de la croix, et des extraits de sa parole, cœur vers lequel convergent les mercis des enfants et de tout un chacun. Le départ est toujours la Parole de Dieu puis nous nous inspirons de la nature, des formes, des couleurs, des symboles que les thèmes travaillés suggèrent. Les jeunes animatrices des ateliers ont aussi beaucoup d’idées !
Avec vous, l’église change souvent de déco ! Vos réalisations plaisent-elles à tous ? En général, nous avons des retours positifs mais, j’en suis consciente, certaines personnes n’apprécient pas. Elles voient l’église comme un lieu sacré, intouchable. Pour moi, ces ateliers permettent de rendre les enfants visibles en tout temps. Les familles y sont sensibles et je crois que, dans l’ensemble, cela apporte beaucoup de joie en ce lieu.
Pour aller plus loin…
Charlemagne Agnès, « Comment parler de spiritualité avec les adolescents », Editions Salvator, Paris, 2017. Charlemagne Agnès, « Je t’écoute : Petit guide pour transmettre la Foi entre les générations », Editions CRER Bayard, Saint-Barthélemy-d’Anjou, 2020.
Page illustrée du carnet d’un des enfants qui se prépare à la communion.
Lisse, lumineux et immuable comme l’ivoire, c’est ainsi que l’on peut présenter le mariage de Gilberte et Jean-Paul Kurmann. Ils vont fêter cet automne leurs noces d’ivoire, c’est-à-dire 62 ans de mariage.
Par Hugo Moesch | Photo : DR
Leur mariage fait partie des temps révolus puisqu’il a eu lieu à Sion, ce 7 octobre 1961 à la Chapelle de l’Evêché où ils ont échangé leur promesse sous les chants du Chœur du Sacré Cœur. Gilberte Fauth est issue d’une famille de huit enfants et Jean-Paul Kurmann membre d’une fratrie de trois.
Il est venu à Monthey en mai 1962 déjà pour s’associer à Bernard Cretton en un bureau d’architecture qui se révélera profitable. La paroisse montheysanne était menée en ces temps-là par le curé Louis Bonvin dont les anciens se souviennent pour avoir fait élever la chapelle du Closillon. Notre couple, heureux d’avoir œuvré de manière à atteindre la retraite simultanément, souligne les impulsions qui leur ont été données au cours des retraites à Bex au Foyer de Charité Dents-du-Midi.
Jusqu’à l’année dernière, encore, Jean-Paul a veillé à organiser une présence à l’église en après-midi pour que les visiteurs puissent avoir le réconfort d’une présence humaine. Cette présence au long cours, c’est comme si nous étions spectateurs d’un marathon : pour une course, on applaudit quelques minutes, mais eux méritent que nos applaudissements retentissent encore pendant des années.
Prière proposée par Jean-Michel Moix : par Michel Hubaut, extrait du livre « Veillez et priez », Ephèse Diffusion, J.-P. Dufour, 1999
Seigneur, Toi qui nous as créés homme et femme
Seigneur, Toi qui nous as créés à ton image et ressemblance, homme et femme, mystérieux mélange de terre animéede ton souffle divin, viens habiter la respiration de notre amour.
Que chacune de nos aspirations soit accueil et que chacune de nos expirations soit don, au rythme de ton propre amour.
Seigneur, Toi la source jaillissante de tout amour humain, accorde-nous la grâce de devenir, l’un pour l’autre, un signe de ton invisible Présence, un appel à aimer sans retour, un sacrement, un chemin qui conduit vers ton Royaume de vie éternelle.
Seigneur, donne-nous assez de foi pour bâtir la maisonde notre amour, pierre par pierre, sur le Roc du Christ.
Garde-nous des lézardes qui la menaceraient de ruine.
Apprends-nous à bâtir une maison qui ferme ses voletsaux mauvais vents de l’usure du temps et ouvre ses portes à tous ceux qui ont besoin de réchauffer leur cœur à la vive flamme de notre bonheur.
Seigneur, apprends-nous à tisser le manteau de notre amour, avec les mailles de la fidélité, du pardon et de la patience,de la vérité, de la joie et de la souffrance.
Aide-nous à ne laisser filer aucune petite maille sourced’une irrémédiable déchirure.
Seigneur, quand viendront les heures de tempête, donne-nous la force de jeter vers Toi l’ancre de la prière afin de pouvoir atteindre, ensemble, et pour toujours, la rive de ton éternité.
Seigneur, que la gratuité et la fécondité de notre amour chantent ton Alliance avec la terre et célèbrent les nocesdu Christ et du peuple de Dieu.
Par Thierry Schelling | Photo : Grégory Roth/cath.ch
« Quand on me dit qu’il y a une congrégation qui attire beaucoup de vocations, je l’avoue, cela me préoccupe », déclarait François au symposium des religieux et religieuses en 2017, car « je m’interroge sur ce qu’il s’y passe ».
De quoi être clair quant à la « crise » des vocations religieuses en Europe notamment : pas le nombre, mais la qualité, condamnant fermement la « traite des novices » : ces congrégations qui, face à la chute des postulants autochtones, partent dans des pays du Sud recruter des jeunes qui n’avaient pas vraiment de vocation religieuse. C’est aussi une forme d’abus !
Qualité !
Il a mis en garde contre « l’hypocrisie de la médiocrité, de ceux qui veulent entrer au séminaire, car ils se sentent incapables de se débrouiller par eux-mêmes dans le monde ». Une hypocrisie qui est « une peste », a-t-il encore asséné.
Réalisme
« Le jour où il n’y aura plus assez de vocations sacerdotales pour tout le monde, le jour où… le jour où ce jour viendra, avons-nous préparé les laïcs, avons-nous préparé les gens à continuer le travail pastoral dans l’Eglise ? », interroge François avec lucidité. D’ailleurs, à prier pour les vocations depuis tant et tant d’années, Dieu a répondu au vu du nombre de femmes et d’hommes qui s’engagent en Eglise, en théologie, en pastorale spécialisée et plus seulement comme catéchistes 1 !
Le pape François élargit la notion de vocation : « Un proverbe de l’Extrême-Orient dit : « l’homme sage regarde l’œuf et voit l’aigle ; il regarde la graine et voit un grand arbre ; il regarde un pécheur et voit un saint ». C’est ainsi que Dieu nous regarde : en chacun de nous, il voit des potentialités, parfois inconnues de nous-mêmes et tout au long de notre vie, il travaille sans relâche pour que nous puissions les mettre au service du bien commun. C’est ainsi que naît la vocation… »
Il y a donc plus que de l’espoir…
1 400 laïcs et 235 prêtres pour le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, à titre d’exemple de la réponse de Dieu à nos prières !
Vous avez pu découvrir la première partie du témoignage de Christophe Rosay dans les colonnes de notre dernier numéro. En 1979, le jeune motard sierrois avait décidé, avec des amis, de prendre part à une folle aventure à moto. Course improbable qui devait le mener au Col de l’Assekrem dans le massif du Hoggar, et bien plus loin encore. A son retour, peu à peu sa relation avec le Seigneur se creuse et des «surprises» l’attendent… Il raconte.
Texte et photos par Christophe Rosay
Ma Honda XLV750-R sort de révision. Elle se révèle être « le dromadaire » dont je rêve depuis longtemps. Un agenda est enfin programmé pour le Dakar 1984 qui passera par l’Assekrem. Je m’en réjouis. Une équipe est formée, la recherche de sponsors commence. Le projet fédère de nombreux amis. Pourtant, un accident de travail va barrer ma route.
Attention les yeux ! – « L’œil est crevé, il faut opérer » m’apprend-on. Le vide s’ouvre devant moi : il engloutit mes projets. J’avance dans le vide. Ma vie semble foutue. Il me faudra plusieurs années pour y voir plus clair. L’absence de vue stéréoscopique me rend vulnérable et m’interdit la conduite à moto. Je ne vois plus ni le relief, ni les trous. Je m’encouble sur les trottoirs. Je ne supporte plus la lumière du soleil. Je me sens anéanti. J’ai 26 ans. Mon médecin me suggère de transformer mon hobby, la photo, en future profession car, dit-il, il faut fermer un œil pour regarder dans le viseur. Son idée me plaît. Je garde pourtant un pied en mécanique en collaborant au projet d’un nouveau garage moto d’un ami. Ma vue s’améliore et je reprends discrètement la conduite sur deux roues. Mes sensations reprennent vite le pas sur la prudence et la peur.
Accident hivernal – Un beau samedi de février, je me dis que ce serait bien de faire tourner le moteur de la V-Twin rouge. A la sortie d’un village, je mets les gaz à fond. Le moteur rugit, le cardan vibre et le plaisir est au rendez-vous. La route tourne légèrement et me voici, les roues dans l’ombre de la glissière. Le pneu avant dérape sur le bitume. C’est la chute, avec la vision du piquet de glissière dans la trajectoire de ma tête. Je crie dans mon casque : « Seigneur, pas maintenant ! » J’entends : « Vite, pivote sur toi-même ! » Un tour sur moi-même et je passe ainsi entre les poteaux. J’entends un grand crac en frottant ma hanche à ce satané piquet. Je frôle la glissière, vole par-dessus le talus et plonge dans la vigne en contrebas. Je me sens blessé à l’intérieur. Je remonte sur la route pour qu’on me voie. Là, je fais cette promesse au Seigneur : « Si tu me laisses en vie, j’arrête la moto ! » Je me réveille l’hôpital avec des fixateurs externes pour tenir en place mon bassin endommagé. Encore une fois, le Seigneur est présent et la guérison sera totale. La moto ? Pas une raie : personne ne comprendra. La gendarmerie la recherche. Le jeune aspirant de la patrouille prend mal à la vue d’autant de sang perdu, persuadé d’une mort sans délai. A cet instant, je sens le Seigneur me dire : « Je ne t’ai pas laissé une moto pour faire le con… »
Un nouveau regard – J’ai 33 ans. Une cousine me parle des chrétiens charismatiques, des dons de prophétie et de guérison, mais surtout de Jésus Christ. Ce soir-là, j’entends des versets bibliques étonnants alors que je nage en plein tourment. Je « bois » ses paroles tant elles correspondent à ma soif de connaissance. Alors je remets ma vie avec sincérité entre les mains de Jésus. Les liens malveillants sont coupés : « Il n’y aura plus jamais d’accident. » Pourtant ma vie s’effondre : poursuites pour dettes et perte de mon logement font de moi un SDF durant plus de trois mois. Durant ce temps, je m’interroge sur mon avenir. J’ai presque tout perdu mais au-dedans la conviction que le Seigneur est vivant m’habite. Il m’aide à me reconstruire. Rapidement, je trouve un emploi en mécanique.
Le retour à l’assemblée du dimanche matin – Un jour dans ma paroisse, je propose de raconter l’anecdote de la « petite Bible » bleue 1, celle qui m’avait accompagné durant mon raid moto de 1979. A la sortie du culte, je me trouve assailli de questions. Ces années de passion et de liberté que j’avais enfouies au plus profond de moi-même réapparaissent soudainement, mais là pour servir les « choses de Dieu ». Je me dis : « Seigneur, quelque chose change : la moto que je t’avais promis d’oublier est maintenant à l’église ! » Conseiller de paroisse, je veux m’engager sur le chemin de la foi et je lance l’idée d’un culte destiné aux jeunes sur la base d’un sujet que je maîtrise : la moto.
Dieu dans ton moteur – Je propose un témoignage de ma traversée du Sahara avec, en écho, des textes bibliques sur cet immense vide en moi. Ce sera la parabole du bon samaritain. En présentant le milieu motard, j’insiste sur la camaraderie et l’amitié qui sont à l’origine de l’entraide. La prière inspirée par l’évangile de Jean (14, 6) nous rassemble tous : « Seigneur, deviens notre GPS intérieur afin que nous prenions les bonnes décisions sur notre chemin de vie. »
Un cadeau inespéré – Malgré ma promesse au Seigneur, je cherche à acheter une nouvelle moto. Je suis dépité car mes recherches n’aboutissent que sur des modèles bien trop chers pour moi. Je n’ai que 2’000 francs. Pourtant, une occasion improbable s’offre à moi. Un ami me dit : « J’ai un client qui vend son ancienne Africa Twin. Je lui ai fait tous les services. » J’avais prié pour une moto pareille et voilà qu’elle m’est offerte sur un plateau à trois jours de mon anniversaire. Et le Seigneur là-dedans ? Je me souviens : « Je ne te laisse pas une moto pour faire le con… » Je roulerai donc à son service, avec le petit NT bleu 2 toujours dans ma poche.
Avec du recul – Aujourd’hui, je reconnais que c’est ce Jésus qui tant de fois m’a sauvé. Il s’est révélé dans le Hoggar puis ne m’a plus lâché. Par sa puissance de guérison et d’amour, ma vue s’est tant améliorée que je peux désormais faire mon « retour sur terre », comprenez : rouler à moto ! C’est vers lui que j’ai crié lorsque je glissais sur le bitume en direction du piquet de glissière. C’est un Jésus de liberté : en son nom les liens que j’ai pu avoir à des esprits mauvais ou à des spiritualités new age, ésotérique ou chamanique ont été coupés. C’est lui aussi que j’avais abandonné lorsque mes affaires marchaient bien. C’est lui que, par orgueil, j’avais mis de côté lorsque je me promettais de faire de ma vie une belle réussite. Lui aussi, lorsque, pour plaire à des chimères, j’ai mis cette lampe sous le boisseau de l’incrédulité. Lui encore, que j’ai placé en sourdine dans les difficultés de couple. Lui qui m’a relevé après un divorce difficile dans lequel j’ai bien risqué m’enlever la vie, alors que je croyais être dans une impasse.
L’expérience spirituelle décisive au sommet de l’Assekrem, conjuguée avec la camaraderie et l’esprit d’équipe m’ont fait découvrir une autre approche de la vie ; la dimension verticale d’un monde que l’on ne voit pas mais qui est pourtant bien présent ; la conscience d’appartenir à quelque chose d’infiniment grand qui me relie à la vie et qui m’élève de façon à ce que je voie plus loin.
1 En réalité, un exemplaire des Nouveaux Testaments diffusés dans les écoles par l’Association internationale des Gédéons. 2 La Biker Bible est un Nouveau Testament avec témoignages de motards et références de clubs chrétiens en Europe. 3 Voir la première partie du témoignage de Christophe dans le numéro d’avril 3-2023.
Dans le milieu motard, la camaraderie et l’amitié sont à l’origine de l’entraide.
Home les Tilleuls: Bertha a fêté ses cent ans avec une trentaine de personnes, dont ses cinq petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants. Ils étaient tous là. Nous la félicitons. Portrait d’une centenaire.
Texte et photos par Yves Tornay
Née à Collombey-le-Grand d’un papa fribourgeois et d’une maman de Val-d’Illiez, Bertha Valery épouse en 1947 Louis Ostrini dont le père avait fui l’Italie durant la Grande Guerre. Elle a par ailleurs un frère aîné.
Catholique, Bertha grandit à Collombey. La famille n’est pas très priante mais on va à la messe tous les dimanches (messe des enfants à 9h à Monthey). Et la veille de la Toussaint, sur ordre de maman, « on récitait un chapelet pour les morts, à genoux ou assis, entre quelques rires ».
Bertha pratique la marche en montagne et le ski, dans la grosse neige des prés de Val-d’Illiez, chez grand-mère. « On n’a pas vu grand-chose de la guerre, nous ! Papa, qui faisait les équipes à la Ciba, avait de la campagne. On vivait bien quand même, on vivait mieux qu’à présent, il me semble. Aujourd’hui il y a trop de disputes, on n’ose bientôt plus ouvrir la télé. Le monde est à moitié fou. »
Puis Bertha part trois ans à Soleure apprendre l’allemand et suivre un apprentissage d’employée de bureau, dans l’horlogerie. Au retour elle sera secrétaire à la fabrique d’engrais chimique de Martigny (lever à 4h30, départ à pied pour le train de 6h20 à Saint-Triphon).
« J’ai toujours travaillé. Après Martigny, pour la carrière Dionisotti à Monthey. A la mort de mon beau-père, ma belle-mère est venue vivre à la maison et s’occuper de mes deux petits. Puis j’ai travaillé à mi-temps au home les Tilleuls, jusqu’en 1990. »
« J’amenais les sœurs* à la Dixence, à Saas-Fee, à la Gemmi. Sœur Bénédicte avait pris un coup de soleil violent. Elle ne sortait jamais. J’ai de bons souvenirs des sœurs. Je les amenais à Annecy. C’était une grâce de Dieu de pouvoir les fréquenter. »
« Question foi, je ne suis pas une fervente. Mais Dieu, je lui parle beaucoup. J’ai vécu deux pèlerinages à Lourdes, (les enfants étaient déjà grands). J’ai très peu voyagé. Non, je n’aimais pas voyager. »
« Tous les lundis, mon fils me demande : « Tu as été à la messe ? » Mais j’oublie que c’est dimanche, les jours sont tous les mêmes, on ne sait plus quel jour on vit. »
« Et les amis ? vous savez, on n’a plus beaucoup d’amis à cet âge. Je me donne encore deux ans à vivre. Ma mère est morte aux Tilleuls à 102 ans, après deux jours de maladie. Elle avait fait une belle mort ; ici, je vais faire comme elle. »
* Il s’agissait des Sœurs de Saint-Joseph d’Annecy qui s’occupaient à cette époque des soins et de la gestion au Home.
L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.
Michel Racloz, représentant de l’évêque pour la région diocésaine Vaud | Photos : cath.ch, Pixino
Peut-être êtes-vous parmi le grand nombre de personnes en recherche de ce qui peut donner du goût à l’existence et, si possible, une joie profonde. Ou avez-vous des proches, des collègues dans cette situation…
La vie actuelle nous propose à la fois de multiples opportunités, mais également « des pièges ». A mes yeux, un des premiers et des plus redoutables de ceux-ci est la confusion entre ce qui est de l’ordre des besoins et ce qui relève du désir, compris comme élan de vie. Les besoins fondamentaux sont assez vite identifiables : être en bonne santé, avoir un toit, se nourrir, se sentir en sécurité. Malheureusement, un pourcentage important de la population ne peut déjà pas les satisfaire. Etre attentif à autrui et se faire proche de celui qui souffre peut être un chemin d’humanisation mutuelle.
La manière de répondre à ces besoins peut être très variée et relève de sa propre culture. Les multiples messages qui nous parviennent par tous les canaux cherchent à nous influencer et à nous attirer vers certains produits. Nous sommes très, trop sollicités et tout va en s’accélérant. De plus, il y a une tendance à faire croire que des objets et des styles de consommation seront des réponses adéquates aux désirs profonds comme l’amour, l’amitié, la reconnaissance, la réalisation de soi…
Aussi je suggère de prendre du recul, d’être au calme, de ralentir pour s’offrir les conditions d’être à l’écoute de ses aspirations profondes et de ses valeurs essentielles. Le silence, la méditation, le dialogue et la prière sont des atouts essentiels pour « désensabler » notre source intérieure et pour rencontrer Celui qui désire nouer une alliance avec nous. Il nous accompagne dans notre recherche de nos dons propres que nous pouvons partager. Tout en étant attentif aux besoins de base, Jésus nous ouvre un horizon de vie pour combler nos désirs profonds. Nous laisserons-nous bousculer et inspirer par l’Esprit Saint pour vivre chacune et chacun notre vocation spécifique ?
On connaît la rubrique ainsi nommée et ce titre joue un peu sur les mots, mais la (re)découverte de ce texte de Jean XXIII frappe par son bon sens et l’humilité du propos. Ces buts quotidiens ne demandent pas d’être surhumains, mais de vivre debout, ouverts, le visage tourné vers la lumière…
Par Françoise Besson | Photos : Wikipedia, S Migaj/pexels
Décalogue de la sérénité du pape Jean XXIII
1. Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre ma journée sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie.
2. Rien qu’aujourd’hui, je prendrai le plus grand soin de me comporter et d’agir de manière courtoise ; je ne critiquerai personne, je ne prétendrai corriger ou régenter qui que ce soit, excepté moi-même.
3. Rien qu’aujourd’hui, je serai heureux sur la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde mais également dans celui-ci.
4. Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à une bonne lecture en me rappelant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, de même la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.
5. Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et n’en parlerai à personne.
6. Rien qu’aujourd’hui, j’accomplirai au moins une chose que je n’ai pas envie de faire, et si on m’offense je ne le manifesterai pas.
7. Rien qu’aujourd’hui, je me plierai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci cèdent à tous mes désirs.
8. Rien qu’aujourd’hui, j’établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m’en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. Et je me garderai de deux calamités : la hâte et l’indécision.
9. Rien qu’aujourd’hui, je croirai fermement – même si les circonstances attestent le contraire – que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde.
10. Rien qu’aujourd’hui, je n’aurai aucune crainte. Et tout particulièrement je n’aurai pas peur d’apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté.
Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.
Gérer le consentement aux cookies
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies. En consentant à ces technologies, votre expérience sera meilleure. Sans ce consentement, ce que offre ce site internet peut ne pas fonctionner pleinement.
Fonctionnel
Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique de données utilisées exclusivement dans des finalités statistiques sont anonymes et donc ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.