Cheminer avec Maurice Zundel

Par Jacqueline Allet et Colette Sierro Chavaz | Photos : DR

« Mystique d’origine suisse. Maurice Zundel (1897-1975) fut un prêtre atypique. Souvent incompris et mis à l’écart par sa hiérarchie, il nous invite, à travers son œuvre, au dépouillement de nous-mêmes afin de nous rendre transparents à la lumière divine intérieure. » mauricezundel.com

A partir de certains textes de Maurice Zundel, nous vous proposons d’entrer dans cette spiritualité qui bouleverse les images que nous avons pu avoir de Dieu. Ces textes nous invitent à changer notre regard en libérant un espace de désappropriation pour tenter d’accueillir Celui qui est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes.

Le Père Luc Ruedin, jésuite, nous introduira à la pensée de Zundel lors de notre première rencontre qui aura lieu mercredi 27 septembre à 19h30 à la Maison de la Visitation (salle Saint-Bernard) à la Rue de l’Hôtel-de-Ville 3 à Martigny.

Par la suite, nous vous proposons de nous retrouver environ toutes les 6 semaines à Martigny pour un groupe de paroles ouvert à toutes et tous autour de la pensée et de la spiritualité de Maurice Zundel. Les dates et horaires seront fixés en fonction des disponibilités des personnes intéressées.

Intéressé ? 

Contactez les responsables :
alletjacqueline@gmail.com ou cosie@netplus.ch

Une rentrée Essentiel(le) !

Par Denis Fornerone 
Photo : Astrid belperroud

Même si tous ne sont pas partis en vacances et que septembre a déjà sonné le tocsin de la rentrée, la période estivale nous berce encore de son tempo lent et chargé du parfum des journées qui s’étirent au soleil. 

Temps propice à la jouissance du moment présent où le superflu de la vie perd de sa superbe au profit de l’essentiel. Cet essentiel, souvent étonnamment simple, nous invite à nous recentrer sur les choses qui font vraiment sens.

Ainsi, tels les subtils parfums de la terre qui remontent après un orage d’été, laissons insidieusement remonter en nous questions et réflexions sur le bien-fondé de nos choix de vie, de notre manière d’être, des directions prises ou que nous envisageons de prendre.   

Pourquoi ne pas nous laisser inspirer par les valeurs redécouvertes pendant cette période estivale ? 

Le temps passé avec nos familles, nos amis, n’a-t-il pas réchauffé nos cœurs ? Alors, pourquoi ne pas continuer à leur accorder de l’importance et cultiver ces relations tout au long de l’année ?   

Ce paroissien, cette paroissienne avec qui l’on a enfin échangé, ne serait-ce pas une invitation à aller à la rencontre d’autres personnes qui forment notre communauté paroissiale ?   

Et si nous nous laissions toucher par un appel à donner gratuitement de notre temps dans une activité qui apportera un bien à notre prochain !  

Se recentrer, revenir à l’essentiel, c’est aussi et surtout se recentrer sur le divin pour en faire notre essentiel. 

Si nous cherchons dans la Parole de Dieu un guide qui puisse nous inspirer dans nos choix, je vous propose de suivre saint Paul quand il nous dit : « Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus. » (Col 3 ; 17) Cette parole s’applique à nos choix, mais également à la manière dont nous faisons les choses. 

Ainsi, sans nécessairement ajouter de nouvelle tâche à notre liste, pourquoi ne pas déjà simplement essayer d’être vraiment présent à celles que nous accomplissons déjà, mais avec une conscience renouvelée de la présence du Christ avec nous, en nous ?

Vitraux de la chapelle de la Pelouse à Bex (Vaud)

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

La chapelle de la Pelouse accueille de grandes baies à hauteur de regard qui permettent au visiteur de méditer sur un chemin de croix lumineux.

Au centre de l’œuvre, attribuée à Emma Segur Dalloni, se trouvent trois femmes. Il s’agit en effet de la huitième station. Le Christ, ici symbolisé par le bois de la croix, déclare : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. » (Luc 23, 27-31)

Quel est donc ce « moi » et ce « vous » que Jésus pose devant les femmes ? On considère traditionnellement que le Christ les invite à pleurer sur leur péché. Mais, est-ce une simple mise en garde avant le Jugement ? 

L’artiste a choisi de ne pas inscrire les phrases qui accompagnent cette station, mais de leur préférer la deuxième béatitude (Mt 5, 4). Il y a là plus que le lien entre des versets qui parlent de pleurs.

Certains courants psychologiques définissent les émotions selon l’action qu’elles entraînent. La colère pousse à l’approche, la peur à la fuite, mais la tristesse stoppe tout élan. 

Se mettre en mouvement

Dans sa traduction de l’Evangile, Chouraqui préfère l’expression : « en marche » au plus habituel : « bienheureux ». La clef est peut-être cette invitation à se mettre en mouvement. En effet, le Christ n’est pas dans le jugement qui enferme. Il invite constamment à un pas supplémentaire. 

Ainsi, nous pourrions entendre Jésus demander aux femmes de Jérusalem que la douleur qu’elles ressentent les mette en mouvement. Là où Il va, elles ne peuvent pas Le suivre, mais elles peuvent poser un autre regard sur leur vie pour, à leur tour, aimer jusqu’au bout.

Après sa Résurrection, le Seigneur demande d’ailleurs à Marie-Madeleine de ne pas Le retenir parce qu’Il doit aller vers le Père (Jn 20, 17).

La béatitude citée ici invite ceux qui pleurent à se mettre en mouvement grâce à la certitude qu’ils seront consolés. 

Le chemin de croix est une méditation en mouvement. C’est une invitation à marcher pour contempler l’amour du Christ pour nous. Après la pause de l’été, laissons-nous donc déplacer.

Aux confins de la terre du cœur

Texte et photo par Marion Perraudin

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Dans la reprise de nos activités,
Après un temps de repos et de ressourcement.
Fortifiés par nos cœurs à cœur avec Toi,

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Aux matins de nos renouveaux,
Et laisser l’espérance orner notre cœur,
Pour que sa lumière brille sur le visage du frère.

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
A la mesure de nos jours,
Pour faire un collier de perles d’Amour,
Qui devient offrande de notre vie dans un chant de louanges.

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Tel un enfant cherche son père
S’abandonnant entre ses bras avec confiance,
Laissant seul l’Amour le bercer.

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Afin d’accueillir chaque aube nouvelle, 
Comme une douce caresse,
D’un Dieu qui nous dit sa tendresse.

Médecine et éthique chrétienne

Tel le Bon Samaritain, le médecin devrait se sentir responsable du patient dès qu’il a entendu son appel et l’accompagner jusqu’à ce qu’une solution ait été trouvée au problème dont il souffre.

Ce paroissien de Saint-Joseph, médecin, nous partage ses réflexions…

Par Pierre Chatelanat | Photo : DR

Le message du Christ et les propositions qu’il nous offre pour notre bonheur devraient inspirer les comportements de ceux qui s’y réfèrent, dans la pratique de la médecine comme dans tous les actes de nos vies.

Les règles de base en sont simples : voir l’autre avec le regard que Jésus aurait porté sur lui, celui de l’Amour, reflétant celui de Dieu pour l’homme, en cherchant pour lui et avec lui comment le guérir de tout mal, physique, moral ou spirituel.

La médecine doit soulager

La médecine ne saurait se comporter comme un pouvoir ou une idéologie qui ne tiendrait pas compte des fonctionnements et des besoins individuels des patients et qui dispenserait des soins principalement en fonction de diagnostics ou de traitements déterminés par des arbres décisionnels, voire des considérations économiques. Elle se doit avant tout de soulager toutes les souffrances de quelque nature qu’elles soient. Les temps sont heureusement révolus où une certaine doctrine chrétienne leur prêtait des vertus salvifiques et invitait, comme le dit encore le Catéchisme de l’Eglise catholique, à « accepter comme une grâce ces peines temporelles du péché » ! Jésus non seulement n’a rien prôné de tel, mais au contraire. a tout fait pour les combattre !

La médecine, attention à l’autre en entier

L’attention à l’autre devrait être une règle fondamentale des soins médicaux. Ceux-ci demandent, outre des compétences professionnelles, une démarche visant à comprendre le patient et ses besoins propres et à trouver des solutions qui le respectent dans son être et sa personnalité. Toute relation thérapeutique implique une confiance qui se construit au fur et à mesure que peuvent être vérifiés la compétence et la fiabilité du médecin. Il convient surtout que celui-ci soit présent lorsqu’on en a besoin, qu’il soit à l’écoute du patient et lui montre de la sollicitude ! La confiance est une condition fondamentale pour l’efficacité des soins prodigués ! Jésus ne disait-il pas « Ta foi t’a sauvé » ? Et tel le Bon Samaritain, le médecin devrait se sentir responsable du patient dès qu’il a entendu son appel et l’accompagner jusqu’à ce qu’une solution ait été trouvée au problème dont il souffre.

La médecine, écoute de l’autre

Le souci de l’autre doit également s’exercer aux deux extrêmes de la vie : l’interruption de grossesse et l’acharnement thérapeutique ou encore l’aide à terminer la vie. Dans tous ces cas, comment justifier d’imposer sans compromis l’obligation de préserver la vie ? Il est vrai que l’enfant à naître est une vie en devenir qui mérite d’être protégée tant que faire se peut. Mais peut-on faire fi des souffrances physiques ou mentales des femmes qu’entraînent certaines grossesses et les leur imposer ? 

Pour la fin de vie, si les directives anticipées d’éviter l’acharnement thérapeutique et de soulager la douleur sont largement acceptées dans le corps médical et les Eglises, l’aide au suicide en revanche est moins consensuelle. Mais là encore, de quel droit imposerait-on à ceux qui n’en peuvent plus de souffrir, sans perspectives d’améliorer leur situation, de continuer à subir une vie qu’ils ne supportent plus et qu’ils n’ont pas le courage ou la capacité de terminer par eux-mêmes ? 

Et si le suicide est généralement compris et accepté, pourquoi l’aide à ceux qui ne pourraient le réaliser par eux-mêmes ne le serait-elle pas, à condition bien sûr de s’assurer que la décision ait été prise de manière lucide et qu’effectivement il n’y ait guère d’espoir d’un changement de leur état ? En quoi le message du Christ, qui se veut libération de l’homme de toute souffrance, empêcherait-il qui que ce soit de décider librement de la manière de disposer de sa vie biologique, dont le Créateur lui a fait don ?

La médecine, un certain regard sur l’humain

En somme, l’éthique chrétienne propose à la pratique médicale de poser un regard de compassion sur les hommes et les femmes qui souffrent et de leur offrir une chance de vivre mieux, en tenant compte de leurs besoins propres. Ceci implique pour les médecins qui s’en inspirent de tendre au patient une main secourable quelles que soient leurs convictions, de se décentrer par rapport à eux-mêmes et à leurs préjugés et de faire des choix thérapeutiques avec discernement et beaucoup d’humilité ! Pour tout ceci, le Christ offre ses conseils et son amitié, qui transforment les relations et permettent d’aller au-delà de carcans théologiques souvent trop restrictifs.

Sa présence : tous les jours

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Vaudoise Bénédicte Sahli. 

Bénédicte Sahli.

Par Bénédicte Sahli | Photos : DR

Au fil des années en tant que catholique, je me suis rendu compte que je n’étais jamais aussi proche de Dieu que lorsque j’étais dans l’épreuve. C’est dans les évènements difficiles, quand tout me dépasse, que je place mon espérance dans le Seigneur et il est réconfortant de pouvoir m’en remettre à Lui, de Le laisser m’atteindre et m’aider. Toutefois, malgré le sentiment de proximité avec Dieu lorsque je souffre, une fois la tempête passée, il est difficile de maintenir un même engagement dans la relation que j’entretiens avec Dieu. En effet, dans la vie de tous les jours et avec les avancées qui permettent de contrôler chaque centimètre de sa vie, il est moins naturel de remettre les commandes au Créateur. Comment contrer cette tendance ?

C’est en me rendant en pèlerinage à Lourdes que j’ai réalisé que les piqures de rappel de l’existence de Dieu ne se trouvent pas seulement dans les moments de souffrance, mais aussi dans les retraites. En effet, loin de la routine, il est plus aisé de se mettre en communion avec l’Esprit Saint et de vivre jour après jour avec la présence du Seigneur. Un tel recueillement procure un nouveau souffle pour avancer au quotidien. Une seconde chose qui m’a particulièrement marquée à Lourdes fut de voir des foules s’amasser devant la grotte, à la messe ou pour le chapelet. Réaliser que chaque pèlerin vient déposer une intention, confier une personne, sa santé ou sa vie aux pieds de la Vierge nous invite d’une manière profonde et douce à en faire de même. Ce souvenir impressionnant marque et nous appelle à poursuivre sur le chemin de foi que nous avons vécu durant le pèlerinage. Vivre sa foi en communauté parmi d’autres croyants nous incite à voir l’action de Dieu sur nous et sur les autres au quotidien et à l’apprécier.

Seigneur, nous voici devant Toi !

Texte et photo par le Père Joseph Akuamoah *

Seigneur, nous voici devant toi en ce temps de rentrée. Une nouvelle année commence avec une invitation à prendre la route une nouvelle fois. Nous nous mettons entre tes mains, toi l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. Au début de cette rentrée nous nous plaçons sous ton regard de bienveillance. Veille sur nous et guide nos pas sur un chemin de vie et de foi. Dirige nos pas vers un chemin de réussite et de bonheur.

Toi, notre compagnon de route, sois avec nous jusqu’au bout. Tourne nos sens à l’intelligence de ta Parole. Et qu’elle soit la lumière de nos pas. Dans la frayeur et la timidité, viens avec le feu d’amour de ton Esprit brûler nos cœurs. 

Toi, le convive d’Emmaüs, transforme nos lieux de rencontre en foyer de charité, d’eucharistie (action de grâce) et de ressourcement, pour que l’amour et le pardon soient partagés. Et quand le poids du travail nous accable ; viens nous soulager, Seigneur.

Quand la fatigue épuise nos forces ; procure-nous le repos et la force neuve.

Lorsque la peur de l’échec s’installe et freine nos efforts ; fais-nous avancer avec courage et espérance. Quand le danger se présente ; apporte-nous ton secours.

En tes mains Seigneur, nous remettons nos esprits et nos travaux. Nos jours sont dans ta main, sauve-nous.

Que la Sainte Vierge Marie nous accompagne !

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit… Amen.

* Prière rédigée par le Père Joseph Akuamoah, prêtre spiritain pour le secteur Haut-Lac

Des «pierres» vivantes

Depuis plus d’un siècle, les communautés chrétiennes du Moyen-Orient sont confrontées à de nombreux défis. A l’occasion d’une conférence, au printemps dernier, la paroisse du Christ-Roi de Lancy a vécu un voyage exploratoire dans le berceau géographique de la chrétienté. Interview de l’orateur de la soirée, Pascal Maguesyan.

Par Myriam Bettens 
Photos : Pascal Maguesyan

L’Association Chemin de solidarité avec les chrétiens d’Orient et les populations victimes des violences au Moyen-Orient (CSCO) a invité Pascal Maguesyan à venir s’exprimer sur la situation des chrétiens d’Orient et ce qu’il restait encore de leur patrimoine, dans une région où ils sont confrontés au défi de leur propre survivance. Le chargé de mission pour l’association Mesopotamia connaît sa partition, mais nous l’interpellons tout de même pour répondre à quelques questions en marge de son intervention.

Les attentats du Bataclan ont plus marqué les esprits que les perpétuels massacres des chrétiens d’Orient, pourquoi ?
Cela fait bien longtemps que les chrétiens d’Orient disent que l’islamisme progresse, aussi en Europe. Suite à l’attentat de la Cathédrale Sayidat al-Najat, en 2010, à Bagdad [préfigurant, par la violence et la méthode employées, l’attaque du Bataclan en 2015, ndlr.] il y a eu une vraie prise de conscience du drame que vivaient les chrétiens d’Orient. Mais nous étions encore loin d’imaginer que les actions criminelles de Daesh pourraient se porter également sur notre sol et de cette manière-là.

De quelle manière se positionner entre un angélisme qui prévaut parfois dans les relations avec le monde musulman et une méfiance tous azimuts ?
Le dialogue est un processus très exigeant. Il existe, à mon sens, une troisième voie. Celle-ci repose sur l’intelligence collective dont la société est capable pour dépasser les clichés. Cette capacité est nourrie par un grand nombre de représentants de l’islam appelant à la modération tout en dissociant l’Islam de ceux qui l’instrumentalisent à des fins criminelles.

Quelle est aujourd’hui la situation des chrétiens d’Orient et leurs perspectives ?
Par chrétiens d’Orient, je pense aux communautés natives dans ce territoire « source » de l’Alliance, qui va du Nil au Tigre. Les chrétiens qui y vivent sont pour l’essentiel des populations autochtones de traditions et de langues copte, guèze, syriaque, grecque, hébraïque, arménienne, turque, perse et arabe. Leurs espaces territoriaux s’y réduisent drastiquement et le 20e siècle a précipité ce mouvement : destruction des communautés arméniennes, assyro-chaldéennes et syriaques de l’Empire ottoman (1915-1918), cession par la France de la Cilicie (1921) et du Golfe d’Alexandrette (1939) à la Turquie, guerre civile (1975) et exil incessant des chrétiens libanais. Le 21e siècle prolonge cette tendance avec une pression fondamentaliste-islamiste croissante, comme en Syrie (depuis 2011) et en Irak (2003-2017). A cela s’ajoute la politique de l’Azerbaïdjan, qui vise l’éradication de l’identité arménienne par le blocus et l’asphyxie des 120’000 habitants de l’Artsakh. En définitive, les chrétiens d’Orient sont des résistants. Ils luttent pour se maintenir sur leurs terres. Cependant, comme en Irak depuis 2017, un nouvel horizon d’espérance s’est ouvert, là où les chrétiens ont pu reprendre racine. C’est le cas dans la plaine de Ninive et dans le Kurdistan d’Irak.

Un héritage immémoriel

L’association Mesopotamia réalise des missions culturelles et patrimoniales au cœur de la Mésopotamie, notamment en Irak, où le patrimoine a subi des outrages révoltants. 

Mesopotamia a notamment réalisé un inventaire du patrimoine des communautés fragilisées à l’extrême (chrétiennes et yézidies) au travers d’un site web qui recense aujourd’hui plus d’une centaine d’édifices emblématiques irakiens. Mesopotamia organise également des expositions et des conférences. L’association mène également des programmes de restauration. Elle met en place enfin un ambitieux programme de camion du patrimoine en Irak. 

Ces initiatives contribuent à la revitalisation de ces communautés autochtones confrontées à des destructions massives, parfois irréversibles. 

A consulter sur mesopotamiaheritage.org

Monastère syriaque de Mar Moussa. 2010. Syrie.

Les questions de Gabriel Le Bras

Gabriel Le Bras (1891-1970).

Par Pierre Guillemin
Photo : DR

Gabriel Le Bras (1891-1970) est un universitaire, juriste, sociologue des religions et en particulier sociologue de la religion catholique.

La sociologie catholique étudie la place du catholicisme dans les sociétés avec des méthodes scientifiques en y associant un objectif partiellement spirituel ou pastoral.

Gabriel Le Bras publie ses objectifs et ses interrogations autour de la question de la pratique de la religion catholique au début des années 1930. Mais la sociologie catholique ne prend son essor qu’après 1945, avec le concours d’hommes d’Eglise, au premier rang desquels figure Fernand Boulard. 

Outils modernes

La sociologie catholique peut se caractériser par une démarche et la production de connaissances à partir de l’enquête de terrain et non par simple spéculation. Elle utilise des outils modernes d’investigation comme les sondages, le recours aux statistiques en cherchant à donner une vision la plus objective possible aux travaux menés. Mais c’est aussi une intention, car elle souhaite fournir les éléments scientifiques permettant d’infuser les principes du catholicisme dans l’espace social.

Dans son article fondateur de 1931, Gabriel Le Bras nous donne le fil directeur de sa pensée au travers des questions suivantes :

1) Qui (où, combien) sont les conformistes saisonniers qui viennent à l’église pour les grandes étapes de la vie ?

2) Qui (où, combien) sont les pratiquants qui assistent à la vie religieuse ?

3) Qui (où, combien) sont les personnes engagées dans des associations confessionnelles ?

4) Qui (où, combien) sont les personnes étrangères à la vie religieuse catholique ?

De nos jours, la sociologie catholique telle que pratiquée précédemment n’est plus en vogue. Si elle décrit les phénomènes, elle est incapable par ses méthodes d’expliquer ces mêmes phénomènes. Le sujet de la déchristianisation des sociétés occidentales en est un parfait exemple. 

Mais les questions demeurent

En particulier, il sera intéressant de voir si l’évolution actuelle d’une partie de l’Eglise catholique, privilégiant, dans le sillage du pape François, une approche plus inductive sera à même de fournir les réponses qui nous manquent aux questions soulevées par la sociologie catholique. 

Rappelons-le, la méthode inductive est une méthode de travail scientifique qui part d’un fait avec des données brutes, réelles et observables pour expliquer un phénomène. 

L’intérêt de cette méthode est de trouver des explications grâce à des observations plus concrètes et moins théoriques des sociétés.

Quelles valeurs pour nos jeunes?

Transmettons à nos jeunes des valeurs… sinon ce sera l’anarchie comme en France! 

Par l’abbé Jérôme Hauswirth
Photo : Bernard Hallet

Des jeunes Français de 13 à 15 ans pour la plupart, par milliers, dans la rue, pour incendier des voitures, casser des vitrines, voler et piller leur propre cité. Les semaines qui ont suivi la mort de Nahel (au début de cet été) ont mis en lumière de grands gosses violents, matérialistes et anarchiques. Ils profitent d’un vrai drame pour voler et piller. Cela pose une question simple : où sont les parents de ces grands enfants ? Comment ont-ils grandi ? sans trop m’avancer, j’ose affirmer qu’ils ont grandi sans père et sans repère, les yeux rivés sur leur smartphone, matant une série sur Netflix, rêvant de devenir influenceur, chanteur, star du ballon rond. Le tout évidemment sans effort. Sans rien devoir à personne. Des enfants-rois livrés à eux-mêmes…

Le plus choquant, c’est que cette violence s’est déversée sans revendication, sans dialogue, sans explication. Comme une boue nauséabonde qui se déverse d’une fosse septique… ou un brouillard opaque qui empêche toute lumière, toute rencontre… comme si cette jeunesse ne savait plus parler, exprimer, défendre une idée. Alors plutôt que de parler, argumenter, discuter et disputer, on vole et on pille. On profite de la pagaille pour s’en mettre plein les poches. Ça donne l’impression d’une boulimie consumériste. Une jeunesse frustrée de ne pas tout avoir casse les vitrines pour prendre de force ce qu’elle ne peut pas acheter. Nahel a bon dos…

Cette jeunesse semble perdue. Elle n’a pas été éduquée. C’est évident. Elle n’a pas de valeurs civiques. C’est le drame de ceux qui ne sont ni d’ici ni de là-bas. Ceux qui se comportent comme si la terre où ils habitent est une terre étrangère. Si on ne fait rien, bientôt ici, chez nous, ce sera la même chose. Alors soyons lucides : ne rien faire, c’est faire le pire. Il faut donner à notre jeunesse des valeurs. Et ces valeurs ont pour nous un nom. Et ce nom c’est Jésus-Christ ! Dès lors, il faut le connaître d’abord, pour l’aimer ensuite et le servir enfin. Bref. Plutôt que de déprimer, bienvenue à la catéchèse paroissiale !

Un nouveau convoi!

Par Thierry Schelling
Photos : Sviatoslav Horetskyi

Quelle ténacité, quelle dévotion, quel enthousiasme même, malgré l’intolérable enlisement de cette guerre qui n’en finit pas – mais c’est malheureusement le propre d’une guerre, non ? Pas juste sa « perdurance » dans le temps, mais aussi parce qu’elle génère des solidarités, meut des personnes, agite des cœurs, réveille des générosités qui dormaient… Oui, au fond de l’humain se love un trésor de bonté. Et même le pire ne peut rien contre cette pugnace envie d’aider, d’aimer…

Le pèlerinage de Sviatoslav à Lourdes pour y rejoindre ses confrères des éparchies d’Allemagne et de France & Benelux a été l’occasion de déposer les fatigues au pied de Marie et de recevoir du Fils bien-aimé le sourire du devoir accompli. Dans l’humilité de nos faibles moyens. Mais avec l’arme de la foi…

La première des confessions pour les enfants de la communauté de Lausanne a été une autre façon de célébrer la vie… Sviatoslav est porteur de Celui qui est la Vie ! Merci à sa famille et aux paroissien.ne.s qui le soutiennent !

Un monument et un nom

Considérée comme sainte par beaucoup, Eva Calay ne sera probablement jamais officiellement canonisée. La religieuse belge a néanmoins reçu post mortem la plus haute distinction honorifique attribuée par l’Etat d’Israël et son nom est gravé sur le « Mur d’Honneur » dans le « Jardin des Justes » au mémorial de Yad Vashem de Jérusalem.

Eva Calay en 1931, à son entrée dans la congrégation.

Par Myriam Bettens | Photos : DR

Eva Calay s’oriente très tôt vers la vie religieuse et entre, en 1931, chez les Filles de la Croix, à l’âge de 23 ans. Son papa a néanmoins tenu à ce qu’elle achève des études avant son engagement dans la vie religieuse. Diplômée en littérature et en sténographie, elle est envoyée à Bèfve, dans la province de Liège, pour enseigner. La congrégation y dirige une école de filles avec pensionnat et une maison de repos pour personnes âgées. Durant la guerre, Eva et une de ses consœurs cachent des enfants juifs en les intégrant sous de faux noms au pensionnat. Elle restera à Bèfve jusqu’en 1955, date à laquelle elle retourne à Liège pour y prendre les fonctions d’économe, à la maison mère. 

En tant qu’économe générale, Eva a beaucoup de relations et se sent à l’aise partout. En 1965, la communauté la charge donc de mener à bien les travaux de construction et d’aménagement d’une nouvelle clinique gérée par les sœurs. Celle-ci sera ouverte en 1971. Or les médecins décident de la boycotter, car Eva s’attaque de front à leurs privilèges. Elle ne négocie pas, cette clinique destinée à soigner les gens dans le besoin n’est pas là pour enrichir les médecins. La faculté de médecine de Liège, désireuse de former ses stagiaires dans cette clinique d’avant-garde finit par accepter toutes les conditions d’Eva. La religieuse aura la gestion de cet hôpital pratiquement jusqu’à la fin de sa vie. Décédée en 1992 d’un infarctus, elle repose dans le caveau de la congrégation sous une dalle sans nom. En 2010, Eva est honorée du titre de « Juste parmi les Nations » pour avoir protégé et caché des enfants juifs dans le pensionnat de Bèfve, durant la guerre.

Reprise de la catéchèse paroissiale sur le secteur de Monthey

Réunion des catéchistes en fin d’année scolaire, juin 2023.

Si vous voulez que vos enfants dépassent le niveau moral de TikTok, si vous voulez qu’ils aient des valeurs authentiquement chrétiennes, inscrivez-les à la catéchèse 😃. 

Par l’abbé Jérôme Hauswirth, curé
Photo: abbé Lucien Favre

Notre société actuelle : en perte de repères

Les faits sont toujours plus manifestes : sans valeurs, notre jeunesse sera toujours plus égoïste et chaotique. Les manifestations en France suite à la mort de Nahel, l’été passé, sont une triste illustration d’une jeunesse sans repère (voir édito). Le retour à l’ordre passe par un retour à l’autorité, dans la famille, cellule de la société. Mais le retour à l’ordre passe aussi par un retour à l’ordre moral, éclairé par la Parole de Dieu et la sagesse de l’Eglise. 

Une école qui s’est déchristianisée

Les temps changent. Pour rappel, au XIXe siècle, le catéchisme dans les degrés primaires représentait 2h par jour ! L’enfant devait savoir lire, écrire, compter mais aussi avoir des valeurs chrétiennes, du civisme. Un siècle après, durant ma scolarité à Monthey, on est passé à 2h par semaine. Et aujourd’hui ? Nous essayons de proposer aux parents de venir 2h par mois, durant les messes du week-end.

Une catéchèse qui doit s’adapter

Depuis 20 ans, la catéchèse, dans le sens d’une transmission de la foi, ne peut plus se faire à l’école. L’école est laïque. Elle transmet via le cours Ethique et Cultures religieuses (ECR) des connaissances sur les principales traditions religieuses, un peu comme de la géographie ou de l’histoire. L’Eglise catholique compose avec cette réalité.

La catéchèse sur le secteur de Monthey se veut dans le prolongement des intuitions de nos prédécesseurs : une catéchèse de cheminement, durant tout le temps de la scolarité primaire, et non pas seulement l’année du sacrement (pardon, communion, confirmation).

Quel est le bon moment pour faire de la catéchèse aux enfants ? 

Notre réponse est la messe dominicale. La messe est le grand rendez-vous de toute la communauté. Ainsi une place adaptée a été prévue pour les enfants : au moment de l’homélie, les enfants rejoignent les catéchistes qui leur proposent un enseignement, adapté à leur âge, sur la Prière et la Parole de Dieu entendue à l’église.

Au final, soyez tous remerciés pour votre présence à la messe dominicale. Cela nourrit la présence de Dieu en nous et renforce nos liens de baptisés.

Merci aux anciens de continuer à porter ces projets pastoraux dans votre prière.

Avec toute ma reconnaissance.

Dans la partie francophone du diocèse de Sion et le territoire abbatial de Saint-Maurice (à l’exclusion du décanat d’Aigle).

La préparation au sacrement du pardon se fait en 4H, la célébration ayant lieu au printemps. 

La préparation au sacrement de la première communion se fait en 5H, la célébration ayant lieu au printemps. 

La préparation au sacrement de la confirmation, qui s’étend sur une année, se fait en 7H, la célébration ayant lieu en début de 8H (fin septembre). 

Grandir dans sa foi en prenant appui sur les valeurs chrétienne n’est pas réservé qu’aux enfants : les groupes : MADEP, Relais, « Fun and God », JCC, jeunes de Lourdes, ThéoCamp, Lectio Divina etc. sont là pour les ados et les jeunes afin de les aider à vivre la foi en communauté. Plus d’info sur nos sites internet. 

• https://www.paroisse-monthey.ch/

• https://paroisses-collombey-muraz.ch/

• https://paroisses-hautlac.ch/

Merci aux mamans ou aux papas qui voudraient renforcer l’équipe d’animation. Plus nous sommes nombreux et plus
l’organisation est souple. Pas besoin d’être enseignant de métier. Un temps de lectio hebdomadaire au couvent des
bernardines le jeudi à 19h contribue à une réflexion et formation pour adulte en ce sens.

Tél. : 024 472 71 80.

Foi et éthique médicale

De saints médecins.

Par David Roduit
Photo: éd. Téqui

Comme tout chrétien (et peut-être plus qu’un autre), le médecin se trouve confronté à des questions difficiles d’éthique. Comment sa foi chrétienne l’aide-t-elle dans son combat pour la vie ?

Ce sont les questions proposées par la rédaction de L’Essentiel pour la préparation de ce présent numéro. Avec le groupe local du décanat de Sion, nous avons tenté d’approcher des chrétiens issus du milieu de la santé.

Avec l’aide du mouvement des Focolari, nous avons pu recueillir quelques échos d’un sujet pour lequel, après enquête, il ne semble pas si évident de parler.

Une médecin de famille avouait se sentir mal à l’aise avec ce sujet, ne se sentant pas légitimée à imposer sa propre éthique à ses patients.

Un ancien responsable d’EMS, maintenant retraité, ne pensait pas maîtriser ce sujet, mais cependant connaissait un prêtre vers qui se tourner pour obtenir un éclairage plus autorisé.

Voici comment de son côté s’exprimait une infirmière : « Personnellement, pour moi être un thérapeute chrétien, c’est plus par la vie que par la parole si on peut dire. C’est rare les personnes avec qui je parle de religion, mais je cherche plutôt à découvrir quelles sont leurs valeurs profondes, ce qui fait sens pour eux ou leur transcendance, leur ressource intérieure pour surmonter une épreuve. Nous avons aussi un service d’aumônerie avec des personnes laïques qui offrent un espace d’écoute ou de partage aux personnes qui le désirent. Pour moi l’accompagnement spirituel aujourd’hui est plus vaste que seulement chrétien. C’est l’ouverture comme on le vit dans le mouvement : « se faire un avec l’autre ». »

Dans un monde marqué par le pluralisme des convictions comme nous le dévoile ces quelques propos, quel défi exigeant pour un médecin de concilier professionnalisme, fraternité universelle et fidélité à l’Evangile de la vie !

En librairie – juillet-août 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

La sainte au rocher
Philippe le Guillou

Dans cette nouvelle pérégrination religieuse et littéraire, Philippe Le Guillou revisite les lieux qui ont marqué la vie de Bernadette Soubirous : le « cachot » de Lourdes, où elle vécut avec sa famille ; le petit village de Bartrès, où elle gardait les moutons ; la Grotte de Massabielle, où « la belle Dame » lui est apparue ; sans oublier le couvent Saint Gildard de Nevers, où elle servit, avec humilité, les pauvres et les malades.

Ce texte, sensible et poétique, fait revivre Bernadette. Il retrace sa vie et dit surtout sa foi profonde, les épreuves qu’elle a traversées et le caractère exceptionnel de sa destinée.

Editions Salvator

Acheter pour 26.60 CHF

En arrivant au Paradis
Richard de Seze

Une religieuse de la Drôme et un intellectuel parisien agnostique meurent. L’une arrive au Paradis, l’autre au Purgatoire. Devant eux, se dévoile la grande bureaucratie céleste : la réception des prières et leur traitement, la fabrique des saints et le repos des anges gardiens, les archives des fautes à réparer. Richard de Seze fait naître ici un merveilleux chrétien empreint d’humour et proche de nous sans jamais faire abstraction des vraies questions. Un conte plein de tendresse qui rend l’au-delà familier.

Editions du Cerf

Acheter pour 22.40 CHF

Moi, Jean de la Croix
David Clair

Jean de la Croix est un immense poète, un réformateur de l’Ordre du Carmel et un mystique, promoteur d’une vision exigeante, mais tendre de l’être humain. C’est par le biais de la fiction que David Clair nous fait entrer avec subtilité et sensibilité dans la psychologie de cet être fascinant.  S’affranchissant des cadres habituels, ce livre introduit le lecteur à une compréhension profonde d’un homme hors du commun, dont le message invite à se recentrer sur l’essentiel, à suivre son cœur et à renouer avec la subjectivité et la sensibilité. Un roman passionnant. 

Editions du Cerf

Acheter pour 27.00 CHF

Foucauld – Une tentation dans le désert
Jamar Dufaux

Charles de Foucauld fut, tour à tour, un riche héritier noceur, un officier débonnaire, un explorateur audacieux, un converti radical, un ermite au désert, un traducteur émérite, puis, l’ami des juifs et des musulmans, le frère universel. Cette BD se polarise sur les derniers jours de ce saint canonisé en 2022. Comme s’il pressentait sa fin proche, Charles tente de transmettre sa raison de vivre aussi bien à ses amis qu’à ses ennemis, en témoignant de l’amour de Dieu et de cette mystérieuse fraternité qui le lie à tous les hommes.

Editions Dargaud

Acheter pour 23.80 CHF

Pour commander

Que devient la Maison Cana?

Joëlle Carron.

L’on se souvient que la Maison Cana, près de Muraz, a accueilli tout d’abord une communauté de sœurs sous la direction du Père Bernard Müller et d’Anne-Marie. Puis elle a hébergé des ex-sœurs de la Communauté Saint-Jean. Aujourd’hui la maison Cana connaît de profonds changements, sous la coordination de Joëlle Carron, laïque consacrée, mandatée par notre évêque dans le domaine de la Diaconie et de la Solidarité et secondée dans sa tâche par le Conseil de Fondation de la Maison Cana. 

Par Jean-Michel Moix | Photos : Jean- Michel Moix, Joëlle Carron

Fête annuelle 
Le samedi 27 mai, plusieurs dizaines d’invités et de sympathisants ont participé à la deuxième fête annuelle de la Maison Cana. Cette fête a débuté par une messe célébrée par l’abbé Valentin Roduit et accompagné du diacre permanent Christian Thurre, délégué par notre évêque pour les questions « d’écologie ». Elle s’est poursuivie par un repas diversifié avec des raclettes, ainsi que par des crêpes ou encore des « barbes à papa ». Elle a été égayée par un défilé de figurants (avec des amis de la maison « Verso l’Alto » de Sion) portant des habits de la Friperie qui vient d’ouvrir. 

La Maison Cana : une chapelle, des colocs, une friperie…
La Maison Cana est un lieu spirituel : elle abrite une chapelle au rez-de-chaussée, où une messe est célébrée le mardi soir à 19h30.

C’est aussi un lieu de vie pour six jeunes colocataires : étudiants ou venant d’entrer dans la vie active : parmi eux, il y a actuellement Charlotte (terminant sa « matu » et se perfectionnant au violon), Camille (terminant ses études en sciences politiques), Maël (exerçant comme psychologue), Amandine (de Belgique, physiothérapeute), Mélissa (d’Espagne) et Mahdi (d’Afghanistan et étudiant à Sierre).

La Maison Cana accueille en outre depuis cet été une friperie (avec des vêtements de seconde main) ainsi qu’une buvette. Prochaine ouverture : après-midi du samedi 24 juin. Ce projet est porté par Corinne Rebord et Fiorella Burki.

Autour de la Maison Cana : un jardin cultivé, des canards… 
A Cana c’est aussi la mise en valeur du terrain adjacent, avec le développement d’un jardin en permaculture, destiné à produire des plantes comestibles et médicinales, et ce sous la main experte de Véronique Juilland. C’est l’élevage encore de canards et de lapins…

Projet de création de 4 ou 5 studios et d’un appartement
Il y a en outre un projet de rénovation de l’aile gauche de la Maison Cana, qui devrait débuter cet automne. Le but est d’aménager 4 à 5 studios pour des femmes en grande précarité sociale, financière, ainsi qu’un appartement pour l’accueil d’un couple d’origine rwandaise (Marie-Jeanne et Innocent) et qui assureront l’accueil et la vie spirituelle de la Maison.

Pour cet été : des brunchs et des Tables d’Hôtes ! 
Et puis pour cet été, en nouveauté, la Maison Cana organise des brunchs les dimanches 9, 16, 23 juillet et 6 août ainsi que les 1er et 15 août, selon deux horaires, à 9h30 ou à 11h30. Des tables d’Hôtes, avec au menu des spécialités méditerranéennes, seront aussi préparées les samedis dès 18h : 15, 22 et 29 juillet et le 5 août. (Renseignement et réservation par e-mail : accueil.cana@gmail.com)

Soutenez financièrement le projet «Cana», Maison de la Diaconie et de la Solidarité, 1950 Sion, IBAN : CH46 8080 8009 1602 0135 7 

Balades sur les sentiers paroissiaux

Par Claude Jenny

Voici venu le temps des vacances ! Le temps de ralentir, de souffler. De prendre du plaisir à marcher. Certains partiront loin. Au sud ou sur les sommets. D’autres resteront dans notre région. Ou alterneront les deux.

Raison pour laquelle, dans ce numéro estival de votre journal paroissial, nous vous proposons trois balades à accomplir en empruntant des chemins et sentiers qui sillonnent divers lieux géographiques dans les diverses localités de notre paroisse. Trois membres de notre Rédaction vous font découvrir des parcours riches de découvertes.

• Le premier itinéraire vous invite à vous rendre dans la partie est de la paroisse, à Notre-Dame des Flots, pour emprunter un parcours bucolique entre Montbrelloz et Sévaz ;

• Un second parcours vous conduit d’Aumont à Nuvilly. Sur quelques kilomètres, vous pourrez découvrir un vrai chemin de croix de pierre, construit par les habitants pour protéger leurs récoltes ;

• Un troisième itinéraire vous amène sur les chemins du passé en partant de Murist pour rejoindre Franex, via la Tour de la Molière.

Trois suggestions pour vous inciter à cheminer là, tout près de chez vous, en prenant  le temps de découvrir certaines richesses du patrimoine paroissial.

Bonnes promenades et bon été !

«Tentez la découverte»

Patrick Riat.

La retraite spirituelle CPCR de Chabeuil 2023 « Comment renforcer sa foi ». Entretien rapporté par Patrick Riat, devenu un habitué des retraites données par les CPCR, un ami de la communauté CPCR de Chabeuil, et par ailleurs secrétaire du Conseil de Gestion de la paroisse de Muraz.

Texte par PR Diffusion
Photos : DR

Patrick Riat, comment avez-vous découvert la retraite des Pères de Chabeuil – Communauté Paroissiale du Christ-Roi (CPCR) ?
Avec les recommandations de notre Curé Jérôme qui m’a parlé à ma première retraite à Grolley (Fribourg). Puis j’ai persisté à leur nouvelle résidence à Chabeuil proche de Valence. Pour celui ou celle qui est soumis quotidiennement au stress, l’occasion est parfaite pour investir une semaine et pouvoir s’éloigner de son téléphone portable et / ou de son PC, de se  retrouver face à soi-même pour se recueillir en bonnes conditions. La retraite spirituelle répond à ce besoin. 
Moins dangereux qu’une opération médicale. La preuve ? Aucune décharge à signer !

Aviez-vous une appréhension compte tenu d’une réputation particulière dans les années soixante des retraites CPCR ?
Non, pas spécialement, car les témoignages récents des retraitants ces derniers vingt ans sont unanimement positifs. Donc, il y a maintenant une évolution positive et une ouverture en rapport avec notre temps. L’être humain déteste remettre en question ses certitudes. Mais celui qui se cramponne à cet argument pour ne pas tenter la découverte d’une retraite, au moins une fois, perd une bonne occasion de vérifier de lui-même et d’être rassuré.
Je pense aussi à la fameuse phrase de Talleyrand : « Accrochez-vous à vos convictions, elles finiront bien par s’effondrer d’elles-mêmes ! » 

Comment se déroule une journée type de retraite à Chabeuil ?
Le planning est affiché : la diane musicale est à 6h45 afin de suivre les Laudes de 7h10 avant le petit déjeuner de 7h30. Puis nous avons des périodes d’enseignement, de méditation et de repos alternés, qui rendent les journées agréables et sont orientées sur le but de la retraite : renforcer sa Foi. 

Qui diffuse l’enseignement ?
Trois personnes à tour de rôle se répartissent l’enseignement de la semaine. Nous avions eu deux Pères et une Sœur la dernière fois. Ils respectent le programme fixé avec leur charisme et leur gentillesse et nous avons un petit livre bleu à disposition comme support pour nous aider.

Comment trouvez-vous ces exercices de saint Ignace de Loyola, qui sont le fil conducteur de la retraite ?
Très facilitant pour les retraitants. Ces exercices sont très utiles pour les moments de méditation. Tout le monde est très attentif et impliqué malgré le silence imposé.

Quels ont été pour vous les moments  forts de la retraite ?
J’aimais bien l’eucharistie quotidienne de 18h30 comme bilan de la journée. Autre moment fort : le bilan du dernier jour où chacun en toute simplicité témoigne de ce qu’il retire de sa retraite. La diversité des personnalités avec leurs vécus différents et leurs attentes sur la retraite m’ont beaucoup touché. Beaucoup de sérénité pour tous en général. 

Le fait de suivre en silence la majorité de la semaine n’a pas été trop pénible ?
Non, même si, au moment des repas la tentation est grande de transgresser cette règle pour se passer les plats… mais dans l’ensemble le silence devient utile et cela nous permet de mieux approfondir l’enseignement à notre propre écoute. Avec l’aide du Saint-Esprit.

Parlez-nous des conditions de séjour à Chabeuil, est-ce comparable à un hôtel ?
Assurément car nous sommes en chambre individuelle bien aménagée avec le confort d’une salle de bains et WC. Tout est simple mais fonctionnel. La nourriture est très correcte avec des pauses collation à disposition. C’est parfait pour une retraite spirituelle confortable.

Que dire à une personne qui hésiterait encore à s’inscrire à une retraite ?
Chacun doit faire ses expériences sans préjugés mais plutôt avec un esprit ouvert. Il faut vouloir faire une découverte positive. C’est comme découvrir un pays étranger et son lot de surprises. On ressort toujours gagnant au retour de son voyage, quels que soient les aléas de la météo ! Je ne peuxqu’encourager à franchir le pas. D’ailleurs, je vais me réinscrire à la prochaine retraite sur novembre 2023 pour la huitième fois ! 

Avons-nous, sur place, un conseil personnalisé sur nos projets de vie ou sur une question de l’enseignement ?
Assurément. Tout est organisé simplement pour avoir l’opportunité de rencontrer l’intervenant de son choix pour une discussion ou une demande spécifique sur un élément bloquant dans notre vie. Et ce, plusieurs fois dans la semaine. Tout est parfaitement organisé.

Quelle était votre conclusion lors de votre dernière retraite de 2022 ?
C’est une très bonne coupure dans notre vie pour se retrouver. Cela consolide notre Foi dans un lieu approprié et agréable avec un très grand parc de verdure et d’arbres fruitiers. C’est destiné au service des hommes et femmes de bonne volonté pour renforcer la confiance en soi. Peu d’endroits existent pour se recueillir avec sérénité vers l’avenir.

Retraite Chabeuil 2023 « spécial Chablais » Homme-Femme 

Du lundi 13 au samedi 18 novembre 2023.
Idée de budget : hébergement, repas, pauses, Fr. 50.– par jour, tout compris.
Renseignements sur les retraites : Patrick Riat au 076 384 38 44.
Inscriptions par tél. ou par mail : Jérôme Hauswirth, curé de Muraz, tél 024 472 71 80, cure@paroisses-collombey-muraz.ch
Délai : dès que possible mais au plus tard le vendredi 27 octobre 2023 pour la logistique du déplacement.

Collégiale: les peintures de Cocchi restaurées

Photos : Georges Losey

Les échafaudages ont disparu juste à temps pour installer le reposoir de la Fête-Dieu : le porche de l’entrée de la porte Saint-Jean-Baptiste de la collégiale a retrouvé son aspect normal. Mieux ! Restauré, consolidé, il est désormais permis de redécouvrir les splendides peintures du Tessinois Carlo Cocchi datant de 1816 qui ont été restaurées dans les règles de l’art. Cet artiste a beaucoup œuvré dans la Broye. La restauration a été conduite par Julian James, restaurateur d’art à Estavayer avec sa collaboratrice Coline Rielle. La paroisse a tenu conférence de presse le 12 juin – hors délai pour ce journal – pour présenter ces importants travaux de rénovation. (cjy)

Julian James et l’une de ses collaboratrices sur le chantier.

Patronale du 15 août à Vionnaz: quelle joie d’organiser cette fête!

Par Vanessa Gonzalez | Photos: «Centenaire de l’église de Vionnaz» de Guy Veuthey, Vanessa Gonzalez

Eglise de Vionnaz en dessin.

Située au pied de Torgon, notre église surplombe le village de Vionnaz et fait partie du diocèse de Sion.

Bien que l’église de Vionnaz ait été « dédicacée » (consacrée) le 9 juin 1903 par Mgr Abbet, évêque de Sion, la fête patronale a lieu chaque année le 15 août pour célébrer l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. 

Près de 20 ans depuis sa dernière édition, une fête paroissiale, ouverte à tous, paroissiens, villageois, toutes générations confondues, aura lieu le mardi 15 août 2023 dès 10h.

Depuis plusieurs mois, le comité d’organisation, constitué de Maryline Hohenauer, Nathalie Martenet et Vanessa Gonzalez, travaille d’arrache-pied pour organiser cette journée festive.

Quel bonheur de vous annoncer officiellement, dans les grandes lignes, le programme, sûrement sujet à modifications !

A 10h, la messe animée par le Chœur d’Animation Liturgique sera célébrée dans l’église.

Nous rejoindrons la salle des Fontanies où vous sera offert l’apéritif dès 11h, servi par les membres du Cocom et du Cogest. 

Toutes les heures, des animations musicales seront proposées sur la scène (chœurs, musiciens, tout le monde est le bienvenu).

Nous avons la chance de pouvoir compter sur la collaboration de notre ludothèque intercommunale, qui divertira les petits comme les grands avec des jeux variés.

Pour le repas de midi (entre 11h30 et 14h), un stand grillades tenu par le chœur d’hommes Sainte Cécile et un stand raclettes tenu par l’équipe des animateurs entourant les servants de messe des paroisses de Monthey-Choëx, Collombey-Muraz et du Haut-Lac seront sur place pour remplir les estomacs de tous.

Un stand desserts et barbes à papa tenu par les jeunes du village et achalandé par les pâtissiers et pâtissières de la paroisse comblera les papilles des gourmands. 

Et bien sûr, un bar qui servira cafés, eaux minérales, vins et bières de notre fournisseur officiel, la Cave Beltrami, pour nous hydrater. 

Tout au long de la fête, des tickets seront en vente et vous ne serez pas déçus par les lots que vous pourrez gagner à notre tombola géante. 

Pour clore la journée, que nous espérons ensoleillée, une bataille de bombes à eau se déroulera dans le préau de l’école de Vionnaz et restera, on en est sûr, dans les mémoires ! 

Pour mener à bien cet évènement, nous avons besoin de vous et c’est avec plaisir que nous accueillerons toutes les bonnes volontés qui souhaiteraient aider à l’organisation de la fête.

Si vous avez des talents de musicien ou de chanteur, dans la pâtisserie ou la décoration, si vous aimez servir au bar ou racler le fromage de la région, n’hésitez pas à nous faire signe. 

Renseignements auprès de Nathalie au 079 919 36 03.

Bel été à tous et rendez-vous le 15 août pour cette grande fête. 

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