A la rencontre des sacristains et fleuristes de l’église de Muraz

La vie liturgique de nos paroisses est soutenue par un certain nombre de « petites mains », de bénévoles. Parmi ceux-ci citons les sacristains et les fleuristes. Avec cet article, nous voulons les remercier de leurs services et inviter d’autres personnes de bonne volonté à les rejoindre. 

Par Jean-Michel Moix, Anny Nyffenegger, Chiara Stucki | Photos : Jean-Michel Moix

Le groupe des sacristains

Merci à Cyril Curchod (à droite de la photo), à qui se joignent, dès ce printemps, deux nouveaux : Cédric Lattion (1er depuis la gauche) et Jayden Goncalves (2e depuis la gauche).

Le groupe des fleuristes

Merci à Gabriella Zucchinetti, Chiara Stucki, et Anny Niffenegger ainsi qu’à Hugo Gregorio et Christiane Brunner (de gauche à droite) qui œuvrent principalement pour l’église de Muraz (Anny Niffenegger s’occupant de la chapelle d’Illarsaz comme fleuriste et sacristine). Manquent sur les photos : Carla Lopez (pour l’église de Muraz) et Mireille Mabillard (pour la chapelle de N.-D. des Neiges).

Nous avons voulu en savoir davantage sur le parcours de l’un ou l’autre fleuriste. 

Avec Anny Nyffenegger… 

De quelles chapelles est-ce que tu t’occupes ? 
Je suis fleuriste pour Illarsaz et Collombey. Et je suis sacristine pour Illarsaz.

Comment as-tu commencé comme fleuriste ? 
J’ai été invitée par le curé Etienne Margelisch.

Qu’est-ce qui te plaît dans cette activité ? 
J’ai toujours aimé faire de la décoration florale et autres bricolages pour les décorations de Noël et autres.

Avec Chiara Stucki …

Peux-tu te présenter brièvement ? 
Je m’appelle Chiara Stucki, je suis infirmière en pédiatrie et lors de mon temps libre j’apprécie de passer du temps dans la nature, faire des randonnées, m’occuper du jardin et être avec mes proches.

Comment as-tu débuté comme fleuriste ? 
Ma fonction a débuté avec ma maman qui faisait déjà partie du groupe des fleuristes bénévoles. Elle a l’âme d’une artiste et s’investit pour faire des compositions avec de magnifiques résultats. Mon admiration pour son travail m’a naturellement motivée à me joindre à l’équipe après que cela m’ait été proposé. Toute l’équipe a toujours été très accueillante et bienveillante. Au besoin et durant ma première année, ils étaient toujours disponibles pour aider et me conseiller. Nous avions aussi généralement un cours par année qui était offert par la paroisse et organisé par une fleuriste professionnelle. C’était très intéressant et utile. Nous nous entraidons et collaborons pour les grandes fêtes telles que la confirmation. Cela se fait toujours dans une belle ambiance, avec parfois quelques imprévus, mais surtout des bons rires et de beaux souvenirs.

Qu’est-ce qui te plaît dans ton activité de fleuriste ? 
Je suis très touchée par la beauté de ce que l’on peut créer même avec simplicité à partir d’éléments naturels et tout particulièrement par la délicatesse, la fraîcheur et la subtilité des fleurs. Lorsque je les regarde, bien qu’elles soient à l’origine une petite graine ou un bulbe, je suis souvent émerveillée par un résultat aussi parfait, complexe, poétique et subtil. Je pense alors qu’il y a Quelqu’un d’incroyable derrière la création, débordant d’un amour lui aussi parfait, poétique et subtil.

J’ai du plaisir à me retrouver dans le silence, à créer quelque chose, qui je l’espère, va apporter des sentiments positifs aux personnes qui participent aux messes ou qui passent par là avec leurs peines ou leurs joies.

Peux-tu encore nous partager une petite anecdote ? 
Cet été, alors que je m’affairais dans le local matériel, j’ai entendu des bruits étonnants venant de l’armoire à balais. Comme si quelqu’un s’y cachait et bougeait le matériel. Peu rassurée, j’ai ouvert la porte et me suis retrouvée face à… une hirondelle toute fatiguée me regardant d’un air : « Ah enfin ! C’est pas trop tôt. » Après un peu d’eau et de repos, elle a pu reprendre son envol à l’extérieur.

En librairie – avril 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Vivre avec nos morts
Delphine Horvilleur

« Tant de fois je me suis tenue avec des mourants et avec leurs familles. Tant de fois j’ai pris la parole à des enterrements, puis entendu les hommages de fils et de filles endeuillés, de parents dévastés, de conjoints détruits, d’amis anéantis… » A travers ses expériences d’accompagnement des familles de défunts et par le recours aux rites et légendes du judaïsme, D. Horvilleur nous livre une réflexion sur la fin de vie, au-delà des croyances et des religions. Un petit livre précieux à s’offrir à soi ou à une personne chère.

Editions Livre de Poche

Acheter pour 12.80 CHF

La vie après la mort
Max Huot de Longchamp 

« Aller au ciel » : voilà qui résume l’espérance de beaucoup de chrétiens. Depuis deux mille ans, la question de l’au-delà trouve bien des réponses dans la Tradition. Vingt siècles de sainteté ont fourni des milliers de pages traitant ces questions qui se posent à tout homme venant en ce monde, et auxquelles la lumière de Pâques et la foi en Jésus-Christ apportent une solution inédite pour le monde. Le Père Max Huot de Longchamp nous livre ici les plus beaux textes des grands auteurs spirituels sur la vie après la mort.

Editions Artège

Acheter pour 26.20 CHF

Visitation(s)
Raphaël Buyse – Chantal Lavoillotte

Avec pour toile de fond l’évangile de la Visitation, Chantal Lavoillotte et Raphaël Buyse rendent compte de leur mission : accompagner des personnes marquées par la maladie, la fragilité ou la vieillesse. A ces récits sur le quotidien d’une aide chrétienne en milieu hospitalier répondent divers témoignages de malades ou de professionnels de la santé. Ils font apparaître au fil des pages, tel un fin murmure, cette présence mystérieuse du Christ qui ne s’impose pas mais qui, discrètement, vient encourager, fortifier, relever.

Editions Salvator

Acheter pour 24.60 CHF

Pour te parler de la mortet de la résurrection
Sophie Furlaud – Charlotte Roederer

Comment parler de la vie, de la mort et de la Résurrection aux petits ? Comment leur parler de ces grands mystères de la vie et de la foi chrétienne ? Voici un livret, très proche des sensations et émotions des enfants, qui aidera les parents à aborder avec douceur et tact, l’espérance d’une vie après la mort.

Editions Bayard Jeunesse

Acheter pour 16.90 CHF

Pour commander

Quand les catéchistes innovent pour cheminer avec les enfants

Quatre des catéchistes paroissiales en séance de travail. De gauche à droite, Céline Marmy, Marianne Berset, Nathalie Kamoo et Mireille Duc.

Depuis très longtemps, les catéchistes de la paroisse cheminent avec des groupes d’enfants vers la vie eucharistique. Cette route a évolué au fil des années car le contexte dans lequel nous vivons a changé. Eclairage.

Par Marianne Berset, responsable de la catéchèse au niveau paroissial
Photos : Georges Losey

Pendant très longtemps, seuls les enfants vivaient une retraite en plus de la catéchèse qui leur était transmise en classe. Aujourd’hui, les enfants que nous rencontrons chaque semaine ont beaucoup de joie il me semble à vivre les rencontres de catéchèse. Chance ou douleur ? Voici la question que je me pose… Oui chance… car ils découvrent Jésus-Christ qui donne sa Vie pour nous, la force de son Esprit Saint pour aider à avancer dans la vie ainsi que Sa Présence quotidienne. Mais aussi douleur, car nous savons que nous ne les voyons pas dans nos eucharisties. Personnellement, je pense que cela ne nous appartient pas car nous ne savons pas à quel moment le Seigneur va les rejoindre ou plutôt comment Il touche leur cœur…

Accompagner aussi les parents

Notre but à nous, catéchistes, c’est de prendre les enfants où ils en sont sur leur chemin de vie et de faire un bout de route avec eux, en se rappelant que les parents sont les premiers éducateurs de la foi de leur enfant. Depuis un an, nous vivons des rencontres personnelles avec les parents des premiers communiants, ceux-ci nous accueillent volontiers et découvrent que le cheminement n’est pas si astreignant et ainsi les soutient mieux dans cette démarche.

Une préparation maison

Pour nos rencontres, mais aussi pour le cheminement vers la vie eucharistique, le Service cantonal de la catéchèse nous transmet des documents à partager avec les familles. Ils sont très bien préparés mais cette année, j’ai souhaité faire un pas de plus avec les catéchistes, car je me suis rendu compte qu’elles avaient besoin de s’approprier les rencontres pour pouvoir transmettre ce qui les habite. Ainsi tout en restant dans la ligne proposée par le canton, nous prenons beaucoup plus de temps entre nous, pour prier, pour préparer les temps forts. De ce fait, ceux-ci deviennent leur temps fort, les enracinent aussi plus dans la foi et leur permettent d’être des témoins qui parlent avec le cœur.

Deux voix suivies

Cette manière de cheminer, j’ai eu la chance de la vivre lorsque mes enfants étaient petits et cela m’a apporté beaucoup de motivation, de joie et l’envie d’aller à la Source. Le fait de s’approprier les rencontres procure aux catéchistes une autre dynamique. Cette année, ce sont les disciples d’Emmaüs et le bienheureux Carlo Acutis qui nous aident à avancer sur la route. L’approfondissement donne envie à chacun et chacune de s’enraciner toujours plus profondément. Nathalie Kamoo, catéchiste à Estavayer, s’est rendue à Assise sur les pas de Carlo Acutis pour s’imprégner de ce Bienheureux. 

Merci aux catéchistes qui se donnent sans compter pour soutenir ces enfants, ces familles dans ce cheminement vers la vie eucharistique et faire un petit bout de route avec eux.

Berceuse de la Mère de Dieu

En ce numéro de Pâques Spéciale famille, nous vous proposons un poème de Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget. Cette «Berceuse de la Mère de Dieu» exprime tout à la fois l’émerveillement d’une mère, l’humilité, la joie d’avoir donné la vie et la douleur…

Proposé par Yasmina Pot | Photo : Jean-Michel Moix

Poème par Marie Noël (1883-1967)

Mon Dieu qui dormez, faible entre mes bras,
Mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,
J’adore en mes mains et berce, étonnée,
La merveille, ô Dieu, que m’avez donnée.

De fils, ô mon Dieu, je n’en avais pas. 
Vierge que je suis, en cet humble état
Quelle joie en fleur de moi serait née ?
Mais vous, Tout-Puissant, me l’avez donnée.

Que rendrai-je à Vous, moi sur qui tombe
Votre grâce ? Ô Dieu, je souris tout bas, 
car j’avais aussi, petite et bornée, 
J’avais une grâce et Vous l’ai donnée.

De bouche, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour parler aux gens perdus d’ici-bas…
Ta bouche de lait vers mon sein tournée, 
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De main, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las…
Ta main, bouton clos, rose encore gênée,
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De chair, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour rompre avec eux le pain du repas…
Ta chair au printemps de moi façonnée, 
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De mort, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour sauver le monde… ô douleur, là-bas,
Ta mort d’homme, un soir, noire, abandonnée,
Mon petit, c’est moi qui te l’ai donnée.

Mort… tellement nôtre !

Par Frédéric Monnin

« La mort n’est rien. Je suis seulement passé dans la pièce à côté. »

Je l’avoue, à chaque fois que j’entends ce texte, au demeurant fort bien écrit, souvent lu lors de cérémonies funèbres, je m’étonne… Mettons d’emblée les choses au clair : ce texte n’est pas né de la plume de Charles Péguy, et encore moins de celle de saint Augustin. Auraient-ils osé, l’un comme l’autre, prétendre que la mort n’est rien, alors que depuis 2000 ans, chaque messe qui fut, qui est et qui sera célébrée, atteste que le Christ a, par son sacrifice sur la croix, vaincu ce prétendu « rien » ?

Vous en conviendrez avec moi : si la mort n’est rien, alors pourquoi tant de larmes, de cris, de souffrances… ? Si la mort n’était rien, celle du Fils aurait-elle meurtri le cœur du Père au point que la terre, alors plongée dans les ténèbres, tremblât, et que se déchirât le rideau du Temple ? (cf. Mt 27, 51)

Oui, la mort est quelque chose ! Mais la tendance est à sa négation, ou tout du moins son occultation. Et quand enfin l’on se rend compte qu’elle est inéluctable, on exhibe tel un trophée ce fruit fameux de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, en prétendant juger que telle ou telle mort est digne ou pas, selon que l’on aura souverainement décidé quel jour et à quelle heure elle devra intervenir. Au risque de blesser certaines sensibilités, le seul souverain en la matière, du moins à en croire ce Jésus dont nous nous disons les témoins, c’est Dieu le Père. Ce même Père à qui nous disons chaque dimanche, les bras levés au ciel : « Que ta volonté soit faite ! »

En ces temps où nous faisons mémoire plus intensément de ce glorieux matin qui consacra la victoire de la Vie, prenons le temps de redécouvrir le sens profond du baptême : il nous a plongés dans la mort et la résurrection du Christ, il nous a fait mourir à nous-mêmes pour en renaître enfants d’un même Père, et frère de Jésus qui, à l’heure de sa mort, savait qu’il s’en relèverait. Ne nous a-t-il pas promis qu’il en serait de même pour nous ?

 

Au service de la paroisse depuis trente-deux ans!

La décoration florale de l’église de Montbrelloz est un plaisir pour cette femme dont l’engagement est exemplaire.

Cela fait déjà 32 ans que l’engagement paroissial de Maria Plancherel a commencé. En 1991, elle est arrivée au Conseil de paroisse de Montbrelloz. Elle en fut la présidente pendant 8 ans. Dès 2018, après la fusion de la grande paroisse, elle continua son engagement au sein du Conseil de communauté de Notre-Dame des Flots.

Par Bernadette von Niederhäusern | Photos : Raphaël Roulin

Dès 2019, elle devient sacristine de Mont-brelloz. Maria Plancherel a pris très à cœur cette responsabilité en venant en avance pour préparer minutieusement les cérémonies. « Pour moi, c’est important d’éviter le stress de dernière minute afin de gérer les imprévus sereinement. Cela me permet d’avoir le temps d’accueillir le prêtre et les divers acteurs de la célébration » confie-t-elle.

Sacristine mais aussi…

Mais Maria Plancherel a encore d’autres activités ! Accompagnée de Marie-Claire  – la sacristine de Rueyres-les-Prés – , elles animent  toutes les deux, le lundi matin, le chapelet au home « Les Mouettes ». Elle se dévoue aussi pour la décoration de l’église. Elle confectionne des arrangements en recourant la plupart du temps aux fleurs de son jardin. Et son service continue en tant que lectrice et auxiliaire de communion. 

« Cela me rend plus proche de Dieu »

« La variété de ces activités me plaît beaucoup. Cela m’enrichit d’être en contact avec les gens car j’aime être au service de la communauté et ça me donne beaucoup de joie. Cela me rend aussi plus proche de Dieu. Certaines activités, dans le silence de l’église, m’invitent à prier pour la paix, l’Eglise, etc. Je me confie aussi à saint Joseph, le patron des familles. Il est précieux pour moi. Il m’a beaucoup soutenue dans mes difficultés » explique-t-elle.

Elle ajoute : « Je suis reconnaissante envers Dieu de m’avoir rendue capable de remplir ces diverses tâches. En effet, il m’a accordé sa confiance en me choisissant pour ces services. » 

Merci pour son engagement et son enthousiasme ! 

Un écran TV pour l’église de Monthey

Cela ne vous aura pas échappé, un immense écran TV est désormais fièrement suspendu au mur latéral droit de la nef de l’église de Monthey. Après Muraz et Collombey, la remontée du Rhône se poursuit, voilà désormais le chef-lieu des églises paroissiales qui a elle aussi comme son air d’édifice 2.0 😊 Rencontre avec le curé Jérôme Hauswirth pour mieux comprendre ces changements.

Interview réalisée par Valentin Roduit | Photos : Jérôme Hauswirth, DR

Jérôme, pourquoi mettre une TV dans l’église ?
Il y a quelques années, nous avions fait l’expérience d’afficher les chants par un beamer portable à Collombey. Ce fut très apprécié par les paroissiens, mais c’était lourd ! Il fallait tout installer et démonter avant et après chaque célébration. Avec la pose de ce matériel fixe, nous sommes beaucoup plus confortables, tant en termes de qualité d’image que d’économie de temps de préparation. Il suffit désormais de tout préparer à domicile et par une simple clef USB ou son portable, on peut tout gérer très facilement. Cela va permettre d’afficher les chants ou de passer une vidéo. Cela correspondait clairement à une attente.

Oui, mais le prêtre ne peut pas à la fois célébrer la messe et gérer l’image projetée…
De fait, je compte sur les grands servants de messes pour assurer ce nouveau service.

Peut-on afficher autre chose que des images fixes ?
Oui, l’avantage de ces nouvelles installations est qu’elles permettent non seulement de regarder un power-point (une série d’images) mais plus encore de visionner des vidéos, avec un son qui sort directement des haut-parleurs de l’église ! On peut aussi utiliser la TV pour mettre en évidence une affiche en début de messe.

Et que pensez-vous projeter ?
En l’état, je pense d’abord à la liste des chants de la messe et aussi des vidéos réalisées par l’assistant pastoral F.-X. Mayoraz. Ce sont de très beaux montages, mettant en avant des jeunes de notre région et qui témoignent de leur foi. Mais à terme aussi de courts enseignements, des messages vidéo de notre évêque ou du Pape. Et pour les grandes occasions où l’affluence est plus large que d’habitude, nous projetterons aussi les réponses de la messe, pour permettre que tout le monde se sente à l’aise.

Et combien coûtent ces installations ?
C’est à la fois beaucoup et très peu. La gigantesque télévision de plus de 2 mètres de diagonale revient avec toute l’installation à près de Fr. 7’000.–. Autant dire que si les prix n’avaient pas autant baissé ces dernières années, jamais l’acquisition d’une telle TV n’aurait été dans nos possibilités. 

Merci et au plaisir de voir ces nouvelles technologies à l’œuvre !

Une proposition pour découvrir des personnalités inspirantes

Inspirées et inspirantes ! Nous avons tous à l’esprit au moins une de ces personnes que nous qualifions volontiers d’icône ou de modèle. Elles sont de celles qui poussent à avancer, nous donnent du souffle et de l’énergie. Nous vous proposons de découvrir ci-dessous trois d’entre-elles au travers de biopics originaux.

Par Myriam Bettens | Photos : DR

Une rose à Auschwitz

Le biopic dont la sortie est programmée pour le 21 avril en DVD et VOD retrace l’histoire vraie d’Edith Stein. Cette philosophe et féministe juive allemande s’est convertie au christianisme et est devenue religieuse. Morte à Auschwitz, elle a été élevée au rang de sainte et martyre, puis est devenue la patronne de l’Europe avec le nom de Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix.

Faustine, apôtre de la miséricorde

Ce film biographique se déroule dans les années 1930 et suit les traces de sœur Faustine. Celle-ci reçoit des révélations privées au cours de nombreuses apparitions du Christ. Ce dernier la charge de diffuser au monde entier le message de sa Miséricorde Divine, une mission que poursuivra le Père Michel Sopocko, son confesseur, après la mort de Faustine.

Le métis de Dieu

Exceptionnel destin que celui de Jean-Marie Lustiger, le juif qui devint cardinal. En pleine Occupation, le jeune garçon de 14 ans se convertit au catholicisme contre l’avis de ses parents. Il perd sa mère en déportation et se déchire avec son père, qui n’accepte pas son choix. Devenu curé, il se hisse soudain au sommet de la hiérarchie ecclésiastique grâce à Jean Paul II, auquel il se lie d’amitié. En 1985, un couvent de carmélites polonaises s’installe dans les murs d’Auschwitz, à l’endroit même où la mère de Jean-Marie a été gazée. L’évènement déclenche une des crises les plus importantes entre juifs et chrétiens depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et c’est à ce juif devenu catholique qu’il incombe de trouver une issue au conflit qui le bouleverse lui-même intimement.

A découvrir en DVD et VOD sur sajeplus.fr

Ma lecture de la Bible au quotidien

Pour moi la Bible n’est pas simplement une bibliothèque avec différents livres, mais un message de Dieu. Nous sommes invités à nous mettre en prière pour l’interpréter et découvrir ce que Dieu veut nous dire. Ces textes sont adressés à chaque lecteur personnellement.

Par Bernadette von Niederhäusern | Photo : DR

Ce qui est fantastique, c’est que ces textes ne sont pas démodés, Dieu nous parle encore aujourd’hui et chaque jour différemment, car ils sont le fruit de l’Esprit Saint.

J’aime bien lire l’Evangile du jour  proposé par l’Eglise. C’est incroyable de savoir que toutes les messes de la terre entendent le même texte au même jour. Cela nous donne une communion entre tous les catholiques de la terre. Mais comment savoir quel est le texte d’aujourd’hui ? On peut être abonné à « Prions en Eglise » ou à  « Magnificat ». 

A l’heure du numérique, il est bon de savoir qu’il existe aussi des applications qui nous transmettent le texte du jour, et les prières des heures, ainsi que la Bible. Plus besoin de porter les livres, tout se trouve dans l’application AELF (Association épiscopale liturgique pour les pays francophones). Cette application téléchargeable sur un support – mobile (portable, tablette ou ordinateur) – est accessible gratuitement via internet. Je l’emploie surtout quand je suis en voyage.

La parole qui m’habite le plus

Une parole qui m’habite est la prière que Jésus nous a donnée. Matthieu 6, 9-13

09 Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,

10 que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

11 Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

12 Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.

13 Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.

Pour bien m’en imprégner, je répète chaque phrase deux fois. Essayez et vous verrez que ça donne encore une plus grande dimension en prenant conscience de la force de chaque mot.

« Que ta volonté soit faite ! » est le plus dur à dire. Car j’ai envie de diriger ma vie. Quelle est sa volonté ? Est-ce que je suis d’accord de faire confiance à Dieu ? Dieu veut notre bonheur, il voit plus loin que nous. Que ta volonté soit faite et non la mienne. Laissons-nous guider par l’Esprit Saint et il nous enverra vers ceux qui ont besoin de notre visite.

Bonne lecture de la Bible qui ouvre les yeux du cœur !

Le premier «Pardon»

Par Jean-Michel Moix | Photos : Bastien Clerc

Le vendredi 3 février à Collombey, 21 enfants (de 4H) recevaient pour la première fois le Sacrement du « Pardon ». Et le vendredi suivant, 10 février, à Muraz, 14 enfants (de 4H) recevaient également l’absolution sacramentelle de la part des prêtres : Valentin Roduit et Jean-Michel Moix.

Merci aux catéchistes et différents intervenants et parents qui ont participé et animé ces deux journées de « Fenêtre catéchétique ».

Voici un petit aperçu en images de ces deux journées de « Fenêtre catéchétique », où les enfants ont reçu le Sacrement du Pardon par le ministère des abbés Valentin Roduit et Jean-Michel Moix.

Le miracle cinématographique

Bertrand Bacqué.

Le festival de films IL EST UNE FOI consacrera son édition 2023 à la thématique du miracle. Bertrand Bacqué, directeur artistique et Norbert Creutz, critique de cinéma, tous deux membres du comité cinéma du festival, ont accepté de répondre à quelques questions en amont de la conférence inaugurale, prévue le 1er mai au Centre de l’Espérance. Interview entre doute(s) et miracle(s).

Propos recueillis par Myriam Bettens | Photo : DR

Par quel miracle avez-vous opté pour cette thématique ?
Norbert Creutz : La question du miracle est fondamentalement liés au cinéma et c’est ce questionnement que j’avais envie d’approfondir.

Fondamentalement liée au cinéma, de quelle manière ?
NC : Le cinéma peut être considéré comme un miracle permanent. Il y a des choses extraordinaires qui se passent sans arrêt, alors qu’on sait pertinemment qu’elles sont « fausses ». Et lorsqu’arrive un film qui vous postule le miracle de manière plus profonde, vous vous rendez compte que le cinéaste a dû le traiter de manière plus intelligente, en ne s’appuyant pas seulement sur une palette d’effets spéciaux. C’est en cela que le cinéma devient un instrument à questions plus profondes.
Bertrand Bacqué : Le cinéma a à faire avec la notion d’apparition [cf. la première projection des frères Lumière, ndlr.]. Très vite, le religieux est devenu un élément important des sujets cinématographiques et l’église s’est très tôt emparée de cela comme un moyen de plus mis à disposition de l’institution pour la propagation de la foi. Il y a vraiment une consubstantialité entre l’image et l’apparition. Dans l’Antiquité, on faisait des rites pour faire apparaître des images. Aujourd’hui, dans le dispositif utilisé, il y a encore quelque chose de la monstration et de l’apparition.

En quoi les miracles sont-ils nécessaires, autant pour le croyant que le non-croyant ?
NC : Nécessaires… c’est la grande question. La plupart des gens se font à l’idée « qu’il n’y a pas de miracles », mais l’espoir d’un miracle demeure le fondement même de leur vie, d’une certaine manière. 
BB : Si on s’en tient aux Evangiles, les miracles sont des événements exceptionnels pour attester de la foi. Dans cette perspective, la foi, pour avoir un sceau de vérité, aurait besoin de ces signes. Toutefois, on pourrait faire une distinction entre ces signes tout à fait exceptionnels et les « miracles quotidiens » qui ponctuent nos vies : un téléphone inattendu ou une rencontre.

On voit que l’église est devenue prudente par rapport à ces phénomènes… 
BB : Il faut combiner foi et raison, ce qui devient assez complexe. On aurait tendance à dire que le miracle dépasse la raison et devient donc le sceau de la foi. Ce qui signifie en même temps que nous renonçons à une explication rationnelle pour admettre que quelque chose est sans explication. Raison pour laquelle l’Eglise redouble de prudence, afin de ne pas légitimer n’importe quelle révélation privée.

Est-ce que le miracle, comme nous l’entendons dans le christianisme, existe dans d’autres religions ?
NC : Au travers du cinéma, nous n’en avons pas trouvé beaucoup. Nous avons inclus un film indien où on pourrait y comprendre quelque chose de semblable.

Est-ce que cela signifierait que le miracle, comme nous le comprenons, fait partie de l’essence de la chrétienté ?
NC : J’aurais tendance à le croire. Les autres cosmogonies ont accepté qu’il y’a des choses qu’elles ne comprennent pas, mais cela fait partie intégrante de leur vie.
BB : On est plutôt dans l’ordre de ces miracles quotidiens qui ne sont pas forcément une attestation de la transcendance. Cette question de la transcendance reste tout de même très judéo-chrétienne.

Comment avez-vous sélectionné le panel de films du festival ?
NC : Il y avait un critère évident de sujet, mais aussi un autre concernant la forme, car nous voulions que le miracle soit traité avec une vraie intelligence artistique.
BB : En effet, nous souhaitons garder une certaine exigence cinématographique. Cela afin de parler au plus grand nombre sans tomber dans l’écueil « film de paroisse », à l’image de ce qu’une certaine industrie cinématographique américaine produit aujourd’hui à grande échelle. Souvent, les films religieux ne sont pas les plus spirituels ! Il nous fallait donc aller au-delà de cette étiquette pour trouver des perles cinématographiques. Je dirais même que c’est ce type de films qui nous confrontent le plus et poussent à la réflexion.

A découvrir du 3 au 7 mai, aux Cinémas du Grütli. 
Plus d’informations sur ilestunefoi.ch

Coup gagnant pour le tournoi paroissial de tennis de table

D’habitude, c’est à l’église que les servants de messe se rendent. Samedi, c’est à la Stavia qu’ils avaient rendez-vous. Quarante-­deux filles et garçons – sur les 90 servants que compte la paroisse – ont répondu à l’invitation de l’abbé Darius, curé-­modérateur, pour participer au premier tournoi paroissial de tennis de table. Coup gagnant pour un coup d’essai !

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey, Claude Jenny

Il y a un temps pour prier mais il y a aussi un temps pour faire du sport ! L’abbé Darius croit aux vertus – y compris pastorales – du sport. Il l’a dit aux participants en ouverture du tournoi : « C’est aussi le rôle d’un prêtre d’être avec vous pour une telle rencontre. » Une matinée chaleureuse, avec la présence de plusieurs membres de l’équipe pastorale, de parents et de représentants du CTT (Club de tennis de table d’Estavayer) emmené par Vincent Grandgirard, président. 

L’abbé Darius s’est démené la matinée durant pour gérer le planning des rencontres des quatre catégories (deux filles et deux garçons) et permettre que tout se déroule dans les règles, y compris en ayant prévu des matchs de repêchage pour les perdants de la première rencontre.  Fan de football, l’abbé Darius affectionne aussi le tennis de table qu’il a pratiqué autrefois. Et la petite démonstration qu’il a faite était plutôt convaincante, même sans entraînement… Dans toutes les paroisses où il passe, ce curé a instauré un tel tournoi pour offrir une activité aux jeunes. Intention très louable. Pour sa première édition, ce tournoi a sans conteste été un joli succès sportif mais aussi d’échanges et de convivialité.

Les vainqueurs

Cat. Filles 1 : Cléa Flühmann. 
Cat. Filles 2 : Aurélie Pillonel.
Cat. Garçons 1 : Alexandre Chanex.
Cat. Garçons 2 : Noah Inguscio.

Le caté, c’est sympa !

C’est quoi la catéchèse ? Quel est son but ? Comment se vit-elle dans les paroisses du Haut-Lac ? Réponse ici avec une catéchiste. Et brève présentation des Parcours des Sacrements du pardon, de la première communion et de la confirmation.

Par Stéphanie Reumont | Photo : Christophe Allet

Le caté, c’est quoi ? 
Le meilleur point de départ pour comprendre ce qu’est la catéchèse est son étymologie. 

C’est un mot grec provenant d’un verbe mystérieux, catekeo, qui veut dire « faire résonner ». 

C’est un « écho », un son, une parole qui résonne d’une vallée à l’autre, qui couvre les distances grâce à la force de celui qui la prononce mais grâce aussi à l’air, au vent qui permet la propagation des ondes. 

Ainsi, dans la catéchèse, deux dimensions doivent être toujours rappelées : la parole, l’énergie, le courage d’ouvrir son cœur et ses poumons pour annoncer quelque chose, pour révéler le nom de Quelqu’un. Et le vent qui dans la Bible figure l’Esprit, le vent qui permet à cette parole de rejoindre les autres, de franchir des obstacles et des distances bien plus grandes que ce que nous pourrions imaginer. 

Annoncer l’Evangile n’est pas l’affaire des seuls catéchistes. Tout baptisé reçoit cette mission ! 

Quel est le but du caté ?
Le rôle de la catéchèse est de proposer des chemins pour se rapprocher du Christ : – par la Parole de Dieu, – par l’enseignement, – par les sacrements, – par la liturgie et la prière, et de rappeler l’Amour infini de Dieu. 

Il est important de remettre au centre le kérygme : Jésus Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer.

Les parcours d’initiation chrétienne proposés par la paroisse du Haut-Lac
Les parcours d’initiation chrétienne pour les enfants et leurs parents (associant parfois grands-parents, parrain ou marraine selon leurs disponibilités) sont un chemin spirituel qui leur permet de grandir dans leur foi, de découvrir Dieu et de comprendre les enseignements de l’Eglise. Ils peuvent également tisser des liens avec les autres jeunes de leur âge et entre les familles.

SACREMENT DU PARDON
Le parcours d’initiation chrétienne commence au baptême. Quand les enfants sont baptisés tout petits, le caté (re)commence par le sacrement du pardon (dès la 4H), où les enfants, accompagnés des parents disponibles, découvrent un Dieu d’Amour sur qui ils pourront toujours compter et devant qui, ils peuvent déposer tout ce qui leur pèse. Ce parcours de quatre rencontres et une journée de retraite se termine par une grande célébration avec une démarche pénitentielle où petits et grands peuvent approcher ce sacrement d’une manière simple.
Si les enfants ne sont pas baptisés, ils vivent une préparation au baptême en parallèle aux parcours caté.
Responsables du parcours du pardon : Christophe Allet, 079 427 54 94 et Marie-Claude Delgado.

PREMIÈRE COMMUNION
La première des communions (dès la 5H) est un moment de rencontre intime avec le Christ. Ce parcours les prépare à recevoir le Christ au plus profond de leur cœur. C’est également une reconnaissance de leur appartenance à la communauté chrétienne. 
Il se fait sur quatre rencontres durant lesquelles les enfants, toujours accompagnés, vont découvrir, entre autres, la Parole de Dieu de manière ludique et se termine par une journée de retraite sur le temps scolaire avant le grand jour de fête. Les familles sont également invitées à découvrir une « Eucharistop » (messe « privée » où à tout moment chacun peut « stopper » la célébration et poser une question afin de permettre de mieux comprendre ce qui se passe durant la célébration).
Responsable du parcours de la première communion : Stéphanie Reumont, 079 138 95 78.

CONFIRMATION
La confirmation (dès la fin de 7H) est le prochain pas important sur le chemin de foi, où les jeunes s’approprient leur foi et confirment leur engagement envers Dieu et leur foi en Jésus-Christ en découvrant les dons de l’Esprit Saint au travers d’une journée avec leur parrain ou marraine et d’autres expériences communautaires.
Responsable du parcours de la confirmation : Virginie Maret, 079 258 34 73.

Les ados en folie ! Mais ils avancent

Texte et photos par Astrid Belperroud

Quoi de mieux pour se connaitre qu’un petit jeu à la « speed dating », en quelques minutes chaque jeune se rencontre et ainsi chacun peut dire son sport favori, quelle école il fréquente, son rêve… sa vie quoi ! et poursuivre ensuite les conversations autour de bonnes crêpes, Chandeleur oblige… je vous l’assure, nous avons une belle jeunesse, qui trouve sa place dans les moments de prières après une bel après-midi de jeu ou d’enseignement. 

Et puis il y a l’engagement, que je propose aux jeunes, un engagement au service de l’autre, nous appelons cela en Eglise, la diaconie. Ce mois-ci c’est la découverte pour certains de l’accompagnement à la messe pour les patients des HUG, ici c’était à l’hôpital des 3 Chênes. Belle expérience pour Jeanne, Victoria et son amie Hestia. Voici leur témoignage :

Victoria : « J’ai passé un agréable moment ce matin, à la fin je me suis sentie super bien d’avoi aidé ces personnes. J’ai aussi été très émue auprès de chaque personne dans sa chambre et pendant la messe. Merci de m’avoir permis de vivre cela. Je reviendrai ! »

Jeanne : Ce dimanche, j’ai appris à aider des personnes âgées. J’ai pu leur apporter du bonheur pendant la messe et leur faire penser à autre chose. Merci pour ce moment de partage.

Chemin de croix en marche pour la paix…

Le 24 février : ce jour marquait le début de la guerre en Ukraine, il y a un an. L’équipe pastorale a trouvé bon de réunir les paroissiens pour vivre un chemin de croix.

Par Marianne Berset | Photos : Pierre Bondallaz

Bénéficiant d’une belle soirée de février, c’est dans les jardins du Centre de rencontre des Focolari à Montet, que ce chemin de croix a été vécu. Ce temps de prière fut un très beau moment de communion avec la communauté des Focolari qui nous accueillait.

Présidés par l’abbé Darius Kapinski, nous avons marché d’une station à l’autre avec les nombreux paroissiens, les jeunes et les permanents du centre qui, à tour de rôle, ont animé notre prière.

Dans la situation actuelle où il est difficile de garder l’espoir et l’espérance, nous avons senti un réel besoin de se mettre ensemble pour prier. Avec cette certitude que nous savons que le Christ est là, qu’il nous écoute et nous soutient. Nous avons mis nos pas à la suite du Christ, pour soutenir tous ces peuples qui souffrent de la guerre, d’un tremblement de terre et des difficultés qui habitent le monde. 

Et maintenant restons unis dans la prière à l’Esprit Saint, afin qu’il mette en œuvre des moyens pour conduire à la paix.

Groupe de jeunes du secteur Haut-Lac

Les enfants ayant fait leur première communion ou leur confirmation et qui souhaitent continuer à se rencontrer en ont la possibilité : ils peuvent faire partie d’un groupe de jeunes animé par Vanessa Gonzalez et Stéphanie Besse et qui se réunit à Vouvry une fois par mois. Rencontre et explications.

Propos recueillis par Yasmina Pot | Photos : Vanessa Gonzalez

Vanessa, quel est ce groupe de jeunes dont vous vous occupez ?
Dans le secteur du Haut-Lac, on s’est aperçu que certains jeunes s’étant préparés à la première communion ensemble étaient intéressés à continuer à se rencontrer après ce parcours. Or, entre la première communion et le début de la préparation à la confirmation il n’existait aucun groupe pour ces jeunes. Nous en avons donc créé un en septembre 2022, qui compte, à chaque rencontre mensuelle le samedi, environ une quinzaine d’enfants. Parmi eux des jeunes ayant fait leur première communion et aussi des confirmés.

Quel est le but de ces rencontres ?
Globalement, l’apprentissage des valeurs chrétiennes et humaines est au cœur de ces rencontres ; le but est de rassembler notre communauté en passant de bons moments récréatifs ensemble. Chaque samedi, j’encourage aussi les enfants à terminer la rencontre en assistant à la messe.

Quelles sont les activités proposées aux enfants ?
On commence par un goûter à 16h. Puis il y a toujours un bricolage, le plus souvent en rapport avec le calendrier liturgique : en décembre par exemple nous avons confectionné une couronne de l’Avent, activité au cours de laquelle je leur ai expliqué la symbolique de la couronne. En ce moment nous colorions un chemin de Carême. Nous faisons aussi des jeux. A noter que les activités diffèrent un peu pour les enfants confirmés, puisqu’ils sont plus âgés. 

Qu’en disent les enfants ?
Ils sont très contents, la preuve : ils reviennent ! On a aussi souvent des retours très positifs des parents. J’en profite d’ailleurs pour préciser que les parents qui souhaitent participer à l’accompagnement du groupe sont les bienvenus, surtout si celui-ci s’agrandit cette année avec les communiants de 2023 !

Le groupe de jeunes animé par Vanessa Gonzalez et Stéphanie Besse se rencontre une fois par mois, le samedi, de 16h à 17h30 à la cure de Vouvry. Les enfants et leurs parents sont ensuite invités, s’ils le souhaitent, à assister à la messe. 
Inscriptions : Vanessa Gonzalez, 077 457 89 41, vanessadenver@gmail.com

La place du mort

Par Nicolas Maury | Photo: Flickr

Maints sont les critères qui peuvent être utilisés pour définir quand est née la première civilisation. Conteuse et thanatologue, Alix-Noble Burnand m’avait expliqué, lors d’une interview réalisée il y a fort longtemps, que d’après elle, le moment clef est survenu lorsque les hommes des cavernes ont commencé à enterrer leurs morts. 

Le sociologue Jean Ziegler * va dans le même sens en prétendant que rien ne détermine mieux une société que la place qu’elle fait à la mort. En ce sens, le Brésil, à travers les rites de l’Umbanda ou du Candomblé, a des années-lumière d’avance sur un Occident qui, depuis le XXe siècle, refoule ses futurs trépassés dans des chambres aseptisées. 

La ritualisation de la mort de l’autre la rend pourtant supportable, permettant à chacun de canaliser son angoisse devant sa propre finitude. Même en voulant l’éviter, on ne pourra pas l’empêcher de nous rattraper… au contour.

Celui qui en parle le mieux, c’est évidemment Pierre Desproges : « Au Paradis, on est assis à la droite de Dieu. Normal, c’est la place du mort ! »

* Ziegler, Jean : Les vivants et la mort, Seuil, 1975.

Tamis de la miséricorde

Par Klaus Sarbach | Photo : DR

A Pâques, on célèbre la vie qui a vaincu la mort du corps. En réfléchissant sur les différentes sortes d’abus, on constate qu’ils peuvent provoquer des « morts » dans les cœurs et les esprits. Les abus commis par des chrétiens nous choquent. Nous devons reconnaître la vérité des faits et tout faire pour la justice (réparation des torts, indemnisation) et pour la « guérison » des victimes. Mais doit-on condamner pour toujours les coupables, brûler leurs écrits et démolir leurs œuvres de charité qui ont nourri tant de cœurs assoiffés ?

Après le repentir, au fils prodigue, le père redonne la clé de son coffre-fort et au bon larron la clé du paradis. Ne devrions-nous pas appliquer les paroles de Jésus : « Faites et observez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas » ? (Mt 23, 3)

Je nous propose donc d’employer le « tamis de la miséricorde ». Dans le tamis on met le « tout-venant ». Le rôle du tamis est de trier et de séparer les choses. A cause d’un mal commis faut-il « enterrer » tout le bien que la personne a fait sur la terre ? On doit jeter ce qui est mal. Mais on garde les semences faites pour être semées, cultivées et pour porter des fruits.

En plus de 40 ans de pastorale auprès des personnes handicapées mentales, j’ai collaboré avec Jean Vanier, le cofondateur de l’Arche et de Foi et Lumière. Par ses livres, conférences, retraites et pèlerinages, il est devenu mon « maître » dans la pastorale avec les petits et les pauvres. Avec un cœur blessé nous admettons ses torts. Maintenant que Jean se tient devant Jésus qui est Justice et s’appelle Miséricorde, je ne vais jeter aucun livre ou texte de Jean. Je continue à partager les richesses des personnes handicapées et de leurs familles.

En ce temps de mort au péché et de vie nouvelle par le pardon, faisons nôtre ces réflexion de Gabrielle Nanchen : « Sans pardon, il n’est pas possible de vivre ensemble. Il faut que la vérité et la justice soient faites, mais après on doit tourner la page. Sans pardon, nous trimballons un cadavre dans notre sac à dos. »1

1 Gabrielle Nanchen dans « Le goût des autres », Ed. Saint-Augustin, Saint-Maurice, 2018.

Carême africain

Quel cadeau pour moi de vivre le Carême au Togo ! Le Carême s’appuie sur 3 piliers : la prière, l’aumône et le jeûne. J’essaie de le vivre chaque année de mon mieux, mais cette année il a résonné de manière très différente et surtout de manière concrète pour moi !

La visite des « P’tits Suisses » a réjoui les enfants.

Texte et photos par Gérard Dévaud

Tout d’abord, la prière. Avec l’abbé Antoine et une amie, nous avons pris cinq jours de retraite au monastère l’Ascension de Dzogbegan, au nord-est de Lomé. Un cadre somptueux, au milieu de la forêt tropicale et des plantations de poivre, café, ananas, bananes, mangues et autres délicieux fruits. Cinq jours rythmés par la prière des moines, par les balades dans le parc, par la lecture de la Bible et la méditation. Quel cadeau !

Ce fut aussi pour moi l’occasion de jeûner un peu de mon téléphone portable ! C’est vrai que c’est un outil très pratique, surtout lorsque l’on est à des milliers de kilomètres de chez soi pour garder le contact avec ses proches. Mais dans ce cadre si calme et serein, mon téléphone n’a plus ou moins servi qu’à faire quelques photos !

Visite staviacoise

En ce qui concerne l’aumône, j’ai l’occasion de le vivre presque quotidiennement au travers de rencontres. Mais le moment le plus fort pour moi fut certainement le jour de la visite de Nathalie et Matthieu Angelini, membres de l’association God-is-love Saint-Laurent Estavayer. A cette occasion, l’abbé Antoine, avec le comité de gestion, avait mis sur pied une magnifique journée de découvertes et de remerciements. Quel accueil extraordinaire par les filles-mères, leurs enfants et toute l’équipe accompagnante ! « Le bien que nous faisons à l’autre nous revient toujours d’une manière ou d’une autre ! » C’est par ces mots que l’abbé Antoine a débuté son discours de bienvenue. « Je peux être bien mais si quelqu’un à côté de moi est affamé, ma vie n’a pas de sens. Ma vie ne vaut rien. Je ne peux pas être rassasié seul et être indifférent. L’indifférence est un poison qui détruit nos sociétés ! » a-t-il ajouté, faisant écho à l’évangile de Matthieu au chapitre 25 : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire […]. Amen je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » 

Il en a profité de remercier tous les généreux donateurs de la Suisse qui ont permis de réaliser ce superbe projet. Projet qui va bientôt être complété par un nouvel atelier : une boulangerie. Après un délicieux repas et les cadeaux apportés par les P’tits Suisses, ce fut le moment pour tous de danser. Oui, je peux vous l’affirmer : Dieu était vraiment présent au milieu de nous ce jour-là à travers les rires de ces filles-mères, de leurs enfants et de toutes les personnes présentes, ainsi qu’à travers tous les moments magiques d’échanges et de partages. « A chaque fois que tu mets les pieds ici, tu repars joyeux ! Merci les filles pour votre joie de vivre ! » a conclu l’abbé Antoine. Mais le temps passe vite, et ce fut déjà le moment de quitter le centre, avec des souvenirs et des images plein la
tête.

A l’heure où je vous écris, il me reste exactement un mois avant mon retour en Suisse… et j’appréhende déjà le moment où je devrai quitter mes nombreux amis d’ici. Mais pour le moment je profite de chaque instant qui m’est donné et je me dis que j’y reviendrai certainement un jour !

Belle collaboration entre les paroisses du Haut-Lac et le CO de Vouvry

Qu’en est-il de l’apport religieux au niveau du Cycle d’Orientation (CO) de Vouvry? (apport soutenu ou animé par les Paroisses du Haut-Lac). En voici un bref aperçu.

Texte et photo par Vanessa Gonzalez

Que ce soit avec la matinée des religions ou avec la journée sur les émotions pour les 9 CO ou avec les journées contre le harcèlement ou à propos du deuil pour les 10 CO, vous trouverez toujours quelques membres des équipes pastorales catholiques ou réformées impliqués dans l’organisation.

Depuis 2001, le catéchisme a été bouté hors des préaux mais le gouvernement valaisan reste très attaché à l’importance de la collaboration entre son école et les Eglises reconnues. L’Etat et l’Eglise continuent à offrir aux élèves la possibilité d’approfondir leur culture religieuse et leur spiritualité dans le respect de la personnalité, de la pensée, de la conscience et des libertés fondamentales de chacun/e. C’est dans cet esprit que les paroisses catholiques et réformées, la Cimenterie et le CO mettent leurs forces en commun pour organiser des journées thématiques ludiques et épanouissantes.

Pierre-Yves Bruttin, adjoint à la direction du CO et Christophe Allet, animateur pastoral, m’ont parlé avec enthousiasme et passion de leur travail avec les ados du cycle. La réalité de la violence dans notre société rend presque indispensable ce travail auprès des jeunes. 

Dans le cadre de ces quatre journées hors-cadres, les élèves reçoivent une multitude d’outils qui leurs permettront de se connaître eux-même et de connaître les autres dans leurs différences. Ce sont deux notions primordiales pour construire le monde de demain. Pierre-Yves Bruttin est convaincu que l’école, avec son éducation académique, est importante mais que l’école peut aussi aider les adolescents à grandir émotionnellement en les dotant d’une sensibilité à la diversité et en les formant à un esprit critique. 

Les animations proposées par l’équipe éducative ont été intégrées aux programmes d’éducation santé du cycle et cela a permis au CO d’être reconnu comme école partenaire au Réseau 21.

La matinée des religions (en 9 CO) née en 2012 est une journée interreligieuse qui rassemble chrétiens, juifs, musulmans et bouddhistes pour faciliter la compréhension de son prochain (sa foi, ses croyances) et ne plus en avoir peur.

La journée du deuil (en 10 CO) est née en 2014 suite à une réflexion entre un enseignant, le pasteur Jeff et Christophe. Cette journée permet aux élèves de découvrir quelques outils pour vivre le processus de deuil et les rites qui aident à surmonter une perte. 

La journée sur les émotions (en 9 CO) née en 2019, sous l’impulsion de Laetitia Chanton, médiatrice du CO, a pour objectifs de permettre aux ados d’être capables de reconnaître les émotions et de les nommer, de les exprimer, de les comprendre et d’apprendre à les utiliser en relation avec les autres. 

La journée contre le harcèlement (en 10 CO) est une initiative du CO née en 2021. Au vu de la bonne entente avec la paroisse, M. Bruttin a demandé à Stéphanie et Christophe de collaborer pour un atelier. 

Pour terminer, au début de l’Avent, jusqu’en 2021, l’équipe pastorale met en place les décorations de Noël ainsi que la crèche dans le hall du CO avec les adolescents volontaires. 

J’ai eu la chance de vivre chacun de ces évènements et j’ai été ravie de voir l’énergie positive de tous les partenaires de ces rencontres tant du côté des animateurs, des enseignants que des élèves. Longue vie à ces journées riches à tout point de vue ! 

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