Une maison qui revit

C’est en septembre 2021 que le Conseil de Fondation de la Maison Cana-Myriam s’adresse à la Maison de la Diaconie et de la Solidarité pour faire revivre la magnifique bâtisse occupée jusqu’en 2017 par la communauté Cana-Myriam à Muraz (Collombey). En étroite collaboration avec les membres du Conseil de fondation, une équipe de projet se met alors en route. Sa mission ? Discerner ce qui pourrait être le dessein de Dieu pour ce lieu hors du commun et mûrir un projet stimulant et viable.

Par Joëlle Carron, déléguée épiscopale à la diaconie | Photo : DR

Laudato Si’ – Consacrée aux questions environnementales et sociales, à l’écologie intégrale et à la sauvegarde de notre maison commune, la Terre, l’encyclique Laudato Si’ publiée en 2015 par le pape François nous invite à une approche globale intégrant écologie et développement humain. La situation paisible de la maison, en pleine nature tout en étant à quelques pas du village de Muraz, et le grand terrain qui l’entoure incitent très naturellement à mettre en valeur la beauté de la propriété en la mettant au service des impulsions de Laudato Si’.

Une maison d’Eglise, au service de tous – Dès août 2021, l’équipe de la Maison de la Diaconie se rend disponible pour permettre le redémarrage de la maison. Très vite, les premiers habitants prennent leurs quartiers dans l’aile droite de la propriété. Rassemblant six jeunes adultes, étudiants ou déjà dans la vie active, la coloc’ est une présence permanente, qui ouvre volontiers ses portes aux gens du village ou de la région. Ainsi tous sont invités à rejoindre Cana le mardi soir, pour la messe de 19h et/ou le souper qui suit.

L’espace intermédiaire entre les deux ailes de la maison est rafraîchi avec soin, courant 2022, par des bénévoles. En février 2023, tout est prêt pour accueillir, un samedi par mois, une petite buvette, une friperie et des ateliers, sous la responsabilité de Corine Rebord et Fiorella Bürki, toutes les deux en charge de l’animation spirituelle à l’hôpital de Malévoz. Leur idée ? Proposer un accueil, une écoute, un lieu bienfaisant face à la solitude ou la maladie psychique. L’inauguration a eu lieu le 25 février dernier. Les extérieurs sont également mis en valeur, grâce à l’association Terra Durabilis. En automne 2022, la rosace existante est remise à neuf, avec ses herbes aromatiques et médicinales. Un magnifique jardin communautaire en permaculture est en création.

En parallèle, l’équipe de projet et le Conseil de Fondation travaillent sur les plans de rénovation de l’aile gauche de la maison. Elle accueillera dès le printemps 2024 un projet de logement pour femmes en difficulté psychique, financière ou sociale, donnant suite à la tradition d’accueil chère à l’ancienne communauté Cana-Myriam.

Touche par touche, Cana reprend progressivement vie et se fait belle. La maison se veut ouverte sur l’extérieur, en lien avec la paroisse, le village, la région.

Le retour des soupes de Carême!

Le deuxième week-end de mars se sont tenues, dans plusieurs localités de la paroisse, les premières soupes de Carême selon un déroulement normal post-covid. Estavayer, Lully et Aumont ont servi les premières soupes. A Estavayer, la fréquentation a été moyenne aux dires de l’équipe organisatrice, sûrement en raison de conditions météo peu favorables. Par contre, à Aumont, la soupe de la communauté des Montets, servie après la messe dominicale, a connu une belle fréquentation. Reflets en images de deux de ces actions de Carême, à Estavayer vendredi 10 mars et à Aumont dimanche 12 mars. D’autres soupes seront servies jusqu’à la veille de Pâques (voir ci-dessous). (cjy)

Photos : Georges Losey, Pierre Bondallaz

A Estavayer

A Aumont

Encore quelques soupes…

Quelques soupes de Carême seront encore servies le vendredi 7 avril aux lieux suivants :
• Les Montets – dès 11h30 à la salle communale ; 
• Murist – dès 11h30 à la salle du Skater Hockey ;
• Nuvilly – dès 11h30 au Broccafé ;
• Rueyres-les Prés – dès 11h30 à la salle communale ;
• Seiry – dès 11h30 à la salle communale ;
• Cheyres – dès 11h30 à la salle communale 
• Cugy – dès 11h30 à la grande salle.

Mortellement vôtre

Texte et photo par Laetitia Vergère

Ce n’est un secret pour personne : Jésus a accepté sa destinée et est mort sur la croix, bras ouverts, accueillant sans différence tous les pécheurs de l’humanité. Sa mort est un symbole d’amour, de rédemption et de sacrifice pour tous les chrétiens. En offrant sa vie, Jésus nous montre un exemple d’amour inconditionnel, révélant ainsi l’amour infini de Dieu pour l’humanité. 

Mais, 2000 ans plus tard, que pouvons-nous tirer d’un tel acte ? Il s’agit d’une invitation à la réflexion, à l’introspection et à l’action. Nous sommes toutes et tous appelés à l’amour et au sacrifice pour les autres, actes que nous faisons sans nous en rendre compte au quotidien : sacrifier nos besoins personnels pour subvenir à ceux des membres de notre famille ou de notre communauté, se « tuer à la tâche » pour pouvoir payer nos factures ou donner à ceux qui sont dans le besoin, prendre de son temps pour s’inquiéter de son voisin… Le message reste intact au fil des années : vivre en aimant les autres comme nous-mêmes, à lutter contre l’injustice et à travailler pour la paix et la réconciliation dans le monde. La mort de Jésus est un symbole puissant de l’amour et de la compassion que nous devrions toutes et tous cultiver les uns envers les autres.

En fin de compte, Jésus, « mortellement nôtre », nous rappelle que nous ne sommes pas seul·e·s et que nous avons un chemin à suivre dans la vie, en nous inspirant de son exemple d’amour et de sacrifice pour chercher à vivre de manière plus authentique et alignée avec nos valeurs… En méditant sur ce message, nous pouvons trouver un sens plus profond à notre existence et être inspiré·e·s à vivre de manière plus aimante et plus authentique.

«Je découvre un monde nouveau»

Sœur Colette Razafindramaro est malgache. Elle est membre de la Congrégation des Sœurs de Saint-Maurice. Je la rencontre alors qu’elle est en repos à La Pelouse sur Bex. Elle est arrivée dans nos contrées le 10 juillet 2022, à l’orée de son cinquantième anniversaire, et a œuvré un temps au Castel Notre-Dame à Martigny en lien avec l’aumônerie. En Suisse dans le cadre d’un échange avec ses consœurs, elle découvre un nouvel univers culturel et pastoral complètement différent pour son premier voyage hors de son île natale.

Propos recueillis par Pascal Tornay | Photos : DR

Sœur Colette en balade aux alentours du couvent de La Pelouse.

Comment trouvez-vous notre pays ? 
C’est tellement différent de chez moi. Le premier mois a été difficile car tout est nouveau pour moi au niveau culturel, mais surtout au niveau des relations avec les gens. En fait, je ne parle pas encore suffisamment bien le français pour bien comprendre, c’est pour cela. Mais on me dit que je m’adapte vite. Heureusement, car je fais de mon mieux !

En fait, je ne voulais pas venir. Je ne voulais pas partir si loin. C’est la sœur supérieure à Madagascar qui m’a demandé de venir en Suisse pour un séjour de 2 ans. En réfléchissant, j’ai fini par me dire qu’on aurait peut-être besoin de moi là-bas et que ça pouvait être la volonté de Dieu… Si ça ne tenait qu’à moi, sûrement que je serais restée…

Et vous avez travaillé à Martigny ?
Oui, j’ai intégré l’aumônerie du Castel Notre-Dame quelques mois. J’ai aussi fréquenté le Café Clair de Vie et le Foyer d’Abraham où j’ai fait de belles rencontres ! Nous avons eu récemment la visite de votre évêque. En février prochain (L’entretien avec Sœur Colette a eu lieu à mi-janvier, ndlr.), je rejoindrai la petite communauté de Vétroz où je retrouverai deux consoeurs. On me donnera peut-être un travail de sacristine. On verra bien… 

Ce sont vos parents qui vous ont fait connaître le Christ ?
Depuis l’âge de 6 mois, j’ai été élevée par mes grands-parents. Ce sont eux qui m’ont fait connaître le Christ et m’ont initiée à la vie chrétienne. Grand-Papa était catéchiste et il allait de communauté en communauté pour enseigner le catéchisme. Il avait notamment des contacts avec des religieuses. J’ai donc connu très tôt les sœurs de Saint-Maurice puisque j’ai fréquenté durant trois ans l’école de la mission où elles travaillaient. Puis dès l’âge de 12 ans jusqu’à la fin du collège, j’ai étudié à l’école publique de la ville de Marovoay.

Que vouliez-vous faire dans la vie ?
Devenir sœur religieuse, évidemment. Je n’ai jamais eu une autre idée d’aussi loin que je m’en rappelle. Etant petite, je tombais souvent. Une femme qui faisait des massages me soignait. Un jour elle m’a demandé ce que je souhaitais faire quand je serai grande. J’ai répondu « Sœur » ! L’ayant retrouvée quelques années après, elle s’est franchement étonnée que je le sois devenue… Vers 15-16 ans, l’appel s’est précisé et vers 20 ans ma décision était prise. Le problème : je détestais la couleur beige de l’habit que j’allais devoir porter en permanence… (rires) Etonnamment, je me souviens avoir répondu à un professeur de sciences qui m’appelait prophétiquement ma sœur, que je ne voudrai pas être religieuse. J’ai pourtant parcouru toutes les étapes exigées de la formation initiale pour la vie religieuse, d’aspirante à novice (1996-2002) et du juniorat aux vœux perpétuels (2002-2011). Quand j’ai présenté mon désir de devenir religieuse des sœurs de Saint-Maurice, Sœur Marie-Edith, responsable de la Région Madagascar à l’époque, m’avait affirmé qu’il fallait que je me forme avant d’entrer au couvent. C’est là que j’ai entrepris un apprentissage à l’école ménagère des religieuses de Don Bosco afin de pouvoir intégrer la communauté. J’aime la vie simple des sœurs qui échappe aux modes et aux mondanités.

Quels projets avez-vous ?
Aucun. Vous savez, au noviciat, j’ai été malade au point de me demander si j’allais survivre. C’est à la lecture des écrits de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à cette époque que j’ai compris à quel point c’est dans les petites choses que je serai attendue par Dieu. Moi, je suis petite et discrète. Je n’ai pas la force de faire de grandes choses. Venir en Suisse est pour moi déjà un projet bien ambitieux ! 

Votre journal paroissial arrive sur vos supports numériques!

Par Chantal Salamin | Photos : Bernadette Lauper, Chantal Salamin

Huit fois par an, vous recevez dans votre boîte aux lettres votre journal paroissial L’Essentiel – Au large… mais, dès à présent, vous pourrez aussi le consulter sur votre mobile, votre tablette ou votre ordinateur. Une consultation numérique offre plusieurs avantages, le plus important étant de donner une plus grande visibilité à votre journal, le rendant plus attrayant avec la possibilité de s’abonner à un tarif moins élevé pour la seule version numérique ou de préférer cette dernière pour une question écologique.

Passer au numérique, des avantages…

Pour les abonnés :

1. Trouver  toutes les informations de votre journal sur votre site paroissial : pour s’abonner, contacter la rédaction, s’abonner à la newsletter ou encore lire les derniers articles parus ;

2. Consulter votre journal L’Essentiel – Au Large, dernière parution et anciens numéros, comme vos autres quotidiens dans une version web ou sur une liseuse dans une mise en page identique à la version imprimée avec zoom ;

3. Faire découvrir L’Essentiel – Au Large à votre famille et vos amis au gré des rencontres en leur faisant lire un article ou en présentant le journal sur votre mobile ou tablette;

4. Offrir un abonnement cadeau à vos proches, des amis, des petits-enfants, un neveu, une nièce, un.e filleul.e… ;

5. Renouveler votre abonnement en payant par carte de crédit ou par twint et éventuellement de faire un don de soutien ;

6. Visualiser et modifier vos données (adresse, abonnements) ;

7. Réagir sur des articles de votre journal paroissial ou des articles publics d’autres journaux L’Essentiel par des commentaires qui s’afficheront une fois approuvés;

8. Partager des articles avec votre entourage.

Pour la paroisse :

1. Ajouter du contenu qui n’aurait pas trouvé de place dans le journal papier ;

2. Proposer des abonnements promotionnels pour faire découvrir le journal paroissial aux familles avec de nouveaux baptisés, aux parents accompagnants des enfants aux sacrements, aux nouveaux arrivants, etc.

Ce printemps sera également mis en place une newsletter paroissiale (à ne pas confondre avec la newsletter du journal L’Essentiel – Au Large).

Comment faire ?

Si vous ne faites rien, vous continuerez à recevoir L’Essentiel – Au Large chez vous comme jusqu’à présent. Pour pouvoir le lire sur votre smartphone, c’est simple, procédez comme suit : 

1. Allez sur le site de la paroisse sur la page du Journal L’Essentiel dans le menu Informations ou directement à l’adresse aularge.lessentiel-mag.ch

2. Cliquez sur le lien S’enregistrer ou allez directement sur presse.saint-augustin.ch/senregistrer pour créer un compte avec votre e-mail et un mot de passe.

3. Rattachez votre abonnement papier à votre compte grâce à votre numéro d’abonné (commençant par 422… présent sur l’étiquette d’envoi de votre magazine papier) depuis votre page Mon compte / Mes abonnements.

4. Consultez vos mails, vous y trouverez une invitation à souscrire à un abonnement contenant l’accès au numérique.

5. Inscrivez-vous à la newsletter pour être informé de la mise en ligne d’un nouveau numéro.

Combien ça coûte ?

Pour 2023 avec l’arrivée d’une version numérique, les tarifs ont été adaptés comme suit :
Journal papier et numérique Fr. 47.–
Journal papier seulement Fr. 40.–
Journal numérique seulement Fr. 35.–

La solution ayant été développée par Saint-Augustin, elle va pouvoir évoluer en fonction des besoins et des désirs des paroisses et des lecteurs de tous les journaux L’Essentiel de Suisse romande ainsi que des évolutions technologiques.

Convaincus ? Donnons ensemble aux jeunes et familles le désir de lire vos contenus !

Chantal Salamin : webmaster de Saint-Augustin, heureuse d’œuvrer pour votre journal L’Essentiel – Au Large !

Dimanche 12 février 2023 à Vouvry: célébration de la confirmation

Ont reçu le sacrement de la confirmation des mains de notre évêque Jean-Marie Lovey, le 12 février : 
Vionnaz : Mélissa Bonvin, Noémie Bonvin, Lucie Gonzalez, Cyril Mariaux, Pauline Martenet et Justine Trisconi.
Vouvry : Beatriz Braz, Serena Coudray, Cindy Lopes, Ilenia Matte et Mattia Pignat.
Port-Valais : Manon Abiven, Julia Cultrona, Rayane Fracheboud, Tamyna Gonzalez-Lema, Ericka Pichonnaz, Richard Pichonnaz et Elisa Marotta.
Saint-Gingolph : Louane Ceppi.

Par Virginie Maret | Photos : Vincent Vannay

« Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir chrétien ?
Qui est Dieu pour vous ? Qui est Jésus pour vous ? Qui est l’Esprit Saint pour vous ?
Comment réagissez-vous si l’on insulte votre religion ? Pourquoi n’y a-t-il pas de solution pour faire la paix ? Avez-vous des moments de doute ? Avez-vous déjà ressenti la présence de Dieu ?
Est-ce que le fait d’être croyant vous apporte quelque chose ?
Est-il facile pour vous de demander le sacrement du pardon ? »

Voici des exemples de questions posées aux témoins rencontrés lors de la retraite et à l’évêque le jour de la confirmation. Questions et réflexions qui témoignent de l’intelligence, de la soif de connaissance et de la recherche de sens de ces jeunes confirmés 2023 ! Le parcours confirmation permet aux futurs adolescents / adultes de se poser de vraies questions et de trouver un espace de confiance pour tenter d’y répondre.

Entre l’animation de certaines célébrations comme la vigile Pascale, la rencontre de communautés, le partage de goûters, de jeux, et bien sûr un peu de caté, le cheminement est beau et riche en émotions…

En ce jour du 12 février 2023, le ciel est bleu et la météo est douce, mais il n’y a pas que le soleil qui rayonne ce jour-là et chacun prend part à sa manière au bon déroulement de la célébration.  Tous les confirmés se souviendront de ce jour béni et garderont dans leur cœur de beaux souvenirs.

Merci aux familles, aux paroissiens, aux chanteurs pour leur présence et leur soutien précieux. Merci aux parents qui ont accompagné le parcours et merci à l’équipe confirmation. Enfin merci à nos prêtres et à Mgr Jean-Marie Lovey, notre évêque.

Archéologie agaunoise

Par le chanoine Olivier Roduit | Photos : cath.ch / Raphaël Zbinden, DR

Le chanoine et archiviste Pierre Bourban (1854-1920) avait lu maints textes anciens qui racontaient les origines du monastère agaunois. Ces documents évoquaient des constructions inconnues dont les fondations devaient bien subsister. En 1896, aidé par des étudiants, il commença à creuser dans ce qui était encore la cour de récréation du Collège. Le site du Martolet révéla peu à peu ses trésors archéologiques. Les fondations des anciennes basiliques apparurent, permettant la compréhension des vieux écrits. Bourban eut la surprise de découvrir, réutilisées dans les constructions, des stèles portant des inscriptions latines. Leur étude révéla la présence d’une vie religieuse à l’époque celtique, bien avant Jésus-Christ. On trouve à Agaune des traces du culte de la tribu des Nantuates qui furent colonisés par les Romains et leurs divinités Jupiter, Mercure et autres Nymphes. Celles-ci disparurent avec la christianisation et la construction des quelque dix basiliques qui se succédèrent dès le IVe siècle.

Aujourd’hui, grâce au progrès des sciences archéologiques, historiques, linguistiques et muséographiques, visiteurs et pèlerins peuvent lire et comprendre plus de 2’000 ans d’histoire religieuse vécus sur le site de Saint-Maurice d’Agaune.

Jean-Marie Lovey en visite à Martigny

Lorsque nous préparions la visite pastorale de l’évêque à Martigny, le mot d’ordre était de présenter à notre évêque Mgr Jean-Marie Lovey et à son vicaire général Pierre-Yves Maillard, le quotidien de la vie de notre paroisse en toute simplicité et vérité. Après une semaine bien intense vécue juste avant Noël, nous pouvons nous réjouir de la vie de l’Eglise qui est à Martigny sous ses trois aspects principaux que sont la catéchèse, la diaconie et la liturgie.

Jean-Marie, berger parmi son troupeau.

Par Simon Roduit | Photos : Gérard Puippe, Simon Roduit, Marion Perraudin

La joie d’avant Noël – Même si la vie de notre paroisse est marquée depuis quelque temps par la maladie de notre curé Jean-Pascal, le quotidien d’une vie de paroisse les semaines qui précèdent Noël est plutôt chaleureux : les messes rorate au petit matin, dans l’ambiance toute recueillie de la lumière des bougies, les vins chauds conviviaux à la sortie des messes, ou encore les soirées du pardon pour se préparer à la fête de la Nativité de Jésus. L’évêque a ainsi pu confesser abondamment, accompagner les enfants des fenêtres catéchétiques et partager en toute simplicité avec les enfants et les mamans du foyer Abraham, beau lieu de la diaconie de notre paroisse.

« Tout à tous » – « Je me suis fait tout à tous » dit saint Paul, l’apôtre de la première évangélisation. C’est ce que notre évêque a réalisé ici à Martigny durant cette visite, passant d’une soupe de la pastorale de rue à une assemblée d’adorateurs, d’une rencontre d’un groupe de jeunes à une messe en petit comité dans un home. Dans toutes ces situations diverses, il a su avoir une parole pour chacun et chacune. 

La rencontre avec les autorités politiques de notre secteur nous a permis de réfléchir ensemble sur les défis de notre société actuelle, dans une attitude de collaboration et de service pour la population. 

Par son oreille attentive envers tous, l’évêque nous a montré un visage du Christ qui accueille et accompagne chaque personne sur son chemin de vie. Nous avons ainsi été encouragés dans nos réflexions pour nous faire proches de tous, annoncer l’Evangile et en vivre concrètement.

Une visite encourageante – Le nombre de mains serrées et de discussions partagées ont permis à notre évêque de sentir « l’odeur du troupeau », de se représenter les joies et les peines de la vie de nos communautés, puis de donner une parole qui a été ressentie comme un véritable encouragement. La rencontre de différents Conseils de communauté du Secteur fut un moment très beau : pouvoir exprimer librement les joies et les difficultés a suscité un partage d’idées fécond entre les différentes communautés. La grâce de la visite de l’évêque consiste spécialement dans cet élan suscité par le rassemblement autour d’un même pasteur. Lorsque nous sommes réunis, la vie circule mieux, le corps du Christ se construit plus harmonieusement.

Merci à notre évêque, Mgr Jean-Marie Lovey, pour cette semaine qui a permis à notre paroisse d’être réaffermie dans sa mission d’évangélisation.

Rencontre avec le groupe de jeunes.

Le nouveau Conseil de paroisse élu tacitement

Paroissiens et paroissiennes n’auront pas besoin de se rendre aux urnes. Il n’y aura pas de scrutin pour désigner les neuf membres qui siégeront au Conseil de paroisse ces cinq prochaines années. Une seule liste – celle émanant dudit conseil – ayant été déposée dans le délai imparti au 30 janvier dernier, le futur conseil de 9 membres – six anciens et 3 nouveaux – est élu tacitement.

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey

Certains dans la paroisse avaient émis le vœu qu’élection il y ait ! Donc que les paroissiens et paroissiennes puissent choisir. Il eut fallu qu’au moins deux listes soient déposées. Tel n’a pas été le cas. Du coup, la seule liste présentée, forte de neuf noms, rendait une élection tacite automatique. Rappelons que le Conseil de paroisse sera désormais composé de 9 membres (et non plus 12). Six anciens ont accepté un nouveau mandat et trois personnes ont accepté de figurer sur cette liste unique.

Les six anciens désormais réélus sont :

Les trois nouveaux membres sont :

Marie-Christine Mota, d’Estavayer-le-Lac : secrétaire paroissiale en préretraite (elle travaille encore à 30% jusqu’à la fin de cette année). Elle dit pourquoi elle a envie d’œuvrer dans le Conseil de paroisse : « Depuis plus de 30 ans, par un biais ou un autre, je me suis investie dans la paroisse d’Estavayer-le-Lac (catéchisme, conseillère, Eveil à la foi, confirmations, boursière, secrétaire,). En 2017, j’ai été engagée par l’UP Saint-Laurent au poste de secrétaire. J’ai été nommée secrétaire paroissiale au 1er janvier 2018. Je suis aujourd’hui à la retraite. J’ai un peu de temps et je pense pouvoir encore apporter un peu de mes connaissances à ce Conseil de paroisse dynamique. J’ai aimé collaborer avec cette équipe efficace. 

Alexandre Bersier, de Cugy : conseiller en assurances, cet habitant de Cugy siégeait déjà à la commission financière de la paroisse et nous a dit que, disposant d’une certaine disponibilité, il avait envie de donner un peu de son temps au service de la communauté paroissiale. 

Michel Clément, d’Estavayer-le-Lac : retraité – il a été durant 30 ans cuisinier à l’HIB – Michel Clément a la disponibilité lui permettant de se consacrer à cette fonction qu’il se réjouit d’exercer.

Obligé de se limiter à neuf membres, conformément aux directives de la CEC (Corporation ecclésiastique cantonale), le Conseil de paroisse, dans sa nouvelle composition, ne sera plus représentatif de toutes les communautés paroissiales alors que c’était le cas à douze durant ce quinquennat qui a suivi la fusion. C’est ainsi que la région ouest (Font-Châbles-Cheyres) ne sera plus représentée dans le conseil.

Le nouveau Conseil de paroisse sera assermenté le 29 avril prochain et entrera immédiatement en fonction. Lors de sa première réunion, début mai, il lui appartiendra de se répartir les diverses responsabilités (présidence, administration, finances, travaux, etc.) et aussi de désigner le ou la membre du conseil qui sera le / la répondant / e pour chacune des douze communautés paroissiales. 

Jubilaires de mariage

Les jubilaires de mariage, de gauche à droite : François et Isabelle Pilet (45 ans de mariage), Klaus et Marina Maranca (55 ans), Maria et Rosario Cultrona (50 ans), Aude et Grégoire Pillet (1 an) et leur bébé, Anne et Ami Cornut (35 ans). (Trois couples n’ont pas pu être présents.)

Noces d’orchidée, d’or, de vermeil, de rubis et de coton : cinq couples ont fêté leur jubilé de mariage à Vouvry le 11 décembre 2022 à l’église de Vouvry. Félicitations !

Texte et photo par Yasmina Pot

La cérémonie commence par un instant d’émotion lorsque l’organiste Alexandre Mariaux joue la célèbre marche nuptiale et que les jubilaires s’avancent lentement dans l’allée pour rejoindre leurs bancs. Cette cérémonie continuera en musique ; elle sera en effet animée par les chants de Marie-Rose Pythoud et, au moment de la communion, par un vibrant morceau de cornemuse joué par Anne Cornut, une jubilaire.

Il sera rappelé en début de cérémonie que l’amour conjugal est une expression de l’amour de Dieu pour les hommes. Pendant l’homélie, le curé Innocent parle du message du jour, l’espérance, dont nous avons tous besoin : « Jésus dit d’aller annoncer la bonne nouvelle. Dans la vie, il faut l’esprit de Dieu pour pardonner. L’espérance quant à elle nous permet de relever les défis, de faire les bons choix, de vivre heureux et épanouis. » Il ajoute que la présence des jubilaires en ce jour est en soi un message d’espérance. Il les félicite pour leur engagement.

Il conclut en souhaitant aux jubilaires et aux paroissiens présents que l’espérance les conduise à la joie de Noël.

Archéologie biblique

L’archéologie biblique consiste en l’étude du passé de la Terre Sainte (actuels Palestine, Israël, Liban, Syrie, Jordanie) et plus généralement de tous les territoires concernés par la Bible. Aujourd’hui, cette discipline se veut objective et les recherches sont effectuées sans préjugé.

Par Pierre Guillemin | Photos : Jean-Claude Gadmer, DR, Flickr

L’archéologie biblique pratiquée dès la seconde moitié du XIXe siècle partait des textes bibliques pour orienter les recherches. Mais en agissant ainsi les archéologues préorientaient leurs recherches introduisant un biais, c’est-à-dire un potentiel manque d’objectivité, dans leur démarche. 

De nos jours, les fouilles et recherches sont effectuées sans préjugé, sans lecture préalable des textes, afin de préserver le plus possible l’objectivité de la démarche scientifique. Ce n’est qu’une fois le travail des archéologues réalisé que l’on pourra comparer les conclusions scientifiques avec les textes religieux.

Dans le cas de la Chrétienté, où l’on parle alors d’archéologie chrétienne, le but est de vérifier les vérités essentielles de l’Ancien et du Nouveau Testament par la découverte de vestiges matériels des populations anciennes en cherchant, en fouillant les sols et en faisant les investigations et conclusions scientifiques qui s’imposent, sans interférer avec les textes bibliques ou des Evangiles. 

Si l’archéologie, et en particulier l’archéologie chrétienne, se veut scientifique, elle s’appuie sur une démarche précise basée sur les quatre règles fondamentales suivantes (communes à toutes les disciplines scientifiques) : la neutralité, la prise en compte des échecs, le doute et l’expérience pratique confirmant la théorie.

Mais cette démarche qui modèle nos esprits cartésiens n’est pas nouvelle. C’est celle de saint Thomas !

Visites papales

Rappelons-nous : lorsque Jésus ressuscite, Thomas l’Apôtre refuse de croire avant d’avoir vu les preuves de la Crucifixion : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous et si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous et si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirai pas. » Jésus répond : « Avance ici ton doigt et regarde mes mains ; avance aussi ta main et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais sois croyant », puis « parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » (Jean, 24-29).

Parmi les archéologues les plus connus ayant participé significativement à cette archéologie chrétienne, citons le père Michele Piccirillo (1944-2008), franciscain membre des frères Mineurs de la Custodie de Terre Sainte. Il est lié aux découvertes archéologiques du Mont Nébo, la montagne jordanienne d’où Moïse contempla la Terre Promise. Le 9 mars 2000, preuve de la reconnaissance du travail des archéologues et en particulier du père Michele Piccirillo, le pape Jean-Paul II visite le mont Nébo, au cours de son pèlerinage en Terre Sainte, suivi le 9 mai 2009 par le pape Benoît XVI au cours de son voyage apostolique dans la même région. Ces deux visites papales avalisent le travail des scientifiques et leur donnent leur valeur sacrée.

Jean-Paul II a visité le mont Nébo en mars 2000, en compagnie de Michele Piccirillo.

Citons deux exemples significatifs du travail des archéologues et de l’application d’une démarche scientifique à l’archéologie chrétienne.

La maison dite de Jésus à Nazareth

La demeure se situe sur le flanc d’une colline rocailleuse de Nazareth (Israël). Elle est érigée de murs de pierres et de mortier et, d’après les travaux de datation, remonterait au premier siècle de notre ère. Cette maison n’est pas une découverte récente. Elle est connue depuis 1880 par les sœurs du couvent de Nazareth, mais le lieu fait l’objet de nouvelles fouilles depuis 2006. Est-ce la maison où a grandi Jésus ? Les données archéologiques actuelles ne permettent pas de l’affirmer, mais on peut au moins dire que, si Jésus a bien vécu à Nazareth, il a habité dans une maison similaire.

De nombreux objets ont été trouvés sur le site : des morceaux de pots brisés, un volant de fuseau (pour filer la laine et autres fibres de tissu) et des récipients de calcaire. Ces différents indices laissent penser qu’une famille juive y vivait.

Une église a été érigée sur ce lieu, deux siècles après Jésus Christ. Elle porte le nom d’« église de la Nutrition ». L’étude des textes historiques montre que l’édifice fut abandonné vers le VIIIe siècle et tombait en ruine. Les Croisés, arrivés en Terre Sainte au XIIe siècle, ont alors entrepris de le restaurer. Ce qui laisse à penser que Byzantins et Croisés accordaient une importance très grande à ce site.

Mais venant s’ajouter aux conclusions, un document de 670 corrobore le fait qu’il s’agit de la maison de Jésus. Son auteur, l’abbé Adomnan, du monastère écossais de l’île d’Iona (nord-ouest de l’Ecosse), se fonde sur le pèlerinage de l’évêque gaulois Arculfe (pèlerinage de neuf mois réalisé plusieurs années auparavant) qui mentionne une église « là où il y avait la maison dans laquelle le Seigneur a été nourri dans son enfance ». 

Mais la recherche historique et scientifique ne peut prouver l’existence d’un évêque gaulois du nom d’Arculfe…

Le tombeau du Christ est situé au cœur
de l’église du Saint-Sépulcre. 

Le tombeau de Jésus – le Saint Sépulcre

Fin octobre 2016, pour la première fois depuis au moins deux siècles, le tombeau du Christ, situé au cœur de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, a été ouvert. 

Un phénomène inexpliqué s’est alors produit : lorsque la plaque de marbre posée au-dessus du tombeau présumé de Jésus a été déplacée, tous les appareils servant à mesurer la résonance électromagnétique du sol sont tombés en panne (principe de la résonance électromagnétique : en plaçant un objet dans un champ magnétique et en l’excitant avec une onde de fréquence adéquate, on peut connaître, grâce au signal qu’émet cet objet en retour, des détails sur sa composition chimique).

Une fois les appareils scientifiques remis en marche, les investigations effectuées sur le site confirment que les restes des pierres calcaires vénérées par des millions de fidèles comme l’un des lieux les plus saints du christianisme est bien le même site que celui découvert par les délégations de l’empereur romain Constantin, il y a près de 1700 ans.

Le mortier prélevé entre les amas de calcaire à la surface du tombeau et la dalle en marbre qui le recouvre a été daté aux environs de 345 après Jésus-Christ. Selon les récits historiques, le tombeau a été mis au jour par les Romains et recouvert en 326 de notre ère.

Selon des récits de pèlerins, le revêtement de marbre aurait été installé en 1555 au plus tard, et plus probablement au milieu du XIVe siècle.

Quand le tombeau a été ouvert, dans la nuit du 26 octobre 2016, les scientifiques ont été surpris par ce qu’ils ont découvert sous le revêtement en marbre : un autre revêtement en marbre, beaucoup plus ancien et gravé d’une croix, visiblement endommagé et reposant directement sur le tombeau originel en calcaire.

Les nouveaux résultats révèlent que la dalle de marbre inférieure a probablement été cimentée au milieu du IVe siècle sous les ordres de l’empereur Constantin, provoquant la surprise des historiens spécialisés dans l’histoire de ce monument sacré.

Principe fondamental

Les découvertes archéologiques constituent la meilleure source d’informations physiques sur la vie et l’époque des anciennes civilisations. L’archéologie biblique moderne cherche sans préjugé, sans idée préconçue, en respectant ce principe scientifique fondamental : « L’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence. »

L’église Saint-Joseph de Nazareth est construite sur les vestiges de l’église de la Nutrition érigée sur ceux d’une maison où aurait pu habiter Jésus. 

De la chrysalide au papillon

Demi-deuil et cirse des champs, Chemin-Dessus.

La raison et la pensée humaine ne sont pas parvenues à résoudre les questions relatives à la dignité de l’homme. Tous les efforts de l’humanisme triomphant se heurtent à l’impossibilité de répondre au problème du péché, du mal, de la mort. L’échec de l’homme autocentré s’expose dans un désastre exponentiel. Il défend sa liberté contre Dieu, dans la revendication sans limite de ses droits. Notre Créateur a pourtant ouvert le chemin vers la vie, la paix, la justice. Il a pris à son compte le péché, nous offrant en Jésus-Christ, la vie véritable qui n’habite pas l’homme naturel. 

Texte et gravure par Olivier Taramarcaz

L’homme absorbé – David donne écho à la pensée de ceux qui rejettent Dieu : « Il n’y a pas de place pour toi dans leurs pensées. » (Ps 86, 14) * « Jamais ils n’invoquent l’Eternel ! » (Ps 14, 3) L’athée (l’homme sans Dieu, moral ou a-moral), et le païen (l’homme-dieu, polythéiste ou ésotérique), enflés d’eux-mêmes, confinés dans leur pensée, s’affirment dans un temps borné dont ils attendent tout, ignorant pourtant tout de leur attente. Leur dépendance et leur attachement au flux tendu des événements du monde, ne leur laissent pas de répit, ni aucune place pour une espérance extérieure à leur perception sensible. Capté par son appétit, l’homme reste captif de ses désirs, dans une forme d’égarement actif. Il croit à sa raison comme si elle était raisonnable, et se complait dans l’animalité de son être sensible : je sens donc je suis. Martin Heidegger évoque « l’attente mondaine » de ceux qui n’ont d’autre but que de satisfaire leur vie naturelle : « Leur attente est absorbée par ce que la vie leur apporte. »1 

On peut rater le rendez-vous avec Dieu en l’ignorant, ou en se plaçant au-dessus de sa Parole, la Bible. Tout au long des Ecritures, les prophètes ont abondamment souligné l’attitude de l’homme sans limite, sans loi autre que celle de sa subjectivité : « Celui dont l’âme s’enfle au-dedans de lui […] ne demeure pas tranquille. […] Il est insatiable. » (Habakuk 2, 5) L’homme sans Dieu, comme l’homme-dieu, est saisi de cette soif jamais satisfaite, jamais rassasié de gaver son « moi », de déployer sa volonté de puissance, de se démultiplier devant l’écran de son ego, de gonfler la bulle de ses fantasmes. L’apôtre Jean observe que le Seigneur n’est pas le bienvenu dans la vie des hommes : « La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière. » (Jn 1, 9) 

L’homme désespéré – Depuis des millénaires, la pensée humaine s’active pour poser un socle de connaissance qui permettrait à l’humanité de progresser, selon le schéma mécaniste de l’évolutionnisme. Le constat est amer : malgré tous les savoirs et connaissances accumulés, toutes les découvertes successives, l’humanité ne connaît pas de « success story ». Elle ne peut ni se réjouir dans un « happy day », ni se projeter vers un « happy end ». Elle se trouve toujours plus prise en étau, entre ordre et chaos, dans l’incapacité de produire la justice, la paix, la sécurité, la joie, le repos. 

Henry David Thoreau a écrit : « La grande majorité des hommes mène une vie de tranquille désespoir. »2 Ils ont renoncé à considérer la possibilité d’une espérance. L’écrivain franco-américain Jonathan Littell décrit cet état d’enfermement : « Longtemps, on rampe sur cette terre comme une chenille, dans l’attente du papillon splendide et diaphane que l’on porte en soi. Et puis, le temps passe, la nymphose ne vient pas, on reste larve, constat affligeant, qu’en faire ? »3 S’appuyant sur la perspective biologique, le narrateur espère qu’il pourrait en être de même pour l’être humain que pour le papillon. Mais cela n’arrive pas. 

L’homme régénéré – Pourtant, chacun porte cette pensée d’un accomplissement, d’une libération intérieure. D’où cela provient-il ? La Bible nous éclaire : « Dieu a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité. » (Ecclésiaste 3, 11) Cette pensée, il ne peut s’en départir. Elle résonne dans la conscience comme un appel à se tourner vers son Créateur. 

Car l’homme n’a ni la capacité ni le pouvoir de s’engendrer spirituellement lui-même, de naître ou de renaître de lui-même (illusion bouddhiste). Dieu seul peut opérer, changer son cœur, le faire naître à la vie spirituelle. La nouvelle vie se manifeste par la confiance placée dans l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ, par la décision de lui abandonner mon être-mort, ma chrysalide, marqués par le péché qui me sépare de la présence de Dieu. En recevant la vie spirituelle de Dieu, je peux expérimenter la nymphose, être ressuscité dès aujourd’hui, par Christ, transformé en une nouvelle créature, comme le papillon. 

Bibliographie 
* Les citations sans numérotation sont tirées de la Bible, avec mention des passages. 
1 Martin Heidegger, Phénoménologie de la vie religieuse, Paris, Gallimard, 2012, 113. 
2 Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois, [1854], Paris, Gallimard, 1990. 
3 Jonathan Littell, Les Bienveillantes, Paris, Gallimard, 2006.

Ohé les jeunes, des rendez-vous pour vous!

Les jeunes ne pratiquent plus ! Les jeunes boudent l’Eglise ! Faux ! Mais ils souhaitent des rendez-vous différents, des célébrations adaptées, de la musique plus moderne, etc. Présentation de nombreux rendez-vous qui leur sont proposés cette année.

Par Claude Jenny

Le grand rendez-vous des JMJ à Lisbonne

L’événement de l’année, ce sont évidemment les JMJ 2023 (Journées mondiales de la jeunesse) qui se dérouleront du mardi 1er août au dimanche 6 août à Lisbonne. Ce rassemblement sera honoré de la venue du Pape qui sera présent du jeudi au dimanche et célébrera notamment la messe de clôture. Les JMJ sont une occasion rare de rencontrer des jeunes chrétiens du monde entier. Après Cravovie en 2016 et Panama en 2019, ils seront nombreux les francophones à se rendre en terre portugaise. Les JMJ s’adressent aux catholiques de 16 à 30 ans. Il est encore temps de s’inscrire ! Pour le canton de Fribourg, renseignements sur www.jmj.ch ou sur www.cath.ch/région-dicésaine/pastotale-des-jeunes ou encore auprès de paul.salles@cath-fr.ch

Le festival Opensky à Fully

L’Opensky est sans doute le plus important festival destiné aux jeunes catholiques en Suisse romande. Il attire un bon millier de participants à Fully pour une journée riche d’un programme chaque fois alléchant ! Cette année, le rendez-vous est pris pour le samedi 18 mars. Ces jeunes vont conjuguer foi et festivités, avec une place importante consacrée à la musique mais aussi des témoignages, des jeux et une célébration conduite par deux évêques, Mgr Jean-Marie Lovey et Mgr Alain de Raemy.

Programme détaillé sur cette affiche.

Le festival Crossfire à Belfaux

Au niveau cantonal, un grand rendez-vous de l’année est le festival Crossfire dont la troisième édition aura à nouveau lieu à Belfaux, le samedi 17 juin dès 14h30.

Informations sur www.crossfire-festival.ch

A signaler que des messes Crossfire ont lieu régulièrement dans la région notamment le samedi 18 mars à 17h30 à Payerne et le dimanche 7 mai à 10h à Marly.

A signaler aussi :

Journée régionale de la jeunesse

La journée régionale des jeunes de la Broye aura lieu le samedi 3 juin à Notre-Dame de Tours.

De nombreux pèlerinages jeunesse

Les jeunes ont aussi la possibilité de participer à des pèlerinages organisés à leur intention, notamment un pèlerinage à Rome du 17 au 21 avril, un autre à pied à la découverte des chapelles, à Lourdes, etc.

Toutes informations utiles sur https://www.cath-fr.ch/region-diocesaine/pastorale-des-jeunes/ ou, au niveau régional, auprès de lazare.predakaj@cath-fr.ch ou auprès des aumôneries des CO et du gymnase de la Broye.

Une messe pour les amoureux!

Le 11 février a eu lieu en l’église de Vionnaz une messe pour les amoureux, une occasion de se sentir renouvelés et fortifiés dans son amour ! Le conseil de communauté avait pensé à tout, le choix des textes, la déco, les témoignages, quel beau moment ! A refaire.

Par Maryline Hohenauer | Photo : Vanessa Gonzales

C’est en 1496 que le pape Alexandre IV a décrété que saint Valentin serait le patron des amoureux, mais lors du concile Vatican II, la réforme liturgique ne l’a pas repris dans le calendrier des saints. Qu’importe, notre religion est la religion de l’AMOUR, alors à l’approche de la Saint-Valentin, nous célébrons les amoureux, de tous les âges, de toutes situations, ils étaient là, les fraichement amoureux, les fiancés, les amoureux non mariés, les jeunes mariés, les couples jubilaires mais aussi des amoureux de la vie, les amoureux de Dieu !

L’homélie a été riche en partage, dans la simplicité, plusieurs couples ont témoigné de leur joie et de leurs difficultés dans leur Amour. Ce fut un joli moment avec des clés pour être heureux ! Savoir se dire pardon, ne pas se coucher fâchés, garder en mémoire les beaux exemples des couples qui sont heureux, garder l’humour dans l’amour, diminuer son orgueil, oser se dire « oui » comme au premier jour, même si ce n’est pas évident.

Pour marquer la célébration en posant un geste concret, chacun a reçu un petit cœur pour y inscrire sa prière personnelle : que ce soit un pardon, un s’il vous plait, ou un merci, ces intentions ont été offertes et les petits cœurs attachés à des branches de noisetiers. 

Le 11 févier l’église célébrait aussi Notre Dame de Lourdes, nous lui avons confié tous les amoureux. 

La piscine de Bethesda

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

Ce n’est pas l’exactitude archéologique qui fait la vérité des événements rapportés par les deux Testaments. Même si les fouilles n’ont pas trouvé de vestiges des colonnes constituant un « portique » dans la piscine probatique, ce qui compte, c’est la réalité de la guérison de l’infirme par Jésus, qui soigne l’homme tout entier (Jean 5, 1-18).

Le nom du point d’eau varie entre Bethesda, ou Bethsaïde en hébreu, c’est-à-dire « maison de la miséricorde (beth-hesed) et Bethzata en araméen. Si l’archéologie est précieuse, c’est pour signifier que la Révélation ne se situe pas en des lieux illusoires ou dans un temps mythologique, mais qu’elle est ancrée dans l’histoire et dans le temps, au nom même de l’Incarnation de notre Dieu dans la réalité des hommes.

Le cinquième portique, dont parle l’évangile de Jean, coupait le quadrilatère en deux espaces où se rassemblaient les eaux, utilisées ensuite au temple. Mais à côté de ces deux réservoirs se situaient encore d’autres bassins plus petits, rattachés notamment à un sanctuaire païen de guérison.

Jésus relève le paralysé, réduit depuis si longtemps (38 ans) à son état parce qu’il n’arrivait pas à être plongé dans la piscine au moment où l’ange du Seigneur descendait pour y faire bouillonner l’eau. Le Christ se présente ainsi comme le véritable guérisseur, celui qui donne et restitue la vie du corps et de l’âme. Lorsqu’il rencontre à nouveau l’infirme guéri dans le temple, le Fils de l’homme invite le bénéficiaire de l’acte salvifique à se convertir. Car rien ne sert de recevoir une grâce de libération corporelle si elle ne s’accompagne pas d’un changement de vie spirituelle. Le miracle accompli est donc le signe d’une résurrection globale de l’âme et de l’esprit.

Plus les découvertes historiques permettent de situer concrètement les œuvres de Jésus-Christ, plus celles-ci apparaissent comme crédibles à nos intelligences contemporaines, plus notre connaissance s’étoffe. Reste que la vérité du texte scripturaire échappe aux recherches scientifiques et se place sur le registre théologique du salut que le Seigneur offre à l’humanité.

Témoignage d’espérance d’un apprenti missionnaire

« Karibu », c’est-à-dire bienvenue !

Par le Chanoine José Mittaz | Photo : DR

Depuis plusieurs mois, je vis une aventure missionnaire sur les pas de l’abbé Adrien Cishugi et Paul Bulyalugo en République démocratique du Congo dans la région de Bukavu. Alors que la Suisse situe en zone rouge le Nord et le Sud Kivu, je découvre combien cette terre meurtrie est riche d’une espérance vécue au quotidien, celle que je désire partager avec vous lors d’une soirée témoignage le mercredi 22 mars à 19h30 à la salle N.-D. des Champs à Martigny. 

A la prison de Bukavu ou au foyer Heri Kwetu, je suis témoin que la misère se laisse parfois traverser par une espérance, celle de tous ces visages humains qui, au jour le jour, choisissent la vie malgré tout. La rencontre avec les personnes vulnérables me transmet une douceur plus forte que le sentiment d’injustice. 

Avec la participation du Chœur des Familles. 
Un chapeau recueillera votre offrande en signe de solidarité. 
A découvrir : www.amisdebukavu.com

Premières impressions de mon séjour sabbatique au Togo

En joyeuse compagnie…

Cela fait maintenant un mois que je réside à Aneho, au Togo, au presbytère de la cathédrale Saint-Pierre et Paul où travaille l’abbé Antoine. J’avais déjà eu l’occasion de découvrir le Kenya, le Sénégal et le Togo par deux fois, mais c’est une expérience toute différente que je vis en ce moment. L’Eglise m’a permis de vivre un temps sabbatique de 3 mois : une chance, un cadeau ! Temps sabbatique pour me ressourcer, découvrir de nouveaux horizons, m’enrichir de nouvelles expériences !

Texte et photos Par Gérard Dévaud

En un mois, que de belles découvertes ! Ici, tout est vrai, direct. Le contact se fait très facilement. C’est ainsi que dès mon arrivée, je fus accueilli et intégré par les jeunes de la paroisse. Et très vite, je découvre la vraie réalité de ce si beau pays : la précarité des gens, mais aussi leur richesse intérieure. Et pour la plupart des personnes rencontrées, cette richesse est alimentée par une foi profonde en Jésus-Christ.

Toutes les journées commencent par la messe de 6h, pour confier au Seigneur le travail et les différentes activités. J’ai la chance de vivre à la cure avec une équipe de prêtres. Tout est ainsi confié à Dieu. 

J’accompagne un catéchiste pour des rencontres avec des enfants qui se préparent au baptême, ceci deux fois par semaine en fin de journée, à la sortie de l’école. Leçons très denses pour ces enfants qui doivent tout mémoriser par cœur ! Mais leur vie de foi ne s’arrête pas là. Le jeudi, après le caté, ils participent à l’adoration du Saint-Sacrement et le dimanche ils animent une des messes. Ils s’engagent également le samedi matin pour le nettoyage de la cour, du jardin, des salles et des couloirs de la cure ! 

Le mercredi, je vais au collège Saint-Pierre et Paul (le CO) pour des cours de religion et d’éthique. La deuxième semaine, j’ai été catapulté devant une classe de 45 jeunes pour animer un débat sur la sexualité, l’avortement et la grossesse non désirée ! Un vrai baptême du feu pour moi, mais un très beau moment d’échange et de partage avec ces jeunes.

Et le dimanche, je retrouve tout ce petit monde lors des messes très animées à la cathédrale.

Mais rassurez-vous : je sors aussi de la cure pour me promener et me balader dans les rues d’Aneho, au bord de l’océan et du lac Togo tout proche. Et là, le contact avec les gens se fait très facilement, surtout avec les enfants. On m’appelle papa, ou le Togolais blanc ! Ils m’ont déjà adopté !

Autres moments riches en émotion : les retrouvailles avec les filles-mères du centre God-is-love Saint-Laurent Estavayer créé par le père Antoine, la visite du dispensaire des sœurs hospitalières conduites par Sœur Elisabeth, la visite d’un centre socio-professionnel, visite de JB sérigraphe qui confectionne des ornements liturgiques, journée d’échange des jeunes sur le thème des réseaux sociaux, etc. Mais le plus riche et le plus fort, ce sont toutes les fois où l’on m’accueille dans la simplicité d’une pauvre maison, avec peu de choses, mais des sourires et une chaleur humaine incroyable.

Oui, le Père Guy Gilbert a raison : « L’Eglise renaîtra si nous puisons chez les pauvres la lumière de Dieu ! »

Aller vers les plus pauvres

« Aller vers les plus pauvres, c’est là que doit se trouver l’Eglise. … Jésus-Christ ne s’est pas entouré de savants, de super diplômés, il est allé chercher des pauvres types. L’Eglise catholique est née de cette pauvreté extraordinaire du Christ, elle renaîtra si nous puisons chez les pauvres la lumière de Dieu. »
Père Guy Gilbert

Le parcours Alpha sur le Haut-Lac

Qu’est-ce que le parcours Alpha? Réponse ici par une participante de ce parcours qui nous conduit à (re)découvrir ou à approfondir notre foi chrétienne.

Texte et photos par Vanessa Gonzalez

Depuis le 19 janvier 2022, un groupe de 15 personnes, des hommes, des femmes, un couple de fiancés, une mère et sa fille jeune adulte, des collègues de travail venant des paroisses de Port Valais, Vouvry, Vionnaz, Colombey-Muraz et même du Val d’Illiez se sont réunies pour vivre le parcours Alpha (à la cure de Vouvry).

Le parcours Alpha, c’est une dizaine de soirées et un magnifique week-end de retraite à Bex étalés sur une année pour parler de Dieu. Ce parcours est une façon simple de réfléchir au sens de la vie, une occasion de découvrir ou redécouvrir les bases de la foi chrétienne.

Chacune de nos rencontres a été incroyablement encadrée par Stéphanie et Christophe, qui nous ont guidés par leur conviction, leur foi, leur capacité à partager et leur douceur. Tout ça m’a beaucoup marquée parce qu’ils n’étaient pas dans le prosélytisme mais dans une démarche d’accueil. Nos animateurs nous ont tout de suite mis très à l’aise dans des réunions où aucune question n’est considérée comme trop simple ou trop taboue. 

Nos soirées débutaient par un repas pris ensemble, suivi d’une courte vidéo sur un thème comme : « Qui est Jésus » ou « Comment prier ». 

Après la vidéo, la soirée se poursuivait par un échange entre tous les participants pour partager notre ressenti et notre démarche personnelle en rapport avec le thème. Nous avons réfléchi, entre autres, sur la grâce de Dieu, le salut, la foi, l’espérance, la charité, la miséricorde, le pardon, la solidarité, le bien et le mal, l’Esprit Saint, la lumière, les ténèbres et la Bible.

Pendant nos échanges, j’ai nourri ma foi grâce aux apports de chacun. J’ai pris énormément de notes et écris pleins des mots clés qui me permettent d’avancer dans les pas de Jésus.

Ce qui m’a particulièrement intéressée avec le parcours Alpha est qu’il ne se concentre pas sur la doctrine et ne cherche pas à enseigner le caractère ou les attributs de Dieu, mais permet d’une manière décontractée d’échanger, discuter et découvrir Dieu quels que soient nos opinions, notre âge, notre confession, croyance. Nous avons pu argumenter sur nos divers points de vue en parlant librement et simplement sans peur du jugement et c’était rafraichissant. 

La convivialité, le non-jugement et l’empathie qui ont marqué nos rencontres m’ont été infiniment précieux… Ces moments informels, sans engagement et hors du temps ont été le lieu de rencontres que je n’aurais pas eues sans cela. Les participants m’ont touchée par leurs doutes et leur fragilité. Nous étions vraiment un chouette groupe et nous avons construit une communauté d’amis. 

En conclusion, à la fin du parcours, personne n’a envie de dire stop, et nous voulons continuer cette fantastique expérience et nous avons des projets pour continuer à approfondir notre foi ensemble autour de soirées « spaghetti philosophiques » par exemple. 

Parce qu’ensemble avec l’amour de Dieu c’est plus facile ! To be continued…

Les paroisses catholiques du Haut-Lac proposent également deux autres parcours :

Evangile à la maison et Vie et Foi 
Infos : secrétariat – 024 481 65 28

Le prochain parcours Alpha commence le vendredi 17 mars 2023 à 19h à la maison de paroisse de Vionnaz. Pour tous renseignements, contactez Christophe au 079 427 54 94 ou Stéphanie au 079 610 90 24.

La foi qui nous rassemble et nous réunit.

La connaissance comme antidote

La « confession de Saint-Pierre » est une chapelle de la basilique Saint-Pierre qui est, selon la tradition, édifiée sur le tombeau de l’apôtre Pierre.

Par Thierry Schelling | Photos : DR

En février 2022, le pape François écrit une lettre pour le bicentenaire de la naissance du grand archéologue de l’histoire des premiers temps chrétiens, de Rossi, rappelant que la connaissance de l’histoire de l’Eglise est le meilleur antidote contre les extrémismes de tous acabits, et qu’il est du devoir de Rome de préserver son histoire dans la pierre, innombrable et riche.

Catacombes et nécropoles

C’est Pie IX déjà qui avait senti l’importance de sauvegarder les catacombes romaines… C’est lui qui institua une commission d’archéologie sacrée pour prendre soin des lieux anciens liés aux chrétiens de Rome.

Parmi ces lieux, immanquablement, les catacombes et nécropoles, dont… la tombe de Pierre. 

Tombe de Pierre : acte 1

Des restes d’ossements humains et animaux, une inscription – un graffiti, plutôt – sont d’abord retrouvés en 1942. Pie XII les fait placer dans sa chambre,
en demandant le secret absolu… et de plus amples analyses !
Puis, c’est la découverte de la nécropole sous la basilique, par Kaas, utilisée les tout premiers siècles pour y enterrer aussi des chrétiens… Un journaliste « cafte », et Pie XII doit annoncer publiquement qu’« on a retrouvé la tombe de saint Pierre » alors même que la science n’a pas terminé ses investigations.

Tombe de Pierre : acte 2

En 1953, dans la même nécropole, un autre ensemble d’os est mis à jour, qui se révèlent être ceux d’un homme de 60-70 ans : serait-ce Pierre ? L’archéologue en chef pousse l’enquête plus loin et acquiert la conviction que les os sont bien d’un sexagénaire vieillissant…

En 1968, Paul VI annonce que les reliques sont bien celles de saint Pierre, « de manière convaincante ».

Tombe de Pierre : acte 3

C’est Paul VI qui, en 1968, pourra annoncer que ce sont les reliques de saint Pierre « de manière convaincante ».

Et depuis, l’ostension de ces ossements à la messe de clôture de l’année de la foi (2013) et le cadeau de fragments au patriarche Bartholomée de Constantinople, en signe d’espérance d’une union des deux Eglises (2019) font écho au chant grégorien « Pierre, tu es pierre… » !

Bâtissons des ponts

Par Pascal Tornay | Photos : Marion Perraudin, Pascal Tornay

Un pont, ça relie ; ça ouvre des possibilités ; ça permet de franchir des obstacles. C’est le lieu du passage entre deux univers. C’est, potentiellement aussi, le lieu de la rencontre et de la réconciliation. C’est donc tout naturellement à l’aide de ce symbole que les paroisses réformée et catholique ont proposé une petite démarche lors des messe et culte célébrés conjointement les 22 et 29 janvier derniers.

Chacun était invité à se demander : « Quelle pierre à l’édifice puis-je apporter à l’unité entre les chrétiens ? » Il s’agissait concrètement d’inscrire sur des briques symboliques un mot significatif ou son propre prénom et de le coller sur le pont de manière à le voir se façonner au fil des célébrations. Au centre du pont, figurait un cœur. La clé de voûte de ce pont de l’unité : c’est le Christ Jésus. Pas d’unité possible, que très superficielle sans lui. « La pierre d’angle qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » dit le psalmiste. Ps 117 (118).

Démarche lors de la messe du 29 janvier à Martigny-Ville.
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