Par l’abbé Darius Kapinski Photos : Georges Losey, Africanum
Le nouveau Pape a choisi le nom de Léon, qui fait directement référence au pape Léon XIII (pontificat de 1878 à 1903) et c’est surtout son encyclique « Rerum Novarum » (sur l’engagement social) qui nous vient à l’esprit. C’est le Pape qui s’était engagé pour défendre les droits des travailleurs. Il a créé l’enseignement social catholique, en répondant au grand défi non seulement du communisme, mais aussi du capitalisme sans Dieu, avec un visage inhumain.
Si Léon XIV choisit ce nom, c’est certainement qu’il est conscient de la nécessité de chercher des remèdes aux inégalités, au mal et aux drames qui tourmentent le monde contemporain.
J’espère qu’en tant que missionnaire (des années passées au Pérou), le nouveau successeur de Pierre restera fidèle à la ligne de François et de ses prédécesseurs en matière de migration et à la mission aux périphéries.
Robert Prevost était religieux, général de son ordre, ce qui signifie qu’il possède des compétences en gestion. Appartenant à une vieille tradition monastique d’un ordre mendiant, il a l’expérience de l’Eglise pauvre.
Les cardinaux ont reconnu que l’Eglise a besoin d’une poursuite de la réforme par les religieux.
Rendons grâce au Seigneur et soutenons son serviteur Léon par nos prières.
La « Nuit des églises », qui s’est déroulée le vendredi 23 mai dernier à Estavayer-le-Lac, a connu un joli succès ! Une centaine de personnes ont participé aux diverses composantes d’un programme copieux et attractif.
Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey, Gérard Dévaud, Claude Jenny
Organisée sous l’égide de la plateforme œcuménique staviacoise, cette soirée spéciale a été organisée conjointement par la paroisse catholique Saint-Laurent-Estavayer et la paroisse réformée d’Estavayer-le-Lac et de la Broye fribourgeoise. La « Nuit des églises » est une manifestation relativement nouvelle, mais qui a connu une multiplication d’initiatives cette année dans les églises romandes, spécialement à Genève et dans quelques paroisses fribourgeoises. Les organisateurs staviacois « ont fait fort » en préparant un programme particulièrement riche.
Des séquences qui ont permis aux participants de fréquenter les trois lieux de culte staviacois. D’abord la chapelle du Monastère des dominicaines avec, en fin d’après-midi, la célébration des vêpres animée par les moniales, chaque jour, pour remercier le Seigneur des bienfaits de la journée. Une célébration avec le chant de psaumes selon un rituel qui fut une découverte pour les non-initiés.
Au temple et à la collégiale, les enfants ont été choyés par plusieurs animations. L’escape game aménagé dans le temple a connu une belle fréquentation puisque plusieurs séances ont affiché complet. A la collégiale, c’est un jeu-découverte instructif qui avait été préparé et qui a obligé enfants et parents à déambuler dans tous les coins de l’église. Une scène tout à fait inhabituelle et l’occasion de découvrir des trésors cachés en circulant partout, y compris dans le chœur et à la sacristie !
Là-haut vers l’horloge, là-haut vers l’orgue
Au chapitre « attractions », un nombre important de visiteurs ont profité de l’occasion de pouvoir monter dans la tour du clocher pour bénéficier d’un exposé sur le fonctionnement de l’horloge et des cloches. En parallèle, l’organiste Philippe Marchello a donné plusieurs démonstrations de cet instrument majestueux qu’est un orgue. Deux animations qui ont donné un caractère « fun » à cette soirée.
Des pistes de réflexion
L’ambiance fut plus philosophique à la salle de « La Grange » pour le débat proposé sur le thème « Faut-il éliminer les religions, pour un monde plus pacifique ? ». La réponse de l’assemblée fut un large non ! Mais les échanges furent animés et propices à des réflexions qu’il faudrait prolonger dans un autre cadre pour façonner une Eglise un peu différente ! A l’heure de la réflexion sur la synodalité, ce moment de partage était fort judicieux et superbement préparé et animé par le pasteur Luc Nirina Ramoni, avec un morceau de rap en introduction et divers témoignages intéressants récoltés lors d’un sondage sur les réseaux sociaux.
Communion par le chant
Le rendez-vous final de cette soirée fut la prière de Taizé pour laquelle tous les participants ont été réunis dans le chœur de la collégiale, illuminé par les lanternes de la « Nuit des églises ». Une atmosphère propice au recueillement entrecoupé de plusieurs chants du répertoire de Taizé. Les deux organisateurs principaux de ces cinq heures de partage œcuménique – Nicole Monnard pour la paroisse catholique et le pasteur Luc Nirina Ramoni pour la paroisse réformée – ont donné joliment de leurs voix pour emporter l’assemblée dans un beau moment de partage.
Le succès de cette « Nuit des églises » devrait appeler à une nouvelle édition ! Rendez-vous peut-être dans deux ans !
La «Nuit des églises» à Estavayer en images
Un reportage en images pour refléter le riche programme de la « Nuit des églises » du 24 mai dernier.
Dans la partie centrale du vitrail, le saint est entouré d’hommes aux atours médiévaux.
Par Amandine Beffa | Photo: Jean-Claude Gadmer
Le vitrail réalisé par Alexandre Cingria, pour ce qui était alors l’église Notre-Dame de l’Assomption, est composé de sept parties. Il présente des aspects de la vie de saint Nicolas de Flüe.
Avant son appel, Nicolas était marié et père de famille. Cette première partie de sa vie est symbolisée par la zone située en bas à gauche de la rose. La ferme représentée dans les tons rouges évoque la maison familiale du saint. Comme en réponse, en bas à droite, se trouve la chapelle de l’ermitage. Il n’est pas anecdotique que Cingria ait choisi de faire figurer ces deux lieux, Flüe et le Ranft. En effet, ces deux maisons font partie d’une même mission confiée par Dieu à Nicolas.
Dans la partie centrale du vitrail, le saint est entouré d’hommes aux atours médiévaux. Le personnage à droite, coiffé d’un chapeau à la plume imposante, semble prêt à dégainer son épée. Nicolas se tient les mains élevées, comme pour appeler au calme ou pour prier. L’épisode rappelle la Diète de Stans en 1481. Intervenant par courrier, le saint avait alors permis d’éviter une guerre entre les confédérés.
Les parties en haut à gauche et en haut à droite évoquent des scènes contemporaines à la période de création de l’œuvre. Le vitrail date de 1941. Cingria a représenté des militaires ainsi que la population, tous en prière, tournés vers Nicolas de Flüe. Dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale, tous se tournent vers le saint pour qu’il intercède pour la paix.
Tout en haut du vitrail, le Christ est représenté en gloire, couronné. Une épée et un casque médiéval (à droite) ainsi qu’un crâne et un fusil sont représentés.
Tout en bas, la dépouille de Nicolas est déposée dans une châsse. Juste au-dessous est inscrit en latin : « ALTARE NICOLA DE FLU PATRIAE PATRIS », autel du Bienheureux Nicolas de Flüe, patron de la patrie (il n’a été canonisé qu’en 1947). Le saint est aujourd’hui patron principal de la Suisse.
« Du monde dans les églises ! », s’étonnent des journalistes, tant le Mercredi des Cendres qu’aux Rameaux ou même à Pâques ! Et chacun y va de son analyse… Bien sûr que cette affluence contredit leur ritournelle sempiternelle : « Les églises se vident », et ce, depuis…des décennies ! Il semblerait donc que non. Du moins cette année…
C’est louper le « comment ça marche » de la foi chrétienne que de s’époumonner dans un sens ou dans un autre : plus de monde dans les églises et les temples a de multiples raisons qui s’entrecroisent. Ce n’est pas juste ce que diront les « modernistes » ou les « traditionnalistes ». Ce n’est pas juste des causes mathématiques, sociologiques, existentielles. Ce n’est pas non plus parce que tel ou tel curé sait y faire (attention à ne pas devenir gourou !). C’est un peu de tout cela mais… et Dieu dans tout ça ?
Pour accompagner nombre d’adultes qui demandent le baptême (et souvent communion et confirmation avec), je suis enthousiaste de voir la variété des parcours de ces appelé.e.s : pas un pareil à l’autre ; leur tranche d’âge est à peu près leur seul point commun. On ne peut du coup plus les « ranger » dans des tiroirs : « Toi, tu feras deux ans de préparation ! » Non. Ce n’est plus le modèle scolaire qui détermine la catéchèse désormais : finies les « leçons de catéchisme », bye bye les catéchistes « maîtresses d’école » (avec discipline, quiz et récompense !), adieu les « examens d’aptitude » qu’étaient, souvent, les retraites… Certes, derrière tout ça, il y avait le souci légitime que les concerné.e.s soient prêt.e.s. Et l’évolution d’un enfant est différente en la matière que celle d’un adulte… Quoique.
Mais à la question : que signifie être prêt ?, souvent, la réponse est de l’ordre du savoir. Parce qu’ils savent faire le signe de croix, parce qu’ils savent le Notre Père… Mais alors, pour reprendre les Actes des Apôtres, à l’épisode de l’eunuque éthiopien qui, lisant Isaïe (même pas un Evangile…), rencontrant un témoin – l’apôtre Philippe – et échangeant avec lui qui lui explique deux-trois trucs, une fois ce « savoir minimum » assuré, que s’est-il passé ? Deux ans d’attente ? Non. « Il y a de l’eau, puis-je être baptisé ? – Et Philippe le baptisa. » Point barre. C’est probablement APRÈS la réception du sacrement que l’eunuque est devenu témoin et donc a continué à nourrir sa foi – parce que Dieu Lui aussi s’était désormais engagé ad vitam æternam, de par le sacrement reçu, auprès de ce cheminant… Dieu a agi de Son côté aussi car après le baptême, la soif a été encore plus grande mais désormais, la source était en lui !
Nous sommes à un changement d’époque dans la manière de catéchiser, pour ne pas dire d’évangéliser. En cela, et feu le pape François et notre évêque Charles Morerod le répètent exponentiellement. Il n’y a qu’à lire les « Orientations diocésaines » de Lausanne-Genève-Fribourg pour se rendre compte du virage que nous prenons. Et ce, grâce à une écoute et un accueil des cheminants eux-mêmes, une attention à qui demande un sacrement qui respecte son cadre de vie, son rythme de vie, ses disponibilités de temps et mentales – tout comme fait Dieu, justement !
Peut-être que ce début d’année 2025 accentue le désir d’aller de l’avant vers l’appartenance à une communauté clairement définie – l’Eglise catholique-romaine, l’Eglise protestante de Genève… Mais pas que. Dieu appelle toute l’année et pas en septembre pour commencer les programmes modelés sur l’année scolaire ; Dieu appelle chacune et chacun là où elle ou il se trouve en chemin. Dans l’Evangile, les disciples d’Emmaüs cheminaient tout dépités, une femme prise en flagrant adultère se retrouve à la croisée des chemins de vie ou de mort, les disciples sont envoyés deux par deux « sans sac, ni sandale, ni bourse, ni manteau », à la merci de la générosité du tout-venant… et chacun, chacune, expérimente à un moment donné le Christ source de vie, de résurrection, de joie ! Oui, les appels de Dieu sont aussi variés que les parcours de vie sont variés et aussi nombreux que les étoiles du ciel…
Et Dieu peut connaître chaque personne au plus intime d’elle-même, de lui-même, et y susciter un désir. Et peut-être devenons-nous plus attentifs à entendre et accueillir cette diversité, désormais selon un procédé « à la carte » – rencontre en tête-à-tête – et cadencé par de grands rassemblements réguliers qui peaufinent littéralement le chemin de Dieu vers l’Homme et de l’Homme vers Dieu.
Vingt ans de catéchèse ou quarante ans de presbytérat ne font pas de la catéchiste ou du prêtre une personne plus prête à recevoir le Corps du Christ – ce serait tomber dans l’élitisme de la secte ! Ou alors la pratique anesthésie l’incroyable : Dieu se met à nos pieds pour être aimé ; Dieu se met à mon service pour me faire grandir – c’est le sens du lavement des pieds du Jeudi saint.
Car c’est aussi de cela qu’il s’agit : ces foules dans nos lieux de culte, certes, sont bigarrées… Il y a les habitués qui ne distinguent peut-être plus trop leur gauche de leur droite et pratiquent, tout simplement (mais ont-ils tous encore la foi ?) ; il y a des « réflexifs » : oh, Noël et Pâques, on y va, c’est teeeeeeeellement important pour notre famille (et le reste de l’année, soit 363 jours ?) ; il y a des anxieux : la fin du monde, le péché originel, Trump, Poutine, ma voisine Fatima… ; et il y a les « mystiques », celles et ceux qui, initiés aux mystères de l’Amour de Dieu en Jésus par l’Esprit, révèlent à autrui ce qui se vit dans leur intime et leur vie publique. En fait, Dieu appelle vraiment tout à chacun.e dans son quotidien tel qu’il est et là où la personne se trouve ; à nous les témoins de l’Evangile de les rejoindre dans leur chariot (cf. histoire de l’eunuque éthiopien des Actes) pour nous aussi nous laisser évangéliser !
A la fin du XIXe siècle, l’électricité était considérée comme un « jus occulte » qui « coulait comme par magie ». Ses utilisations restaient très limitées et seules de très grandes bobines étaient utilisées à l’époque pour produire du courant continu alimenté par des batteries.
Trois scientifiques se distinguent alors dans leurs recherches autour du phénomène électrique. Thomas Edison, Guglielmo Marconi et Nikola Tesla. Ce dernier, bien que n’ayant pas achevé ses études d’ingénieur (ce qui lui vaudra de nombreuses critiques de la part de la communauté scientifique), se distingue par ses intuitions géniales (qui conduiront au dépôt de plus de 300 brevets) comme la mise en œuvre du courant alternatif ou la transmission sans fil.
Elevé dans la religion chrétienne orthodoxe, Nikola Tesla attribue ses idées géniales à la puissance de l’Esprit. Il dit : « Le don de force mentale vient de Dieu, de l’Etre divin, et lorsque nous accordons notre esprit à cette vérité, nous sommes en harmonie avec cette Grande Puissance. Ma mère m’a appris à chercher toute la vérité dans la Bible. » Gravement atteint par le choléra dans son enfance, il déclare : « Je suis convaincu que mon sauvetage n’était pas un hasard, mais l’œuvre d’une puissance divine. L’effort d’un inventeur est essentiellement salvateur. Qu’il rassemble des forces, améliore des appareils ou crée de nouvelles commodités, cela contribue à la sécurité de notre existence. »
Ainsi, l’œuvre de Nikola Tesla s’inscrit dans une longue quête de la compréhension de l’énergie de l’univers qu’il attribue aux phénomènes électriques et électromagnétiques. Il fonctionne suivant ses intuitions générant critiques, rejets, jalousie jusqu’à le décrire de savant fou. Les critiques ne sont pas toujours infondées : Nikola Tesla n’était pas d’accord avec la démarche scientifique consistant à représenter les expériences scientifiques et les théories associées par des modèles mathématiques. Nikola Tesla, bien qu’il appréciât sincèrement son travail, n’était pas convaincu par la théorie de la relativité d’Einstein. Pourtant, ce même Einstein dira de lui, en réponse à la question qui lui était posée : « Qu’est-ce que ça fait d’être l’homme le plus intelligent de la planète ? », « Je ne sais pas. Il faut le demander à Nikola Tesla ! »
Nikola Tesla est un mystique scientifique cherchant les moyens de comprendre l’Univers et la Création par la maîtrise de l’énergie. Son œuvre, incroyablement féconde, fait écho à Maurice Zundel déclarant : « Des techniques raffinées, aux mains de savants de premier ordre, ouvrirent la voie aux plus étonnantes découvertes et firent germer les hypothèses les plus imprévues. »
Fruit de l’impulsion donnée par le jubilé du cinquantenaire de l’Atelier Œcuménique de Théologie (AOT). Le livre Changer de regards. Balises Œcuméniques, d’Anne Deshusses-Raemy, propose de fixer son regard sur la vie qui demeure, malgré les pierres d’achoppement au dialogue œcuménique. Entretien.
Par Myriam Bettens | Photos : Mathias Deshusses
« Arrêtons de nous dire : C’est fichu ! », lance d’emblée Anne Deshusses-Raemy lorsqu’on aborde avec elle les motivations qui l’ont poussée à l’écriture du livre : Changer de regards. Balises Œcuméniques (Ed. Saint-Augustin et Ouvertures). L’ouvrage, disponible depuis la mi-mai en librairies est le fruit d’une réflexion menée avec l’équipe enseignante de l’Atelier Œcuménique de Théologie (AOT), à l’occasion du jubilé (2023) de l’association. « Nous ne voulions pas nous complaire dans l’autosatisfaction de ce qui avait été fait ces cinquante dernières années ». Malgré « l’élan extraordinaire impulsé par Vatican II, les gens s’essoufflent et pointent l’immobilisme apparent de l’œcuménisme aujourd’hui ».
Des pistes pour construire ensemble
Car, en effet, des pierres d’achoppement au dialogue œcuménique subsistent « que seules les institutions peuvent résoudre ». Le livre choisit d’en nommer quatre : l’Eucharistie, la question des ministères, la place des femmes et les débats éthiques concernant, entre autres, le début de la vie, la sexualité ou encore le mariage.
Toutefois, le souhait premier de l’ouvrage n’est pas de faire un état des lieux de l’œcuménisme actuel, mais bien de « donner des balises, afin d’ouvrir des perspectives en vue de continuer à construire ensemble tout en confrontant les points de vue ». Ces pistes de réflexion s’articulent toutes autour de verbes et donc d’actions « réalistes et réalisables ». Anne Deshusses-Raemy parle, notamment, de « dépasser l’idolâtrie, car l’Eglise, le livre Bible et les institutions peuvent devenir des idoles », ou encore de « s’atteler à travailler ensemble sur une vraie anthropologie chrétienne ».
De la vie à faire fructifier
Pour illustrer son propos, elle désigne la photo de couverture du livre. « On y voit un chemin avec des rails qui conduisent quelque part, les cailloux du ballast de ces voies de chemin de fer et un coquelicot qui pousse là, au milieu de toute cette aridité. Arrêtons de ne regarder que les pierres, mais attardons-nous plutôt sur la vie qui pousse. C’est cette vie-là que nous devons faire fructifier. » Comme un clin d’œil supplémentaire, Anne Deshusses-Raemy cite la Trinité. « Il n’y a pas plus différent que le Père, le Fils et l’Esprit. Pourtant, il n’y a pas plus uni qu’eux ! »
Partir au vent
Dès la rentrée 2025, l’Atelier Œcuménique de Théologie (AOT) proposera une nouvelle formule de formation flexible et progressive. L’AOT offrira désormais une formation par modules permettant à chacun de construire son propre parcours de formation, selon ses disponibilités, compétences et centres d’intérêt. Les modalités de formation changent, mais l’ADN de l’AOT demeure ! La formation conservera toujours son caractère œcuménique et la dynamique participative et interactive des sessions est également maintenue. Chacun pourra composer son propre parcours, en déterminer le rythme et la durée. Au menu, du contenu pour découvrir la Bible et son histoire, la théologie, l’œcuménisme ou encore des modules sur les enjeux éthiques ou la sensibilisation au dialogue interreligieux. Des travaux de recherche individuels, notamment dans le cadre des ateliers, permettront aux participants d’affiner un intérêt ou une intuition personnelle.
« Il faut faire l’expérience de Dieu. Certaines personnes la font en allant à la messe, tandis que d’autres ont besoin d’un événement, d’une adoration ou d’un pèlerinage. C’est pour cela que je me mets au service de l’Eglise », souligne Yves Crettaz, créateur de l’Agence Imani.
Par Véronique Benz | Photos : DR
Assis à une table, son sac à dos et sa casquette à côté de lui sur le banc, Yves Crettaz est décontracté. Il sirote un thé tout en parlant à bâtons rompus de l’Eglise et de la communication.
Le jeune homme de 30 ans aime le sport, mais surtout l’Eglise. « Je m’intéresse à tout ce qui touche à l’avenir de l’Eglise dans la société actuelle : la jeunesse, les nouvelles technologies et l’événementiel », avoue Yves Crettaz. Après avoir fait plusieurs expériences comme journaliste notamment dans le milieu de l’Eglise (RTS religion, KTO et les messes à Canal 9), il accomplit son stage de journaliste RP à Rhône FM.
« J’ai aimé mon travail de journaliste, mais ce que j’apprécie le plus c’est la communication en général, les réseaux sociaux, l’événementiel et le marketing. Je suis un peu touche-à-tout », reconnaît Yves. Estimant que la communication et l’événementiel fait parfois défaut dans l’Eglise, Yves Crettaz quitte son job et fonde l’Agence Imani. « Il y a beaucoup de belles choses qui se font, il y a le public cible, mais il manque parfois un organisateur au milieu qui fait le lien entre les deux. » Un des buts de l’agence Imani est de faire le lien entre les activités et le public. « C’est élaborer des événements, proposer quelque chose en ligne sur les réseaux, faire un flyer, etc. »
Imani signifie « foi » en swahili, langue africaine. « J’ai choisi ce nom pour mon agence, car la foi en Afrique est extrêmement vivante, dynamique et joyeuse. » Le jeune entrepreneur constate qu’il y a énormément d’événements en Eglise et qu’il faut les communiquer. « Dans l’Eglise nous avons le plus beau des produits, le Christ, mais nous ne savons pas toujours le vendre. »
Pour Yves Crettaz les plus grands défis sont les difficultés de relations humaines qu’il y a au sein de l’Eglise. « Dans certaines paroisses il y a beaucoup de conflits de ressources humaines. Parfois nous pensons plus à critiquer le prêtre, l’agent pastoral ou la grand-maman qui chante de manière décalée plutôt que d’accueillir la joie de l’Evangile. »
Cependant, Yves Crettaz croit en l’avenir des paroisses et de l’Eglise. « Il y a un énorme potentiel de développement et un large retour à la spiritualité », relève-t-il. Il soutient que l’Eglise catholique doit être présente pour réagir à ces demandes. « L’Eglise a des réponses, mais il faut les rendre audibles. »
Yves Crettaz a participé à trois JMJ. « Les JMJ à Madrid ont sans doute été pour moi un événement déclencheur. J’y ai découvert l’importance de la communication, du rassemblement et de la joie ! Mon engagement donne du sens à mon travail et à ma foi ! »
L’Agence Imani
Basée en Valais, Imani est destinée aux paroisses et organisations catholiques de Suisse romande. Elle est spécialisée dans le domaine de la communication, de l’événementiel et de l’innovation. Plus d’infos sur agenceimani.ch Instagram : instagram.com/agence.imani
Un souvenir marquant de votre enfance Les temps de prière avec papa et maman le soir. Mes parents nous ont éduqués dans la foi catholique tout en nous laissant libres.
Votre moment préféré de la journée Le soir lorsque je rentre à la maison, que je retrouve mon épouse et que nous nous racontons nos journées autour du souper.
Votre principal trait de caractère Je suis quelqu’un d’entreprenant. Je n’ai pas peur. Lorsque j’ai décidé de quitter mon boulot pour lancer mon entreprise, je n’ai pas réfléchi longtemps. Je me suis dit vas-y lance-toi !
Votre livre préféré Je ne suis pas un grand lecteur. En ce moment un livre me passionne : « l’Eglise a besoin de créatifs », d’Amarù Cazenave.
Une personne qui vous inspire Mon évêque, Mgr Lovey. J’ai eu l’occasion de le côtoyer et j’ai découvert une bonne et sainte personne. Il porte la charge du diocèse et recherche la vérité dans tout ce qu’il fait.
Une citation biblique qui vous anime Le thème des JMJ 2013 à Rio de Janeiro : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples. C’est un peu le leitmotiv d’Imani.
Yves Crettaz
• Yves est né en 1995. Il est originaire du Val d’Anniviers.
• Il fait une école de commerce, puis travaille aux service marketing & communication du Nouvelliste.
• Il suit une formation de journaliste à Rhône FM et devient journaliste RP.
• En 2024, il lance l’Agence Imani, spécialisée en événementiel et en communication.
Par Claude Amstutz | Photo: paroisse Sainte-Thérèse
Le célibat et le mariage ne cessent d’alimenter des discussions animées au cours des siècles. Si, pour saint Augustin (354-430) le mariage est bon en lui-même ; ce qui est mal dans le mariage, c’est uniquement ce qui vient de la concupiscence, il est affirmé au Concile de Trente (1543-1565) que le célibat et la virginité sont supérieurs au mariage.
Au fil des temps la perception religieuse a – Dieu merci – évolué, sans oublier, bien tardivement, qu’être célibataire, prêtre ou laïc, est un don de la Grâce, comme l’est l’appel au mariage. Et Jésus Lui-même n’a pas exigé de tous ses disciples le renoncement radical à la vie de famille, bien qu’il ait exigé de tous la première place dans leur cœur.
Ces deux états de vie nous persuadent que, avec Dieu premier servi, le célibat ainsi que la vie à deux, choisis ou non, sont un engagement qui peut conduire à l’épanouissement le plus jubilatoire qui soit sur terre, prédisposé par la patience et la bonté.
Certes, l’homme seul peut éprouver parfois douloureusement la solitude sous toutes ses formes, mais sa disponibilité, grande, ne lui permet-elle pas aussi de se consacrer davantage à des amitiés rares, services et projets en milieu professionnel ou associatif, voire au cœur de l’Eglise ?
Dans le mariage, au contraire, le souci du conjoint ou de la conjointe, des enfants de surcroît, ne peut-il exposer en certaines circonstances, au manque de temps pour soi, s’ajoutant à d’autres engagements ou contraintes du travail et de la vie dite ordinaire ?
Que ce soit exprimé dans un état comme en l’autre, si nous dépassons les fragilités qui façonnent toute existence, le point commun est bien celui de la rencontre, sous le regard bienveillant de Dieu, en amour ou en amitié : relation qui porte le sceau de l’empathie, de la sincérité, de la confiance, du discernement et – mais oui ! – de l’humour.
Habités par l’amour infini de Jésus, ne découvrons-nous pas en chaque attachement, l’infini de l’autre ou des autres ? Et une vie entière suffit-elle à surprendre, tout au long des années qui se succèdent, une pièce surajoutée du puzzle intime de nos élus, capable de nous émerveiller, de nous faire grandir ?
Un ami, c’est comme un gardien de l’amour, un gardien de l’âme elle-même : il saura garder les secrets par un silence à toute épreuve. Il saura supporter et soigner en moi ce qu’il verra de défectueux. Il se réjouira de ma joie comme il s’attristera de ma peine parce qu’il considérera comme sien tout ce qui me concerne. (saint Aelred de Rievaulx)
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Célibataires, votre vie a un sens Collectif
Il existe aujourd’hui une diversité de situations de vie. Nous assistons à la disparition des grands modèles de vie, doublée d’une fragilité des êtres humains qui cherchent des images réussies dans la société de consommation. Cette diversité de situations est l’enjeu d’une véritable conversion pastorale et théologique : la tradition chrétienne peut en ce sens montrer des chemins de vie aux célibataires. Chacun peut attendre de l’Eglise et de la communauté chrétienne une aide pour découvrir son charisme unique. Ce livre profite de l’expérience de laïques et de religieux pour mieux comprendre comment le charisme particulier du célibat, consacré ou non, peut être source de fruit pour l’Eglise.
Célibataire ? Pas pour toujours ! Marie-Liesse Malbrancke
Nous évoluons dans une société où le célibat est de plus en plus présent : il en devient même un marché alléchant ! Pourtant, nombreux sont les célibataires qui souffrent de cette situation, ne sachant plus comment avancer pour enfin rencontrer une personne avec laquelle vivre une belle relation. Dans ce livre, Marie-Liesse Malbrancke indique un chemin hors des sentiers généralement explorés. S’adressant aux célibataires et à leurs proches, elle donne de nombreuses clés, associées à des exemples vécus aussi bien personnellement que dans ses accompagnements. Ce livre met vraiment en mouvement les célibataires qui souhaitent une vie amoureuse épanouie.
Des amitiés pour l’éternité Will Conquer – Mathilde Montovert
L’amitié est une des plus belles expressions de l’amour de Dieu pour nous sur Terre. Jésus lui-même et de nombreux saints ont vécu des relations d’amitié fortes et profondes, ancrées dans la foi. Mais à l’heure où les relations virtuelles ont pris le dessus sur les relations humaines, où la séduction est devenue un incontournable pour exister, où les références à la sexualité et l’érotisation viennent remplir notre quotidien, est-il encore possible de construire de véritables relations d’amitié, appelées à durer et jusque dans l’éternité ? Les auteurs viennent apporter une réponse à cette question au travers de 15 célèbres duos d’amitiés de l’Eglise, mixtes, féminins et masculins.
Un soir de foudre et de ténèbres, le Christ s’éteint. Trois jours plus tard, Marie Madeleine découvre le tombeau vide. Aussitôt, la Bonne Nouvelle se répand, on murmure : « Il est ressuscité ! » Jésus apparaît sur la route d’Emmaüs. La rumeur enfle, le message se diffuse. Cette BD raconte comment, concrètement, s’est organisée la communauté des premiers chrétiens. Très vite, les fidèles de Jésus ont été lapidés, persécutés, pourchassés. Comment, malgré ces premières persécutions, les chrétiens ont-ils peu à peu façonné leur Eglise et commencé à évangéliser sur toutes les routes, à travers l’Orient et tout l’Empire romain ? La BD y répond.
Cette annonce, qui marque l’accueil d’un nouveau Pape, est un moment important pour les catholiques du monde entier mais aussi pour tous les peuples.
Le 13 mars 2013, lorsque ont retenti les cloches de la collégiale, chacun a apprécié cette ouverture des cardinaux en nommant un Pape argentin. Ses premiers mots, sa simplicité, son humilité ont rapidement conquis les cœurs.
Aujourd’hui, rendons grâce à Dieu pour tout ce que le pape François a accompli pour promulguer la Bonne Nouvelle de l’amour, soutenir les plus vulnérables, inviter à la paix et veiller à entretenir cette maison commune qu’est la terre.
Sa dernière encyclique « Il nous a aimés » (Rm 8, 37) nous rappelle que le Christ est là, à l’œuvre à nos côtés sans rien exiger mais qu’Il nous attend inconditionnellement.
Maintenant aux côtés de ses prédécesseurs, le Saint-Père va continuer à veiller sur l’Eglise. En prière lors d’une messe, j’ai ressenti que nous sommes orphelins de ce successeur de Pierre.
Heureusement les cardinaux ont rapidement élu un nouveau Pape en la personne de Robert Francis Prevost qui prend le nom de Léon XIV. Il devient ainsi le 267e évêque de Rome. Demandons à l’Esprit Saint de l’accompagner dans cette nouvelle mission afin qu’il trouve le soutien nécessaire pour faire face aux défis à venir.
Restons des pèlerins d’espérance confiants, marchant vers une Eglise missionnaire où l’accueil, la proximité, le soutien sont mis en œuvre pour construire un monde de paix et de respect.
Paroisses réformée et catholique ont uni leurs effortspour proposer, depuis début avril, un « café contact » œcuménique ouvert à tout un chacun chaque mercredi matin à Estavayer. Le démarrage est prometteur !
Texte et photos par Claude Jenny
L’idée est simple ! Offrir, à un rythme régulier, en l’occurrence hebdomadaire, la possibilité de vivre un moment de partage ouvert à toute personne désireuse d’en… rencontrer d’autres et d’échanger ! L’idée d’une telle initiative a germé quasi en même temps dans la tête de la pasteure Tünde Lamboley, de la paroisse réformée de la Broye et de Nicole Monnard, responsable du dicastère de la diaconie de la paroisse catholique Saint-Laurent Estavayer. Avec son collègue Fernando Chuard, également animateur pastoral, ils ont estimé qu’il était préférable de s’unir pour lancer ce « café contact ». « Il s’agit d’un temps d’accueil inconditionnel dans un esprit diaconal » précise bien la pasteure.
Un bon démarrage
L’idée était bonne puisque ces premiers « café contact » ont tout de suite été fréquentés. Par un petit nombre de personnes pour l’instant, mais l’autre mercredi, lors de notre visite, c’est une demi-douzaine de personnes qui étaient au rendez-vous et qui ont échangé autour d’un café durant deux heures. Des visiteurs d’horizons les plus divers, tant catholiques que protestants, et sans être forcément des engagés en Eglise. Des rencontres ouvertes à tous, y compris les « hors Eglises » et qui ont juste besoin de vivre un moment de partage avec d’autres.
« C’est une belle initiative ! Un bon moyen pour apprendre à connaître d’autres personnes tout simplement » dit Simone, qui s’occupe en paroisse de la décoration du temple. « J’y suis venu chaque fois, déclare Gérald, qui dit préférer se rendre chez les dominicaines pour les célébrations, mais j’apprécie ce lieu d’échanges œcuméniques hebdomadaires initié sur le plan paroissial ». Ces rencontres pourront aussi être l’occasion, de temps à autre, de débattre d’un thème précis. L’autre mercredi, spontanément, la discussion a porté un temps sur la maladie de Parkinson à travers le témoignage de Nathalie, de Sévaz, qui a relaté les affres qu’elle a connues lorsque ce mal l’a frappée.
A relever que ces « café contact » n’ont aucune connotation religieuse, les personnes qui le souhaitent peuvent bénéficier d’un accompagnement spirituel mais dans un autre cadre.
Ce « café contact » comme la récente « Nuit des Eglises » du 23 mai dernier, sont la preuve de belles initiatives œcuméniques.
Jumelage avec la permanence de Caritas ?
Caritas organise également une permanence régulière le mercredi à Estavayer. « Nous sommes en discussion pour que ce service se déroule également à La Grange dans une salle voisine. La présence des deux services sur le même lieu ferait sens » relève Nicole Monnard.
L’église de Seiry avait besoin d’un gros lifting de son enveloppe extérieure : c’est chose faite, un gros chantier est achevé. Toiture et clocher ont été entièrement rénovés. La peinture extérieure a été également refaite à la couleur d’origine.
Par Claude Jenny Photos : LDD
Responsable du suivi de cette rénovation pour le Conseil de paroisse, Sophie Ding est satisfaite : tout s’est déroulé quasiment durant le timing défini et le budget a été respecté. « Un gros chantier car il s’agissait de rénover toute la toiture ainsi que le clocher, les deux éléments présentant des signes de vieillesse inquiétants » explique la conseillère. Au niveau de la toiture, toutes les tuiles ont été changées et certaines poutres ont dû être traitées. Il a fallu également changer les larmiers entièrement. Pour le clocher, des poutres du tablier étaient carrément pourries et les éléments en Eternit ont été remplacés par des écailles de zinc. Six mois de travaux menés à bien par plusieurs maîtres d’état de la région pour un coût total de 370’000 francs. Aujourd’hui, l’église de Seiry est ainsi entièrement rénovée. Quant au coq au sommet du clocher, c’est toujours le même !
L’église avant…… et après la rénovation.Les larmiers, gravement endommagés…… ont dû être remplacés.Sur le clocher, la couverture en éternit a été remplacée par des écailles de zinc.M. le coq trône toujours fièrement : il a parfaitement supporté ces gros travaux !
Reflets en images d’une célébration inhabituelle qui a eu pour cadre les rues de la ville d’Estavayer le 11 avril dernier : un chemin de croix !
Photos : Georges Losey
Si les participants n’étaient pas très nombreux, la ferveur était au rendez-vous, au grand dam de certains passants qui ne comprenaient guère le sens de cette démarche qui s’inscrivait évidemment – avec quelques jours d’anticipation – dans le cadre des célébrations de la Semaine sainte.
Parti de la chapelle de l’HIB, le chemin de croix a serpenté d’abord avec plusieurs stations dans les bas de la ville pour ensuite monter en ville via la chapelle de Rivaz et la Grand-Rue. (cjy)
Le pape François occupe une place toute particulière dans mon cœur, car il fut mon premier pape en tant que catholique. Son visage de tendresse, ses mots pleins de vérité et d’humanité, sa manière simple d’incarner l’Evangile ont profondément marqué ma foi. C’est pourquoi, dans cette rubrique, je souhaite lui rendre un hommage tout personnel, en partageant quelques-unes de ses paroles qui m’ont bouleversée, éclairée et consolée.
« Toute vie humaine a une valeur inestimable. Tu es important, unique et merveilleux. Tout être humain est appelé par Dieu à jouir de la plénitude de la vie. N’ayez pas peur de rêver de grandes choses ! »
« Ne nous laissons pas voler l’espérance qui vient de la foi dans le Seigneur ressuscité. La certitude que le Seigneur nous aime ne doit jamais nous quitter. Nous sommes appelés à être lumière dans l’obscurité, à porter la flamme de l’espérance. »
« Il faut reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde, qu’il vaut la peine d’être bons et honnêtes. Quand quelqu’un traverse une épreuve, tout ce dont il a besoin, c’est de soutien. »
« L’Evangile nous exhorte à partager ce que nous sommes et ce que nous avons : c’est seulement ainsi que nous pouvons être rassasiés. Heureux ceux qui prennent du bon temps, mais : heureux ceux qui ont la capacité de compatir à la douleur des autres. Frères et sœurs, la douceur est caractéristique de Jésus. Avec la douceur tu auras la terre en héritage. »
« Le Seigneur peut faire beaucoup avec le peu que nous mettons à sa disposition. Apporter nos petitesses à Jésus, lui fait des miracles. »
« Nous avons besoin de rester en silence, nous avons besoin d’écouter, et nous avons besoin de contempler. La contemplation guérit l’âme. »
« Qui ne risque pas ne marche pas ! Courage, allez de l’avant, faites du bruit, et organisez-le bien. Soyez courageux, courageuses : allez à contre-courant, mais selon les valeurs de la beauté, de la bonté et de la vérité. »
« La paix ne peut être construite que si nous commençons par être en paix avec nous-mêmes, en paix à l’intérieur, dans le cœur et avec ceux qui nous sont proches, en écartant les obstacles qui nous empêchent de prendre soin de ceux qui sont dans le besoin et dans l’indigence. »
« N’oubliez jamais que Jésus est votre véritable ami : il ne vous abandonne jamais. »
Enfin, je crois que le meilleur hommage que nous puissions lui rendre est de vivre à notre tour l’amour du Christ, avec acceptation, miséricorde, humilité et solidarité ; ces valeurs que le pape François a incarnées avec tant de simplicité.
Lors d’une émission à la radio, j’avais entendu un prêtre, qui venait de quitter le sacerdoce, donner la racine du célibat qui provient du latin caeli beatus qui se traduit par : « Heureux comme au ciel. » Lui qui venait de prendre femme regrettait-il son choix ou voulait-il souligner que le célibat serait mieux que le mariage ? Toujours est-il que chaque situation que nous vivons apporte son lot de satisfactions et d’inconvénients.
Pour un célibataire, la vie peut devenir pesante à la retraite en raison d’une solitude laborieuse due à la raréfaction des relations professionnelles. L’absence d’enfants et de petits-enfants à chérir peut aussi créer un manque et un vide regrettables.
On connaît pourtant des situations où le célibat a été choisi par charité, pour prendre soin d’un membre de la famille devenu malade chronique. Cela mérite toute notre admiration.
Pour les consacrés, le célibat vécu seul ou en communauté peut être une source de joie et d’épanouissement. Certains veulent abolir la loi du célibat pour les prêtres. C’est un grand débat dans lequel je ne veux pas entrer. Mon point de vue se trouve dans l’affirmation de Jésus en Mt 19, 12 : « Il y en a qui ne se marient pas en vue du royaume des Cieux. Comprenne qui pourra comprendre ! »
Un groupe de jeunes confirmands et confirmés fribourgeois a effectué un pèlerinage à Rome durant les vacances pascales et a vécu sur place le décès du pape François. Ils étaient accompagnés par l’abbé Bernard Alassani. Témoignages.
Par Amélia Bouverat et Auxane Manceau | Photos : LDD
Amélia Bouverat : « J’ai trouvé le pèlerinage vraiment sympa, on a visité plein de choses et j’ai fait de belles découvertes. Par rapport à la mort du Pape, évidemment, c’était un choc, on ne s’y attendait pas trop. J’attends du prochain Pape qu’il soit tout aussi proche des jeunes que le pape François. »
Auxane Manceau : « Avec Amélia nous avons été confirmées l’année passée et nous sommes parties ensemble à ce pèlerinage. Nous avons vu plein de trucs. C’était la première fois que j’allais à Rome. C’était hyper cool, entre les visites des églises, des monuments, des portes saintes. Par rapport au Pape, ça a été un choc : nous étions dans le car en route pour Rome quand on a appris sa mort. Du coup, l’ambiance était un peu bizarre. ça nous a tous marqués. Il était proche des jeunes et on était censés le rencontrer lors de l’audience publique du mercredi. On savait qu’il était malade, mais on ne s’attendait pas à son départ si rapide. J’attends aussi que son successeur soit proche des jeunes.
Témoignage de l’abbé Bernard : « Les jeunes sont le présent de l’Eglise »
C’était la première fois que j’allais à Rome en accompagnant les 8 jeunes de la paroisse. Nous avons vraiment vécu un moment magnifique avec beaucoup de joie, beaucoup d’émotions, en découvrant ces grands monuments historiques, les quatre grandes basiliques où nous avons passé les portes saintes. Dans chacune de ces basiliques, nous avons célébré la messe dans la joie.
Personnellement j’ai vu à quel point nos ancêtres se sont attachés à la foi, se sont donnés, se sont sacrifiés pour que nous ayons aujourd’hui aussi la foi, avec cet héritage culturel et cultuel qu’ils nous ont laissé.
Avec le décès subit du pape François, qui nous a tous choqués (nous étions au Simplon quand nous avons appris la nouvelle), cela ne nous a pas empêchés de vivre notre pèlerinage.
La visite de l’évêque
A chaque célébration nous l’avons porté dans le cœur de l’Eucharistie. Nous avons aussi eu la visite de notre évêque, Mgr Charles Morerod, qui a présidé la messe du mardi avec nous et passé toute cette journée à nos côtés (plus de 200 con–firmands des cantons de Fribourg et Neuchâtel). On était très très contents de voir l’évêque au milieu des jeunes, dans cette joie. On a senti vraiment que nous avons besoin de cette espérance. Aujourd’hui, avec les jeunes, nous avons compris que nous sommes vraiment des pèlerins d’espérance, des pèlerins de la joie, des pèlerins pour le Christ Ressuscité.
Oui, le Christ nous envoie aujourd’hui comme il a envoyé les disciples il y a plus de 2000 ans. Il nous envoie aujourd’hui auprès de nos frères et sœurs pour leur apporter cette Bonne Nouvelle, leur apporter le message de la Résurrection. Je vois qu’il y a une lueur d’espoir pour notre Eglise et comme le pape François le disait : « Aujourd’hui beaucoup disent que les jeunes sont l’avenir de l’Eglise, et bien, aujourd’hui les jeunes sont le présent. » Oui, ils sont le présent de l’Eglise, ils vivent le présent et c’est avec eux et les personnes plus âgées qu’on peut préparer ensemble le futur de l’Eglise.
Sur la tombe de Carlo Acutis
Ce sont des moments magnifiques que nous avons passés, des moments de joie pour l’Eglise. Malheureusement, en raison de notre programme de voyage, nous n’avons pas pu assister aux obsèques du pape François, mais à notre retour, nous avons eu la chance de nous arrêter à Assise pour aller sur la tombe de Carlo Acutis, un témoin pour les jeunes de cette époque qui rappelle que, même en étant jeunes, nous pouvons annoncer le Christ, annoncer la Parole de Dieu à tous nos frères et sœurs.
« Il y a des groupes pour fiancés, pour enfants, des ateliers pour aînés, des sessions pour catéchistes et… rien pour nous célibataires catholiques ! » Ce cri du cœur est parvenu aux oreilles du curé et, lors d’une rencontre, tous les deux concoctent une proposition pastorale « pour célibataires catholiques ».
Par Thierry Schelling | Photos : Adobe Stock, Unsplash, DR
Depuis, des rencontres à intervalles réguliers (une tous les trois mois environ) existent, le vendredi soir, dans la salle du sous-sol de Saint-Joseph à Genève (Eaux-Vives). Un temps spirituel ouvre la rencontre, puis le curé laisse les participantes et les participants seuls continuer les échanges, autour d’un apéro.
C’est la formule choisie : un apéro, d’où l’heure – 19h-21h – et le jour, vendredi. Car outre le fait d’être célibataires, les présentes et les présents ont en commun d’être souvent très affairés : travail, business trip, études post-doc… Du coup, l’agenda vite rempli laisse peu de place à la spontanéité ; mais la volonté de se rencontrer semble avoir pris : dès la première rencontre, plus de vingt personnes se pointent et se « tassent » dans le salon curial. Les réseaux sociaux font le reste quant à l’information.
Un moment spi
L’originalité de ces rencontres apéritives est d’être ouvertement… chrétienne. Et œcuménique. Mais pourquoi ?
« Cela permet de se retrouver entre frères et sœurs », raconte une participante, « et donc dans un climat bienveillant. Qui crée de la confiance. » Elle a raison. Protestants et Catholiques trentenaires sont de cette génération de chrétiens assumés : se retrouver entre adhérents de la même religion autour d’un même statut, « célibataire », permet de faciliter les échanges dès les premières fois – car à chaque rencontre, de nouvelles personnes débarquent…
Mais le « moment spi » se veut aussi fédérateur : déposer les semaines actives, les fatigues et les joies passées, pour être là. Se poser et, un peu, se reposer. Et méditer : qui suis-je pour le Seigneur ? Qui est Jésus pour moi dans ma condition actuelle ?
La première fois, ce fut une méditation autour de Jésus, « homme affairé et célibataire » ; la deuxième, « quelques principes ignatiens pour orienter sa vie » ; la troisième et la quatrième, une série de questions adaptées et retravaillées à partir de l’ouvrage d’une théologienne américaine, Alicia Akins, « Le catéchisme du célibataire ».
La formule semble prendre. Pour le plus grand plaisir des coorganisatrices et des participants : « Une moitié revient et l’autre moitié est composée de nouveaux arrivant. » La dernière a eu comme originalité de déplacer les troupes, après le moment spi, dans un bar du quartier. La formule d’une « Eglise en sortie » se réalise également dans ce groupe…
Célibataire, so what ?
En Eglise, il est vrai, l’accent est mis pour les laïcs sur la vie conjugale ; le célibat semble être toujours considéré comme transitoire, c’est-à-dire « en vue du mariage », ou subi, avec le questionnement souvent tacite qui l’entoure. Seul le clergé et les moines obligés d’être célibataires ont leur place en Eglise comme tels, « célibataires consacrés », sauf pour les prêtres des rites orientaux (maronite, byzantin…) qui eux, peuvent se marier 1. Car en Orient, le choix est laissé au séminariste : mariage ou célibat ; pour ce dernier, c’est quasiment toujours la voie du monastère qui est ouverte. Pour ceux qui optent pour le mariage, ils seront curés de communautés.
En Eglise, l’accent est mis pour les laïcs sur la vie conjugale ; le célibat semble être toujours considéré comme transitoire.
L’un des participants racontait comment, en famille, il avait eu l’impression de devoir se justifier de son célibat « à son âge » et ce d’autant plus que… catholique ! Ainsi donc, être laïc, ou laïque, catholique et célibataire semble troubler le paroissien de base.
A chercher de quoi nourrir la réflexion d’un point de vue chrétien, il est vrai qu’on ne tombe (du moins à ma connaissance) sur aucun traité, aucune dissertation, aucune thèse en théologie du célibat assumé par un fidèle catholique lambda ; il n’y a que des références au « célibat consacré », y compris des laïcs, à l’Ordre des Vierges, au presbytérat dans l’Eglise latine, au monachisme.
La reconnaissance ecclésiale et ecclésiologique manque donc ; on peut deviner pourquoi : « Il n’est pas bon pour l’humain de rester seul », affirme Genèse 2, 18. Ou bien : « L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme. » (Gn 2, 24) Ou encore : « Soyez féconds, multipliez-vous ! » (Gn 1, 28)
Mais la solitude dans le Jardin des origines est soulignée par Dieu pour mieux entériner la nécessité, la vocation, à devenir créatures de relations avant tout : avec la flore, la faune et les congénères.
D’où vient ce malaise vis-à-vis d’une ou d’un catholique célibataire trentenaire ? Du sentiment de culpabilité généré par un entourage pressé, de devenir grands-parents ? Un curé de paroisse serait-il enclin de voir « ses » jeunes adultes seuls trouver l’âme sœur dans une société au fort marketing « familial » : abonnements, vacances, voyages, formules ?
Trouver l’âme sœur : une pression sociale ?
Pourtant, l’amitié comme valeur de rapports humains existe, l’amour pour son animal de compagnie existe, les clubs, associations et autres lieux de rencontre sportive, culturelle, cultuelle, ludique ne sont pas là d’abord pour créer des couples mais pour partager ses capacités, ses aptitudes et… le plaisir d’être ensemble 2 !
Nommer, c’est exister
Dans le récit de la Genèse, c’est nommer les créatures qui orchestre et organise le réseau des êtres vivants entre eux. Donner un nom fait exister, constater telle ou telle réalité la rend visible. Est-ce ce qui manque aux célibataires chrétiens au sein de leurs Eglises, être « appelés par leur nom » et ainsi reconnues et reconnus comme tels pour faire partie du tout ? Peut-être.
Rappeler qu’avant tout plan à deux, l’être humain est appelé à être en lien avec toute la création dans un esprit d’amitié, dans l’esprit de l’encyclique Laudato si’ du pape François. Sa vocation, son appel, viennent de Dieu et le baptême permet d’entendre pour chaque concernée et concerné : « Tu es mon enfant bien-aimé ! » Et j’ajouterai : quel que soit ton chemin de vie…
1 Nous en avons quelques-uns dans le Diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg : Ukrainien, Libanais, Roumain. 2 A voir la résistance de certains girons à demeurer uniquement masculins, on pourrait aussi voir une limite de l’entre-soi !
Avant la création d’Eve (ici « Le Paradis terrestre avec la création d’Eve» , par Jan Brueghel le Jeune), la solitude d’Adam est soulignée pour mieux entériner la nécessité de devenir créatures de relations avant tout.
Le vendredi 25 avril dernier, un groupe de jeunes a pris l’initiative d’organiser une veillée de prière en hommage au pape François. Cette célébration d’action de grâce s’est déroulée à la chapelle de Rivaz. Nous vous livrons ici leurs témoignages entrecoupés de quelques citations du pape François proclamées lors de cette veillée.
Photos : LDD
« Pour moi un Pape, avant François, c’est quelqu’un qu’on respecte, qu’on écoute, mais qui est très haut placé et inatteignable. François c’était plus un papa, la personne qu’on respecte mais qui est beaucoup plus proche de nous et en perdant le pape François, j’ai l’impression d’avoir perdu quelqu’un de ma famille, de proche. J’espère fortement que les nominations de cardinaux que François a faits, porteront leurs fruits et que ça ira dans la continuité de son pontificat. » Véronica
« Soyez des porteurs de joie, parce que l’Evangile est joie ! » Discours aux jeunes, Tirana (Albanie), 21 septembre 2014
« Ce qui m’a frappée c’est surtout sa simplicité et sa proximité avec les gens. Il n’était pas « au-dessus » par rapport aux autres papes antérieurs. Sa simplicité d’habiter, non pas dans le palais comme les autres, ça je trouvais formidable. Il avait une grande ouverture : j’espère qu’on n’ira pas en arrière. L’espérance qu’on ait une continuité.Christiane
« C’est le seul Pape qu’on a connu, mais il était proche des gens, il appréciait la jeunesse, il était proche des jeunes et avait le souci de l’avenir de l’Eglise. J’espère que le prochain continuera dans ses traces et que ça ne créera pas des problèmes dans l’Eglise, car c’est une personne très importante pour l’Eglise et du coup c’est important que ce soit un bon Pape qui prenne des bonnes décisions. »Thomas et Lucia
« La paix commence par un sourire et se construit chaque jour avec des gestes simples. » Message pour la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2019
« J’espère qu’il sera remplacé par un aussi « bon » Pape, aussi bon dans le terme de bonté, de proximité de l’autre. » Marie-Christine
« Je garderai son sourire, son regard envers chacun. Il ne tournait jamais la tête, il voyait tout le temps une autre personne. Il transmettait quelque chose. J’espère qu’on aura quelqu’un d’aussi super. »Gérard A.
« Dieu écrit aussi avec des lignes courbes. Même dans nos erreurs, Il peut faire jaillir quelque chose de beau. » Homélie à Sainte-Marthe, 19 janvier 2016
« On voyait toujours l’Eglise comme un éléphant qui ne peut pas avancer, dans des traditions, qui met 50 ans à reconnaître le moindre travers qu’elle a eu. Et le Pape est toujours en avance par rapport à ça. Il est toujours la voix (la voie). Il est toujours en train de « choquer » son propre camp, d’accepter ce que les autres ne peuvent pas encore accepter et pour le nouveau Pape, j’aimerais qu’il soit toujours en avance par rapport à l’Eglise, pour montrer le chemin à l’Eglise. »Matthieu
« Quand j’ai préparé cette veillée, avec Barbara, elle a dit une citation du pape François. Je ne l’avais jamais entendue du Pape, mais je la disais de moi-même : c’était pour les couples qui vivent ensemble : il a dit : vous pouvez pendant la journée vous engueuler, faire voler des plats, mais ne vous endormez jamais sans vous être réconciliés ! C’était ma devise mais je trouve incroyable qu’il le dise aussi. Je retiens aussi tout son amour qu’il donnait. Dieu, ami pour nous. Ces citations, ça m’a fait replonger dans ce qu’il a fait et dit. »Laura
« La joie du chrétien ne se fabrique pas, elle ne peut pas être achetée : elle vient de la foi, de la rencontre avec Jésus-Christ. » Audience générale, 10 mai 2017
« Mon cœur est devenu argentin à cause du Pape ! » Fatima
François c’était quelqu’un de très important pour moi. Tout d’abord, il était jésuite, tout comme moi. Nous avons d’ailleurs été longtemps amis sur Facebook à l’époque où il était cardinal. C’était quelqu’un de très humble. J’aimais déjà beaucoup Benoit XVI mais j’ai trouvé que François avait continué l’œuvre de Benoit XVI vraiment en profondeur. Paix à lui, que le Seigneur l’accueille à sa droite.Gérald
« Avec Dieu, le poids du passé ne pèse plus, il y a toujours un avenir. » Homélie de la Vigile Pascale, 31 mars 2018
« Merci au pape François qui était tellement proche des gens, des pauvres. Je trouve qu’il a tellement suivi le chemin de Jésus. Il était proche de ceux qui avaient besoin de reconnaissance, ceux qu’il a trouvés sur son chemin. J’ai trouvé ça très beau. J’espère que le futur pape va continuer ce chemin, qu’il va nous diriger dans les pas du Seigneur. »Barbara
« Le pape François m’a marqué surtout au niveau de la foi, car je sens qu’il m’a confirmé mon chemin de foi et spécialement dans le domaine du service, de la diaconie, de la mission. Il m’a enseigné ce qu’est l’Eglise. De certaines manières il a mis l’accent sur la mission, sur l’évangélisation des peuples. ça m’a touché beaucoup car avant, ce n’était pas tellement comme ça. Les précédents papes avaient d’autres intérêts. Mon espérance : que l’Eglise continue à approfondir ce chemin orienté vers la mission, aux populations les plus défavorisées et que l’Eglise s’engage chaque fois un peu plus avec les exclus de la société, les plus marginaux et que chaque fois nous soyons plus inclusifs avec tout le monde. Que la grande maison qu’est l’Eglise devienne la maison de tout le monde. »Fernando
« Nous sommes appelés à être lumière dans l’obscurité, à porter la flamme de l’espérance. » Veillée Pascale, 15 avril 2017
« J’ai rejoint l’Eglise catholique il y a quelques années. Le pape François a donc été mon premier pape en tant que catholique. Donc forcément, pour moi, il a une grande importance. Avant, n’étant pas catholique, j’ai suivi de loin le parcours des anciens Papes. Je retiens de François principalement son ouverture d’esprit et pour moi il incarnait parfaitement les valeurs de Jésus, c’est-à-dire le pardon, l’amour inconditionnel, l’ouverture et l’acceptation de l’autre. Je souhaiterais que, bien qu’avec sa personnalité qui sera forcément différente, le futur Pape ait ces qualités principales qui m’ont amenée à Jésus, c’est-à-dire l’ouverture, l’amour inconditionnel, le pardon et l’acceptation de la différence. »Nathalie
« Il n’y a pas de famille parfaite. Pour cette raison, la famille doit être un lieu de vie et non un lieu de mort ; un lieu de pardon, un lieu de paradis et non d’enfer. » Discours de retraite sur la famille, 31 décembre 2024
Tout état de vie bénéficie de la grâce du Seigneur : que nous soyons célibataires, en couple ou mariés. Pourvu que cela soit pour le Royaume. Il y a d’ailleurs des diacres permanents (et des prêtres dans les Eglises orientales), mariés ou célibataires, qui restent dans la situation où ils se trouvent au moment de leur ordination. Ainsi, le célibat n’est pas « supérieur » aux yeux de Dieu et de l’Eglise par rapport à l’état matrimonial.
Quand Jésus parle du couple et du divorce, il ajoute des réflexions sur les « eunuques » en distinguant ceux qui sont nés ainsi dès le sein de leur mère (sans pouvoir avoir donc de descendance), ceux qui le sont devenus par l’action de l’homme (comme dans les harems orientaux ou pour garder une voix de falsetto, d’enfant) et ceux qui le choisissent pour signifier le don total d’eux-mêmes dans le célibat consacré au sein de la vie religieuse ou presbytérale (Matthieu 19, 10-12). Ce qui compte donc pour le Christ, c’est de vivre sa situation de vie au mieux, en cherchant à accomplir la volonté du Père et en œuvrant pour la venue de son Règne.
Qu’en est-il dès lors des « célibataires malgré eux(elles) » et des veufs et veuves supportant mal leur solitude ? Faut-il constituer des groupes de partage et de rencontre, y compris en Eglise, pour les aider à trouver l’âme sœur et à (re)constituer un couple ? « Il n’est pas bon que l’homme (ou la femme) soit seul(e) », dit le Créateur, qui ensuite amène à Adam une répondante qui lui correspond, parce qu’elle est « l’os de ses os et la chair de sa chair » et qu’elle s’appelle « la Vivante » (Eve) (Genèse 2, 23).
A part les célibataires heureux(ses) de l’être parce que l’ayant choisi et les consacrés, tous ceux et celles qui « subissent » cet état sont donc invités à tisser des relations et pourquoi pas, à bâtir un amour qui comble leur cœur. Tout est une question alors, évidemment, de discernement : mieux vaut rester seul(e) dans un « cadre supportable » que de vouloir à tout prix se risquer dans un engagement hasardeux et de connaître ensuite une existence pénible, voire une rupture.
Les sites dits « de rencontres » peuvent conduire parfois au bonheur, mais ils sont encombrés de personnes dont l’équilibre affectif et psychique ne leur permet pas de rendre heureux(se) un(e) partenaire. Confiance et prudence donc.
La veille du week-end pascal s’est déroulée à Cugy l’assemblée paroissiale annuelle réunissant 50 personnes qui ont avalisé à l’unanimité les comptes de l’année dernière. Une assemblée particulière puisque ce fut « la der » pour le président Alexandre Duc (photo ci-contre) et également pour Christiane Volery, membre du Conseil (lire en pages 14 et 15 les articles les concernant). Ils ont été remerciés et fêtés.
Une paroisse franche de toute dette !
Cette assemblée, dite des comptes, a permis au responsable du dicastère des finances, Alexandre Bersier, de présenter et de commenter de manière détaillée les comptes de la paroisse pour le dernier exercice. Des comptes qui font apparaître une situation saine, car si le bénéficie est maigrichon, une coquette somme a été affectée à la réserve et, a relevé le « ministre des finances », « la paroisse est désormais exempte de toute dette puisque nous avons remboursé la dernière hypothèque ».
L’exercice boucle avec un petit bénéfice de 6600 fr. mais une somme de presque 2 millions (1,97 million) a été attribuée aux réserves en vue des dépenses futures pour certaines rénovations. C’est d’ailleurs aussi sur les réserves qu’un montant de 1,545 million a été prélevé durant l’exercice pour financer les travaux de rénovations payés en 2024. Le résultat de l’exercice est donc largement positif, de l’ordre de 425’000 fr. avant investissements. Sur l’ensemble des comptes de fonctionnement, les écarts par rapport aux budgets ont été peu nombreux et aisément explicables. Le bilan est lui aussi dans la ligne du précédent.
Une situation saine, qui a fait dire à Alexandre Bersier que la paroisse dispose de liquidités pour assurer le présent et les dépenses prévisibles. Il n’a pas caché que la situation pourrait se détériorer à l’avenir avec la baisse des rentrées liées à l’impôt ecclésiastique, tout en s’étonnant que, avec le boom immobilier que connaît la région, les revenus destinés à la paroisse ne prennent pas l’ascenseur ! Mais il y a un décalage forcé entre les déclarations des nouveaux habitants et les rentrées effectives.
Tout en relevant qu’il importait de ne rien amputer à tout ce qui touche à l’activité pastorale – ce qu’il appelle notre « corps de métier » – Alexandre Bersier en appelle à une gestion encore plus rigoureuse de la manne paroissiale en professionnalisant encore davantage la gouvernance, en provoquant des synergies et en communiquant mieux.
Le responsable des finances a relevé et remercié le précieux travail effectué par son « assistante » en la personne de Séverine Rey-Pillonel, responsable de la trésorerie au sein de l’équipe administrative de la paroisse. Il a salué l’excellence de son travail et l’efficace collaboration avec elle pour assurer un suivi régulier de la santé financière de la paroisse.
Alexandre Bersier et, à gauche, la trésorière Séverine Rey-Pillonel.
Investissements achevés et en cours
Le président Alexandre Duc a donné toute une série d’informations sur les investissements réalisés l’année dernière et sur ceux qui sont actuellement en cours.
En 2024, ils ont porté sur l’entretien de l’église de Cugy et la rénovation intérieure de la cure, à Estavayer sur des travaux à la collégiale (sacristie et façade) et à Lully sur des travaux de drainage. Les budgets ont été tenus. S’agissant des travaux en cours, ils portent sur la rénovation de la cure de Forel, la rénovation intérieure de l’église de Rueyres, l’entretien de la toiture de l’église de Nuvilly et la fin des travaux à l’église de Seiry.
Election complémentaire : une élection tacite
Une double élection complémentaire au Conseil de paroisse était agendée à juin dernier avec dépôt des listes avant le 12 mai à midi. Alexandre Bersier a annoncé à la récente assemblée paroissiale qu’une « Liste pour une paroisse dynamique et attrayante », et comprenant 2 noms avait d’ores et déjà été déposée. Aucune autre liste n’ayant été déposées dans le délai, cette double élection est donc tacite. Les deux nouveaux élus sont Mario Cantillo, comptable, de Granges-de-Vesin et Cédric Martin, inspecteur de sinistres, de Châtillon.
Un nouveau document pour présenter la paroisse
Alexandre Bersier a dévoilé, lors de la dernière assemblée paroissiale, un document intitulé « Rapport d’activité 2024 ». En fait, il s’agit davantage d’une plaquette de présentation de la paroisse au travers de ses diverses activités et actrices et acteurs. Au niveau chiffre, il donne une version résumée des comptes et du bilan 2024 ainsi que l’état des investissements.
Ce document est consultable sur le site internet de la paroisse (www.paroisse-st-laurent-estavayer.ch) et en version papier au secrétariat paroissial.
La paroisse, un partenaire économique important
Le responsable des finances l’a martelé à plusieurs reprises durant la dernière assemblée : une paroisse, ça pèse lourd pour l’économie régionale ! Ainsi, Alexandre Bersier l’a résumé en trois volets dans le document « Rapport d’activité 2024 » :
– en tant qu’employeur, la paroisse a versé 985’000 fr. de salaires annuels en moyenne sur 5 ans ;
– en tant que propriétaire immobilier, elle a consacré en moyenne 860’000 fr. par an pour les investissements et les frais d’entretien ;
– en tant que bienfaiteur, elle a versé en moyenne 90’000 fr. de dons aux sociétés locales.
Un nouveau slogan pastoral
La paroisse adoptera un nouveau slogan pastoral, a annoncé l’abbé Darius. Il sera diffusé dès la rentrée de septembre et portera sur le thème de l’espérance.
Parmi les chantiers à venir….
Le train paroissial ne s’arrête jamais… Même s’il ne saurait être comparé à une entreprise, par certains aspects, il exige une gestion rigoureuse.
Parmi les chantiers à venir, Alexandre Bersier a notamment cité un plan d’investissement affiné pour les prochaines années, l’élaboration d’un projet complet pour l’archivage des documents de toutes les communautés de la paroisse, un inventaire de toutes les croix éparpillées sur tout le territoire paroissial et le lancement cet automne d’une nouvelle application Mychurch – en collaboration avec Saint-Augustin SA – qui offrira toutes les informations en permanence via son smartphone. Une liste non exhaustive !
Tous à Aumont le 21 septembre !
Une date à noter dans l’agenda : le dimanche 21 septembre ! L’habitude de prévoir un dimanche communautaire à l’occasion de la rentrée pastorale d’automne, avec une seule messe pour toute la paroisse, sera reconduite cette année. Après Cheyres en 2023 et Bussy en 2024, c’est la communauté d’Aumont qui accueillera cette année ce rendez-vous pastoral. Et comme à Cheyres, la messe dominicale se déroulera dans la grande salle communale et non à l’église. Une partie festive prolongera la célébration.
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