Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse.
PAR SARAH GUINNARD ET PIERRE GANSLMAYER | PHOTOS : DR
Le Collège Saint-Michel (FR) possède une riche culture catholique. Son nom, sa fondation par saint Pierre Canisius en 1582 ou encore sa Congrégation Mariale (créée par le même homme) n’en sont qu’un pâle reflet. Dans le but de revaloriser cette culture, des élèves de l’établissement, sous l’impulsion de leur aumônier francophone Grzegorz Sienkiewicz, ont décidé d’apporter leur petite pierre à la réédification de la vie chrétienne du Collège. Voici leur témoignage.
C’est sous l’impulsion de Grzegorz Sienkiewicz que nous nous sommes rencontrés à l’aumônerie afin de préparer une visite historico-spirituelle bilingue du Collège Saint-Michel pour une cinquantaine de membres de la CVX (Communauté de Vie Chrétienne) lors de son assemblée générale suisse du 26 mars 2022. Nos visiteurs ont montré un grand intérêt à découvrir le patrimoine de notre école.
Cette expérience enrichissante nous a confortés dans notre envie de faire renaître l’aumônerie et la vie de foi de notre école. Nous avons donc décidé, pour commencer, d’organiser une messe de rentrée, d’action de grâce et de bénédiction. Cette messe fut célébrée le 19 septembre dernier par un père Carme, dans la très belle chapelle Saint-Ignace, à l’intérieur même du Collège et nous a donné un élan de motivation supplémentaire pour envisager divers projets au sein du collège. Et ce, malgré le petit nombre de fidèles présents : neuf, mais tout de même neuf de plus que l’an dernier !
A noter que, désormais, nous nous rencontrons hebdomadairement afin de partager un moment de convivialité et d’organiser nos futures activités.
Nous envisageons entre autres de faire à nouveau découvrir les recoins de Saint-Michel à travers des visites spirituelles et culturelles pour des (futurs) collégiens ou toute personne intéressée, ou encore d’organiser des rencontres avec divers intervenants religieux, des sorties spirituelles, des actions de charité ou des topos et, bien sûr, d’autres messes, avec encore plus de fidèles ! Nous allons également participer à la procession du 8 décembre prochain à l’occasion de l’Immaculée Conception et à l’organisation de la messe de minuit avec le Chœur du Collège, à l’église Saint-Michel.
Tout étudiant à Saint-Michel est le cordial bienvenu à l’aumônerie pour partager et élaborer nos activités !
Le Père Sviatoslav Horetskyi d’Ukraine avec l’AED (ACN) dans notre secteur du 25 au 26 février 2023.
PAR EMMANUEL FRENCH PHOTOS : AIDE À L’EGLISE EN DÉTRESSE, P. S. HORETSKYI, DR
« L’amour est plus fort que la haine »
Les pires conséquences de la guerre ne sont pas dans la destruction des bâtiments, mais dans les conséquences psychologiques et spirituelles. « En Ukraine, prêtres et religieux offrent aux personnes traumatisées, ayant perdu des membres de leur famille ou leur maison, un soutien psychologique et spirituel afin que leurs blessures puissent guérir. La foi en Dieu est un soutien important et leur redonne espoir. Je le découvre dans les rencontres avec les personnes déplacées », rapporte le Père Sviatoslav Horetskyi. Alors que beaucoup fuient, la plupart des prêtres et des évêques restent parmi le peuple. Par leurs initiatives, ils résistent à la violence de la guerre. « L’amour est plus fort que la haine. En tant que croyants, nous espérons la vie en abondance. Si nous pouvons transmettre cela, alors notre vis-à-vis peut ressentir quelque chose de l’ordre de l’éternité », explique le Père Horetskyi de l’Eglise grecque-catholique ukrainienne.
Survivre à l’hiver
Pour la population, il est très difficile de survivre cet hiver avec des températures inférieures à moins 20 degrés, sans pouvoir accéder à l’énergie nécessaire pour se chauffer. « Aide à l’Eglise en détresse (ACN) » poursuit son aide destinée afin d’atténuer la crise. Les attaques russes et l’hiver entraînent une augmentation encore plus importante du nombre de personnes déplacées. Ce sont pour la plupart des femmes avec enfants dont les maris sont morts dans le conflit ou sont en première ligne.
Selon le gouvernement ukrainien, la majorité des installations énergétiques ont été détruites. Les attaques de drones russes visent « à aggraver la vie quotidienne des Ukrainiens » et à rendre « impossible de vivre l’hiver dans ces endroits ». En réponse à ces besoins, l’AED soutient par exemple l’acquisition de poêles et de groupes électrogènes. La situation énergétique affecte l’ensemble du pays et pas seulement les zones de conflit. Des couvents accueillant les réfugiés se retrouvent sans lumière, sans eau et il y fait incroyablement froid.
« Nous traversons une période extrêmement difficile en Ukraine, déclare Mgr Pavlo Honcharuk, nous vous remercions encore une fois pour votre aide, pour les prières et le soutien. Que Dieu récompense abondamment tous les bienfaiteurs de votre œuvre. »
Qui est saint Janvier ? Evêque de Bénévent et protecteur de Naples, il meurt vers 305, persécuté par l’empereur Dioclétien et non sans peine, puisque, miraculé, il ressort d’abord indemne des flammes et de la fosse aux lions avant d’être décapité. Il tire son nom du dieu romain Janus à l’origine du mois de janvier, mais est fêté le 19 septembre.
par Pascal Ortelli
Humour
Un couple se présente devant l’officier d’Etat civil pour se marier. Le fiancé, d’humeur joyeuse, semble avoir abusé de la dive bouteille. « Mademoiselle, dit le représentant de l’autorité, il m’est impossible de vous marier dans ces conditions. Vous reviendrez plus tard quand il aura dégrisé. » Huit jours, plus tard rebelote ! « Mais enfin, Mademoiselle, votre amoureux est encore plus ivre que la semaine dernière. » « Que voulez-vous, mon cher Monsieur, quand il n’est pas saoul, il ne veut pas se marier ! »
Il peut paraître quelque peu dérisoire de refuser de nous déplacer pour participer à la messe dans l’église de la communauté d’à côté, alors que la lettre aux Hébreux nous rappelle que « nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de Dieu » (13, 14). Nous attendons en effet, précise la même épître, la ville dont Dieu est l’architecte et le constructeur, à l’exemple d’Abraham le nomade, mis en route par la Parole du Seigneur sans savoir où il allait. Car dans la foi, nous sommes à la recherche d’une patrie, nous aspirons à la cité céleste, bien meilleure que celle où nous résidons actuellement (cf. He 11, 8-16).
Tisser des liens
Reste que certains répliqueront : mais l’enseignement de l’Eglise et la théologie pastorale nous invitent à nous rassembler dans notre paroisse territoriale et à y être fidèles, de manière à tisser petit à petit des liens qui constituent la communauté locale. Au nom de notre incarnation, nous sommes appelés à planter nos racines comme un arbre florissant et à nous unir aux branches de nos voisins de quartier ou de village.
Cheminer vers la maison du Père
C’est oublier le sens étymologique du terme paroisse, par-oikia en grec, qui signifie « maison d’hôtes sur le chemin ». La mobilité est donc constitutive des communautés chrétiennes, conviées à conserver un dynamisme tourné vers l’avenir, à offrir l’hospitalité à tous les étrangers de passage, à croître grâce à leur flexibilité en s’ouvrant aux suggestions venues de l’extérieur et surtout, à cheminer vers la maison du Père, la demeure du Royaume.
Qui n’avance pas recule
Puisque nous sommes tous et toutes en route vers le ciel, restons mobiles. C’est ce qui constitue la démarche syn-odale, chemin accompli ensemble, voulue par le pape François pour l’ensemble de l’Eglise catholique, depuis l’automne 2021 jusqu’en octobre 2023 et 2024 et au-delà.
Qui n’avance pas recule. Qui se ferme à la mobilité se sclérose. C’est la loi de l’existence avec le Christ.
Alors que certains pestent contre le sens commercial de cette fête, le conseil de communauté de Vionnaz a eu l’intuition d’offrir pour les paroisses du Haut-Lac une messe spéciale pour tous les amoureux ! En effet, alors que les célébrations mettant en avant les couples jubilaires s’essouflent, nous sommes persuadés que bénir les couples, quels qu’ils soient, mariés ou non, jubilaires ou non, est une grâce ! Alors profitons-en !
TEXTE ET PHOTO PAR MARYLINE HOHENAUER
S’aimer, partager ses passions, ses intérêts, son quotidien, vouloir constamment le bien de l’autre, être persuadé que son bonheur fera le nôtre… et se le dire ! Lors de la messe du 11 février, tous les amoureux sont invités à se retrouver à l’église de Vionnaz pour une messe pensée et animée pour eux.
Pas besoin d’être mariés depuis 5, 10, 15, 20 ou 50 ans pour recevoir une bénédiction. En effet, la grâce, cette faveur accordée par Dieu est pour tous, tout le temps. Et pour les couples non mariés, pas de souci, la bénédiction d’un couple n’est ni un mariage, ni un « sous-mariage » ! C’est l’occasion d’être renforcés et de rendre grâce pour les fruits de cet amour.
Il y a quelques années, je me rappelle avoir accueilli le témoignage d’un couple qui avait vécu une grosse embrouille sur le chemin qui le menait à la messe des jubilaires. A la fin de la messe, au moment de la paix, ils s’étaient pardonnés, puis posaient tout fiers sur la photo de groupe à la fin de la messe. Oui, nous le savons tous, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, elle est faite de hauts et de bas, parfois même de très bas, ou de chemins de traverse, parfois de souffrances, d’incompréhensions. Que cette célébration vous aide à panser les plaies, à vous sentir sereins, à revivifier votre Amour, pour qu’il dure toujours.
Rendez-vous, sans inscription, à la messe du 11 février à 17h30 à l’église de Vionnaz. A la fin de la messe un apéro amélioré vous attend pour continuer la fête.
Le jour de la Saint-Valentin est la fête des amoureux. Mais qui est donc ce Valentin ?
Pas moins de sept saints répondent à ce nom et sont fêtés le 14 février. L’association de la Saint-Valentin à la fête des amoureux remonte au Moyen-Age. A cette époque, la tradition veut que les jeunes s’adonnent à une forme de « loterie de l’amour ». Tous les 14 février, les jeunes gens tiraient au sort le nom de leur compagne, le « Valentin » est devenu le cavalier de la jeune fille pour l’accompagner lors de fêtes.
En 2022, plus de loterie, mais c’est un évènement très commercial : c’est le jour où le chiffre d’affaires des fleuristes explose ! Mais c’est surtout bien plus que tout cela… car il ne suffit pas d’acheter un cadeau pour se prouver son amour.
Aux jeunes, le pape François les a confortés dans leurs envies de se retrouver, nombreux, à célébrer leur foi (JMJ…) : « Il est toujours mieux de vivre la foi ensemble et d’exprimer notre amour dans une vie communautaire… » (Christus vivit, no 164) En d’autres termes, « regroupez-vous ! », semble-t-il dire. Et l’expérience des grandes célébrations ravive la foi : plus nombreux, on est plus joyeux…
Quant à son regard sur la paroisse, première cellule missionnaire de l’Eglise, il l’exhorte à… sortir : « Sortons, sortons pour offrir à tous la vie de Jésus-Christ. » (Evangelii gaudium no 49)
En d’autres termes, se regrouper en rassemblant et sortir de ses murs, voilà les deux ailes de l’élan missionnaire pour une Eglise pertinente aujourd’hui. La mobilité, en somme, ou ce que François appelle la « plasticité » de la communauté chrétienne…
Malgré la chaise roulante…
Diminué dans sa mobilité, lui ne s’est pas épargné en 2022 : Canada, L’Aquila, Matera, Bahreïn, Kazakhstan… Quand la mission urge, rien ne l’empêche de se déplacer !
Car ce qui doit animer le disciple du Christ, ce n’est pas l’entretien de ses habitudes d’horaires et de lieux de messe, c’est bien son zèle missionnaire, loin du confortable « on a toujours fait ainsi et ici ! ». D’ailleurs, cet envoi missionnaire concerne tous les baptisés…
« Ambassadeurs du Christ »
Aux missionnaires de la miséricorde, lors de l’année jubilaire 2018, il reprenait le thème de saint Paul d’« ambassadeurs du Christ » (cf. 2 Cor 5, 20), pour encourager certes les prêtres – de par leur service notamment de la confession – mais tous les baptisés à porter la miséricorde de Dieu en sortant de chez eux !
PAR L’ABBÉ JEAN-MICHEL MOIX
PHOTO : ABBÉ VALENTIN RODUIT
Au moment d’entrer dans une nouvelle année, notre cœur peut être « pris » par une certaine peur, une certaine angoisse diffuse.
Pas très loin de chez nous, en Ukraine, à quelque 2 heures et demi d’avion, une guerre fait rage, semant jour après jour depuis bientôt une année, la ruine, la misère, l’exode, la mort. Ce conflit ne risque-t-il pas de s’étendre aux pays voisins de l’Ukraine ? Quand donc cette guerre prendra-t-elle fin ? lorsque toute une armée aura été saignée à blanc ? et alors la guerre cessera, faute de combattants…
Autre peur. Chez nous, on peut craindre, avec cet hiver qui peut s’avérer long et rigoureux, des coupures d’électricité qui seraient préjudiciables non seulement à notre industrie mais également à notre vie courante !
Aussi pour lutter contre ces peurs et ces craintes plus ou moins fondées, et qui peuvent nous angoisser, sachons recourir à notre foi !
Dans la foi, recherchons la présence de Jésus, tournons-nous vers Lui, prions-Le, implorons de Lui, avec confiance, son secours, son aide.
Pensons à cet épisode de l’évangile (Mc 4, 35-41) : les apôtres, en compagnie de Jésus, avaient pris place dans une barque pour rejoindre la rive opposée du lac de Galilée. C’était alors la nuit, un vent contraire s’était levé et les apôtres s’épuisaient à ramer au milieu de la mer tempêtueuse. L’eau s’engouffrait dans la barque et menaçait de la faire couler. Les apôtres commençaient à craindre pour leur vie. Et pendant ce temps, Jésus, installé à la poupe, dormait ! Vite, on s’empresse de réveiller Jésus. Et Jésus, par sa seule parole, Ô miracle, imposa le calme aux éléments déchaînés du vent et de l’eau ! Jésus leur dit alors : « Pourquoi avoir si peur ? Comment n’avez-vous point de foi ? » Autrement dit : « Pourquoi vous êtes-vous laissés prendre par la peur ? Réveillez donc votre foi ! »
Cette même foi nous fait nous souvenir d’une promesse que Jésus a faite à ses disciples (et à chacun de nous) avant de remonter au Ciel : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ! » (Mt 28, 20) Dans la foi, saisissons-nous de cette promesse divine, pour aller à Jésus et le trouver dans la prière, dans l’Eucharistie, dans la Parole de Dieu… Du reste, avec la fête de Noël, n’avons-nous pas fêté la venue de Dieu parmi nous, la naissance de l’enfant-Dieu, c’est-à-dire selon le prophète Isaïe, de « l’Emmanuel », mot qui se traduit par « Dieu avec nous » !
Au seuil de cette nouvelle année, que Dieu vous bénisse, en Jésus, son divin Fils !
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Quelques mots avant l’Apocalypse Adrien Candiard
L’Apocalypse n’est pas ce que vous croyez… Adrien Candiard livre des livrets spirituels et incisifs qui invitent à méditer sur notre époque. On n’a jamais tant parlé de catastrophes qu’aujourd’hui : climat, pandémie, guerre. Devons-nous craindre la fin des temps ? Celle-ci n’est-elle qu’une étape ? L’auteur interroge les textes du Nouveau Testament qui l’évoquent pour y chercher des raisons d’espérer. C’est un livre décapant qui ne ferme pas la porte sur « la fin des temps » mais, au contraire, ouvre une perspective, à partir de la lecture que ce frère dominicain fait des écritures bibliques.
L’auteur a choisi 45 saints célèbres. En étudiant leur parcours de vie, il réalise qu’aucune de leur histoire n’est simple. Cette constatation nous rejoint, car nous avons aussi des parcours compliqués. Malgré leurs épreuves, ils sont toujours victorieux finalement ! Les saints ont chacun une manière particulière et efficace de s’adresser à Dieu. Ce livre nous apprend à mieux les prier, car ils n’attendent qu’un signe de nous pour nous aider.
Père Elijah est le récit d’un moine carme, ancien homme politique israélien et rescapé de la Shoah, appelé par le Pape à une mission particulièrement périlleuse. Sorti de son monastère du Mont Carmel, le Père Elijah se retrouve dans un tourbillon où se croisent les forces les plus ténébreuses. A qui pourra-t-il faire confiance et comment pourra-t-il accomplir sa mission ? L’épreuve à laquelle il est soumis prend au fil des pages une dimension politique et spirituelle des plus complexes et passionnantes. Adaptation en BD du fameux roman de M. O’Brien, cette histoire palpitante devrait vous permettre de plonger dans l’univers intrigant du Père Elijah.
C’est l’histoire d’un homme pieux et généreux nommé Tobit. Comme tous les justes, il doit traverser les doutes et la nuit de l’épreuve sans se détourner de Dieu. C’est aussi l’histoire d’une jeune fille, Sarra, qu’un démon empêche de se marier, mais qui demeure digne et confiante. C’est enfin le voyage initiatique d’un fils, le jeune Tobie, guidé et conseillé par l’Ange Raphaël. A partir d’un beau récit biblique composé au IIIe siècle avant Jésus-Christ, ce livre magnifique nous rappelle que, sur terre comme au ciel, le temps de la bonté et de la bénédiction n’est pas révolu.
PAR LE COMITÉ DE LA CHORALE DE MONTHEY | PHOTO : DR
Qui sommes-nous ? Un joli groupe dynamique, appréciant la musique bien sûr, le chant en particulier, et le plaisir de la convivialité autant que tout le reste… Nous sommes le chœur mixte de Monthey, fondé en 1852 et actif sous forme de chœur mixte depuis 1979 !
Une fois par semaine, nous nous retrouvons pour répéter, travailler dans la bonne humeur, élargir notre répertoire… et passer un excellent moment tous ensemble. En effet, dans notre la chorale, les temps de chaleureux partages, la bienveillance, la bonne humeur, font partie du bonheur de chanter.
Vous aimez chanter, seul ou en groupe… Vous aimeriez chanter et n’avez jamais osé franchir le pas… N’hésitez plus, venez nous rencontrer… Venez nous découvrir lors d’une de nos répétitions. Nous serons heureux de vous accueillir, de vous présenter notre groupe, nos habitudes…
Nous vous attendons avec impatience ! A bientôt !
Chorale de Monthey, répétition jeudi 19h30 à la Maison des jeunes.
A l’occasion de la journée mondiale des pauvres, les paroissiens du décanat de Fribourg ont été invités, le 13 novembre 2022, à un geste de solidarité avec les plus démunis. Lors de divers ateliers, ils ont confectionné des cartes, des biscuits et de petits cadeaux qui seront remis pour Noël, à des prisonniers, des requérants d’asile et des gens de la rue.
PAR MAURICE PAGE PHOTOS : CATH.CH
« Mets un peu plus de farine, sinon la pâte va coller à la table et au rouleau à patisserie ! » L’ambiance est animée et joyeuse à l’atelier biscuits réuni à la salle de paroisse de Saint-Pierre, dans une chaude odeur de milanais et de brünslis. « Face à la pauvreté grandissante, je suis heureuse de pouvoir apporter par mes biscuits » un peu de douceur dans un monde de brutes » comme on dit », raconte Valérie, une des pâtissières d’occasion.
« Quand je pense à toi, je pense à moi »
Maria de son côté, entonne à tue-tête, la chanson des « Restos du cœur » : « Aujourd’hui, on n’a plus le droit ni d’avoir faim, ni d’avoir froid. Dépassé le chacun pour soi. Quand je pense à toi, je pense à moi… »
« Nous avons entendu le message du pape François qui nous appelle à l’action pour nous mettre au service des plus démunis », explique Olivier Messer, responsable pour la diaconie du décanat de Fribourg. « Plutôt que de simplement glisser un sou à la quête ou de faire un don, il nous a semblé important de pouvoir offrir quelque chose fait de nos mains. Au-delà d’une aide matérielle qui reste nécessaire, c’est une façon de dire aux plus démunis qu’ils ont une valeur à nos yeux et que nous pensons à eux. Ce qui n’a rien à voir avec la valeur de l’objet. »
A l’atelier cartes, Fabio renchérit : « J’ai voulu apporter quelque chose même si c’est très peu. C’est le plaisir de donner, de se donner, sans attendre quelque chose en retour. »
Les cartes, biscuits et petits cadeaux seront remis, durant la période de Noël, aux prisonniers, aux requérants d’asile et aux gens de la rue par l’intermédiaire des aumôneries spécialisées.
La 6e journée des pauvres
Un regret néanmoins: les ateliers proposés dans les paroisses n’ont pas attiré un grand nombre de personnes. « La journée des pauvres, promulguée par le pape François en 2017, n’est pas encore entrée dans les mœurs et les mentalités des paroisses. En outre, après deux ans de covid, il n’est pas si facile de relancer les activités de ce genre », reconnaît Olivier Messer.
Un regret qui n’entache pas l’enthousiasme de Maria : « En venant, jamais je n’aurais pensé que je rigolerais autant. La prochaine fois, je ferai des » struffolis » de chez moi à Lecce, dans les Pouilles. »
PAR MARYLINE HOHENAUER PHOTOS : LES SCOUTS SAINT-HIPPOLYTE
Alors que Mova 2022 est encore dans nos mémoires, voici arrivée la journée mondiale du scoutisme : le 22 février. Cette date coïncide avec la date de naissance du fondateur Robert Baden-Powell, le 22 février 1857. C’est surtout une belle occasion de montrer son appartenance à cette communauté forte de plus de 35 millions de membres ; chaque scout est invité à se rendre au travail, aux cours ou dans ses activités avec son foulard !
Alors le 22 février, faites comme les chefs scouts Saint-Hippolyte et portez votre foulard !
Et pour les intéressés à rejoindre les scouts, réservez la date du samedi 18 mars 2023 pour la journée découverte du scoutisme, jeu de piste pour les parents et la population.
Jusqu’au 7 janvier, vous pouvez encore visiter la trentaine de crèches exposées dans nos communes. Voici quelques clichés de cette édition. Certaines autres crèches sont placées derrière une vitrine et le reflet ne permet pas de les photographier convenablement, mais elles valent le détour et méritent d’être vues «en vrai».Un grand merci aux groupes, institutions et artistes pour votre fidélité créative année après année. Depuis plus de 10 ans, vous nous offrez un Avent autrement avec Jésus au cœur de notre Noël.
PAR SANDRINE MAYORAZ PHOTOS : DR
Extrait du texte de la crèche « Gesu Bambino », place Centrale de la ville de Monthey
« Puisse chaque enfant, dans ce monde tourmenté, recevoir au-delà d’un abri et des choses nécessaires à la vie, Chaleur humaine, Tendresse et Amour ! Puisse-t-il acquérir le Droit au respect, à l’écoute, à la parole ! Puisse-t-il trouver, dans son entourage, un soutien permanent sur le chemin merveilleux, mais souvent rocailleux de la vie. Qu’il puisse s’émerveiller des beautés de la création. »
La sainte famille exposée à la Maison du Monde.
A la cure de Choëx, une crèche encadrée comme une photo de famille.
Les mages portent l’encens et la myrrhe à l’Enfant Jésus. Eglise de Muraz.
« Dites, si c’était vrai ». Interrogation à la crèche de Malévoz.
A sa demande, Gilbert Mudry a cessé son activité de président de la commission de gestion des paroisses de Monthey et de Choëx en fin d’année civile 2022. A travers cet article, nous entendons le remercier d’avoir rempli cette fonction délicate avec efficacité et discrétion.
PAR BERNARD PREMAND | PHOTO : DR
D’une certaine façon, Gilbert était destiné à une telle présidence. En effet, il a accompli l’essentiel de son activité professionnelle dans le domaine bancaire. Il fut cambiste, spécialiste du contentieux et conseiller en financement. Durant les 20 dernières années, Gilbert a œuvré avec talent à la Banque Raiffeisen de Monthey. La maîtrise des chiffres, de la gestion, de la comptabilité et des limites budgétaires et financières illustre parfaitement les compétences de Gilbert.
Membre de la commission de gestion des paroisses de Monthey et de Choëx à l’orée des années 90, Gilbert a assumé la présidence de cette commission dès 2010. C’est donc plus de 30 ans de dévouement aux deux communautés catholiques de notre cité. A la tête d’une petite équipe ayant des expériences complémentaires, Gilbert a managé, avec doigté et rectitude, l’équivalent d’une PME d’une quinzaine de personnes. Cela inclut aussi le souci de gérer un patrimoine immobilier somme toute particulier, dans une situation paradoxale de contraintes financières et de rentabilité, alors que la communauté religieuse a notamment pour missions de développer l’humanisme, la solidarité et un certain détachement matériel.
Par ailleurs, Gilbert Mudry étant né un début d’octobre, le natif du signe zodiacal de la Balance est connu pour être une personne ayant des capacités à peser les problèmes et à être impartiale et équilibrée, en plus de savoir diriger et coordonner une équipe.
Selon un adage anglais, « beaucoup remercier signifie secrètement demander davantage ». On n’appliquera pas cette sentence à Gilbert qui a œuvré – faut-il le rappeler – durant plus de trois décennies pour les deux paroisses de notre ville. C’est tout à la fois un bail et un modèle d’exemplarité et de longévité de service à autrui. Dès lors, et parce qu’il est également à la retraite professionnelle depuis deux ans, nous lui souhaitons aussi une bonne retraite de président bénévole de la commission de gestion des paroisses de Monthey et de Choëx.
En compagnie de son épouse Christine, Gilbert aura ainsi plus de temps à consacrer à la pratique de nombreux sports différents, tels que ski, vélo, voile et moto.
Alors, indépendamment du cadeau de reconnaissance déjà offert, nous entendons adresser simplement un GRAND MERCI à Gilbert pour son dévouement et son engagement. Bon vent pour un futur plus personnel et familial.
La personnalité solaire de la « pasteure youtubeuse » Carolina Costa ne passe pas inaperçue. Auteure, comédienne et théologienne progressiste, elle a gagné plusieurs prix pour la websérie « Ma femme est pasteure » et est bien décidée à faire découvrir l’Amour inconditionnel transmis par Jésus-Christ.
PAR MYRIAM BETTENS PHOTOS : JEAN-CLAUDE GADMER
Avec une maman luthérienne et un papa catholique, comment êtes-vous tombée dans la marmite réformée ? (Rires) Lorsque je suis arrivée en Suisse, j’allais à l’église luthérienne danoise avec ma mère. Nous habitions juste à côté de la paroisse réformée et ma mère m’a inscrite au catéchisme là-bas, où tous mes copains allaient déjà. J’ai mon vécu paroissial dans l’Eglise réformée et c’est aussi dans cette Eglise que ma passion pour Jésus et les Evangiles s’est déclenchée. Grâce à mes attaches familiales avec les autres Eglises, je me sens chrétienne avant tout et adepte de la voie du Christ par-dessus tout !
Un voyage au Tibet a changé votre manière de comprendre la foi au sein du christianisme. De quelle manière ? Avant ce voyage, je venais de vivre un grand chagrin d’amour et une agression sexuelle… Je suis partie au Tibet pour me sauver. C’était le voyage du désespoir. Là-bas, la spiritualité imprègne tout le quotidien et j’ai eu cette puissante sensation que Dieu existait. C’était même une évidence. A mon retour, j’ai pensé que la voie était peut-être dans le bouddhisme. C’est un livre du Dalaï-lama qui m’a fait comprendre que tout se trouvait déjà dans ma propre tradition.
Vous êtes auteure de plusieurs livres, dont un récent. Principale protagoniste dans une websérie, animatrice d’une chaîne YouTube, pasteure famille et enfance pour l’Eglise protestante de Genève et maman de deux filles… Où trouvez-vous le temps de réaliser tout cela ? Depuis le Covid, tous les projets que nous avions avec Victor, mon mari et notre équipe, se sont condensés autour du travail de témoignages sur Internet. Cette mission me semble de plus en plus importante. Paradoxalement, nous ne sommes pas toujours soutenus par les Eglises. Tout ce projet peut donc être considéré comme bénévole. Raison pour laquelle nos autres activités sont une manière d’essayer de financer en partie cette mission de témoignages sur le web, mais cela reste pour l’instant insuffisant.
Vous ne laissez aucun sujet sous le tapis et osez parler de tout, ouvertement. Certaines de vos vidéos ont provoqué critiques et menaces sur les réseaux sociaux… Le web est un sixième continent avec un mode de fonctionnement, un langage et une manière de propager la Parole différemment de ce que l’on peut faire en local. Les institutions désirent y être présentes, mais elles n’y sont plus audibles. Les gens souhaitent des vis-à-vis, des visages humains qui témoignent. Un vrai changement est en train de s’opérer au niveau de la communication des messages. C’est un enjeu réel, car si l’on veut une parole progressiste, ce qui représente pour moi la voie réformée, alors on essuie commentaires haineux et menaces. Il existe des Eglises très puissantes sur Internet et des groupes organisés de croisades qui essayent de nous bâillonner. Cet enjeu a pourtant démultiplié notre désir de nous trouver sur les réseaux sociaux. C’est cela être témoin du Christ : aller dans des endroits où personne ne veut aller pour apporter une autre parole. Et ce que l’on ne voit pas, c’est la forêt qui pousse ! Les gens ont envie de retrouver le Christ et le christianisme.
On dit que l’on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. Peut-on parler de tout avec tout le monde ? Je pense que l’on peut parler de tout, mais comme c’était le cas avec Jésus, certains sujets vont diviser. Cette possibilité de division fait peur à beaucoup de chrétiens. Or, à mon sens, cette parole ne divise pas, elle marque un discernement possible et proclame des choses nous obligeant à nous positionner.
Biographie express
Carolina Costa est auteure de livres sur la foi, théologienne féministe et queer, youtubeuse et pasteure de l’Eglise protestante de Genève. Née à Monaco d’une mère danoise luthérienne et d’un père catholique romain, elle a grandi à Genève et suivi ses études de théologie à l’Université de cette même ville. Chanteuse et comédienne formée à Paris, elle y rencontre son mari. Ils ont créé l’Association Atalahalta qui a réalisé de nombreuses webséries, dont la plus célèbre, inspirée de leur histoire « Ma femme est pasteure ». Carolina exerce actuellement un ministère auprès des enfants et des familles à Genève. Elle est également très active sur le web www.carolina-costa.com
La « pasteure youtubeuse » a réalisé de nombreuses webséries.
PAR L’ABBÉ JEAN-MICHEL MOIX, AU NOM DE L’ÉQUIPE DE RÉDACTION | PHOTO: SAINT-AUGUSTIN
Il y a des «évolutions» ou des «révolutions» quasi inévitables. Il y a environ 500 ans, l’invention de l’imprimerie a transformé les livres; elle les a multipliés, elle les a rendus plus abordables. La Bible a connu ainsi une plus large diffusion.
Depuis quelques dizaines d’années, notre société est entrée dans l’ère «numérique» des ordinateurs, des écrans digitaux, des téléphones portables, etc. Désormais, il n’est plus nécessaire d’attendre que le facteur dépose notre journal dans notre boîte à lettres, nous pouvons le lire directement sur notre «tablette» !
Et notre magazine paroissial L’Essentiel n’échappe pas non plus à ce grand mouvement de fond qu’on observe dans les médias. A compter de ce 1er janvier 2023, L’Essentiel effectue également sa «mue», sa «transition» en passant à la version numérique !
Bien sûr, nous pouvons toujours rester abonnés à la version «papier» de L’Essentiel. Et tout en bénéficiant de l’abonnement papier, nous pouvons en plus (en nous enregistrant en ligne) lire la version numérique. Cette nouvelle offre vous sera proposée pour la somme de Fr. 50.–.
Ainsi la version numérique de L’Essentiel présente à nos yeux plusieurs avantages ou «plus-values»: nous espérons ainsi toucher un lectorat plus large, en offrant par exemple la version numérique, pour quelques mois, aux familles ayant présenté un enfant au baptême ou accompagnant un de leur enfant dans un parcours sacramentel du Pardon, de la première communion ou de la confirmation. Nous avons en outre la possibilité, avec la version numérique, d’ajouter du contenu supplémentaire, avec par exemple l’homélie dominicale du curé, avec des annonces d’événements qui «collent» mieux à l’actualité paroissiale.
Nous souhaitons par ailleurs proposer une version exclusivement numérique pour le prix de Fr. 35.–. Cette offre exclut la version papier. Mais elle pourrait trouver un nouveau public dans la jeune génération.
Bref, nous sommes convaincus que le lecteur a tout à gagner avec l’arrivée de la version numérique de L’Essentiel !
Bonne lecture !
Un parallèle et un complément
Par Nicolas Maury
Saint-Augustin SA poursuit sa transformation numérique. En parallèle et en complément de L’Essentiel en format papier, la société basée à Saint-Maurice propose désormais aussi une version digitale. «Notre objectif est d’offrir un outil correspondant au mode actuel de consommation de l’information d’une grande partie de la population, indique son directeur Yvon Duboule. Diverses études de marché montrent clairement une poursuite de cette tendance. C’est aussi un moyen de capter un lectorat plus jeune et / ou sensible aux questions environnementales.»
La porte d’entrée du magazine numérique se trouve sur le site de la paroisse (ndlr. voir encadré). «Chaque lecteur peut désormais consulter son magazine en tout lieu, sur smartphone, tablette ou ordinateur», précise Chantal Salamin, webmaster. «Il est ainsi possible de faire découvrir L’Essentiel à sa famille et à ses amis sans disposer de la version papier avec soi, mais aussi d’accéder à tous les anciens numéros et aux articles publics d’autres magazines.» Le tout soit dans une version web, soit à l’aide d’une liseuse dans une mise en page identique à la version imprimée.
Le renouvellement d’abonnement en ligne grâce à une carte de crédit ou à Twint (et bientôt la carte PostFinance) et l’option de modifier son adresse postale sont d’autres potentialités du système. Sans oublier la possibilité d’offrir un abonnement cadeau. Et Yvon Duboule de conclure: «La solution ayant été développée par Saint-Augustin, notre volonté est de continuer à l’adapter à l’évolution technologique afin de proposer des services répondant toujours mieux aux attentes des paroisses et des lecteurs.»
Comment faire ?
1. Aller sur le site de la paroisse ou à l’adresse monthey-hautlac.lessentiel-mag.ch 2. S’enregistrer en ligne avec son e-mail et un mot de passe. 3. Rattacher son abonnement papier grâce à son numéro d’abonné (présent sur l’étiquette d’envoi de son magazine papier) à son compte (Mon compte / ). 4. S’inscrire à la newsletter pour être informé de la mise en ligne d’un nouveau numéro. 5. Et c’est fait !
PAR JUDITH BALET HECKENMEYER
PHOTOS: JUDITH BALET HECKENMEYER, CHRISTIANE MICHAUD
Comment représenter ce qui est sacré? Arrivera-t-on jamais à représenter cette flamme qui habite l’âme? Nos moyens sont dérisoires face à cette immensité d’amour qui emplit tout notre être. Ce langage est fait de symboles, de touches personnelles qui restituent la vision de chaque artiste et qui ne sera que partielle, momentanée. On ne peut pas prendre une photo d’une personne et prétendre que c’est toute sa vie! Le langage utilisé pour exprimer le sacré me semble donc être un cliché, un instantané de communion avec ce qui élève le cœur et l’âme de celui qui s’exprime par l’art.
En pensant à l’art sacré, je revois les magnifiques sculptures de Jean-Pierre Augier que j’ai découvertes au Grand-Saint-Bernard. Comment cet homme peut-il, avec des faux, des pièces de métal froides et coupantes, faire passer autant d’amour, de délicatesse et de sacré dans ses œuvres? Il en est une à Martigny, devant la maison de la visitation derrière l’église. Ce qui naît de ces pièces de métal, par les mains de M. Augier, est juste renversant, bouleversant.
Dans un autre registre et avec d’autres matériaux, Christiane Michaud (de Fribourg) peint. Depuis plusieurs années, ses toiles sont habitées, inspirées par la foi. Elle a peint nombre de suaires. Ses œuvres sont également empreintes de délicatesse, de finesse et laissent une belle place à la contemplation.
L’art sacré serait-il une invitation, un prétexte à la contemplation, au recueillement ? Certains parlent français, d’autres allemand. L’art sacré nous parle par des textes, de la musique, des chants, des sculptures, des peintures, des fresques, des bâtisses. Chacun y est sensible différemment et à sa manière, selon son tempérament, selon ce qu’il traverse, selon l’ouverture de son cœur au plus grand que soi, au meilleur de chacun qui s’exprime.
Ouvrons nos yeux et laissons-nous pénétrer par tout ce qui réveille le sacré en nous, surtout en ces temps de la nativité, ouvrons notre cœur à Dieu et ses multiples manifestations d’amour.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Retrouver le goût de la vie Anselm Grün
Lorsque nous nous heurtons à la frustration et à l’impuissance, quand le chemin que nous avons pris ne nous a finalement menés nulle part, nous nous sentons vidés, épuisés et sans désirs. C’est le burn-out de l’âme. Anselm Grün nous montre comment faire face à ces moments de vide, d’angoisse, voire d’effondrement, qui peuvent être autant d’opportunités de revenir sereinement à soi. En effet, ces grandes fatigues ont la capacité insoupçonnée de nous mener vers l’essentiel de notre vie : le rythme de notre âme et de notre corps, afin de retrouver la source de vie au plus profond de nous.
S’élever dans la lumière du vitrail Martial Python
Le vitrail a cette belle vocation consistant à transfigurer l’atmosphère qui règne dans les sanctuaires la rendant ainsi plus immatérielle. La poésie des couleurs se réfractant dans leurs espaces étreint jusqu’à faire vibrer notre âme, nous élevant ainsi à la contemplation des grands ailleurs. Pour vivre cette démarche, sont proposées plusieurs églises et chapelles du pays de La Glâne, une terre ayant beaucoup inspiré les artistes et spécialement ceux qui ont fait chanter la lumière avec l’art du vitrail. Martial Python nous en dévoile plusieurs facettes dans un style simple et accessible.
Les flammes qui ont dévoré Notre-Dame de Paris sont le signe, nous dit Andrea Riccardi, de l’incendie que connaît l’Eglise. Recul de la pratique, des vocations, de l’influence publique et culturelle : partout, en France, en Europe, sur les autres continents, l’inquiétude monte. Le christianisme traverse-t-il une des épreuves qui l’ont fortifié hier ou court-il vers un irrésistible déclin demain ? Et si, plutôt que de se lamenter ou de se raidir, il s’agissait de vivre la crise ? D’entrer en lutte, non pas contre les ennemis supposés du dedans ou du dehors, mais en combattant ces deux fléaux que sont le discrédit et l’indifférence ? Il fallait le fondateur de Sant’Egidio pour nous montrer comment l’Eglise qui brûle peut être l’Eglise qui, renaissant de ses cendres, annoncera comme jamais l’Evangile.
Dans cette bande dessinée japonaise, deux adolescents d’aujourd’hui, Riku et Mana, se retrouvent en Italie à l’époque de la fondation de l’Oratoire par Don Bosco. Entourés des jeunes accueillis à l’Oratoire, de Dominique Savio, de Maman Marguerite, ils vivent avec eux des moments qui les font grandir, sous le regard bienveillant et juste de saint Jean Bosco. A la fin, ils reviennent à leur époque, transformés et grandis. Don Bosco, par sa vie exemplaire et son amour pour les jeunes, ne cesse d’être une source d’inspiration encore aujourd’hui.
A Renens, les personnes confrontées à la faim, au froid, qui se retrouvent sans toit ou sans emploi ont certainement croisé la route de Jean de Dieu Rudacogora. Aumônier pour la pastorale sociale et de rue de l’Eglise catholique vaudoise, celui qui a le souci de cette précarité porte un prénom bien programmatique.
PAR MYRIAM BETTENS | PHOTOS : JEAN-CLAUDE GADMER
Jean de Dieu, c’est un prénom programmatique. On peut dire que vous avez pris à la fois le patronyme et la vocation du saint du même nom ?
J’ai participé récemment aux 20 kilomètres de Lausanne. Comme mon prénom n’est pas très courant en Suisse, ils ont cru que mon prénom était « Jean » et mon nom de famille « de Dieu ». Sur le dossard il était donc inscrit « Dieu » et lorsque je courais à travers Lausanne les gens criaient : « Allez Dieu ! » Je suis né au Congo dans une famille très catholique. A ma naissance, il était alors interdit de donner des prénoms chrétiens. Mes parents ont choisi un prénom rwandais qui signifie « j’appartiens à Dieu ». Lorsque les prénoms chrétiens ont été à nouveau acceptés, le saint le plus proche de mon prénom était Jean-de-Dieu. J’ai été renommé ainsi. Ce saint m’inspire dans tout ce que je fais. Son engagement envers les malades et les pauvres me parle particulièrement dans mon ministère.
Dans un pays « propre en ordre » comme la Suisse, c’est paradoxalement le non-respect du droit des individus (droit du bail et du travail) qui les conduit vers vous…
On voit la Suisse comme un pays où il y a peu de pauvreté, organisé et dont les lois et règlements protègent les citoyens. On pense donc que ce type de situations n’existent pas. Dans mon ministère, je côtoie bien des précarités, mais cachées. Pour vous donner un exemple, une dame est arrivée en Suisse avec la promesse d’un emploi. Depuis, elle travaille pour trois francs par jour de 8h du matin à 20h. Ces gens sont exploités et en dehors du système.
Comment faites-vous pour que cette aide ne soit pas perçue comme de la charité ?
L’idée est vraiment de les aider à trouver la solution eux-mêmes afin qu’ils soient autonomes. Ici, c’est un endroit où l’on peut souffler un moment. Un cadre de confiance où les gens trouvent une écoute, un accompagnement et des pistes pour stabiliser leur situation.
Qu’est-ce que la perspective de la fin d’année et des fêtes amène comme inquiétudes supplémentaires ?
Ceux qui disposent d’un permis de travail s’inquiètent de n’avoir personne avec qui partager ce moment festif et de l’impossibilité financière d’offrir un petit cadeau à leurs proches. Les personnes sans-papiers, quant à elles, ont tout laissé pour essayer d’améliorer le quotidien de leur famille restée au pays, mais aujourd’hui, elles se retrouvent dans une situation pire encore et ne peuvent ni envoyer d’argent, ni même espérer rentrer pour les fêtes.
La Pastorale sociale et de rue de Renens, le Collectif vaudois de soutien aux sans-papiers (CVSSP) et le service de la Cohésion sociale de la ville de Renens ont obtenu en 2020 des fonds de la Chaîne du Bonheur pour venir en aide aux victimes des mesures prises pour endiguer la pandémie du COVID-19… De quelle manière ?
Nous avons mis en place une permanence. Une fois par semaine, ces personnes « inconnues du système » venaient nous voir et nous regardions en premier lieu s’il y avait une possibilité de trouver un soutien ailleurs, comme par exemple des subsides aux assurances maladie, une aide sociale ou même le chômage. Dans le cas contraire, nous apportions une aide financière directe par le paiement des factures d’assurance maladie ou de loyer. Même si ces personnes disposent de papiers en règle, elles ne demandent pas d’aide par peur de perdre leur permis. De plus, il n’y avait pas toute la bureaucratie qui effraie les bénéficiaires.
Les organisations qui ont mis en place ces permanences ont mandaté la Haute école de travail social de la santé Lausanne (HES-SO) pour documenter cette action. Qu’est-ce que cette enquête a révélé ?
Grâce à ce rapport, nous avons pu montrer et documenter cette réalité. Cela va lentement, mais cela a tout de même essaimé. Des associations et des personnes individuelles m’appellent pour demander de quelle manière elles peuvent aider concrètement. Grâce à cette action, les communes alentour ont également débloqué une aide pour ces personnes qui existent et vivent des situations difficiles en marge de notre société.
Biographie express
Jean de Dieu Rudacogora est marié et papa de trois enfants. Il est né le 12 janvier 1973 en RDC. Après trois ans de philosophie au Congo, d’une année de noviciat en Zambie et deux ans d’insertion pastorale en Tanzanie, il entame une licence en théologie à Londres. Depuis 2011 dans la pastorale sociale et de rue à Renens, il considère que « l’accueil, l’écoute et l’accompagnement des personnes vivant toutes sortes de précarité [le] ramène [aux siennes] » et ce cheminement lui apporte beaucoup plus qu’il n’apporte lui-même.
Accompagner ! Un beau verbe ! Mais pas facile à conjuguer à l’actif. Même quand vous avez décidé de faire de l’accompagnement spirituel votre activité principale. Pour l’abbé Gérald Carrel, aumônier à l’hôpital Riviera-Chablais de Rennaz, l’accompagnement est carrément un « credo de vie ». Rencontre avec un prêtre qui a frôlé la mort à cause du COVID, mais continue à accompagner. Parce qu’il parle de cette forme de ministère comme d’un cadeau !
PAR CLAUDE JENNY | PHOTOS : DR
Ordonné prêtre en 1983, l’abbé Carrel a d’abord œuvré en paroisse. Depuis 1995, il est aumônier d’hôpital. L’accompagnement d’une tante, en fin de vie, puis d’une autre personne qui l’a appelé à son chevet, lui a fait découvrir qu’il pouvait être plus utile dans les hôpitaux qu’en paroisse. Il a œuvré aux HUG à Genève, puis au CHUV, puis dans les hôpitaux de la Riviera et à l’hôpital intercantonal de Rennaz depuis son ouverture en 2019. Vingt-sept ans d’aumônerie ! Sans doute un record au sein du clergé romand.
« Bonjour, je suis l’aumônier ! » Combien de fois a-t-il ouvert une chambre d’hôpital et essayé d’entamer un dialogue avec son ou ses occupants ? Et d’avouer : « Nous, les aumôniers, nous nous faisons rarement remballer. Avec certains malades, les échanges sont brefs. Avec d’autres, ils se prolongent, se renouvellent, sont d’un rare richesse. »
Chaque rencontre est une aventure. –« A chaque rencontre, c’est une aventure. J’entre dans la vie d’un homme ou d’une femme qui ne m’a encore jamais vu. J’entre dans son monde. Et souvent, avec peu de mots, le contact s’établit et le malade, en confiance, s’ouvre au dialogue parce que l’on a besoin d’une relation à l’autre, d’humain à humain. Je reçois chaque rencontre comme un cadeau » raconte l’abbé Carrel, qui ne porte jamais de blouse blanche lorsqu’il frappe à la porte d’une chambre d’hôpital. « Je fais partie de l’équipe des soignants parce que l’accompagnement spirituel est une forme de soins. Mais en venant sans blouse blanche, je montre que je ne fais pas partie du personnel médical. Les malades en voient assez des blouses blanches ! » lance l’aumônier.
Un rôle différent. –« J’admire le personnel soignant et j’échange avec lui. Mais, comme aumônier, nous avons un rôle différent et nous nous reconnaissons mutuellement comme ayant un rôle spécifique » explique-t-il. L’aumônier est notamment alerté par les équipes lorsqu’elles constatent qu’un patient souffre du « syndrome du glissement » et que l’accompagnement d’un aumônier revêt alors une importance particulière.
Fort de tant d’années d’expérience, l’abbé Carrel voit d’ailleurs un danger : la « surspécialisation des blouses blanches » qui fait que les soignants sont moins disponibles pour écouter le patient et qu’ils peuvent avoir une vision très parcellaire de l’état du malade. L’abbé Carrel n’a jamais regretté d’avoir opté pour la voie de l’aumônerie. Après plus de 25 ans de présence hospitalière, l’abbé Carrel a quitté les aumôneries des hôpitaux. Mais pas question de retraite ! « Nous les prêtres, on doit bosser jusqu’à 70 ans ! » dit-il en riant. Dans quelques mois, il sera aumônier, et à 100 %, dans plusieurs EMS de la région lausannoise.
« J’ai frôlé la mort. J’étais dans le brouillard » – Le covid grave, celui qui peut vous emporter, l’abbé Carrel l’a vécu. Il a été intubé, mis dans le coma. Il en est ressorti, sauvé, guéri. Mais, dit-il, « J’étais un mort vivant. J’ai frôlé la mort. J’étais comme dans un brouillard. J’avais perdu tous mes repères. Je n’arrivais plus à prier. Juste à balbutier des bribes de prières » explique ce miraculé, qui vante les mérites du personnel soignant : « Dans de telles circonstances, Dieu vous fait exister à travers les autres. Ils m’ont sauvé et Dieu m’a tenu la main. » Ce vécu difficile a-t-il modifié sa manière de remplir son ministère ? « Sans doute, confie-t-il. Je goûte encore davantage à la joie de la rencontre avec l’autre et je suis devenu encore plus sensible à la dimension humaine des personnes que je rencontre. »
Etonnante trajectoire. – Un jour, l’abbé Gérard entre dans une chambre des HUG à Genève. Le patient, qui sort d’un état critique, le remballe. L’aumônier reviendra dans cette chambre. Lui et le malade entameront un dialogue. Aujourd’hui, le malade de l’époque dit : « Je suis certain que l’abbé Gérald est pour quelque chose dans ma vocation de prêtre, et maintenant d’aumônier. » Celui qui parle ainsi n’est autre que l’abbé Vincent Lafargue, qui est devenu prêtre et actuellement aumônier et qui, en janvier 2021, a succédé à l’abbé Carrel comme coordinateur de l’équipe d’aumônerie de l’hôpital de Rennaz…
(Article paru dans la revue chrétienne romande Grandir)
Les aumôniers d’hôpitaux font partie du personnel soignant.
Dans cette rubrique, L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix. Ce mois, c’est Mgr Alain de Raemy qui prend la plume.
PAR MGR ALAIN DE RAEMY, ÉVÊQUE AUXILIAIRE DU DIOCÈSE DE LGF ET ADMINISTRATEUR APOSTOLIQUE DU DIOCÈSE DE LUGANO
La crise climatique bien perceptible, la crise énergétique tout aussi sensible, la crise politique trop évidente et les crises de valeurs, telles que celles du genre ou de la famille, si présentes, nous bousculent, nous inquiètent et peuvent aller jusqu’à nous angoisser.
Il arrive trop souvent d’entendre des adultes soulagés d’avoir vécu leur jeunesse avant et des jeunes quelque peu perturbés par tant d’incertitudes affichées.
Dans la foi, nous sommes aussi déstabilisés. Les abus de toutes sortes partout constatés, les relèves nulle part assurées, les plus grandes certitudes contestées…, pas de quoi tranquillement continuer. L’avenir est bien sombre, pour ne pas dire bouché. Mais peut-être faut-il mieux remarquer ce qu’il nous est donné de prier.
Quand, à la Messe, après la consécration du pain et du vin, le prêtre proclame ou chante : « Il est grand le mystère de la foi ! », il ne dit pas : « Que c’est mystérieux tout ça ! » Le mystère, ce n’est pas ce qui est et reste obscur, c’est au contraire ce que je découvre parce qu’on me l’a révélé. Le mystère de la foi n’est donc pas ce qui reste caché, mais au contraire ce qui est dévoilé, mais que jamais je n’aurais pu imaginer. Je me sens dépassé, oui, mais pas largué. Je suis initié à une beauté et à une profondeur que je n’aurais jamais pu m’inventer ou me représenter. Je suis surpris mais béni.
Ce monde gémit effectivement dans les douleurs d’un enfantement. Saint Paul le dit. Pourtant, dans toutes ces douleurs, un seul cri a de l’avenir : viens Seigneur Jésus ! Oui, il viendra : nous proclamons ta mort, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. Inimaginable…mais vrai !
En tant que chrétiens, plus que quiconque, nous avons donc toutes les raisons d’espérer, de continuer à contribuer, dans toutes les crises, et même les pires, à un avenir meilleur. Quand on sait qu’Il reviendra pour tout mener à son accomplissement, aucun effort de bien ou pour le bien n’est inutile. Bien au contraire, chaque contribution pour un bon changement est comme une avance sur la plus grande vérité, celle d’un monde par Dieu aimé et qui ne sera donc jamais abandonné. Si Jésus est ressuscité dans le passé, c’est pour en imprégner tout l’avenir et jusqu’au bout de tout.
L’avenir c’est Lui, et rien d’autre que Lui. Les jeunes ont un immense et magnifique avenir devant eux et nous tous également. Travaillons-y !
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