L’été, un temps pour soi…, page "Jeunes, humour et mot de la Bible" de juillet-août 2026 par Marie-Claude Follonier
Par Marie-Claude Follonier
Mot de la Bible
Avoir du charisme
Du grec Kharisma, « don gracieux ». Il s’agit d’un don spirituel, le don de prophétie comme le don de guérison sont des charismes. Nous trouvons un énoncé des principaux charismes dans les deux Epîtres de saint Paul aux Corinthiens. Ces dons sont accordés par l’Esprit Saint. Tout don est un charisme. Les prophètes de l’Ancien Testament, Jésus chassant les démons, les apôtres se mettant à parler en différentes langues le jour de la Pentecôte sont des personnages charismatiques. Directement lié à la Bible, le mot charisme n’est entré dans le langage courant qu’au début du XXe siècle. Aujourd’hui, il est surtout utilisé pour signifier l’influence suscitée par une personnalité d’exception.
Par Véronique Benz
Humour
Dans un pays où sévissait une terrible sécheresse, des paroissiens allèrent trouver le curé pour lui demander de célébrer une messe pour que le Seigneur fasse pleuvoir sur leurs terres desséchées. Le curé leur répondit que la liturgie a prévu ce genre d’intention et fixa avec eux l’heure et la date. Le jour venu, l’église était bondée. Du haut de sa chaire, le prêtre posa cette question à l’assemblée : « Frères et sœurs, avez-vous la foi ? » Un grand oui s’éleva de toutes les lèvres des fidèles. Le curé reprit : « Eh bien, moi, je n’en suis pas si sûr ! En effet, je m’aperçois que personne d’entre vous n’est venu avec son parapluie ! »
Le Pape invitait, en avril dernier, à redécouvrir la vocation comme une expérience enracinée dans la rencontre personnelle avec Dieu. A cet effet, le Centre Romand des Vocations (CRV) lance un cycle de prière pour les vocations presbytérales et religieuses, afin de « préparer les cœurs à répondre généreusement à son appel ». Rencontre avec la coordinatrice du CRV, Mathilde Celeyron.
Le Pape invitait, en avril dernier, à redécouvrir la vocation comme une expérience enracinée dans la rencontre personnelle avec Dieu. A cet effet, le Centre Romand des Vocations (CRV) lance un cycle de prière pour les vocations presbytérales et religieuses, afin de « préparer les cœurs à répondre généreusement à son appel ». Rencontre avec la coordinatrice du CRV, Mathilde Celeyron.
Depuis février 2025, Mathilde Celeyron est coordinatrice au CRV.
Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer
Le Pape parle de la vocation comme « un don reçu qui doit se nourrir de la relation quotidienne avec Dieu ». Ce déclin n’est-il pas d’abord lié à une crise de la transmission de la foi ? Il y a peut-être des choses à revoir dans notre manière de transmettre la foi, mais je pense surtout que nous n’osons plus interpeller les jeunes sur ce à quoi ils sont appelés. De plus, il y a une vraie incapacité contemporaine à « s’arrêter » et à accepter l’inactivité. Or, le Pape insiste sur la relation au Seigneur, le silence et l’écoute de la Parole de Dieu pour découvrir quelle est cette vocation. Un retour à cette possibilité de s’arrêter et de prier me semble plus que nécessaire.
Cette crise ne montre-t-elle pas aussi un « vide » dans notre compréhension de ce qu’est – et de ce que veut être – l’Eglise aujourd’hui ? Nous sommes dans une génération où les jeunes ont soif et cherchent des réponses. Ils reviennent toquer à la porte de l’église. Sommes-nous, en tant qu’Eglise, prêts à leur donner les réponses qu’ils cherchent ? En effet, l’Eglise a peut-être besoin de dire plus clairement ce à quoi nous sommes appelés [ndlr. la sainteté]. Ainsi, les catholiques n’auraient plus « peur » de dire ce qu’ils sont.
Depuis Vatican II, toutes les vocations ont la même dignité. Or, dans les faits, une hiérarchisation demeure. De mon côté, je ne pose pas le même constat. Je remarque plutôt l’inverse, où toutes les vocations ont subi un effet de lissage, alors que chacune garde sa spécificité. Hiérarchisation, non, mais pas d’excès inverse non plus. Cela ne doit pas conduire à « rabaisser » le prêtre, dont l’appel à célébrer la messe et à dispenser les sacrements demeure irremplaçable.
D’ailleurs, beaucoup de laïcs en Eglise se plaignent du manque de reconnaissance et de moyens. Il ne faut pas nier la réalité de ce sentiment et en faire quelque chose par le dialogue et la revalorisation mutuelle. Toutefois, le pape François a rappelé la pleine place des laïcs en Eglise dans un travail de collaboration, mais avec des rôles différenciés issus d’appels distincts.
Ne serait-ce pas aussi un moment opportun de redéfinition structurelle… voire théologique ? En temps de crise, nous sommes tous tentés de faire table rase pour recommencer. Même si c’est difficile, dans notre volonté de contrôler, je plaide pour un acte d’abandon. Le but de la prière est aussi de revenir à cet essentiel : la totale confiance en Dieu.
Remettre la prière au centre
Entre la Journée Mondiale des Vocations 2026 et celle de 2027, le Centre Romand des Vocations (CRV) lance une année de prière dédiée aux vocations presbytérales et religieuses. Celle-ci s’inscrit dans un cycle de quatre ans couvrant l’ensemble des vocations. Le projet veut replacer la prière – personnelle et communautaire – au cœur de la vie des fidèles et des jeunes, afin qu’ils retrouvent la relation au Christ et osent se poser la question de leur appel. Pour concrétiser cette démarche, le CRV propose des vidéos, publiées sur les réseaux sociaux, afin de nourrir la réflexion et le discernement, une chaîne de prière portée par plusieurs communautés religieuses de Suisse romande et un pèlerinage entre l’Abbaye d’Hauterive et Notre-Dame de Bourguillon. Le CRV propose aussi toute une série de camps pour les jeunes (Camps Voc’). Plus d’informations sur : www.vocations.ch
Bio express
Originaire de la région parisienne, Mathilde Celeyron a effectué des études de psychologie et philosophie à l’Institut de Philosophie Comparée (IPC), puis un master en communication à Angers. En 2022, elle s’installe à Fribourg avec son mari. Trois enfants viennent agrandir la famille. Entretemps, la trentenaire est gagnée par l’envie de s’engager pour les autres et en Eglise, elle rejoint bénévolement l’association Lazare, puis accepte de devenir référente suisse pour les Associations Familiales Catholiques (AFC). Deux fonctions qu’elle occupera jusqu’à sa nomination, début février 2025, en tant que coordinatrice du CRV. Elle partage cet engagement professionnel avec un emploi à l’Institut Philanthropos.
Saint Augustin compte parmi les plus grands docteurs de l’Eglise chrétienne.
Dans sa jeunesse, bien avant de devenir saint, Augustin s’est égaré sur des chemins erronés sur le plan idéologique et moral.
Par Paul Martone | Photo : wikipédia
Saint Augustin compte parmi les plus grands docteurs de l’Eglise chrétienne.
Il est né en 354 à Tagaste (Afrique du Nord), sans être encore saint. Son père était fonctionnaire municipal, sa mère était sainte Monique. Cependant, au cours de sa formation, Augustin s’égara sur des chemins erronés sur le plan idéologique et moral. Jusqu’en 384, il a entretenu une relation amoureuse dont est né un fils qu’il a appelé « Adeodatus ». Etudiant, Augustin a adhéré au manichéisme. Ce mouvement religieux conçoit le monde comme une lutte entre deux principes éternels : la lumière et les ténèbres ou le bien et le mal. Après avoir terminé ses études, Augustin enseigna à Tagaste et à Carthage, puis fut professeur de rhétorique à Milan. C’est grâce aux épîtres de saint Paul et surtout aux sermons de l’évêque de Milan, saint Ambroise, qu’il trouva le chemin du christianisme. Dans un jardin de Milan, il entendit une voix qu’il interpréta comme la voix de Dieu. Elle lui dit : « Prends et lis ! » Augustin se plongea alors dans l’étude de la Bible et se fit baptiser avec son fils lors de la veillée pascale de 387.
Quelques mois plus tard, il quitta Milan pour retourner dans sa patrie africaine. Augustin devint prêtre et évêque d’Hippone, qui était alors la deuxième ville la plus importante d’Afrique. C’est là qu’il devint un grand prédicateur à l’éloquence remarquable et un éminent auteur théologique. Il prit une part active à tous les grands conflits qui secouèrent l’Eglise d’Afrique du Nord. Parallèlement, il produisit une œuvre philosophique et théologique colossale, grâce à laquelle il influença la théologie pendant des siècles. Son autobiographie compte parmi les textes les plus influents de la littérature universelle. Il mourut le 28 août 430 et fut proclamé docteur de l’Eglise en 1294.
Bon nombre de ses citations restent d’actualité aujourd’hui encore : « Dieu entend mieux un sanglot qu’un appel. » « La vie des parents est le livre que lisent les enfants. » « Vous dites que nous vivons une époque difficile et misérable. Vivez bien, car c’est en menant une vie vertueuse que vous changerez le cours des choses. »
L’ouïe est l’un de nos cinq sens (la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher). Entendre suppose qu’il y ait du son dans notre environnement.
Par Pierre Guillemin | Photo : Unsplash
L’ouïe est l’un de nos cinq sens (la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher). Entendre suppose qu’il y ait du son dans notre environnement.
Dans les Ecritures, le son est très présent, il symbolise la création, la présence divine, l’appel, la transformation, le jugement, l’harmonie, la révélation. Le son devient ainsi une passerelle entre matière et esprit, visible et invisible, humain et divin.
Pour la Physique, le son est une vibration mécanique qui se propage dans un milieu matériel comme l’air (plus généralement un gaz), l’eau ou les solides ; si ce milieu matériel est absent, il n’y aura pas de son : entre les planètes et les étoiles, la densité de particules est si faible que les vibrations sonores ne peuvent pratiquement pas circuler. Contrairement aux scènes de science-fiction, une explosion dans l’espace serait visuellement spectaculaire, mais silencieuse pour une oreille humaine. Le son naît lorsqu’un objet entre en vibration : une corde de guitare, une membrane, les cordes vocales ou même les plaques tectoniques. Ces vibrations déplacent les particules du milieu environnant sous forme d’ondes successives de compression et de dilatation. Plus le milieu dans lequel la vibration est générée est dense, plus rapide sera la vitesse de propagation du son (343 m/s dans l’air à 20° C, dans l’eau 1480 m/s, dans l’acier 5900 m/s, dans le vide 0 m/s).
Notre cerveau interprète ces vibrations grâce à un mécanisme complexe. Les ondes sonores pénètrent dans l’oreille, font vibrer le tympan puis sont transformées en signaux nerveux transmis au cerveau. Celui-ci analyse alors la hauteur, la distance et l’origine des sons et induit alors une réaction de notre corps.
Le son joue un rôle fondamental dans la communication, la musique et la perception de l’espace. Scientifiquement, il révèle aussi la structure du monde invisible : les ultrasons explorent le corps humain, les ondes sismiques étudient l’intérieur de la Terre et les vibrations cosmiques permettent d’observer l’univers.
Ce rôle fondamental du son nous explique pourquoi il est si présent dans les Ecritures et possède tant de signification symbolique. Jean-Marie Pelt aimait le son, le bruit de la nature : dans son livre Les langages secrets de la nature, il nous expliquait que les sons naturels comme le chant des oiseaux, le meuglement d’une vache, le bruit d’une rivière, le bruit du vent dans un arbre par exemple, constituent une forme d’équilibre vivant qu’il faut absolument protéger.
Jean-Paul Bruchez est le responsable pour la Suisse du pèlerinage « Lourdes Cancer Espérance ». L’association éponyme propose aux malades et à leurs proches un pèlerinage annuel en septembre à Lourdes. Une rencontre pleine d’espérance.
Jean-Paul Bruchez est le responsable pour la Suisse du pèlerinage « Lourdes Cancer Espérance ». L’association éponyme propose aux malades et à leurs proches un pèlerinage annuel en septembre à Lourdes. Une rencontre pleine d’espérance.
Par Véronique Benz | Photos : DR
Jean-Paul Bruchez va partir l’automne prochain pour la troisième fois en pèlerinage avec l’association « Lourdes Cancer Espérance ». Lourdes, il connaît bien. Il y a fait son premier voyage en 1985, puis il y est retourné au mois de mai 1997 en tant qu’hospitalier. Depuis cette date, il y va plusieurs fois par an. En l’an 2000, il commence les stages à l’hospitalité de Lourdes et en 2005, il s’engage dans l’hospitalité de Notre-Dame de Lourdes. Il est également parti à Lourdes avec le pèlerinage de juillet, comme responsable des cérémonies et des premières années.
« J’ai entendu parler de « Lourdes Cancer Espérance » lors d’un de mes stages comme hospitalier à Lourdes. » Jean-Paul, ayant des personnes de sa famille qui ont eu un cancer, a été interpellé. C’est sans hésitation qu’il s’est engagé dans le pèlerinage.
Ce pèlerinage est réservé aux personnes qui se sentent concernées par le cancer, soit parce qu’elles sont ou ont été touchées par cette maladie, soit parce qu’un de leur proche en est atteint. « Le pèlerinage « Lourdes Cancer Espérance » est aussi appelé le pèlerinage du sourire, car tout le monde est heureux », confie Jean-Paul. « Une des spécificités du pèlerinage est que toutes les cérémonies se célèbrent assises. »
« Lourdes Cancer Espérance » c’est d’abord un pèlerinage, mais durant l’année, les responsables organisent également des « journées d’amitié », temps de retrouvailles avec une messe ou une visite et parfois un repas.
Les joies et les difficultés
Jean-Paul est un homme croyant. La prière tient aujourd’hui une place importante dans sa vie, mais cela n’a pas toujours été le cas. « En 1996, lors de mon divorce, je tournais en rond à la maison. Je cherchais quelque chose, puis soudain je suis tombé sur le crucifix et à l’instant même j’ai été apaisé », relève le bûcheron qui a la foi chevillée au corps.
« Quand je suis à Lourdes, j’ai l’impression d’avoir une connexion directe avec la Sainte Vierge », souligne-t-il en reconnaissant que Marie et sainte Bernadette le soutiennent énormément dans son quotidien. « Ma peine est de ne pas pouvoir amener davantage de monde à Lourdes. En septembre 2025, pour les 40 ans du pèlerinage, nous étions 4200 pèlerins à Lourdes, mais seulement cinq originaire de Suisse. J’espère que nous serons plus nombreux cette année », s’exclame-t-il plein d’espérance !
Souhait de Jean-Paul : amener plus de personnes à Lourdes.
Depuis 1985
Le pèlerinage « Lourdes Cancer Espérance » existe depuis 1985. C’est grâce à la détermination de Jean-Claude Bruel, hospitalier de Notre-Dame de Lourdes et d’un petit groupe d’hommes et de femmes atteints, comme lui d’un cancer, que l’association « Lourdes Cancer Espérance » fut créée. Le premier pèlerinage a rassemblé 342 personnes. L’association s’est développée : aujourd’hui, elle compte 6’500 adhérents français, belges, monégasques, espagnols et suisses. Le pèlerinage, temps fort de la vie de l’association, a lieu tous les ans au mois de septembre.
Le 41e pèlerinage de « Lourdes Cancer Espérance » aura lieu du 14 au 20 septembre 2026 sur le thème : « Je te salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. »
Je suis quelqu’un du matin. J’aime être debout à 5 heures pour voir le lever du soleil.
Votre principal trait de caractère ?
Je suis quelqu’un d’optimiste et de persévérant.
Une personne qui vous inspire ?
Ma maman, car si j’en suis là aujourd’hui dans ma vie de foi, c’est grâce à elle. Il y a aussi sainte Bernadette : son humilité est un bel enseignement.
Votre prière préférée ?
Le « Je vous salue Marie » et le « Je vous salue Joseph ».
Jean-Paul Bruchez
• Jean-Paul a 61 ans. Il est marié, il a deux enfants : un garçon et une fille.
• Bûcheron de formation, il aime marcher en montagne.
• Ses loisirs : la moto et les vacances en famille au bord de la mer ou de l’océan.
La messe, pour l’Eglise catholique, est « source et sommet de la vie chrétienne ». Elle constitue un ensemble de gestes, de mouvements, de paroles où chaque élément est porteur de sens.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Au cœur de la messe Pascal Desthieux
La messe, pour l’Eglise catholique, est « source et sommet de la vie chrétienne ». Elle constitue un ensemble de gestes, de mouvements, de paroles où chaque élément est porteur de sens. Aujourd’hui, beaucoup de catholiques voudraient mieux comprendre ce qu’ils célèbrent, régulièrement ou occasionnellement. Ce livre répond à leurs attentes. Avec autant de profondeur que de talent pédagogique, l’auteur explique la signification de tous les éléments de la messe.
« La communauté ecclésiale est fondée et nourrie par l’Eucharistie. Ce lien jaillissant était très présent chez mon fils Carlo. Il avait l’habitude de dire : « Sainte messe, sanctifie-moi. » C’est précisément sur l’Eucharistie qu’il a jeté les bases de son édifice spirituel, à tel point que lorsqu’on parle de Carlo, la référence à l’Eucharistie est inévitable. » Guidé par les notes et témoignages inédits de Carlo Acutis, cet ouvrage invite le lecteur à entrer dans l’intimité spirituelle du jeune saint. Le témoignage de son amour profond pour la sainte messe et le rôle qu’elle a joué dans son existence éclatante nous permettent de redécouvrir l’immense valeur de l’Eucharistie dans notre propre vie.
A travers plus de 80 histoires, Nicolas Rousselot invite le lecteur à un rapide tour de la foi catholique. Grâce à ces courts récits parfois drôles, parfois émouvants, mais toujours percutants, l’auteur aborde « sans avoir l’air d’y toucher » des sujets difficiles comme le pardon, la Trinité, la Résurrection ou la prière. L’intuition de ce livre est de présenter la foi chrétienne, à travers des images et des histoires, afin qu’elle soit accessible au plus grand nombre et qu’elle emprunte aussi le chemin même de Jésus qui : « ne leur disait rien sans paraboles. »
Explique-moi… la messe Père Aldric de Bizemont Anne de Braux – Laetitia Zink
Comment prendre goût à la messe si on n’y comprend rien ? Comment savoir que dire et à quel moment ? Ce missel détaille, pour les enfants de 4 à 7 ans, le déroulement de la messe, pour leur faire découvrir la liturgie. Les différentes étapes illustrées les invitent à observer très concrètement les gestes du prêtre pour entrer dans la beauté du sacrement de l’Eucharistie et y participer.
Il y a 70 ans j’ai appris au catéchisme que l’Eglise triomphante désigne, dans la théologie chrétienne (particulièrement catholique), l’ensemble des saints et des bienheureux au ciel qui ont achevé leur vie terrestre.
Le deuxième livre des martyrs d’Israël rapporte que Judas Maccabée fit faire pour les morts un sacrifice expiatoire, afin qu’ils fussent absous de leur pêché.
Par Sœur Catherine Jerusalem Photo : DR
Il y a 70 ans j’ai appris au catéchisme que l’Eglise triomphante désigne, dans la théologie chrétienne (particulièrement catholique), l’ensemble des saints et des bienheureux au ciel qui ont achevé leur vie terrestre.
Elle se distingue de l’Eglise militante (sur terre) et de l’Eglise souffrante (au purgatoire).
Faisant partie de l’Eglise militante, nous sommes invités à prier pour les membres de l’Eglise souffrante, d’où la pratique d’offrir des intentions de prières, des messes pour les défunts, qu’on appelle aussi des « messes fondées ».
Le deuxième livre des Maccabées (12, 38-46) justifie la prière pour les morts. Ce texte, qualifié de « sainte et pieuse pensée », fonde la croyance en la résurrection et en l’efficacité de la prière pour purifier les défunts.
La voie de sagesse à suivre en ce domaine semble être celle de saint Grégoire : on ne saurait acheter le salut éternel en réglant des honoraires de messe, mais c’est un devoir de charité de ne pas laisser l’âme d’un chrétien, qui a quitté son enveloppe terrestre, dans la solitude spirituelle.
C’est au sortir d’une messe dominicale qu’un paroissien m’a interpellé sur la tradition catholique des intentions de messe pour les défunts. Cela m’a poussé à approfondir cette coutume qui tend petit à petit à disparaître, parce que les jeunes générations ne fréquentant que rarement nos églises ne viennent pas, par conséquent, en réclamer aux officiants d’aujourd’hui.
Abram rencontre Melchisédech et lui donne le dixième de tout ce qu’il a pris lors de sa guerre contre Kedorlaomer.
C’est au sortir d’une messe dominicale qu’un paroissien m’a interpellé sur la tradition catholique des intentions de messe pour les défunts. Cela m’a poussé à approfondir cette coutume qui tend petit à petit à disparaître, parce que les jeunes générations ne fréquentant que rarement nos églises ne viennent pas, par conséquent, en réclamer aux officiants d’aujourd’hui.
Par Calixte Dubosson | Photos : Unsplash, DR
Un peu d’histoire
Curieusement, c’est dans l’Ancien Testament que l’on entend parler pour la première fois de cette pratique. En effet, le deuxième livre des martyrs d’Israël rapporte le fait que, lors d’une guerre, des soldats étaient morts. En relevant leurs corps pour les inhumer, on découvrit « sous la tunique de chacun des morts des objets consacrés aux idoles de Jamnia que la Loi interdit aux Juifs. Il fut ainsi évident pour tous que c’était là la raison pour laquelle ces soldats étaient tombés ». Leur chef, nommé Judas Maccabée, « ayant fait une collecte, envoya jusqu’à deux mille drachmes, à Jérusalem, afin qu’on offrît un sacrifice pour le péché, agissant fort bien et noblement dans la pensée de la résurrection. Si, en effet, il n’avait pas espéré que les soldats tombés ressusciteraient, il eût été superflu et sot de prier pour les morts… Voilà pourquoi il fit faire pour les morts ce sacrifice expiatoire afin qu’ils fussent absous de leur péché ». (2 M 12, 37-45)
On peut aussi voir l’intention de messe comme une action de grâce telle celle qu’accomplit Abraham en Genèse 14, 18-20 après être sorti vainqueur d’une guerre contre Kedorlaomer : « Melchisédech, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu Très-Haut. Il le bénit en disant : « Béni soit Abram1 par le Dieu Très-Haut, qui a créé le ciel et la terre et béni soit le Dieu Très-Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. » Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris. »
Une purification nécessaire
Il n’est pas rare dans les faire-part de décès publiés dans nos journaux de lire des phrases comme : « Du haut du ciel, veille sur nous » ou bien : « Tu as gagné ta place au paradis. » « Il est allé rejoindre au ciel son épouse qu’il aimait tant. » « Et si un ange passe, pars avec lui » et encore : « Tu es mon berger, Ô Seigneur, rien ne saurait manquer où tu me conduis » et enfin : « J’étais dans la joie, alléluia, quand je suis parti pour la maison du Seigneur. » Sainte Thérèse de Lisieux ajoute : « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. »
Dans ces conditions, pourquoi prier encore pour les défunts que Dieu reçoit dans sa maison dès leur départ de ce monde ? Une des réponses se trouve dans l’Evangile. Jésus, dans sa controverse avec les pharisiens après la guérison d’un homme muet, leur déclare : « Et si quelqu’un dit une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un parle contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné, ni en ce monde-ci, ni dans le monde à venir. » (Mt 12, 32) On peut en conclure qu’il y aura des péchés qui seront pardonnés dans le monde à venir, après notre mort.
La prière pour les défunts implique donc l’existence d’un état de purification que l’Eglise qualifie du nom de purgatoire. Il ne s’agit ni d’un lieu, ni d’un temps ; on peut parler plutôt d’un état, une étape de purification. Il se base sur la conviction qu’il existe une solidarité mystique entre vivants et défunts. Nous ne faisons pas notre salut pour nous seuls, mais les uns pour les autres, car nous appartenons à un même corps dans lequel circule la grâce. « N’hésitons pas à porter secours à ceux qui sont partis et à offrir nos prières pour eux », écrivait saint Jean Chrysostome au IVe siècle.
Le point de départ : l’Eucharistie
Pour comprendre l’Eucharistie (et en particulier, la tradition des intentions de messes), nous devons retourner au début. L’Eucharistie a été instituée à la Dernière Cène. Durant ce repas, Jésus prit du pain et déclara que c’était son corps. Il prit ensuite du vin et déclara que c’était son sang. Il commanda aussi à ses apôtres de « faire ceci en mémoire » de lui. Chaque messe est notre façon de demeurer fidèle à ce commandement. La messe est cependant beaucoup plus qu’une simple cérémonie de mémorial. Quand Jésus parla du pain, il déclara que c’était son corps « donné » pour nous. Lorsqu’il parla de son sang, il déclara qu’il le verserait pour nous comme le sang d’une Alliance nouvelle et éternelle. Ces paroles sont des références claires à ce qui devait lui arriver au cours des prochaines 24 heures, c’est-à-dire à sa mort sur la croix. L’Eucharistie ne peut donc être comprise séparément du sacrifice de Jésus sur cette croix.
La messe est beaucoup plus qu’une simple cérémonie de mémorial.
La lettre aux Hébreux consacre de longs passages expliquant comment l’offrande du sang de Jésus est l’ultime sacrifice qui met fin à tous les autres. De façon intéressante, cette lettre réfléchit aussi sur comment Jésus était/est une nouvelle sorte de prêtre, à la suite de l’ancien prêtre Melchisédech, qui vécut à l’époque d’Abraham. Quand Abraham rencontra Melchisédech, après avoir gagné une importante bataille, ce « prêtre du Dieu très haut » offrit un sacrifice d’action de grâce, utilisant du pain et du vin. Ce n’est pas par hasard que Jésus associa à sa propre mort ces éléments particuliers et cette association fait certainement ressortir encore plus clairement la nature sacrificielle de sa propre mort. Au chapitre 7, versets 26 à 27, la lettre aux Hébreux parle du Christ comme le grand prêtre par excellence : « C’est bien le grand prêtre qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé ; séparé maintenant des pécheurs, il est désormais plus haut que les cieux. Il n’a pas besoin, comme les autres grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses péchés personnels, puis pour ceux du peuple ; cela, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même. »
Pour les vivants
La coutume veut qu’à la messe, on prie en priorité pour les défunts. Mais sait-on qu’il existe quantité d’intentions pour les vivants ou pour des circonstances diverses ? Par exemple, pour le pape, pour les laïcs, pour les chrétiens persécutés, pour nos proches ou nos amis, pour les familles, etc. On peut aussi donner une messe pour les vocations sacerdotales, pour la paix et la justice, pour le pays et pour le monde. Il serait bien qu’à l’avenir, on en fasse mention dans nos intentions.
La coutume veut que, lorsque des fidèles demandent à un prêtre de célébrer une messe, ils accompagnent leur demande d’une offrande en argent. Si une somme d’argent est fournie au prêtre avec l’intention de messe, ce n’est pas pour la payer, car elle n’a pas de prix. Ou plutôt son prix est celui qu’a payé le Christ en se sacrifiant. On parle donc d’offrande. Elle était destinée aux besoins du prêtre, mais aujourd’hui, elle concerne presque exclusivement les besoins des pauvres d’ici et d’ailleurs.
1 Abram sera appelé Abraham à partir du chapitre 17 du livre de la Genèse.
Témoignages
Voici quelques témoignages de ceux pour qui la messe est indispensable :
« La messe est pour moi une occasion de recentrer ma vie sur ce qui est essentiel. Elle empêche aussi ceux et celles qui nous ont précédés auprès du Père de tomber dans l’oubli. C’est une façon de les garder vivants dans nos cœurs et de les savoir vivants auprès de Dieu. » Julien
« Maintenant que je suis maman, je retrouve le chemin de la messe en semaine. Cela m’a beaucoup manqué. C’est désormais le matin que j’y vais avec mon dernier qui me suit encore partout. Il y a essentiellement des cheveux blancs et des mamans. Nous sommes les « inutiles » de la société de production et de consommation, sortes de petites sentinelles invisibles. Mais nous avons, je le crois, l’une des plus belles parts. » Clémence
Pour donner une intention de messe, contactez le prêtre de votre paroisse par téléphone, mail, courrier ou en personne en précisant l’intention (personne, événement) et la date à laquelle vous voulez qu’elle soit célébrée. Vous pouvez aussi la mettre dans la boîte aux lettres de la cure. Accompagnez votre demande d’une offrande de Fr. 10.– pour soutenir les demandes d’aide.
C’est toujours pour l’ensemble de l’humanité, aujourd’hui et à travers tous les siècles, qu’une eucharistie est célébrée. Le sacrement revêt une portée vraiment universelle.
Par François-Xavier Amherdt | Photo : pixabay
C’est toujours pour l’ensemble de l’humanité, aujourd’hui et à travers tous les siècles, qu’une eucharistie est célébrée. Le sacrement revêt une portée vraiment universelle.
Dans le récit de l’institution selon le premier évangile (Matthieu 26, 26-29), Jésus prend le pain, le bénit, le rompt et le partage en s’identifiant à lui dans son corps. Puis il fait de même pour le vin en parlant du sang de l’Alliance nouvelle « répandu pour la multitude en rémission des péchés ».
Ainsi donc, lorsqu’il désigne les destinataires de cette offrande de lui-même, il englobe les êtres humains de toutes les générations : personne n’en est exclu. La remise des fautes ne connaît pas de limite ni de temps ni d’espace puisque le Christ s’est uni à tout homme et toute femme par la grâce de son incarnation, de son parcours de vie terrestre, de sa mort sur la croix et de sa Résurrection.
Quel sens cela a-t-il donc de formuler une « intention de messe » pour telle personne donnée ? C’est, d’une part, se focaliser sur l’effet salvifique et libérateur du don total de Jésus-Christ pour cet être précis et exprimer que l’amour infini du Seigneur l’enserre dans sa bienveillance.
C’est ensuite permettre à ses proches de manifester leur proximité particulière avec leur défunt en inscrivant en quelque sorte son nom sur les paumes des mains et dans le cœur de Dieu.
C’est également fournir l’occasion à la globalité de la communauté de faire mémoire de la personne décédée, de rendre grâce pour ce qu’elle a réalisé et la recommander à la tendresse du Père.
C’est aussi entretenir activement la foi en la communion des saint(e)s proclamée par le Credo, les vivants et les morts, de manière à ce qu’en Jésus se vive la plus intense des solidarités que rien ne peut arrêter.
C’est enfin donner un moyen concret et efficace de faciliter le chemin de deuil pour tous ceux et celles qui ont connu le défunt et baliser la prise de congé d’avec sa présence terrestre comme autant de petits cailloux semés sur son chemin vers la vie éternelle.
Parler d’une « intention », c’est manifester l’orientation conférée à l’acte d’offrande de la célébration et la confier totalement à la bonté divine qui seule en connaît la portée.
Le saviez-vous ? Le Pape, qui célèbre quantité de messes, n’y applique jamais une intention tarifiée, comme ce numéro de L’Essentiel le thématise dans son Eclairage. Imaginez la cohue pour glisser le nom d’un proche, défunt ou malade, dans la poche du Pontife pour qu’il le « post-it » sur le maître-autel de Saint-Pierre !
Lors de la récente messe à Saurimo, Léon soulignait notamment que le Seigneur nous demande « si nous le cherchons par gratitude ou par intérêt ».
Par Thierry Schelling | Photo : Vatican News
Le saviez-vous ? Le Pape, qui célèbre quantité de messes, n’y applique jamais une intention tarifiée, comme ce numéro de L’Essentiel le thématise dans son Eclairage. Imaginez la cohue pour glisser le nom d’un proche, défunt ou malade, dans la poche du Pontife pour qu’il le « post-it » sur le maître-autel de Saint-Pierre !
Avec la bigoterie frisant l’indécence mercantile, qui pourrait s’y attacher ? Ce à quoi d’ailleurs Léon XIV vient de répondre lors de la messe à Saurimo (20 avril 2026) pendant son périple africain : « Le Seigneur […] nous demande si nous le cherchons par gratitude ou par intérêt, par calcul ou par amour. […] La foule voit Jésus comme un instrument au service d’autre chose, un prestataire de services. S’il ne leur donnait pas à manger, ses gestes et ses enseignements ne les intéresseraient pas. Cela se produit lorsque la foi authentique est remplacée par un échange superstitieux, dans lequel Dieu devient une idole que l’on recherche seulement lorsque l’on en a besoin et tant que l’on en a besoin. [La foule] ne cherche pas un maître à aimer, mais un chef à vénérer pour son propre intérêt. »
Intentions de prière
Par contre, en 1844 déjà, un réseau de prière appelé Apostolat de la prière, qui aujourd’hui est présent dans 92 pays, compte 22 millions de participant.e.s catholiques. Que font-ils ? Au gré des mois et des années, les fidèles prient « aux intentions du Pape ».
Du coup, chaque année sont publiés non seulement les thèmes mensuels, mais également une vidéo de quelques minutes avec le Pape lui-même qui est mis en scène et / ou parle lui-même succinctement sur le thème retenu.
Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Noemi Honegger-Willauer, représentante de l’évêque pour la pastorale de la santé du diocèse de LGF, est l’auteure de cette carte blanche.
Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Noemi Honegger-Willauer, représentante de l’évêque pour la pastorale de la santé du diocèse de LGF, est l’auteure de cette carte blanche.
Par Noemi Honegger-Willauer Photo : DR
Le philosophe Martin Buber a formulé cette phrase célèbre : « Toute vie véritable est rencontre. » Cette idée s’accompagne de la conviction que les êtres humains ne peuvent développer leur identité qu’au contact des autres.
C’est dans des rencontres authentiques qu’une personne devient elle-même. La pensée de Buber fait écho à mon expérience d’accompagnante spirituelle. Mon quotidien est marqué par les rencontres. Des rencontres courtes avec une profondeur parfois surprenante. Des rencontres longues et touchantes. Des rencontres régulières au fil des mois, voire des années, pendant lesquelles les personnes suivies subissent des thérapies et des traitements intensifs.
Ces rencontres ne témoignent pas seulement de la fragilité et de la vulnérabilité de l’être humain, mais aussi souvent de vies intensément vécues : de moments de bonheur, de ruptures difficiles à surmonter, d’opportunités manquées et de déceptions, mais aussi de rêves réalisés.
Au cours des échanges, les souvenirs sont réinterprétés et compris à la lumière de la biographie personnelle : le patient ou la patiente se découvre de manière nouvelle et inattendue. Et cela vaut aussi pour moi. Les rencontres à l’hôpital me touchent et me transforment.
Identifier craintes et espoirs
En tant qu’accompagnants spirituels en milieu de santé, nous sommes présents pour toute personne qui le souhaite, indépendamment de sa religion ou de ses convictions. Sans porter de jugement, notre accompagnement vise à ce que la personne suivie identifie ses émotions, ses craintes et ses espoirs ainsi que ses valeurs.
Ensemble, nous essayons de trouver des mots pour exprimer le vécu et de le mettre en relation avec le parcours de vie personnel. A la lumière de nos échanges, nous encourageons les patients à communiquer leur point de vue et leurs attentes auprès de l’équipe soignante.
Dans toutes ces démarches, nous gardons toujours à l’esprit l’autonomie du patient que nous souhaitons renforcer par notre accompagnement. Nous contribuons ainsi à un système de santé qui place l’être humain, les rencontres et donc la vie au centre.
« S’il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard.» (dicton), page "Jeunes, humour et mot de la Bible" de juin 2026 par Marie-Claude Follonier
Par Marie-Claude Follonier
Mot de la Bible
Le bouc émissaire
Le bouc émissaire est celui que l’on accuse à tort et qui paie pour la faute des autres. Chez les Hébreux, lors de la fête des Expiations (en hébreu : Yom Kippour), conformément aux prescriptions du livre du Lévitique, le grand prêtre envoyait vers le désert un pauvre bouc chargé symboliquement de tous les péchés d’Israël et de toutes les malédictions. Pour les chrétiens, cet animal préfigurait le Christ, mort sur la croix, chargé des péchés de l’humanité.
Par Véronique Benz
Humour
La supérieure d’une congrégation religieuse vit ses derniers instants. Ses sœurs la veillent et lui proposent un verre de lait chaud. Elle refuse. Celles qui l’entourent, se souvenant des origines irlandaises de leur supérieure, ajoutent une goutte de whisky dans le lait. Doucement, une sœur humecte les lèvres de la mère supérieure qui se met tout à coup à vider le verre de lait. Une des religieuses lui pose la question suivante : « Ma Mère, auriez-vous une dernière volonté à nous confier ? » « Oui, surtout ne vendez jamais la vache ! »
Entre quête d’identité, cancers et retrouvailles inattendues, Marylise Pesenti, nageuse en eau glacée de l’équipe de Suisse, « avoue » que sa relation avec Dieu a été passablement écornée. Toutefois, elle le retrouve là où elle ne l’attendait pas…
Marylise Pesenti est nageuse en eau glacée.
Entre quête d’identité, cancers et retrouvailles inattendues, Marylise Pesenti, nageuse en eau glacée de l’équipe de Suisse, « avoue » que sa relation avec Dieu a été passablement écornée. Toutefois, elle le retrouve là où elle ne l’attendait pas…
Par Myriam Bettens Photos : J.-Claude Gadmer, Marylise Pesenti
En relisant votre parcours de vie, on se dit que cela fait beaucoup pour une seule femme… Où avez-vous trouvé les ressources pour surmonter tout cela ? En effet (rires)… C’est grâce à l’amour de ma famille et au soutien de mon mari, qui a toujours été présent. Il m’a accompagnée dans les démarches pour retrouver ma famille biologique. Ensuite, la maladie est arrivée… et là, c’était soit ça passe, soit ça casse. Il est resté à mes côtés, alors que même moi, je ne me reconnaissais plus !
C’est un peu la même chose avec Dieu, soit cela passait, soit cela cassait… Ma foi a été bousculée, je l’avoue. Un sentiment d’injustice m’habitait. Alors que j’étais croyante et pratiquante, Dieu venait de me « lâcher ». Où est-ce que j’avais fait faux pour devoir subir tout ça ? Et ce sentiment a encore été exacerbé lorsque mon papa a développé la maladie d’Alzheimer suite à l’annonce de son premier cancer. Je suis entrée dans une forme de rébellion contre Dieu.
Pourquoi « avouer » que toutes ces épreuves ont ébranlé votre relation à Dieu… Parce que, malgré tout, je ne me sens pas très à l’aise par rapport à cela. J’ai été élevée dans la foi, j’allais à la messe et je priais. J’ai mis tout cela de côté, car aujourd’hui, je me sens en décalage avec la foi que j’avais avant. Mais il est vrai que lorsque je me retrouve à l’église pour des enterrements, des mariages, des baptêmes, il y a quelque chose d’inexplicable qui monte en moi et me fait dire qu’« Il » est là malgré tout.
En même temps, on a aussi le sentiment que toute votre histoire est parsemée de « bénédictions ». Pourriez-vous dire que Dieu est là où vous ne l’attendiez pas ? (Rires). Oui, c’est tout à fait vrai. Il y a cette lumière, cette présence diffuse à plusieurs endroits de mon parcours. En même temps, je pense avoir « provoqué » certaines de mes bénédictions, comme les retrouvailles avec ma famille biologique…
Aujourd’hui, où en est votre relation ? (Hésitation)… Je n’irais pas jusqu’à dire que tout est rétabli, mais je me sens réconciliée avec Lui et surtout beaucoup plus apaisée. Après, cela fait aussi partie de mon caractère d’avoir cette capacité d’accepter les épreuves sans colère ni rancœur. On peut vivre des choses très difficiles, se disputer, sans toutefois rompre la relation de manière définitive. Je renoue prudemment avec une présence qui m’accompagne… cela même si nous ne sommes pas toujours copains.
Marylise, ici aux championnats du monde de nage en eaux froides à Oulu en Finlande, en mars 2026.
Sacré Léman !
« Ce n’est certainement pas un hasard », lance Marylise Pesenti en pointant du doigt un des panneaux de l’exposition installée sur la jetée des Bains des Pâquis (Genève) décrivant le caractère sacré du Léman. Comme d’autres lève-tôt, elle est adepte de la nage en eaux froides, voire glacées, et cela par tous les temps. « Nous sommes une dizaine à venir ici vers six heures du matin pour nager. » Cette pratique a commencé comme un défi, alors que ce corps avait décidé de lui « faire tellement mal », elle a décrété que c’était elle qui allait le « gérer ». Lors de son deuxième cancer, elle se lance le défi de nager entre Saint-Gingolph et la plage de Vevey et s’entraine donc en conséquence. Un ami d’enfance lui propose de participer à la Coupe de Noël 2018, une compétition de nage en eau libre dans le Léman au mois de décembre. D’abord réticente, elle finit par accepter et y prend goût. Elle se lance ensuite dans la compétition et intègre en 2023 l’équipe de Suisse de Winter swimming (ndlr. nage en eaux froides) et participe à plusieurs championnats du monde, dont le dernier en mars 2025, en Finlande, avec une eau à – 0.7°…
Bio express
Marylise Pesenti est née à Estavayer-le-Lac en 1968. Elle arrive à Genève deux ans plus tard, adoptée par une famille aimante. Mariée en 1990 à Giovanni, son indéfectible soutien, ils ont eu deux filles. Après de nombreuses recherches, son foyer s’agrandit suite aux retrouvailles avec sa famille biologique. Un premier cancer du sein lui est diagnostiqué en 2006, puis un second en 2014. Suite à ces « tsunamis », elle redéfinit ses priorités : « Maintenant, elle veut vivre ! » La maladie la contraint aussi à se reconvertir professionnellement. Infirmière de formation, elle travaille aujourd’hui comme conseillère en appareils auditifs.
Saint Antoine de Padoue compte parmi les saints les plus populaires de l’Eglise. Nombreux sont ceux qui ont déjà invoqué son aide après avoir perdu quelque chose, ce qui lui vaut parfois d’être affectueusement surnommé « le saint des étourdis ». Mais Antoine est aussi un docteur de l’Eglise.
Saint Antoine vu par l’artiste gruyérien Abraham Llucia Lopez.
Par Paul Martone | Photo : Claude Marguet
Saint Antoine de Padoue compte parmi les saints les plus populaires de l’Eglise. Nombreux sont ceux qui ont déjà invoqué son aide après avoir perdu quelque chose, ce qui lui vaut parfois d’être affectueusement surnommé « le saint des étourdis ». Mais Antoine est aussi un docteur de l’Eglise.
Antoine était originaire de Lisbonne, où il fut baptisé en 1195 sous le nom de Fernando. A l’âge de 15 ans, il entra au monastère des chanoines augustins près de Lisbonne. A peine deux ans plus tard, Antoine rejoignit leur monastère à Coimbra, l’un des plus prestigieux centres de formation théologique du Portugal, où il étudia la science biblique et la patrologie avant d’être ordonné prêtre en 1219. La même année, cinq franciscains furent envoyés au Maroc pour y répandre le christianisme, mais ils y furent torturés et finalement décapités. Le rapatriement de leurs dépouilles, à Coimbra, bouleversa tellement le chanoine Fernando qu’il entra dans l’ordre des franciscains. Ce n’est qu’alors qu’il reçut le nom de « Antoine ».
En 1220, il obtint l’autorisation de partir en mission au Maroc, mais il y tomba si gravement malade qu’il dut rentrer au Portugal ; une tempête le fit toutefois dévier vers la Sicile. De là, il se rendit à Assise où ses confrères reconnurent son talent d’orateur. Le supérieur de l’ordre le chargea donc de lutter contre les hérésies des cathares et des valdésiens.
Sa pauvreté franciscaine conférait de la crédibilité à ses discours, son immense connaissance de la Bible lui valait l’admiration, il était si convaincant qu’on le surnommait le « marteau des hérétiques » ; de nombreux miracles accompagnaient ses prêches. Dans un sermon, Antoine conseilla à ses disciples : « Notre vie est si pleine de belles paroles et si vide de bonnes œuvres… Je vous conjure donc de faire taire votre bouche et de laisser vos actes parler ! »
Ses discours et ses sermons révélaient une grande érudition et une grande éloquence, mais aussi une richesse intérieure et une profondeur. Une intelligence supérieure et une érudition étonnante s’unissaient à l’expérience de Dieu d’un mystique profond.
Antoine mourut le 13 juin 1231 à Padoue. En 1946, le pape Pie XII le proclama docteur de l’Eglise. Sa fête est célébrée le 13 juin.
Guglielmo Marconi est un physicien et inventeur italien né en 1874 à Bologne, considéré comme l’un des pionniers de la télécommunication sans fil.
Par Pierre Guillemin Photo : DR
Guglielmo Marconi est un physicien et inventeur italien né en 1874 à Bologne, considéré comme l’un des pionniers de la télécommunication sans fil.
En 1895, il parvient à réaliser ses premières transmissions radio sur plusieurs kilomètres à Salvan dans le Valais. Marconi cherche à vérifier si les ondes radio peuvent franchir des obstacles naturels comme des collines ou des montagnes. Il installe un émetteur et un récepteur à distance et parvient à transmettre des signaux malgré le relief, ce qui constitue une avancée scientifique majeure en démontrant ainsi que les ondes électromagnétiques ne nécessitent pas de ligne de vue directe parfaite, contrairement à la pensée commune de l’époque.
Marconi poursuit ses recherches au Royaume-Uni, où il bénéficie d’un soutien financier et scientifique. En 1897, il fonde la Marconi Company, qui contribue au développement et à la commercialisation de la radio. Son invention connaît un succès rapide, notamment dans le domaine maritime, où elle améliore considérablement la sécurité des communications en mer. En 1901, il réussit un exploit historique en transmettant un signal radio à travers l’Atlantique, entre l’Angleterre et Terre-Neuve.
Ses travaux révolutionnent les communications et ouvrent la voie à la radio moderne, puis à la télévision et aux technologies sans fil actuelles. Pour ses contributions majeures à la science, Marconi reçoit le prix Nobel de physique en 1909, qu’il partage avec le physicien allemand Karl Ferdinand Braun. Au-delà de ses inventions, il incarne l’esprit d’innovation de son époque et marque durablement l’histoire des sciences et des technologies.
Sa pensée scientifique est profondément attachée à la foi catholique : il considère que ses découvertes, notamment dans la radio, peuvent servir l’humanité tout en restant compatibles avec les valeurs religieuses. Sans être un théologien, il voit dans ses découvertes scientifiques une forme d’harmonie avec l’ordre du monde, qu’il associe à une dimension spirituelle.
Guglielmo Marconi collabore avec le Vatican pour développer des moyens de communication modernes. En 1931, il participe à la mise en place de Radio Vatican, permettant au pape Pie XI de diffuser son message à travers le monde.
Guglielmo Marconi meurt en 1937, laissant derrière lui un héritage considérable.
Ses découvertes ont transformé les modes de communication à l’échelle mondiale et ont jeté les bases des systèmes modernes de transmission sans fil, essentiels dans notre quotidien.
Assis dans un café, en face de moi, Pierre Vianin parle aisément. Je perçois directement l’enseignant et le pédagogue. Il me raconte sa vie, ses engagements, sa passion pour la lecture et pour l’écriture… Le fil rouge de son histoire est sans aucun doute le verbe. Le verbe comme parole, comme mot, mais aussi le Verbe de Dieu.
Assis dans un café, en face de moi, Pierre Vianin parle aisément. Je perçois directement l’enseignant et le pédagogue. Il me raconte sa vie, ses engagements, sa passion pour la lecture et pour l’écriture… Le fil rouge de son histoire est sans aucun doute le verbe. Le verbe comme parole, comme mot, mais aussi le Verbe de Dieu.
Par Véronique Benz | Photo : DR
Marié à Ursula et parent de trois filles adultes, Pierre prendra officiellement sa retraite à la fin juin. Après une formation en pédagogie curative à Fribourg, Pierre a d’abord travaillé dans l’enseignement spécialisé. Puis pendant près de 24 ans à la HEP du Valais tout en gardant un 30 % pour l’appui scolaire. Pour cet homme très investi dans son travail, la retraite représente une période particulière. « J’ai beaucoup prié pour savoir ce que j’allais faire de ma retraite et j’ai eu une réponse ! Comme quoi c’est bien de prier ! » Pierre Vianin a décidé de consacrer une « bonne partie » de sa retraite à l’Eglise. Cela semble couler de source pour quelqu’un qui s’est engagé sans relâche.
Pierre est né dans une famille croyante. Il a reçu une éducation chrétienne. « J’ai toujours été croyant et je le suis de plus en plus, même si parfois j’ai douté. » Comme croyant, il dit s’être investi un peu dans l’Eglise. Lorsqu’il m’énumère ses engagements, je trouve le « un peu » superflu. Pierre a été servant de messe et lecteur. Il a fait partie, avec l’abbé François-Xavier Amherdt, de la commission qui a lancé L’Arc-en-Sierre (ndlr. L’Essentiel de Sierre). Avec son épouse, il a suivi la formation aux ministères et service en Eglise (FAME) qui s’appelle aujourd’hui le parcours Théodule. Puis, il fut pendant dix ans le rédacteur responsable du journal paroissial de Sierre. Pendant une dizaine d’années, en lien avec un prêtre, Pierre et son épouse Ursula se sont occupés de la préparation des jeunes au mariage.
Pierre a coécrit avec l’abbé Amherdt un livre sur la pédagogie du Christ (voir ci-contre). Depuis une petite année, il est membre de l’équipe de rédaction de la page Eglises du Nouvelliste.
Enfin, avec son épouse et grâce à une copine, « j’ai découvert il y a cinq ans les écrits de Maria Valtorta, une mystique italienne. Cartésien de nature, j’ai été plutôt sceptique au départ. Puis j’ai lu les dix volumes et j’ai trouvé cela magnifique. Ces ouvrages m’ont aidé à approfondir ma foi. Lorsque j’en ai parlé autour de moi, j’ai constaté que personne ne connaissait Maria Valtorta. » Conscient que ces écrits ne sont pas reconnus officiellement par l’Eglise, Pierre, avec son épouse et trois autres personnes, a fondé l’Association Maria Valtorta, dont le but est de promouvoir la lecture de ses œuvres. « L’expérience me montre que les gens qui lisent Maria Valtorta approfondissent les Evangiles et se rapprochent de l’Eglise. Et ce fut en effet mon cas. »
A travers tous ses engagements, Pierre approfondit sa foi et comble sa passion pour l’écriture. Il trouve également les rencontres très enrichissantes. Bonne retraite au service du Christ et de sa mission !
Un souvenir marquant de votre enfance ?
Dès l’âge de 10 ans, je savais que je voulais devenir enseignant. Lorsque j’ai passé l’examen pour entrer à l’Ecole Normale, une de mes tantes a prié sainte Rita. J’ai appris des années plus tard que c’était la sainte des causes désespérées ! Vous imaginez la confiance de ma tante dans mes capacités à m’en sortir tout seul !
Votre moment préféré de la journée ?
Après une journée bien chargée, se retrouver le soir dans sa chambre, tranquille, avec un bon bouquin dans les mains. C’est le bonheur absolu !
Votre principal trait de caractère ?
Calme, très calme et lent, très lent. J’ai la chance d’être quelqu’un de passionné. Je suis aussi un peu naïf !
Le livre que vous avez lu plusieurs fois ?
Naturellement, les livres de Maria Valtorta, mais il y a également deux livres de François Varone qui m’ont transformé : Ce Dieu absent qui fait problème et Ce Dieu censé aimer la souffrance.
Une personne qui vous inspire ?
Le Christ. Je suis admiratif du sens de la répartie du Christ, par exemple quand il dit : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Une citation biblique qui vous anime ?
J’aime beaucoup le prologue de saint Jean : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. » (Jean 1, 1)
Comme paroissiens, face aux crises et à l’ampleur des défis à relever, nous pouvons être tentés de nous démobiliser, voire de désespérer. Pourtant, pour que Dieu puisse agir dans notre faiblesse et faire advenir son Royaume, il nous faut prier ensemble et convertir nos habitudes.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Convertissons-nous ! Guillaume Soury-Lavergne
Comme paroissiens, face aux crises et à l’ampleur des défis à relever, nous pouvons être tentés de nous démobiliser, voire de désespérer. Pourtant, pour que Dieu puisse agir dans notre faiblesse et faire advenir son Royaume, il nous faut prier ensemble et convertir nos habitudes. Le père Soury-Lavergne, fort de vingt années de vie sacerdotale, nous souffle une réflexion parfois audacieuse, souvent drôle et toujours concrète sur la vie paroissiale, fondée sur la parole de Dieu et le magistère de l’Eglise. S’adressant à tout baptisé, il dresse un état des lieux réaliste, illustré par son expérience, et détaille avec enthousiasme cette mission que Jésus nous a confiée. Ses conseils pratiques nous encouragent à poursuivre la conversion pastorale et personnelle pour renouer enfin avec la victoire de la vie !
Renaître et Vivre Thibaud Guespereau – Henri Vallançon – Thibaud Collin
Quelle joie de voir aujourd’hui tant d’adultes demander le baptême ! Ce signe d’espérance est aussi un appel pressant pour les pasteurs et les accompagnateurs : aider ces nouveaux croyants, souvent jeunes, à enraciner leur foi afin qu’elle grandisse et porte du fruit jusqu’à la vie éternelle. Comment soutenir ces commencements fragiles ? Comment conduire les catéchumènes vers une foi solide et vivante ? En prenant appui sur des contributions scientifiques, théologiques et philosophiques, ce livre donne des repères pour comprendre le temps présent, accueillir l’action de la grâce et entrer avec réalisme dans le combat spirituel. A l’écoute de l’histoire et des maîtres de la vie intérieure, il ouvre des pistes permettant de renouveler l’accompagnement des catéchumènes.
Si l’on devait compter toutes les sollicitations qui jalonnent nos journées, nous pourrions aisément nous sentir submergés, voire perdre le sens de l’orientation. Prêter attention à chacune d’elles est impossible : notre esprit trie sans cesse entre des courants qui s’entrechoquent et s’entremêlent. Ce livre s’adresse à celles et ceux qui souhaitent interroger leur rapport à la société actuelle. Dans un monde qui questionne la place des religions et bouscule nos repères, il n’est pas toujours simple d’ancrer sa vie et de tenir une direction. La multiplication des sollicitations et la course en avant éprouvent aussi notre capacité, en tant que disciples du Christ, à assumer notre véritable identité.
Et si chaque repas était l’occasion de se tourner ensemble vers Dieu, dans la gratitude et la confiance ? Ce livre propose des bénédicités pour chaque jour de la semaine, mais aussi pour les grandes étapes de l’année liturgique et les moments forts de la vie familiale : anniversaires, fêtes, examens, sacrements, sans oublier les périodes plus douloureuses. Puisées dans la Parole de Dieu ou inspirées de paroles de saints, ces courtes prières invitent à placer Dieu au cœur du quotidien.
Quels sont les ingrédients d’une Patronale réussie ? Puplinge nous l’a démontré, samedi 25 avril, à l’occasion du Dimanche du Bon Pasteur. Photos à l’appui, voici quelques pistes de réponse.
Quels sont les ingrédients d’une Patronale réussie ? Puplinge nous l’a démontré, samedi 25 avril, à l’occasion du Dimanche du Bon Pasteur. Photos à l’appui, voici quelques pistes de réponse.
Rassembler. Une Patronale est l’occasion rêvée pour rassembler plus large que son petit cercle de connaissances. C’est l’occasion d’inviter large et le fait qu’il n’y ait qu’une seule messe dans l’UP contribue à cela, laissant libres les personnes qui ne voudraient pas participer à cette invitation de venir ou pas. C’est sûr que c’est triste de se dire que pour je ne sais quelle raison, d’aucun.e.s rechigneraient à « faire le déplacement », si court soit-il.
Réjouir. La liturgie, simple, chantante et joyeuse, n’a pas souffert d’arabesques interminables ou de chichis baroques. Non. La chorale de Chêne-Thônex a prêté son concours, et même si réduite ce jour-là, a animé l’assemblée… qui a cherché un peu son unisson vocal avant de trouver le ton juste. C’est exactement cela, le sens de l’eucharistie : trouver ensemble la note commune pour moduler sa voix dans le concert des chantres de Dieu.
Régaler. L’homélie de notre Père Sviatoslav, la concélébration des trois prêtres de la Région, rejoints par nos collègues laïcs au moment de la communion, puis le buffet dressé dehors – merci Sieur Soleil – ont régalé. Pas seulement de l’eucharistie, pain de vie, mais grâce au savoir-faire libanais de nos amphitryonnes efficaces et modestes. A observer discrètement, tout le monde s’est resservi au moins deux fois ! Autant à l’eucharistie – Parole et Pain – qu’auprès des plats savamment préparés à l’apéro sur le parvis.
Rassembler, réjouir, régaler. Et repartir. Oui, une messe, un apéro, tout ce qui sert la convivialité entre disciples du Christ a un but missionnaire : repartir avec la joie au cœur, l’estomac plein, le cœur rempli, et ma foi (ce n’est pas peu dire !), la joie d’être témoins du Christ le Bon Berger. Qui ne nous tient pas servilement sous sa houlette, mais nous appelle à devenir à notre tour bergères et bergers là où nous vivons, aimons, travaillons, souffrons, rêvons, croyons…
Le trio local !Apéro approuvé !Merci à Flavia et Yona et aux bergères et bergers au service de tous !Eglise du Bon Pasteur illuminée.
Why so ? Une messe en anglais à Saint-Joseph ne vient-elle pas contredire le plan diocésain de réduction des « prestations liturgiques » dans un esprit de regroupement communautaire ?
Par Thierry Schelling Photo : Chrystophe Rakotondranaivo
Why so ? Une messe en anglais à Saint-Joseph ne vient-elle pas contredire le plan diocésain de réduction des « prestations liturgiques » dans un esprit de regroupement communautaire ?
Eh bien… oui et non. Il n’empêche, c’est à la demande de nombreux paroissiens anglophones que cette messe a été proposée, et tend à se pérenniser. Pourquoi ? Parce que les fidèles sont en majorité philippins, ont des horaires de travail – pas toujours déclaré d’ailleurs par leurs employeurs ! – infernaux, des emplois aux quatre coins du canton, et peinent à se rassembler dans la sérénité sur la Rive gauche. Nombreux sont celles et ceux qui fréquentent… fréquentaient la messe de 18h à St-Jo et en français.
Cette messe en anglais est mensuelle, et donc, le reste du mois, ces fidèles participent à l’habituelle messe du samedi soir. C’est un compromis : desservir une communauté qui a besoin de se retrouver et de comprendre « de A à Z » les paroles de la messe, de l’homélie, des prières, etc., et pouvoir s’exprimer tout pareillement. Puisque le reste du temps, c’est le français qui domine à la célébration. Leurs emplois du temps, leurs vies parfois clandestines, leurs employeurs n’aident en rien à ce qu’ils et elles apprennent le français, tant il est vrai que l’on peut vivre à Genève des décennies sans devoir parler le français ! C’est le paradoxe des villes internationales…
In any case, un chœur anime ces célébrations, une team, Marlene et Lynette aux commandes, coordonne le tout, notamment lectrices et autres. Et c’est une joie pour le curé de célébrer et prêcher in English « pour le bien des âmes », spécialement pour ces croyant.e.s pas toujours bien considéré.e.s par le tout-venant qui sont si grand.e.s aux yeux de Dieu !
A quand une messe bilingue dans un horaire déjà existant à St-Jo ? Ce sera peut-être la prochaine étape…
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