Les messes de plein air

A la chapelle de Taney, le 14 juillet

Par le Père Patrice Gasser | Photos : DR

En été, les prêtres ont la joie de travailler davantage que durant l’année, avec d’autres agents pastoraux, ils ont la joie de descendre près du lac ou monter sur les hauteurs pour célébrer dans les plus belles des cathédrales : les jumelles, le col du vent (1850 m.), Recon, Miex, Taney, avec ou sans baptême, Chalavornaire, la Jorette, ou la Barge près du canal. 

C’est une belle occasion de célébrer dans les beautés naturelles de nos lacs et de nos montagnes ; et nos assemblées y sont très diversifiées. Certains aiment grimper là-haut pour avoir des eucharisties un peu différentes ; d’autres préfèrent la tranquillité de nos églises ; mais c’est vrai que le vert de nos prairies, une guitare, une musique norvégienne, une brise légère dans la chaleur, un rayon de soleil après la brume, ça change tout et ça nous rappelle ce Dieu qui continue à nous aimer et à se donner à nous tels que nous sommes. 

Où que ce soit, c’est toujours une grâce de rencontrer le créateur de nos vies et de lui rendre grâce pour ses dons qui ont traversé nos vies ; et souvent, un petit verre en conclusion, avec un gâteau salé, redonne de l’énergie pour s’en retourner chez soi. Merci Seigneur pour les messes d’été ! Ton peuple y grandit dans la foi…

Voici en images le reflet de quelques messes célébrées cet été dans les hauteurs ou en plein air.

C’est la rentrée!

Par L’abbé Jean-Michel Moix
Photo : DR

Peut-être que durant cet été, certains parmi vous ont suivi avec attention différents événements sportifs, avec par exemple en football, l’Euro 2024, en cyclisme, le Tour de France ou encore  les JO de Paris. Sur le plan politique, la France a fait parler également d’elle avec une dissolution inattendue de l’Assemblée nationale, qui continue d’occasionner un « méli-mélo » institutionnel… quant aux Etats-Unis, on a frôlé la guerre civile si la tentative d’assassinat contre D. Trump avait réussi… ; pendant ce temps, dans le silence assourdissant de nos médias, les habitants de Gaza continuent de mourir sous les bombes… Au niveau plus local, le Valais a souffert des intempéries à la fin juin, avec le débordement notamment du Rhône à la hauteur de Sierre, l’arrêt forcé des usines d’Alcan et de Novelis et des dommages qu’on se refuse encore à chiffrer…

Quant à vous, chers paroissiens de nos paroisses du Haut-Lac, de Collombey-Muraz et de Monthey-Choëx, peut-être avez-vous eu l’occasion de participer à des messes dans les alpages ou des chapelles de montagne du côté de l’alpage de Recon, de Taney, de Miex, de Chalavornaire, ou encore de Chalet-Neuf, des Giettes, des messes qui vous ont « ressourcés », qui vous ont recentrés sur « l’Essentiel », sur notre Créateur, sur notre Père du Ciel, sur notre Sauveur, Jésus-Christ. 

A présent, les grandes vacances d’été se sont terminées. Les écoliers ont repris le chemin de l’école. Nos conseils de communauté se sont réunis pour planifier les différents rendez-vous de la nouvelle année pastorale. Tout est sur les « rails ». Tout ? Non, pas tout à fait. Car il reste encore à prier Dieu, qu’il vienne bénir nos projets pastoraux, qu’il vienne nous remplir de son Esprit-Saint, qu’il vienne tourner nos cœurs vers Lui, car sans Lui, sans le secours de sa grâce, nous ne pouvons rien faire, notre apostolat sera stérile. (Jn 15,5) 

Alors au travail ! Prions ! 

L’abbé Etienne Raboud

Nous partons à la découverte d’un « homme de Dieu », l’abbé Etienne Raboud, originaire de Choëx. Petite rétrospective avec l’abbé Jérôme Hauswirth, originaire également de Choëx !

Portrait de l’abbé Etienne Raboud.

Par l’abbé Jérôme Hauswirth
Photos : DR

Le jour de ma première messe à Choëx, en 2006, Clotilde s’est approchée et m’a dit : « La dernière fois qu’il y a eu une première messe à Choëx, c’était en 1941. Le 6 juillet.  J’y étais. Et le nom du prêtre était Etienne. C’était mon oncle ! » Je réalisais alors que j’arrivais 65 ans après lui. L’occasion de faire mémoire de ce Choëland à nous 😊. 

Le chanoine du Grand-Saint-Bernard Etienne Raboud est né à Choëx, au Feuvet, le 18 septembre 1910. Il est le 7e enfant de Jules Raboud et de Cécile Berra. Son grand frère, Rémy, fut prêtre à la Valsainte puis devint chartreux en Italie. En 1934 il franchit les portes de la Maison du Grand- Saint-Bernard pour la première fois. Le 29 août 1935 il émit profession religieuse. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1941. Il assura plusieurs ministères dans la Communauté, comme économe à l’Hospice du Simplon, curé de Trient durant 12 ans (il dira que ce furent ses meilleurs souvenirs, parce que de nombreuses relations d’amitié furent durablement établies !), aumônier du collège Champittet durant 10 ans et recteur de Martigny-Combe et enfin aumônier de l’hôpital de Martigny jusqu’en 1986. Après un temps de retraite à la Maison du Saint-Bernard, il fut accueilli pour ses sept dernières années au Foyer Louise Bron où son visage, paraît-il, rayonnait de la joie et de la paix du Christ. Il est mort paisiblement le 8 avril 2002.

Sa famille qui l’a aimé garde le souvenir d’un homme généreux, profondément humain, avec de l’humour et un esprit ouvert et tolérant, avec au fond du cœur… un don très pur pour l’émerveillement !

Dans le même sens, l’ancien prévôt, Mgr Benoît Vouilloz – que j’ai rencontré pour l’occasion – soulignait qu’Etienne était un homme très sympathique, avec une piété très profonde et sincère… et pas du tout ostentatoire. Il avait beaucoup d’humour. Au risque parfois de chahuter un peu les confrères… Mais toujours en Dieu… bienveillant. Son visage était pétri de douceur et d’humilité, rayonnant d’une sérénité intérieure. Au village de Trient, on racontait que pour trouver Monsieur le curé, il ne fallait pas sonner à la cure, mais plus directement aller à l’église. C’est là qu’on le trouvait la plupart du temps. En prière. En Dieu.

Et un confrère d’ajouter : « Il avait du bon sens. Il était perspicace. Voyant l’intérieur des choses. L’essentiel. »

Et on peut encore ajouter que physiquement c’était un colosse ! Avec de puissantes mains, capables de manier la hache et de fendre le bois avec facilité comme de cimenter une croix plantée sur une haute montagne. 

Enfin, à l’occasion il savait se montrer critique. D’un Président de Commune beau parleur il disait : « C’est un opportuniste 100 % ! »

Je donne le mot de la fin au prédicateur de son homélie funèbre : « Chez notre frère Etienne, rien de contraint, de crispé ni de volontaire. Au contraire ; il avait la simplicité de celui qui, bien conscient de ses défauts et de ses fautes, demeure confiant dans la certitude d’être aimé du Père et appelé au bonheur sans fin. »

Merci Etienne pour ta vie de prêtre tout donné. Prie pour nous comme nous prions pour toi. Et au plaisir de mieux te connaître… de l’autre côté 😊.

Première messe en l’église de Choëx le 6 juillet 1941.

A la rencontre d’un couple jubilaire

Marianna et Domenico devant l’église paroissiale de Monthey qui accueillera les jubilaires le 15 septembre.

Fêter les jubilaires de mariage est une tradition dans nos paroisses. Une fois par année, les couples qui ont un jubilé de mariage sont bénis pendant la messe paroissiale. Après six années à l’organisation, André et Anne-Marie Premand passent la main à Marianna et Domenico Micale. Eux-mêmes mariés, et jubilaires cette année, ils ont accepté de répondre à nos questions.

Propos recueillis par Sandrine Mayoraz | Photo : DR

Marianna et Domenico, vous avez accepté d’organiser la fête des jubilaires. Qu’est-ce qui vous a motivés ?
Ce qui nous a motivés à organiser cette fête, c’est avant tout la gratitude que nous ressentons envers la communauté catholique de Monthey. Dès notre arrivée, nous avons été accueillis avec chaleur et bienveillance. Cette fête est notre manière de redonner à cette communauté. C’est un moment de partage, de reconnaissance et de célébration de la persévérance et de l’amour des couples qui ont su maintenir leur engagement au fil des années. Nous souhaitons honorer ces exemples inspirants et renforcer les liens au sein de notre paroisse.

Vous fêtez vous-mêmes vos 20 ans de mariage cette année. Est-ce que vous vous aimez comme au premier jour ?
Oui, nous nous aimons toujours, mais notre amour a évolué et s’est approfondi avec le temps. Nous avons traversé des moments de joies et de difficultés qui ont renforcé notre union. Nous gardons de notre mariage de nombreux souvenirs précieux, une complicité grandissante et surtout, l’engagement mutuel de nous soutenir et de nous aimer dans toutes les circonstances. L’amour que nous partageons aujourd’hui est plus fort et plus mature qu’au premier jour.

Le mariage n’est donc pas un long fleuve tranquille… Comment faites-vous pour rester heureux ensemble ?
Nous misons sur la communication honnête et le respect mutuel. Nous prenons le temps de résoudre nos différends avec patience et compréhension. La prière commune et le soutien de notre communauté jouent également un rôle central dans notre bonheur. Ces pratiques nous permettent de rester connectés et unis, même dans les moments difficiles. Les conseils et l’exemple de couples de notre paroisse ont aussi été très bénéfiques pour nous.

Vous parlez de foi… Comment est-elle présente chez vous ?
La foi est le pilier de notre couple et de notre famille. Elle nous guide et nous soutient dans les moments de joie comme dans les épreuves. Elle nous donne la force de rester unis et de surmonter les défis ensemble. Nous essayons d’inculquer ces valeurs de foi et de confiance en Dieu à nos enfants. Nous prions ensemble et participons activement à la vie de notre paroisse. La foi est véritablement le ciment qui nous unit et nous donne l’envie de donner de notre temps et de notre énergie à la communauté qui nous a tant apporté.

Merci à Marianna et Domenico pour leur témoignage et leur engagement au service de la paroisse et ses jubilaires. Nous saluons aussi le dévouement de leurs prédécesseurs, Anne-Marie et André Premand et nous leur exprimons notre vive reconnaissance.

Première semaine de juillet: des Bretons en terre valaisanne!

Par l’abbé Simon de Nortbécourt, dit « le Breton » | Photos : DR

Voilà bientôt deux ans, en août 2022, les paroisses de Collombey et de Muraz découvraient le patrimoine culturel et religieux du diocèse de Vannes en Bretagne : Sainte-Anne-d’Auray, Josselin, Vannes. Une semaine ensoleillée par les rencontres vécues en pays breton, à l’ombre de Madame sainte Anne, mère de Marie, qui y est apparue il y a quatre cents ans. C’est dans cette dynamique d’amitié entre nos paroisses, seulement séparées par un petit territoire qu’on appelle la France, que les Bretons de Sainte-Anne-d’Auray se préparent à venir en Valais ! Du lundi 1er juillet au soir au samedi 6 juillet au matin, nous serons cinquante Gaulois d’Armorique à passer de la mer à la montagne, heureux d’être accueillis par vous, paroissiens de Collombey et Muraz ! Pour pouvoir vivre ces quatre journées ensemble dans la joie, n’hésitez pas à nous rejoindre pour les visites (30 places disponibles dans notre car !) et à vous inscrire pour les soupers auprès du secrétariat paroissial ! Nous prions bien pour vous dès à présent, en attendant de vous retrouver très bientôt.

Accueil du nouveau cardinal valaisan: Mgr Emil Tscherrig

Lors de la messe à la cathédrale.

Par Jean-Michel Moix
Photos : Noël Briffod

En ce dimanche 2 juin, au cours d’une messe festive en la cathédrale de Sion, Mgr Emil Tscherrig, créé cardinal le 30 septembre 2023, est accueilli solennellement en son diocèse de Sion. 

Originaire du Haut-Valais, natif du village d’Unterems (au-dessus du village de Tourtemagne), Emil Tscherrig est né en 1947, au sein d’une famille de paysans. Ayant achevé ses études de théologie à Sion et à Fribourg, il est ordonné prêtre en 1974. Puis il est envoyé à Rome pour des études en droit canonique ; en 1978 il entre au
service du Saint-Siège dans le domaine de la diplomatie. 

C’est ainsi qu’il organise et accompagne le pape Jean-Paul II lors de ses voyages internationaux (notamment pour les « JMJ »), de 1982 à 1996. Consacré évêque en 1996, il est nommé nonce : successivement au Burundi, dans les Caraïbes, en Corée du Sud, en Mongolie, en Scandinavie, puis en Argentine en 2012. C’est à Buenos Aires qu’il fait la connaissance de son archevêque-cardinal, Mgr Jorge Mario Bergoglio, qui sera élu pape l’année suivante ! 

Bénéficiant de la confiance et de l’estime du pape François, Mgr Tscherrig est ensuite nommé nonce en Italie en 2017, devenant ainsi le premier nonce non italien depuis 1929 ! Atteint par la limite d’âge, le Pape accepte la renonciation à son mandat de nonce en mars de cette année. Il demeure néanmoins le deuxième cardinal suisse électeur, au côté de Mgr Kurt Koch, en cas de conclave. Et il est le troisième cardinal du diocèse de Sion, après Mgr Mathieu Schiner et Mgr Henri Schwery.

Mgr Emil Tscherrig au premier plan, et notre évêque, Mgr Lovey au second plan.

En mode «organisation de la deuxième édition de la fête patronale»

Par Nathalie Martenet
Photos : Nathalie Martenet, Marisol Mariaux

Le 15 août 2023, après plus de 20 ans d’absence, les conseils de paroisse avaient relancé la fête patronale de Vionnaz, célébrée le jour de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. 

Grâce à l’engouement de tous, cet évènement a été une véritable réussite ! 

La messe chantée par le Chœur d’animation liturgique et honorée de la présence des nombreux servants de messe de la région avait donné le ton de cette journée radieuse. 

Autant du côté de l’organisation, des diverses animations musicales et ludiques que des stands de restauration, cette manifestation a su rassembler la communauté de Vionnaz dans un esprit de convivialité et de simplicité. 

Après ce beau succès, la motivation est au top pour la préparation de l’édition 2024 ! 

Le Chœur d’hommes Sainte Cécile ravira à nouveau les papilles aux grillades ; l’incontournable raclette aura également sa place, ainsi que bars, buffet de desserts, musique, jeux et, bien sûr, la tombola qui fera de multiples heureux gagnants tout au long de la fête. 

A cette occasion, l’ensemble des personnes si précieuses œuvrant bénévolement au sein de la paroisse sera mis à l’honneur et gratifié de remerciements accompagnés d’un petit présent. 

A vous qui avez envie d’apporter de l’aide, soyez les bienvenus soit pour la mise en place de la fête, soit pour le service ou encore pour garnir la table des douceurs. 

Si vous êtes doté d’un talent que vous aimeriez faire découvrir et partager avec la communauté : musique, chant, danse, humour… sentez-vous également accueilli et n’hésitez pas à vous annoncer auprès de l’équipe organisatrice. 

Contact pour les intéressés : Nathalie Martenet au 079 919 36 03.

Vous l’aurez compris, c’est par la présence et la participation joyeuse de chacune et chacun que cette journée célébrant l’église de Vionnaz pourra être un véritable moment de bonheur et de partage au cœur de l’été. 

Vue sur l’église paroissiale de Vionnaz.

Elles ont choisi d’être baptisées

Deux adolescentes, Kloé et Tessa, nous avaient parlé de leur appel de Dieu, à travers l’amitié et de leur cheminement de catéchumènes. Aujourd’hui, elles témoignent de la joie de leur baptême. C’est toujours un bonheur pour les paroissiens d’accueillir des jeunes baptisés et de les soutenir afin qu’ils trouvent leur place au sein de la communauté.

Témoignages recueillis par Nicolette Micheli
Photos : Vanessa Gonzalez

Témoignage de Kloé

Baptême de Kloé.

Ce jour de baptême a été très significatif pour moi. Ce baptême a concrétisé ma croyance en Dieu et ce jour spécial a permis de rassembler toute ma famille. Les paroles de Père Patrice sur la vigne m’ont marquée. Ma meilleure amie, qui a été aussi ma marraine, m’a soutenue tout au long de mon cheminement dans l’Eglise. La plupart de ma famille n’est pas croyante mais tout le monde a accepté mon choix de devenir chrétienne et j’en suis reconnaissante. Depuis ce jour, je me sens plus en paix avec moi-même et avec les autres et je remercie toutes les personnes qui m’ont aidée et soutenue durant mon parcours.

Témoignage de Tessa

Baptême de Tessa.

Le dimanche 28 avril, j’ai vécu une belle cérémonie de baptême. La messe a été joyeuse, grâce aux belles chansons qui ont été choisies par Christophe et le Père Patrice.

J’étais très touchée que toute ma famille soit présente pour partager ce moment à mes côtés.

Mon parrain et ma marraine m’ont témoigné beaucoup d’amour à cette occasion. Mes amies m’ont également beaucoup soutenue et ont été très émues durant la cérémonie.

Le moment qui m’a le plus marquée durant la cérémonie est celui où j’ai reçu le baptême et que le Père Patrice m’a versé l’eau bénite sur le sommet de ma tête.

Le repas de fête qui a suivi a été très joyeux et me laisse de beaux souvenirs.

Depuis ce jour, je me sens bien acceptée dans la communauté et je ne me sens plus comme la « nouvelle ». J’ai trouvé ma place.

Aujourd’hui, je continue mon parcours en participant aux réunions mensuelles du groupe Alpha Jeunes. La prochaine étape sera celle de ma confirmation, en 2025.

Communiquer en Eglise, communiquer l’Eglise… Oui mais comment?

Extrait du fascicule « Dites-le avec des bulles », CNER, p. 101.

Par Vanessa Gonzalez
Dessin: Bernard Debelle

La nécessité pour la foi chrétienne de se rendre communicable aux autres se résume dans une phrase de la Première Lettre de Pierre : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous. » 

A chaque époque, l’Eglise a su utiliser les moyens disponibles pour répondre aux défis toujours nouveaux et communiquer l’Evangile. 

Et nous, aujourd’hui, comment mieux communiquer l’Evangile dans le secteur du Haut-Lac ?

Un groupe éphémère, le groupe « communication », constitué des dames du secrétariat, de paroissiennes et du curé Gasser a été mis sur pied pour donner la direction à prendre. 

Ce groupe est donc appelé à se demander comment rendre communicable l’espérance qui est en nous, au cœur d’un monde qui croit, du moins en partie, pouvoir se passer aisément de cette espérance.

Grâce à un brainstorming, le groupe a pu poser les objectifs suivants : 

• Annoncer l’Eglise, une Eglise qui sert, qui prie et qui crée la communauté ;

• Etre en chemin ensemble pour annoncer la bonne nouvelle ;

• Aller vers les autres, une Eglise missionnaire, porteuse d’espérance ;

• Construire le Royaume de Dieu en proposant des moyens dans ce but ; 

• Communiquer simplement ;

• Etre à l’écoute, rejoindre les besoins ;

• Nourrir les cœurs ;

• Guider nos paroissiens et les gens intéressés ;

• Garder les liens, reprendre contact ;

• Ne pas rester les bras croisés, travailler dur à planter des graines qui vont germer petit à petit.

Nous voulons absolument parler la langue de 2024, en utilisant les moyens modernes pour atteindre ces objectifs. 

Durant trois rencontres, le groupe a réfléchi à la refonte du site internet et des réseaux sociaux Facebook et Instagram de la paroisse au niveau du contenu et du graphisme. Il étudie aussi les moyens à utiliser pour toucher le plus de personnes possible (Essentiel, WhatsApp, les newsletters par email, les magazine paroissiaux, etc.) afin de leur transmettre la vie de la paroisse.

Rendez-vous pour la suite des aventures du groupe « communication » dans un prochain numéro !

Lou-Anne : une disciple-missionnaire

Propos recueillis par Nicolette Micheli

On peut évangéliser à tout âge. Lou-Anne, 15 ans, parle de sa foi comme de n’importe quel sujet à ses camarades. Une belle manière de planter de petites graines chez les autres, en attendant que Dieu les fasse germer.

Témoignage de Lou-Anne

Je n’ai aucun problème à dire que je crois en Dieu et que je suis chrétienne. J’en parle librement. Parfois mes copines, qui ne sont pas croyantes ou pas baptisées, me posent des questions parce que ça les intrigue. Quand elles ne vont pas bien, je leur dis que je vais prier pour elles. Et du coup, elles s’intéressent à ma foi.

Jeudi saint, je suis allée avec elles faire du shopping. Mais je leur ai dit que je devais être à l’église pour la messe du soir. Elles m’ont accompagnée et sont restées avec moi à la messe ! Pour certaines, c’était la première fois qu’elles mettaient les pieds dans une église.

Je suis ouverte aux autres et j’ai aussi des amies musulmanes. Souvent, elles prient pour moi quand j’ai des moments difficiles, comme je prie aussi pour elles.

Parler librement de ma foi, c’est ma façon de faire ce que Jésus demande : marcher à sa suite.

Prière du Soldat de montagne

Procession eucharistique en la basilique Saint-Pie X, à Lourdes.

Prière proposée par l’abbé Jean-Michel Moix
Photo : Jean-Michel Moix 

Récemment, du 24 au 26 mai, le sanctuaire de Lourdes accueillait un pèlerinage militaire international. Voici une prière, extraite du carnet de soldat-pèlerin, et que nous pouvons faire nôtre, nous qui sommes (spirituellement) des soldats du Christ ! 

Seigneur Jésus, toi qui as fait un si long déplacement d’auprès du Père pour venir planter ta tente parmi nous ; toi qui es né au hasard d’un voyage et as couru toutes les routes, celle de l’exil, celle des pèlerinages, celle de la prédication : tire-moi de mon égoïsme et de mon confort, fais de moi un montagnard.

Seigneur Jésus, toi qui as pris si souvent le chemin de la montagne, pour trouver le silence, retrouver le Père ; pour enseigner tes Apôtres, proclamer les béatitudes, pour offrir ton sacrifice, envoyer tes Apôtres, et faire retour au Père, attire-moi vers en haut, fais de moi un soldat de la montagne.

A l’exemple de saint Bernard (de Mont-Joux), j’ai à écouter ta parole, j’ai à me laisser entraîner par ton amour ; si je suis tenté de vivre tranquille, tu me demandes de risquer ma vie, pour la défense de mes frères ; si je suis tenté de m’installer, tu me demandes de marcher en espérance vers toi, le plus haut sommet, dans la gloire du Père ; fais de moi un vrai soldat de montagne, créé par amour pour aimer ; fais Seigneur que je marche, que je monte par les sommets, vers toi, avec toute ma vie, avec tous mes frères, avec toute la création, dans l’audace et l’adoration. 

Sorties de servants de messe du Secteur du Haut Lac

Photo de groupe sur le perron de l’évêché.

Par Vanessa Gonzalez | Photos : Vanessa Gonzalez, Stéphanie Reumont, Arnaud Mbadinga

Le 1er juin dernier, sous un temps providentiel, une petite équipe de servants de messe motivés est partie resserrer les liens à Sion. 

Au programme : un « escape game » grandeur nature dans les rues de la capitale, une pause glace après le pique-nique sorti du sac, une visite guidée de l’évêché avec Marianne, une visite de la cathédrale contée par le père Gasser et pour terminer en beauté, le service de la messe des jubilaires à Vouvry. 

Les jeunes servants de messe ont vécu cette journée en suivant l’exemple d’amour de Jésus, en se conduisant avec générosité, engagement et partage. 

Un grand moment d’amitié que nous nous réjouissons de revivre lors d’une prochaine aventure.

Saviez-vous que la cathédrale porte ce nom parce qu’elle abrite la cathèdre, siège de l’évêque ?

Visite de la crypte de la cathédrale.
Les servants de messe réunis lors de la messe.

Mettre Dieu dans ses bagages!

Par le Père Patrice Gasser | Photo : DR

La fin de l’école est là, et pour les enfants et les parents, c’est un autre temps qui commence. Nous gardons nos activités biologiques essentielles : nous continuons à dormir, à manger, à nous laver (moins souvent quand même) et à collaborer avec nos proches ; mais nos rythmes sont différents : les enfants se lèvent plus tard (ou plus tôt), les repas sont plus longs (ou plus courts), les activités se passent davantage en plein air qu’à l’intérieur. Que ce soit à la montagne ou près du lac, nous renouons avec les rochers, la terre et l’eau qui nous environnent, et nous retrouvons notre place au sein du vivant.

Dans tout cela, Dieu reste présent à nos vies et à notre cœur ; et souvent, la beauté d’une forêt, la majesté de la montagne ou la brièveté d’une lumière nous touchent et nous révèlent la Beauté de tout ce que Dieu nous donne. Dieu ne cesse de nous donner la vie et l’énergie dont nous avons besoin pour vivre en relation. C’est aussi à nous de lui donner sa place et son temps (est-ce que j’ai pris un Nouveau Testament ou un livre de méditation dans mon sac à dos ? Est-ce que je préfère lui parler le matin ou le soir, en forêt ou au sous-sol de la maison ?) Ce qui est sûr, c’est que du côté de Dieu tout est donné afin de nous aider à grandir. De notre côté, lui ouvrons-nous notre cœur ?

Dans les dix vertus que le pape François a méditées durant ses audiences générales, il nous propose de viser l’essentiel : s’ouvrir à un amour audacieux. Cet amour est l’œuvre de l’Esprit-Saint et fait naître le désir de partager l’amitié avec Dieu et avec tous. Cet amour va à contre-courant de nos habitudes (la critique, le racisme, la moquerie) et nous pousse là où nous n’irions pas spontanément : entrer en relation avec un étranger, faire le premier pas après une dispute, donner à quelqu’un qui ne peut nous rendre, pardonner à celui ou celle qui ne nous aime pas. Grâce à l’Esprit de Dieu nous prenons des risques calculés afin d’aller où humainement nous n’irions pas. C’est cet amour audacieux que je vous souhaite pour aujourd’hui et pour demain, faites bouger les choses par amour, soyez audacieux !

Bel été !

Martyre du poète

Ramuz dans le cimetière de Lens.
Photographie du véritable Joseph Samuel Farinet, vers 1875. 

Par Benjamin Mercerat
Photos : DR, Association des Amis d’Albert Muret

Situons d’emblée l’homme et ce qu’on en sait : Joseph-Samuel Farinet, originaire du val d’Aoste, est né en 1845 et mort en 1880. Il fabrique de la fausse monnaie, s’évade plusieurs fois de prison. Ramuz lui donne un autre prénom : Maurice – référence au saint soldat thébain qui avec sa légion a ensemencé le Vieux-Pays. C’est un réel martyre aux résonances christiques que nous dépeint le romancier dans sa version de la vie de Farinet.

Maurice Farinet, le héros de Ramuz, n’est pas vraiment un Robin des bois alpin ; la dimension de révolte sociale est peu présente dans les idées du personnage. Pourquoi agit-il ainsi ? Eh bien, par amour du geste qui consiste à extraire patiemment l’or des montagnes ; par souci de l’artisanat qui consiste à le former. Les pièces de Farinet sont autant de poèmes forgés, témoignant de son attrait pour la Beauté et pour la Liberté. 

Mais pourquoi l’or ? Ramuz réfléchit aux vertus de ce métal noble dans un article contemporain de la rédaction de Farinet. L’or vaut non seulement parce qu’il est universel, mais parce qu’il nécessite un travail patient pour être extrait. Chercher l’or, voilà une démarche radicale, car puisant aux racines ; voilà une recherche de l’Absolu. Pourquoi alors en faire des pièces ? Ce que l’artiste a découvert dans sa contemplation, il le partage en le communiquant sous forme d’œuvres. 

Ramuz n’a pas été jusqu’à la mort – bien qu’on puisse considérer qu’il s’est en quelque sorte épuisé à la tâche ; Farinet, lui, choisit ce destin. Alors qu’on lui a proposé un marché voulant qu’il épouse la belle Thérèse Romailler, fille d’un municipal du village où il se cache, belle femme qui lui assurerait une vie paisible ; alors qu’il pourrait ainsi rompre avec la clandestinité : il refuse le compromis. Endimanché, prêt à rencontrer Thérèse, il apprend que la grotte où il se cache et crée ses pièces « plus vraies que celles du gouvernement » est entourée par les forces de l’ordre à la suite d’une trahison. Il prononce alors un Non possumus le menant à la mort, au martyre définitif.

C’est Joséphine qui l’a trahi, elle que les villageois fidèles à Farinet traitent de Judas ; elle qui finira pendue – sort qui fut celui du Traître. Maurice Farinet a refusé l’attrait du monde pour vivre jusqu’au bout sa vocation de créateur, envers et contre le gouvernement, c’est-à-dire la société et ses compromissions. Narrant à sa manière la vie de cette figure de hors-la-loi populaire, Ramuz exprime sa vision du statut de l’artiste et du rôle de l’art, tranposée des enseignements et de la vie du Christ.

Bibliographie : 
C. F. Ramuz, Farinet ou la fausse monnaie, Plaisir de Lire.

Eveil à la foi: Elisabete

Célébration de Noël à l’église de Monthey pour les tout-petits.

En avril, a eu lieu la dernière rencontre d’année d’Eveil à la foi. Les tout-petits ont fêté Pâques et ont rejoint la communauté paroissiale à la messe. Ils lui ont présenté le fruit de leur année. Ce fut aussi l’occasion pour la paroisse de remercier Elisabete Francisco pour son engagement.

Par Sandrine Mayoraz et Marta Zaremba | Photos : Sandrine Mayoraz

Eveil à la foi, pour les petits

Pendant cette année pastorale, une trentaine d’enfants et leurs parents se sont rencontrés pour les temps forts de l’année : la Fête paroissiale, l’Avent, Noël, les Rameaux et Pâques. En collaboration avec l’équipe diocésaine, l’équipe d’animation initie les tout-petits aux gestes et aux lieux de la prière et de la foi, un moment partagé avec toute la famille. Nous espérons que les enfants vont profiter de cette amitié avec Jésus avec l’aide de leurs parents et de leur entourage.

Et pour leurs parents aussi

Pour les parents, l’Eveil de la foi est aussi un temps précieux.
Avec nos enfants, nous redécouvrons chaque fois des choses qui sembleraient basiques et simples, mais qui sont en effet de grande importance et grande profondeur pour les personnes de tout âge. Nous profitons avec nos enfants du témoignage et de l’expérience d’Elisabete, animatrice, ainsi que de sa simplicité dans les échanges et de son accueil.

Merci Elisabete

La paroisse trouve ici l’occasion de remercier Elisabete Francisco pour l’engagement qu’elle a exercé avec fiabilité, enthousiasme et cœur. Dès son arrivée à Monthey, en 2016, Elisabete a frappé à notre porte avec le désir de mettre ses compétences à disposition de la paroisse. Elle a toujours donné du temps pour partager sa foi, elle a enseigné la catéchèse dans sa paroisse au Portugal. Avec sa petite qui était encore un bébé, elle a rejoint l’Eveil à la foi de Monthey. Puis, elle a pris la responsabilité de l’équipe. Elisabete a toujours été chaleureuse et charismatique. Elle a réussi, grâce à ses nombreux talents, à transmettre à nos plus petits la joie de la foi, à leur apprendre comment créer les liens et découvrir Jésus-Christ dans notre vie. Après ces années d’engagement, Elisabete se retire. Nous lui souhaitons une belle suite dans ses projets en Eglise et en famille.

Merci Elisabete pour ton engagement à l’Eveil à la foi.

Parcours Alpha, ça vous dit quelque chose?

Par Christophe Allet | Photo : DR

Dans le Haut-Lac nous lançons le 5e parcours le mardi 3 septembre de 19h à 21h30 à la cure de Vouvry (Avenue de l’Eglise 5) avec les 11 participant-e-s du parcours 4. 

Ouvert à tous, sans engagement, juste pour se faire une idée !

Une rencontre par mois : apéro, repas, vidéo, échange pour revisiter ensemble les grandes questions de la foi chrétienne dans un esprit de partage et de respect du cheminement de chacun-e : fr.alphalive.ch !

Gratuit et sans engagement. 14 rencontres, un début, une fin.

Les dates suivantes seront fixées en fonction des intéressé-e-s !

Contacts :
Stéphanie Besse, 079 610 90 24, stef@greffaz.ch 
Christophe Allet, 079 427 54 94, christophe.allet@bluewin.ch

A 64 ans, le parcours Alpha était plutôt une redécouverte de ma foi. 
En abordant les différents thèmes, tels que la foi, la souffrance, l’Esprit Saint, la prière, l’Eglise, j’ai renouvelé mon désir et mon goût de Dieu. Les rencontres en petit groupe d’environ 10 personnes m’ont permis de me sentir en confiance et l’ambiance de partage et de fraternité m’a réchauffé le cœur. 
Sylvie, Collombey

Quand j’ai reçu la proposition de rejoindre le groupe Alpha, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Lors de la première rencontre j’ai continué à m’interroger sur le pourquoi j’étais là, je cherchais quoi ?
Au fur et à mesure qu’on allait de l’avant, j’ai commencé à comprendre. Je cherchais le partage, mais pas n’importe quel partage : un partage « catholique » ! Je savais être catholique mais pendant trop longtemps je l’avais oublié. Le parcours Alpha a été une confirmation pour moi. La confirmation de faire partie de cette communauté, de n’être pas seule, de pouvoir trouver des personnes prêtes à l’écoute, personnes avec des différentes origines, âge, expérience de vie.
Je me sens de conseiller ce parcours, ça peut faire un grand bien. Ça m’a fait du bien !
Rosa, Vionnaz

Reportage sur la journée des servants de messe

La file des servants avant la messe.

Une grande journée diocésaine a été organisée le lundi de Pentecôte (20 mai) pour tous les servants francophones de messe de notre diocèse. Elle a rassemblé une centaine de servants à Martigny. Rodéric Pungier, servant de messe à Choëx, nous partage ses impressions.

Par Rodéric Pungier, 12 ans
Photos : DR

Nous commençons cette journée avec les servants de messe de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz en prenant le train à la gare CFF de Monthey. Arrivés à la gare de Martigny, nous avons marché jusqu’à l’église de Martigny Bourg. 

Les organisateurs nous ont expliqué le déroulement de la journée. Répartis en sept groupes pour 150 servants de messe, nous avons « customisé » nos t-shirts blancs en les bombant. C’était la première étape du grand jeu. Ce dernier était une course d’orientation religieuse, qui était vraiment bien encadrée, intéressante et amusante. 

Nous avons pique-niqué dehors, puis des ateliers étaient organisés : 

– visite du clocher de l’église ; 

– recherche/découverte des chapelets dans un parc ;

– saut à la corde…

Nous avons bien rigolé, c’était très sympa. 

Enfin, nous nous sommes préparés pour servir la messe et avons fait une procession incroyable de 150 servants de messe ! Une dinguerie ! Nous avons dû quitter la messe un peu avant la fin pour vite prendre notre train en direction de Monthey et clore cette joyeuse journée ! 

J’ai beaucoup aimé l’ambiance et cette belle organisation. Merci à tous les accompagnants et à tous les bénévoles qui ont donné du temps pour cette journée merveilleuse ! 

Les servants de messe se retrouvent au Théocamp ! (du 12 au 15 août, au monastère de Collombey, cette année. Voir encart ci-dessous). 

Jeune Bénévole : donne tes mains pour servir

Félicitations aux Lauréats : Timéo, Rafaela, Justine, Stella, Leana et Mathilde. Avec Rosanna, en médaillon.

Lors de la messe de la Pentecôte, Aline Jacquier du service diocésain de la jeunesse, est venue pour remettre le diplôme de Jeunes Bénévoles (niveau 1) à sept adolescents de nos paroisses. Durant l’année, ils ont mis les qualités que Dieu leur a données au service des enfants et de nos communautés.

Cette citation de Mère Teresa est au cœur de l’identité des JB.

Par Sandrine Mayoraz
Photos : François-Xavier Mayoraz, DR

En novembre, de retour de leur week-end de formation, ils en parlaient dans les lignes de votre magazine paroissial : « J’ai découvert plein de personnes très gentilles qui sont JB comme nous dans d’autres paroisses du Valais. J’ai aussi approfondi mes savoirs : garder le calme, gérer un petit groupe ou planifier une activité. » A la suite du week-end, ils ont choisi de donner leurs mains, leur temps et leur énergie dans un engagement au sein de nos paroisses. Rosanna, Rafaela et Mathilde accompagnent les enfants à la catéchèse le samedi et pour les célébrations des sacrements. Leana anime une fois par mois une équipe MADEP. Timéo, Justine et Stella se sont engagés dans des projets communs, avec l’intention particulière de tisser des liens dans la communauté, notamment par la soupe de Carême.

Ceci est réalisé grâce à des adultes qui leur laissent une place et qui les soutiennent dans leurs premières expériences ecclésiales. Merci à chacun pour son engagement et pour bâtir une communauté vivante. Que l’Esprit-Saint continue d’aviver votre foi et vous donne la Joie.

Leana nous partage son expérience de JB1 :

« Je m’appelle Leana et j’ai bientôt 16 ans. Je suis en première année de CFC de fleuriste à Monthey. Je fais partie de groupes Relais Monthey-Choëx depuis bientôt sept ans. J’ai fait le week-end JB 1 en 2022 et depuis septembre 2023, je m’occupe aussi avec Sandrine d’un groupe MADEP. J’aime trop être avec des plus petits et les accompagner comme on l’a fait pour moi. Car au cours de mes sept ans j’ai participé trois fois au camp de la Montée vers Pâques et cela m’a beaucoup fait évoluer dans ma foi et dans ma vie en général. Je trouve important de créer la relève. Cela me fait plaisir de voir des plus jeunes avec la foi et de la motivation. 

Mon but est de créer un groupe uni avec qui ils pourront toujours s’amuser et partager de bons moments, dans lequel ils évolueront. Je me suis déjà occupée de l’organisation d’une de nos rencontres après Pâques. Le but était de faire une mosaïque géante dehors de ce qu’ils voulaient. Ils ont directement pensé à la croix de Jésus. C’était beau de voir comment ils s’organisaient ensemble pour le faire et ils ont très bien réussi. »

Le diacre protestant Mario Giacomino prend sa retraite

Depuis 24 ans, Mario Giacomino est le diacre de la paroisse protestante. Initiateur de plusieurs projets communs aux paroisses catholiques et protestante de Monthey, il est bien connu dans nos paroisses. Avant son départ à la retraite, il répond à quelques-unes de nos questions.

Propos recueillis par Sandrine Mayoraz | Photo : DR

D’origine italienne, Mario est venu en Suisse pour suivre son épouse. Après des études de théologie, il continue sa formation diaconale en Suisse. Consacré au ministère diaconal en 1988 par l’Eglise évangélique vaudoise, en janvier 1990, il répond à un appel de la Paroisse protestante de Monthey qui cherchait un diacre pour porter l’animation auprès de la jeunesse. Chez les protestants, le diacre exerce un métier différent de celui du pasteur. En principe, il n’a pas la responsabilité globale de la paroisse, on lui confie un secteur d’activité et / ou des mandats qui le placent, volontairement, dans les « marges » pour qu’il tisse des liens avec ceux et celles qui vivent l’Eglise de façon plus éloignée. 

Mario, tu as ouvert de nombreux chantiers pour répondre aux besoins sociaux. Peux-tu nous en partager quelques-uns ?
En 1997, avec l’Association d’entraide et Chômage et la Paroisse catholique, j’ai été à l’origine des Repas Communautaires de Monthey, la première œuvre diaconale commune à nos deux paroisses. Dans cette même perspective d’ouverture œcuménique, avec des personnes partageant les mêmes valeurs, j’ai pu apporter ma contribution à la création des Tables du Rhône, accompagner la destinée du Groupe œcuménique d’accueil des Réfugiés (GOAR) et la reprise du magnifique travail des Colis du Cœur par une nouvelle association. 

Plusieurs projets ont été menés avec la paroisse catholique, quels regards poses-tu sur ces collaborations ? Quels mission, message commun, portons-nous ?
Dans mon ministère de diacre, j’ai l’occasion de travailler avec des dizaines de personnes de confessions différentes. Lorsqu’on me demande leur confession, je dois sourire, esquiver la question et avouer que je n’en sais rien. Mon ministère a été marqué par le désir profond d’un accueil inconditionnel. Dans chaque nouveau visage, j’ai envie de retrouver le visage du Christ. Dès mon arrivée à Monthey, j’ai pu rapidement constater que les différences confessionnelles étaient des richesses et non des obstacles. Des amitiés se sont tissées, j’ai pu vivre des moments de complicité, partager des rêves et des réalisations communes. Pendant le ministère de l’Abbé Roduit, on m’a confié qu’on me décrivait, en rigolant, comme le diacre protestant de la paroisse catholique ! Cela sonnait à mes oreilles comme un compliment. 

Un dernier mot avant la retraite ?
Au moment de prendre ma retraite, je suis heureux de constater que, tant sur le plan local que cantonal, nos deux Eglises travaillent ensemble dans de nombreux projets et réalisations diaconales. Nos autorités respectives s’apprécient et encouragent les initiatives œcuméniques par exemple dans les aumôneries communes. Dans une société dans laquelle l’église n’est plus au milieu du village, il devient indispensable d’être, ensemble, les messagers du Dieu d’amour, en paroles et en actes. Cela est à mes yeux la condition pour ne pas devenir invisibles et inaudibles. 

Merci Mario pour ton engagement auprès de la population montheysanne et pour les liens précieux que tu as su tisser entre nos paroisses. Que Dieu continue de faire fructifier ce que Tu as semé et qu’Il te bénisse ! 

Les stagiaires spiritains

Les stagiaires spiritains se succèdent à la cure de Vouvry. Issus de l’Afrique, ils se forment à la « pastorale » du secteur du Haut-Lac, sous la conduite du curé. Dans quel cadre et dans quel but leur stage s’insère-t-il ? Réponse avec leur « maître de stage ».

Par le Père Patrice Gasser | Photo : DR

Parfait, Arnaud, Andrea, Abel, sont les noms de ceux qui auront atterri à Genève pour venir travailler à Vouvry. Le stage de formation pastorale s’inscrit après le temps du postulat (première découverte de la vie ensemble, de la prière et du partage des tâches quotidiennes), de la philosophie (étude des différentes réponses offertes au sens de la vie) et du noviciat (période initiale visant à structurer la vie spirituelle et à aider la décision d’entrer en communauté). Peu à peu, au rythme de ses rencontres et de ses expériences, le candidat à la vie spiritaine accepte le travail de Dieu sur lui et avec lui. 

Il peut alors partir en stage pour une durée de deux ans dans une autre culture afin de voir comment on y vit et on y travaille, avec une autre langue… Il a fait ses premiers vœux avec la promesse de mettre Dieu à une place centrale dans sa vie, d’obéir à l’autorité religieuse, de partager ses biens au service de l’apostolat et de rester célibataire. C’est avant de faire la théologie que ces jeunes adultes voient la réalité de la vie avec d’autres façons de s’organiser, de fêter et de prier. Une expérience vitale pour la poursuite de leur cheminement…

A la fin de la vingtaine, ils ont tous un caractère bien différent : doux, affirmé, hésitant, fonceur, cordial ou têtu ; mais une chose les rassemble : leur amour du Christ et de l’Eglise et leur désir d’entrer dans la vie religieuse missionnaire. C’est l’apôtre Paul qui écrit dans sa première épître aux Corinthiens (12, 4) : « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même esprit. » Pas facile de partir à 5’000 ou 10’000 kilomètres de chez soi pour se former…

Andrea est le dernier venu depuis la Tanzanie et Genève pour se baigner dans la langue française ; il apprécie le calme de la campagne et la beauté du Valais. Merci à tous ceux qui ont collaboré avec eux et ont pris du temps pour corriger leur français, stimuler leur créativité, soutenir leur joie apostolique ; vous avez contribué à leur formation. Dans quelques années ils deviendront prêtre ou frère spiritain et aideront, en Europe ou ailleurs, à l’évangélisation des jeunes de ce temps.

Premières communions sur le Haut-Lac

Par Stéphanie Reumont
Photos : Jeremie Gonzalez

Le grand jour est enfin arrivé !

Les années de catéchèse auront peut-être permis de répondre à quelques questions et à connaître un peu plus Jésus Christ, mais le chemin de découverte est loin d’être fini ! 

Faire sa première communion n’est donc pas un simple rite social ni une célébration marquant la fin d’une année catéchétique. La communion est un don du Ciel qui guide l’enfance sur le chemin de l’Espérance.

Ces premières des communions marquent surtout un « commencement », un nouveau chemin de « communion » avec le Christ comme guide.

Les premières communions à l’église de Vouvry, le dimanche 5 mai.
Les premières communions à l’église de Vionnaz, le jeudi de l’Ascension, 9 mai.
Les premières communions à l’église du Bouveret, le dimanche 12 mai.
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