Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, UP Nyon-Founex (VD), mai-juin 2020
Par Georges Grandjean et Brigitte Besset | Photos: Georges Grandjean
La vigne de la chapelle a donné ses derniers fruits en automne. Elle est désormais arrachée pour faire place nette en attendant la pose de la première pierre de la future église. Le projet avance : le crédit est voté et le groupe de pilotage peaufine les plans.Depuis six ans, un groupe d’amis cultive la parcelle de vigne sur laquelle sera construite notre nouvelle église. De très bons moments passés ensemble, au travail certes, mais dans la bonne humeur. Et avec la satisfaction, au fil des saisons, d’observer la croissance de la vigne, puis d’assister à la préparation de nouvelles vendanges chaque automne.Chaque nouvelle récolte était une réjouissance pour la communauté de Gland, Vich et Coinsins : joie de vendanger et plaisir d’être ensemble. L’occasion de remercier Dieu pour la vigne, le raisin et le travail des hommes. Nous terminions cette journée de fête par un repas communautaire composé entre autres d’une viande tournée à la broche toute la matinée. C’était devenu une habitude, et les participants réservaient la date de cet évènement dès qu’elle était annoncée. C’est donc avec nostalgie et quelques regrets qu’une fois le cycle 2019 terminé avec la chute des feuilles, il a fallu arracher notre jolie vigne pour libérer la parcelle.
La vigne arrachée
Le même groupe d’amis s’en est chargé. Tout d’abord, il y a eu la taille des sarments de l’année, puis l’enlèvement des fils et des piquets ; enfin, la coupe des souches à quelques centimètres du sol. Ces activités ont occupé l’équipe quatre demi-journées.
Il reste encore l’arrachage des racines par le vigneron. Après que nous les aurons rassemblées, les employés communaux les amèneront sur leur site dans l’attente du feu du 1er août, pour lequel elles serviront de combustible. Tout ce travail bénévole très apprécié soulagera le premier centre de coûts du devis de construction, soit les travaux préparatoires.
Plutôt qu’une fin, il faut y voir le début tangible d’« un projet extraordinaire », comme le mentionne le dépliant adressé récemment à tous les paroissiens de l’Unité paroissiale. Réservez-lui donc un bon accueil. Merci pour votre aide.
Des nouvelles de la construction
Depuis la décision du Tribunal fédéral en septembre et plus spécialement depuis la décision de l’assemblée paroissiale extraordinaire du 4 décembre, au cours de laquelle le crédit de construction a formellement été accordé, le groupe de pilotage travaille activement avec le bureau d’architecture pour l’établissement des plans jusque dans les moindres détails. De nombreuses personnes de la communauté, à tous les niveaux, y ont été associées.
Les architectes ont envoyé les premières soumissions aux entreprises mi-février. Nous sommes dans l’attente des retours qui permettront le choix des entreprises. Si les événements actuels, qui perturbent toute l’économie, ne retardent pas les démarches, il est tout à fait envisageable de commencer les travaux de construction début juin.
Les membres du groupe de pilotage sont conscients de leurs responsabilités. Ils espèrent être à même de surmonter les difficultés qui ne manqueront pas de survenir. Pour cela, ils ont besoin du soutien de chacun selon ses possibilités. Sans oublier la prière.
Plus d’informations : www.eglise-gland.ch
Questions ou suggestions : info@eglise-gland.ch
Postfinance : 14-313151-5
La communauté en fête
Nous nous retrouverons pour notre fête patronale, la Saint-Jean-Baptiste, dimanche 21 juin. Ce sera un dimanche particulier, en lien avec la construction de la nouvelle église. Il commencera par une marche méditative en famille sur le thème « Ensemble prendre le chemin vers ce grand projet d’une nouvelle église ». A l’issue de cette marche, enfants, parents et paroissiens de toutes générations et invités du jour seront conviés à la pose de la première pierre. Les détails sur cette journée de fête vous seront communiqués ultérieurement. Une date à réserver dès aujourd’hui !




Chaque matin, nous écoutons la méditation par WhatsApp des prêtres du Grand-Saint-Bernard. Nous lisons aussi quotidiennement quelques paroles de saint Augustin. Elles sont tirées d’un recueil de citations. Comme je m’étais inscrite à l’adoration dans nos paroisses pour une heure dans la semaine, j’ai commandé un livre sur le sujet, et je médite avec lui. En couple, nous regardons aussi à la télé la messe du dimanche. On en suit parfois même deux !
Moi je prie beaucoup tous les jours : j’ai le temps ! Il ne faut pas oublier de prier : que c’est important ! Je fais le chapelet chaque matin. Je prie pour ceux qui ont attrapé le coronavirus : que le Seigneur les guérisse ! Je porte aussi dans mon cœur ceux qui les soignent. Je vais de temps en temps à l’église, ça me manque tellement de ne pas avoir la messe… Je lis la bible que l’on nous a donnée récemment en paroisse. C’est écrit un peu petit, je prends une loupe ! Je prie vraiment Dieu pour qu’il nous garde et qu’il nous donne la santé.
D’habitude on sert la messe. Cette ambiance nous manque. Et la communion aussi ! On ne peut plus voir les paroissiens le dimanche, mais on la chance d’habiter juste à côté de l’église et des curés ! Le matin après le déjeuner on fait une prière qu’on a apprise exprès par cœur : « Seigneur dans le silence de ce jour naissant, je viens te demander la paix, la sagesse et la force… » Après on prie pour les gens qu’on connaît. On envoie tous les jours une carte postale par la poste à une personne qu’on aime, ou à quelqu’un qui est seul. C’est devenu un rituel !
Dans cette épreuve, notre foi a augmenté et ça nous a resserré nos liens de famille. On prend un temps de prière le matin en écoutant la méditation proposée sur WhatsApp par la communauté des chanoines du Grand-Saint-Bernard. On aime faire une sortie de temps en temps à la grotte de Contoz et on y fait un temps de prière. Et on verra bien pour la suite !
Durant ce temps particulier, nous essayons de ne pas regarder constamment les informations pour ne pas nous sentir submergés de nouvelles négatives. On se balade en famille et on profite de la belle nature qui nous entoure en essayant de penser à ceux qui sont moins chanceux que nous, ceux qui souffrent physiquement ou moralement, ceux qui déploient toutes leurs forces pour soigner.

