Accepter pour guérir

Anne est née à Martigny en 1979 et est titulaire d’un Master en anthropologie et sociologie. Dès sa première année de vie, elle a dû être placée dans une famille d’accueil. 

Propos recueillis par Pascal Tornay
Photo : DR

Anne, comment vous êtes-vous construite entre deux univers familiaux ? 
De ma famille de sang, j’ai reçu les cadeaux de l’érudition, de la foi et de l’humour, mais aussi les stigmates du secret, de l’alcoolisme et des troubles psychiques. Ma famille d’accueil m’a offert l’ouverture sur le monde et de multiples preuves qu’à cœur vaillant rien d’impossible, mais aussi une exigence de conformité difficile à vivre. J’ai grandi entre deux mondes opposés en tous points, avec une incertitude quant à mon sort. Cela a généré solitude, honte, incompréhension et une tendance au repli et à la rébellion. 

Quels défis avez-vous dû relever dans ce contexte ?
La croyance de ne pas être digne, légitime ou acceptée s’est traduite par une recherche quasi désespérée de reconnaissance et d’amour et un mélange assez déroutant de force et de fragilité. De la force pour tracer un parcours académique et professionnel brillant afin de prouver ma valeur et de la fragilité face à la malveillance du monde. J’ai connu une succession de relations abusives au sein de la famille, du travail et du mariage. 

Quel rôle la maternité a-t-elle joué dans votre parcours ?
Devenir mère m’a permis de vivre l’expérience de l’amour inconditionnel. Grâce à mon fils, j’ai renoué avec ma mère biologique et ma fille est née de manière inopinée dans les mains de ma mère d’accueil. Mes enfants sont comme le kintsugi japonais *, ils m’ont aidée à recoller les morceaux de mon histoire avec des jointures d’or.

Comment la foi s’est-elle manifestée sur votre chemin ?
J’ai toujours été attirée par le beau, le grand, l’invisible et le sens caché des choses. J’ai eu la chance de sentir la présence divine dans les moments charnières de ma vie. Dans un musée à Tokyo, je me suis retrouvée seule spectatrice devant deux violoncellistes qui jouaient Bach, Albinoni et Pachelbel sous les rayons d’un soleil éblouissant. J’ai vécu une expérience très profonde dans la Laure des Grottes de Kiev ** à la vue des moines aux corps incorruptibles. Dans la Basilique Sainte Marie-Madeleine de Vézelay s’est révélé mon destin de mère. Je me suis mariée dans la chapelle du séminaire de l’IVE *** à San Rafael (Argentine) et cet été, après m’être séparée et avoir fait l’expérience du démon, j’ai participé à des vacances en famille au séminaire de l’IVE à Viterbo, Italie où j’ai été touchée par le témoignage d’Amparo Medina que la Vierge a accompagnée pendant huit mois et qui a tellement fait écho à ma vie, par sainte Rita et l’odeur de roses émanant de son corps depuis plus de cinq siècles et par le monastère San Paolo où est apparu saint Joseph en 1871. J’ai compris, durant la messe dédiée à saint Joseph, l’amour supérieur des parents adoptifs et j’en profite pour rendre hommage à Raphy et Madeleine Martinetti pour leur amour et leur soutien infaillibles depuis janvier 1981. J’ai compris que la guérison vient de l’acceptation de tout ce qui est et du choix conscient du Bien le plus élevé.

* Le kintsugi est une méthode japonaise de réparation des porcelaines ou céramiques brisées au moyen de laque saupoudrée de poudre d’or. Philosophiquement, c’est reconnaître la brisure et la réparation comme faisant partie de l’histoire de l’objet, plutôt que la dissimuler.
** Important monastère ukrainien orthodoxe situé sans la ville de Kiev.
*** IVE = Instituto del Verbo Encarnado.

Octobre, mission

Par Thierry Schelling
Photo : Pascal Voide

En octobre, les communautés qui le souhaitent peuvent se joindre au concert de l’Eglise universelle qui célèbre les missionnaires, de la Parole, de la Présence et au service d’autrui. Saints et saintes, certes, mais également vivants et actuellement œuvrant en Eglise – et bénévolement ! – auprès notamment de nos enfants inscrits en catéchèse.

C’est le cas de nos catéchistes, mandatées par les communautés, pour éveiller, accompagner et aider à voir le Christ dans la vie des tout-petits et des enfants en âge scolaire. A la messe des familles de Presinge le dimanche 15 septembre, ce fut l’occasion, avec toutes les familles présentes, de remercier nos dames qui aiment prendre leur part de responsabilité en ce ministère de base qu’est la catéchèse.

D’ailleurs, on ne dit plus « catéchisme » mais « catéchèse » ; il n’y a plus besoin de faire « tant d’années » pour recevoir un sacrement… du moins, on y travaille, à l’instar des Orientations diocésaines sur la catéchèse, et petit à petit ôtons l’aspect « programme scolaire » pour la catéchèse, afin d’ouvrir à la Rencontre au moyen de modules à choix, sur plusieurs années. Une révolution ? Une évolution, en tous les cas, qui exprime bien mieux la gratuité du don de Dieu et notre invitation à Le choisir à tout âge, selon les disponibilités… 

Cela peut déranger notre confortable vision de la catéchèse en termes de « classes », « enseignement », « année à faire », etc. Mais c’est une vision et une expérience pastorale qui veulent remettre au centre de notre pastorale la gratuité des sacrements, l’écoute du cheminement de chacune et chacun – qui avance à des rythmes différents… et Dieu ne serait pas capable de s’adapter ? – et qui prend place dans l’agenda de nos familles affairées à mille et une choses et qui optent encore pour une catéchèse. Nous les en remercions et soutenons nos bénévoles catéchètes du mieux que l’on peut, car ce sont les missionnaires d’aujourd’hui !

Un après-midi à l’atelier de Joy Monnet

Joy Monnet est une couturière indépendante. Elle travaille dans son atelier à Collombey, au sein du Monastère des Bernardines. Dans ce cadre magnifique, elle confectionne, entre autres, des habits liturgiques. Elle nous accueille le temps d’un après-midi.

Par Christelle Gaist | Photos : DR

Formation et envies professionnelles – Joy a appris à coudre à l’Ecole de couture de Sierre. Elle s’est ensuite formée en Toscane avec une professionnelle qui créait des robes de mariée. Elle a eu la chance, avec elle, de découvrir le métier plus concrètement, de partir à Rome et d’établir un contact avec différents fournisseurs. A la suite de ce stage, Joy se sentait prête à ouvrir son propre atelier. Pendant le Covid, elle a construit les bases administratives de sa future entreprise. En mars 2022, elle s’est installée au Monastère des Bernardines, qui l’ont accueillie dans l’un de leurs anciens ateliers de couture. 

Un après-midi avec Joy – C’est la fin du mois d’août et il fait encore bien chaud chez les Bernardines. Dans son atelier spacieux et boisé, Joy est très affairée et travaille sur plusieurs fronts. Elle me montre quelques-uns de ses projets. Elle restaure un habit liturgique ancien, s’occupe de plusieurs retouches, brode un dessin, reçoit une modèle pour des essayages, prend des photographies pour ses réseaux sociaux. Joy n’a pas le temps de s’ennuyer et c’est très impressionnant de la voir évoluer dans son élément. 

Coudre pour les sacrements – Joy ne se destinait pas spécialement à la couture d’habits liturgiques. Elle s’est mise à créer pour des amis prêtres. Elle a, par exemple, confectionné les chasubles des frères Roduit pour leur ordination en 2021. Elle se rend compte à l’époque qu’il existe des similitudes entre les robes de mariée et certains habits de célébration. 

Grâce à la consultation d’ouvrages, elle développe ses compétences d’artisane et s’adapte à ce nouvel appel. Depuis, elle est régulièrement sollicitée pour de la couture autour des Sacrements. 

Selon elle, la beauté de son métier est de pouvoir cocréer avec ses clients pour ces moments si importants dans leur vie. 

Pour découvrir les prestations de Joy Monnet, rendez-vous sur son site internet : https://joy-creation.ch
Elle est joignable au 079 526 40 84.

Joy Monnet dans son atelier.

Rentrée des KT!

Par Thierry Schelling
Photos : Pascal Voide

C’était à Presinge, le 15 septembre dernier ! Superbe célébration dans cette église accueillante et historique ! Enfants, ados, parents et paroissiens se sont rassemblés pour ouvrir l’année catéchétique de La Seymaz, avec nos catéchistes, Sabrina leur coordinatrice et Laurent (et famille !) au piano !

Une messe d’envoi également : les catéchistes ont été bénies par l’assemblée, les premières années ont reçu la Bible des mains d’une maman, qui symbolise la confiance des parents à nous demander de cheminer avec leurs enfants sur les pas du Christ.

L’apéro qui a réuni une fois encore l’assemblée, mais dehors, a fait du bien aux gosiers et aux yeux : se voir ainsi mélangés et heureux, avec le soleil d’un début d’automne encore tiède. Un grand merci à la communauté paroissiale de Presinge-Puplinge qui nous a fait vivre la messe et « la messe après la messe » (le sens de l’apéro !).

Une association faîtière pour soutenir le Togo

Texte et photo Par Gérard Dévaud

Depuis quelques années, notre paroisse soutient plusieurs projets au Togo : Association « God-is-love St-Laurent » de l’abbé Antoine, Moyen Séminaire Comboni, Village « Espérance et Paix » de Sœur Odile, rénovation du presbytère de Glidji et depuis peu, le projet agro-pastoral « La Joie dans l’Espérance » de l’abbé André.

Afin de chapeauter ces différents projets et simplifier la gestion financière, une association faîtière nommée « Ensemble pour le Togo » vient d’être créée. Ainsi, dès à présent, tous les dons et quêtes en faveur d’un de ces projets sont à verser à « Ensemble pour le Togo », IBAN CH64 0076 8300 1753 3970 0 avec la mention du projet soutenu.

Quatorze nouvelles diplômées vous disent merci !

Fondée par l’abbé Antoine, l’association « God-is-love St-Laurent » accueille et forme des jeunes filles-mères dans les domaines de la couture et de la coiffure. Au bout de 3 ans de formation, 14 jeunes filles viennent de passer leur examen avec succès. Elles vont ainsi pouvoir quitter le centre avec un solide bagage professionnel, de bonnes bases pour la vie ainsi que du matériel pour démarrer leur nouvelle vie professionnelle.

L’abbé Antoine et les filles du centre remercient tous les paroissiens de leur soutien financier et de leurs prières.

La Toussaint: fête et chemin de sainteté

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur
Photos : André Bise, LDD

Le Tout-Autre m’ouvre à son existence : il me veut bienheureux.

Le chemin du bonheur passe par son Fils qui se fait Tout-Proche et m’ouvre une proximité avec tous les humains, mes frères et sœurs.

Jésus-Christ m’invite tout particulièrement à aimer les plus faibles : pauvres, malades, délaissés…

Mon chemin de sainteté passe par les larmes, par le partage jusqu’à l’oubli de soi, par un fort désir de justice et de paix, par l’incompréhension et la persécution.

Mon état de bonheur n’est pas réservé uniquement pour l’au-delà. Dieu trouve tout de suite sa demeure en moi lorsque je deviens pauvre de cœur. Il s’agit d’un cœur qui chasse l’égoïsme, qui donne suffisamment de place à Tout-Autre aimant devenir Tout-Proche dans mes frères.

Je peux passer par des épreuves de toutes sortes, mais je dois mettre toute ma sécurité et toute ma confiance en Dieu seul. C’est Lui qui m’assure un vrai bonheur, le seul bonheur durable, c’est-à-dire la vie en sa présence à jamais. Je suis heureux, car en route vers Dieu, en présence de Dieu, semblable à Dieu, aimé de Dieu.

Une belle messe communautaire à Bussy pour la rentrée pastorale

Une maxi chorale a animé de belle manière cette célébration de la rentrée.

L’église de Bussy était comble dimanche 22 septembre dernier à l’occasion de la messe de la rentrée pastorale 2024. La cérémonie a été présidée par l’abbé Bernard Alassani, assisté de toute l’équipe pastorale. Ce fut l’occasion de remercier des membres dévoués à la paroisse et d’accueillir de nouvelles personnes qui joueront un rôle actif dans plusieurs pastorales.

Par Claude Jenny | Photos : Raphaël Roulin, Claude Jenny

La célébration a été animée par une chorale intercommunautaire composée de chanteuses et chanteurs de tous les chœurs mixtes de la paroisse, dirigée en alternance par les directeurs respectifs. Une idée excellente et assurément appréciée. Le chœur d’enfants « Clé de vie » a joyeusement complété l’animation chorale.

Dans son mot de bienvenue, l’abbé Darius, curé-modérateur, a dit apprécier – moment rare dans l’année – de pouvoir réunir une si belle et nombreuse assemblée ! Mais souligna qu’il appréciait aussi de venir célébrer en semaine dans les villages pour un petit noyau de fidèles. Dans son homélie, il insista sur la notion de « servir » qui incombe à chaque chrétien.

Engagements récompensés…

Cette messe de rentrée fut l’occasion de prendre congé de plusieurs personnes qui ont œuvré au service de la paroisse : Mireille Duc, agente pastorale (lire « L’Essentiel » de septembre 2024), Martine Hayoz, fidèle catéchiste professionnelle durant de nombreuses années, le diacre Jean-Pierre Cantin, venu prêter main-forte à l’équipe pastorale ces deux dernières années, et l’abbé André Helle, notre « vicaire du week-end » qui, arrivé au terme de sa formation théologique, s’en est retourné dans son pays natal, le Togo, pour conduire un projet agro-pastoral (lire « L’Essentiel » de septembre).

… et accueil de nouveaux visages

L’assemblée a aussi eu la joie d’accueillir un nouveau prêtre auxiliaire, l’abbé Bernard Schubiger, bien connu dans le landerneau fribourgeois, qui fera dorénavant équipe à temps partiel avec les abbés Darius et Bernard. Barbara Bargiel, de Montet, déjà précédemment engagée dans la paroisse à plusieurs titres, a désormais rejoint l’équipe pastorale. La paroisse Saint-Laurent Estavayer compte désormais aussi un nouveau collaborateur, un « aumônier en diaconie », Fernando Chuard, qui travaillera notamment à Estavayer.

La fanfare locale a tenu aubade lors de l’agape préparée par la communauté paroissiale de Bussy qui a prolongé cette célébration.

Deux cérémonies de confirmation dans notre paroisse

Le dernier week-end de septembre a eu lieu dans notre paroisse une double cérémonie des confirmations : à Murist le samedi et à Estavayer-le-Lac le dimanche. L’officiant a été l’abbé Philippe Matthey, curé-modérateur de l’UP des Rives de l’Aire à Genève. Nous publions les photos des deux groupes de confirmands prises à l’issue des cérémonies. Nous avons également demandé à Cédric Chanez, qui a conduit le parcours de préparation des confirmands, de s’exprimer ci-dessous (cjy).

Photos : Gifcréations, Marc Ducret

Le 28 septembre à Murist

Bastian Matt, Birolini Matteo, Carrard Timea, Cochard Lara, De Vita Lucy, Kukawski Tyler, Liniger Loïc, Manceau Auxane, Marcelino Cruz Mirko, Mauron Filip, Mauron Kayha, Ngotty Eléni, Simoes Ruano Mélinda, Tavares Ribeiro William, Varé Kilian.

Le 29 septembre à Estavayer-le-Lac

Antunes Lopes Matheo, Arrighi Romain, Baudois Amélie, Baudois Justine, Berchier Allison, Blanc Noam, Bloechle Camille, Bourezak Melissa, Bouverat Amelia, Bouverat Camille, Castella Ethan, Chanez Matthieu, Corminboeuf Noémie, Currat Hadrien, Décotterd Léane, Dotimas Miguel, Dubey Inès, Emery Tess Victoria, Fasel Kylian, Gendre Bibiana, Giacchi Timeo, Grognuz Kélia, Huter Norah, Jaquet Alexane, Jaquier Arnaud, Jaquier Mathilde, Johner Léya, Jungo Samuel, La Faci Donam Chiara, Lambert Enzo, Loetscher Guillaume, Macedo Dias Ana Patricia, Marmy Nathan, Meyer Julie, Nunes Semedo Suellen, Pochon Gary, Pochon Liliana, Ribeiro Gomes Vanessa, Schmid Margaux, Sukyart Samuel, Venault Malaury, Vorlet Alexandre, Zehnder Marion.

Une préparation centrée sur les dons de l’Esprit Saint

Notre-Dame des Marches, grand lieu de pèlerinage pour les Fribourgeois. C’est là que s’est achevée la préparation à la confirmation 2024 pour les 58 jeunes qui ont reçu ce beau sacrement. 

Par Cédric Chanez, responsable du Parcours de confirmation | Photo : LDD

Cette petite chapelle au cœur de la verte Gruyère a vu de nombreuses grâces reçues au travers de la dévotion et de l’attachement à Marie. Nous y avons vécu notre dernière journée de préparation dans la prière autour des sept dons de l’Esprit Saint.

Que vous dire sur ce groupe de jeunes confirmés et sur cette année de préparation ? Malgré la grandeur du groupe, nous avons pu vivre ensemble des moments de foi et de partage, remplis d’une humanité au regard tourné vers Dieu. L’un des temps forts de ce parcours fut sans aucun doute le week-end de retraite au Simplon. 

Avec « Gabidou »

C’est Casimir Gabioud, agent pastoral valaisan et clown, alias « Gabidou », qui nous a guidés durant son spectacle sur les chemins compliqués de la transmission de la foi. La confirmation, c’est devenir pleinement disciples du Christ, et ainsi témoigner de ce que le Christ change dans nos vies et change dans la vie de chaque être humain, aimé de Dieu ! 

Beaucoup d’entre nous peuvent penser qu’il y a eu beaucoup de jeunes confirmés cette année, mais la moyenne d’âge ne baisse pas beaucoup à la messe du dimanche. Je nous souhaite de savoir reconnaître en chacun de ces jeunes l’action de l’Esprit, là où ils se trouvent et là où ils vont : Dieu agit par des chemins de formes différentes, mais nous pouvons avoir la certitude qu’Il agit, d’autant plus après avoir rempli de si nombreux cœurs de son Esprit.

A titre de conclusion, je me permets de reprendre l’un des énoncés de foi qui a été rédigé par les confirmands : « Ce parcours de préparation à la confirmation nous a montré l’Esprit Saint qui sera pleinement en nous grâce au sacrement que nous recevrons. Grâce à Jésus, à son Père et à l’Esprit Saint, nous recevrons la Vie éternelle par la Résurrection. Dieu est présent dans nos vies, Il veille sur nous et nous guérit. »

A l’hospice du Simplon, week-end de préparation avec la participation du clown « Gabidou ».

Bible au quotidien: le pardon dans l’épreuve du deuil

Par Nathalie Angelini-Traeger
Photo : LDD

« Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Matthieu 6 : 12

La mort d’un être cher laisse souvent une histoire inachevée, une conversation interrompue à jamais. Lorsque les réponses nous échappent, il ne nous reste qu’une seule voie : celle du pardon. Pardonner à ceux qui sont partis, se pardonner à soi-même, mais aussi à ceux qui restent et qui, parfois, sans le vouloir, ravivent nos blessures et notre douleur. 

Le pardon est un acte de libération, une manière de se défaire des chaînes de la rancœur et de la souffrance. Il ne s’agit pas d’oublier, mais de trouver la paix intérieure en acceptant ce qui ne peut être changé. En cette période de la Toussaint, réfléchissons à la puissance du pardon et à la paix qu’il peut apporter à nos cœurs meurtris. Pardonner, c’est aussi se donner la chance de guérir et de continuer à avancer, malgré les épreuves. Le pardon peut sembler être un cadeau pour les autres, mais il l’est surtout pour nous. Décidons de ne pas permettre aux autres de nous voler notre joie et surmontons le mal par le bien, ainsi le bien deviendra si grand, que nous rayonnerons de l’amour du Christ.

Notre exemple

Comme le rappelle Paulo Coelho dans « L’Alchimiste » : « c’est notre exemple qui change le monde, pas nos opinions ».

En tant que chrétiens, le pardon est au cœur de notre foi. Dieu nous enjoint de pardonner, car sans cela, notre foi perd de sa force. Le non-pardon est comme une tache spirituelle, une souillure que seule l’eau de la parole peut purifier. Il engendre souffrance, dépression et lourdeur. Dieu se préoccupe de notre chagrin et nous devons lui demander de nous libérer de cette douleur. Le non-pardon entrave notre relation avec Dieu et bloque nos bénédictions. Il nous empêche d’aimer pleinement et de marcher dans la charité, nous éloignant ainsi du Christ. 

La charité pardonne

Jésus nous appelle à la charité et la charité pardonne. Le non-pardon ouvre une porte au mal, comme le rappelle Ephésiens 4 : 26 : « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point. » Nous devons résoudre nos conflits et ne pas laisser la colère s’installer, car elle est un péché. La douceur nous fait du bien et ferme la porte au mal. Pardonner, c’est choisir une vie plus heureuse et sereine, en se souvenant que Dieu nous a pardonné bien plus que tout le mal que les autres pourraient nous faire. Pourquoi ne pas pardonner alors que Dieu nous pardonne tout et a insufflé son souffle en nous ? En cultivant la paix et en évitant les conflits, nous recevons des bénédictions et vivons une vie plus douce et épanouie.

Pour l’Assomption, plusieurs célébrations en plein air

A l’oratoire de Montet…

Par Marianne Berset | Photos : Pierre Bonzallaz

La fête de l’Assomption se situe au cœur de l’été durant la période des vacances d’été, plus précisément le 15 août. Cette fête liturgique commémore la fin de la vie terrestre de la Vierge Marie et nous aimons la célébrer dans un lieu marial si le temps le permet.

Pour la paroisse Saint-Laurent, ces célébrations ont eu lieu à Notre Dame des Mâs, à Notre-Dame des Flots, à l’extérieur de l’église de Murist et à l’oratoire de Montet. Depuis la restauration de cet oratoire, les paroissiens apprécient de se retrouver dans ce lieu dédié à Notre Dame du Sacré-Cœur pour vivre un chapelet et / ou pour prier.

Cette magnifique célébration a été présidée par notre curé modérateur l’abbé Darius qui a accueilli les paroissiens qui apprécient les messes où nous sortons de nos murs, pour nous rendre dans cette magnifique cathédrale qu’est la nature. Le Conseil de communauté met tout son cœur pour que chacun se sente bien. Cette année, le frère de Nadié Lemarié nous a mis en communion avec la Terre Sainte en nous proposant une prière.

Merci à toutes les personnes qui œuvrent au maintien de ce lieu marial, au Conseil de communauté qui prépare cette fête avec beaucoup de joie et qui la prolonge par un magnifique moment de convivialité.

… devant l’église de Murist

Texte et photos par Gérard Dévaud

A Murist, c’est sur le parvis de l’église que plus de 60 fidèles de tous âges sont venus prier et célébrer la solennité de l’Assomption. Dans la moiteur d’une belle soirée estivale, l’abbé Nazaire a présidé cette célébration animée par le chœur de Murist et leurs amis du chœur de Châbles-Font-Cheyres. Et comme de coutume, tout le monde s’est retrouvé à l’issue de la messe autour d’un verre de l’amitié pour un moment fraternel bien apprécié.

 … et à Notre-Dame des Mâs 

Photo : Raphaël Roulin

La célébration à Notre-Dame des Mâs a été présidée par l’abbé Darius, venu faire un remplacement estival dans notre paroisse alors que celle de Notre-Dame des Flots a été célébrée par l’abbé Nazaire, venue faire un remplacement estival dans notre paroisse. 

Reflets illustrés de la fête de la Saint-Laurent

Une météo favorable a permis un déroulement normal de la fête de la Saint-Laurent, patron de notre paroisse mais aussi de la Confrérie des pêcheurs d’Estavayer. Messe en plein air sur la place Nova Friburgo, bénédiction des bateaux et dégustation de friture ont vu cette fête se dérouler selon le protocole, même si aucun nouveau membre de la Confrérie des pêcheurs n’a été assermenté cette année. Reflets en images (cjy).

Le curé Darius solennellement installé comme doyen de la Broye

Samedi 12 octobre, l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur de notre paroisse, a été installé officiellement comme doyen de la Broye. Une cérémonie habituelle pour une telle nomination. C’est le nouveau vicaire général du diocèse LGF, l’abbé Jean-Claude Dunand – dont c’était la première visite dans notre région – qui a présidé cette célébration. Nous avons profité de demander à l’abbé Darius de s’exprimer sur sa conception du rôle de doyen (lire ci-contre).

Par Claude Jenny
Photos : Georges Losey

C’est à une célébration très solennelle qu’une petite assemblée a assisté en la collégiale d’Estavayer. Si la température de l’église était glaciale, la chaleur était par contre au rendez-vous dans les cœurs. Chanteuses et chanteurs du chœur mixte et organiste se sont mis à l’unisson pour interpréter des œuvres d’allégresse en ce jour festif pour l’abbé Darius et pour tous ses confrères venus du décanat de la Broye, mais aussi d’autres régions du canton, concélébrer avec l’abbé Dunand, représentant de l’évêque retenu par une autre obligation. Sa représentante de la Maison diocécaine pour le Fribourg francophone. Céline Ruffieux, a également dû renoncer au dernier moment à se déplacer à Estavayer et avait désigné un « ambassadeur » en la personne de l’abbé Claude Deschenaux, curé-modérateur de l’UP Notre-Dame de compassion, à Bulle et doyen de la Gruyère. 

Un doyen, ça se déplace !

Le vicaire général insista sur la nécessité pour un doyen ne pas être immobile car, dit-il, « ce service n’est que déplacement, car pour vivre son ministère dans le Christ, il incombe d’être constamment «  en déplacement  » et de créer dans son for intérieur un vide qui permette véritablement d’accueillir le Seigneur ». Il invita aussi tout un chacun à ne pas douter, alors que l’Eglise catholique est en questionnements et donna des pistes pour répondre à la question : « Comment cheminer ensemble, comment nous déplacer, dans une Eglise qui souffre ? »

Au nom de Céline Ruffieux, l’abbé Deschenaux retraça le parcours accompli par l’abbé Darius au travers des divers ministères qu’il a exercés dans plusieurs régions du canton et qui fit qu’il occupa déjà ailleurs la fonction de doyen. Dans son message, la représentante de l’évêque releva aussi que l’abbé Darius avait notamment pour qualité d’être un homme de partage. Vint ensuite la profession baptismale solennelle que l’abbé Darius prononça en réponse aux questions du vicaire général et la signature d’une charte ainsi que la lecture de la lettre de nomination de l’évêque par l’abbé Deschenaux.

Dans son intervention, le nouveau doyen de la Broye évoqua quelques souvenirs de sa vie de jeune prêtre puis dit, avec la fougue qui le caractérise, que « c’est avec vous, les communautés de ce décanat, que j’entends remplir ce service supplémentaire ». Alexandre Duc apporta le salut du Conseil de paroisse. La bénédiction finale mit un terme à une célébration que l’abbé Dunand a conduite avec une belle ardeur communicative.

Un rôle de rassembleur et de médiateur

Propos recueillis par Claude Jenny

Que représente pour vous cette désignation comme doyen de la Broye ? 
L’abbé Darius :
C’est avant tout un appel à un service de plus. Un service qui s’inscrit dans l’obéissance initiale de mon engagement sacerdotal.  

Comment allez-vous exercer cette charge ? Dans quel esprit ? Et en quoi consiste-t-elle ? 
Je l’ai déjà commencée le 1er septembre dernier en regroupant des données nécessaires pour me rendre plus proche des agents pastoraux : prêtres, diacres et laïcs et, par ce fait aussi de fidèles de notre région. J’ai participé à la conférence des doyens du canton (celle-ci aura un rythme mensuel). J’ai eu également le plaisir de réunir à ma table les curés modérateurs, à savoir ceux des Unités pastorales Saint-Barnabé et Notre-Dame de Tours. J’organiserai les rencontres décanales, comme un lieu d’échange, de réflexion, de halte spirituelle. Ces formes de collaboration devraient me permettre de devenir un peu plus rassembleur et médiateur, ainsi que conseiller aux instances diocésaines.

Concrètement, quels sont les sujets – dossiers – thèmes que vous allez travailler en commun dans les trois régions de la Broye ?  
La vie est dynamique et elle nous invite sans cesse à l’ouverture, aux nouveautés, au progrès… Et quand on parle de la pastorale, où nous sommes des collaborateurs de Dieu, il ne manque pas de place pour l’imprévisible et l’inouï. Nous approfondirons sûrement, avec passion, les aspects pastoraux qui nous sont communs et nous tiennent à cœur.

Bienvenue à Fernando l’Argentin, aumônier en diaconie

Sans doute le croiserez-vous dans les rues d’Estavayer : Fernando a été engagé, conjointement par la paroisse et Caritas, pour fonctionner comme aumônier en diaconie, partiellement à Estavayer. Et s’il a un nom bien de chez nous, il a aussi un accent sud-américain bien marqué !

Texte et photo par Claude Jenny

Il a effectivement un nom broyard – Chuard – mais n’a jamais vécu dans la Broye ! Il a débarqué dans le coin, avec femme et enfant, il y a quelques mois seulement et vit désormais à la cure de Font. Mais son passé est argentin. Pays où il est né, a fait ses études, a failli devenir prêtre et a travaillé comme travailleur social, en tant qu’aumônier de prison principalement. Une trajectoire atypique pour cet homme de 39 ans au contact aisé et sympathique et qui va œuvrer désormais à Estavayer, mais aussi à Fribourg et dans une autre localité fribourgeoise.

Engagé par Caritas à 80% et l’Eglise catholique fribourgeoise (20%), il fonctionnera comme aumônier en diaconie, les deux organismes ayant quasiment fusionné voici deux ans. « Nous voulions quitter l’Argentine car nous souhaitons pouvoir nous engager professionnellement en Eglise, ce qui n’était pas possible là-bas. » explique-t-il notamment pour justifier cette arrivée en Suisse, où il était déjà venu une dizaine de fois, mais seulement en vacances !

Dans le giron du Padre Carron

D’une ville de 8 millions d’habitants, Santa Fe de la Vera Cruz, il doit se retrouver dans la tranquille bourgade d’Estavayer ! Ce qui ne le désarçonne aucunement ! « Lorsque j’aurai découvert la région, je suis convaincu qu’il y aura moyen de me rendre utile ici » dit cet homme jovial habité d’une foi qui l’a toujours porté. Rentré au séminaire en Argentine, il se destinait à la prêtrise. Mais renonça au bout d’un an avec l’intention de rejoindre la Compagnie de Jésus. Mais il rencontra surtout Chloé, la Broyarde venue comme d’autres aider le padre Gabriel Carron, prêtre valaisan bien connu qui a mené de multiples actions en faveur des déshérités de la société argentine, et notamment les prisonniers. Chloé et Fernando se sont rencontrés dans la maison de l’abbé Carron et vécurent en Argentine jusqu’à leur décision de venir en Suisse avec leur petit Théo (2 ans). « Nous voulons donner du sens à notre vie en travaillant en Eglise » dit celui qui a épousé une réformée et qui connaît bien les deux Eglises. « Je vais avec la même joie intérieure à la messe et au culte » dit-il en rigolant, mais en ajoutant, très sérieusement, que pour lui « la messe est une nourriture dont il a grandement besoin ».

Vers l’ouverture d’une permanence

« Son rôle est encore à définir dans le détail, mais il œuvrera en diaconie » confie Nicole Monnard, « Mme Diaconie » de la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Il fera le lien avec les organismes locaux qui œuvrent contre la précarité, représentera la paroisse au sein du groupe local de l’ACAT, etc. « Nous envisageons aussi, avec la paroisse réformée, d’ouvrir une permanence œcuménique à Estavayer où tout un chacun / e pourrait venir dialoguer en cas de problème » explique Nicole Monnard. Fernando ne s’inquiète pas : il trouvera de quoi s’occuper ! « Ici, la détresse n’est guère matérielle. Tout le monde mange à sa faim. Mais il y a certainement d’autres besoins – notamment spirituels – où l’Eglise peut être active » se réjouit ce désormais Broyard mais dont le joli accent ne cache pas ses origines ! 

« Fernando Chuard travaillera grosso modo à 40% à Estavayer, autant dans un autre lieu et aussi à 20% en ville de Fribourg » explique Pascal Bregnard, à la fois directeur de Caritas et responsable du pôle Solidarités de l’Eglise fribourgeoise. « La diaconie fait partie de l’ADN de Caritas et ce travail en commun avec l’Eglise fribourgeoise porte ses fruits et nous avons la volonté d’avoir une présence dans toutes les régions du canton, d’où l’engagement d’aumôniers en diaconie »  explique le responsable. Ils sont déjà au nombre de sept à œuvrer dans une telle fonction dans l’ensemble du canton. Notamment en ville de Fribourg où ils se chargent notamment de la pastorale de rue ou encore de l’accueil à la maison Sainte Elisabeth.

Le nouvel aumônier va, parallèlement à son travail, entreprendre des études avec une université dominicaine pour suivre une formation plus poussée en théologie.

En librairie – octobre 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Dieu a tant aimé le monde
Jean-Marc Aveline

Ces pages expriment l’intime conviction que voici : aux prises avec les bouleversements de notre époque, rongée de l’intérieur par de multiples crises qui l’obligent à un redoutable, mais salutaire travail de conversion, l’Eglise doit une nouvelle fois, soixante ans après la tenue du concile Vatican II, approfondir sa compréhension de la mission que Dieu a voulu lui confier. Il nous faut apprendre à conjuguer l’urgence et la patience. L’urgence d’une charité qui sans cesse nous presse et la patience d’une fraternité qui lentement se tisse. Le cardinal Aveline nous offre avec cet ouvrage une petite théologie de la mission, qui fait la part belle au dialogue, à la rencontre, à la patience et à l’émerveillement.

Editions du Cerf

Acheter pour 22.80 CHF

Culture et christianisme
Coord. Xavier Dufour

Culture et christianisme présente les interrogations spirituelles de quelques écrivains, artistes et savants qui ont affronté la question de Dieu au cœur de leur œuvre et de leur vie. Il introduit aussi à la lecture de la Bible, appréhendée comme une œuvre littéraire à part entière. Grâce à une iconographie soignée, à des mises en lien entre la Bible et l’art profane, ce manuel ouvre à une intelligence chrétienne de la culture, dans un esprit de dialogue et loin de toute attitude partisane.

Editions Peuple Libre

Acheter pour 32.50 CHF

Moi, chien de Tobie
Jean-François Haas

Les chiens, grands absents de la Bible ? Plus maintenant ! Le discret compagnon de voyage du jeune Tobie est sans doute le chien scripturaire le mieux connu. Mais il ne veut plus se contenter des deux versets qui l’évoquent en passant. Il va se promener, multipliant les rencontres au passage : Adam et Eve, Abel, Noé, Isaac et Joseph, jusqu’au jour où, avec les bergers, il voit resplendir la nuit de Bethléem. Il entendra enfin un jeune rabbi raconter la parabole du pauvre Lazare auquel seuls les chiens tiennent compagnie. Par les mots inoubliables de Jésus, les voici baptisés amis fidèles et bons des pauvres hommes ! Un parcours singulier à travers la Bible, écrit d’une patte tendre et poétique.

Editions du Cerf

Acheter pour 24.00 CHF

Belles histoires de saints et de miracles eucharistiques
Blanche Rivière

A la messe, le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang de Jésus. Quel grand miracle ! Avec saint Tarcisius, le saint curé d’Ars, Mère Teresa, Carlo Acutis et d’autres saints, voici vingt belles histoires de miracles pour découvrir le sacrement de l’Eucharistie et son mystère, à travers les siècles. Un album pour mieux vivre la communion.

Editions Artège

Acheter pour 29.30 CHF

Pour commander

Abel Igono, un nouveau séminariste sur le Haut-Lac

Après un voyage de 5’900 km depuis le Nigeria, Abel est arrivé début août pour poursuivre sa formation auprès des Spiritains suisses. Voici quelques lignes pour faire connaissance avec cet homme discret et souriant. 

Photo et questions posées par Vanessa Gonzalez

Parle-moi de ta famille et de la naissance de ta vocation.
Ma vocation est née et a été nourrie au sein de ma famille. Je suis le troisième d’une famille de cinq enfants. Ma famille a toujours été un pilier dans ma vie. Ma mère est décédée en 2007, ce qui a été un moment profondément douloureux pour nous, mais cela a aussi renforcé ma foi et approfondi mon désir de servir Dieu. L’amour de ma mère et son exemple de persévérance restent pour moi une source d’inspiration.

Quel genre de prêtre veux-tu être ? 
J’aspire à être un prêtre profondément engagé à servir les autres, en particulier auprès des marginalisés, des orphelins, des veuves, des malades, des jeunes et des personnes âgées.

Mon modèle est notre Seigneur Jésus-Christ, dont la vie et le ministère illustrent l’amour, le service et le sacrifice parfait. L’exemple de Jésus qui prend soin des nécessiteux, guérit les malades et fait preuve de compassion envers tous, en particulier les plus vulnérables, est le fondement de la façon dont je souhaite vivre ma vocation sacerdotale.

Je m’inspire aussi de saint Oscar Romero, archevêque de San Salvador. Son engagement en faveur de la justice, son profond amour pour les pauvres et sa position courageuse contre l’injustice me touchent profondément. 

En suivant ces exemples, j’espère être un prêtre qui fournit une direction spirituelle tout en défendant et soutenant activement ceux qui souffrent. 

Quelle est ta prière préférée ? 
Une de mes prières préférées est la « Prière de saint François » : 

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
ô Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé 
qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Quel est le moment le plus drôle que tu as vécu depuis ton arrivée en Suisse ? 
Cela s’est produit à l’aéroport de Genève. Après un long voyage, j’avais un besoin urgent d’aller aux toilettes. Avec mon français limité, j’ai essayé de demander la direction des toilettes. En anglais, nous utilisons le mot « restroom » pour « toilettes », mais ma prononciation de « restroom » devait ressembler à la prononciation française de « restaurant ».

A ma grande surprise, on m’a gentiment guidé, mais je me suis retrouvé à l’entrée d’un restaurant au lieu des toilettes ! Nous nous sommes rapidement rendu compte de la méprise et nous en avons bien ri. Même si c’était un peu embarrassant sur le moment, c’était un rappel amusant des barrières linguistiques que je dois franchir.

Alors, ces cours de français ? Facile ?
Apprendre le français n’est vraiment pas facile pour moi, mais c’est une partie cruciale de ma formation ici en Suisse. Chaque jour, j’assiste aux cours et je m’entraîne. Je suis encouragé par les progrès que je fais et le soutien que je reçois autour de moi.

N’hésitez pas à aller serrer la main d’Abel et lui faire pratiquer son français !

Que ferait saint Bernard aujourd’hui?

Par François Lamon | Photo : Marion Perraudin

Lors du pèlerinage du secteur de Martigny à l’hospice du Grand-Saint-Bernard, une question a été posée pour approfondir notre mission de chrétien : « Que ferait saint Bernard aujourd’hui ? »

Dans les années 1050, il ne s’est pas contenté de venir en aide aux nécessiteux. Poussé par une charité prévenante, il a fait construire un hospice pour venir en aide aux voyageurs en danger qui franchissaient le col. Il répondait à un besoin réel, vital.

Aujourd’hui quel est le plus grand besoin vital chez nous en Europe ? Le sens de Dieu ! Quel passage devons-nous franchir ? Celui de passer de l’humain au divin ! Je vois trois cols comme au Grand-Saint-Bernard…

• Le col de Fenêtre qui fait passer du visible à l’invisible. Voir la création avec les yeux et admirer, avec le cœur, la bonté du Créateur tout en rendant grâce. Respecter la nature par amour de Dieu qui nous offre tant de beauté. Au sommet de la création, voir un frère, une sœur et y reconnaître le Christ. 

• Le col des Bastions qui fait passer du superficiel à l’essentiel. Ne pas rechercher le paraître mais découvrir « le sens du ciel » : la vérité de notre être, fait pour aimer et vivre dans la paix du cœur.

• Le col des Chevaux qui fait passer de l’éphémère à l’éternel. La vie sur terre est éphémère, nous sommes sur un col. Jésus ressuscité est le passage, « la Pâque » qui nous conduit sur l’autre versant, celui du bonheur éternel qui dépasse toute imagination.

L’amour seul demeure, parce que Dieu est Amour. Ainsi les actes, si petits soient-ils, accomplis par amour, ici et maintenant, deviennent des instants d’éternité. 

Eveil à la foi en famille

En famille dans la chapelle de semaine à Vouvry.
Thérèse et Sarah, les animatrices.

Par Nicolette Micheli | Photos : M. Doan

La première rencontre du groupe Eveil à la foi a eu lieu dans la chapelle de semaine de Vouvry. De jeunes enfants entourés de leur maman et papa, ainsi que du pasteur Didier Wirth et de Christophe Allet y ont participé. Et j’y ai été gentiment invitée.

Après le partage d’un bon goûter, le groupe rejoint la chapelle dans le calme, entonne le chant du « bonjour » et se met à l’écoute. « Devinez ce que j’ai dans ma poche ? lance Thérèse au groupe d’enfants assis en rond devant elle. Les réponses fusent : – Un bonbon ? – Un mouchoir ?… – Une allumette ? Bravo ! Tu as trouvé ! » Ainsi, le thème du jour est lancé par les deux animatrices. Tous écoutent attentivement le verset de la Bible : « Dieu dit, que la lumière soit et la lumière fut ! »

Thérèse, maman de trois enfants… et bientôt quatre… anime les rencontres depuis cinq ans. Son mari les accompagne. Sarah l’a rejointe depuis quelque temps. L’une est catholique, l’autre protestante. Les rencontres revêtent donc un aspect œcuménique, pasteur, curé et agent pastoral y participant selon leur disponibilité. Ces deux familles forment un noyau certes restreint, mais fidèle et motivé. Faire découvrir aux enfants et à leurs parents l’amour de Dieu, leur apprendre à prier en famille, entretenir leur relation à Dieu : voilà des valeurs qu’elles tiennent à développer en vivant  ces rencontres parents / enfants, dans un échange fraternel au sein d’un groupe soudé et amical.

Une nouvelle aventure a commencé en septembre. Elle se déroulera durant neuf rencontres sur le thème : A la découverte de la Création. Le programme « Patacell’ » a été choisi après avoir été testé une année dans leurs familles respectives. Ludique, créatif et participatif, il a plein d’atouts pour aider les enfants de 0 à 7 ans à découvrir Dieu à travers la Création, leur apprendre à s’émerveiller et à respecter leur environnement. Très structuré, il contribue à travers chants, versets gestués, expériences concrètes, bricolages, à ancrer la Parole de Dieu.

Les petits sont heureux ! Ils ont été captivés par la flamme de la bougie brillant dans le noir, ont senti sa douce chaleur, ont soufflé chacun leur allumette en répétant : « Merci Seigneur pour la lumière. » Avant de partir, ils ont peint des rais de lumière sur un cercle de carton noir, première étape d’une guirlande qui représentera les sept jours de la Création et résumera en un visuel coloré le parcours de cette année d’éveil à la foi.

Le jeune homme riche

Il faut se mettre un peu de biais devant ce texte pour ne pas avoir la vue troublée par l’impression « vu et connu », depuis l’interpellation « bon maître » jusqu’au fameux chameau et son impossible voyage ! Se décaler et laisser émerger deux questions : « Que dois-je faire ? » et « Mais alors qui ? »

Par Françoise Besson | Photo : pexels.com

Que dois-je faire ? – Ce jeune homme riche est pieux, ce dernier qualificatif devrait presque faire partie de sa présentation, car dans le dialogue se révèle quelqu’un qui suit la Loi de façon rigoureuse. Pas de mise en doute sur sa parole toute simple, dépourvue d’orgueil, lorsqu’il dit : « Tout cela, je le fais depuis ma jeunesse. »

Il est également une personne privilégiée : né homme dans une société où les femmes ont peu de droits et de marge de manœuvre, jeune, c’est-à-dire en pleine possession de ses moyens avec l’avenir devant soi, et riche, n’ayant pas de souci du quotidien dans une société où la précarité semble très présente. 

Et c’est là que le dialogue nous surprend : cet homme respectueux de la Loi, qui a tout ce que l’on pourrait souhaiter avoir, est tourmenté par une question. Marc dit qu’il accourt et qu’il tombe à genoux. Ce jeune homme est pris dans une urgence et une nécessité d’avoir une réponse que seul un Maître comme Jésus peut donner : que dois-je faire pour avoir la Vie éternelle ?

Il me semble qu’il y a là quelque chose d’admirable : chez ce jeune homme, le fait d’avoir tous les atouts en main, et de suivre la Loi à la lettre n’a pas encombré dans son cœur l’espace du plus grand que lui. L’ici et maintenant qui risquerait de le satisfaire n’a pas étouffé « l’au-delà de l’homme ». Ce jeune homme, notre frère, semble avoir gardé vivante en lui, la soif de ce qu’il nomme « la vie éternelle »… Puissions-nous lui ressembler et garder en nous bien vivantes, voire dérangeantes, les questions qui nous tiennent en alerte. 

Mais alors qui ? – Et puis, il y a les apôtres et leur question surprenante : « Mais alors qui ? » Pourquoi ces hommes qui ne sont pas riches et pour la majeure partie d’entre eux, ne l’ont jamais été, pourquoi donc ces hommes se posent-ils cette question : « Mais alors qui pourra entrer dans le Royaume des cieux ? » Ils ont tout quitté, ils vivent comme des itinérants, avec un maître qui se contente de peu. On pourrait dès lors penser que la réflexion de Jésus ne leur pose aucun problème, au contraire, car ce nouvel ordre des choses est en leur faveur : eux qui ne possèdent rien ou si peu, entreront plus facilement que les riches dans le Royaume… Alors ? Se considéraient-ils comme riches, avec leur tunique, leur bâton et les quelques pièces qui leur serviront à acheter la nourriture du lendemain ou à faire l’aumône ? 

A la suite du jeune homme, dans notre monde si malmené, osons poser la question troublante du manque : qu’est-ce qui nous manque, au quotidien, pour que le Royaume advienne, pour que la part éternelle de la Vie prenne racine et grandisse en nous ?

A Lourdes avec 53 ados de Suisse romande dont 10 jeunes de notre région sur 26 Valaisans

Au premier rang – car tout est organisé autour d’eux – « nos » malades, en bleu les brancardiers, en blanc les infirmières, en mauve les ados, avec une casquette orange les enfants et familles, de toutes les couleurs mais avec un foulard rouge autour du cou, les Jeunes de Lourdes, les membres de la chorale, les pèlerins, les aumôniers dont notre évêque Jean-Marie.

Par Christophe Allet | Photos : SNDL / Durand, Christophe Allet

Une semaine vraiment pas comme les autres !

Près de 1000 km parcourus de nuit, en car, un campement sous tente dans le « village des jeunes » du sanctuaire, une semaine de vie communautaire, de rencontres avec les pèlerins malades, de célébrations, de vie dans un lieu où viennent se recueillir près de 6 millions de visiteurs par année !

Embarqué il y a une quinzaine d’années par l’abbé Jérôme, j’y suis retourné régulièrement en été. D’abord avec mes enfants, puis par amitié pour mes collègues de l’animation et surtout pour les fruits de cette aventure pour les ados qui s’y risquent !

Parole aux jeunes de notre secteur :

Ce que j’ai le plus apprécié à Lourdes c’est…

Les malades, venir les aider à manger ou juste être avec eux et discuter c’était vraiment cool et aussi les processions. Matthieu 

ça m’a touchée de voir comment ces malades étaient heureux, nous souriaient, nous parlaient gentiment. Mélissa M.

Le geste de l’eau et pousser les malades. Roxane

La complicité entre les jeunes et l’ambiance dans le camp. Mélissa B.

La vie de Bernadette m’a fasciné, c’est quand même fou ce qu’elle a vécu grâce à la Sainte Vierge. Melvin

L’expérience du rafting sur le Gave le premier jour 😃. Sohan, Mélissa M.

«Ce qui m’a marqué à Lourdes : le temps passé avec les malades !» Sohan 12 ans, 1er pélé 

Ce que j’ai découvert pour ma relation à Dieu… 

Dieu t’aidera toujours et ne pourra t’abandonner même dans les pires situations. Notre mère Marie nous aimera toujours comme elle aime Bernadette : nous sommes ses enfants. Matthieu

J’ai une connexion plus forte avec Dieu à Lourdes, pas parce que Marie est apparue là-bas, mais parce qu’on prie ensemble et qu’on est rassemblés pour la même chose. Mélissa B.

J’ai découvert la grotte ça m’a fait du bien. Roxane

Dieu m’a aidé à avoir un peu plus de patience et Marie m’a protégé car j’étais loin de ma maman. Sohan

Bernadette m’aide à aimer Marie. Melvin

Lourdes a été une magnifique expérience. Roxane

Même des choses qu’on pourrait croire que ça ne pourrait pas arriver parce que c’est impossible… eh bien, ça peut arriver comme sur Bernadette ! Personne ne la croyait mais finalement elle avait vraiment vu Marie. A Lourdes, il y a des personnes qui « se mettent » dans la religion catholique, même certains athées qui ne le sont plus, grâce à ce qui s’est passé là ! Melissa M.

L’organisation était top, je me réjouis de revenir l’année prochaine. Melvin

P.S. : un clin d’œil plein de gratitude pour Bernadette et Monique, deux aînées de notre secteur du Haut-Lac qui sont venues pour la deuxième année préparer à manger pour ce petit troupeau !

Melvin, Sohan, Mélissa B., Mélissa M. et Matthieu après la rencontre festive de clôture avec tout le pèlerinage.

Bienheureux Maurice Tornay, martyr de la Mission du Tibet

Le 11 août 1949, Maurice Tornay était assassiné en haine de la foi près du Col du Choula, dans la province du Yunnan, à la frontière entre la Chine et le Tibet. Pour la Fondation qui perpétue sa mémoire, 75 ans, c’est l’occasion d’un jubilé !

Par Les amis de la Fondation Maurice Tornay | Photo : DR

Septième enfant d’une famille de paysans, Maurice Tornay est né le 31 août 1910 à la Rosière. Il a entendu très tôt l’appel de Dieu à devenir prêtre. Fidèle dès l’adolescence à la confession et à la communion ainsi qu’à la récitation du chapelet, cet enfant doué manifeste cependant un caractère affirmé et difficile. A 21 ans, après des études au collège de Saint-Maurice, il entre chez les chanoines du Grand-Saint-Bernard, pour, écrit-il « correspondre à [s]a vocation qui est de quitter le monde et de [se] dévouer complètement au service des âmes, afin de les conduire à Dieu et de [se] sauver [lui]-même ».

L’appel de la mission. – A la fin des années 20, la Société des Missions étrangères de Paris (MEP) cherche des renforts et sollicite l’appui des chanoines du Grand-Saint-Bernard. Ils pourront ainsi mettre à profit leur expérience de la haute montagne et ériger des hospices au passage des cols les plus difficiles. Les premiers chanoines partent en 1933. Ils seront rejoints, en 1936, par les chanoines Cyrille Lattion et Nestor Rouiller, ainsi que par le jeune Maurice Tornay. Maurice est encore séminariste quand il quitte l’Europe. De 1936 à 1938, il doit achever sa formation et apprendre le chinois et le tibétain. Il est ordonné prêtre le 24 avril 1938. Jusqu’en 1945, il est chargé du probatoire de Houa-Loupa, un « petit séminaire » où l’on dispense un enseignement chrétien à des enfants chinois ou tibétains. 

Yerkalo, le temps des persécutions. – En 1945, le père Emile Burdin, curé de la paroisse de Yerkalo décède. Il faut lui trouver un successeur capable de relever le défi d’un poste à grande valeur symbolique, puisque le seul à être implanté sur le territoire tibétain. C’est aussi le plus exposé de la mission : à l’isolement – le confrère le plus proche est à huit jours de marche – s’ajoutent les persécutions ourdies par les lamas. C’est Maurice qui est choisi. Comme ses prédécesseurs, il sera rapidement en butte aux persécutions auxquelles il résiste avec courage et détermination. Chassé par la force, en janvier 1946, il tentera en vain de réintégrer sa paroisse où, comme il l’écrit : « De vieux chrétiens attendent anxieusement une dernière absolution, une dernière communion. Qui la leur donnera ? »

En désespoir de cause, il tente le voyage de Lhassa, capitale tibétaine, pour rencontrer le Dalaï-Lama. Conscient du danger, mais prêt à mourir pour ses paroissiens, il se met en route, mêlé à une caravane de marchands chinois, le 10 juillet 1949. Démasqué après 17 jours de marche et contraint de revenir sur ses pas, il tombe dans une embuscade tendue par les lamas et meurt assassiné avec son serviteur Docy, le 11 août 1949.

Il est d’abord enterré dans les jardins de la mission. Vingt-huit ans plus tard, les chrétiens de Yerkalo, qui le considèrent comme leur martyr et n’ont pas cessé de le vénérer, récupèrent ses restes et ceux de Docy. Tous deux reposent désormais dans le cimetière de ce qui fut l’un des postes les plus difficiles de la mission du Tibet. Considéré par l’Eglise comme martyr, Maurice Tornay a été élevé au rang de Bienheureux par Jean-Paul II le 16 mai 1993.

Grande fête du Jubilé Maurice Tornay

Dimanche 20 octobre 2024 à Orsières : 9h, procession de la gare d’Orsières à la salle de gym de la Proz, avec le clergé, les chorales, les fanfares, les scouts et les fidèles. 10h, messe chantée (150 à 200 chanteurs) sous la direction du compositeur Damien Luy. Fête populaire sur place.

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