Vers une Eglise de retraités?

L’allongement de l’espérance de vie a changé le visage de la population.

Souvent, nos assemblées dominicales ou de semaines sont suivies en majorité par des personnes vieillissantes. Ce phénomène se voit aussi au niveau de l’organisation des paroisses. Allons-nous vers une Eglise de retraités?

Par Calixte Dubosson | Photos : Flickr, Pxhere, DR

Le XXe siècle a été le théâtre de plusieurs révolutions démographiques. Le premier constat est celui de la baisse de la mortalité à la naissance ainsi qu’une baisse générale de la fertilité. Mais le fait le plus marquant est celui de l’allongement de l’espérance de vie, qui a totalement changé le visage de la population en Suisse. Ceux qui bénéficient de la retraite sont de plus en plus nombreux et il est de plus en plus courant que certains ou certaines atteignent l’âge plus que respectable de 100 ans. Avant de parler des conséquences de cette évolution, parlons d’abord du sens et de la valeur de la vieillesse.

Les bienfaits de la retraite

Ceux qui touchent leur retraite sont souvent libérés des soucis de la rémunération, des contraintes liées à la pression des échéances et de la hiérarchie, de la compétition et de l’exigence de performance. Ils sont incités à se réengager dans la société, selon leurs convictions, leurs charismes et les appels de leur foi. Ils perçoivent mieux leur authentique aspiration à « être » plutôt qu’à « faire ». Bref, ils peuvent faire des choix, libres et ouverts, sur l’utilisation et la gestion de leur temps. Ainsi, leur existence s’ouvre sur une période plus apaisée et sur la possibilité de comportements plus naturellement bienveillants, modestes, gratuits et notamment à l’écoute attentive de ceux que la vie place sur leur chemin. Evoquons aussi d’autres valeurs que les Ecritures soulignent.

Les aînés dans la Bible

Ouvrons donc la Bible pour mieux comprendre le sens et la valeur de la vieillesse. Le livre du Lévitique s’exprime ainsi : « Tu te lèveras devant ceux qui ont des cheveux blancs, tu honoreras la personne du vieillard, c’est ainsi que tu révéreras ton Dieu. Je suis l’Eternel. » (Lv 19.32) Plusieurs aînés entourent la naissance de Jésus : Zacharie et Elisabeth avancés en âge donnèrent naissance à Jean-Baptiste, le précurseur. Siméon « vivait dans l’attente du salut d’Israël ». Anne, la prophétesse âgée de 84 ans, « ne quittait jamais le Temple où elle servait Dieu nuit et jour par le jeûne et la prière » (Lc 1.37). Voilà qui démontre clairement que les personnes âgées ne sont ni au chômage, ni exclues du ministère ! Il n’y a pas d’âge limite pour le service du Seigneur.

Les personnes âgées représentent une part essentielle du « public » chrétien actuel.

Les aînés dans l’Eglise

Et en Eglise, qu’en est-il ? D’une manière positive, la sagesse des aînés, leur spiritualité propre, leur témoignage montrant avec simplicité le plus souvent qu’il est possible de tenir dans la foi une vie entière, d’aborder sa propre fin de vie dans un état d’esprit apaisé et confiant, voilà autant de traits qui sont authentiquement et spécifiquement associés à l’édification du corps ecclésial et à son rayonnement au sein du monde actuel. A ces considérations d’allure spirituelle, il est normal d’adjoindre des constatations de bon sens. Les personnes âgées représentent une part essentielle du « public » chrétien actuel. Que deviendraient nos célébrations dominicales si, par hypothèse absurde, on en retirait impérativement tous les fidèles de plus de 60 ans ? Qui resterait-il dans nos grandes nefs ? Le même raisonnement par l’absurde pourrait être aussi appliqué à nos services ecclésiaux, au plus local, mais aussi sur le plan régional voire diocésain. Que deviendrait l’Eglise sans tous ces bénévoles qui la font voir, qui la font vivre ? Et parmi ces généreuses âmes, quelle est la proportion des personnes retraitées et généreuses de leur temps libre ? 

Témoignages

Il est temps de donner la parole à ces aînés engagés dans la pastorale. Sara, dans la septantaine, s’occupe de la décoration florale de son église. Elle témoigne : « Dans ce service d’Eglise qu’est la « décoration florale », ce qui rend cette activité valorisante c’est qu’elle permet à la fleuriste de mettre en valeur les textes de la liturgie tout en aidant la communauté paroissiale à prier. Cette tâche est variée et laisse de la place à l’imagination grâce à la richesse des temps liturgiques : comment exprimer la joie, la douleur, l’espérance ? Le choix des fleurs et de leur couleur, les végétaux et les accessoires qui les mettent en valeur donnent à la composition florale une place de choix dans la liturgie qui contribue à la beauté de la célébration. Nous devons avant tout rechercher la simplicité pour donner au bouquet le vrai sens de la louange, c’est ce qui nous différencie des fleuristes professionnelles. » 

Viviane, préretraitée, participe à la vie de sa paroisse comme chanteuse dans sa chorale, lectrice et présidente du conseil de communauté. Elle nous explique le pourquoi de son investissement : « Ma soif de connaître Dieu m’a conduite sur le chemin des notes de musique et des accords de dièses et de bémols liturgiques. Ma foi a fait de grands pas en m’engageant à la lecture de la parole jusqu’à porter ma paroisse avec fierté en acceptant d’en devenir présidente du conseil de communauté. Une source d’enrichissement, de prières, de partages et de rencontres. »

Où sont les jeunes ?

Les retraités sont conscients qu’ils ne sont pas éternels. J’avais, en son temps, surpris un septuagénaire qui faisait partie du comité d’organisation de la patronale de son village interpeller un adulte dans la quarantaine. Il lui faisait remarquer que la moyenne d’âge de ce comité frisait la soixantaine. Il devenait donc urgent
de penser à la relève. Et c’est là le problème fondamental. Il ne touche pas seulement les paroisses, mais aussi l’ensemble de la société. Pour preuve, la difficulté de trouver des candidats pour les élections communales en Valais. Un parti a même mis une annonce dans un journal en promettant aux intéressés un temps de travail rémunéré de 15 % ! D’autre part, les municipalités valaisannes, inquiètes quant au renouvellement de leurs autorités communales,
ont lancé dans tout le canton, une campagne de recrutement intitulée « Prends ta place ! ». 

La civilisation des loisirs

Comment en est-on arrivé là ? La réponse ne serait-elle pas dans l’avènement d’une société dite de consommation ? La dernière voiture, le dernier smartphone, le dernier parfum d’une grande marque, la dernière veste de telle boutique à la mode, la société de consommation envahit nos chaumières depuis des décennies. Notre société moderne semble s’accomplir dans cette soif effrénée de produire et de consommer et ce, pour le soi-disant grand bonheur de tous !

Il faut ajouter aussi l’émergence d’une autre société, celle du divertissement. Il est bien difficile de faire le tour de toutes les possibilités de loisirs qui sont offertes chaque semaine, en vue du week-end, par les offices du tourisme, de la culture et du sport. On croule sous la panoplie des manifestations de tout genre qui invitent à promouvoir le bien-être et le plaisir de chacun. « Prenez soin de vous », cette expression moderne servie à foison lors des fins d’émission ou de reportage TV montre bien que l’on s’éloigne de l’idéal chrétien qui est de donner sa vie pour que l’autre vive ! 

Enfin, en ce qui concerne notre Eglise qui est en passe de devenir une Eglise de retraités, il est important de souligner que si le monde change, l’Eglise aussi. Les jeunes chrétiens préfèrent un engagement à l’image du flash photographique. Ils sont d’accord de se réunir par millions lors des JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) mais ils ne vont pas pour autant s’engager dans un conseil de paroisse qui exige un suivi sur le long terme.

L’avenir appartient à Dieu et il se pourrait bien que ceux et celles qui sont étouffés par cette civilisation des loisirs découvrent qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ; que la générosité et le don de soi sont des valeurs qui épanouissent, rendent heureux, les autres et soi-même.

Les jeunes chrétiens sont d’accord de se réunir par millions lors des JMJ mais ne s’engageront pas pour autant dans un conseil de paroisse.

Vie montante

Le Mouvement chrétien des retraités (MCR) est un mouvement d’action catholique créé à l’initiative de laïcs retraités et au service des retraités. 

La retraite est une période d’une trentaine d’années environ. 

La mission du MCR est d’aider les retraités à bien vivre cette étape. La retraite peut être un temps d’enrichissement, d’approfondissement personnels et d’engagement au service des paroisses. Il en existe dans tous les cantons romands. 

Pour plus d’informations consultez le site : www.mcr-viemontante.ch

Communauté paroissiale aux mille couleurs

Chacun vient tel qu’il est, avec sa « couleur » !

Texte et photo par Marion Perraudin

Communauté paroissiale aux mille couleurs,
Qui révèle le visage du Dieu Amour,
Dans la spontanéité et la curiosité des enfants,
Ouvrant leur cœur à Jésus,
L’accueillant comme un ami.

Communauté paroissiale aux mille couleurs,
Qui révèle le visage du Dieu Amour,
Dans la joie et la vivacité des jeunes,
Témoignant du Christ,
Présent au cœur de leur vie.

Communauté paroissiale aux mille couleurs,
Qui révèle le visage du Dieu Amour,
Dans la présence et l’engagement des adultes,
Mettant leurs talents au service du Seigneur,
Pour que vive la communauté paroissiale.

Communauté paroissiale aux mille couleurs,
Qui révèle le visage du Dieu Amour,
Dans la sagesse et la sérénité des anciens,
Offrant au Seigneur leurs prières,
Au cœur de leurs mains ouvertes.

Communauté paroissiale aux mille couleurs,
Nourrie de la Parole et du Pain de Vie
Communauté paroissiale aux mille couleurs,
Animée par le vent et la force de l’Esprit.
Communauté paroissiale aux mille couleurs,
Témoin du Christ Vivant dans son Eglise.

A la rencontre d’un couple jubilaire

Marianna et Domenico devant l’église paroissiale de Monthey qui accueillera les jubilaires le 15 septembre.

Fêter les jubilaires de mariage est une tradition dans nos paroisses. Une fois par année, les couples qui ont un jubilé de mariage sont bénis pendant la messe paroissiale. Après six années à l’organisation, André et Anne-Marie Premand passent la main à Marianna et Domenico Micale. Eux-mêmes mariés, et jubilaires cette année, ils ont accepté de répondre à nos questions.

Propos recueillis par Sandrine Mayoraz | Photo : DR

Marianna et Domenico, vous avez accepté d’organiser la fête des jubilaires. Qu’est-ce qui vous a motivés ?
Ce qui nous a motivés à organiser cette fête, c’est avant tout la gratitude que nous ressentons envers la communauté catholique de Monthey. Dès notre arrivée, nous avons été accueillis avec chaleur et bienveillance. Cette fête est notre manière de redonner à cette communauté. C’est un moment de partage, de reconnaissance et de célébration de la persévérance et de l’amour des couples qui ont su maintenir leur engagement au fil des années. Nous souhaitons honorer ces exemples inspirants et renforcer les liens au sein de notre paroisse.

Vous fêtez vous-mêmes vos 20 ans de mariage cette année. Est-ce que vous vous aimez comme au premier jour ?
Oui, nous nous aimons toujours, mais notre amour a évolué et s’est approfondi avec le temps. Nous avons traversé des moments de joies et de difficultés qui ont renforcé notre union. Nous gardons de notre mariage de nombreux souvenirs précieux, une complicité grandissante et surtout, l’engagement mutuel de nous soutenir et de nous aimer dans toutes les circonstances. L’amour que nous partageons aujourd’hui est plus fort et plus mature qu’au premier jour.

Le mariage n’est donc pas un long fleuve tranquille… Comment faites-vous pour rester heureux ensemble ?
Nous misons sur la communication honnête et le respect mutuel. Nous prenons le temps de résoudre nos différends avec patience et compréhension. La prière commune et le soutien de notre communauté jouent également un rôle central dans notre bonheur. Ces pratiques nous permettent de rester connectés et unis, même dans les moments difficiles. Les conseils et l’exemple de couples de notre paroisse ont aussi été très bénéfiques pour nous.

Vous parlez de foi… Comment est-elle présente chez vous ?
La foi est le pilier de notre couple et de notre famille. Elle nous guide et nous soutient dans les moments de joie comme dans les épreuves. Elle nous donne la force de rester unis et de surmonter les défis ensemble. Nous essayons d’inculquer ces valeurs de foi et de confiance en Dieu à nos enfants. Nous prions ensemble et participons activement à la vie de notre paroisse. La foi est véritablement le ciment qui nous unit et nous donne l’envie de donner de notre temps et de notre énergie à la communauté qui nous a tant apporté.

Merci à Marianna et Domenico pour leur témoignage et leur engagement au service de la paroisse et ses jubilaires. Nous saluons aussi le dévouement de leurs prédécesseurs, Anne-Marie et André Premand et nous leur exprimons notre vive reconnaissance.

Des assemblées intergénérationnelles (Joël 2,16; 3,1)

Comme toutes les générations, les personnes atteintes dans leur santé reçoivent l’Esprit par le sacrement des malades.

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

« Réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! » (Joël 2, 16) Lorsque Joël, l’un des « douze petits prophètes », appelle le peuple à la pénitence, il s’adresse à la totalité des générations sans exception, non seulement aux personnes âgées et adultes, mais également aux tout-petits !

C’est l’invitation qui retentit au début de chaque Carême, au mercredi des Cendres : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. » (Joël 2, 12-13)

Pour une telle conversion, il est indispensable que la totalité des membres de la communauté se serrent les coudes et procèdent aux démarches de réconciliation nécessaires. Sinon, les conflits et les incompréhensions demeureront. 

Pour ce faire, au terme du temps pascal, à la fête de la Pentecôte, retentit un autre oracle dans le même livre prophétique, avec la promesse du don de Dieu en plénitude : « Je répandrai mon esprit sur tout être de chair, vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens seront instruits par des songes, et vos jeunes gens par des visions. Même sur les serviteurs et sur les servantes je répandrai mon esprit en ces jours-là. Je ferai des prodiges au ciel et sur la terre. » (Joël 3, 1-3a) 

Or les temps sont accomplis, l’heure de grâce est advenue par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. L’Esprit Saint est donné avec largesse aux bébés lors des baptêmes, aux enfants dans le pardon et l’eucharistie, aux adolescents et jeunes à la confirmation, aux conjoints à l’occasion des épousailles, aux diacres, prêtres et évêques par le signe de l’ordination. Et également aux vieillards et aux personnes atteintes dans leur intégrité physique et psychique, grâce au sacrement de l’onction des malades.

Impossible donc de faire des compartiments au sein de l’Eglise. Les retraités ont besoin du dynamisme juvénile, les petits portent leurs parents et grands-parents. C’est le même Esprit qui unit absolument tous les membres du corps, quel que soit leur âge (cf. 1 Corinthiens 12, 4-11).

La paroisse de Martigny à l’écoute des jeunes

Jeunes de la Montée vers Pâques avant le chemin de croix du Vendredi saint.

Etre à l’écoute des jeunes, un souhait souvent entendu dans notre Eglise ! Mais le constat est souvent le même : les forces manquent et les jeunes aussi… A la paroisse de Martigny, une pastorale à leur intention se révèle fort dynamique ! Immersion dans une soirée organisée à leur intention, comme celles qui ont lieu chaque dernier samedi du mois. Mais avant, un petit peu d’histoire s’impose…

Par Michel Abbet | Photos : Marion Perraudin, Simon Roduit et Michel Abbet

Au moment où le séminariste Simon Roduit effectue son stage dans la paroisse du coude du Rhône, il parcourt les différentes églises du lieu, au Bourg, à la Croix ou en ville et rencontre des jeunes « isolés », assistant à la messe au milieu de têtes grisonnantes… Il les aborde avec cette question : qu’est-ce que la paroisse pourrait faire pour toi ? Les réponses sont pour lui autant de pistes à suivre et de projets à concrétiser. Devenu prêtre et nommé vicaire de Martigny, il se met immédiatement à la tâche pour créer et renouer des liens avec des jeunes de la Ville et des paroisses avoisinantes. Assez rapidement, trois axes se dessinent :

A. Echanger ! Un des souhaits des jeunes était de pouvoir discuter entre eux de questions existentielles. En réponse à cette demande, « En quête de foi » a vu le jour, et la difficulté d’écrire (en un ou deux mots) agit comme un premier questionnement et un joli petit clin d’œil. Chaque 15 jours, le vendredi soir, une vingtaine de jeunes se retrouvent pour échanger sur un thème donné, préparé par l’un d’eux selon deux critères. « Que dit la Bible sur ce thème ? Et que dit l’Eglise à travers son catéchisme ? » Après avoir pris connaissance de ces positions, les jeunes discutent librement et confrontent la position de l’Eglise avec leur opinion personnelle. La présence du prêtre à ces réunions est perçue comme un « plus », mais elle n’est pas systématique, nous explique Charlotte Favre, responsable d’« En quête de foi ».

B. Chanter. Autre vœu des jeunes, pouvoir être actifs lors des messes en chantant ensemble. Un chœur d’adolescents a été formé au Bourg, dans un premier temps sous la responsabilité du prêtre. « Ce que je souhaite, dit Simon Roduit, ce sont des structures pas trop lourdes, ouvertes et le plus rapidement possible autonomes. »  Chose faite pour le chœur des jeunes du Bourg ! Celui-ci, composé de jeunes de 13 à 17 ans très motivés, est désormais dirigé par Laurie Moulin et anime une messe par mois. « J’avais du souci au moment de reprendre la direction, dit-elle, car je pensais que les jeunes allaient arrêter si Simon ne participait plus. Mais la transition s’est bien passée, les jeunes sont toujours présents et l’ambiance est très sympathique. »

C. Se rencontrer. Autre désir souvent évoqué, surtout par les garçons, créer des activités où les jeunes peuvent se rencontrer en toute décontraction. Comment accéder à cette aspiration tout en conservant la foi comme signe de ralliement ? Une des réponses a été d’organiser un pèlerinage à vélo. Les JMJ en 2023 ont permis de concrétiser ce « rêve » et le magnifique pèlerinage à vélo de Saint-Jacques-de-Compostelle à Lisbonne reste un souvenir absolument inoubliable. Arno Giroud, un des responsables de l’organisation, se souvient avec enthousiasme de ces moments vécus entre jeunes de la région et des échanges enrichissants avec les jeunes du monde entier qui partagent la même foi. L’expérience a été si positive qu’un deuxième pèlerinage se prépare. Il conduira les cyclistes à Rome pour le jubilé des jeunes de l’année sainte en 2025.

Les rencontres des derniers samedis du mois

17h : les jeunes arrivent à l’église. Il reste une heure avant le début de la messe. Après une prière commune, place à l’organisation.

Un groupe de jeunes rejoint le chœur. Une heure ne sera pas de trop pour répéter ensemble et préparer ainsi l’animation musicale de l’office divin. 

Un autre groupe se dirige vers la salle de Notre-Dame des Champs. Simon le rejoint et propose les différentes activités liées à la messe. En un tour de main, tout est réglé et chacun a choisi l’option qui lui convient : lecture, intentions de messe à rédiger ou messe à servir. Les autres s’occuperont de préparer le repas et la salle pour la soirée qui suit la messe.

18h : la messe commence. Dans les bancs, on remarque que toutes les générations sont représentées, de l’enfance à l’âge avancé. La présence active des jeunes dynamise l’office et leurs chants apportent fraîcheur et gaieté. La sortie de l’office est chaleureuse et plusieurs personnes en profitent pour faire causette entre elles ou avec le prêtre et le diacre. De leur côté, les jeunes sont déjà à table. Quelques minutes leur suffisent pour tout ratiboiser, dans une ambiance des plus détendues. On a l’impression qu’ils se connaissent bien, qu’une belle amitié voire davantage pour certains les lie. Puis Simon arrive : journée des médias oblige, un quiz a été préparé et les jeunes sont invités à se mettre en groupe, histoire de parler dans la bonne humeur des connaissances religieuses. La soirée se poursuit avec l’annonce des futures activités proposées spécialement aux jeunes et se termine officiellement, à 22h, par une prière commune à l’Eglise. 

22h30 : certains évoquent la période des examens pour prendre congé, remettant certainement au mois de juin les prolongations qui peuvent durer jusqu’au petit matin… D’autres rejoignent la salle de Notre-Dame des Champs pour poursuivre leur rencontre. Parmi eux, des Entremontants, ce qui réjouit particulièrement le chanoine Simon…

Renseignements 

Sur le site : https://paroissemartigny.ch, rubrique « Jeunes Martigny » ou sur la page Instagram « paroissemartigny ».

Pèlerinage-voyage de nos amis les Bretons en Valais du 1er au 6 juillet 2024

Accueil à l’entrée de l’abbatiale de Saint-Maurice.

Par Jean-Michel Moix | Photos : Bernard Le Ho

Du lundi soir 1er juillet au samedi matin 6 juillet, 49 pèlerins-voyageurs, originaires de la Bretagne en France, plus précisément de la région de Sainte Anne d’Auray, ont séjourné chez nous en Valais. Hébergés au monastère de Collombey ainsi que dans des familles de Muraz et de Collombey, sous la direction de l’abbé Simon « le Breton », nos amis bretons ont visité des hauts lieux spirituels de notre diocèse avec l’abbaye de Saint-Maurice, la cathédrale de Sion, la basilique de Valère, l’hospice du Grand-Saint-Bernard. Ils ont pris connaissance de la vie de nos « anciens » avec par exemple la visite du musée multi sites d’Hérémence (dans le Val d’Hérens) ; ils se sont aussi rendus au barrage de la Grande Dixence ou sur la Riviera, avec la visite du château de Chillon. Des journées bien remplies, se concluant le soir par des repas partagés avec les paroissiens de Collombey-Muraz à la Charmaie ou au Monastère de Collombey où les uns découvrent la raclette valaisanne et où les autres goûtent à la crêpe bretonne.

Voici un petit aperçu de ces visites et rencontres.

«Ne m’abandonne pas»

Par Thierry Schelling
Photo : vatican.media

Depuis 2021, le pape François a instauré la fête des aïeux, en plein mois de juillet (à la fête de Joachim et Anne, les prétendus 1 grands-parents de Jésus), afin de rappeler l’importance cruciale pour la famille et l’Eglise de prendre soin des aînés, dont il développe, au cours de son « Message », les joies et les affres.

Après Amoris Laetitia

Cette exhortation du Pape sur la vie matrimoniale et familiale a été à l’origine de l’instauration d’un dimanche « pour les aînés » : avec ceux « de la Parole » (3e de janvier), « des Enfants » (4e de mai), et « des Jeunes » (initialement, aux Rameaux, devenu les JMJ) ou des liens avec le judaïsme (Dies judaicus, le 3e de Carême), Rome souhaite inclure tout le monde dans la ronde des dimanches… Dans ses messages, après « Porter du fruit dans la vieillesse » (2e journée, en 2022), « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge » (3e journée), le Pape a opté pour la 4e édition pour : « Ne m’abandonne pas dans ma vieillesse », autrement dit, la solitude de la personne âgée…

« Réseau et sagesse »

Le Pape relève ces deux forces de la personne aînée à faire fructifier pour tous, société comme familles, paroisses comme communautés religieuses. En effet, un.e retraité.e a « un réseau de connaissances, tant personnelles qu’intellectuelles », qui ne peut qu’être bénéfique pour tous – encore faut-il prendre le temps de s’en imprégner. Quant à la sacrosainte sagesse due à l’âge, le Pape n’insiste pas tant sur un moralisme bon enfant qu’enseigneraient nos grands-parents, mais bien sur le fait qu’ils sont une « source de conseils et de propositions » née de leur capacité d’écoute, dont toutes les générations devraient profiter.

Mais on ne peut également s’empêcher de voir, dans cette démarche pastorale vis-à-vis des aînés, comme un vadémécum de l’octogénaire pontife à son Eglise…

1 Seule une source apocryphe les cite comme tels.

Qu’allons-nous vivre?

Par Marianne Berset, animatrice pastorale 
Photo : LDD

Après ce temps de vacances, l’heure est venue de la rentrée pastorale !

Qu’allons-nous vivre ? Quelle vision pastorale pour cette année ? Voilà certainement les questions que l’on peut se poser !

Premièrement, la meilleure chose est celle de se tourner vers le Seigneur en se rappelant le slogan qui nous accompagnera encore cette année.

« Jésus, ma soif et ma source. »

Oui, Jésus est là, il est la Source d’où jaillit une eau vive qui ne s’arrête jamais. Elle nous irrigue et nous permet de nous ressourcer pour garder l’espérance dans tous les moments à vivre. Sans Lui, tous nos projets pastoraux sont voués à l’échec car la fécondité de notre vie et de nos projets dépend de notre enracinement en Lui. 

« Sans moi, vous ne pouvez rien faire » dit Jésus. Jn 15, 5

Il nous donne la soif d’aimer et la force d’avancer pour affronter tous les défis qui vont s’offrir à nous. Pour cela, apprenons à lire dans les évènements de la journée, les clins d’œil que Dieu nous fait. Les relectures nous montreront combien Il est présent au cœur de la vie.

Aujourd’hui, nous, les chrétiens, nous devons oser dire notre enracinement dans la foi, appeler ceux que nous rencontrons, accueillir de nouvelles personnes pour une mission bien sûr toujours dans la bienveillance pour créer des communautés qui se rassemblent, qui échangent, qui partagent.

Ainsi, entrons dans la nouvelle année pastorale ensemble et retrouvons-nous tous à Bussy le 22 septembre prochain, à 9h30, pour vivre la messe d’envoi et confier cette année à Notre Seigneur. Surtout maintenons cette envie de nous retrouver chaque dimanche, même si la messe n’a pas lieu dans notre communauté. Nous pouvons aussi resserrer les liens entre nous, en vivant le pèlerinage à Paray-le-Monial qui aura lieu du 19 au 20 octobre prochain ou encore en participant à un événement qui sera proposé en 2025 pour l’Année Sainte.

Maintenant, demandons au Seigneur de nous donner la grâce dont nous avons besoin pour rester dans sa joie et témoigner de sa présence dans tout ce que nous vivrons. 

Belle rentrée !

Catholicisme du Haut-Rhône

Huile de Gérard de Palézieux, peintre établi à Veyras, ami de Maurice Chappaz, partageant son attrait pour les paysages valaisans.

Dans Testament du Haut-Rhône, le grand poète valaisan Maurice Chappaz (1916-2009) signale la fin d’une civilisation à la fois paysanne et catholique. Car, dans sa pensée, une foi authentique est difficilement dissociable d’un lien fort avec la nature.

Par Benjamin Mercerat
Photo : avec l’aimable autorisation de M. René Mounir, pour la « Galerie Mounir »

Ce grand poème en prose, composé de dix chapitres, est comme le chant du cygne d’une civilisation valaisanne traditionnelle vouée à disparaître. A l’image de son maître et ami Gustave Roud relatant la fin d’un monde, Chappaz regrette l’arrivée de la modernité industrielle, la transformation du paysan en ouvrier d’usine, le remplacement du « Valais de bois » par le « Valais de l’alumine et de l’acier ». Mais, à la différence de Roud, Chappaz associe cela à une perte du sacré, des sacrements, allant jusqu’à affirmer : « Nous avons reçu le don de croire. Sur les autels obscurs un linge blanc recouvre les mets du mystère, mais la racine de Jessé s’épuise en nous et la voix des veilleurs n’a plus de sève. »

Parallèlement, le poète constate un étiolement liturgique. Dans sa pensée, dans sa poésie, cohabitation enchantée avec la nature et témoignages du rite catholique sont indissociables ; et c’est ce qu’il a pu expérimenter, particulièrement au contact des petits villages haut-valaisans. Il s’en explique dans un texte qu’il rédige en parallèle à Testament du Haut-Rhône, « La religion de la terre ». Dans cette lettre adressée à des intellectuels de la revue Rencontre, il témoigne de la réalité vécue par les paysans catholiques du Vieux-Pays : leur vie et leur foi sont comparées à celles des Athéniens du Siècle d’Or : « Nous passons du monde sacré au monde profane, d’un règne paysan au règne actuel encore de la petite bourgeoisie, le pire ennemi de toute grandeur sacrée. Le Hasard remplace la Destinée, le roman policier de notre existence fait suite au drame antique. » 

Cette idée, le poète l’exprime différemment dans le Testament, mobilisant à la fois la référence à la Grèce et une expression liée à la Terre promise des Hébreux : « Nous étions de petits maîtres apolliniens mais les souffles de la Destinée nous ont brisés, renversés et ainsi se sont brisés les villages de l’anémone, les vases d’où coulent le lait et le miel. » Le christianisme de Chappaz semble en effet devoir autant puiser dans le paganisme grec que dans le judaïsme, d’où une certaine ambivalence de sa poésie, oscillant entre panthéisme et lien avec un Dieu transcendant.

La tonalité générale du poème est élégiaque ; l’avenir est noir pour le poète. La parution du chef-d’œuvre, mûri pendant dix ans, correspond d’ailleurs à une période difficile pour l’auteur. Chappaz reprendra pied, non pas en se réfugiant dans un passé rêvé et en refusant le monde, mais en affrontant la modernité dans ce qu’elle a de plus concret : il s’engage comme aide-géomètre sur le chantier du barrage de la Grande Dixence : « On me proposait le divan, j’ai choisi la Dixence. » Là il expérimente la camaraderie, exprime une charité, un amour de ses prochains qu’il a en quelque sorte nourri de son deuil, de sa souffrance. Ainsi est-il envers et contre tout « disciple de l’homme de douleur », pour reprendre une expression du Testament.

Bibliographie : 

• Maurice Chappaz, Testament du Haut-Rhône, suivi de Les Maquereaux des cimes blanches, éditions ZOE, Genève, 2016.

• Maurice Chappaz, Journal intime d’un pays, Editions de la Revue Conférence, Paris, 2011.

• Benjamin Mercerat, François Zay, Testament du Haut-Rhône de Maurice Chappaz, coll. « Le Cippe », Infolio, Gollion, 2023.

Une Eglise de retraités? Quelle chance pour le bénévolat!

Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève
Photo: DR

Une récente étude1 menée par les Universités de Lausanne, Genève, Neuchâtel et la Haute école et Ecole supérieure de travail social Valais-Wallis rend compte du bénévolat des seniors. Bonne nouvelle : leur engagement est ample, vaste et apporte pléthore de compétences, entre savoir-être et savoir-faire ! Allant de divers milieux associatifs au proche-aidant (notamment la garde des petits-enfants), force est de constater que leurs apports effectifs au fonctionnement de la société est vital, avec quasi 50 % des 65-74 ans engagés dans des tâches et activités réalisées gratuitement.

En plus de leur travail au service du bien commun, ce bénévolat participe à leur bien-être, la notion de plaisir étant une donnée forte de leur investissement. Offrir une prestation de qualité et avoir la possibilité d’une gestion du temps et de l’agenda plus adaptée à cette période de la vie sont aussi des facteurs aidants. 

Sommes-nous attentifs à ces paramètres lorsque nous sollicitons nos aînés pour un engagement auprès de nos communautés ?

Leur permet-on de prendre conscience des richesses en termes de connaissances et de capacités qu’ils ont à nous offrir et leur offrons-nous une image valorisante de leur engagement ?

Sommes-nous créatifs, en permettant, par exemple, des duos avec des personnes plus jeunes, afin de mutualiser disponibilité, compétences, énergie, transmission et engendrement ? 

Sommes-nous à l’œuvre pour favoriser une Eglise intergénérationnelle, inclusive, qui s’enrichit des diversités ? 

Laissons-nous inspirer par la prophétesse Anne (Luc, 2, 36-38), qui du haut de ses 84 ans est remplie de zèle à la vue de Jésus, annonçant à qui voulait l’entendre les louanges de Dieu et la naissance de l’Enfant, elle qui servait Dieu jour et nuit à quelques pas du temple !

Bien souvent, lors de messes ou de rencontres paroissiales, le nombre de têtes blanches dépasse nettement celui des têtes blondes. Pourtant l’Esprit Saint est toujours à l’œuvre et nourrit notre confiance et notre agir pour faire fructifier les richesses de nos communautés.

Alors oui, laissons-nous nous inspirer par la prophétesse Anne, par nos prêtres en âge de retraite si nombreux à poursuivre leur engagement, par les retraités rendant d’innombrables services et remplissant d’importantes missions ! Osons solliciter davantage nos aînés, non pas comme des bénéficiaires, mais comme des acteurs clés de nos pastorales !

1 https://www.unil.ch/ceg/vivra

Réflexion pour la rentrée

« Le monde meurt de faim et de soif de Dieu »

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur | Dessin : LDD

Ouvrant l’année pastorale 2023-2024, nous avons mis à nos yeux et dans nos cœurs le slogan : « Jésus, ma soif et ma source ». Le dimanche 22 septembre prochain, à 9h30, nous allons de nouveau inviter tous les paroissiens à une eucharistie (à Bussy) pour démarrer solennellement une nouvelle année pastorale. Notre fil rouge restera le même pour permettre à tous de continuer l’exercice de mettre le Christ au centre de notre vie et de puiser en lui nos forces d’aimer, d’espérer et de persévérer dans la foi.

Qui est-il pour moi ? Comment est-ce que je réponds à son appel ? Il m’interpelle, me questionne ; il me dérange, il m’invite à agir, à changer mon regard, ma conduite…

Nous avons avant tout soif de la vie, mais pas n’importe laquelle… belle, heureuse, riche en bonnes découvertes et merveilleuses rencontres… La vraie vie n’existe pas sans amour. Dieu est amour, l’amour absolu, la source de l’amour. Nous existons grâce à son amour ; nous avons soif de Dieu.

Dans la rencontre de Jésus avec une Samaritaine (J 4, 1-42), c’est l’amour qui est en cause. Tous les deux ont soif d’eau, mais le Christ sait que cette femme a des problèmes avec les partenaires d’une vraie communion de vie. Elle en est à son sixième homme qui ne peut pas être son mari (son milieu ne tolère que trois mariages successifs). La soif de la Samaritaine est avant tout spirituelle.

Elle découvre que ce Juif qui lui parle est exceptionnel, il est « un prophète ». Cela la dirige vers la vraie question de l’amour absolu. Un tel amour exige l’adoration. « Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité. » Ils adorent aussi son envoyé, le Messie, le Fils de Dieu.

Révisons nos relations affectives, nos relations avec Dieu : l’adoration de Celui qui est au-dessus de tout. Ouvrons-nous à ceux qui sont différents, qui ne nous comprennent pas, qui s’opposent à nous… 

Quand la Samaritaine a ressenti qu’une source a jailli en elle, elle a couru vers son village pour inviter ses proches : Venez voir quelqu’un qui m’a aimée vraiment ! Faisons de même ! Le monde meurt de faim et de soif de Dieu. N’oublions pas qu’au « menu » du festin eucharistique, il y a toujours la vraie nourriture et la vraie boisson.

Rendez-vous pour une messe unique de la rentrée pastorale le dimanche 22 septembre à 9h30 à l’église de Bussy. Messe animée par l’ensemble des chorales de la paroisse, suivie d’un apéritif.

La foi vécue au quotidien par des personnes «retraitées»

Le thème central de ce numéro de septembre (pp. 16-17) aborde le fait que nos assemblées des messes dominicales (par exemple) soient en grande majorité composées par des « retraités », par des personnes du 3e âge. Nous avons donc voulu aller à la rencontre de l’une ou l’autre de ces personnes dites retraitées, en leur posant la question : « Pourquoi, selon vous, est-ce important de croire ? De prier ? D’aller à la messe le dimanche ? » etc.

Photo: DR

Une paroissienne de Choëx 

Propos recueillis par Sandrine Mayoraz

Le dimanche c’est le jour de Dieu. La semaine, je regarde à la télé, mais le dimanche, c’est important pour moi d’aller à l’église et de recevoir l’hostie. C’est recevoir le corps et le sang du Christ et le Christ habite alors en moi ! C’est un moment plus intense.

Et en plus, j’y vais aussi pour les paroissiens, pour être ensemble un moment pendant le temps de la messe. Etre en communion, c’est quelque chose d’incroyablement beau. J’ai de la peine à finir la rencontre comme ça. Souvent on s’invite pour prolonger le dimanche autour d’un dîner.

Marie-Céline, une paroissienne de Monthey 

Propos recueillis par Sandrine Mayoraz

J’aime prier à la messe plutôt que d’autres prières ou dans d’autres lieux. Il y a de nombreux moments. Pendant la lecture, par exemple, je me dis : « C’est une parole pour aujourd’hui et j’écoute ce que saint Paul a à me dire. » Au moment de l’offrande, je viens avec mes joies et mes soucis. Je confie toute ma famille. J’aime aussi qu’on pense à nos défunts, à ceux qui sont passés sur l’autre rive, je les vois comme des bienheureux dans les bras de Dieu. 

Le Notre Père, c’est la prière que Jésus nous a laissée. C’est important de le mettre en pratique et de réfléchir à chaque mot qui est prié. Puis, la communion, c’est magnifique de partager le pain avec tous. Tout comme la paix qu’on se donne avant, suivant à côté de qui tu es… (silence)

A Monthey, cela m’a toujours impressionnée la peinture sur le tabernacle avec Marie qui tient son Fils au pied de la croix. Je me demande ce qu’elle a pu ressentir, quelle était cette foi qui l’animait à ce moment de sa vie.

A la messe, il y a aussi les gens autour de moi qui prient comme moi. Ils ont ce même besoin, je pense, de sentir la présence de Dieu et de savoir que Dieu nous écoute. Bien sûr, chez moi aussi, Dieu est là. Mais chez moi, il n’y a pas cette sensation d’être entourée et de prier ensemble. Quelle chance d’avoir autant de messes par paroisse ! Dans d’autres pays ce n’est pas comme ça. Je ressors de la messe réconfortée et je m’aperçois que cela me fait du bien et j’y retourne chaque semaine.

Une fille de neuf ans

Propos recueillis par Nicolette Micheli

J’ai reçu la première communion cette année. J’attendais ce moment avec impatience ! Depuis mes trois ans, j’accompagne mes grands-parents à la messe le dimanche. Je pose beaucoup de questions. Ma grand-mère me répond et me parle de Dieu, de Jésus et des personnages de la Bible : ça m’intéresse beaucoup. J’ai demandé à maman d’être baptisée et j’ai reçu le baptême à huit ans. Pendant la messe, j’ai chanté deux chants de Sœur Agathe, car je l’aime beaucoup. Je l’ai rencontrée cette année au Festival des familles… c’était super ! Le dimanche, j’aime servir la messe et chanter. Parfois, je peux lire le psaume quand je me suis bien entraînée.

Agnès et Bernard 

Propos recueillis par J.-Michel Moix 

D’emblée, ils me montrent chez eux un crucifix de la chambre de madame, crucifix qui leur a été offert, 65 ans plus tôt, au jour de leur mariage ! Puis sur leur terrasse ils me désignent une croix, à peine discernable à l’œil nu, croix qui se découpe dans le ciel bleu au sommet d’une crête, croix installée par le passé par des habitants de Muraz, la croix de Bellevue ! Agnès évoque dans ses souvenirs l’époque où résidant à Muraz, elle se rendait à pied, chaque dimanche, à la chapelle d’Illarsaz, pour la messe dominicale où elle chantait à la chorale, trajet qui lui prenait bien une heure de temps. Et chaque soir, me confie Agnès, le couple obéit à un rituel : celui de prier en commun un « Notre Père » et un « Je vous salue Marie » ! Preuve, s’il le fallait encore, que la foi occupe une place importante pour eux. 

Par ailleurs, si la mémoire d’Agnès se montre un petit peu défaillante, elle ne manque pas d’humour : en se signant, elle me dit, voici le signe de croix du fainéant : « Mon Dieu, (la main sur le front) comment remplir celui-là (la main sur l’estomac), sans fatiguer ces deux-là (ces deux bras, en portant successivement la main à ses épaules) ? 

Autre petite anecdote : les initiales d’Agnès sont A. A. et les initiales de Bernard sont B. B. Ainsi lorsque lui s’est marié à elle, il a fait une B.A. (une bonne affaire) et elle, elle a fait une B.A. (une bonne action) ! 

Simone

Propos recueillis par J.-Michel Moix 

En quoi la messe (dominicale) est importante pour vous ? 
La messe nous aide à vivre la semaine qui suit (Simone confie cependant que lorsque des enfants font les lectures à la messe du dimanche, ça l’ennuie, car elle est malentendante, et malgré ses appareils elle a de la peine à comprendre les paroles). 

A la messe nous apportons nos difficultés. D’autres fois, je ne parviens pas toujours à bien prier. Et je si ne viens pas (à la messe du dimanche, pour diverses raisons), je la regarde à la télé. Mais là, je suis frustrée de ne pas pouvoir communier.

On me demande pourquoi je souris quand je reçois la communion… parce que c’est une joie. Il n’y a pas plus beau que d’aller prendre le corps du Christ.

Comment vivez-vous la prière au quotidien ? 
La prière c’est important. Si je n’avais pas eu la prière (dans les moments difficiles), qu’est-ce que j’aurais fait ? 

Le matin, en prenant le petit-déjeuner, je remercie le Seigneur de pouvoir manger… C’est surtout le soir que je prie, je remercie le Seigneur de la journée.

Je parle au Seigneur comme je vous parle. Je l’ai aussi « engueulé » lorsque mon mari était malade…

Par contre j’ai de la peine avec la Vierge et le chapelet. Je ne sais pas pourquoi. Quand je suis allée à Lourdes, je priais le chapelet. Durant le « Covid », je priais aussi le chapelet sur la chaîne KTO. Je m’adresse le plus souvent au « bon Dieu » ou au « Seigneur ».

Au cours de ma jeunesse (sur Lyon) ce qui m’a soutenue dans la foi, c’était de participer au patronage de la paroisse (les jeudi et dimanche après-midi, de 13h30 à 17h), on y apprenait à faire de la couture, on avait des partages d’évangile, on jouait, on prenait un goûter… ; c’était aussi des rencontres, une fois par semaine, de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) ; c’était encore, dans le cadre du Prado, de s’occuper de jeunes en difficultés.

Une grand-maman

Propos recueillis par Nicolette Micheli

Pourquoi je vais à la messe ?

Mais parce qu’Il m’attend. « II » c’est Jésus et j’ai rendez-vous avec Lui le dimanche à la messe.

Si vous avez un ami, vous passez du temps avec lui, vous l’appelez, vous lui rendez visite. Dans la prière, à la maison ou à l’église vous Lui parlez comme un ami parle à son ami. Je sais que je peux tout Lui dire, tout Lui confier, tout Lui demander. Et il me répond à travers les lectures du jour, Il m’interpelle, m’offre un programme pour resserrer nos liens, plus encore, Il se donne en nourriture dans l’hostie. Dans ce face à face, notre amitié grandit et je peux déceler sur son visage le bonheur que je Lui donne quand je Lui dis combien je L’aime. Voilà pourquoi dimanche prochain, j’irai à la messe parce que j’ai un nouveau rendez-vous comblant. De rendez-vous en rendez-vous jusqu’à la rencontre définitive le jour de ma mort.

La plume et le pinceau

Véronique Benz dans son atelier.

Par Nicolas Maury
Photo : Valentine Brodard

« Si la communication en Eglise est difficile ? » Véronique Benz réfléchit quelques instants avant de répondre. « Le message d’amour et de salut est magnifique. Dans les Evangiles, le Christ est un communicateur fantastique. Mais la foi est liée à la sphère privée. Dès qu’on touche à l’intimité d’une personne, c’est plus difficile à faire passer. » La collaboratrice au Service de communication de l’Eglise catholique de Fribourg relève pourtant le défi. « Dans les médias qui nous sont propres – Disciples aujourd’hui ou L’Essentiel –, le contexte est favorable. Il en va autrement dans la presse traditionnelle qui ne voit pas que l’Eglise est avant tout le peuple de Dieu. Elle juge l’institution, mettant en avant les scandales ou les éléments qui sortent de l’ordinaire. Or, la foi se vit au quotidien. »

Née en 1970, juste après Vatican II, Véronique Benz a toujours été une catholique engagée : baptême, première communion, confirmation à 12 ans, renouvellement de la promesse de baptême à 15 ans, camps vocs, coresponsable du Groupe des jeunes de Lourdes, JMJ, lectrice… « Pratiquer ma foi n’a pas toujours été une évidence. J’ai dû me réapproprier ce que j’avais reçu de mes parents. » Son métier ne doit rien au hasard. « Après mes études, j’hésitais entre l’environnement et le journalisme. J’ai rencontré Jacques Berset, – alors rédacteur en chef de l’Agence de presse internationale catholique (ndlr devenue Cath.ch) – qui m’a proposé un stage et incitée à participer au concours des jeunes journalistes catholiques… que j’ai remporté. Michèle Fringeli, rédactrice en chef d’Evangile et Mission m’a ensuite proposé d’intégrer son équipe. En tant que pratiquante, je me suis dit : si tu n’y vas pas, qui le fera ? »

Au-delà de la plume, il est un autre instrument dont la Fribourgeoise se sert avec talent : le pinceau. « Depuis toute petite, j’aime les travaux manuels. Pour ses 20 ans, j’avais offert à ma sœur une porcelaine peinte à la main. Je pensais faire un cadeau similaire à mon frère, qui m’a dit préférer une icône. Ce fut le coup de foudre. Ça a comblé mon côté artistique et mon côté spirituel. » Et de préciser. « Un tableau, je pourrai le peindre en écoutant du rock. Mais une icône est un art sacré. Il faut être en condition pour la réaliser. D’abord, je prie. Et, si j’écoute de la musique, elle sera religieuse. » Son art, elle l’a si bien intégré dans sa vie qu’elle s’est installé un atelier à domicile. « Pour moi, c’est en continuité avec mon métier. Car on ne peint pas une icône, on l’écrit. »

Véronique Benz 
• Maturité en 1991.
• Licence en géographie en 1997.
• Cours de journaliste de 2001 à 2003.
• Journaliste à l’Apic jusqu’en 2020.
• Journaliste au service de l’Eglise depuis 2001 : d’abord conjointement au Service d’information du Vicariat et à Evangile et Mission, en 2010 rédactrice en chef d’Evangile et Mission, puis en 2012 au Service communication de l’Eglise dans le canton de Fribourg. 
Responsable de L’Essentiel du décanat de Fribourg.

Retrouvez l’ensemble des textes et des vidéos de la rubrique sur le site : https://presse.saint-augustin.ch/ecclesioscope/

Martyre du poète

Ramuz dans le cimetière de Lens.
Photographie du véritable Joseph Samuel Farinet, vers 1875. 

Par Benjamin Mercerat
Photos : DR, Association des Amis d’Albert Muret

Situons d’emblée l’homme et ce qu’on en sait : Joseph-Samuel Farinet, originaire du val d’Aoste, est né en 1845 et mort en 1880. Il fabrique de la fausse monnaie, s’évade plusieurs fois de prison. Ramuz lui donne un autre prénom : Maurice – référence au saint soldat thébain qui avec sa légion a ensemencé le Vieux-Pays. C’est un réel martyre aux résonances christiques que nous dépeint le romancier dans sa version de la vie de Farinet.

Maurice Farinet, le héros de Ramuz, n’est pas vraiment un Robin des bois alpin ; la dimension de révolte sociale est peu présente dans les idées du personnage. Pourquoi agit-il ainsi ? Eh bien, par amour du geste qui consiste à extraire patiemment l’or des montagnes ; par souci de l’artisanat qui consiste à le former. Les pièces de Farinet sont autant de poèmes forgés, témoignant de son attrait pour la Beauté et pour la Liberté. 

Mais pourquoi l’or ? Ramuz réfléchit aux vertus de ce métal noble dans un article contemporain de la rédaction de Farinet. L’or vaut non seulement parce qu’il est universel, mais parce qu’il nécessite un travail patient pour être extrait. Chercher l’or, voilà une démarche radicale, car puisant aux racines ; voilà une recherche de l’Absolu. Pourquoi alors en faire des pièces ? Ce que l’artiste a découvert dans sa contemplation, il le partage en le communiquant sous forme d’œuvres. 

Ramuz n’a pas été jusqu’à la mort – bien qu’on puisse considérer qu’il s’est en quelque sorte épuisé à la tâche ; Farinet, lui, choisit ce destin. Alors qu’on lui a proposé un marché voulant qu’il épouse la belle Thérèse Romailler, fille d’un municipal du village où il se cache, belle femme qui lui assurerait une vie paisible ; alors qu’il pourrait ainsi rompre avec la clandestinité : il refuse le compromis. Endimanché, prêt à rencontrer Thérèse, il apprend que la grotte où il se cache et crée ses pièces « plus vraies que celles du gouvernement » est entourée par les forces de l’ordre à la suite d’une trahison. Il prononce alors un Non possumus le menant à la mort, au martyre définitif.

C’est Joséphine qui l’a trahi, elle que les villageois fidèles à Farinet traitent de Judas ; elle qui finira pendue – sort qui fut celui du Traître. Maurice Farinet a refusé l’attrait du monde pour vivre jusqu’au bout sa vocation de créateur, envers et contre le gouvernement, c’est-à-dire la société et ses compromissions. Narrant à sa manière la vie de cette figure de hors-la-loi populaire, Ramuz exprime sa vision du statut de l’artiste et du rôle de l’art, tranposée des enseignements et de la vie du Christ.

Bibliographie : 
C. F. Ramuz, Farinet ou la fausse monnaie, Plaisir de Lire.

La lumière blanche

Le jésuite Fransesco Maria Grimaldi a réalisé la première expérience de décomposition de la lumière.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

Dès l’antiquité, la lumière est un sujet d’études, de débats, de théories. En particulier, la question de la vitesse de la lumière fut longtemps un sujet de controverse : cette vitesse est-elle finie ou infinie ? 

Il faudra attendre les expériences de l’astronome danois Ole Romer (1644-1710) pour comprendre que la vitesse de la lumière est finie (299 792 458 m/s selon l’accord international de 1983).

L’expérience du père Francesco Maria Grimaldi

Mais de quoi est composée cette lumière ? C’est le père Francesco Maria Grimaldi, jésuite italien, qui réalise en 1665 une expérience toute simple dont le résultat va occuper pendant plusieurs générations des physiciens comme Newton et Einstein.

L’expérience consiste à faire entrer dans une chambre noire de la lumière par une fente et de projeter le rayon lumineux qui en émerge sur un écran blanc. A sa grande surprise, Grimaldi constate que le rayon lumineux qui s’étale sur l’écran est plus large que prévu. 

De plus, et c’est ce qu’il trouve le plus bizarre, la lumière blanche apparaît non pas blanche, mais colorée de deux ou trois raies de couleurs différentes.

Grimaldi vient de réaliser la première expérience de décomposition de la lumière. Il donne d’ailleurs au phénomène le nom de diffraction. Newton confirme ensuite l’expérience en utilisant un prisme permettant d’isoler parfaitement le « spectre » de la lumière composé de six couleurs principales qui sont, dans l’ordre : le rouge, l’orange, le jaune, le vert, le bleu et le violet. 

Ces couleurs sont la conséquence de la nature ondulatoire de la lumière (expériences de Young et Fresnel au XIXe siècle) et sont toutes caractérisées par leurs longueurs d’onde qui représentent la périodicité spatiale des oscillations, c’est-à-dire la distance entre deux maximas de l’oscillation. 

La longueur d’onde est aussi la distance parcourue par l’onde pendant une période d’oscillation. 

Ainsi, elle est inversement proportionnelle à la fréquence et s’exprime en mètre.

La dualité onde-particule de Louis de Broglie

Mais la lumière est aussi composée de particules, les photons, découverts et formalisés au début du XXe siècle. Cette dualité onde-particule fut théorisée par Louis de Broglie qui démontra, en 1924, que toute matière (en particulier la lumière) a une nature ondulatoire. 

Laissons à ce dernier le soin de conclure : « Il existe une réalité physique extérieure à nous, qui est indépendante de notre pensée et de nos moyens imparfaits de la connaître sans laquelle l’unité des connaissances humaines, l’accord de tous les hommes sur la constatation des faits seraient incompréhensibles. »

Parcours Alpha, ça vous dit quelque chose?

Par Christophe Allet | Photo : DR

Dans le Haut-Lac nous lançons le 5e parcours le mardi 3 septembre de 19h à 21h30 à la cure de Vouvry (Avenue de l’Eglise 5) avec les 11 participant-e-s du parcours 4. 

Ouvert à tous, sans engagement, juste pour se faire une idée !

Une rencontre par mois : apéro, repas, vidéo, échange pour revisiter ensemble les grandes questions de la foi chrétienne dans un esprit de partage et de respect du cheminement de chacun-e : fr.alphalive.ch !

Gratuit et sans engagement. 14 rencontres, un début, une fin.

Les dates suivantes seront fixées en fonction des intéressé-e-s !

Contacts :
Stéphanie Besse, 079 610 90 24, stef@greffaz.ch 
Christophe Allet, 079 427 54 94, christophe.allet@bluewin.ch

A 64 ans, le parcours Alpha était plutôt une redécouverte de ma foi. 
En abordant les différents thèmes, tels que la foi, la souffrance, l’Esprit Saint, la prière, l’Eglise, j’ai renouvelé mon désir et mon goût de Dieu. Les rencontres en petit groupe d’environ 10 personnes m’ont permis de me sentir en confiance et l’ambiance de partage et de fraternité m’a réchauffé le cœur. 
Sylvie, Collombey

Quand j’ai reçu la proposition de rejoindre le groupe Alpha, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Lors de la première rencontre j’ai continué à m’interroger sur le pourquoi j’étais là, je cherchais quoi ?
Au fur et à mesure qu’on allait de l’avant, j’ai commencé à comprendre. Je cherchais le partage, mais pas n’importe quel partage : un partage « catholique » ! Je savais être catholique mais pendant trop longtemps je l’avais oublié. Le parcours Alpha a été une confirmation pour moi. La confirmation de faire partie de cette communauté, de n’être pas seule, de pouvoir trouver des personnes prêtes à l’écoute, personnes avec des différentes origines, âge, expérience de vie.
Je me sens de conseiller ce parcours, ça peut faire un grand bien. Ça m’a fait du bien !
Rosa, Vionnaz

La médaille du scapulaire

L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Cap ce mois-ci sur la médaille du scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel qui remplace le port du scapulaire en tissu. En la portant, on se place sous la protection et la filiation de la Vierge Marie.

Par Pascal Ortelli | Photo : DR

Les vacances, un temps bénéfique

Par l’abbé Bernard Alassani  
Photos : Georges Losey, Valentine Brodard

Bientôt, ce sera la fin de l’école, la fin de la catéchèse, beaucoup de commerces dans les villes et villages vont tourner au ralenti parce que ce seront les vacances. Les villes vont être bondées de touristes et la vie aura une autre splendeur, la joie éclatera encore plus dans les cœurs. Les aéroports, les gares de train et de bus seront saturés et les prix vont augmenter parce que beaucoup partiront en vacances un peu partout dans le monde. Même les célébrations liturgiques seront moins nombreuses, non pas par manque de prêtres, mais parce que les prêtres aussi ont droit à des vacances. 

Même Dieu s’est reposé après la création : « Et Dieu se reposa le septième jour de toute l’œuvre qu’il a faite. » Genèse 2, 2-3 Déjà vacances égalent repos, égalent relâchement. Elles sont d’une importance capitale car elles peuvent se résumer en une phrase : des employés reposés sont des employés plus productifs. Prendre des vacances peut réduire le stress du travail et de la vie quotidienne, elles aident à prévenir l’épuisement professionnel et favorisent l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée en permettant de passer plus de temps avec la famille, les proches et les amis.

Avec les vacances bien méritées, nous pouvons améliorer notre santé physique et mentale, ainsi que notre motivation et notre créativité, nos relations, nos performances professionnelles, et même notre vision des choses. Les vacances peuvent nous aider à nous sentir reposés, ressourcés, résilients et prêts à faire face à tout ce qui se présente à notre retour. Elles peuvent également accroître notre bonheur et notre capacité à apporter des changements positifs dans notre vie, qui se répercutent souvent sur notre famille, nos amis, voire nos collègues, nos paroissiens et paroissiennes. 

Il est nécessaire de prendre très souvent du temps pour soi-même, profiter du moment avec ses enfants, sa famille, du temps pour se refaire, se reposer. Et ce temps, ce sont les vacances. Alors, vive les vacances !

En librairie – juillet-août 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Au cœur de la messe
Pascal Desthieux

La messe, pour l’Eglise catholique, est « source et sommet de la vie chrétienne ». Elle constitue un ensemble de gestes, de mouvements, de paroles où chaque élément est porteur de sens. Aujourd’hui, beaucoup de catholiques voudraient mieux comprendre ce qu’ils célèbrent, régulièrement ou occasionnellement. Ce livre répond à leurs attentes. Avec autant de profondeur que de talent pédagogique, l’auteur explique la signification de tous les éléments de la messe. Un guide à mettre entre toutes les mains. Un outil précieux pour parents et catéchistes.

Editions Saint-Augustin

Acheter pour 29.00 CHF

Ce pain qui donne vie
Guillaume de Menthière

Interrogez le grand public : il vous dira, en résumé, qu’un chrétien, c’est quelqu’un qui va à la messe. L’opinion commune pressent donc que la substance du mystère de cette religion se trouve dans l’eucharistie. En sont témoins les multiples noms que l’Eglise donne à ce sacrement : eucharistie, repas du Seigneur, sacrifice, Saint-Sacrement, communion, messe. Chacun de ces vocables a quelque chose à nous apprendre. Dans l’esprit de la collection « La foi au cœur », le père de Menthière privilégie ici l’expérience pastorale et convoque de grands témoins dont le jeune et réjouissant bienheureux Carlo Acutis, qui fit de l’eucharistie son « autoroute vers le Ciel ». 

Editions Salvator

Acheter pour 23.80 CHF

La messe autrement dit
Louis-Marie Chauvet

S’il est un domaine qui fait couler beaucoup d’encre et suscite régulièrement des polémiques dans l’Eglise, c’est bien celui de la liturgie. Selon sa sensibilité, on se réclame de la « messe de toujours » ou bien de la réforme voulue par Vatican II. Le pape François ne souhaite pas faire de la liturgie un sujet de discorde, mais en montrer toute l’importance pour la foi et l’unité. C’est dans cet esprit que s’inscrit le propos de Louis-Marie Chauvet. Tout en prenant acte des mutations de la société contemporaine dans son rapport au sacré, au rite, à la célébration, il reprend, pas à pas, la structure de la liturgie eucharistique pour en expliquer la cohérence et le sens profonds.

Editions Salvator

Acheter pour 23.80 CHF

La messe
Maïte Roche

La messe expliquée avec des mots tout simples et des illustrations pleines de rondeur. On y retrouve les moments principaux de la liturgie, toujours à hauteur d’enfant. Tout le savoir-faire d’une auteur qui sait trouver les mots et les images pour permettre aux enfants de vraiment vivre la messe !

Editions Mame

Acheter pour 14.90 CHF

Pour commander

Cheyres: nouveaux communiants accueillis par la communauté de Cheyres

Que la lumière que vous venez de recevoir et de déposer sur cet autel brille dans vos cœurs toute votre vie ! Ces paroles de Gérard Dévaud, répondant de la communauté de Cheyres, ont été adressées aux premiers communiants présents à l’église de Cheyres, sous le regard de Marie, lors de la messe du 2 juin.

Ces enfants ont répondu à l’invitation des Conseils de communauté de Cheyres et Font-Châbles, souhaitant leur faire partager une célébration en leur église, en présence des paroissiens.

Une messe introduite en douceur par Alicia au piano sous le regard de l’abbé Darius, officiant pour cette célébration.

La lecture de ce jour a permis au célébrant de développer le cadeau de libération offert par Jésus suite au sabbat des anciens avec ses contraintes.

Le chœur mixte avec ses chants, la prière des fidèles parlant aux enfants, le silence en musique durant l’offertoire, le Notre Père en se donnant la main, cette célébration sentait bon l’esprit de famille de la communauté. L’abbé Darius n’a pas manqué de le humer et de remercier les  auteurs  et acteurs d’un si beau moment.

Denyse Chanez a joint ses remerciements et a pu inviter l’assemblée à l’apéritif, moment de convivialité chantant pour l’anniversaire de deux enfants et d’échanges avec parents et participants.

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