Un temps de jubilés pour un renouveau

Par Simon Roduit
llustration: DR

Les occasions de jubilés se succèdent dans notre région : le centenaire de saint Bernard, patron des habitants des Alpes, se clôturera le 15 septembre par une messe solennelle à Martigny-Ville, les 75 ans du martyre du bienheureux Maurice Tornay seront célébrés le 20 octobre à Orsières.

Dans le même élan, le pape François ouvrira à Noël de cette année une porte sainte à Rome pour le Jubilé de 2025. En préparation à ce grand événement d’ampleur mondiale ayant pour thème l’espérance, le Saint-Père nous propose de vivre en 2024 une année consacrée à la prière, car « la prière ouvre la porte à l’espérance 1 ». Chargés parfois d’une morosité qui semble planer sur notre monde tel un brouillard qui peine à se déchirer, les chrétiens ont cette vocation d’être la lumière du monde : porter un regard d’espérance sur le mystère de la mort, sur le travail comme lieu de sanctification, sur la possibilité de salut pour tout être humain et pour notre monde. Mais pour bien rendre compte de l’espérance qui est en nous, il est fondamental de se ressourcer en Dieu.

Je me réjouis de voir combien notre paroisse est portée par différents groupes de prières : des enfants adorateurs jusqu’aux groupes de prière charismatique, en passant par les messes matinales de semaine… La prière est vraiment le poumon de notre Eglise de Martigny et lorsque, dans un cœur à cœur avec son Créateur, un chrétien s’approche de Dieu, toute la communauté en bénéficie. Combien il est important dans notre monde trop pressé et en perte de repères d’y reposer des temps de prière, dans nos familles avant les repas ou le soir, ensemble lors de situations difficiles ou dans le quotidien.

Que le Seigneur nous accorde la grâce, par ces jubilés, d’être renouvelés dans l’espérance et dans la prière, à l’image de ce magazine qui adopte un nouveau design pour mieux transmettre la bonne nouvelle du Christ.

L’abbé André rentre au Togo avec un beau projet pastoral

Un prêtre qui a marqué son court passage parmi nous.

Fin septembre, notre « vicaire dominical », l’abbé André, master de théologie en poche, prendra congé de notre paroisse et s’en retournera dans son pays, le Togo. Pour y exercer son ministère de prêtre, mais aussi pour y conduire un impressionnant projet agro-pastoral. 

Par Claude Jenny
Photo: Francis Roulin

Le départ de l’abbé André est évidemment dommageable pour notre paroisse, tant ce prêtre a su, en quelques mois, se faire apprécier par de nombreux fidèles. Sa bonne humeur, son sens du contact, ses cérémonies animées, sa joie de chanter : c’est un morceau d’Afrique qu’il nous a offert durant sa présence dans nos communautés. S’il relève qu’il s’est senti bien accueilli et a trouvé des assemblées répondantes durant les cérémonies, il se dit néanmoins frappé par la tristesse des gens : « Chez nous, les gens n’ont rien mais sont joyeux ! Ici, les habitants ne manquent de rien, mais sont tristes ! » a-t-il constaté. Cherchez l’erreur…

Des prêtres d’action

Ses études en théologie terminées, l’abbé André a hâte de rentrer chez lui, où il poursuivra son ministère de prêtre. Mais l’abbé André n’est pas du genre à s’enfermer dans sa cure ! C’est un homme d’action !

Il fait partie de cette poignée de prêtres africains qui ont décidé qu’il leur appartenait aussi de changer un tant soit peu le cours de la vie des plus défavorisés de leur communauté régionale. L’abbé Antoine a créé un centre de formation pour les filles mères « God-is-love St-Laurent Estavayer ». L’abbé André va se focaliser sur la terre nourricière. « Je dois partir, rentrer chez moi, car le devoir m’appelle » nous disait-il récemment. « La pauvreté n’est pas une fatalité. Il faut travailler de ses doigts parce que la réussite est au bout de l’effort. »

Des prêtres engagés

Prier, c’est bien, mais c’est difficile lorsque l’on a le ventre qui crie famine. « Je veux offrir à des individus vulnérables, particulièrement des jeunes, la possibilité de cultiver des champs qui leur procureront non seulement une activité, mais aussi des ressources alimentaires » explique le promoteur de ce projet agro-pastoral que l’abbé André a appelé « La joie de l’Espérance ».

Avec l’argent qu’il a gagné ici lors des remplacements qu’il a effectués dans plusieurs paroisses, il a déjà acquis plusieurs hectares pour cultiver du maïs, du manioc et des haricots, et compte encore étendre son projet dès qu’il aura les fonds nécessaires. Il veut aussi permettre à quelques jeunes de suivre une formation en agriculture pour qu’ils soient par la suite les conducteurs de ce projet.

Un engagement formidable de la part de ce prêtre. Il utilise ses dernières semaines ici pour présenter son projet et trouver des financements. Souhaitons-lui plein succès dans cette entreprise pastorale originale !

Pour en savoir plus…

Si vous souhaitez en savoir plus sur le projet agro-pastoral « La joie de l’Espérance », l’abbé André a rédigé un document détaillé et se tient à disposition des personnes intéressées pour en parler. Adresse mail : helleandre815@gmail.com ou tél. 076 643 47 25. L’abbé André sera encore parmi nous durant tout le mois de septembre et rentrera au Togo fin septembre / début octobre. 

Des femmes au cœur de mère

Une croix, une bougie, une bible et un panier.

Une trentaine de groupes de Prière des Mères existent à Genève. Ce temps de prière et de partage commun, importé du Royaume-Unis, permet « d’abandonner » ses enfants entre les mains de Dieu. L’Abandon n’étant de loin pas instinctif pour une mère, ces groupes permettent d’apprendre comment le pratiquer.

Livret de prière sur lequel se basent toutes les rencontres.

Par Myriam Bettens 
Photos : Pastorale des famillles de Genève, Prière des Mères

Chaque mardi midi, à la Chapelle de la cure de Notre-Dame, la pastorale des familles de Genève organise un temps de prière « pour nos enfants et tous les enfants du monde ». Cette rencontre s’inscrit dans le mouvement de La Prière des Mères, présent à ce jour dans plus de cent-vingt pays et fait partie de l’un des trente groupes se réunissant sur le canton.

La Prière des Mères est née en Angleterre en 1995 sous l’impulsion de Veronica Williams. Ce mouvement n’a pas d’étiquette confessionnelle et se veut œcuménique. Il a d’ailleurs reçu la bénédiction des Eglises. Sa fondatrice, touchée par les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes et par l’angoisse des parents face à de telles situations, s’est sentie appelée à prier de façon particulière pour les enfants. La spiritualité de La Prière des Mères repose sur la certitude que « Dieu nous aime, la totale confiance en Lui et en son action dans nos vies ». Mais cette confiance demande aussi un abandon complet. Or, cette posture n’étant pas naturelle pour une mère, ces groupes permettent d’apprendre comment le pratiquer en étant portées par la prière des autres femmes. Les réunions sont généralement hebdomadaires et la confidentialité demeure la règle de base, car durant la réunion une mère peut être amenée à parler de façon très personnelle, pour partager peines ou angoisses. Elle ne doit donc pas craindre que ses confidences soient répétées à l’extérieur.

Cette prière se déroule toujours selon un canevas bien établi et détaillé dans un livret d’une trentaine de pages. La rencontre débute par l’invocation de l’Esprit Saint, puis la demande de pardon, de protection, la prière de louange, de remerciement, d’unité, la lecture d’un passage de la Bible et enfin, la prière d’Abandon. Ce moment constitue le point d’orgue de la rencontre où chaque mère vient déposer au pied de la Croix ses enfants
préalablement inscrits sur un rond de papier. Ce geste, accompli en prière silencieuse, « place chaque enfant, en toute confiance, dans les bras de Jésus » et résume à lui seul l’essence de ce mouvement conçu pour toutes les femmes ayant un cœur de mère.

Du côté genevois, le premier groupe a démarré en 2000 à l’initiative d’Irène de Escoriaza et Christine Delalande, aujourd’hui coordinatrice de la Prière des Mères pour la Suisse. Par la suite, les deux femmes ont organisé la venue de Veronica Williams à Genève pour une conférence publique à la paroisse Saint-Paul. Depuis lors, le mouvement a aussi pris pied dans le canton. Outre les rencontres hebdomadaires, qui réunissent entre deux et huit femmes, le mouvement propose régulièrement des messes à l’intention de la fondatrice et des rassemblements de prières pour remettre à Dieu tous les enfants du monde.

Envie de consacrer un temps hebdomadaire de prière à vos enfants ?

Un groupe se réunit chaque mardi de 12h15 à 13h (hors vacances scolaires), à la chapelle de la cure de Notre-Dame, 3 rue Argand, 1201 Genève, à 2 min de la gare Cornavin. Renseignements auprès de Marie Montavont – marie.montavont@cath-ge.ch ou Christine Delalande, coordinatrice des groupes de Prière des Mères à Genève – mothersprayers.geneve@gmail.com

Une survivante

Zsuzsana Molnar est une artiste d’origine hongroise née à Lausanne en 1967. Elle a un fils et vit à Martigny depuis 2020. Pleine de force et de douceur, elle a traversé une existence semée d’embûches. En 2016, elle reçoit un mystérieux appel intérieur qui l’enjoint de peindre…

Propos recueillis par Pascal Tornay
Photo : DR

Que diriez-vous de votre trajectoire de vie ?

Plutôt lugubre ! Depuis petite, la relation entre mes parents et moi a été un échec. Ils manquaient terriblement d’amour, de compréhension. Mon père, devenu alcoolique après un naufrage professionnel, était brutal. Ma mère était perdue au milieu de tout ça. Et moi, entre l’école, la violence, j’ai été trop vite adulte dans ce monde de « grands ».

Qu’est-ce qui vous a permis de traverser ces épreuves et de rester vivante ?

Je crois que je vivais avec une « Présence » qui faisait en sorte qu’une personne se trouve au bon moment au bon endroit à chaque fois qu’une épreuve arrivait pour que je puisse me vêtir, manger, me loger… J’ai élevé seule mon fils, comme j’ai pu, malgré les menaces de mort et d’enlèvement que je recevais de mon ex-mari. Il fallait que je trouve la force de continuer. J’ai tout fait pour protéger mon fils.

Comment avez-vous commencé à peindre ?

A cette époque, je n’étais pas forcément pratiquante. En relisant le fil des événements, je suis convaincue qu’une force que je peux appeler « Dieu » était à mes côtés. Une nuit dans mon sommeil, une voix m’a dit clairement et avec douceur : « Achète des toiles et des pinceaux et peins ! » Je me suis demandé si j’étais devenue folle : j’avais bien entendu mais je ne comprenais pas, car je n’avais jamais peint de ma vie !

Quel est votre rapport avec la foi ? avec Dieu ?

Avec le recul, je constate en moi la présence d’une sensation de bien-être. Je vis comme un tressaillement à chaque fois que je mentionne un verset biblique, quand j’entends un témoignage ou quand je vois un tableau. Vous pensez peut-être que je suis privilégiée ! Pas du tout. Avec toutes les opérations chirurgicales ratées (pourquoi ?) que j’ai dû subir et face à ces cicatrices que je porte sur et dans mon corps, je vis avec beaucoup de colères… Je n’ai pas été sauvée pour autant !

Vos tableaux sont finement colorés, suggestifs et ancrés dans des paroles bibliques. Comment choisissez-vous vos sujets ?

Il y a cette flamme ! Je ne choisis pas mes sujets. Ça vient de Lui ! A chaque fois, c’est une surprise qu’il me fait. C’est un appel à vivre une aventure spirituelle. C’est un acte qui se réalise en relation avec Lui.

Qu’est-ce qui vous tient le plus à cœur actuellement ?

La joie que je peux apporter aux autres. Pour moi, c’est aussi une guérison, une recherche d’amitié, de partage, une volonté de me sentir vivante. J’aimerais tellement enlever cette blessure en moi et être libérée… Je suis heureuse de pouvoir exposer mes tableaux ! Pourvu qu’ils révèlent des choses dans les cœurs de ceux qui les verront.

Exposition Couleurs de Vie

Jusqu’au 30 septembre 2024 à la Maison de la Visitation. Ouvert mardi et dimanche de 11h30 à 15h30. Réservation et vente des tableaux auprès du secrétariat de la paroisse au 027 722 22 82 ou secretariat@paroissemartigny.ch

A Yaoundé, le nouveau défi des sœurs de la charité

Sœur Anne-Cécile Moullet à la maternité, peu avant son récent décès.

La communauté des sœurs de la charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret, dans laquelle a œuvré durant 24 ans Sœur Anne-Cécile Moullet – décédée au début de l’été – se situe dans un quartier populaire de Yaoundé, la capitale du Cameroun. Une action soutenue par plusieurs paroisses de la Broye.

Par Claire Moullet
Photos : LDD 

Depuis son implantation en 1998, elle accueille chaque année des sœurs étudiantes d’Afrique centrale, fruit de la présence des Sœurs pendant 12 ans, pour une formation à l’école de santé, dans l’éducation ou la pastorale. Elle apporte un accompagnement spirituel aux étudiantes ou volontaires par des cours de credo, d’initiation à la prière et de connaissance de soi. Les familles défavorisées bénéficient d’une prise en charge d’enfants souffrant de malnutrition ou non scolarisés. 

Des bénévoles venant de Suisse sont reçus pour des stages ou différents services au centre hospitalier Sainte Jeanne-Antide à Galagala, à 1000 km de Yaoundé. Cet hôpital avec maternité a vu le jour grâce aux dons versés par nos paroisses et aux actions mises sur pied en relation avec une sœur valaisanne et Sœur Anne-Cécile. Le charisme préconisé par la fondatrice est donc vécu : l’enseignement, la pastorale et la santé. Cette maison de formation a toujours été dépendante sur le plan économique. 

Elevage de poissons et jardin potager

Mais vu la diminution des aides, la difficulté à trouver des bourses, l’âge avancé des sœurs expatriées qui apportaient une aide substantielle, une réflexion a été orientée sur la prise en charge et l’autonomie financière de la communauté. Ainsi a été mis en place un élevage de poissons et un jardin potager. En plus de la consommation et de la vente du poisson, l’eau fertile vidangée régulièrement sert à arroser le jardin et les arbres fruitiers. Et les étudiantes et les sœurs ont l’occasion d’exercer une activité manuelle ! Sœur Anne-Cécile est l’auteure de cette initiative avec l’aide d’amis et ce projet porte beaucoup de fruits. Quand Dieu appelle et qu’on l’entend, il donne tout ce qu’il faut ! (citation de sainte Jeanne-Antide).

Pour vous, qui suis-je?

Jésus pose cette question, abrupte et intime, à ses disciples (Cf Mc 8, 29). Dans ce texte, nous avons la réponse de Pierre : elle nous est familière, trop peut-être… Mais qu’en est-il des autres disciples ? De nous aujourd’hui ?

Par Françoise Besson | Photos : Marion Perraudin

Une question risquée – En lisant ce passage autrement qu’un texte d’évangile, c’est-à-dire en mettant un peu à l’arrière l’archi-connu, je me rends compte que cette question est tout à fait inhabituelle, plutôt intime, et rarement posée à un groupe. Qui parmi nous a déjà posé cette question à quelqu’un ? Et parmi ceux-là, qui l’a posée à un groupe ? Le risque est grand de s’entendre dire des mots qu’on n’attendait pas, des qualificatifs qu’on ne s’attribuerait pas, voire qu’on ne souhaiterait pas… Le risque est grand car cette question peut vraiment faire trembler sur ses bases une relation…

Une seule réponse dans les évangiles – Les évangiles de Marc, Luc et Matthieu, chez qui ce passage est commun, n’apportent à cette question que la réponse de Pierre, considérée peut-être comme « la bonne réponse » : « Tu es le Christ. » Mais les autres disciples, qu’ont-ils dit ? Comme j’aurais aimé entendre leur réponse, à eux qui avaient tout laissé pour le suivre, eux qui avançaient en pleine confiance sur ces chemins où tout était nouveau avec le Maître, eux qui devaient ressentir jusqu’au fond de leur cœur, combien ils étaient aimés… 

Des réponses autour de moi – Cette question, je l’ai posée autour de moi, à des personnes familières qui parlent volontiers de leur foi, à d’autres qui se considèrent comme « hors Eglise », et même à des inconnues visitant une église. Ces réponses, dans leur diversité, dessinent autour de Jésus un faisceau de relations possibles, de chemins de foi (voir ci-dessous à gauche). 

Et vous ? – Ce « Et vous ? », adressé aux proches de Jésus, je vous invite à l’entendre très tendrement à l’intérieur de vous, comme un « Et toi, que dis-tu ? Pour toi, qui suis-je ? » de cette réponse, silencieuse et intérieure, dépendent nombre de nos décisions, de nos choix de vie, de nos cheminements… 

Le prêtre célèbre l’Eucharistie au nom du « Christ-Tête », selon la théologie catholique. Ici, lors de la première communion à Charrat en 2023.

Pour moi, Jésus c’est :

• Le Fils de Dieu.
• Un homme proche de Dieu.
• Quelqu’un qui a fait du bien toute sa vie.
• Le leader de l’Evangile.
• Un pont aimant.
• Les malades que je vais rencontrer cet après-midi.
• Toi, toute personne, un clochard croisé à la gare.
• Le cœur de ma vie.
• Celui qui m’aide à vivre.
• Celui avec qui je parle au-dedans de moi.

(merci à ceux qui ont répondu à ma question)

Et pour Nadia ?

Jésus, c’est quelqu’un à qui je peux me confier, à qui je peux demander de l’aide, instamment. Quelqu’un qui sait ce qui m’arrive en toutes circonstances, qui m’aide dans les grandes et les petites difficultés, qui me pardonne quand j’ai blessé quelqu’un. 

Quelqu’un qui m’entend et me répond, c’est un ami qui m’accompagne à chaque minute. Jésus, c’est mon frère qui m’aime, mon seul amour, mon ami fidèle, mon sauveur miséricordieux.

Une permanence de Caritas à disposition à Estavayer

Désireuse d’élargir son champ d’activités en couvrant tout le canton, l’organisation Caritas a ouvert une permanence à Estavayer. Une extension qui va dans le sens du « mariage » de l’action diaconale avec le service « Solidarités » de l’Eglise fribourgeoise.

La permanence se tient pour l’instant à la rue du Musée 11.

Texte et photos par Claude Jenny

Depuis la fin du printemps, Caritas a ouvert une permanence à disposition de tout un chacun deux mercredis matin par mois, le premier et le troisième. Une assistante sociale, en l’occurrence Christel Musy, est à disposition durant toute la matinée, de 8h30 à 11h30, et sans rendez-vous, pour apporter un soutien à toutes les personnes qui traversent des difficultés afin de les aiguiller vers les divers organismes de soutien. Jusqu’à maintenant, les personnes de la région qui souhaitent recourir aux services de Caritas devaient se rendre à Fribourg. 

Une Broyarde vous reçoit

« Lorsqu’une personne se trouve en difficulté, ou qu’elle ne sait pas ce à quoi elle a droit dans le cadre des diverses aides sociales, il est important d’avoir un interlocuteur à qui causer. Elle peut donc venir me voir. Nous sommes là pour  apporter une aide administrative et conseiller » explique Christel Musy. Cette Broyarde œuvre dans diverses permanences de Caritas et notamment à Estavayer. « Pour l’instant, nous n’avons pas été beaucoup sollicités mais il faut déjà que la population sache que Caritas se montre désormais plus active via ses permanences régionales » ajoute-t-elle. 

Une ouverture qui réjouit Nicole Monnard, responsable du dicastère de la diaconie au sein de l’Equipe pastorale de la paroisse catholique. Des liens étroits existent d’ailleurs désormais entre Caritas – organisation catholique – et l’Eglise fribourgeoise, et plus particulièrement son service « Solidarités ». Les deux organismes sont dirigés par la même personne, Pascal Bregnard et sont appelés à se compléter dans l’accompagnement des personnes en situation de précarité. 

La permanence d’Estavayer – les premiers et troisièmes mercredis matin du mois – se situe pour l’instant au rez-de-chaussée de la rue du Musée 11 dans la maison qui abrite déjà de nombreux autres organismes. Les contacts qui existent tant avec l’Eglise catholique qu’avec sa sœur réformée permettront peut-être de trouver un lieu d’accueil mieux adapté.

La sélection multimédia de la rentrée de Simon Roduit

La Bibliothèque du Vicaire (devenu curé) est une grande ressource pour tous les âges et les différentes phases de la vie. Celle-ci est constamment actualisée et de nouveaux ouvrages font leur apparition régulièrement. 

Par Christelle Gaist
Photos : DR

La Bibliothèque du Vicaire est une vraie mine d’or. Notre curé Simon Roduit a choisi pour nous quelques œuvres pour cette rentrée 2024. Au programme : vies de saints, témoignage de pèlerinage, éclairage sur les Ecritures. Cette sélection est une invitation à nourrir nos esprits cet automne.

Pour les plus poétiques, la bande-dessinée « La Terre et tous ses habitants » par Gabrielle Blanc sera un vrai ravissement. La vie illustrée du Bienheureux Pier Giorgio Frassati sera quant à elle une inspiration pour la jeunesse. Décédé à 24 ans, il sera normalement canonisé en 2025. La jolie bande-dessinée « Saint Bernard des Alpes » d’Ariane Jaquet sera tout indiquée pour présenter ce saint incontournable aux petits enfants. Nous fêtons cette année le centenaire de sa proclamation en tant que patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Le récit d’aventure de Milos Cernak sur son périple à vélo aux JMJ de Lisbonne viendra enchanter les esprits voyageurs. De la même façon, il sera possible de découvrir la vie palpitante du Bienheureux Maurice Tornay dans l’ouvrage « Courir pour Dieu ». Les 75 ans de son martyre ont été célébrés dimanche 11 août dernier. Les âmes en quête de divertissement apprécieront le roman « Le Canard en Judée » d’Hugues Lefèvre. Enfin, le film « Je m’appelle Bernadette » fera peut-être tomber les appréhensions des esprits les plus cartésiens.

La sélection multimédia de la rentrée

La Terre et tous ses habitants, Gabrielle Blanc, 2015
Pier Giorgio Frassati, toujours plus haut, M.&O. Malcurat, Marco Greselin, 2024
Saint Bernard des Alpes, Ariane Jaquet, 2023
En mode Vamos ! Milos Cernak, 2024
Courir pour Dieu, Claire Marquis-Oggier, Jacques Darbellay, 1999
Le Canard en Judée, Hugues Lefèvre, 2019
Je m’appelle Bernadette, Jean Sagols, 2012

Où se trouve la bibliothèque ?

La Bibliothèque du Vicaire se situe dans la salle de droite à l’entrée du Prieuré (Rue de l’Hôtel de Ville 5, 1920 Martigny). 

Quand est-elle accessible ?

Elle est accessible pendant les heures d’ouverture du secrétariat (Lu-Ve, 9-11h, 14-16h). En dehors de celles-ci, il vous faudra sonner pour qu’une bonne âme vous ouvre. 

Attention ! Toute consultation de la Bibliothèque vous expose au très grand risque de ne pas repartir les mains vides. 

C’est la rentrée!

Par L’abbé Jean-Michel Moix
Photo : DR

Peut-être que durant cet été, certains parmi vous ont suivi avec attention différents événements sportifs, avec par exemple en football, l’Euro 2024, en cyclisme, le Tour de France ou encore  les JO de Paris. Sur le plan politique, la France a fait parler également d’elle avec une dissolution inattendue de l’Assemblée nationale, qui continue d’occasionner un « méli-mélo » institutionnel… quant aux Etats-Unis, on a frôlé la guerre civile si la tentative d’assassinat contre D. Trump avait réussi… ; pendant ce temps, dans le silence assourdissant de nos médias, les habitants de Gaza continuent de mourir sous les bombes… Au niveau plus local, le Valais a souffert des intempéries à la fin juin, avec le débordement notamment du Rhône à la hauteur de Sierre, l’arrêt forcé des usines d’Alcan et de Novelis et des dommages qu’on se refuse encore à chiffrer…

Quant à vous, chers paroissiens de nos paroisses du Haut-Lac, de Collombey-Muraz et de Monthey-Choëx, peut-être avez-vous eu l’occasion de participer à des messes dans les alpages ou des chapelles de montagne du côté de l’alpage de Recon, de Taney, de Miex, de Chalavornaire, ou encore de Chalet-Neuf, des Giettes, des messes qui vous ont « ressourcés », qui vous ont recentrés sur « l’Essentiel », sur notre Créateur, sur notre Père du Ciel, sur notre Sauveur, Jésus-Christ. 

A présent, les grandes vacances d’été se sont terminées. Les écoliers ont repris le chemin de l’école. Nos conseils de communauté se sont réunis pour planifier les différents rendez-vous de la nouvelle année pastorale. Tout est sur les « rails ». Tout ? Non, pas tout à fait. Car il reste encore à prier Dieu, qu’il vienne bénir nos projets pastoraux, qu’il vienne nous remplir de son Esprit-Saint, qu’il vienne tourner nos cœurs vers Lui, car sans Lui, sans le secours de sa grâce, nous ne pouvons rien faire, notre apostolat sera stérile. (Jn 15,5) 

Alors au travail ! Prions ! 

Intergénérationnel, vraiment ?

Par Thierry Schelling
Photo : FLICKR

« Vous comprenez, mon Père, mes enfants n’y voient que des vieux, à la messe. On préfère venir chez vous ! » Aveu assumé de parents lorsque je leur demande innocemment d’où ils viennent… 

Ça me donne à réfléchir. Et donne d’autant plus de sens à prendre soin des « célébrations pour familles » afin que les petits, moyens, jeunes ados, puissent communier… à leurs contemporains. Sans compter que bruits, tétées inopinées et balades intempestives à deux ou quatre pattes dérangent les aînés… qui se plaignent de ne plus en voir, des bambins, à la messe ! On nage en plein paradoxe.

Alors, nos paroisses, des « Eglises pour les vieux » ? C’est comme ça. Mais c’est aussi prendre soin des aînés que de maintenir des messes le dimanche matin, même si le regroupement de communautés les invite à se déplacer de quelques kilomètres… non sans maugréer. Esprit de communauté ou confort perso avant tout ?

Cependant, catéchumènes et jeunes avec ou sans parents fréquentent nos « messes en familles » même la semaine (eh oui, il fallait oser !) : un franc succès en pleine expansion… dans certaines régions. Y sont invités les aînés, pratiquants habitués qui – sans surprise – boudent l’affaire… « Trop brouhaha » (parole d’un octogénaire). L’intergénérationnel « sauvera le monde », vraiment ?

Fête paroissiale 2024 à Martigny-Ville

Photo : Marion Perraudin

Dès 8h30 : petit-déjeuner offert à la salle Notre-Dame des Champs

9h30 : témoignages à l’église avec animation du groupe Essen’ciel

10h : messe avec présentation du Conseil de communauté pour la nouvelle période de quatre ans

11h15 : bénédiction du carillon. Puis apéritif et services des repas : divers stands seront à votre disposition

Au cours de l’après-midi, différentes animations sont prévues : exposition « Trésor Saint-Bernard » (Notre-Dame des Champs), jeux et ping-pong, visite du clocher et du carillon (toutes les 20 minutes), librairie, visite des vestiges archéologiques sous l’église, animations musicales notamment avec Léon Sarrasin et groupe folklorique portugais.

Notez aussi que les responsables de la catéchèse tiendront un stand dès après la messe pour vous permettre d’obtenir des informations à ce sujet et d’inscrire vos enfants (6-12 ans).

L’abbé Etienne Raboud

Nous partons à la découverte d’un « homme de Dieu », l’abbé Etienne Raboud, originaire de Choëx. Petite rétrospective avec l’abbé Jérôme Hauswirth, originaire également de Choëx !

Portrait de l’abbé Etienne Raboud.

Par l’abbé Jérôme Hauswirth
Photos : DR

Le jour de ma première messe à Choëx, en 2006, Clotilde s’est approchée et m’a dit : « La dernière fois qu’il y a eu une première messe à Choëx, c’était en 1941. Le 6 juillet.  J’y étais. Et le nom du prêtre était Etienne. C’était mon oncle ! » Je réalisais alors que j’arrivais 65 ans après lui. L’occasion de faire mémoire de ce Choëland à nous 😊. 

Le chanoine du Grand-Saint-Bernard Etienne Raboud est né à Choëx, au Feuvet, le 18 septembre 1910. Il est le 7e enfant de Jules Raboud et de Cécile Berra. Son grand frère, Rémy, fut prêtre à la Valsainte puis devint chartreux en Italie. En 1934 il franchit les portes de la Maison du Grand- Saint-Bernard pour la première fois. Le 29 août 1935 il émit profession religieuse. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1941. Il assura plusieurs ministères dans la Communauté, comme économe à l’Hospice du Simplon, curé de Trient durant 12 ans (il dira que ce furent ses meilleurs souvenirs, parce que de nombreuses relations d’amitié furent durablement établies !), aumônier du collège Champittet durant 10 ans et recteur de Martigny-Combe et enfin aumônier de l’hôpital de Martigny jusqu’en 1986. Après un temps de retraite à la Maison du Saint-Bernard, il fut accueilli pour ses sept dernières années au Foyer Louise Bron où son visage, paraît-il, rayonnait de la joie et de la paix du Christ. Il est mort paisiblement le 8 avril 2002.

Sa famille qui l’a aimé garde le souvenir d’un homme généreux, profondément humain, avec de l’humour et un esprit ouvert et tolérant, avec au fond du cœur… un don très pur pour l’émerveillement !

Dans le même sens, l’ancien prévôt, Mgr Benoît Vouilloz – que j’ai rencontré pour l’occasion – soulignait qu’Etienne était un homme très sympathique, avec une piété très profonde et sincère… et pas du tout ostentatoire. Il avait beaucoup d’humour. Au risque parfois de chahuter un peu les confrères… Mais toujours en Dieu… bienveillant. Son visage était pétri de douceur et d’humilité, rayonnant d’une sérénité intérieure. Au village de Trient, on racontait que pour trouver Monsieur le curé, il ne fallait pas sonner à la cure, mais plus directement aller à l’église. C’est là qu’on le trouvait la plupart du temps. En prière. En Dieu.

Et un confrère d’ajouter : « Il avait du bon sens. Il était perspicace. Voyant l’intérieur des choses. L’essentiel. »

Et on peut encore ajouter que physiquement c’était un colosse ! Avec de puissantes mains, capables de manier la hache et de fendre le bois avec facilité comme de cimenter une croix plantée sur une haute montagne. 

Enfin, à l’occasion il savait se montrer critique. D’un Président de Commune beau parleur il disait : « C’est un opportuniste 100 % ! »

Je donne le mot de la fin au prédicateur de son homélie funèbre : « Chez notre frère Etienne, rien de contraint, de crispé ni de volontaire. Au contraire ; il avait la simplicité de celui qui, bien conscient de ses défauts et de ses fautes, demeure confiant dans la certitude d’être aimé du Père et appelé au bonheur sans fin. »

Merci Etienne pour ta vie de prêtre tout donné. Prie pour nous comme nous prions pour toi. Et au plaisir de mieux te connaître… de l’autre côté 😊.

Première messe en l’église de Choëx le 6 juillet 1941.

«Je me sens autant responsable de l’Eglise que le Pape»

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet
de son choix. Romuald Babey, représentant de l’évêque à Neuchâtel, est l’auteur de cette carte blanche. 

Par Romuald Babey, représentant de l’évêque à Neuchâtel | Photos: cath.ch, dr

Depuis la rentrée pastorale 2023-2024, les équipes pastorales du littoral neuchâtelois ont commencé à travailler ensemble en vue de la création d’un espace plus large. La première étape a été d’apprendre à se connaître. Des temps de prière, de réflexion et de partage ont rythmé les premières séances.

Pour nourrir notre réflexion, nous avons invité, en avril dernier, Laurent Grzybowski, chanteur et journaliste engagé en pastorale et dans la communauté mission de France, coauteur du livre Une autre Eglise est possible ! paru en 2019 aux éditions Temps Présent.

Nous avons travaillé autour de la thématique « Faire Eglise ensemble : pour l’Eglise de demain ».

Laurent Grzybowski commence par témoigner du feu de la mission pour l’Eglise qui l’anime : « L’Eglise est en moi, je ne peux pas la quitter, car je ne peux pas me quitter moi-même. Je me sens autant responsable de l’Eglise que le Pape. Seigneur, fais que je sois plein de Toi . »

A plusieurs reprises, il cite la phrase de Gandhi : « Soyons le changement que nous voulons pour le Monde. »

Il insiste aussi sur l’importance d’avoir « un témoignage rayonnant et attirant ».

Témoigner, ce n’est pas faire du prosélytisme. Il s’appuie, pour ce faire, sur la phrase de sainte Bernadette Soubirous : « Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire. »

Donner envie par l’amour que l’on dégage. Et faire surgir chez l’autre, la question : « Qu’est-ce que c’est leur petit truc en plus ? »

Nous avons évoqué aussi l’importance de belles célébrations. « Voyez comme ils s’aiment, voyez comme ils célèbrent ». La liturgie, c’est « l’action du peuple ». Elle rend l’invisible visible. Il est donc important qu’elle soit belle. Il est important qu’il y ait un équilibre dans la relation avec Dieu et la relation avec les autres.

Par la suite, un photolangage nous a permis de répondre à la question : « Notre rêve pour le futur de l’Eglise. »

Voici quelques rêves  des participants : 

– Faire connaissance avec l’autre en profondeur, connaître ses talents et la diversité des talents qui compose notre Eglise ;

– Une Eglise qui libère : « Apporter aux captifs la libération » : être le peuple qui va contribuer à la libération du monde ;

– L’Eglise de la rencontre, dans le monde, qui part des gens pour aller vers Dieu au moyen des Béatitudes.

En mode «organisation de la deuxième édition de la fête patronale»

Par Nathalie Martenet
Photos : Nathalie Martenet, Marisol Mariaux

Le 15 août 2023, après plus de 20 ans d’absence, les conseils de paroisse avaient relancé la fête patronale de Vionnaz, célébrée le jour de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. 

Grâce à l’engouement de tous, cet évènement a été une véritable réussite ! 

La messe chantée par le Chœur d’animation liturgique et honorée de la présence des nombreux servants de messe de la région avait donné le ton de cette journée radieuse. 

Autant du côté de l’organisation, des diverses animations musicales et ludiques que des stands de restauration, cette manifestation a su rassembler la communauté de Vionnaz dans un esprit de convivialité et de simplicité. 

Après ce beau succès, la motivation est au top pour la préparation de l’édition 2024 ! 

Le Chœur d’hommes Sainte Cécile ravira à nouveau les papilles aux grillades ; l’incontournable raclette aura également sa place, ainsi que bars, buffet de desserts, musique, jeux et, bien sûr, la tombola qui fera de multiples heureux gagnants tout au long de la fête. 

A cette occasion, l’ensemble des personnes si précieuses œuvrant bénévolement au sein de la paroisse sera mis à l’honneur et gratifié de remerciements accompagnés d’un petit présent. 

A vous qui avez envie d’apporter de l’aide, soyez les bienvenus soit pour la mise en place de la fête, soit pour le service ou encore pour garnir la table des douceurs. 

Si vous êtes doté d’un talent que vous aimeriez faire découvrir et partager avec la communauté : musique, chant, danse, humour… sentez-vous également accueilli et n’hésitez pas à vous annoncer auprès de l’équipe organisatrice. 

Contact pour les intéressés : Nathalie Martenet au 079 919 36 03.

Vous l’aurez compris, c’est par la présence et la participation joyeuse de chacune et chacun que cette journée célébrant l’église de Vionnaz pourra être un véritable moment de bonheur et de partage au cœur de l’été. 

Vue sur l’église paroissiale de Vionnaz.

Jeux, jeunes et humour – juillet 2024

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Que signifie l’offertoire ? *
La liturgie eucharistique commence par l’offertoire ou plus exactement par la présentation des dons. Le prêtre élève la patène contenant l’hostie et le calice avec le vin, en prononçant une formule de bénédiction. On reconnaît ainsi qu’on ne peut offrir à Dieu que ce que nous avons d’abord reçu de Lui au travers de la Création. Le prêtre ajoute au préalable une goutte d’eau dans le calice pour symboliser l’union de notre humanité au nectar de la divinité.

Par Pascal Ortelli

* Nous vous proposons cette année de décrypter la messe, en lien avec le livre de Pascal Desthieux : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration, illustrations Hélène VDB, Editions Saint-Augustin.

Humour

Du temps où on allait au culte avec le cheval et la charrette, au retour de l’office, après un apéro bien arrosé, un paroissien remarque que le pasteur rentre à pied à sa cure. Il invite le ministre du culte à monter sur le banc de sa charrette. 
Ce dernier l’en remercie chaudement. Mais le paroissien, qui n’avait pas trop goûté aux propos de l’officiant et peu supporté la longueur du prêche, lui déclara tout de go : 
– Voyez-vous, M. le Pasteur, la semaine, je transporte du bois. Le dimanche, je peux bien transporter la scie !

Par Calixte Dubosson

Elles ont choisi d’être baptisées

Deux adolescentes, Kloé et Tessa, nous avaient parlé de leur appel de Dieu, à travers l’amitié et de leur cheminement de catéchumènes. Aujourd’hui, elles témoignent de la joie de leur baptême. C’est toujours un bonheur pour les paroissiens d’accueillir des jeunes baptisés et de les soutenir afin qu’ils trouvent leur place au sein de la communauté.

Témoignages recueillis par Nicolette Micheli
Photos : Vanessa Gonzalez

Témoignage de Kloé

Baptême de Kloé.

Ce jour de baptême a été très significatif pour moi. Ce baptême a concrétisé ma croyance en Dieu et ce jour spécial a permis de rassembler toute ma famille. Les paroles de Père Patrice sur la vigne m’ont marquée. Ma meilleure amie, qui a été aussi ma marraine, m’a soutenue tout au long de mon cheminement dans l’Eglise. La plupart de ma famille n’est pas croyante mais tout le monde a accepté mon choix de devenir chrétienne et j’en suis reconnaissante. Depuis ce jour, je me sens plus en paix avec moi-même et avec les autres et je remercie toutes les personnes qui m’ont aidée et soutenue durant mon parcours.

Témoignage de Tessa

Baptême de Tessa.

Le dimanche 28 avril, j’ai vécu une belle cérémonie de baptême. La messe a été joyeuse, grâce aux belles chansons qui ont été choisies par Christophe et le Père Patrice.

J’étais très touchée que toute ma famille soit présente pour partager ce moment à mes côtés.

Mon parrain et ma marraine m’ont témoigné beaucoup d’amour à cette occasion. Mes amies m’ont également beaucoup soutenue et ont été très émues durant la cérémonie.

Le moment qui m’a le plus marquée durant la cérémonie est celui où j’ai reçu le baptême et que le Père Patrice m’a versé l’eau bénite sur le sommet de ma tête.

Le repas de fête qui a suivi a été très joyeux et me laisse de beaux souvenirs.

Depuis ce jour, je me sens bien acceptée dans la communauté et je ne me sens plus comme la « nouvelle ». J’ai trouvé ma place.

Aujourd’hui, je continue mon parcours en participant aux réunions mensuelles du groupe Alpha Jeunes. La prochaine étape sera celle de ma confirmation, en 2025.

Aiguilleur des cœurs

Les aéroports sont souvent le point de départ vers un « ailleurs ». Des anges gardiens du tarmac veillent à ce que ces voyages, tantôt terrestres, tantôt spirituels, se déroulent sans turbulences. Rencontre avec David Gonzalez, aumônier à l’aéroport de Paris-Orly.

Par Myriam Bettens | Photos: dr

L’envie de voyager est toujours là.

Comment avez-vous « atterri » à l’aéroport d’Orly ?
(Rires) On est venu me chercher, car le poste était à repourvoir. La commission chargée de discerner un candidat s’est adressée à moi au travers d’un ami qui était déjà en poste à l’aéroport. A son contact, j’avais déjà découvert la magie aéroportuaire ! Par ailleurs, ce mandat a ravivé en moi la vision missionnaire de ma vocation pastorale d’origine. Après vingt ans de pastorat en paroisse, on me proposait de reprendre le chemin de la mission auprès de l’industrie. Je m’apprête aujourd’hui à redécoller vers une autre destination professionnelle après cinq ans en poste à Orly.

Quel est le mandat d’un aumônier d’aéroport ?
Ce mandat à plusieurs axes. Il consiste en premier lieu à être présent auprès des passagers et à représenter le culte de chaque religion au sein de l’aéroport. Nous avons donc la tâche d’animer les espaces de prière des aéroports, par des temps de recueillement ou des célébrations. Nous accompagnons également les salariés du Groupe Aéroports de Paris (ADP). Du fait de notre présence quotidienne, cela facilite les sollicitations. En dernier lieu, nous avons une mission d’accompagnement et de conseil auprès de la direction. En ce moment, par exemple, nous sommes sollicités pour mettre la dernière touche aux nouveaux espaces de prière qui seront déployés à Charles de Gaulle et Orly durant les prochains Jeux olympiques.

Dans ce lieu de transit qu’est l’aéroport, les voyageurs sont-ils sensibles à la spiritualité ?
C’est vrai qu’il est peu connu que les aéroports les mieux classés du monde possèdent tous des espaces de prière. D’une part, parce c’est un critère d’hospitalité et d’excellence qui fait augmenter la note des aéroports dans le classement international. De plus, dans la plupart des lois internationales, l’accès au culte fait partie des libertés fondamentales, donc les aéroports doivent aussi le garantir. D’autre part, l’influence du monde arabe, pour lequel il est naturel de disposer d’un endroit où effectuer les prières quotidiennes, a un impact sur la possibilité de pratiquer sa foi aussi dans les aéroports. L’architecte de l’aéroport de Londres-Heathrow n’a-t-il pas dit que l’aéroport était une cathédrale pour le XXIe siècle ?

A quel type de situations particulièrement délicates êtes-vous confronté ?
Dans les aéroports, il y a beaucoup de situations de « crises ordinaires » ! Autrement dit, les occasions de stress sont légion. Les aumôniers sont des facilitateurs, à tous niveaux, avec une mission d’écoute et de disponibilité. Nous accompagnons aussi fréquemment les membres de gouvernements étrangers, des personnes en transit humanitaire ou encore des convois funéraires, lorsque des gens rapatrient les corps de leurs bien-aimés pour les enterrer à l’étranger. Les aumôniers sont réellement désirés et surtout envoyés en mission, mais dans un esprit de discrétion.

A passer votre « vie » à l’aéroport, avez-vous encore envie de prendre l’avion ?
Aujourd’hui, les gens voyagent en fonction de critères écologiques et économiques. Pourtant, il demeure encore pas mal de faux-semblants concernant l’aviation civile. Si je monte dans un des derniers avions de n’importe quelle compagnie européenne, l’avion consomme quatre litres de carburant au 100 km lorsque qu’il est rempli (ndlr 300 passagers). Autant dire qu’il faut faire du covoiturage pour concurrencer cette empreinte carbone ! Néanmoins, nous devrions redécouvrir la sobriété touristique en privilégiant ce qui donne du sens à nos voyages. Pour ma part, je garde l’envie de voyager, car le voyage est synonyme de lien et l’aviation civile sert encore et en priorité à relier les personnes, cela autant d’un point de vue familial qu’humanitaire. 

Bio express

David Gonzalez est pasteur de l’Eglise protestante unie de France et auteur de documentaires sur la Bible, la spiritualité et le protestantisme. Aumônier de l’Aviation Civile et des Aéroports de la Fédération Protestante de France au sein du Groupe Aéroports de Paris, il est membre de l’équipe pédagogique du Diplôme Universitaire d’aumôniers délivré par la Faculté de théologie catholique et la Faculté de théologie protestante de l’Université de Strasbourg.

Le mandat d’aumônier de l’aéroport consiste à être présent auprès des passagers et à représenter le culte de chaque religion.

Communiquer en Eglise, communiquer l’Eglise… Oui mais comment?

Extrait du fascicule « Dites-le avec des bulles », CNER, p. 101.

Par Vanessa Gonzalez
Dessin: Bernard Debelle

La nécessité pour la foi chrétienne de se rendre communicable aux autres se résume dans une phrase de la Première Lettre de Pierre : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous. » 

A chaque époque, l’Eglise a su utiliser les moyens disponibles pour répondre aux défis toujours nouveaux et communiquer l’Evangile. 

Et nous, aujourd’hui, comment mieux communiquer l’Evangile dans le secteur du Haut-Lac ?

Un groupe éphémère, le groupe « communication », constitué des dames du secrétariat, de paroissiennes et du curé Gasser a été mis sur pied pour donner la direction à prendre. 

Ce groupe est donc appelé à se demander comment rendre communicable l’espérance qui est en nous, au cœur d’un monde qui croit, du moins en partie, pouvoir se passer aisément de cette espérance.

Grâce à un brainstorming, le groupe a pu poser les objectifs suivants : 

• Annoncer l’Eglise, une Eglise qui sert, qui prie et qui crée la communauté ;

• Etre en chemin ensemble pour annoncer la bonne nouvelle ;

• Aller vers les autres, une Eglise missionnaire, porteuse d’espérance ;

• Construire le Royaume de Dieu en proposant des moyens dans ce but ; 

• Communiquer simplement ;

• Etre à l’écoute, rejoindre les besoins ;

• Nourrir les cœurs ;

• Guider nos paroissiens et les gens intéressés ;

• Garder les liens, reprendre contact ;

• Ne pas rester les bras croisés, travailler dur à planter des graines qui vont germer petit à petit.

Nous voulons absolument parler la langue de 2024, en utilisant les moyens modernes pour atteindre ces objectifs. 

Durant trois rencontres, le groupe a réfléchi à la refonte du site internet et des réseaux sociaux Facebook et Instagram de la paroisse au niveau du contenu et du graphisme. Il étudie aussi les moyens à utiliser pour toucher le plus de personnes possible (Essentiel, WhatsApp, les newsletters par email, les magazine paroissiaux, etc.) afin de leur transmettre la vie de la paroisse.

Rendez-vous pour la suite des aventures du groupe « communication » dans un prochain numéro !

Lou-Anne : une disciple-missionnaire

Propos recueillis par Nicolette Micheli

On peut évangéliser à tout âge. Lou-Anne, 15 ans, parle de sa foi comme de n’importe quel sujet à ses camarades. Une belle manière de planter de petites graines chez les autres, en attendant que Dieu les fasse germer.

Témoignage de Lou-Anne

Je n’ai aucun problème à dire que je crois en Dieu et que je suis chrétienne. J’en parle librement. Parfois mes copines, qui ne sont pas croyantes ou pas baptisées, me posent des questions parce que ça les intrigue. Quand elles ne vont pas bien, je leur dis que je vais prier pour elles. Et du coup, elles s’intéressent à ma foi.

Jeudi saint, je suis allée avec elles faire du shopping. Mais je leur ai dit que je devais être à l’église pour la messe du soir. Elles m’ont accompagnée et sont restées avec moi à la messe ! Pour certaines, c’était la première fois qu’elles mettaient les pieds dans une église.

Je suis ouverte aux autres et j’ai aussi des amies musulmanes. Souvent, elles prient pour moi quand j’ai des moments difficiles, comme je prie aussi pour elles.

Parler librement de ma foi, c’est ma façon de faire ce que Jésus demande : marcher à sa suite.

Fresque du couronnement de la Vierge, portail ouest, abbaye d’Hauterive

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

L’été venu, se rendre à Hauterive à pied est une bonne façon de profiter d’un peu de fraîcheur. Le chemin passe par la forêt et les bords de la Sarine et propose de jolis coins pour le pique-nique. Si les travaux de l’église ne sont pas entièrement terminés, il est toutefois possible d’admirer le tympan peint de la façade occidentale ainsi que le cloître.

En 1138, Guillaume de Glâne donne ses terres pour que soit érigée une abbaye cistercienne. Il va même jusqu’à démolir un ancien manoir et à en offrir les matériaux pour la construction des bâtiments. Il devient frère convers et décède à Hauterive.

L’abbaye connaît des périodes plus ou moins florissantes au cours de son histoire. L’église actuelle est de conception romane, avec une façade gothique. Au XIVe siècle, les tailleurs de pierre de la future cathédrale de Fribourg interviennent à Hauterive.

La guerre du Sonderbund a pour conséquence la suppression de la communauté par le gouvernement fribourgeois, en 1848. Les moines ne reviennent qu’en 1939.

Le tympan de la façade ouest date pourtant de 1877… Au moment où les moines quittent l’abbaye, les biens sont sécularisés. Ils servent notamment d’école normale. Parmi les professeurs se trouve l’artiste peintre fribourgeois Joseph Reicheln. C’est lui qui réalise ce couronnement de la Vierge.

La scène est totalement absente de la Bible, mais il s’agit d’une des grandes thématiques artistiques à partir de la période médiévale. L’Eglise célèbre cette fête le 22 août, quelques jours après l’Assomption. Dans une audience de 2012, le pape Benoît XVI rappelle que si Marie est reine du ciel et des anges (Regina Caeli, Regina Angelorum), il s’agit d’une « royauté d’amour et de service »1. C’est bien ce que nous indiquent les traits humbles et délicats que Reicheln a donné au visage de la Vierge.

Si d’aventure l’été devait être pluvieux, l’émission Passe-moi les jumelles a consacré un épisode à l’abbaye d’Hauterive. Il est toujours disponible sur le site de la RTS 2.

1 https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2012/documents/hf_ben-xvi_aud_20120822.html
2 https://www.rts.ch/emissions/passe-moi-les-jumelles/2021/video/abbaye-de-hauterive-26815572.html

Sorties de servants de messe du Secteur du Haut Lac

Photo de groupe sur le perron de l’évêché.

Par Vanessa Gonzalez | Photos : Vanessa Gonzalez, Stéphanie Reumont, Arnaud Mbadinga

Le 1er juin dernier, sous un temps providentiel, une petite équipe de servants de messe motivés est partie resserrer les liens à Sion. 

Au programme : un « escape game » grandeur nature dans les rues de la capitale, une pause glace après le pique-nique sorti du sac, une visite guidée de l’évêché avec Marianne, une visite de la cathédrale contée par le père Gasser et pour terminer en beauté, le service de la messe des jubilaires à Vouvry. 

Les jeunes servants de messe ont vécu cette journée en suivant l’exemple d’amour de Jésus, en se conduisant avec générosité, engagement et partage. 

Un grand moment d’amitié que nous nous réjouissons de revivre lors d’une prochaine aventure.

Saviez-vous que la cathédrale porte ce nom parce qu’elle abrite la cathèdre, siège de l’évêque ?

Visite de la crypte de la cathédrale.
Les servants de messe réunis lors de la messe.
Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial
LinkedIn
Share
WhatsApp