Décors peints, chœur de l’église Saint-Jean-Baptiste, Corsier (Genève)

Jean-Louis Gampert propose une interprétation contemporaine d’un thème traditionnel.

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

Quel est le point commun entre les églises Saint-Paul à Cologny, Saint-Charles-Borromée à Avusy et Saint-Jean-Baptiste à Corsier ?
Ces trois édifices du canton de Genève accueillent un monumental décor peint dans leur abside.

Si la Déesis (= intercession, en grec) est une thématique artistique répandue dans le monde byzantin, c’est moins le cas du côté de l’Occident catholique. Dans la composition traditionnelle, saint Jean-Baptiste et la Vierge Marie entourent le Christ ressuscité qui tient un livre entre ses mains. Avec les saints et les apôtres, ils intercèdent pour le salut de l’humanité. 

Jean-Louis Gampert est, avec Cingria, un des membres fondateurs du Groupe Saint-Luc. Il a notamment étudié auprès de Maurice Denis. Comme ses illustres compagnons, il propose une interprétation contemporaine d’un thème traditionnel. 

Dans la partie haute de l’abside, le Christ trône dans les nuées. A notre gauche, mains jointes, Marie intercède. Légèrement plus bas, probablement pour indiquer une différence de dignité par rapport à la Mère de Dieu, Jean-Baptiste, à genoux, regarde dans notre direction.

Dans la partie basse, à notre gauche, nous reconnaissons : saint André, avec la croix caractéristique de son martyre ; saint Pierre, avec les clefs et la tiare que lui tend un angelot. A leurs pieds, saint Jean, jeune et imberbe avec un aigle. La jeune et belle femme aux cheveux lâchés est Marie-Madeleine. Une femme tient un grand livre, c’est Anne qui instruit Marie. Joseph tient le rameau fleuri qui, selon le protoévangile de Jacques, a permis de l’identifier comme époux de Marie.

A notre droite, depuis le centre : saint François de Sales, évêque de Genève et saint Maurice, vêtu comme un soldat romain. Un ange lui apporte la palme des martyrs et la couronne de laurier, rappelant ce qui s’est passé lorsque le bourreau a levé son épée. Le curé d’Ars est reconnaissable avec sa coupe de cheveux si caractéristique. A l’extrême droite, on trouve saint François d’Assise en bure. Devant, sainte Thérèse d’Avila avec le crucifix, combattant le démon qui souhaite l’attirer en Enfer et sainte Thérèse de Lisieux tenant les images de la Sainte Face.

Catéchèse: jonglerie pour remplir toutes les cases !

Après une certaine stabilité au sein de l’équipe des catéchistes, la rentrée scolaire 2024-2025 s’annonce plus compliquée car 22 plages horaires n’ont plus de catéchistes. Que faire ? Pour moi, l’essentiel est de garder l’espérance.

Par Marianne Berset, responsable de la catéchèse 
Photo : LDD

Le 11 juin dernier, au cours d’un souper au centre de rencontre des Focolari, nous avons dû prendre congé de plusieurs catéchistes qui ont mis tout leur cœur à la transmission de la foi aux enfants de la paroisse durant de nombreuses années. 

Remerciements aux partantes…

Merci à Mmes Madeleine Fauth, Chantal Rosset et Martine Hayoz pour toutes ces années au service de l’annonce de la Parole de Dieu aux enfants ainsi qu’à Mariola Varé. Ensemble, elles représentent sûrement une centaine d’années de catéchèse… Merci aussi à Isabel et Nadié, du Centre de rencontre des Focolari, pour leur engagement qu’elles vont continuer dans le monde. Meilleurs vœux à chacune d’elles pour l’avenir. Nous avons aussi trois catéchistes qui prennent une pause pour des raisons privées ou professionnelles.

… et bienvenue aux nouvelles

Avec 22 plages horaires vides en ce début d’été, il fallait mettre sa confiance dans le Seigneur, se rappeler sans cesse que le Seigneur est à nos côtés et chercher des solutions. La première a été trouvée avec une augmentation du temps de travail de Laura Johner qui vient de terminer sa formation Emmaüs, puis avec l’arrivée de trois nouvelles catéchistes : Mmes Fatima Sulzmann, Laurence Pochon et Gloria Lambiel et enfin à la solidarité des catéchistes qui ont accepté plusieurs plages horaires. 

Grâce à cette magnifique équipe, les enfants de la paroisse auront la chance de découvrir Jésus, de cheminer avec Lui et de sentir sa Présence. De tout cœur merci à toute l’équipe des catéchistes pour leur engagement précieux.

Parfait, une année à Paris

Parfait en compagnie de ses confrères étudiants et formateurs.

Parfait a passé ses vacances au Bénin. Après quatre ans de stage en Europe, il a retrouvé avec joie sa famille, ses amis et sa paroisse. Aujourd’hui, il nous partage son vécu sur sa première année de formation à Paris.

Propos recueillis par Nicolette Micheli | Photos : DR

Je suis arrivé à Paris en août 2023. J’habite à la Maison Mère des Spiritains, dans le cinquième arrondissement. C’est un beau quartier, proche du Panthéon, et des grandes Ecoles de Paris. On peut y visiter des églises, des bibliothèques et des parcs mythiques comme le Jardin du Luxembourg. J’ai aussi découvert la célèbre rue Mouffetard avec ses cafés, ses restaurants, ses magasins où règne une joyeuse ambiance qui attire de nombreux touristes. 

Mes études

Dans notre communauté de formation, nous étions sept étudiants spiritains d’Afrique et d’Asie encadrés par trois formateurs. Nous nous déplacions à bicyclette pour suivre les cours donnés par les jésuites à la Faculté Loyola. J’avais déjà fait une année de théologie à l’Université de Fribourg. Mais ici, les méthodes d’enseignement m’ont surpris, puis j’ai apprécié leur efficacité. D’ailleurs les résultats ont été concluants puisque mon bilan de fin d’année a été très positif. Une année d’études qui donne envie de poursuivre et d’approfondir la réflexion théologique et la connaissance de la Bible.

Activités pastorales

Temps d’études, temps de prières, temps de célébrations en communauté et aussi, temps d’activités pastorales tous les week-ends avec les jeunes de l’aumônerie de la Paroisse Saint-Médard. J’ai eu du plaisir à enseigner la catéchèse aux ados et aux enfants ainsi qu’à accompagner les servants de messe, comme je le faisais dans les paroisses du Haut-Lac. On m’a aussi confié des responsabilités dans le mouvement « Amos – Volontariat International catholique » qui prépare des jeunes à partir quelques temps en Afrique ou en Asie pour découvrir la vie de l’Eglise dans d’autres régions du monde.

Loisirs et découvertes

Quelques sorties communautaires nous ont permis de prendre des pauses bienvenues et de découvrir de nouvelles régions. A Amiens nous avons visité le premier noviciat de la Congrégation ainsi que la célèbre Cathédrale Notre-Dame, la plus vaste de style gothique du monde, où nous avons vénéré les reliques de saint Jean- Baptiste. A Saverne, en Alsace, nous nous sommes recueillis sur la tombe des parents du second fondateur de notre Congrégation : le Père Libermann, un juif converti. Nous avons aussi visité la synagogue où il a prié durant son enfance. La sortie avec les paroissiens de Saint Médard nous a d’abord conduits à Pontmain, lieu d’apparition de la Vierge, puis, à Saint-Malo, cité corsaire, où se trouve, sur un îlot, la tombe de l’écrivain Chateaubriand. La découverte d’un des joyaux de la France, le Mont-Saint-Michel, m’a fortement impressionné ! Ce fut l’un des moments les plus heureux de cette année, car je rêvais depuis longtemps de visiter cette région !

Un grand merci à Dieu et à tous ceux qui m’ont permis de vivre cette année d’études et de vie spiritaine et paroissiale. Ainsi j’ai grandi pour mieux servir l’Eglise de demain.

Parfait et deux ados de sa paroisse au Bénin.

Un ADN d’art et de foi

Texte et photo par Nicolas Maury

« Ma foi n’est pas extérieure à qui je suis. Elle implique toute ma vie et fait partie de mon ADN », affirme Roger Gaspoz. Un ADN dont la seconde moitié est l’art. « J’ai dessiné et sculpté depuis ma plus tendre enfance : des animaux dans des écorces de mélèze tout d’abord, puis des personnages dans la pierre et le bronze », raconte le Valaisan qui en tire un bel enseignement : « Quand je peux travailler pour l’Eglise, je rends à Dieu les talents qu’Il me donne, je bosse pour Lui. » 

Ses créations se retrouvent partout en Romandie et au-delà : la statue de saint Amé à Notre-Dame du Scex (Saint-Maurice) la crypte de Muraz, les quatre évangélistes de Venthône, un reliquaire au Carmel à Develier, un portrait de Marguerite Bays à Siviriez, un autre peint pour le pape François, etc. « Un jour un peintre a dit : on entre en peinture comme on entre en religion. Dans mon travail j’allie les deux. »

Roger Gaspoz dévoile un de ses projets en cours : une statue de Mgr Schwery qui prendra place dans l’église de Saint-Léonard. « Je privilégie un format grandeur nature pour que chacun puisse s’identifier à quelqu’un de vrai. » Désignant la maquette, le sculpteur détaille : « La main tendue et ouverte accueille celui qui se présente à l’entrée de l’église et l’invite à lire la Bible sur laquelle est posée l’autre main. L’homme d’Eglise veut en partager le message. Tout est dans la symbolique. »

L’artiste s’intéresse à la personnalité de son modèle. « Dans le cas présent, j’ai eu la chance de connaître Mgr Schwery. Cela facilite les choses. Pour saint Amé, les images que j’avais prises d’un capucin en oraison m’ont inspiré sa posture méditative. J’ai travaillé le visage du saint à partir de celui d’un éducateur des Rives du Rhône dont les traits me parlaient. »

Peintre, sculpteur, verrier, psychopédagogue… les cordes de l’arc de Roger Gaspoz sont multiples. Toutes lui permettent de viser le même but : « Refléter les mouvements d’une âme sur une toile ou dans l’inertie de la pierre m’a toujours fasciné. J’ai un grand désir de le partager. Chaque œuvre doit donner l’impression qu’une force venue du dedans pousse les lignes vers l’extérieur. Ça lui donne toute sa plénitude et sa force. »

Roger Gaspoz
• Né en 1968, il vit à La Luette (VS).
• Maturité à Sion, Beaux-Arts à Lausanne et à Sion, brevet d’enseignement secondaire à l’Université de Berne.
• Ancien enseignant au CO d’Euseigne et à l’Ecole Normale de Sion.
• Artiste à temps plein depuis 2000.

Retrouvez l’ensemble des textes et des vidéos de la rubrique sur le site : https://presse.saint-augustin.ch/ecclesioscope/

Saint Léger, patron de l’église de Lully

La communauté de Lully fête son saint patron, Léger, le 2 octobre.

Par Gérard Dévaud | Photo : LDD

Issu d’une vieille famille franque de la région de Poitiers, apparentée aux nobles burgondes, bon évêque d’Autun à partir de 663, il est mêlé de très près aux luttes entre la Burgondie (Centre et Est de la France) et la Neustrie (Nord de la France). Contre la tendance centralisatrice de la Neustrie, il défend les usages et l’autonomie de la Bourgogne. Mais Ebroïn, le maître du palais de Neustrie assiégera Autun. Pour épargner la famine à sa ville, saint Léger se livre. Il a les yeux brûlés et la langue coupée. Un synode convoqué par Ebroïn le déclare « prêtre indigne » et il est interné chez des religieuses. Deux ans après, en 679, il sera assassiné dans une forêt non loin de Fécamp. 

Un autre synode le réhabilitera et lui donnera le titre de martyr. Bien que sa mise à mort fut politique et non religieuse, son refus de la violence en fait un exemple pour la chrétienté et sa défense des droits de l’Eglise comptait dans les luttes de pouvoir en cette époque aux pouvoirs instables. Il est ainsi béatifié en 681 et devint le saint patron de nombreuses églises et paroisses, particulièrement en France et en Belgique, mais aussi à Lucerne, Grimentz et Lully.

Les messes de plein air

A la chapelle de Taney, le 14 juillet

Par le Père Patrice Gasser | Photos : DR

En été, les prêtres ont la joie de travailler davantage que durant l’année, avec d’autres agents pastoraux, ils ont la joie de descendre près du lac ou monter sur les hauteurs pour célébrer dans les plus belles des cathédrales : les jumelles, le col du vent (1850 m.), Recon, Miex, Taney, avec ou sans baptême, Chalavornaire, la Jorette, ou la Barge près du canal. 

C’est une belle occasion de célébrer dans les beautés naturelles de nos lacs et de nos montagnes ; et nos assemblées y sont très diversifiées. Certains aiment grimper là-haut pour avoir des eucharisties un peu différentes ; d’autres préfèrent la tranquillité de nos églises ; mais c’est vrai que le vert de nos prairies, une guitare, une musique norvégienne, une brise légère dans la chaleur, un rayon de soleil après la brume, ça change tout et ça nous rappelle ce Dieu qui continue à nous aimer et à se donner à nous tels que nous sommes. 

Où que ce soit, c’est toujours une grâce de rencontrer le créateur de nos vies et de lui rendre grâce pour ses dons qui ont traversé nos vies ; et souvent, un petit verre en conclusion, avec un gâteau salé, redonne de l’énergie pour s’en retourner chez soi. Merci Seigneur pour les messes d’été ! Ton peuple y grandit dans la foi…

Voici en images le reflet de quelques messes célébrées cet été dans les hauteurs ou en plein air.

Etienne Klein

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

Dans son émission radiophonique sur France Culture intitulée « La Conversation scientifique » (précédemment « Sciences en question »), Etienne Klein, ingénieur, physicien, docteur en philosophie des sciences, directeur du laboratoire de recherche sur les sciences de la matière du Commissariat à l’Energie Atomique, nous fait part de ses questions sur la physique et de ses relations avec nos vies matérielles et spirituelles. Ses chroniques radiophoniques récentes : « L’autre temps des femmes », « Ne pensons-nous qu’avec nos têtes ? », « Naissance, vie et mort des glaciers », « Quels sont les ressorts de nos croyances ? » sont très révélatrices de sa pensée et de ses questionnements.

Interrogé à propos du célèbre livre « Dieu, la science, les preuves » de M.-Y. Bolloré et O. Bannassies publié en 2021, il répond : « Prétendre prouver scientifiquement l’existence de Dieu, c’est faire preuve d’une certaine naïveté. D’abord à l’égard de l’idée de Dieu, car si celui-ci devenait l’aboutissement d’une démarche scientifique, c’est-à-dire s’il était le résultat positif d’une enquête rationnelle menée par la communauté des chercheurs, son prestige se verrait sérieusement rabougri : il n’aurait plus que le statut d’une connaissance. »

Ne pas confondre les registres

Ces propos sont éclairés par Alain Viret (théologien formateur du Centre Catholique Romand de Formation en Eglise, aujourd’hui à la retraite) qui nous rappelle : « Les découvertes de l’existence du Big Bang initial restent des modèles se heurtant de toute façon à une limite qui est actuellement celle du mur de Planck (nous en parlerons dans une prochaine chronique) empêchant de remonter jusqu’à l’instant initial. Confondre les deux registres de pensée de la science et de la foi est aussi absurde que de les opposer. Dieu ne peut se réduire à une équation ou à une cause première. Le respecter est un premier pas vers une connaissance juste et vraie de l’Etre. »

Rappelons-nous de ce qu’écrivait Galilée : « L’intention du Saint-Esprit est de nous enseigner comment on va au ciel et non comment va le ciel. »

La Bible au quotidien: changeons nos pensées!

Par Nathalie Angellini-Traeger
Photo : LDD

En cette saison de rentrée scolaire, période souvent associée au renouveau, à l’espoir, mais aussi au stress et à la culpabilité de ne jamais faire ou n’être pas assez bien, j’ai à coeur de partager avec vous quelques versets de Philippiens 4 :

4 « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. 

5 Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. 

6 Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. 

7 Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ. 

8 Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. 

9 Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. »

12 « Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. 

13 Je puis tout par celui qui me fortifie. » 

Vivre dans le mécontentement, en pensant à tout ce qui ne va pas, ne va pas changer notre vie pour le meilleur. Pour vivre une vie épanouie, nous devons changer nos pensées. Une manière de penser renouvelée est essentielle pour changer et la Bible nous donne de nombreux passages avec ce qui devrait occuper nos pensées.

Nous le savons tous, le combat se passe dans les pires moments, alors, lorsque vous vous levez chaque matin, saisissez une vérité positive des Ecritures et concentrez-vous dessus. Laissez la Parole de Dieu grandir en vous et transformer votre esprit. Fixez vos pensées sur des choses positives et jouissez des changements divins que cela va produire en vous.

Alors en cette rentrée, demandons au Christ de nous aider à penser qu’à ce qui est vrai, honorable, rempli d’amour, pur, bon, plein de grâce et vertueux, à toutes choses qui viennent de lui. Soyons pleinement comblés par le Saint-Esprit qui nous aide à vivre selon les pensées du Christ.

C’est quoi, mon Eglise?

Faire Eglise hors église. Confirmands dans la cathédrale de Mère Nature.

Par Laurent Ciesielski 
Photo : Astrid Belperroud

Le dernier week-end de juin : deux messes, la première, célébrée pour notre unité pastorale, où sur la photo dominent les têtes blanches. La deuxième, à Saint-Paul, au cours de laquelle l’évêque administre le sacrement de confirmation, sur la photo une église bondée et de nombreux visages jeunes, de jeunes gens qui déclarent leur : me voici.

Deux situations différentes, la même Eglise, la même Cène du Seigneur. Le même moment où se réalise notre salut. Au cours du repas, Jésus prit le pain et le donna à ses disciples. N’oublions pas que le moment le plus important pour un chrétien se passe lors d’un repas, dans un acte ordinaire comme manger. Nous rajeunirons l’Eglise si nous écoutons Jésus et à sa demande nous passons sur l’autre rive, si nous sommes prêts aux changements, à la nouveauté, à l’inconnu, avec une pleine confiance en Jésus, qui nous demande de changer d’orientation, de direction. Plus de paroisse, ma préférée, petite, avec mon curé, mais une unité pastorale plus grande, ouverte. Il faut monter dans le bateau et partir, découvrir du nouveau, en ayant confiance, à la demande de Jésus.

Parfois, à la messe, nous sommes une petite poignée de fidèles. Mais juste à côté, près de la grotte de Notre-Dame, quelqu’un veille en permanence, quelqu’un passe et s’arrête pour prier. Et ils sont de tout âge, vieux et jeunes, enfants avec leurs parents. Peut-être que l’Eglise n’est pas uniquement présente dans la sacristie mais aussi dans d’autres endroits, qu’il faudrait reconnaître comme de nouveaux lieux de rencontre : sur un bateau amarré aux Eaux-Vives, lors d’une expédition en montagne, en jouant à des jeux lors des soirées d’automne, en écoutant vraiment les jeunes qui posent des questions, même si je n’ai pas toutes les réponses.

Il ne faut pas s’inquiéter à l’avance, Jésus est avec nous sur le bateau, qui semble couler à cause de la tempête, mais c’est Lui qui peut ordonner au vent et à la mer : « Silence, tais-toi ! Pourquoi avez-vous peur, n’avez-vous pas de foi ? » Il est difficile de rajeunir l’Eglise sans foi.

Et encore une chose : nous sommes tous baptisés, donc chacune et chacun de nous est appelé à la mission sacerdotale, prophétique et royale. Peut-être vaut-il la peine de se demander si je réalise bien cette mission, en m’engageant dans la vie sociale, sans attendre et se plaindre qu’il n’y a pas de prêtre, et que dans l’église il n’y a que des têtes blanches…

La médaille de saint Christophe

L’Essentiel décrypte ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Cap ce mois-ci sur la médaille de saint Christophe. Patron des voyageurs, son nom signifie le « porte Christ ». Sa médaille nous invite à porter notre croix avec humilité et courage.

Par Pascal Ortelli | Photos: DR, Musée byzantin et chrétien d’Athènes

Semi-retraite pour la doyenne de l’équipe pastorale

L’animation de célébrations : une tâche qu’elle affectionne.

C’est ce que l’on peut appeler fort justement un événement dans la vie d’une paroisse : Mireille Duc dit « au revoir » à l’équipe pastorale après… quasiment un demi-siècle d’un engagement ininterrompu. Une page se tourne pour le secteur Est, tant elle était un pilier de la vie pastorale pour toute cette partie de la paroisse.

Mireille Duc : un regard toujours porté vers l’action.

Par Claude Jenny
Photos : Francis Roulin, Georges Losey, Anne-Lise Brügger, Claude Jenny

Mais que l’on rassure ! Mireille est en pleine forme. Toujours aussi pimpante. Toujours aussi énergique. Et toujours cette envie d’être active. Mais, l’âge avançant, « il faut laisser la place » dit-elle avec philosophie, non sans une pointe de nostalgie dans la voix.  Il faut dire que la jeune septuagénaire peut afficher un parcours pastoral plutôt rarissime, puisque ses premiers engagements en Eglise remontent… à son enfance… 

Le chapelet à 8 ans

Elle raconte : « Je suis née à Autavaux, village qui faisait partie de la paroisse de Forel-Les Planches. C’est dans cette bourgade que j’ai vécu mon premier engagement d’Eglise. Comme il n’y avait pas de lieu de culte à Autavaux, mon papa, instituteur, en accord avec le prêtre, organisait la récitation du chapelet et avait confié à ma sœur et moi la conduite de la prière. » Elle se souvient ; elle avait 8 ans…

« Les enfants me portent »

Et la suite ne fut qu’enchaînement de services tous azimuts ! Arrivée par mariage à Estavayer, elle fut sollicitée pour donner « le caté ». Suite à son déménagement à Forel, elle voulut continuer, mais le curé du coin à l’époque refusa… dans un premier temps. Avant de se raviser et de s’excuser… Et depuis, elle n’a pas arrêté ! Et continuera à le faire quelques heures par semaine « car les enfants me portent. Il faut juste savoir les écouter ». Elle a sa technique pour enseigner le caté et il semble bien que ça marche !

Mais Mireille Duc, c’est aussi un engagement qui a revêtu moult formes. Et notamment l’accompagnement du prêtre lors de centaines de cérémonies. Les paroissiens et paroissiennes de Notre-Dame des Flots devront s’y faire : elle ne sera plus toujours présente pour assurer les lectures, la prière universelle, etc. Et combien de cérémonies a-t-elle préparé et conduites en l’absence de prêtre : des liturgies de la Parole et des célébrations de funérailles ? Elle est dans l’impossibilité d’articuler un chiffre ! « Je suis souvent sollicitée par des familles lors d’un décès et je continuerai à dire oui ponctuellement » dit-elle.

Avec de nombreux curés

Si elle répond toujours présent pour accompagner des familles dans le deuil, elle a aussi affectionné préparer les enfants en vue de la première communion. Un rôle qu’elle a longtemps assumé avec sa complice de toujours, Anne-Lise Brügger. C’est ensemble qu’elles ont effectué le parcours Galilée, il y a un quart de siècle.

Mireille Duc a connu et œuvré avec de nombreux curés, avant et après la fusion des paroisses ! Elle garde de bons souvenirs de chacun et a su chaque fois s’adapter à leurs habitudes. Elle en parle avec affection. Avec ceux qui sont encore en vie, elle a d’ailleurs gardé de nombreux contacts. Si la désaffection des églises l’affecte évidemment – « nombre de parents ne vont plus à la messe, donc les enfants non plus » – elle fait un constat qui n’entame pas son besoin de servir une Eglise qui n’est plus celle de hier. Il n’y a aucune aigreur dans son propos. Juste l’envie de continuer à transmettre ! Avec toujours le même enthousiasme !

Toujours au Conseil de paroisse

Si Mireille Duc quitte l’équipe pastorale, elle conserve par contre son mandat de membre du Conseil de paroisse. Elle continuera donc à représenter son secteur dans l’organe exécutif de la paroisse. Tout comme elle restera catéchiste. Tout comme…

Avec sa complice de toujours, Anne-Lise Brügger.
Un voyage qui l’a marquée au Rwanda. Peut-être y retournera-t-elle.

Notre jeunesse au service!

Par Thierry Schelling
Photos : Astrid Belperroud

Nos jeunes qui cheminent vers la confirmation sont au service de nos communautés paroissiales, des EMS, de leurs contemporains, de leur âme et corps (retraite au Simplon pour nos confirmands prévue les 5-7 septembre sous la houlette d’Astrid, de Laurent et du Père Karol). La diaconie est LA forme de catéchèse qui leur correspond bien, tout en ayant un apport sur le Credo et sur saint Paul. Et l’Evangile dans la poche à tout bout d’échanges !

Leur confirmation est prévue en deux temps, le samedi 9 no-vembre (18h) et le dimanche 10 novembre (10h30) avec les abbés Pascal Desthieux et… moi-même, comme délégués par notre évêque.

En librairie – septembre 2024

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

La grâce de la vieillesse
Pape François

Dans ce livre, qui rassemble l’intégrale de ses catéchèses sur la vieillesse, le pape François propose à tous, et particulièrement aux « anciens », une méditation originale et remplie d’espérance sur le grand âge de la vie, la grâce du temps qui passe, l’importance de la transmission et du lien entre les générations. Un magnifique enseignement sur le sens et la valeur de la vieillesse, qui montre combien nos aînés comptent aux yeux de Dieu et jouent un rôle irremplaçable dans notre société, particulièrement auprès des plus jeunes.

Editions Mame

Acheter pour 24.00 CHF

Les grands-parents, trésors irremplaçables
Guy Gilbert

Prêtre-éducateur depuis plus de cinquante ans, celui qui proclame que « la rue est son Eglise » aide des jeunes en perdition. Dans ce livre, il met en lumière la joie et l’utilité qu’il y a à être grands-parents dans la société actuelle. Il explique que ces personnes sont en pleine forme, pouvant ainsi mettre leur énergie au service de leurs petits-enfants et qu’elles ont tout le loisir de raconter l’histoire des familles ou des villages tout en prêtant une oreille attentive à leurs petits-enfants.

Editions Philippe Rey

Acheter pour 12.10 CHF

Dietrich Bonhœffer
Molly Frye Wilmington – Marcin Piwowarski

L’histoire d’un héros ne comprend pas toujours une guerre mondiale, un ennemi cruel, des missions secrètes audacieuses et un code caché que vous devez découvrir. C’est pourtant le cas de l’histoire de Dietrich Bonhœffer. Dans ce livre unique, Bobby le petit chien de berger raconte l’histoire puissante d’un homme qui a courageusement suivi Jésus pendant une période sombre de l’histoire du monde. L’histoire de Dietrich Bonhœffer aide les enfants à comprendre la foi, la persévérance et la souffrance. Les lecteurs seront encouragés, comme lui, à profiter de la vie dans les bons moments et « tenir ferme » dans les moments les plus difficiles.

Editions Bibli’o

Acheter pour 13.80 CHF

La retraite, un temps à savourer
Mouvement chrétien des retraités

Un guide pratique avec des réflexions de fond pour donner du sens à sa retraite et en déployer les richesses. Un livre écrit par le Mouvement chrétien des retraités, à lire juste avant ou après le départ à la retraite pour réfléchir aux enjeux humains, relationnels et spirituels de cette étape de vie, y trouver de nouvelles formes de fécondité. Anticiper sa retraite, réfléchir à son projet. Savoir faire le deuil d’une période professionnelle qui se termine. Apprécier d’une nouvelle manière ce qui continue (vie conjugale, familiale, amicale, sociale).

Editions Mame

Acheter pour 27.60 CHF

Pour commander

Bonne retraite Jean-Pierre!

Venu prêter main-forte à notre équipe pastorale ces deux dernières années, le diacre Jean-Pierre Cantin s’en va à la retraite !

Par Claude Jenny | Photo : André Bise

Celui qui a très longtemps œuvré comme diacre au sein de l’UP Notre-Dame de Tours est arrivé dans notre paroisse à temps partiel à l’automne 2022. Il a assuré le bon déroulement du parcours de confirmation durant l’année pastorale 2022-2023, après quoi il a passé le flambeau à une équipe de jeunes autour de Cédric Chanez. 

Catéchiste durant 35 ans !

Durant sa deuxième année d’activité dans notre paroisse, outre diverses célébrations, il a aussi assuré le caté dans deux classes de l’école de Châbles. Un enseignement dont il est devenu expert puisqu’il aura été catéchiste durant 35 ans !

« C’est le bon moment pour me retirer, tout en restant à disposition si besoin » nous dit Jean-Pierre Cantin, un diacre qui a longtemps concilié son engagement pastoral avec sa profession d’enseignant et de doyen de l’Ecole professionnelle de Bulle.  « J’ai beaucoup apprécié d’œuvrer ces deux dernières années au service de la paroisse Saint-Laurent Estavayer. J’en garderai un souvenir très positif » confie-t-il. Aujourd’hui, à 68 ans, l’habitant de Domdidier aspire à davantage de temps libre pour sa famille et ses loisirs. Il continuera à s’impliquer dans le comité de la Fondation de Notre-Dame de Tours et dans le comité des Amis du monastère des dominicaines. Féru de marche, il repartira peut-être sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur lequel il a cheminé à plusieurs reprises.

Merci et bonne retraite Jean-Pierre ! La paroisse prendra congé de lui lors de la messe de lancement de l’année pastorale le 22 septembre à Bussy.

Une proposition…

… pour prendre soin de la création et de sa spiritualité

Journée éco-spiritualité 2024

Avec William Clapier, auteur, conférencier et théologien. 

Né à la foi chrétienne au contact des spiritualités orientales, notamment de la pratique de la méditation zen, il a approfondi dans une vie religieuse l’oraison carmélitaine ou prière silencieuse. Suite à un accident et à un long séjour en milieu médical (2016-2019), il communique le fruit de son expérience spirituelle dans « Quelle spiritualité pour le XXIe siècle ? Au fil d’une vie » (2018).

Son essai « Effondrements ou révolution ? Un appel au sursaut spirituel » (2020), aborde la crise écologique planétaire à partir de ses racines éthiques et spirituelles. A l’écoute de notre monde en mutation (voir son dernier essai « L’Esprit, ce grand oublié » (2021)), son engagement est à la croisée de la foi chrétienne, de la quête de sens et des défis sociétaux actuels.

Le samedi 14 septembre de 10h à 12h, conférence de William Clapier, suivie d’un repas pris en commun (Fr. 10.– / personne. Chacun apporte assiette, couverts et verre). Dès 13h15, des temps d’ateliers seront proposés (s’engager à partir de son bilan carbone ; le soin pour la Création en paroisse ; fabrication de savons ; et encore d’autres en préparation). La journée se clôturera vers 16h.

Informations et inscriptions sur https://epg.ch/pages/journee-eco-spiritualite-2024/

… pour des communautés chrétiennes qui s’engagent en faveur de la création

Votre communauté désire-t-elle prendre soin de la création ? Ou changer ses pratiques pour être plus respectueuse de l’environnement ? Ou réduire son empreinte carbone ? Ou encore s’inquiète-t-elle de la solidarité internationale et de la justice environnementale ? Mais… vous ne savez pas par quoi commencer et comment répondre à ces problématiques ?

EcoEglise vous propose de nombreuses idées et vous aide à cheminer dans votre désir de prendre soin de la création dans les divers domaines autour de la vie d’église. En remplissant un éco-diagnostic en ligne, vous allez choisir parmi une grande diversité de mesures, celles que votre communauté a envie de mettre en place. Toutes les actions que vous allez entreprendre vous permettront d’avancer et d’évoluer dans les niveaux de progression.

Démarche du Réseau œcuménique suisse romand pour le soin de la création sur ecoeglise.ch

Reportage sur la journée des servants de messe

La file des servants avant la messe.

Une grande journée diocésaine a été organisée le lundi de Pentecôte (20 mai) pour tous les servants francophones de messe de notre diocèse. Elle a rassemblé une centaine de servants à Martigny. Rodéric Pungier, servant de messe à Choëx, nous partage ses impressions.

Par Rodéric Pungier, 12 ans
Photos : DR

Nous commençons cette journée avec les servants de messe de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz en prenant le train à la gare CFF de Monthey. Arrivés à la gare de Martigny, nous avons marché jusqu’à l’église de Martigny Bourg. 

Les organisateurs nous ont expliqué le déroulement de la journée. Répartis en sept groupes pour 150 servants de messe, nous avons « customisé » nos t-shirts blancs en les bombant. C’était la première étape du grand jeu. Ce dernier était une course d’orientation religieuse, qui était vraiment bien encadrée, intéressante et amusante. 

Nous avons pique-niqué dehors, puis des ateliers étaient organisés : 

– visite du clocher de l’église ; 

– recherche/découverte des chapelets dans un parc ;

– saut à la corde…

Nous avons bien rigolé, c’était très sympa. 

Enfin, nous nous sommes préparés pour servir la messe et avons fait une procession incroyable de 150 servants de messe ! Une dinguerie ! Nous avons dû quitter la messe un peu avant la fin pour vite prendre notre train en direction de Monthey et clore cette joyeuse journée ! 

J’ai beaucoup aimé l’ambiance et cette belle organisation. Merci à tous les accompagnants et à tous les bénévoles qui ont donné du temps pour cette journée merveilleuse ! 

Les servants de messe se retrouvent au Théocamp ! (du 12 au 15 août, au monastère de Collombey, cette année. Voir encart ci-dessous). 

Voyage des jeunes en Normandie: un rêve concrétisé

Tous les 3 ans, notre paroisse remercie les nombreux grands servants de messe et jeunes sacristains en leur permettant de vivre un pèlerinage particulier. Cette année, ce pèlerinage a conduit nos jeunes voyageurs durant le week-end de la Pentecôte au Mont-Saint-Michel et à Notre-Dame de Lisieux.Nous avons la joie de partager avec vous quelques témoignages de ces jeunes. 

Propos recueillis par les accompagnants : Nathalie Angelini, Matthieu Angelini, Adey Sancho, Marianne Berset, l’abbé Bernard et Gérard Dévaud
Photos : Matthieu Angelini

« Ce week-end était merveilleux, vraiment ! Merci énormément à la paroisse et à toutes les personnes grâce à qui ce voyage a été possible. Nous avons marché sur les pas de pèlerins et ceux des soldats qui ont sauvé la France. La marche en direction du Mont-Saint-Michel s’est passée sans problème avec une guide de très bonne humeur qui nous rendait attentifs à tout l’environnement. Avec ces paysages à perte de vue, les bâtiments en pierre, ces vestiges de l’époque, comme les véhicules à Gold Beach. Encore une chose : la basilique de Lisieux, c’était un endroit que je ne connaissais pas, mais j’y retournerai, c’était tellement impressionnant. En bref, ce voyage était incroyable, alors juste merci ! »

« Quelques mots pour remercier la communauté et notre Conseil de paroisse pour les magnifiques moments de partages, de joie et d’amitié que nous avons vécus lors de ce pèlerinage. »

« J’ai beaucoup rigolé avec les potes… »

« Plein de nouvelles expériences et de rencontres tout en se rapprochant de Dieu. Ce voyage restera gravé, un grand merci. »

« Très sympathique pèlerinage, bonne équipe et bonne ambiance. »

« L’histoire de sainte Thérèse est très belle et ses textes sont touchants. »

« J’ai adoré découvrir différents endroits magnifiques pour prier… »

« En plus, le temps était avec nous, merci pour tout. »

« Merci pour ce super voyage qui m’a fait rencontrer de superbes personnes. »

« Un grand merci à la paroisse pour ce pèlerinage rempli de plein d’émotions tant au niveau spirituel qu’historique. Ce fut une bénédiction d’accompagner ces jeunes. Un week-end plein d’amour et de communion qui nous a bouleversés, nous les accompagnants. »

« C’était une aventure incroyable pour notre première expérience de pèlerinage que vous nous avez donné la possibilité de faire. Nous vous remercions du fond du cœur. »

« C’était un rêve d’y aller… »

« Une redécouverte de notre foi, de notre histoire, sur les pas des vaillants soldats qui ont combattu pour la liberté : un moment merveilleux et émotionnel, alors un seul mot : merci ! »

« Merci, vous êtes la famille ! »

« De très bons souvenirs et des activités intéressantes et enrichissantes. »

Vivre sans l’eucharistie?

L’eucharistie est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne ».

Par l’abbé Paul Martone
Photo: flickr

« Nous ne pouvons pas vivre sans l’eucharistie. » C’est ce qu’ont répondu vers 304 les 50 chrétiens d’Abitina (en Tunisie) lorsqu’ils ont été arrêtés alors qu’ils célébraient l’eucharistie pendant la persécution des chrétiens africains. 

Les temps ont changé ! Les chrétiens d’aujourd’hui vivent très bien sans l’eucharistie, alors que celle-ci est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne ». C’est par sa célébration que l’Eglise devient Eglise. Nous sommes l’Eglise parce que nous recevons et devenons le corps du Christ. Un chrétien qui pense pouvoir vivre sans l’eucharistie est comme quelqu’un qui s’assied à côté d’une source et meurt de soif.

Je pense que toutes les tentatives de rendre la célébration des messes plus attrayante, avec de nouvelles musiques et de nouveaux textes, tombent à l’eau si nous oublions ce qu’est la messe : la rencontre personnelle avec Jésus ressuscité. « Nous ne pouvons pas vivre sans l’eucharistie », nous ne pouvons pas non plus vivre aujourd’hui sans la rencontre avec le Christ qui nous fortifie dans notre quotidien et nous aide à mettre concrètement en pratique notre amour pour nos prochains.

Jeune Bénévole : donne tes mains pour servir

Félicitations aux Lauréats : Timéo, Rafaela, Justine, Stella, Leana et Mathilde. Avec Rosanna, en médaillon.

Lors de la messe de la Pentecôte, Aline Jacquier du service diocésain de la jeunesse, est venue pour remettre le diplôme de Jeunes Bénévoles (niveau 1) à sept adolescents de nos paroisses. Durant l’année, ils ont mis les qualités que Dieu leur a données au service des enfants et de nos communautés.

Cette citation de Mère Teresa est au cœur de l’identité des JB.

Par Sandrine Mayoraz
Photos : François-Xavier Mayoraz, DR

En novembre, de retour de leur week-end de formation, ils en parlaient dans les lignes de votre magazine paroissial : « J’ai découvert plein de personnes très gentilles qui sont JB comme nous dans d’autres paroisses du Valais. J’ai aussi approfondi mes savoirs : garder le calme, gérer un petit groupe ou planifier une activité. » A la suite du week-end, ils ont choisi de donner leurs mains, leur temps et leur énergie dans un engagement au sein de nos paroisses. Rosanna, Rafaela et Mathilde accompagnent les enfants à la catéchèse le samedi et pour les célébrations des sacrements. Leana anime une fois par mois une équipe MADEP. Timéo, Justine et Stella se sont engagés dans des projets communs, avec l’intention particulière de tisser des liens dans la communauté, notamment par la soupe de Carême.

Ceci est réalisé grâce à des adultes qui leur laissent une place et qui les soutiennent dans leurs premières expériences ecclésiales. Merci à chacun pour son engagement et pour bâtir une communauté vivante. Que l’Esprit-Saint continue d’aviver votre foi et vous donne la Joie.

Leana nous partage son expérience de JB1 :

« Je m’appelle Leana et j’ai bientôt 16 ans. Je suis en première année de CFC de fleuriste à Monthey. Je fais partie de groupes Relais Monthey-Choëx depuis bientôt sept ans. J’ai fait le week-end JB 1 en 2022 et depuis septembre 2023, je m’occupe aussi avec Sandrine d’un groupe MADEP. J’aime trop être avec des plus petits et les accompagner comme on l’a fait pour moi. Car au cours de mes sept ans j’ai participé trois fois au camp de la Montée vers Pâques et cela m’a beaucoup fait évoluer dans ma foi et dans ma vie en général. Je trouve important de créer la relève. Cela me fait plaisir de voir des plus jeunes avec la foi et de la motivation. 

Mon but est de créer un groupe uni avec qui ils pourront toujours s’amuser et partager de bons moments, dans lequel ils évolueront. Je me suis déjà occupée de l’organisation d’une de nos rencontres après Pâques. Le but était de faire une mosaïque géante dehors de ce qu’ils voulaient. Ils ont directement pensé à la croix de Jésus. C’était beau de voir comment ils s’organisaient ensemble pour le faire et ils ont très bien réussi. »

Saint Théodule patron de l’église d’Aumont

Il est fêté le 16 août.

Par Marianne Berset
Photo : LDD

Saint Théodule fut probablement un missionnaire venu d’Orient et le premier évêque du Valais à la fin du IVe siècle. Sous la direction de saint Ambroise, il va christianiser les régions alpines alors intégrées à l’empire romain. De ce fait, il devient évêque d’Octodure (aujourd’hui Martigny). Sa participation au concile d’Aquilée en 381 ainsi qu’une lettre du synode de Milan attestent de sa mission. Il défend la foi catholique et œuvre pour développer le culte des martyrs (saint Maurice et ses compagnons). A la suite de miracles qui lui sont attribués, il est nommé saint patron des vignerons.

A Aumont

Jusqu’au milieu du XIIIe siècle, l’Eglise de Sion possède un vaste patrimoine dans le diocèse de Lausanne, elle le vend entre 1244 et 1295 tant à la Savoie qu’à l’Eglise de Lausanne et à la famille des seigneurs d’Oron. La chapelle Saint-Théodule d’Aumont, mentionnée en 1442, fut rebâtie de 1824 à 1826.

Le chœur de l’église a été restauré en 1954, sous la direction de MM. Rosset et Matthey. L’autel a été refait avec une table en grès que surmonte un grand retable de M. Paul Monnier. Au centre, l’artiste a représenté saint Théodule à Sion dans la cité épiscopale de ses successeurs, dominée par l’église de Valère. Saint Théodule, la crosse à la main gauche, montre une maison en flammes, tandis qu’une femme éplorée et des soldats romains sont terrassés au milieu des vestiges du paganisme vaincu. De l’autre côté, Monnier a groupé des chrétiens qui implorent leur Evêque et qui ainsi s’oppose à la stupeur des païens de l’autre volet.

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