Tennis de table: un deuxième tournoi organisé par l’abbé Darius

Samedi 24 février, s’est déroulé à la salle de gymnastique de la Stavia le deuxième tournoi de tennis de table organisé  à l’intention prioritairement des servants de messe, par l’abbé Darius, maître en la matière comme il l’a montré raquette à la main. Une vingtaine de joueuses et joueurs se sont affrontés une matinée durant et se sont livrés à de nombreux matchs sous la houlette de notre curé avec le concours de nombreux bénévoles, dont plusieurs membres de l’équipe pastorale et d’actifs du club staviacois de tennis de table. Si la participation a été un peu moins relevée que l’année dernière, ces joutes sportivo-pastorales – l’abbé Darius parle d’« évangélisation par le sport » –  ont permis, au-delà des résultats, de faire triompher une belle entente fraternelle. (cjy) 

Les gagnants
Chez les filles : 1. Alya Etienne. 2. Aurélie Pillonel. 3. Lana Vernier.
Chez les garçons : 1. Noah Inguscio. 2. Gaëtan Dévaud. 3. Antoine Carrard.

Un silence ouvert au sacré

Avant Vatican II, le prêtre, seul, célèbre la messe à voix basse et les fidèles y assistent en spectateurs muets. Après le Concile, de nombreux changements favorisent la participation des fidèles. Aujourd’hui, l’Eglise présente le silence comme un des moyens pour que tous vivent activement la liturgie. Petit tour de la question, en s’inspirant d’un livre rédigé par l’abbé Pascal Desthieux, « Habiter le silence dans la liturgie ». 

Par Nicolette Micheli
Photos : Mon missel pour aimer Jésus, Artège, p. 40. / La messe des petits, Téqui, p. 50 (Photo scannée du livre de Pascal Desthieux)

Valeur du silence

« Je vous demande de prier le Seigneur pour moi… en silence… » Chacun se souvient de l’intensité de ce silence qui a suivi l’élection du pape François. Dans notre monde bruyant, de nombreuses personnes s’arrêtent dans les églises afin d’y trouver le silence. C’est après Vatican II que le silence est évoqué dans un document officiel de la liturgie. Dans la présentation du nouveau Missel, il est devenu un élément important. « Un  silence sacré fait partie de la célébration. Sa nature dépend du moment où il trouve place dans chaque célébration » et Pascal Desthieux précise : « Il offre un espace de recueillement, de méditation, de prière. Plus qu’un silence sacré, c’est un silence ouvert au sacré. » Il n’est pas un but, mais un moyen qui met en valeur les paroles et les gestes et permet de mieux les intérioriser. Il témoigne que l’Eglise est Peuple de Dieu où chacun participe activement à la liturgie. La nature du silence varie selon qu’il se trouve avant, pendant ou après l’action liturgique.

Le silence de recueillement

Ce silence aide à sortir de l’agitation pour se mettre en présence de Dieu. Il nous rend attentifs et ouverts à ce qui se passe en nous et autour de nous. Au début de la messe, le prêtre nous invite à un bref silence avant le « Je confesse à Dieu », dans le but de se présenter à Dieu avec nos limites et d’accueillir son pardon. Puis après l’invitation « Prions… », il offre un instant de silence pour établir une relation personnelle avec Dieu et lui confier nos intentions. Ce silence est particulièrement mis en valeur lors des messes de funérailles et surtout durant les offices de la Semaine sainte : silence des cloches dès le jeudi, silence avant la grande prière universelle du vendredi et durant la vénération de la Croix et grand silence du samedi dans l’attente de la Résurrection.

Le silence de méditation

Il nous permet d’être plus disponibles pour écouter la Parole de Dieu et mieux la « ruminer ». Après l’homélie, un silence offre un peu de temps pour méditer le message transmis et marque une pause bienvenue, surtout si l’homélie a été longue… 

Le silence de prière

Ce silence est au service de la prière personnelle. On le vit lors de la prière universelle, quand le prêtre propose : « En silence, confions au Seigneur nos intentions personnelles… » et quand le prêtre demande au Seigneur : « Souviens-toi de tes serviteurs qui nous ont précédés… » Prière silencieuse aussi à l’élévation du Corps et du Sang du Christ ainsi qu’après la communion pour permettre à chacun de rendre grâce. Un chant de louange de l’assemblée peut aussi jaillir de ce silence.  

Nous laissons la conclusion à Pascal Desthieux : « L’observation de ces silences confirme la place que le célébrant donne à l’assemblée pour que tous soient acteurs de la liturgie. Celui qui préside la messe a une grande responsabilité. La manière d’inviter au silence, de le vivre soi-même et de le conclure fait partie de l’art de célébrer et prend toute son importance. »

Vuissens : 30 ans au service de l’animation musicale

Dimanche 21 janvier dernier, c’était doublement la fête à l’église de Vuissens : en plus de célébrer la fête patronale de Saint-Vincent, la communauté a chaleureusement remercié Mme Monique Noël qui a animé les messes dominicales pendant 30 ans !

Par Gérard Dévaud
Photo : André Bise

Avec la regrettée Marie-Thérèse Emery, Monique Noël a accepté, il y a 30 ans, la proposition de l’abbé Crausaz d’assurer l’animation des chants lors des messes dominicales. A l’époque, Vuissens avait une messe chaque week-end. C’est donc en alternance avec Marie-Thérèse, et quelques fois avec elle, que Monique a assuré ce magnifique engagement.

Même si depuis quelques années il n’y a plus qu’une messe dominicale par mois, Monique n’a cessé de préparer avec soin le choix des chants. Combien de célébrations animées, de prêtres accueillis, de partitions étudiées, d’heures de réflexions et de préparation, de mélodies entonnées ? Dieu seul le sait !

Et comme il parait que chanter c’est prier deux fois, quel magnifique ministère au nom de sa foi elle a offert à sa communauté !

Monique Noël ne va pas pour autant laisser tomber sa chère communauté de Vuissens, vu qu’elle va continuer la décoration florale et le service de sacristie.

Encore mille mercis chère Monique et bonne semi-retraite musicale !

Le journalisme revisite la Bible

Olivier Abel entouré de Geneviève de Simonet-Cornet (à droite) et Alexandre Winter (à gauche).

Dans son nouvel essai, La blessure et la grâce, Gabriel Ringlet convoque les créateurs d’imaginaires afin de revisiter les textes bibliques au travers de l’art ou de l’actualité. De passage à Genève, il est venu partager cette démarche de « journalisme de la parabole » qu’il affectionne tant lors de la dernière rencontre Un auteur, un livre au Temple de la Madeleine.

Texte et photos par Myriam Bettens

« Je ne sais pas si c’est parce que les gens vous connaissent ou à cause du titre de votre livre que les gens sont venus en nombre aujourd’hui », s’interroge un auditeur. « Pour ma part, c’est le titre qui m’a surpris. Habituellement on lie la grâce avec le péché et non avec la blessure », poursuit-il à l’intention de l’auteur. Ecrivain, journaliste et théologien belge, le Père Gabriel Ringlet était invité à présenter son dernier ouvrage, La blessure et la grâce, lors de la traditionnelle rencontre mensuelle Un auteur, un livre, organisée par les églises catholique et réformées genevoises.

Amoureux des mots et de l’Evangile, Gabriel Ringlet est convaincu qu’il est possible de faire goûter les textes bibliques en empruntant d’autres chemins. C’est ce qu’il fait dans son dernier ouvrage à travers soixante textes très courts, dont l’amorce est issue d’un film, d’une chanson, ou de l’actualité. L’auteur pratique d’ailleurs cette démarche de « journalisme de la parabole » depuis longtemps. Pour lui, l’Evangile doit en permanence être revisité par les enjeux contemporains. « J’envoyais des articles aux journaux bien avant mes douze ans », glisse-t-il en souriant. 

Il parfait cette vocation après des études de lettres, de philosophie puis de théologie, lorsque son évêque, à la veille de son ordination sacerdotale, lui propose de collaborer au quotidien La Wallonie. Le journal anticlérical cherchait un jeune prêtre pour commenter les retombées du Concile Vatican II. Gabriel Ringlet conservera également cette liberté de pensée et de ton que relève Alexandre Winter lors des échanges avec le public. En effet, le prêtre belge est aussi connu pour ses prises de position avant-gardiste sur la laïcité, l’avortement, la fécondation in vitro, la pédophilie dans l’Eglise ou le mariage des prêtres. 

Comme pour confirmer les propos du pasteur réformé et co-modérateur de la rencontre, l’auteur ouvre son ouvrage par un commentaire du livre des Lamentations. Un texte de protestation contre Dieu, d’une incroyable audace. L’auteur de ce texte biblique s’en prend violemment à Dieu avant de réaliser, comme dans un basculement, que les tendresses de Celui-ci ne sont jamais finies, mais se renouvellent chaque matin. Une grâce, en somme. Loin d’idéaliser la blessure pour autant, il reprend l’image de la grâce chez les Indiens hindouistes, qui la comparent à une onde. « Elle nous rejoint, nous habite. Comment donc être dans la bonne longueur d’onde pour recevoir cette grâce », interroge le prêtre belge. 

Les revisites de l’auteur mettent en avant ceux qui approchent la blessure, l’apaisent, « en ne calfeutrant pas ce qui doit saigner ». Tout comme Jésus, ils font preuve d’une tendresse toujours renouvelée. Il termine ce journalisme de la parabole par « une formidable réécriture des Béatitudes », selon les termes de Geneviève de Simonet-Cornet, journaliste et co-modératrice de la matinée. Dans cette version, les contemplatifs, les fraternels, les féminins et même les hérétiques sont les « heureux » de ce texte des Béatitudes. Ils « osent une foi qui n’est pas encore dite ». Ils élargissent l’espace de la grâce, comme l’exhorte le Père Ringlet.

L’auteur, Gabriel Ringlet, est entouré de la journaliste Geneviève de Simone-Cornet (à gauche) et du pasteur réformé Alexandre Winter (à droite).

Pèlerinage en Normandie pour nos jeunes engagés

Une partie de l’équipe de jeunes qui partira en pèlerinage lors d’une séance préparatoire en janvier dernier.

Une trentaine de jeunes de la paroisse partiront en pèlerinage à la Pentecôte. Présentation.

Par Gérard Dévaud
Photos : Georges Losey, DR

Actuellement, quand on parle de l’Eglise dans les journaux, c’est plutôt pour dénoncer des actes non glorieux ou parler de la crise qu’elle traverse avec, pour conséquence, de nombreuses personnes qui quittent le navire.

Mais heureusement, il y a aussi de bonnes nouvelles à relever ! Et chez nous, nous avons la chance de pouvoir compter dans nos rangs de nombreux jeunes qui s’engagent au service de l’autel ou comme jeunes sacristains. Quel magnifique témoignage de foi !

Afin de les encourager et les remercier, la paroisse a l’habitude d’organiser un pèlerinage tous les 2 ans pour les grands servants et jeunes sacristains. Après Lourdes, Assise, la Pologne et le Togo, un nouveau projet est en train de voir le jour pour ce printemps. C’est ainsi que durant le week-end de Pentecôte, une trentaine de jeunes prendront la route direction la Normandie. 

Mont-Saint-Michel et Lisieux

Au programme : traversée de la baie du Mont-Saint-Michel, accueil et messe à l’abbaye du Mont, visite du site. Le lendemain, découverte d’une plage du débarquement, du cimetière américain de Colleville-sur-Mer. Le pèlerinage se terminera à Lisieux pour découvrir la vie de la petite Thérèse et prier dans ce haut lieu de spiritualité.

Ces jeunes ont conscience d’être des privilégiés de pouvoir vivre de tels moments. Aussi, ils vont donner de leur temps et de leur énergie pour soutenir des jeunes qui ont moins de chance qu’eux. Lors du précédent pèlerinage au Togo, ils ont été très touchés par le village « Espérance et Paix » créé par sœur Odile qui accueille des enfants et des adolescents handicapés mentaux. Nos jeunes ont ainsi choisi de s’investir pour récolter de l’argent en faveur de cette magnifique œuvre. Des informations à ce sujet suivront. Bravo les jeunes !

Merci au Conseil de paroisse qui soutient ces jeunes et bravo à nos servants de messes et jeunes engagés !

La basilique Thérèse de Lisieux, qui fait partie du programme de ce pèlerinage des jeunes.

Retraite paroissiale avec le Père Gabriel Ghanoum

L’Espérance au quotidien : vendredi 15 mars 19h-20h30, samedi 16 mars 16h-17h30 et dimanche 17 mars 9h-10h30. 

Lieu : paroisse Sainte-Thérèse, Avenue Peschier 12 bis, 1206 Genève.

Gabriel N. Ghanoum né au Caire en 1953, est un psychothérapeute d’origine égyptienne exerçant en Floride. 

Ordonné prêtre en 1993, il débute sa pratique pastorale en Floride dès l’année suivante. En 1999, il est nommé curé de l’église Saint-Jude de Brickell à Miami, où il officie jusqu’en 2010, année de son transfert à l’église Saint-Nicholas de Delray Beach, dans le comté de Palm Beach.

Outre son activité pastorale, il met en place divers programmes d’assistance sociale : aide aux nécessiteux et aux sans-abri, collaboration avec l’hôpital pour enfants et coordination de l’assistance aux enfants victimes d’abus sexuels. 

Parallèlement, il apporte son soutien à l’association mexicaine d’aide aux enfants atteints de cancer, ainsi qu’aux sœurs Missionnaires de la Charité de Mère Teresa dans l’archidiocèse de Miami. Durant la vague pandémique de Covid-19 au printemps 2020, il se distingue par son engagement et la qualité de son assistance aux familles des patients décédés.

Ici et là la bonne soupe de Carême!

Par Marie-Christine Mota | Photos : Georges Losey

Dès le 18 février, et durant tout le mois du temps pascal, les soupes de Carême seront à nouveau au rendez-vous dans toutes les communautés de la paroisse, selon le tableau ci-dessous. 

Votre contribution à la soupe de Carême sera intégralement versée à une action concrète choisie par notre équipe pastorale, en l’occurrence l’un des projet sera Haïti, pour le projet « Reboiser pour se prémunir contre les ouragans et les sécheresses ».

Toutes les soupes organisées à la paroisse ont lieu dès 11h30.

Soyez les bienvenu(e)s !

Pour de plus amples informations : https://actiondecareme.ch/projets

Les soupes de Carême dans la paroisse

Estavayer-le-LacVendredi 1er marsSalle de la Prillaz
FontSamedi 2 marsSalle paroissiale
Estavayer-le-LacVendredi 8 marsSalle de la Prillaz
AumontDimanche 10 marsSalle communale
MuristDimanche 10 marsSalle des sociétés
Estavayer-le-LacVendredi 15 marsSalle de la Prillaz
MorensSamedi 16 marsAbri PC
Estavayer-le-LacVendredi 22 marsSalle de la Prillaz
ChâblesSamedi 23 marsBuvette communale
ChâtillonSamedi 23 marsSalle communale
CheyresVendredi saint 29 marsSalle des Etourneaux
CugyVendredi saint 29 marsSalle polyvalente
MontetVendredi saint 29 marsSalle communale
NuvillyVendredi saint 29 marsBrocafé
Rueyres-les-PrésVendredi saint 29 marsSalle communale
SeiryVendredi saint 29 marsSalle communale
La préparation de l’une des soupes à Estavayer, l’année dernière.

Prière à saint Joseph (pouvant servir de neuvaine pour préparer sa fête du 19 mars)

Statue monumentale de Saint-Joseph-de-Bon-Espoir d’Espaly / Le Puy-en-Velay (22 mètres de haut).

Prière et photo proposée par Jean-Michel Moix 

En ce mois de mars, l’Eglise nous invite à prier spécialement saint Joseph que nous fêtons solennellement le 19 mars.

Saint Joseph, père nourricier si fidèle de l’Enfant divin, époux virginal de la Mère de Dieu, protecteur puissant de la Sainte Eglise, nous venons vers vous pour nous recommander à votre protection spéciale. Vous n’avez rien cherché en ce monde, sinon la gloire de Dieu et le bien du prochain. Tout donné au Sauveur, c’était votre joie de prier, de travailler, de vous sacrifier, de souffrir, de mourir pour Lui. Vous étiez inconnu en ce monde, et cependant connu de Jésus. Ses regards reposaient avec complaisance sur votre vie simple et cachée en Lui. 

Saint Joseph, vous avez déjà aidé tant d’hommes. Nous venons vers vous avec une grande confiance. Vous voyez dans la lumière de Dieu ce qui nous manque, vous connaissez nos soucis, nos difficultés, nos peines. Nous recommandons à votre sollicitude paternelle cette affaire particulière… Nous la mettons entre vos mains qui ont sauvé Jésus-Enfant. Mais avant tout implorez pour nous la grâce de ne jamais nous séparer de Jésus par le péché mortel, de Le connaître et de L’aimer toujours plus, ainsi que sa sainte Mère, de vivre toujours en présence de Dieu, de tout faire pour sa gloire et le bien des âmes, et d’arriver un jour à la vision bienheureuse de Dieu pour Le louer éternellement avec vous. Ainsi soit-il.

(extrait du livre, Saint Joseph, Epoux de Marie, Traditions Monastiques, 2006, pp. 226-227)

En chemin vers Pâques

Texte et photo par Sandrine Mayoraz

Chers lecteurs, chères familles,

Nous voilà déjà dans un Carême bien entamé ! Cette année, Pâques est tôt. Les congés scolaires sont concentrés sur le printemps et le mois de mars nous offre déjà des fériés.

La Saint-Joseph nous rappelle que le Fils de Dieu a grandi, lui aussi, dans une famille. Il a bénéficié de l’Amour d’un père terrestre qui lui a transmis son origine, ses traditions, son goût du travail. Comme il a veillé sur l’Enfant Jésus, Joseph garde et protège chacune de nos familles. 

Notre pape François a dit qu’« en choisissant une famille qui fait « l’expérience de la souffrance », Jésus dit à nos familles : « Si vous vous trouvez en difficulté, je sais ce que vous ressentez, je l’ai vécu : ma mère, mon père et moi-même en avons fait l’expérience ; dites-le aussi à votre famille : vous n’êtes pas seuls ! »1

En écho aux fêtes pascales qui approchent, ces paroles prennent une autre profondeur : la souffrance, Jésus l’a connue jusqu’à la mort. C’est cette expérience que nous sommes appelés à méditer et à vivre à la fin du mois, à Pâques. C’est là, la bonne nouvelle du Christianisme : Jésus est venu habiter notre vie tout entière, avec ses joies et ses peines. Il nous promet que la Vie vainc la mort. Ainsi, Pâques est pour chacun et pour nos familles une source d’Espérance et de Joie.

Dans ce numéro, vous allez découvrir l’actualité des paroisses sous l’angle familial :
– Des témoignages d’enfants et de jeunes sur leur vie de foi ou leur engagement ; 
– Des couples au retour de Lyon ;
– Des invitations de la Garde pontificale, pour le festival des familles au Labyrinthe aventure ; 
– Et bien sûr, les célébrations de la Semaine Sainte adaptées à chaque génération.

Bonne lecture et beau chemin vers Pâques ! 

1 Pape Francois, Angélus, 31 décembre 2023.

Une célébration lumineuse: rencontre de jeunes servants de messe

Par Lola Pires | Photos : Erika Meninas

Le vendredi 2 février, en la Maison des Jeunes à Monthey, la fête de la Chandeleur a réuni avec éclat les servants de messe de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz. Ils sont venus célébrer la lumière et la spiritualité au sein de notre communauté. Dans un esprit de fraternité, ces jeunes se sont rassemblés pour vivre une expérience enrichissante au service de leur foi.

La rencontre a débuté avec une crêpe-party, où les rires et la camaraderie ont créé une atmosphère joyeuse, puis elle s’est poursuivie par des jeux pour finalement se conclure par une chaleureuse prière à l’église de Monthey, chacun portant fièrement sa lumière symbolique. Les jeunes servants de messe ont démontré une dévotion exemplaire, contribuant à la solennité de la cérémonie.

En résumé, ces jeunes, porteurs de lumière, ont illuminé non seulement l’église, mais aussi les cœurs de tous ceux qui ont eu la chance de partager cette journée avec eux.

Prière à la lueur des chandelles.

Escapade lyonnaise en couple

A la sortie de la messe à Lyon Centre.

S’offrir une parenthèse loin du quotidien pour se centrer sur notre vie de couple n’est jamais facile. Grâce à notre curé Jérôme, des couples sont partis à Lyon pour un week-end. Accompagnés par leurs ambassadeurs, les Riat, et l’abbé David Roduit, ils reviennent sur ce séjour.

Par Sandrine et François-Xavier Mayoraz | Photo : DR

Une journée pour notre couple

« Premier signe de réussite : tous les couples sont rentrés ensemble ! » lance-t-on avec humour. Tout est minutieusement organisé à l’avance et le couple Riat s’est occupé des détails sur place. Ainsi, la tête et le cœur sont libres pour vivre l’instant présent et les tracas sont restés en Suisse. Le samedi, à la maison Familya1, nous sommes guidés vers des thématiques essentielles à notre vie de couple par des topos suivis d’échanges à deux. Nous avons rigolé, réfléchi et pris le temps de se regarder dans les yeux au sens propre et figuré. Le discours positif fait du bien : une crise est un chemin de croissance et la vie à deux peut être source d’épanouissement personnel. Entendre d’autres couples apporte une sorte de réconfort et démystifie certaines croyances sur le bonheur à deux. C’était une riche journée. 

Comme des coqs en pâte

L’hôtel au cœur de Lyon, le souper à bord de L’Hermès (bateau restaurant) ajoutent de la magie et du romantisme. Sans oublier la bonne compagnie et l’amitié des autres couples ! La messe du dimanche dans la fameuse église Sainte-Blandine apporte la touche spirituelle pour finaliser le séjour. « En partant nous savions que nous nous aimions, en rentrant on s’aime encore plus » résume-t-on. Quant à l’abbé David, il rentre motivé à prévoir quelque chose pour les couples de sa paroisse (Saint-Léonard / Uvrier). Nous sommes reconnaissants envers les paroisses de nous avoir offert cette escapade lyonnaise et adressons un merci particulier à Patrick et Christiane Riat.

1 https://www.familya-lyon.fr

Tel Dieu…

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur

Dieu, ici un prisonnier si humanisé
qu’il est encore en train de devenir
A l’humanité, il donne un devoir de silence
chaque jour

Fragile comme les signes sur le sable du temple
réalisés en geste du pardon
qui se déguisent en vêtement blanc
chaque jour

Il est poussé sur le chemin infini
nourri par la crudité du désert
avant la passion épuisée
chaque jour

Marchant sur les eaux empilées
inondé dans le sang et la sueur
crucifié dans les cœurs par la haine
chaque jour

Humain comme un sourire de l’enfant 
comme amour de la mère
relèvement de par terre
chaque jour

Dans le mystère et la perplexité de nuit 
en confiance confiée contre tout
chaque jour, de l’aube renforcée
ma résurrection !

Ce poème, choisi par l’abbé Darius, en guise d’éditorial pascal, est extrait du livre « Doux désert – Journal de la Terre sainte »  qu’il a publié en 2010 aux Editions du Parvis.

Rencontre avec Loris Follonier, ancien garde suisse

En défilé au bord du lac léman.

Le dimanche 10 mars prochain, la Lemania sera présente à Monthey

Propos recueillis par Valentin Roduit | Photos : Loris Follonier

Bonjour Loris. Peux-tu nous dire qui est cette « Lemania » qui sera présente à Monthey le 10 mars prochain ?
Oui ! La Lemania est l’association qui regroupe les anciens gardes suisses pontificaux qui habitent dans les cantons de Genève, de Vaud et du Valais romand. Cette association a été fondée en 1979. D’autres associations sœurs existent dans les autres cantons suisses et il existe même une association fédérale, pour toute la Suisse. Le but de ces associations est toujours le même : permettre aux gardes qui ont terminé leur service à Rome et qui rentrent chez eux de garder et de soigner les liens qu’ils ont tissés. Ils permettent aussi de faire connaître la Garde, en défilant lors de la Fête-Dieu ou des grandes fêtes paroissiales. Enfin, ils soutiennent les gardes actifs lorsque ceux-ci viennent en Suisse, comme c’est le cas pour le salon des métiers de Martigny, par exemple, en préparant le matériel nécessaire sur le stand.

Et le 10 mars, alors, que se passera-t-il ?
Comme toutes les associations, nous devons nous réunir une fois par année pour approuver les comptes, admettre les nouveaux membres et prendre des décisions pour nos activités à venir. Puisque nous sommes étalés sur trois cantons différents, nous tournons chaque année pour la tenue de cette assemblée générale. Mais la journée commencera bien avant l’assemblée : tout d’abord, nous organiserons une présentation pour les jeunes du secteur. Ensuite, les anciens gardes enfileront leurs uniformes pour se rendre en défilant à la messe paroissiale. A la fin de la messe, nous partagerons l’apéritif avec les paroissiens. Ce n’est que dans la deuxième partie de la journée que nous nous retrouverons « entre nous » pour le repas et, enfin, pour l’assemblée générale !

Donc il y a une partie consacrée à faire de la publicité pour la Garde Suisse Pontificale ?
Oui, c’est ce que nous faisons avant la messe. Cette présentation est ouverte à tous les adolescents qui se posent la question de devenir garde suisse et qui ont besoin d’en savoir plus avant de prendre une décision. Les jeunes présents pourront nous laisser leurs coordonnées afin qu’on les accompagne dans toutes les étapes du recrutement, peu importe l’âge qu’ils ont. Et s’ils sont absents le jour en question, ils peuvent toujours nous contacter par mail à promotion.lemania@gmail.com !

Dimanche 10 mars : « Raclette de Solidarité »

Après la messe solennelle, aura lieu le repas de solidarité. Cette année, nous partagerons avec convivialité une bonne raclette, issue d’une fromagerie locale. La raclette est offerte, les boissons sont payantes. Un chapeau à la sortie permettra de récolter des bénéfices qui seront versés en faveur de l’action de Carême. Au cours du repas, Sofia Racioppi, coordinatrice de la campagne œcuménique de Carême, viendra nous présenter un projet au Sénégal pour défendre le droit à l’alimentation. Bienvenue à tous.

9h Rencontre avec les gardes et les jeunes à la Maison des Jeunes.
Défilé des gardes

10h30 Messe solennelle animée par la chorale de Monthey.
Apéritif sur le parvis animé par l’Harmonie

12h Raclette de la solidarité à la Maison des jeunes.

Les membres de l’association présents lors de l’AG 2023 à Rolle.

Un œcuménisme bien vécu dans la Broye

Dans notre Broye, partagée entre les cantons de Fribourg et Vaud, la question de l’œcuménisme est une réalité bien présente et vécue au quotidien.

Par Gérard Dévaud
Photos : Georges Losey

Nombreuses sont les familles mixtes et il n’est pas rare de rencontrer des réformés dans nos célébrations, et vice-versa. L’Eveil à la foi, la catéchèse à l’école enfantine et de nombreuses activités sont vécues de manière œcuménique.

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens (du 18 au 25 janvier) permet de rendre visibles tous ces liens tissés au long de l’année et de se rassembler autour de la Parole pour une prière commune.

Cette année, différents rendez-vous étaient proposés durant cette semaine dans toute la Broye autour de l’évangile du bon Samaritain (Luc 10, 25-37). Tout aurait dû démarrer avec la conférence du pasteur Hoegger, reportée au 6 mars chez les Focolari. Après une prière à Avenches, il y eut une grande célébration à l’abbatiale de Payerne. A noter la remarquable prestation de Benoît Zimmermann, organiste, qui a composé et interprété une pièce spécialement pour l’occasion sur le thème de cette année.

Célébration à la collégiale

Et enfin, le dimanche 28 janvier, en prolongation de cette de semaine de l’unité et pour montrer que l’œcuménisme ne s’arrête pas à ces 7 jours, une célébration a rassemblé un grand nombre de fidèles à la collégiale d’Estavayer. Aux côtés de nos prêtres et de la pasteure, plusieurs délégués des communautés catholique et réformée nous ont permis de méditer et prier à partir du célèbre hymne à l’amour développé par saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens (chapitre 13) et de l’évangile de Luc. Le climat invitait à la prière, grâce à la bonne cohésion de l’équipe d’animation, des chants soutenus par Philippe Marchello à l’orgue. A la fin de la célébration, les enfants – qui s’étaient retrouvés pour vivre une animation autour du thème de l’amour – ont rejoint l’assemblée avec une farandole de cœurs : tout un symbole ! 

Après l’envoi en mission : partager un message de paix et d’espérance à l’aide d’un marque-page, les nombreux participants se sont rassemblés sur le parvis de l’église pour un temps de convivialité et de fraternité autour d’un apéritif.

L’abbé Darius accueille la pasteure Thünde Lamboley à la collégiale.

Enfants et jeunes, montez vers Pâques!

Serons-nous encore plus nombreux cette année?

Du 28 au 31 mars 2024, en plus des célébrations paroissiales, deux Montées vers Pâques (MVP) sont organisées dans le secteur pour soutenir la foi des jeunes et enfants : un camp pour les ados au Monastère des Bernardines et des activités en journées à Monthey pour les enfants (3H-8H). Certains témoignent de leur expérience et invitent d’autres à se mettre en chemin pour vivre ensemble le Triduum Pascal.

Propos recueillis par Céline Sallin et Sandrine Mayoraz | Photo : DR

La MVP des jeunes c’est quoi ?
« Un camp pour se rapprocher, parler de Dieu, s’amuser et il faut y aller pour faire des connaissances, sortir de sa zone de confort et vivre de drôles d’expériences. Comme la fois où les animateurs m’ont réveillé à 3h du mat pour aller prier puis retourner me coucher. En plus, le lieu où on vit le camp, le monastère des Bernardines est super calme, cool, un peu froid mais super et c’est une expérience super chouette de rentrer un peu dans le quotidien des sœurs. » Camron, 14 ans

Et la MVP Kids ? 
« C’est trois jours de la Résurrection de Jésus, un temps de prière et de partage. On répète les étapes que Jésus a faites avec ses Apôtres. » Giorgia, 11 ans
« Pâques est la plus grande fête chrétienne de l’année et on a envie de se réunir pour cela. C’est un cheminement avec Jésus et ses amis du dernier repas jusqu’au déjeuner de Pâques. » Aloïs, 18 ans, animateur de la MvP Kids 

Pourquoi y aller ? 
« Pour découvrir plein de nouvelles personnes et créer des amitiés. Parler avec d’autres qui croient et échanger sur ce que l’on sait. Aussi découvrir d’autres endroits et surtout passer la mort et la résurrection de Jésus ensemble, c’est entre autres pour cela qu’il faut venir. » Léana, 15 ans
« Pour Vivre de l’intérieur l’étonnant mystère de Pâques. Rien n’est démodé, 2024 a son lot de soucis et Jésus les a connus aussi. Nous le suivons vers la joie de la Résurrection. » Mary-Lou, animatrice à la MvP Kids

Qu’est-ce que la MVP t’apporte ?
« La MVP agrandit ma foi car d’autres jeunes croient aussi, c’est réconfortant de se rendre compte qu’on n’est pas seul et on peut vivre des célébrations ou moments particuliers de foi qu’on ne vivrait pas ailleurs. » Timéa, 14 ans
« La joie de vivre une fête importante en mémoire de Jésus qui est mort sur la croix et ressuscité. » Nicole, 9 ans

Quelle est l’activité que tu attends avec impatience ?
« Alors j’aimerais trop que les anim’s organisent une soirée jeux et loup garou car ça met toujours une trop bonne ambiance dans le camp. » Timéa, 14 ans
« J’ai bien apprécié de faire la nappe d’autel pour le grand jour et la chasse aux œufs. » Giorgia, 11 ans

Merci aux animateurs et aux participants pour leur témoignage. Bienvenue à ceux qui veulent tenter l’aventure d’une MVP. 
Pour t’inscrire à MVP Jeunes: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSf0M2iPa2rvYjBFognaNMOl98Ybw6-mLGAQ3uFdolkx4qtrmg/viewform

Cugy: ils donnent la catéchèse en couple

Depuis 2012, la famille Tattoli habite Cugy. La catéchèse en couple, ils l’ont débutée lorsque leur fille Méline est entrée en classe de 3H.

Texte et photo par Marianne Berset

Dès leur arrivée à Cugy, Antonio a eu un lien avec l’école en participant à diverses commissions. Aujourd’hui, à côté de sa profession de gendarme, il est président de la commission parentale au CO de Cugy. Isabelle, elle, est samaritaine indépendante et elle a beaucoup de plaisir à transmettre sa mission aux personnes qu’elle rencontre. Ils ont quatre enfants, maintenant âgés de 21, 19, 17 et 13 ans.

Comment vivre cet engagement en couple ?
Lorsque nous avons débuté la catéchèse, c’est Antonio qui conduisait les rencontres de catéchèse car il connaît la Parole de Dieu et aime la raconter. Puis, après un temps d’arrêt pour des raisons privées et professionnelles, j’ai choisi de reprendre cette mission tellement importante. La catéchèse m’a permis d’ouvrir une porte, celle de la lecture quotidienne de la Bible. 

Est-il facile d’évangéliser à la maison ?
Nous avons accompagné nos enfants dans leur chemin de vie chrétienne. Notre souhait est de leur donner un Eveil à la foi. Trois d’entre eux ont servi la messe. Aujourd’hui, après une période d’arrêt, d’oubli de rencontre avec le Seigneur, ils reviennent avec des questions, ils reportent une croix et ressortent et lisent volontiers leur Bible.

Pourquoi avoir choisi cet engagement de catéchiste au sein de l’Eglise ?
Antonio nous confie que de part ses origines italienne et yeniche sédentaire, la foi est importante. « Malheureusement lorsque j’étais adolescent, j’ai fait de mauvaises expériences. Le prêtre a refusé de me confirmer car je n’avais pas pu vivre toutes les rencontres concernant ce cheminement en dehors de l’école, ceci dû au décès de mon papa alors que j’étais âgé de 11 ans. Par la suite, j’ai rencontré plusieurs prêtres, pasteurs et agents pastoraux qui m’ont aidé à renouer dans ma relation à Dieu. Aujourd’hui, je ne veux pas que des enfants connaissent ces difficultés alors j’apporte une pierre à l’édifice. » 

Merci à Isabelle et Antonio qui vivent de tout leur cœur leur rencontre quotidienne avec le Seigneur et qui n’hésitent pas à en témoigner auprès des enfants de la paroisse et dans leur milieu professionnel. Bravo et merci pour leur précieuse disponibilité.

«Un engagement qui, grâce aux Ecritures, apaise mon cœur.» Isabelle Tattoli

Les repas communautaires

Le 19 janvier dernier, l’Association des repas communautaires de Collombey-Muraz s’est réunie à La Charmaie pour son Assemblée générale. Par la même occasion, avec des allocutions de M. Pascal Berrut (président de l’Association), de M. Olivier Turin (président de la Commune) et avec un repas offert aux bénévoles en remerciement de leur engagement, l’Association entendait commémorer ses 10 ans d’existence (et ses 8 ans d’activité, puisqu’elle a connu une interruption liée au Covid-19 en 2020 et 2021).

L’ancien et regretté cuisinier, Pierre-Yves Plaschy (décédé en 2020).

Par Jean-Michel Moix | Photos : Bernard Hallet

Ces repas ont été lancés sur l’initiative de Pierre-Yves Plaschy, chef-cuisinier, sur le modèle des repas communautaires qui se faisaient déjà sur Monthey (au centre paroissial protestant « En Biolle »). Sous l’impulsion des présidents des conseils de gestion des paroisses de Collombey et de Muraz (avec Pascal Berrut et Pierre-André Lattion) et du Conseil de communauté, une Association fut fondée le 7 décembre 2013 par la Commune, les paroisses ainsi que par des personnes à titre individuel, afin de structurer et de pérenniser le projet.  

Les premiers repas furent servis à Collombey (à la salle communale) le 6 février 2014 et à Muraz (à la Maison du Village) le 27 février 2014. Au cours de ces 10 années écoulées, 141 dîners ont été organisés (avec un cuisinier et une équipe de bénévoles pour la cuisine, le service et l’aménagement de la salle) et 9’396 repas ont été servis.

Avec son Comité, présidé par Pascal Berrut, l’Association entend vivement remercier les autorités communales et paroissiales pour leurs soutiens (notamment pour la mise à disposition de la salle multi-activités de La Charmaie et de la salle de la Maison de commune), le chef-cuisinier actuel, Raphaël Fracheboud, toute l’équipe des bénévoles, les fournisseurs des denrées alimentaires (les légumes offerts gracieusement par la famille Lattion à Pré Géroux, les invendus fournis par Manor à Monthey et le vin sponsorisé par la cave Beltrami à Vionnaz). Un merci également à la direction de La Charmaie et à son personnel pour la bonne collaboration.

Le président de l’Association a relevé par ailleurs que les finances sont saines. Avec un bénéfice brut excédentaire de plus de Fr. 2’000.– en 2023, celles-ci ont permis à l’Association de verser aux Tables du Rhône et aux Colis du Cœur un don de Fr. 1’000.–chacun, par solidarité, à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Ces repas, faut-il le rappeler, sont ouverts à toutes et à tous. Qu’il est beau ainsi de retrouver à des tables trois générations réunies (grands-parents, parents, enfants), qu’il est bon aussi d’associer à ces repas, la génération « active » avec la génération « retraitée » ou résidente à l’EMS de la Charmaie. Puissent ces repas contribuer à « nourrir » ainsi ces liens intergénérationnels, à vivifier ces contacts simplement humains, conviviaux et cordiaux, tant il est vrai que l’homme n’est pas fait pour vivre seul, mais pour vivre en « société », en relation avec ses semblables comme aussi avec Dieu !

Les focolari à l’heure du départ de Montet

Tous les Focolarinis réunis l’année dernière pour la photo de famille.

Le 11 septembre 2023, la cité-pilote et Centre de Rencontre et de Formation des Focolari a annoncé sa fermeture pour juin 2024 après 43 ans de présence dans ce village de Montet / Broye sur les 80 années que compte le mouvement.

Par Marianne Berset | Photo : LDD

Le Mouvement des Focolari est présent dans plus de 183 pays du monde. La fermeture de la cité-pilote de Montet a été prise après un long processus de discernement entre les habitants et les dirigeants de la cité de Montet ainsi que de ceux du Centre international à Rome et les responsables et membres de Suisse, d’Autriche, d’Allemagne. La restructuration et la réorientation ont été envisagées afin que la mission des Focolarines et Focolarinis soit en lien avec les besoins actuels. 

De nombreux jeunes du monde entier ont fait une escale d’une année à Montet pour leur deuxième année de formation car il n’y avait pas assez de place à Loppiano (Italie). De plus, depuis 1991, une école de vie s’y est ajoutée pour les jeunes du monde entier. Aujourd’hui, les vocations étant en baisse, la formation a été repensée sur trois ans à distance dans leur pays d’origine et une année en Italie, afin qu’ils puissent vivre une expérience communautaire internationale et interculturelle. 

Cette décision a été motivée par le fait que le contexte change, les membres du mouvement aspirent à une vie plus sobre. De plus, ce bien permet de libérer des ressources pour des besoins plus imminents.

Redécouvrons la prière du chemin de croix

Ce mois de mars est englobé dans le temps du Carême qui culmine avec la Semaine sainte, et enfin avec la fête de Pâques, le 31 mars. Ce grand mystère de la mort et de la Résurrection est au cœur de notre foi. Depuis de nombreux siècles, la piété chrétienne s’est plue à méditer en particulier la Passion de Jésus, avec notamment la dévotion du chemin de croix.

Par Jean-Michel Moix
Photos et dessins : Jean-Michel Moix, J.-F. Kieffer

Les origines et le développement de la dévotion du chemin de croix 

Cette dévotion remonte aux temps des apôtres. Une pieuse tradition raconte que la Vierge Marie en personne aimait, en la ville sainte de Jérusalem, se rendre sur les lieux où son divin Fils, Jésus, avait subi sa cruelle passion, refaisant à pied la « Via Crucis », du palais de Pilate où Jésus fut condamné à mort, jusqu’au sommet de la colline du Calvaire (ou Golgotha) où Jésus fut crucifié et où il mourut. 

Au fil des siècles les pèlerins chrétiens en Terre sainte visitaient ces différents lieux où Jésus fut cruellement martyrisé, supplicié, où il arrosa la terre de son sang ! Voici à ce propos, un extrait de récit d’un pèlerin russe visitant Jérusalem vers 1730 : « On nous mena… sur le mont Golgotha et nous vénérâmes le lieu où la Croix, portant Notre Seigneur Jésus-Christ crucifié fut plantée. Au même endroit nous vîmes un amas de pierres fendues datant de la Passion du Christ, et dont l’Evangile fait mention : la terre trembla et les pierres se fendirent (Mt 25, 51). Nous baisâmes le lieu où l’on étendit le Christ notre Sauveur sur la Croix, le clouant avec des clous de fer. Puis on nous mena en bas et on nous montra une grotte sous la montagne, où Adam fut enterré et où le sang du Christ sanctifia ses ossements. » (p. 216, Vassili Grigorovitch-Barski, Pérégrinations (1723-1747), Ed. des Syrtes)

L’on se rappelle en outre du côté de l’Eglise latine, que la garde des lieux saints en Palestine fut confiée aux fils spirituels de saint François d’Assise. Et ceux-ci, avec d’autres ordres religieux popularisèrent cette dévotion en Europe pour les chrétiens qui ne pouvaient se rendre en Terre sainte. En 1731, le pape fixe le nombre de stations à 14 et l’enrichit d’une indulgence plénière. Saint Léonard de Port-Maurice (1676-1571), franciscain, apôtre de l’Italie, et au charisme extraordinaire de « convertisseur » des foules, ne manquait pas, par exemple, d’instaurer des chemins de croix au cours de ses missions paroissiales.

Le chemin de croix : est-ce une dévotion dépassée ou bien est-elle encore d’actualité ?

Une dévotion qui a été bénéfique pour des générations de chrétiens, pourquoi ne le serait-elle pas encore aujourd’hui ? en méditant les différentes stations du chemin de croix, nous contemplons le Christ, souffrant par amour pour nous, injustement condamné à mort et embrassant la croix, son instrument de supplice, employant ses ultimes forces « à faire le bien », à prodiguer des conseils pleins de sagesse (aux femmes disciples de Jérusalem), à se relever de ses chutes, pour s’immoler enfin sur l’autel de la croix. Nous le voyons en outre rencontrant sa sainte Mère, aidé par un passant (Simon de Cyrène), consolé par une femme disciple (Véronique), dépouillé de ses vêtements, étendu sur le bois de la croix, crucifié, agonisant trois heures durant, puis rendant son dernier souffle à Dieu son Père. 

Ces méditations et ces prières sont propres à susciter ainsi des grâces de conversion pour les pécheurs, des grâces de fidélité et de générosité pour les justes, des grâces d’union au Christ pour les personnes souffrantes ou malades, des grâces de bonne mort pour les personnes en fin de vie. 

C’est en plus une dévotion qui convient à tous les âges : les enfants y découvrent l’amour « fou » qui anime le cœur de Jésus, les pécheurs y puiseront des grâces qui les inciteront à faire appel à la Miséricorde divine, les personnes confrontées au mystère du mal et de la souffrance apprendront à unir leur croix à la croix du Christ et les personnes âgées méditeront avec profit les fins dernières en contemplant la manière dont Jésus s’avance vers la mort !

Mais passons à l’exercice pratique. Voici une méditation d’un chemin de croix, composé spécialement pour les enfants mais qui peut aussi convenir pour les plus grands !

Chemin de croix de Lourdes, Jésus est détaché de la croix et remis à sa sainte Mère.

1. Jésus est condamné à mort
Jésus est innocent. Il est pourtant injustement condamné à mort.
Ô Jésus, je te confie toutes les personnes qui souffrent, en raison de guerres, de maladies, de persécutions contre leur foi,…

2. Jésus est chargé de sa croix
En portant la croix, Jésus « porte » nos injustices, nos péchés pour en demander pardon à Dieu son Père.
Apprends-moi, Ô Jésus, à porter ma croix (de souffrances, d’efforts) comme toi-même tu l’as portée.

3. Jésus tombe pour la première fois
Jésus, épuisé physiquement, tombe sous le poids de la croix, mais par amour pour nous, il se relève.
Apprends-moi, ô Jésus, à me relever de mes péchés ! (à les détester pour t’en demander pardon !)

4. Jésus rencontre sa très sainte Mère
Jésus va vivre sa Passion dans une union spirituelle toute spéciale avec Marie, sa sainte Mère.
Quand je rencontre des difficultés, quand j’ai des soucis, je veux également me tourner vers toi, Ô Marie, ma Maman du Ciel ! 

5. Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
Les soldats réquisitionnent un passant, Simon, qui revenait des champs, afin d’aider Jésus à porter sa croix.
Ô Jésus, as-tu aussi besoin de moi pour porter ta croix ? Rends-moi attentif à la détresse ou aux besoins de ceux qui m’entourent. 

6. Véronique essuie la sainte face de Jésus
Une femme disciple, émue de compassion, applique un linge sur la face meurtrie de Jésus qui en est soulagé.
Ô Jésus, je te prie pour les personnes malades, âgées, seules,… et que je voudrais consoler.

7. Jésus tombe pour la seconde fois
Les forces viennent à manquer. Jésus tombe une nouvelle fois. Et il se relève.
Ô Jésus, apprends-moi à me corriger de mes défauts (de ma paresse, de ma colère, de ma gourmandise, de ma jalousie, de mon égocentrisme,…).

8. Jésus rencontre les femmes disciples de Jérusalem
Jésus leur dit : « Ne pleurez pas sur moi, mais sur vous, sur vos péchés ! »
Apprends-moi, ô Jésus, à reconnaître mes péchés, à sortir de mon égoïsme, à demander à Dieu, « pardon » ! 

9. Jésus tombe pour la troisième fois
Ses forces l’abandonnent et Jésus tombe encore. Mais dans un effort de volonté, Jésus se relève ! 
Ô Jésus, je ne compte plus les fois où je suis tombé, où je t’ai « tourné le dos ». Mais, ô Jésus, tu ne te lasses pas de me pardonner, à chaque fois que je reviens vers Toi ! Merci ô Jésus ! 

10. Jésus est dépouillé de ses vêtements
Jésus se retrouve presque nu. Il n’a plus rien à lui ! Mais il a encore auprès de lui, des amis, des disciples (Marie, Jean, Marie-Madeleine).
Merci, ô Jésus, de me donner en les saints du ciel, des amis, des frères, des sœurs, des bienfaiteurs, des intercesseurs. Merci aussi de me donner aussi ici-bas de vrais amis sur qui je peux compter.

11. Jésus est cloué à la croix
Trois clous ont transpercé les mains et les pieds de Jésus et l’attachent désormais à la croix.
Ô Jésus, je te prête mes mains pour servir mes frères. Je te prête mes pieds pour témoigner de Toi et de l’Evangile.

12. Jésus meurt sur la croix
Jésus rend son dernier souffle. Alors il se produit un puissant tremblement de terre. Les gens sont effrayés. Que se passe-t-il ? C’est la terre qui « pleure » ! 
Ô Jésus, c’est pour moi que tu as souffert, c’est pour moi que tu t’es immolé sur l’autel de la croix à Dieu ton Père, c’est pour me faire Miséricorde, c’est pour m’ouvrir les portes du Ciel. Merci, ô Jésus, mon Sauveur et mon Dieu ! 

13. Jésus est détaché de la croix et remis à sa Mère
Le corps de Jésus est décloué de la croix et il est déposé sur les genoux de sa Mère, Marie. 
Ô Marie, en recevant le corps de Jésus sur tes genoux, c’est chacun de nous que tu reçois désormais, car pour chacun de nous, tu es notre Maman du Ciel, et nous, nous sommes tes enfants ! 

14. Jésus est mis au tombeau
Le corps de Jésus est déposé dans une grotte qui sert de tombeau. Il va y séjourner jusqu’au matin du 3e jour où il va ressusciter ! 
Avec Marie, je veille dans l’attente de la résurrection ; j’attends qu’un jour, le mal ou le péché soient définitivement vaincus. Et j’espère en la vie du Ciel.

Quel avenir pour le centre de Montet?

Chaque membre du mouvement s’en est allé suivre son propre chemin.

La vie au sein du Centre continue normalement jusqu’à la fin du mois de juin même si le groupe les Focolarinis et les Focolarines ont quitté le centre au 29 décembre. Il reste les jeunes de l’école de vie qui ont pu prendre une place dans l’organisation du Centre et ainsi vivre une nouvelle expérience.

Par Marianne Berset | Photos : LDD

Durant cette période, un chemin sera effectué avec chaque membre de la communauté qui sera écouté avec un grand respect en fonction de son âge, de sa santé, de ses souhaits et de son charisme. Durant l’été, chacun d’eux sera envoyé en mission dans un endroit du monde. 

Pour les bâtiments, une commission va être constituée de représentants de la région, de membres du mouvement, de personnes qui ont des compétences et connaissances légales et décisionnelles, avec un désir que ce centre reste un lieu qui soit un espace de vie pour le bien commun. 

Vide-greniers

De plus, le centre a mis en place un vide-greniers accessible à toutes les personnes qui le souhaitent pour acheter du mobilier et/ou des objets chaque mercredi en fin d’après-midi et le week-end des 16 et 17 mars. 

Ainsi adressons nos meilleurs vœux pour l’avenir à tous les permanents du centre qui nous ont accueillis si généreusement au fil des années. Que l’Esprit Saint soit à l’œuvre dans toutes les décisions qui vont être prises.

Le centre de Montet vu d’avion.

Témoignages

Comment accueillir une telle annonce lorsqu’on vit depuis 30 ans dans cette cité-pilote ? 
Denise Roth me rappelle que sa vie est inscrite dans la vie de Dieu, qu’elle est un instrument et plus encore une donation à Dieu et qu’il y a des expériences spirituelles joyeuses et parfois douloureuses. Là, on reprend conscience qu’on a donné notre vie à Dieu. De ce fait, l’essentiel de notre mission n’a pas changé, on continue à suivre Dieu et non un lieu et une structure. 

Une mission tournée sur le monde ! 
Marius Muller nous dit que le Mouvement des Focolari est inscrit dans le monde. De ce fait, Montet / Broye est un village connu dans le monde. Aujourd’hui, nous vivons un moment important. Nous devons faire des pas et regarder le monde et ainsi ajouter des forces où elles sont nécessaires. 

Les Focolari au sein de l’Eglise 
Dans le contexte actuel de l’Eglise, Denise Roth évoque le fait qu’il faut revoir notre évangélisation, redimensionner les structures. Il ne faut pas attendre que les gens viennent dans les structures, car les êtres humains demandent une proximité au milieu du monde. Aujourd’hui, avec la baisse des vocations et les forces qui diminuent, les structures doivent également diminuer pour une bonne continuation. 

Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial
LinkedIn
Share
WhatsApp