De la colline à la plaine

Une dernière visite de la chapelle de la Maison diocésaine avant sa désacralisation prévue le lendemain.

Après deux siècles de présence en Vieille-Ville, l’Eglise catholique romaine à Genève (ECR) s’apprête à déménager son siège à la paroisse du Sacré-Cœur. Elle a organisé une après-midi portes ouvertes avant de quitter définitivement son site historique début mai.

Mgr Farine fut locataire de la Maison diocésaine pendant plusieurs années.

Texte et photos par Myriam Bettens

« Non, je ne vais pas faire la visite, je connais ! », lance Mgr Pierre Farine dès son entrée dans le bâtiment. C’est que l’ancien évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg (LGF) s’y entend sur la question. Il a habité les lieux lorsqu’il était en poste. Or, pour les nombreux curieux qui patientent dans le petit hall déjà bondé, c’est peut-être bien la première fois qu’ils pénètrent à l’intérieur de la Maison diocésaine de l’Eglise catholique romaine à Genève (ECR), autrement dit le vicariat. Et en ce Mardi gras, l’occasion a été offerte au public d’en faire une visite guidée avant son déménagement en mai prochain dans la nouvelle Maison d’Eglise située à la paroisse du Sacré-Cœur, en contrebas de la Place de Neuve. 

Les visiteurs se sont passé le mot, si bien que le premier tour guidé est déjà complet bien avant l’ouverture des portes. Pour les autres, ne reste plus qu’à patienter jusqu’au suivant en baguenaudant au gré des pièces de la bâtisse, ouvertes cet après-midi-là. Les plus hardis s’attaquent directement à la volée de marches les conduisant aux étages supérieurs tout en lisant les panneaux explicatifs disposés le long du parcours. Les autres se laissent d’abord tenter par les douceurs caractéristiques du mardi précédent le Carême, proposées aux visiteurs en guise de goûter, avant d’entamer leur visite. 

Avant de s’atteler au remplissage des cartons en vue du proche déménagement, tous les membres du personnel de la Maison diocésaine, siège de la direction pastorale et administrative de l’ECR, ont été réquisitionnés afin d’accueillir les nombreux visiteurs. Une manière de donner à ces derniers la possibilité de rencontrer les personnes qui œuvrent dans les coulisses de leur Eglise. Les mains se serrent et les questions vont bon train. « Pour quand est prévu le déménagement ? », demande une visiteuse. « Qu’allez-vous faire de ce bâtiment une fois que vous aurez déménagé ? », s’interroge une autre. « Il sera proposé au marché de la location. Vous pouvez postuler », glisse innocemment Fabienne Gigon, la représentante de l’évêque à Genève, avec un sourire. 

Pas sûr que la dame dépose son dossier, même si la maison de la Rue des Granges a partagé le pavé avec d’illustres voisins, tels que Yoko Ono, le pilote de Formule 1, Jean Alesi, ou encore l’Infante d’Espagne… Après deux siècles de présence sur la colline de la Vieille-Ville, site historique du pouvoir à Genève, l’institution descend en plaine, symbole de proximité avec l’ensemble des Genevois.

L’Eglise catholique romaine à Genève en quelques dates

1740-1744 : Date estimée de la construction du bâtiment de la Rue des Granges.

1798 : Accession des catholiques aux droits d’établissement durable et de pratique religieuse à Genève.

1819 : Constitution du diocèse de Lausanne et Genève : les catholiques passent de la juridiction de l’évêque de Chambéry à celle de l’évêque de Lausanne résidant à Fribourg.

1851 : Acquisition de la propriété du bâtiment de la Rue des Granges. L’immeuble devient la cure de l’église Saint-Germain, seul lieu de culte catholique romain à Genève.

1971 : Le Vicariat général est supprimé et remplacé par le Vicariat épiscopal

2022 : L’immeuble de la rue des Granges prend désormais le nom de « Maison diocésaine de Genève ».

2024 : Messe de dédicace de l’église du Sacré-Cœur par Mgr Charles Morerod. Le 31 mai 2024, à 18h30.

Les portes ouvertes de la Maison diocésaine ont fait le plein !

Le silence du 7e sceau

L’ouverture du 7 e sceau précède les sept sonneries de trompettes.

Par François-Xavier Amherdt | Photo : Pixabay

Dans la tradition prophétique et apocalyptique, le silence annonce la venue du jour du Seigneur. C’est dans la plénitude du Dieu trinitaire que s’engendrent la Parole et la manifestation ultime pour l’ensemble de la création et du cosmos. 

Aussi, le texte de la Révélation est-il comme suspendu lorsque l’Agneau glorifié, aussi dénommé le Lion de la tribu de Juda et le Rejeton de David, ouvre le 7e sceau du rouleau écrit au recto et verso que lui a remis l’Ange au nom de l’Ancien des jours (Apocalypse 5, 1-14). Nos traductions bibliques le signalent par trois points de suspension, telle une ouverture sur l’infini.

« Il se fait alors dans le ciel un silence d’environ une demi-heure… », c’est-à-dire selon le langage symbolique du dernier livre des Ecritures, d’une durée indéfinie. 

C’est à ce moment que va se dérouler, selon une nouvelle liturgie céleste marquée par sept sonneries de trompettes (cf. Apocalypse 8-9 ; 11, 15-18), la réalisation des décrets divins et salvifiques, tels que consignés dans le rouleau désormais descellé par le Christ crucifié et ressuscité. La volonté du Seigneur s’accomplit définitivement.

Prélude à la conversion

Puisse le silence de l’oraison et de l’intériorité préluder à notre conversion en Eglise. Car c’est de la prière silencieuse du face-à-face avec Dieu que peut jaillir la dynamique de retournement ecclésial à laquelle nous sommes tous et toutes convié(e)s. 

Puissent les espaces de recueillement ponctuer nos liturgies, si souvent verbeuses et trop bavardes. C’est dans ces inter-stices que l’Esprit peut se glisser et faire germer en nos cœurs l’obéissance à la volonté du Très-Haut. Puisse le calme de la nature, de nos paysages extérieurs et intérieurs, apaiser notre agitation incessante et nous conduire à l’essentiel de la réalité, grâce au souffle du Saint-Esprit. 

Nous sommes suspendus au dessein divin dont la concrétisation et l’exécution vont apporter la paix, le shalom définitif.

Confirmation à La Croix

Les 23 jeunes confirmands de Martigny-Croix en route vers leur confirmation lors de la célébration présidée par Mgr Jean-Marie Lovey, dimanche 4 février 2024.

Par Maryline Rouiller 
Photos : Marion Perraudin

La petite communauté de Martigny-Croix, vivant sous le patronage de saint Joseph au cœur divinement paternel et fraternel, a eu la joie d’instituer « soldats du Christ » vingt-trois jeunes chrétiens, lors de la messe à l’occasion de la célébration de la confirmation le 4 février dernier. 

Après deux années de préparation vécues ensemble depuis leur première communion et la venue de quelques nouveaux visages de frères ou sœurs prenant le train en marche, les « me voici » prononcés par les confirmands ont résonné, chacun de sa voix et de son cœur, dans l’église, à l’appel de Mgr Jean-Marie Lovey. 

Les parrains et marraines ont accompagné magnifiquement celui ou celle qui les ont choisis comme soutien et exemple. Ainsi l’assemblée, heureuse et priante, a vu revenir dans les bancs des visages souriants, des fronts bénis et des vies édifiées par ce chemin parcouru ensemble. Une nouvelle page va s’écrire pour eux, ennoblie dorénavant de Celui qui a appelé le Christ au désert et la Vierge Marie à devenir Mère de l’humanité. Bon Vent à eux !

Histoire de famille: les frères Multone, racontés par Laurent et Stéphane

Thomas Multone, 1844-1915. Ouvrier piémontais sur le premier chantier de l’église en 1851, puis fondateur de l’entreprise Multone Construction.

Construction originelle de l’église de Monthey en 1851

Dans le cadre du projet de restauration de l’église paroissiale de Monthey, projet initié par le curé Jérôme Hauswirth, il est bon de se replonger dans l’histoire de ce vénérable et saint édifice religieux, avec une histoire de famille, la famille des frères « Multone », histoire rapportée par les membres de la famille, avec Laurent et Stéphane.

Propos recueillis par le curé Jérôme Hauswirth | Photo : DR

II était une fois les deux frères Thomas et Etienne Multone. Ils habitaient un petit village nommé Sostegno, situé dans la province de Biella au Sud des Alpes dans le Piémont. A cette époque, ils avaient déjà fréquenté l’école de la construction de Turin et possédaient donc des connaissances et un savoir-faire important. Au même moment, l’architecte Vouilloz était mandaté pour construire une église de style basilical de type italien à Monthey. Or, le Monthey de l’époque ne disposait pas de ces compétences activement recherchées. C’est sous la direction de l’architecte que les deux frères rejoignirent ainsi leurs cousins Gualino de Martigny, alors engagés sur ce chantier.

Avec de nombreux autres artisans venant du val Vigezzo, mais aussi de la Valsesia leur région d’origine, les deux frères participèrent notamment aux travaux de plâtrerie, de stuc, de stuc-pierre et encore de peinture, produisant des effets remarquables de marbre encore bien visibles aujourd’hui dans l’église.

Bien des années plus tard, le petit-fils de Thomas, M. Roger Multone, a rapporté des anecdotes sur son grand-père et sur son grand-oncle : « Les moulures en feuilles d’acanthe des colonnes corinthiennes ont été construites à l’aide de moules en bois sculptés, conçus de manière analogue aux brantes pour être transportés par les ouvriers sur les échafaudages. Remplis de plâtre puis démoulés, ces épais panneaux de bois marqués en motifs inversés ont permis de créer ces ornements architecturaux constituant les chapiteaux merveilleusement décorés. »

Puis en l’année 1870, ces deux frères ont fondé une entreprise de construction à Monthey. Elle a été notamment active dans la gypserie et la peinture jusqu’en 1939. A travers ses activités, elle a ainsi pu former des apprentis, qui, à leur tour, se sont mis à leur compte : soit les entreprises Guidetti et Colombara toujours présentes aujourd’hui ! Aujourd’hui, leurs activités continuent après plus de 150 ans !

N’oublions pas ces hommes et leur courage qui, par leur travail, ont honoré Dieu. Ils nous ont aussi transmis d’autres édifices magnifiques encore appréciables aujourd’hui dans tout le Valais.

Des lieux de beauté qui nous aident à élever notre regard vers l’espérance.

Si vos ancêtres ont aussi participé à la construction de l’église de Monthey, merci d’en faire part à la rédaction. Nous compléterons avec joie la série 😊.

Que représente la résurrection pour moi?

Par Astrid Belperroud | Photo : DR

Animatrice pastorale de la jeunesse, j’ai eu à cœur de poser cette question aux jeunes confirmés 2023… et cela reste toujours une question remplie de mystères. Je les ai laissés me répondre de façon anonyme, ainsi il y a une certaine liberté dans la réponse et certains m’ont demandé : « Si je ne comprends pas ou ne crois pas à la résurrection, est-ce grave si j’ai confirmé ? »  

Et de leur répondre « bien sûr que non… la résurrection, comme l’eucharistie, reste un grand mystère mais nourri d’espérance. Dans leur réponse on peut voir qu’il y encore confusion entre réincarnation et résurrection, est-ce aussi clair pour nous adultes ? Pas forcément. 

Et ce qu’il y a de merveilleux dans notre vie sur terre, c’est que nous avons toute une vie pour comprendre, toute une vie pour vivre, expérimenter, toute une vie à rencontrer le Christ.

Quelques mots de jeunes confirmés :

« Pour moi, la résurrection c’est quand après être décédés, nous sommes ramenés sur terre pour un court instant, ça peut être pour dire au revoir ou accomplir des dernières épreuves. C’est ce qu’a fait Jésus ou plutôt ce pourquoi Dieu l’a ressuscité. »

« Jésus a vaincu la mort, la vie est plus forte que tout, j’ai compris dans ma vie que je vivrai plusieurs petites morts mais avec Jésus dans ma vie, je me relèverai chaque fois avec plus de force. »

« La résurrection représente Jésus qui revient sur terre. »

« La résurrection c’est le fait de se redonner une chance, de repartir de zéro en se souvenant de nos erreurs, afin de les éviter lors de notre seconde vie. »

« C’est le passage de la mort à la vie. » 

« Renaissance. »

« C’est Jésus qui nous met, remet debout, chaque fois que l’on perd courage. »

« Pour moi, la résurrection montre le pouvoir de Dieu mais aussi la preuve qu’il ne faut jamais laisser tomber. »

« Parfois la vie est compliquée, mais Dieu a une raison pour tout et au final, il t’élévera toujours de ta peine. »

« La résurrection m’évoque l’espoir, c’est croire aux secondes chances, espérer et vivre. On peut réellement renaître à nouveau. »

« La résurrection c’est la renaissance de Dieu, il est à l’origine et à la fin de la vie qui ne s’arrête jamais. »

« La résurrection montre le pouvoir de Dieu, mais est aussi la preuve qu’il ne faut jamais laisser tomber. »

« Pour moi, c’est la nuit de Pâques le centre de ma foi. Jésus a vaincu la mort pour nous. Nous ne serons plus jamais seuls, c’est la lumière du cierge Pascal qui est présente et nous met de la lumière dans nos vies. »

A chacune de nos rencontres, il y a la lumière… une bougie bien visible, qui nous aide à apprivoiser l’invisible. Ne l’oublions pas, nous sommes tous en chemin, à la rencontre du Seigneur.

«Le silence est essentiel…»

Par Thierry Schelling | Photo : Pxhere

… dans au moins trois domaines, liste le pape François : la vie du croyant, la vie de l’Eglise et sur le chemin de l’unité des chrétiens.

Ainsi s’exprime-t-il parmi les leaders de toutes les Eglises-Sœurs réunis pour la veillée de prière œcuménique, le 30 septembre 2023, un jour avant l’ouverture de la première phase du Synode 2023-2024.

Pour le croyant

Les débuts et la fin de notre existence terrestres sont silencieux. « Le Verbe de Dieu s’est fait silence dans la mangeoire et sur la croix. » Devant la croix de San Damiano, François d’Assise jadis comme les responsables d’Eglises en septembre 2023, le croyant se tient en silence, un silence qui n’est pas du tout vide. « Dieu parle plutôt dans un zéphyr, un fin silence sonore », paraphrase-t-il l’expérience d’Elie dans le Livre des Rois.

Pour l’Eglise

Le silence « permet le dialogue et l’écoute » de l’autre et de l’Esprit Saint à l’œuvre dans nos vies. Il améliore le « discernement » au travers des bruits et du vacarme de notre temps, pour écouter la volonté de Dieu. Les différends se résolvent mieux si on commence par écouter ce qui est différent, « dans un silence actif ».

Pour l’unité des chrétiens

Le silence qui devient prière permet d’accueillir le don de l’unité « comme le Christ la veut », « avec les moyens qu’il veut », disait Paul Couturier, à l’origine de la Semaine de prière pour l’unité et que rappelle François. Se mettre ensemble en prière et dans le silence, c’est comme semer des graines d’espérances que Dieu fera germer, dit-il en substance aux consœurs et confrères chrétiens. Et de conclure : « Faisons silence pour que le monde croie ! »

En ce temps de Renouveau

Texte et photos par Marion Perraudin

En ce temps de renouveau,
Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver,
Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin,
Au cœur de nos vides intérieurs, de nos déserts stériles
Le vide apparent du tombeau,
Devient lieu de rencontre avec le Ressuscité,
Il nous rejoint, Lui le Vivant.

En ce temps de renouveau,
Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver,
Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin,
Sur nos chemins d’Emmaüs, malgré nos désillusions,
Jésus Ressuscité se fait compagnon de voyage.
Pour rallumer dans nos cœurs, la chaleur de la foi et de l’espérance.
Le Christ Vivant fait tout comprendre : la Vie, la mort, mais surtout l’Amour.

En ce temps de renouveau,
Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver,
Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin,
Laissons la parole du Christ « La Paix soit avec vous »
Déverrouiller la porte de la chambre haute de nos peurs,
Accueillons son souffle qui nous donne une vie nouvelle.
Devenons des croyants audacieux, des témoins joyeux dans nos lieux de vie.

En ce temps de renouveau,
Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver,
Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin,
Comme à Pierre, le Ressuscité nous demande « M’aimes-tu ? »
Dans nos échecs et nos reniements il chemine à nos côtés
Lui, le Christ Vivant, qui a triomphé de la mort et du péché
Il nous invite à nous laisser guérir et transformer par la force de l’amour miséricordieux.

En ce temps de renouveau,
Où la terre a refleuri après la froideur de l’hiver,
Que résonne en chants de fête et de joie, comme un exultet sans fin,
La joyeuse mission donnée par le Christ à l’Ascension,
Osons proclamer et annoncer la Bonne Nouvelle !
Dans la joie de l’Ascension, Jésus monté aux cieux, nous plante solidement dans la terre,
Dans la joie de l’Ascension, le Fils remonte vers le Père,
Il nous ouvre la porte vers notre patrie, le cœur de Dieu 

Bulbocode, première fleur de printemps qui éclot entre janvier et février alors que tout est sec et endormi dans l’hiver.
Fleur de magnolia ou le rose dans la ville.

Les Colis du Cœur: l’anniversaire d’une association indispensable

Des bénévoles de tout âge et de tout le Chablais se mobilisent pour les collectes depuis de 30 ans.

Texte et photos par François-Xavier Mayoraz, membre du comité des Colis du Cœur

En cette année 2024, l’association des Colis du Cœur va fêter ses 30 ans d’existence. Comme la plupart le savent déjà, cet organisme a pour but de fournir une aide alimentaire ponctuelle aux personnes de la région qui sont dans le besoin. Il faut voir cela comme un coup de pouce momentané, dans une période de vie compliquée vécue par les personnes.

C’est le 8 avril 1994 que les Colis du Cœur virent le jour, sous l’impulsion de quelques femmes et notamment de Mme Ginette Fessard, qui va incarner généreusement cette association pendant un quart de siècle. Si aujourd’hui Mme Fessard s’est retirée, la pauvreté, elle, continue d’exister, notamment en raison de l’inflation, qui met à mal de plus en plus de personnes.

Mais où trouver toute cette nourriture que nous redistribuons ensuite ? Pour ce faire, trois fois par année, nous nous postons devant les différents magasins alimentaires de la région et nous sollicitons la générosité des personnes qui viennent faire leur course, en leur proposant d’acheter quelques denrées en plus et de nous les déposer à la sortie. 

Par ailleurs, de temps en temps, nous rencontrons des personnes qui ont particulièrement à cœur de donner quelque chose, car eux-mêmes par le passé ont dû faire appel à cette association.

Toutefois, si les Colis du Cœur perdurent encore aujourd’hui, c’est sans conteste grâce à l’aide infiniment précieuse des nombreux bénévoles. Que ce soit de la prise de contact au téléphone avec les demandeurs, en passant par la confection des colis et leur distribution, ainsi que de la présence dans les magasins lors des trois récoltes annuelles, tous ces bénévoles font un travail incroyable et ne ménagent aucunement leurs efforts. Un immense merci à eux !

Et joyeux anniversaire aux Colis du Cœur !

Le samedi matin 8 juin aura lieu l’anniversaire officiel des Colis du Cœur.

Choisir la fraternité

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. Michel Racloz, représentant de l’évêque pour la région diocésaine Vaud, est l’auteur de cette carte blanche. 

Michel Racloz, représentant de l’évêque pour la région diocésaine Vaud
Photos : cath.ch, DR

Le 1er février dernier, nous avons fait mémoire du dramatique appel de l’abbé Pierre adressé sur les ondes en 1954 à la suite du décès d’une femme sans logement en France. Cette réalité demeure actuelle aussi en Suisse romande.

Cet évènement m’a amené à reprendre un livre de l’abbé Pierre « La Fraternité »1. Il est paru en 1979 à l’occasion des 50 ans de la fondation d’Emmaüs. Quelle vision prophétique émerge des propos de l’abbé ! Elle est simple et profonde. Il dénonce des situations de misère et d’injustice. Il annonce un horizon nouveau en comptant sur l’engagement de tous. L’abbé Pierre nous invite à un choix radical. « Ces deux voies sont très claires : moi sans les autres ou moi avec les autres. Etre heureux sans les autres ou être heureux avec les autres. Etre suffisant ou être communiant. »

Un double écho a résonné en moi… du côté de la vie de Jésus et de l’appel du pape François à travers son encyclique « Tous frères ». Avons-nous pris conscience que Jésus nous invite à devenir des sœurs et des frères ? Simplement considérer toute personne comme une sœur ou un frère amène une transformation radicale en soi et dans la relation. C’est un long apprentissage vers la Vie. Les histoires des douze fils de Jacob et des douze apôtres nous indiquent les écueils à surmonter, le temps nécessaire, les changements à vivre sous la conduite de l’Esprit Saint.

Au centre de son texte, le pape François nous offre une relecture d’une parabole connue, mais « adoucie »… Il l’intitule « un étranger sur le chemin » et non le « bon samaritain » ! Si nous souffrons, qu’attendons-nous de celui qui s’approche ? Choisissons-nous d’ouvrir les yeux et notre cœur pour permettre à celui qui souffre de trouver sa place dans la fraternité universelle ? Cette fraternité n’est-elle pas la grande voie pour œuvrer à la paix, témoigner de l’espérance, œuvrer au devenir d’une Eglise synodale et vivre sa vocation baptismale ?

1 Abbé Pierre, Fraternité, Arthème Fayard, 1979.

La Pentecôte, couronnement du temps pascal

Par l’abbé Bernard Alassani 
Photo : André Bise | Dessin : Bernadette Lopez

Plusieurs fêtes se déroulent durant la période pascale. Nous avons entre autres la Pentecôte qui termine le temps pascal. D’origine grec, la Pentecôte signifie « cinquante ». Elle se fête cinquante jours après Pâques. 

C’est une fête religieuse qui permet de commémorer la descente de l’Esprit Saint parmi les apôtres, la réalisation de la promesse de Jésus faite à ses disciples « Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière » (Jn 16, 12) ou « quand viendra, le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur »
(Jn 15, 26-27). 

La Pentecôte représente le couronnement du temps pascal, qui dure sept semaines et commence le Vendredi saint.

L’événement de la Pentecôte ne peut être compris qu’en lien avec Pâques et l’Ascension. Jésus est mort pour le salut du monde (le Vendredi saint), ressuscité le jour de Pâques, et monté au ciel vers le Père (à l’Ascension).

La Pentecôte a son origine dans le peuple juif. Bien avant Jésus-Christ, de nombreux croyants venaient en pèlerinage vers le temple de Jérusalem. Ils venaient remercier Dieu pour tous ses dons : la terre, la loi de l’alliance et les promesses des prophètes. 

Lors de la fête de la Pentecôte, les apôtres découvrent que Dieu donne aussi Jésus comme sauveur et l’Esprit Saint comme source de vie nouvelle. Comme promesse fait par le Christ ressuscité : l’Esprit Saint. L’union des cœurs dans la charité et l’unité des esprits dans la vérité. Trois signes manifestent sa présence : les langues de feu, le vent, la colombe. 

Groupe Œcuménique d’Accueil des Réfugiés (GOAR) de Monthey: Jacqueline Rigamonti passe le flambeau

Souvenez-vous, en automne 2015, avec l’arrivée de requérants d’asile venant de Syrie, notre évêque, Mgr Jean-Marie Lovey, lance un appel à la solidarité des Eglises et des mouvements citoyens. Un groupe de bénévoles, issus des paroisses catholiques et protestante de Monthey, se met à l’œuvre et prend le nom de GOAR. Jacqueline Rigamonti coordonne les diverses facettes de l’engagement : cours de français, contacts avec l’office de l’asile, suivi des bénévoles, accompagnements des familles.

Par Sandrine Mayoraz | Photos : DR

Cette situation de 2015 donne une visibilité, légitime et démocratise en quelque sorte ces actes d’accueil qui sont déjà réalisés de manière spontanée et informelle. En effet, à Monthey, le groupe Réfugié-Rencontre existe depuis 1996, fondé sous l’intuition du Curé Othon Mabillard. Cela fait donc plus de 30 ans que « Madame Jacqueline » – comme l’appellent ses amis étrangers – œuvre pour l’accueil aux réfugiés.

Vocation à l’autre

Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Jacqueline Rigamonti est sensible aux gens d’ailleurs. « Je n’ai jamais eu peur de l’autre, j’avais une idée positive au départ, explique-t-elle, cela n’empêche pas d’être lucide. » Diverses expériences nourrissent son enclin naturel à l’autre : un Père spiritain qui venait montrer des diapos, son métier qui l’a conduite à enseigner à la Vila Beata, école pour jeunes filles étrangères, à exercer du bénévolat au magasin du monde ou à la mise en route de la bibliothèque interculturelle de Monthey. 

Elle a reçu une éducation religieuse plutôt formatée – il n’existait rien d’autre à l’époque – mais a rencontré des chrétiens qui ont ancré le message biblique dans des valeurs telles que la justice, le sens des autres ou la générosité. Ainsi, l’accueil fait partie de son ADN chrétien. Impensable pour elle, de se dire chrétienne sans répondre à cette Parole : « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli. » (Mt 25, 35)

Au cœur de la mission : la rencontre

Jacqueline insuffle cet esprit dans le groupe, en répondant aux besoins humains et relationnels des personnes immigrées. « Le plus important c’est le contact régulier, la présence gratuite et l’amitié offerte », insiste Jacqueline, comme un écho à la parole : « Traitez l’étranger comme s’il était l’un des vôtres. Tu l’aimeras comme toi-même : car vous avez été vous-mêmes étrangers en Egypte. » Lv 19, 34 Petit à petit, le GOAR organise une aide aux devoirs, des lundis récréatifs durant l’été, des espaces de rencontres et par-dessus tout, le soutien aux familles. Mais rien n’est plus précieux que ce contact personnel et amical !

Merci !

Durant ces (presque) 30 ans d’engagement, Jacqueline bénéficie du soutien et de l’aide de son époux, Flaviano. « Il connait toutes les personnes que j’ai accompagnées »,  dit-elle en regardant les souvenirs défiler sur son téléphone. Aujourd’hui, elle passe le flambeau, avec le souhait que le GOAR grandisse avec d’autres. On ne remplace pas « Madame Jacqueline », mais plusieurs lui succèdent avec une répartition des responsabilités. Nous les remercions de poursuivre leur précieux engagement.

Les paroisses de Monthey-Choëx trouvent ici une occasion de remercier sincèrement Jacqueline Rigamonti. Merci Jacqueline pour ta fidélité dans l’engagement et ton audace. Merci d’avoir déployé au sein du groupe Réfugiés-Rencontres et du GOAR tes idées, ton temps sans compter et tes valeurs humaines et spirituelles. Merci d’être une témoin du Christ qui va à la rencontre de chacun.

Jeux, jeunes et humour – avril 2024

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Pourquoi la prière d’ouverture s’appelle « collecte » ? *
La prière d’ouverture qui change à chaque messe prend place après le Kyrie ou le Gloria. Normalement, un temps de silence la précède pour permettre à chacun de prier personnellement dans son cœur, avant que le prêtre ne rassemble ces prières et prie au nom de tous. Voilà pourquoi, elle porte le nom de « collecte », parce qu’elle collecte et réunit les diverses demandes des fidèles en une seule prière que le prêtre présente à Dieu au nom de la communauté.

Par Pascal Ortelli

* Nous vous proposons cette année de décrypter la messe, en lien avec le livre de Pascal Desthieux : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration, illustrations Hélène VDB, Editions Saint-Augustin.

Humour

Deux religieux avaient obtenu la permission de leur Abbé de participer à une noce familiale. Ils revinrent au couvent en ayant légèrement abusé de la dive bouteille. Comme il était déjà tard et que nos deux compères, visiblement éméchés, voulaient éviter à tout prix de croiser leur Abbé dans les couloirs, l’un des deux dit à l’autre : 
– Va devant, fais quelques pas et je verrai si tu marches droit !
Après cela, le marcheur revient vers son confrère et lui demande le résultat du test. Celui-ci répondit :
– Oui, tu marches droit, mais qui était donc celui qui marchait avec toi ?

Par Calixte Dubosson

Le double engagement de Colin Mosengo

De lui, on peut d’emblée dire qu’il a la foi chevillée au corps ! Elle le fait vibrer. Colin Mosengo, jeune père de famille de Vuissens, vient d’accepter un double engagement paroissial. Rencontre à Lausanne où il se rend quotidiennement pour son travail.

Texte et photo par Claude Jenny

Récemment, Colin Mosengo a suivi la formation pour devenir auxiliaire de l’eucharistie, qu’il ira porter le dimanche à l’hôpital d’Estavayer. « Je me réjouis de vivre cette mission au service des autres » dit-il. Il a aussi été désigné pour remplacer Jacques Monnard comme représentant de notre paroisse au sein du Conseil pastoral cantonal, un organe qui va reprendre son rôle de liant au niveau de toute la communauté catholique fribourgeoise.

Ce Staviacois a toujours trempé dans le bain catholique, notamment par sa maman qui a été membre du Conseil de communauté du chef-lieu. Formé au travail social, bachelor en poche, il a œuvré d’abord dans l’accompagnement de personnes marginales. Puis il a bifurqué professionnellement. Si son activité est aujourd’hui de traquer ceux qui font du mal aux autres, il inscrit ce parcours professionnel dans une démarche qui n’est pas incompatible avec son engagement de chrétien. « Il faut faire face à une certaine perversion du mal dans la société et la personne qui est dans la faute doit d’abord le reconnaître, pour pouvoir éventuellement être pardonnée par la suite. Je peux agir de diverses manières envers les autres, mais aussi dans un but de faire de la prévention, d’œuvrer dans la bienveillance et la recherche du « bien vivre ensemble ». 

Son métier, il le pratique une médaille de la Vierge autour de son cou et avec une icône qui illumine son bureau. Lorsqu’il n’est pas au cœur d’un monde dur professionnellement, il aime aller se ressourcer. Entrer dans une église, vivre un temps d’adoration. « J’aime les sacrements, et particulièrement celui du pardon car si Dieu nous pardonne nos fautes, c’est pour que nous sachions aussi le faire. » 

Ne pas quitter le bateau !

Dans cette Eglise bien secouée, Colin Mosengo se dit content que l’abcès soit en train d’être crevé car, dit-il, « on peut pardonner mais on ne peut pas cacher ce que l’on a fait de mal. Il faut donc que la vérité éclate au grand jour. Il faut passer par ce «  nettoyage interne  » ». Mais, s’empresse-t-il de préciser, il ne faut pas quitter le bateau ! « Bien au contraire ! Il faut rester à bord parce qu’un renouveau est possible. L’Eglise doit garder ses traditions et notamment toutes ses richesses liées aux sacrements. Mais elle peut aussi évoluer sans rien enlever à la puissance d’amour du Christ. L’Eglise appartient au peuple de Dieu. Pas à la hiérarchie. Il faut donc oser demander. J’aimerais que notre Eglise retrouve davantage de joie et que ses cérémonies soient davantage des manifestations de joie partagée. »

Colin Mosengo est un témoin engagé. On le sent habité d’une ferme volonté de vouloir faire avancer le bateau. Un rôle de pilote qu’il accomplissait aussi lorsqu’il était aux commandes de la vedette de la Société de sauvetage d’Estavayer !

Le premier Pardon

Messe paroissiale de la « Fête du Pardon » à Muraz en remerciement pour le don sacramentel du Pardon de Dieu.

Les enfants de 4H de Collombey et de Muraz, inscrits au parcours de préparation au sacrement du Pardon, ont bénéficié pour la première fois de ce beau et grand sacrement le 2 février (à Collombey) et le 9 février (à Muraz). C’est l’occasion, sous forme d’une interview, de faire le point sur ce sacrement, avec les catéchistes engagées dans cette préparation.

Propos recueillis par Antonella Cimino et Béatrice Lucciarini | Photos : Jean-Michel Moix, Simone Lattion

Qu’est-ce que je trouve de beau ou de grand dans ce sacrement du Pardon ? 
Antonella : Ce que je trouve de beau et de grand c’est cette guérison ; le sacrement du Pardon guérit l’âme et le cœur ; cette tristesse et ce poids qui étaient présents, s’envolent pour laisser place à la paix.
Béatrice : Pour moi, le sacrement du Pardon est le sacrement de l’Amour de Dieu. Il nous aide à vivre avec Lui et avec les autres. Il nous permet de mettre sa Parole dans notre vie.

En quoi, le sacrement du Pardon aide-t-il l’enfant à grandir dans la foi (chrétienne) ? 
Antonella : Il permet de se réconcilier avec Dieu, avec les autres ainsi qu’avec soi-même. Les enfants comprennent que ce sacrement est utile pour grandir dans la foi, ils peuvent le demander à chaque fois qu’ils veulent réparer le fil d’amitié qui a été cassé entre Dieu et les autres.
Béatrice : Discuter de sa vie, sous l’angle de la foi, avec un prêtre aide l’enfant à grandir.

Lors de la préparation des enfants à ce sacrement, quel message entendez-vous faire passer ? 
Antonella : Le message est que l’Amour de Dieu est sans limite. Son pardon nous transforme véritablement. Qu’il est bon de vivre dans le respect, le partage, la générosité, la vérité, l’amour… lorsque nous sommes pardonnés et que nous-mêmes nous pardonnons, nous nous rapprochons encore plus de l’autre, de Dieu.
Béatrice : Le plus important est l’amour de Dieu. « Dieu t’aime très fort, plus que tu ne peux l’imaginer. Il veut que tu sois heureux. Il aime pardonner. »
Cependant, je trouve très important que les enfants découvrent l’importance du pardon dans leur vie de tous les jours avec les autres : en famille, avec les copains, avec les adultes qu’ils côtoient. Et ceci indépendamment de toute conception chrétienne. Sans pardon, la vie « communautaire » est très difficile, voire impossible.

Pour quelles raisons, selon vous, le sacrement du Pardon est-il aujourd’hui délaissé voire oublié ? 
Antonella : Le sacrement du Pardon nous met dans l’humilité devant Dieu qui nous aime malgré toutes nos faiblesses ; cette rencontre est essentielle. 
Peut-être que certains ne voient pas leurs péchés donc ils n’éprouvent pas le besoin de se confesser.
Béatrice : Notre société individualiste ne voit pas l’« utilité » du sacrement du Pardon et du dialogue avec le prêtre. Nos contemporains ont de la difficulté à se reconnaître pécheurs.

Qu’est-ce que ce sacrement nous dit sur Dieu, sur nous-mêmes ?
Antonella : Le psaume 147, 3 nous dit : « Dieu est celui qui guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. » Il le fait à travers le sacrement de la réconciliation. C’est seulement si nous nous laissons réconcilier dans le Seigneur et avec nos frères que nous pouvons être vraiment en paix.
Béatrice : Il nous révèle ce que nous dit l’Evangile de Jésus : « Je suis la lumière du monde. Celui qui vient à moi ne marchera pas dans les ténèbres ; mais il aura la lumière qui conduit à la vie. » (Jean 8, 12)

Messe paroissiale de la « Fête du Pardon » à Collombey en remerciement pour le don sacramentel du Pardon de Dieu.

Un œcuménisme bien vécu dans la Broye

Dans notre Broye, partagée entre les cantons de Fribourg et Vaud, la question de l’œcuménisme est une réalité bien présente et vécue au quotidien.

Par Gérard Dévaud
Photos : Georges Losey

Nombreuses sont les familles mixtes et il n’est pas rare de rencontrer des réformés dans nos célébrations, et vice-versa. L’Eveil à la foi, la catéchèse à l’école enfantine et de nombreuses activités sont vécues de manière œcuménique.

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens (du 18 au 25 janvier) permet de rendre visibles tous ces liens tissés au long de l’année et de se rassembler autour de la Parole pour une prière commune.

Cette année, différents rendez-vous étaient proposés durant cette semaine dans toute la Broye autour de l’évangile du bon Samaritain (Luc 10, 25-37). Tout aurait dû démarrer avec la conférence du pasteur Hoegger, reportée au 6 mars chez les Focolari. Après une prière à Avenches, il y eut une grande célébration à l’abbatiale de Payerne. A noter la remarquable prestation de Benoît Zimmermann, organiste, qui a composé et interprété une pièce spécialement pour l’occasion sur le thème de cette année.

Célébration à la collégiale

Et enfin, le dimanche 28 janvier, en prolongation de cette de semaine de l’unité et pour montrer que l’œcuménisme ne s’arrête pas à ces 7 jours, une célébration a rassemblé un grand nombre de fidèles à la collégiale d’Estavayer. Aux côtés de nos prêtres et de la pasteure, plusieurs délégués des communautés catholique et réformée nous ont permis de méditer et prier à partir du célèbre hymne à l’amour développé par saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens (chapitre 13) et de l’évangile de Luc. Le climat invitait à la prière, grâce à la bonne cohésion de l’équipe d’animation, des chants soutenus par Philippe Marchello à l’orgue. A la fin de la célébration, les enfants – qui s’étaient retrouvés pour vivre une animation autour du thème de l’amour – ont rejoint l’assemblée avec une farandole de cœurs : tout un symbole ! 

Après l’envoi en mission : partager un message de paix et d’espérance à l’aide d’un marque-page, les nombreux participants se sont rassemblés sur le parvis de l’église pour un temps de convivialité et de fraternité autour d’un apéritif.

L’abbé Darius accueille la pasteure Thünde Lamboley à la collégiale.

Enfants et jeunes, montez vers Pâques!

Serons-nous encore plus nombreux cette année?

Du 28 au 31 mars 2024, en plus des célébrations paroissiales, deux Montées vers Pâques (MVP) sont organisées dans le secteur pour soutenir la foi des jeunes et enfants : un camp pour les ados au Monastère des Bernardines et des activités en journées à Monthey pour les enfants (3H-8H). Certains témoignent de leur expérience et invitent d’autres à se mettre en chemin pour vivre ensemble le Triduum Pascal.

Propos recueillis par Céline Sallin et Sandrine Mayoraz | Photo : DR

La MVP des jeunes c’est quoi ?
« Un camp pour se rapprocher, parler de Dieu, s’amuser et il faut y aller pour faire des connaissances, sortir de sa zone de confort et vivre de drôles d’expériences. Comme la fois où les animateurs m’ont réveillé à 3h du mat pour aller prier puis retourner me coucher. En plus, le lieu où on vit le camp, le monastère des Bernardines est super calme, cool, un peu froid mais super et c’est une expérience super chouette de rentrer un peu dans le quotidien des sœurs. » Camron, 14 ans

Et la MVP Kids ? 
« C’est trois jours de la Résurrection de Jésus, un temps de prière et de partage. On répète les étapes que Jésus a faites avec ses Apôtres. » Giorgia, 11 ans
« Pâques est la plus grande fête chrétienne de l’année et on a envie de se réunir pour cela. C’est un cheminement avec Jésus et ses amis du dernier repas jusqu’au déjeuner de Pâques. » Aloïs, 18 ans, animateur de la MvP Kids 

Pourquoi y aller ? 
« Pour découvrir plein de nouvelles personnes et créer des amitiés. Parler avec d’autres qui croient et échanger sur ce que l’on sait. Aussi découvrir d’autres endroits et surtout passer la mort et la résurrection de Jésus ensemble, c’est entre autres pour cela qu’il faut venir. » Léana, 15 ans
« Pour Vivre de l’intérieur l’étonnant mystère de Pâques. Rien n’est démodé, 2024 a son lot de soucis et Jésus les a connus aussi. Nous le suivons vers la joie de la Résurrection. » Mary-Lou, animatrice à la MvP Kids

Qu’est-ce que la MVP t’apporte ?
« La MVP agrandit ma foi car d’autres jeunes croient aussi, c’est réconfortant de se rendre compte qu’on n’est pas seul et on peut vivre des célébrations ou moments particuliers de foi qu’on ne vivrait pas ailleurs. » Timéa, 14 ans
« La joie de vivre une fête importante en mémoire de Jésus qui est mort sur la croix et ressuscité. » Nicole, 9 ans

Quelle est l’activité que tu attends avec impatience ?
« Alors j’aimerais trop que les anim’s organisent une soirée jeux et loup garou car ça met toujours une trop bonne ambiance dans le camp. » Timéa, 14 ans
« J’ai bien apprécié de faire la nappe d’autel pour le grand jour et la chasse aux œufs. » Giorgia, 11 ans

Merci aux animateurs et aux participants pour leur témoignage. Bienvenue à ceux qui veulent tenter l’aventure d’une MVP. 
Pour t’inscrire à MVP Jeunes: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSf0M2iPa2rvYjBFognaNMOl98Ybw6-mLGAQ3uFdolkx4qtrmg/viewform

Cugy: ils donnent la catéchèse en couple

Depuis 2012, la famille Tattoli habite Cugy. La catéchèse en couple, ils l’ont débutée lorsque leur fille Méline est entrée en classe de 3H.

Texte et photo par Marianne Berset

Dès leur arrivée à Cugy, Antonio a eu un lien avec l’école en participant à diverses commissions. Aujourd’hui, à côté de sa profession de gendarme, il est président de la commission parentale au CO de Cugy. Isabelle, elle, est samaritaine indépendante et elle a beaucoup de plaisir à transmettre sa mission aux personnes qu’elle rencontre. Ils ont quatre enfants, maintenant âgés de 21, 19, 17 et 13 ans.

Comment vivre cet engagement en couple ?
Lorsque nous avons débuté la catéchèse, c’est Antonio qui conduisait les rencontres de catéchèse car il connaît la Parole de Dieu et aime la raconter. Puis, après un temps d’arrêt pour des raisons privées et professionnelles, j’ai choisi de reprendre cette mission tellement importante. La catéchèse m’a permis d’ouvrir une porte, celle de la lecture quotidienne de la Bible. 

Est-il facile d’évangéliser à la maison ?
Nous avons accompagné nos enfants dans leur chemin de vie chrétienne. Notre souhait est de leur donner un Eveil à la foi. Trois d’entre eux ont servi la messe. Aujourd’hui, après une période d’arrêt, d’oubli de rencontre avec le Seigneur, ils reviennent avec des questions, ils reportent une croix et ressortent et lisent volontiers leur Bible.

Pourquoi avoir choisi cet engagement de catéchiste au sein de l’Eglise ?
Antonio nous confie que de part ses origines italienne et yeniche sédentaire, la foi est importante. « Malheureusement lorsque j’étais adolescent, j’ai fait de mauvaises expériences. Le prêtre a refusé de me confirmer car je n’avais pas pu vivre toutes les rencontres concernant ce cheminement en dehors de l’école, ceci dû au décès de mon papa alors que j’étais âgé de 11 ans. Par la suite, j’ai rencontré plusieurs prêtres, pasteurs et agents pastoraux qui m’ont aidé à renouer dans ma relation à Dieu. Aujourd’hui, je ne veux pas que des enfants connaissent ces difficultés alors j’apporte une pierre à l’édifice. » 

Merci à Isabelle et Antonio qui vivent de tout leur cœur leur rencontre quotidienne avec le Seigneur et qui n’hésitent pas à en témoigner auprès des enfants de la paroisse et dans leur milieu professionnel. Bravo et merci pour leur précieuse disponibilité.

«Un engagement qui, grâce aux Ecritures, apaise mon cœur.» Isabelle Tattoli

Les repas communautaires

Le 19 janvier dernier, l’Association des repas communautaires de Collombey-Muraz s’est réunie à La Charmaie pour son Assemblée générale. Par la même occasion, avec des allocutions de M. Pascal Berrut (président de l’Association), de M. Olivier Turin (président de la Commune) et avec un repas offert aux bénévoles en remerciement de leur engagement, l’Association entendait commémorer ses 10 ans d’existence (et ses 8 ans d’activité, puisqu’elle a connu une interruption liée au Covid-19 en 2020 et 2021).

L’ancien et regretté cuisinier, Pierre-Yves Plaschy (décédé en 2020).

Par Jean-Michel Moix | Photos : Bernard Hallet

Ces repas ont été lancés sur l’initiative de Pierre-Yves Plaschy, chef-cuisinier, sur le modèle des repas communautaires qui se faisaient déjà sur Monthey (au centre paroissial protestant « En Biolle »). Sous l’impulsion des présidents des conseils de gestion des paroisses de Collombey et de Muraz (avec Pascal Berrut et Pierre-André Lattion) et du Conseil de communauté, une Association fut fondée le 7 décembre 2013 par la Commune, les paroisses ainsi que par des personnes à titre individuel, afin de structurer et de pérenniser le projet.  

Les premiers repas furent servis à Collombey (à la salle communale) le 6 février 2014 et à Muraz (à la Maison du Village) le 27 février 2014. Au cours de ces 10 années écoulées, 141 dîners ont été organisés (avec un cuisinier et une équipe de bénévoles pour la cuisine, le service et l’aménagement de la salle) et 9’396 repas ont été servis.

Avec son Comité, présidé par Pascal Berrut, l’Association entend vivement remercier les autorités communales et paroissiales pour leurs soutiens (notamment pour la mise à disposition de la salle multi-activités de La Charmaie et de la salle de la Maison de commune), le chef-cuisinier actuel, Raphaël Fracheboud, toute l’équipe des bénévoles, les fournisseurs des denrées alimentaires (les légumes offerts gracieusement par la famille Lattion à Pré Géroux, les invendus fournis par Manor à Monthey et le vin sponsorisé par la cave Beltrami à Vionnaz). Un merci également à la direction de La Charmaie et à son personnel pour la bonne collaboration.

Le président de l’Association a relevé par ailleurs que les finances sont saines. Avec un bénéfice brut excédentaire de plus de Fr. 2’000.– en 2023, celles-ci ont permis à l’Association de verser aux Tables du Rhône et aux Colis du Cœur un don de Fr. 1’000.–chacun, par solidarité, à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Ces repas, faut-il le rappeler, sont ouverts à toutes et à tous. Qu’il est beau ainsi de retrouver à des tables trois générations réunies (grands-parents, parents, enfants), qu’il est bon aussi d’associer à ces repas, la génération « active » avec la génération « retraitée » ou résidente à l’EMS de la Charmaie. Puissent ces repas contribuer à « nourrir » ainsi ces liens intergénérationnels, à vivifier ces contacts simplement humains, conviviaux et cordiaux, tant il est vrai que l’homme n’est pas fait pour vivre seul, mais pour vivre en « société », en relation avec ses semblables comme aussi avec Dieu !

Les focolari à l’heure du départ de Montet

Tous les Focolarinis réunis l’année dernière pour la photo de famille.

Le 11 septembre 2023, la cité-pilote et Centre de Rencontre et de Formation des Focolari a annoncé sa fermeture pour juin 2024 après 43 ans de présence dans ce village de Montet / Broye sur les 80 années que compte le mouvement.

Par Marianne Berset | Photo : LDD

Le Mouvement des Focolari est présent dans plus de 183 pays du monde. La fermeture de la cité-pilote de Montet a été prise après un long processus de discernement entre les habitants et les dirigeants de la cité de Montet ainsi que de ceux du Centre international à Rome et les responsables et membres de Suisse, d’Autriche, d’Allemagne. La restructuration et la réorientation ont été envisagées afin que la mission des Focolarines et Focolarinis soit en lien avec les besoins actuels. 

De nombreux jeunes du monde entier ont fait une escale d’une année à Montet pour leur deuxième année de formation car il n’y avait pas assez de place à Loppiano (Italie). De plus, depuis 1991, une école de vie s’y est ajoutée pour les jeunes du monde entier. Aujourd’hui, les vocations étant en baisse, la formation a été repensée sur trois ans à distance dans leur pays d’origine et une année en Italie, afin qu’ils puissent vivre une expérience communautaire internationale et interculturelle. 

Cette décision a été motivée par le fait que le contexte change, les membres du mouvement aspirent à une vie plus sobre. De plus, ce bien permet de libérer des ressources pour des besoins plus imminents.

Redécouvrons la prière du chemin de croix

Ce mois de mars est englobé dans le temps du Carême qui culmine avec la Semaine sainte, et enfin avec la fête de Pâques, le 31 mars. Ce grand mystère de la mort et de la Résurrection est au cœur de notre foi. Depuis de nombreux siècles, la piété chrétienne s’est plue à méditer en particulier la Passion de Jésus, avec notamment la dévotion du chemin de croix.

Par Jean-Michel Moix
Photos et dessins : Jean-Michel Moix, J.-F. Kieffer

Les origines et le développement de la dévotion du chemin de croix 

Cette dévotion remonte aux temps des apôtres. Une pieuse tradition raconte que la Vierge Marie en personne aimait, en la ville sainte de Jérusalem, se rendre sur les lieux où son divin Fils, Jésus, avait subi sa cruelle passion, refaisant à pied la « Via Crucis », du palais de Pilate où Jésus fut condamné à mort, jusqu’au sommet de la colline du Calvaire (ou Golgotha) où Jésus fut crucifié et où il mourut. 

Au fil des siècles les pèlerins chrétiens en Terre sainte visitaient ces différents lieux où Jésus fut cruellement martyrisé, supplicié, où il arrosa la terre de son sang ! Voici à ce propos, un extrait de récit d’un pèlerin russe visitant Jérusalem vers 1730 : « On nous mena… sur le mont Golgotha et nous vénérâmes le lieu où la Croix, portant Notre Seigneur Jésus-Christ crucifié fut plantée. Au même endroit nous vîmes un amas de pierres fendues datant de la Passion du Christ, et dont l’Evangile fait mention : la terre trembla et les pierres se fendirent (Mt 25, 51). Nous baisâmes le lieu où l’on étendit le Christ notre Sauveur sur la Croix, le clouant avec des clous de fer. Puis on nous mena en bas et on nous montra une grotte sous la montagne, où Adam fut enterré et où le sang du Christ sanctifia ses ossements. » (p. 216, Vassili Grigorovitch-Barski, Pérégrinations (1723-1747), Ed. des Syrtes)

L’on se rappelle en outre du côté de l’Eglise latine, que la garde des lieux saints en Palestine fut confiée aux fils spirituels de saint François d’Assise. Et ceux-ci, avec d’autres ordres religieux popularisèrent cette dévotion en Europe pour les chrétiens qui ne pouvaient se rendre en Terre sainte. En 1731, le pape fixe le nombre de stations à 14 et l’enrichit d’une indulgence plénière. Saint Léonard de Port-Maurice (1676-1571), franciscain, apôtre de l’Italie, et au charisme extraordinaire de « convertisseur » des foules, ne manquait pas, par exemple, d’instaurer des chemins de croix au cours de ses missions paroissiales.

Le chemin de croix : est-ce une dévotion dépassée ou bien est-elle encore d’actualité ?

Une dévotion qui a été bénéfique pour des générations de chrétiens, pourquoi ne le serait-elle pas encore aujourd’hui ? en méditant les différentes stations du chemin de croix, nous contemplons le Christ, souffrant par amour pour nous, injustement condamné à mort et embrassant la croix, son instrument de supplice, employant ses ultimes forces « à faire le bien », à prodiguer des conseils pleins de sagesse (aux femmes disciples de Jérusalem), à se relever de ses chutes, pour s’immoler enfin sur l’autel de la croix. Nous le voyons en outre rencontrant sa sainte Mère, aidé par un passant (Simon de Cyrène), consolé par une femme disciple (Véronique), dépouillé de ses vêtements, étendu sur le bois de la croix, crucifié, agonisant trois heures durant, puis rendant son dernier souffle à Dieu son Père. 

Ces méditations et ces prières sont propres à susciter ainsi des grâces de conversion pour les pécheurs, des grâces de fidélité et de générosité pour les justes, des grâces d’union au Christ pour les personnes souffrantes ou malades, des grâces de bonne mort pour les personnes en fin de vie. 

C’est en plus une dévotion qui convient à tous les âges : les enfants y découvrent l’amour « fou » qui anime le cœur de Jésus, les pécheurs y puiseront des grâces qui les inciteront à faire appel à la Miséricorde divine, les personnes confrontées au mystère du mal et de la souffrance apprendront à unir leur croix à la croix du Christ et les personnes âgées méditeront avec profit les fins dernières en contemplant la manière dont Jésus s’avance vers la mort !

Mais passons à l’exercice pratique. Voici une méditation d’un chemin de croix, composé spécialement pour les enfants mais qui peut aussi convenir pour les plus grands !

Chemin de croix de Lourdes, Jésus est détaché de la croix et remis à sa sainte Mère.

1. Jésus est condamné à mort
Jésus est innocent. Il est pourtant injustement condamné à mort.
Ô Jésus, je te confie toutes les personnes qui souffrent, en raison de guerres, de maladies, de persécutions contre leur foi,…

2. Jésus est chargé de sa croix
En portant la croix, Jésus « porte » nos injustices, nos péchés pour en demander pardon à Dieu son Père.
Apprends-moi, Ô Jésus, à porter ma croix (de souffrances, d’efforts) comme toi-même tu l’as portée.

3. Jésus tombe pour la première fois
Jésus, épuisé physiquement, tombe sous le poids de la croix, mais par amour pour nous, il se relève.
Apprends-moi, ô Jésus, à me relever de mes péchés ! (à les détester pour t’en demander pardon !)

4. Jésus rencontre sa très sainte Mère
Jésus va vivre sa Passion dans une union spirituelle toute spéciale avec Marie, sa sainte Mère.
Quand je rencontre des difficultés, quand j’ai des soucis, je veux également me tourner vers toi, Ô Marie, ma Maman du Ciel ! 

5. Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
Les soldats réquisitionnent un passant, Simon, qui revenait des champs, afin d’aider Jésus à porter sa croix.
Ô Jésus, as-tu aussi besoin de moi pour porter ta croix ? Rends-moi attentif à la détresse ou aux besoins de ceux qui m’entourent. 

6. Véronique essuie la sainte face de Jésus
Une femme disciple, émue de compassion, applique un linge sur la face meurtrie de Jésus qui en est soulagé.
Ô Jésus, je te prie pour les personnes malades, âgées, seules,… et que je voudrais consoler.

7. Jésus tombe pour la seconde fois
Les forces viennent à manquer. Jésus tombe une nouvelle fois. Et il se relève.
Ô Jésus, apprends-moi à me corriger de mes défauts (de ma paresse, de ma colère, de ma gourmandise, de ma jalousie, de mon égocentrisme,…).

8. Jésus rencontre les femmes disciples de Jérusalem
Jésus leur dit : « Ne pleurez pas sur moi, mais sur vous, sur vos péchés ! »
Apprends-moi, ô Jésus, à reconnaître mes péchés, à sortir de mon égoïsme, à demander à Dieu, « pardon » ! 

9. Jésus tombe pour la troisième fois
Ses forces l’abandonnent et Jésus tombe encore. Mais dans un effort de volonté, Jésus se relève ! 
Ô Jésus, je ne compte plus les fois où je suis tombé, où je t’ai « tourné le dos ». Mais, ô Jésus, tu ne te lasses pas de me pardonner, à chaque fois que je reviens vers Toi ! Merci ô Jésus ! 

10. Jésus est dépouillé de ses vêtements
Jésus se retrouve presque nu. Il n’a plus rien à lui ! Mais il a encore auprès de lui, des amis, des disciples (Marie, Jean, Marie-Madeleine).
Merci, ô Jésus, de me donner en les saints du ciel, des amis, des frères, des sœurs, des bienfaiteurs, des intercesseurs. Merci aussi de me donner aussi ici-bas de vrais amis sur qui je peux compter.

11. Jésus est cloué à la croix
Trois clous ont transpercé les mains et les pieds de Jésus et l’attachent désormais à la croix.
Ô Jésus, je te prête mes mains pour servir mes frères. Je te prête mes pieds pour témoigner de Toi et de l’Evangile.

12. Jésus meurt sur la croix
Jésus rend son dernier souffle. Alors il se produit un puissant tremblement de terre. Les gens sont effrayés. Que se passe-t-il ? C’est la terre qui « pleure » ! 
Ô Jésus, c’est pour moi que tu as souffert, c’est pour moi que tu t’es immolé sur l’autel de la croix à Dieu ton Père, c’est pour me faire Miséricorde, c’est pour m’ouvrir les portes du Ciel. Merci, ô Jésus, mon Sauveur et mon Dieu ! 

13. Jésus est détaché de la croix et remis à sa Mère
Le corps de Jésus est décloué de la croix et il est déposé sur les genoux de sa Mère, Marie. 
Ô Marie, en recevant le corps de Jésus sur tes genoux, c’est chacun de nous que tu reçois désormais, car pour chacun de nous, tu es notre Maman du Ciel, et nous, nous sommes tes enfants ! 

14. Jésus est mis au tombeau
Le corps de Jésus est déposé dans une grotte qui sert de tombeau. Il va y séjourner jusqu’au matin du 3e jour où il va ressusciter ! 
Avec Marie, je veille dans l’attente de la résurrection ; j’attends qu’un jour, le mal ou le péché soient définitivement vaincus. Et j’espère en la vie du Ciel.

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