Il y a peu de temps, je partageais la préoccupation du manque de prêtres à une de nos paroissiennes qui me répondit : « Y a qu’à demander des prêtres à Fribourg, ils en ont plein ! » Ce genre de réaction montre bien le manque d’informations au sujet de la réalité de notre Eglise. Effectivement, lors de la rencontre cantonale des agents pastoraux, prêtres et laïcs de notre canton du 14 novembre dernier, Mme Céline Ruffieux, représentante de l’évêque pour la partie francophone du canton de Fribourg, invitait les unités pastorales et les paroisses à diminuer le nombre de messes et à favoriser les rassemblements. Car, comme en France et dans de nombreux pays, la Suisse manque de prêtres, et notre diocèse ne fait pas exception !
Par Gérard Dévaud, au nom de l’équipe pastorale | Photos : Georges Losey
« Faire avec les forces en place »
Pour y pallier, notre Eglise a longtemps fait appel à des prêtres étrangers. Nous bénéficions nous-mêmes de la présence d’un prêtre polonais et de deux prêtres togolais. Dorénavant, notre évêque incite plutôt à « faire » avec les forces en place plutôt que d’aller chercher des prêtres ailleurs. Son argument : inviter les fidèles à se regrouper pour des eucharisties festives et vivantes. Nous en avons eu la preuve réjouissante lors de la fête paroissiale du 17 septembre à Cheyres. C’est vrai que, pour un prêtre, se retrouver un samedi soir dans une grande église devant 9 fidèles disséminés, ce n’est pas très réjouissant ! Le manque de prêtres est une réalité, mais la diminution des fidèles en est une autre.
Aller prier dans l’église d’à côté !
Cela fait maintenant de nombreuses années que notre paroisse a restreint le nombre de messes dominicales en invitant les paroissiens à se déplacer et à se rassembler pour l’eucharistie. Bien quelques-uns le font et nous les en remercions. Mais ce n’est malheureusement pas le cas de tous !
C’est vrai que l’esprit de clocher est encore très fort. Pourtant, à l’heure où nous nous déplaçons volontiers pour aller chez le médecin, au magasin ou même à la déchetterie dans le village d’à côté, ne pourrions-nous pas aller prier dans l’église située à 5 kilomètres, alors que notre paroisse s’étend sur une grande partie de la Broye avec ses 15 clochers ! A côté, c’est aussi chez nous !
Chercher des pistes ensemble
Bien sûr, si le nombre de messes diminue, nous devrons nous soucier de nos chœurs mixtes, mais aussi de la vie de nos petites communautés. Il y a certainement des pistes à creuser, des solutions à trouver, des temps de prières à inventer…
Pour cela, l’équipe pastorale a besoin de tous ! C’est en cela que l’appel de l’abbé Bernard – « nous devons réfléchir ensemble à l’avenir » – résonne ! L’équipe pastorale a déjà rencontré le Conseil pastoral (les délégués pastoraux de toutes nos communautés) et en février, ce sera le tour des représentants des chœurs mixtes. Mais si vous avez des idées ou des propositions, n’hésitez pas à nous les communiquer !
Mais gardons confiance et n’oublions pas de prier l’Esprit Saint qui ne cesse de souffler et guider notre Eglise !
Regard ce mois-ci sur la médaille de saint Antoine de Padoue. Invoqué lorsqu’on perd un objet ou quand une cause semble perdue, ce « faiseur de miracles » est un bon guide dans la vie de tous les jours, raison pour laquelle on offre volontiers sa médaille lors d’un baptême.
Le temps fait son œuvre… Plus besoin d’être bourgeois d’Estavayer pour être agréé membre de la Confrérie de Notre-Dame du Mont-Carmel. Après s’être ouverte aux femmes, cette institution staviacoise a intronisé pour la première fois en décembre dernier un membre… venu d’ailleurs ! En l’occurrence, de pas très loin… puisqu’il s’agit de l’organiste Philippe Marchello, titulaire de l’orgue de la collégiale depuis 30 ans, mais qui n’est pas bourgeois du chef-lieu et est domicilié à Frasses.
Par Claude Jenny Photos : Georges Losey
Cette « première » dans l’histoire de cette confrérie, qui voue une dévotion à Marie, qui avait déjà vécu un événement historique en 2019 en accueillant une première femme dans son sérail, Marie-Christine Mota. « Désormais nous sommes deux femmes, précise-t-elle, avec l’intronisation de Danielle Plancherel en 2023 ». Cette ouverture aux femmes et aux non-bourgeois permet de renouveler un peu l’effectif car la confrérie ne compte plus que 9 membres aujourd’hui, qui se réunissent au moins une fois l’an pour une célébration et une rencontre administrative et festive.
Les membres de cette confrérie, dont l’origine remonte à 1655, s’engagent à manifester un élan de solidarité en faveur des moins favorisés de la communauté locale. L’année dernière, c’est l’Association SOS Futures mamans qui a bénéficié de cette générosité.
C’est lors de la messe dominicale que le gouverneur de la confrérie, André Butty, a remis l’écharpe blanche et le scapulaire bleu – les deux signes d’appartenance et de fidélité de ses membres à Notre-Dame du Carmel – à Philippe Marchello qui a dû, pour une fois, descendre de la tribune pour la circonstance, lui qui préfère agir discrètement derrière ses claviers. « C’est un pas de plus pour m’intégrer dans la cité, dit-il, et je suis désormais protégé sous le manteau de la Vierge Marie. »
Philippe Marchello recevant l’écharpe blanche des mains du gouverneur André Butty.
Le scapulaire, signe de dévotion
Le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel (également appelé scapulaire carmélitain) est une pièce de vêtement que portent les membres de l’ordre du Carmel. Ce scapulaire existe également sous une forme très réduite, et porté par les laïcs. Cette dévotion apparait à la fin du XIIIe siècle chez les carmes et se répand chez les laïcs autour du XVe siècle.
Le scapulaire bleu que porte les membres de la confrérie pour signifier leur fidélité à Marie.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Jésus – Approche historique José Antonio Pagola
Un nouveau livre sur Jésus ! Est-ce bien utile ? Quel personnage l’auteur va-t-il nous donner à voir : un sage ? un prophète ? un réformateur social ? un religieux ? un « sauveur » ? le « Fils de Dieu » ? Les évangiles ne suffisent-ils pas à notre information et faut-il toujours de nouveaux livres ? Déjà les évangiles sont quatre, signe que oui, il est utile et sera toujours légitime d’écrire sur Jésus. Mais il y faut beaucoup de science et d’humilité. Ces deux qualités, l’auteur les possède et les met en œuvre ici en y joignant un rare sens pédagogique. L’auteur veut mettre à la portée de n’importe quel lecteur ce que la recherche contemporaine peut dire avec certitude sur Jésus, de sa naissance à sa mort.
Décoder un tableau religieux – Nouveau Testament Eliane et Régis Burnet
Comment différencier une Annonciation d’une Assomption ? Que signifie le bleu du manteau de la Vierge Marie ? Pourquoi les premiers chrétiens ont-ils représenté le Christ sous la figure d’un berger ? Nous sommes entourés de tableaux religieux, mais savons-nous encore les lire ? Des catacombes romaines et des tableaux de Fra Angelico ou de Bruegel, les scènes du Nouveau Testament les plus fréquentes de l’histoire de l’art sont ici décryptées avec grande pédagogie et remises dans leur contexte biblique. A partir d’éléments facilement reconnaissables – un ange à genoux, une corbeille de pain ou une barque de pêcheurs –, Eliane et Régis Burnet élaborent une grille d’identification des épisodes de l’Evangile et décodent pour nous les symboles du christianisme.
De l’Annonciation à la Pentecôte, retrouvez 21 épisodes du Nouveau Testament illustrés par une cinquantaine d’œuvres d’art du IIIe au XXe siècle. Pour chaque épisode, le commentaire d’une peinture ou d’une sculpture est accompagné du texte de l’Evangile et d’œuvres qui approfondissent le thème. A travers une iconographie variée et originale, c’est une invitation pour toute la famille à découvrir comment, depuis deux mille ans, les artistes expriment la foi chrétienne et le mystère du Christ.
L’Evangile de Jésus-Christ en BD Olivier Drion – Clotilde Gaborit
Suivez les pas de Jésus le Christ comme si vous y étiez, partagez le quotidien de ses disciples, revivez les miracles, les oppositions, écoutez les paraboles, les discours. Et si vous aviez pu voir ce que bien des yeux ont voulu voir, entendre ce que bien des oreilles ont voulu entendre ? Après quatre années de travail, Olivier Drion, illustrateur, nous propose ici une vision contemporaine de l’Evangile de Jésus Christ.
Certains témoins de ce récit sont des personnages fictifs, mais la bande dessinée suit fidèlement le récit des Evangiles.
Le gouverneur Joël Bourqui lors de sa présentation devant l’assemblée paroissiale.
Comme le veut désormais l’habitude, chaque assemblée paroissiale est l’occasion de présenter une des confréries actives sur le territoire de la paroisse. En décembre dernier, ce fut au tour de la Noble Confrérie des pêcheurs, bien active dans le chef-lieu, d’être mise en relief avec humour par son gouverneur, Joël Bourqui.
Par Claude Jenny Photos : Georges Losey
Une confrérie dont l’origine remonte au milieu du 17e siècle et qui est « bien vivante puisqu’elle compte aujourd’hui 42 membres, alors que nous n’étions qu’une trentaine il y a dix ans » se réjouit le gouverneur. Comme quoi les relations fraternelles, la solidarité, l’entraide et l’amitié sont des notions qui résonnent encore fortement dans ce milieu des gens de la pêche. Certes il faut avoir un lien avec cette pratique pour devenir membre de cette noble confrérie. Autrefois, il s’agissait surtout de membres de familles qui vivaient de la pêche. Or aujourd’hui, il ne reste qu’un seul pêcheur professionnel à Estavayer en la personne d’Avni Morina, le dernier à vivre de la pêche. Aujourd’hui, la confrérie est composée de pêcheurs amateurs ou de personnes proches de cette activité lacustre.
« Les bleus » et « Les rouges »
La confrérie compte deux catégories de membres : les confrères pêcheurs et les confrères compagnons, auxquels viennent s’ajouter les membres d’honneur et le confrère aumônier, qui est traditionnellement le curé d’Estavayer. C’est lui qui monte sur la locquette à la Saint-Laurent – le dimanche le plus près du 10 août – pour bénir tous les bateaux présents sur le lac après la célébration de la messe sur la place Nova Friburgo. C’est à cette occasion que les nouveaux confrères sont intronisés après avoir avalé un étrange breuvage associé à du poisson cru ! L’année dernière, un nouvel aumônier – l’abbé Darius – a été intronisé aumônier pour remplacer l’abbé Lukasz, parti dans une autre région.
Tous les confrères respectent à la lettre un strict code vestimentaire en portant fièrement le pull aux rayures, le béret et le foulard rouge. Par contre, les confrères pêcheurs portent une marque distinctive avec une vague bleue sur le pull alors que les confrères compagnons ont une vague rouge ! L’adhésion répond à des critères précis et fait l’objet d’une décision du grand chapitre de la confrérie qui se réunit une fois l’an. La confrérie – ou à tout le moins une délégation – est désormais aussi présente lors de certains cortèges dans la cité, ce que le gouverneur apprécie, notamment lors de la procession de la Fête-Dieu ou le cortège de la Saint-Nicolas.
Un jour des femmes ?
Le gouverneur s’était préparé à la question et elle a été posée par une représentante de la paroisse : pourquoi pas de femmes dans la confrérie ? Et la réponse du gouverneur fusa : « Le combat féministe ne se situe pas là ! Personnellement, je le place ailleurs. Donc, non, nous ne prévoyons pas de modifier nos statuts pour l’instant. Mais il ne faut pas dire jamais… »
L’intronisation du nouvel aumônier, l’abbé Darius Kapinski, curé de la paroisse Saint-Laurent Estavayer.La bénédiction des embarcations sur le lac.
Un livre et une vitrine
La Confrérie prépare l’édition d’un livre sur l’histoire de cette confrérie. Il devrait sortir au printemps. Une vitrine, avec la mention des noms de tous les membres, est désormais également visible au café-restaurant « L’Escale » à Estavayer.
La jeunesse (jeunes après la communion de plus de 10 ans à 14 ans) vient de vivre son premier TEMPS FORT en région : paroisses de : Choulex-Vandœuvres, Puplinge-Presinge, Chêne-Thônex, Sainte-Thérèse (Champel) et Saint-Joseph (Eaux-Vives), plus de 40 jeunes et 5 catéchistes, 3 prêtres pour entourer, accompagner, écouter, bricoler, prier avec au cœur de la rencontre : Jésus. Il nous veut rassemblés, heureux et enthousiastes et tout était réuni pour une belle première !
Quelques échos :
« J’étais tellement heureux de vous voir toutes et tous engagés pour ce TF. (Thierry)
Des jeunes attentifs et participatifs, quelle belle expérience. (Sabrina)
J’ai vu de la motivation entre les jeunes qui pour la plupart ne se connaissaient pas. (Anne Marie)
Avec ce dynamisme les jeunes ont mis tous leurs sens en route, le corps et l’esprit ont participé à cette journée. (Laurent)
La présence d’autant de jeunes a donné une impression d’une belle présence physique et spirituelle, les jeunes étaient contents d’être là même les plus grands. Ils se sont « reconnus » surpris parfois d’être dans le même bateau. La joie de l’Evangile ! » (Astrid)
MERCI à Rose, Sabrina, Anne-Marie, Laurent, nos prêtres Sviatoslav, Karol et Thierry, à nos familles des deux UP La Seymaz et Eaux-Vives – Champel ! Osons mettre de la lumière dans nos vies, osons vivre des expériences nouvelles avec la rencontre du Seigneur.
Prochain rendez-vous de nos jeunes en région : découvrir le SEDER (dernier repas de Jésus le mercredi 27 mars et le samedi 27 avril à l’église Sainte-Thérèse de Champel.
La catéchèse d’aujourd’hui, ce n’est plus le catéchisme de grand-mère. La diaconie, le service de l’autre dans la gratuité, font partie intégrante du témoignage chrétien. Et du parcours de nos confirmés et confirmands associés à des bénévoles de nos paroisses : en effet, ils se sont donné rendez-vous le samedi 25 novembre 2023 devant les entrées de nos enseignes commerciales pour donner sacs et cabas, et décharger ensuite les dons des acheteurs généreux en ce temps qui précédait l’Avent et Noël.
Texte et photos par Astrid Belperroud
Un mot assez peu connu et pourtant si indispensable à nos sociétés dans lesquelles nous vivons. C’est un mot qui chante… comme symphonie, harmonie… Mais ce n’est pas la femme du diacre, ce n’est pas non plus une nouvelle philosophie de vie mais tout simplement comme nous le dit Wikipédia c’est l’institution qui organise la charité envers les pauvres et les malades de la communauté.
Merci aux jeunes « des ados du cycles » « du parcours confirmation 2024 » et « les confirmés de 2023 » sans oublier Françoise et Monique, membres du Conseil pastoral de Saint-Joseph.
Quelques échos :« merci beaucoup pour cette expérience » ; « merci beaucoup, ça m’a fait du bien de partager ce moment avec tous » ; « merci et à la prochaine ! »
C’est près de 197,5 tonnes de produits alimentaires et d’hygiène qui ont été récoltés sur le canton durant ce fameux Samedi du Partage, les 25 et 26 novembre dernier. BRAVO https://www.partage.ch/
Samedi du Partage : témoignage
Françoise Albert en compagnie de JJ McManus, confirmé 2023.
Par Françoise Albert | Photo : Astrid Belperroud
En pleine après-midi, à l’entrée de la Migros : nous sommes deux ou trois bénévoles qui tendons le sac « Samedi du Partage » aux personnes entrant dans le magasin.
Il y a : – ceux qui passent « sans nous voir », – les timides qui n’osent pas, – ceux qui ne veulent pas, un peu gênés ? peut-être même pas ! – ceux qui cherchent la conversation (ce sont peut-être les seuls mots qu’ils échangeront de la journée ?) – ceux qui connaissent comment ça se passe et qui d’emblée demandent ce qui manque, – ceux qui suivent leur chemin par automatisme et qui ne se laissent pas « dérouter » par le sac rose, – ceux qui « ont déjà donné », – ceux qui « viendront demain », – mais aussi ceux qui sont heureux de PARTAGER, avec le sourire…
Prends mes mains, riches de superflu ; Prends mes mains confiantes dans les tiennes, sources de toute joie. Prends mes yeux, sensibles aux apparences ; Prends mes yeux – la présence de mes frères, sources de toute espérance. Prends mon corps dont je garde souci ; Prends mon corps, tes bontés qui l’habitent, sources de toute louange.
Prends mon cœur que l’orgueil tyrannise ; Prends mon cœur ébloui par tes grâces, sources de toute beauté. Prends ma foi, ses miroirs déformés ; Prends ma foi tournée vers Tes béatitudes, sources de toute paix. Prends mon âme, mon rien qui se veut tout ; Prends mon âme, dans Ton corps et Ton sang, sources de toute adoration.
Avec la fête du saint Nom de Jésus et la fête de l’Epiphanie que nous célébrons au début de ce mois de janvier, l’Eglise nous invite à nous tourner vers l’Enfant-Jésus, à le contempler dans la crèche ou en les bras de sa sainte Mère, Marie, et à lui présenter nos hommages avec les Rois Mages.
Divin Enfant Jésus, nous voici prosternés à vos pieds pour vous rendre nos hommages et nous consacrer à vous pour toujours.
Vrai Fils de Dieu et de Marie, soyez remercié de tous les bienfaits dont votre naissance a été la source pour nous. Eclairez notre esprit, enseignez-nous à devenir comme des enfants pour entrer dans le royaume des cieux. Fortifiez notre volonté, attachez-la invinciblement à la vôtre, aidez-nous à purifier toutes nos intentions par le souvenir des exemples que vous nous avez donnés.
Divin Enfant, étendez vos bras et répandez vos bénédictions sur la sainte Eglise notre Mère, sur notre saint Père le Pape, sur les évêques, les prêtres et les religieux. Protégez nos familles, nos amis et nos ennemis. Veillez sur tous les enfants de l’univers, gardez le berceau des nouveau-nés, l’école des adolescents, la vocation des jeunes gens. Soyez l’appui des enfants déshérités, malades ou handicapés et des orphelins ; sauvez les enfants en danger d’avortement.
Faites-nous éprouver la Toute Puissance cachée dans votre petitesse. Convertissez les pécheurs, secourez les âmes du purgatoire et accordez-nous la grâce de vous posséder éternellement dans le ciel. Ainsi soit-il.
(Extrait du fascicule : L’enfant Jésus de Prague, abbé M. Koller, Association N.-D. du Pointet)
Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève | Photo : DR
Chère Lectrice, cher Lecteur,
Il n’y a que les poissons morts qui vont dans le sens du courant.
Ce proverbe chinois, tel que je l’ai retenu, était à choix comme thème de dissertations lors de mon collège. Il fait corps avec moi depuis. Nul souvenir des arguments de mes thèse et antithèse de l’époque… pourtant l’interpellation demeure. Comment être « un vivant » dans notre monde ?
Je pense à ce passage énigmatique de l’évangile de Luc où Jésus « passant au milieu d’eux, allait son chemin » (Lc 4, 30). Il va littéralement à contre-courant de cette foule voulant le jeter en bas d’un escarpement. Quand et comment le Seigneur nous invite-t-il à l’imiter ?
Toujours dans l’association d’idées émerge cette injonction de la constitution pastorale Gaudium et Spes (« Joie et espoir », 1965, art. 4) « l’Eglise a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Evangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée, à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques. » Le discernement des signes des temps est demandé par Jésus lui-même (Mt 16, 2-3 ; Lc 12, 54-57) et les évangiles nous montrent le caractère subversif de la Bonne nouvelle, de la Parole de Dieu.
En écho encore, cette formule de la célébration eucharistique juste avant la communion, prononcée par l’assemblée et le prêtre : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole, et je serai guéri ». Elles reprennent les paroles du soldat de l’évangile de Matthieu (Mt 8, 5-11) : l’humilité et la confiance de ce centurion romain ne sont-elles pas un exemple de contre-courant total ? Comment cette parole offerte par la liturgie, dimanche après dimanche, jour après jour, peut-elle nous fortifier à oser un contre-courant en examinant les signes du temps ?
En ce début d’année, je demande au Seigneur, pour son Eglise, le discernement, afin de participer à la lecture du temps présent et aller par les voies qu’Il souhaite, sans crainte de ne pas se conformer à « l’air du temps ». Je sollicite la grâce de sa Parole pour guérir tout ce qui empêche d’en être des témoins vivants et d’annoncer sa présence, son royaume déjà de ce monde.
Puisse-t-Il, en cette année qui s’ouvre devant nous, nous bénir et nous faire don de ses grâces afin de poser nos pas dans ceux du Christ qui nous précède.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Le management… selon Jésus Florian Mantione – Hervé Ponsot
Qui a dit que, dans l’Evangile, il n’était question que de religion ? Incroyable mais vrai, c’est également un excellent manuel de management ! Voici le livre qu’il nous fallait pour réconcilier l’attaché-case avec l’encensoir, l’homme d’affaires et le prêtre. Le livre qui nous fait comprendre, à la relecture de la vie de Jésus, son rôle de leader et l’efficacité de son discours et de sa stratégie pour convertir le monde.
Ces idées chrétiennes qui ont bouleversé le monde Jean-François Chemain
La vieille Europe, la chrétienté, est-elle en train de mourir après avoir rempli sa mission d’ensemencer le monde du christianisme ? On peut s’interroger sur la nécessité d’un tel pessimisme. L’Occident se trouve désormais au banc des accusés. A l’extérieur, on conteste son hégémonie, invoquant des griefs présents et passés. A l’intérieur, les uns, surenchérissant sur le monde, exigent qu’il fasse repentance de ce qu’il a été – conquérant, dominateur, homogénéisateur… tandis que d’autres, nostalgiques de la « chrétienté », lui font grief de ce qu’il ne serait plus assez « chrétien ». A l’heure du doute, Jean-François Chemain livre ici une réflexion puissante et originale sur les apports civilisationnels du christianisme et la légitimité de leur devenir.
Madeleine Delbrêl, née dans une famille peu croyante, perd la foi à 15 ans. Elle rencontrera à nouveau le Christ grâce à des amis chrétiens et, à 20 ans, est « éblouie par Dieu », lors d’un passage en l’église Saint-Dominique de Paris. Sa conversion la pousse à s’engager dans le scoutisme puis à travailler comme assistante sociale auprès des plus pauvres, annonçant la Bonne Nouvelle de l’Evangile dans les banlieues rouges de la capitale. Avec des amies, elle fonde une communauté qui s’attache à rencontrer les gens où ils vivent, devenir leur ami, les recevoir chez soi, s’entraider. Une biographie qui se lit comme un roman, pour nourrir l’âme des jeunes et moins jeunes.
Les plus beaux Récits de la Bible Katleen Long Bostrom
Ce n’est pas toujours aisé d’initier les enfants à la Bible. Ce livre est l’outil idéal, car il narre, à l’aide d’une langue simple et de magnifiques images, 17 histoires fameuses tirées de l’Ancien et du Nouveau Testament.
Aujourd’hui, le concept de gouvernance fait débat, aussi au sein de l’Eglise. Récemment de passage à Genève, la théologienne Marie-Laure Durand a proposé quelques pistes pour repenser la gouvernance en Eglise, à la lumière de la Bible, lors d’une conférence organisée par l’Eglise catholique à Genève (ECR).
Marie-Laure Durand.
Texte et photos par Myriam Bettens
Depuis une cinquantaine d’années, la société a évolué d’une masse homogène vers une communauté d’individus. Cette émancipation change radicalement la dynamique du pouvoir et la façon de l’exercer. Elle soulève également de nombreuses questions et pose de nombreux défis à ceux qui étaient communément considérés comme la hiérarchie. A ce propos, Marie-Laure Durand souligne l’importance de la prise en compte des singularités de chaque individu pour « faire communauté ». Elle rappelle encore la « catho-compatibilité » de cette compréhension de l’individuation en revenant à la Bible.
« La singularité est un processus anthropologiquement biblique, car il n’y a de révélation que dans une situation particulière de préoccupations ». Autrement dit, il n’y a de révélation dans la Bible qu’à partir de la singularité. « Lorsque les gens acceptent d’avoir leurs problèmes, leurs questionnements identitaires, alors la révélation peut avoir lieu. C’est parce que Moïse ne sait pas s’il est juif ou égyptien que Dieu se révèle à lui ». L’enseignante à l’Institut catholique de la Méditerranée (Marseille) estime qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur de cette singularité, « au contraire il faut s’appuyer dessus. La participation n’est jamais en contradiction avec la synodalité. Ce que l’Eglise a mis en mouvement n’est qu’un retour à la Tradition ». La théologienne a tenté de rassurer son auditoire sur la possibilité, malgré tout délicate, de gouverner des individus. Néanmoins, un changement de paradigme s’impose où la gouvernance ne serait plus un rapport de force entre imposant et subissant, mais l’adhésion entre un proposant et un acceptant. La construction de décisions demandera, certes, plus de temps et de patience, mais ouvrira une porte où l’opposition entre singularité et vivre-ensemble n’aurait plus lieu d’être.
Toutefois, un participant à la conférence s’étonne des propositions de l’oratrice. « Les pistes que vous proposez sont déjà connues depuis le pape Léon XIII dans le Rerum Novarum. Pourquoi sont-elles restées confinées à un cercle très restreint ? ». Celle-ci répond que l’Eglise a fait des choix en préférant insister sur la Doctrine morale aux dépens de la Doctrine sociale, car « ces questions-là doivent être sous-tendues par des mises en œuvre pratiques en termes de gouvernance. Or, ce que l’on vivait dans la pratique risquait de contredire les concepts. » Face à ce constat, la théologienne propose de sortir d’un mode de pensée où transcendantalité rime encore trop souvent avec gouvernance, pour se tourner vers une vraie prise en compte de la communauté dans une manière de gouverner plus horizontale.
Le roi déçu… et déchu
Dans Le roi déçu : l’exercice compliqué de la gouvernance (Cerf, 2021), Marie-Laure Durand relit la parabole matthéenne de l’invitation à la noce (Mt 22, 1-14). Dans cette version, le roi veut fêter le mariage de son fils, or il ne se contente pas de lancer les invitations, mais force des inconnus à participer aux festivités et envoie même ses troupes exécuter les invités récalcitrants. L’auteure propose dans ce petit ouvrage (83 p.) une relecture de cette parabole sur le plan de la gouvernance des organisations et les dégâts causés par un exercice trop vertical du pouvoir. Celui-ci ne laissant aucunement la possibilité de s’exprimer librement et brise, de fait, tous les liens de confiance.
« Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui» (Mt 2, 2), dirent les mages en arrivant chez le roi Hérode le Grand. Or, s’ils ont vu l’étoile c’est parce qu’ils se sont mis en quête active du moindre signe dans le ciel qu’ils avaient l’habitude de scruter. A Bethléem, l’étoile s’était arrêtée au-dessus du lieu précis où était l’enfant. Non pas dans un palais mais dans une « maison », non pas auprès d’un roi mais d’un fragile nouveau-né, non pas auprès d’un riche mais d’un pauvre. Pourtant ils ne s’y trompent pas, c’est bien lui qu’ils cherchaient, c’est bien auprès de lui que leur cœur est bouleversé. Enfin ils voient et reconnaissent dans cet enfant, le Sauveur.
Certes, il n’y a pas toujours des signes pour dire Dieu dans le ciel de nos vies mais il suffit d’un seul comme celui qui fut accordé aux mages pour découvrir ce que nous ne pensions pas pouvoir découvrir. Car rencontrer le Christ Jésus, ce n’est pas une fin, c’est toujours un commencement, c’est toujours une naissance ou une renaissance, un chemin nouveau, un chemin fait d’inattendu, un chemin encore inconnu, encore à découvrir. Aussi la rencontre avec le Christ nous pousse toujours vers un ailleurs, guidés non plus simplement par une étoile mais par l’Esprit de Dieu qui nous montre le chemin. Voilà le chemin de la foi, qui ne s’arrête jamais et se renouvelle sans cesse.
Pour la suite de cette année qui s’ouvre, je souhaite à toutes et à tous de continuer avec persévérance et espérance votre marche vers l’inconnu de Dieu, de prononcer les paroles et de poser les gestes qui illuminent le cœur des autres et leur existence, d’être chacun-e des étoiles qui les guident et les éclairent sur les chemins de leur vie, à la lumière du Christ !
Le nom de Jésus a une origine divine, puisque c’est l’archange Gabriel qui a donné à Marie le nom qu’elle devait donner à Jésus : « Voici que tu vas concevoir un enfant, tu vas enfanter un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il dominera sur la maison de Jacob pour toujours, et son règne n’aura pas de fin. » (Luc 1, 31-33) Joseph a également reçu l’attribution du nom de Jésus par un messager de Dieu : « … c’est à lui que tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui rachètera son peuple de ses péchés. » (Matthieu 1, 21)
L’attribution du nom n’était pas sans importance à l’époque de Jésus, car le nom porte en lui-même une signification plus profonde. Ainsi, Anne signifie en hébreu « celle qui est bénie ». Noé représente celui qui apporte le repos. Le nom de Jésus, issu de l’hébreu Yeshua, signifie : « Le Seigneur est salut, il est salut. » Jésus est le nom qui, selon la volonté de Dieu, a été donné à son fils. Jésus est également désigné par le titre de Christ et signifie Messie, l’oint. L’onction était réservée aux rois, aux prêtres et aux prophètes. Par le baptême, chaque chrétien participe à la royauté, à la prêtrise et à la prophétie du Seigneur.
Anciennement dans l’Eglise, on utilisait l’abréviation IHS, qui signifie Iesus Hominum Salvator. Traduit : Jésus, Sauveur des hommes ou interprété populairement comme Jésus, Sauveur, Bienheureux. Une autre interprétation du nom est In Hoc Salus : en lui est le salut ou In Hoc Signo vinces : dans ce signe tu vaincras. La vénération du nom de Jésus a été encouragée par le saint père franciscain et prêtre Bernardin de Sienne (1380-1444). Le monogramme du Christ IHS est utilisé par les jésuites dans les armoiries de leur ordre.
Aujourd’hui, la vénération du nom de Jésus a trouvé sa place dans l’année liturgique et c’est ainsi que toute l’Eglise célèbre le 3 janvier la fête du très saint nom de Jésus. Le verset d’ouverture de la célébration eucharistique est tiré de l’épître aux Philippiens et fait resplendir la puissance du nom de Jésus : « Au nom de Jésus, que toutes les puissances dans les cieux, sur la terre et sous la terre fléchissent le genou, et que toute langue confesse : Seigneur Jésus-Christ dans la gloire de Dieu le Père. » (cf. Ph 2, 10-11)
L’évangéliste Jean renvoie aux paroles de Jésus, qui associe le nom de Jésus à la prière : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent, vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. » Comme le peuple d’Israël, en tant que peuple privilégié, invoque le nom de Dieu, prions le Seigneur en son nom pour la paix dans le monde et dans nos familles. Demandons-le avec confiance et générosité.
On est toujours le fils de quelqu’un. Vrai pour les hommes et les femmes de tous les temps. Vrai aussi pour les églises. Notre église paroissiale de Monthey, née en 1851, n’échappe pas à la règle. Elle est fille de Santa Maria Maggiore, dans le val Vigezzo, une des sept vallées latérales du val d’Ossola, une large vallée italienne de la rivière Toce, dans le Piémont, affluent du lac Majeur.
Le val Vigezzo est connu sous le surnom de « vallée des Peintres » ayant jadis abrité bien des artistes paysagistes ou portraitistes. C’est ainsi que l’édifice actuel de notre église paroissiale de Monthey doit son goût italianisant (exceptionnel dans cette région !) à ces peintres piémontais.
Sur la route de mes vacances, entre Domodossola et Locarno, en octobre dernier, j’ai assisté à la messe dominicale à Santa Maria Maggiore. J’y ai pris quelques photos. Comme un pèlerin. Avec toute la dévotion qu’un fils doit à sa mère 😊.
Le village de Muraz a connu une animation nocturne particulière au cours du samedi soir 2 décembre et du dimanche soir 3 décembre 2023. Dans le cadre des 9es nuits valaisannes des images, sous la direction de la fondation Edelweiss, et avec le concours de l’Association du Vieux Collombey-Muraz la place sous l’église a connu une affluence particulière. Différents groupes, chorales, fanfares… s’y sont produits. L’on s’est pressé en outre pour une visite guidée des fouilles archéologiques sous l’église paroissiale de Muraz. Un petit train a emmené les voyageurs pour un « tour du village ». Et au passage l’on pouvait contempler divers édifices illuminés de manière féérique !
La Chorale de Muraz.
Le Chœur mixte de Collombey.
La fanfare « La Villageoise » de Muraz.
La fanfare « Les Colombes » de Collombey.
Ancienne église de Muraz, démolie en 1895 (à partir d’une photo d’archive).
La rénovation de l’église paroissiale de Muraz en 1972 a mis à jour dans son sous-sol des vestiges de différents édifices : d’abord d’une villa romaine du Ier siècle, puis d’une seconde villa romaine, puis d’un premier oratoire vers le VIe siècle, puis d’un second oratoire ou chapelle, puis d’une église du XVIIe siècle, puis de l’église démolie à la fin du XIXe siècle.
A partir d’une photo prise lors de la rénovation de l’église en 1972.
L’activité financière au sens étroit du terme recouvre les transactions intertemporelles, celles qui font le pont entre aujourd’hui et demain à l’instar d’un crédit, d’un contrat d’assurance ou d’un investissement boursier ou immobilier. Dans chacun de ces cas, la somme payée ou reçue aujourd’hui est connue, alors que la valeur future de l’actif est incertaine. C’est la raison pour laquelle l’activité financière est parfois qualifiée, de manière imagée, de « commerce de promesses ». Ainsi, comme toute promesse, la finance repose sur la confiance. Sans confiance, pas de finance.
L’attitude chrétienne, en finance, exige de toutes les parties, comme préalable à la confiance, une bonne dose de prudence et de circonspection. Le vendeur de services doit faire attention à ne pas promettre plus qu’on ne peut raisonnablement attendre, alors que l’acheteur doit veiller à ne pas céder au chant des sirènes – aussi doux soit-il – et ne pas se dessaisir de son bon sens. Prudence et circonspection impliquent donc l’humilité et la capacité de renoncer à ce qui apparaît comme trop beau pour être vrai. En un mot – du réalisme et de la mesure. Tout un programme.
Le dimanche le plus proche du 13 novembre, Collombey-le-Grand est en fête pour Notre-Dame des Sept Joies. Cette année encore, la chapelle était pleine des chanteurs du chœur mixte et paroissiens qui sont venus pour se réjouir avec la Vierge Marie. La fête s’est poursuivie toute la journée avec une brisolée sous l’abri bienvenu de la tente près du four. Merci au Fournil de rehausser la fête patronale de ce fraternel repas. Rencontre avec son président Marc Hauswirth qui nous raconte.
Propos rapportés par Valentin Roduit | Photos : Simone Lattion, Association le Fournil
Qu’est-ce que le Fournil ? Le Fournil est une association née en 2001, mandatée à l’époque par la commune pour déplacer le four de la grange Pistoletti lors de sa démolition. Le four n’a pas pu être déplacé comme tel, il est parti en poussière quand il a fallu le démonter.
Seule la plaque mentionnant son année de construction 1848 a pu être récupérée.
Ça n’a pourtant pas arrêté le projet citoyen, puisqu’un nouveau four a vu le jour en 2002.
Depuis, l’association continue à faire vivre Collombey-le-Grand.
Comment peut-on faire vivre un village ? L’association rassemble la population lors de 4 manifestations où le four tourne. A chaque fois, il faut une semaine pour faire chauffer le four progressivement. Puis c’est notre boulanger Henri Vanay qui fait le pain et les gâteaux durant toute une journée. Il est professionnel, il faut bien ça parce qu’il y a du débit… quelque 500 miches pour la fête du pain !
Quelles sont les 4 fêtes de Collombey-le-Grand ? Il y a la fête du pain le samedi du Jeûne fédéral, le dimanche de la fête patronale, la fenêtre de l’Avent un samedi de décembre et le samedi des Rameaux. A chaque fois, les membres de l’association – une septantaine – sont invités à commander ce qu’ils veulent, et un apéro est organisé près du four. Lors de la patronale, le petit déjeuner est proposé avec le pain du four et la brisolée est offerte aux membres. La fête du pain et la fenêtre de l’Avent sont quant à elles ouvertes au grand public.
Quels sont les défis de votre association ? Actuellement, ce n’est pas facile de trouver des jeunes pour faire vivre l’association. Il faut toujours s’adapter à notre temps. D’ailleurs, pour l’anecdote, nous avions commencé avec la soupe à Camille, ça marchait bien. Mais maintenant, nous avons dû nous renouveler avec les nouvelles générations et nous proposons des hamburgers, lors de la fête du pain.
Hommage à Camille Chervaz (à droite), membre fondateur du Fournil décédé en automne 2022.
Devenir membre du Fournil ?
Bienvenue parmi nous, contactez Marc au 079 565 13 36.
Les dons : une source de financement pour l’Eglise. Qui prendra soin de ne pas blesser autrui par son action financière.
La finance chrétienne catholique encadre des opérations de nature bancaire et financière par des principes moraux directement issus de l’interprétation des textes religieux chrétiens (Ancien et Nouveau Testament) et de la doctrine de l’Eglise catholique romaine (Doctrine sociale de l’Eglise).
Par Pierre Guillemin | Photos : DR, Flickr, PxHere
Le Vatican dispose d’un Conseil pontifical Justice et Paix.
Si l’on cherche le fil directeur de la pensée chrétienne appliquée à la finance, ce sera la volonté constante de ne pas blesser autrui par son action financière directe (l’usure par exemple) ou indirecte (environnement, pollution, conditions de travail…).
Le taux d’intérêt
Les taux d’intérêt sont les piliers de la vie économique : ils affectent l’ensemble des agents économiques comme les entreprises, les banques, les administrations et les individus.
Historiquement, le crédit à intérêt est présent dès 3000 ans av. J.-C. : on retrouve trace de telles pratiques dans la civilisation sumérienne. Les taux d’intérêt sont de 33.3 % pour les prêts en grains et 20-25 % pour les prêts en argent-métal. Mais à cette époque, la monnaie n’existe pas encore, on pratique alors l’échange de marchandises, le troc comme base des transactions.
Dès 325 après J.-C., le premier Concile de l’Eglise chrétienne interdit le prêt à intérêt en se référant au texte du Deutéronome 23 : 19-20 : « Tu n’exigeras de ton frère aucun intérêt ni sur l’argent, ni sur les denrées, ni sur aucune chose qui se prête à intérêt. Tu pourras tirer un intérêt de l’étranger, mais tu n’en tireras point de ton frère, afin que l’Eternel, ton Dieu, te bénisse dans tout ce que tu entreprendras au pays dont tu vas prendre possession. » Ce texte pose un problème au point de vue économique en ne rendant pas égaux les acteurs économiques : on crée ainsi une distorsion entre chrétiens et non-chrétiens, juifs et non-juifs très illustrative du comportement des populations du Moyen Age. Les banquiers lombards contournent la règle en instituant des « contrats de change » et des « contrats de société ».
Conscients des déviations de la règle et des blocages qui en résultent, Luther, Calvin et Zwingli légitiment les prêts à intérêt au XVIe siècle donnant un avantage considérable aux pays protestants en favorisant le financement des entreprises et des projets économiques leur permettant ainsi de grandir, de se fortifier et de développer plus vite de nouveaux produits et technologies. Au XVIIIe siècle, les pays catholiques lèveront petit à petit cette réprobation morale sur le sujet, mais la culture de ces pays reste encore de nos jours très marquée par cette notion d’argent « péché ».
Pourtant, les Evangiles abordent cette question de l’emprunt d’une manière claire et sans en nier l’existence, bien au contraire. Par exemple, la parabole des talents souligne l’importance d’employer les ressources de manière productive et responsable.
« Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé et que j’amasse où je n’ai pas vanné ; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. » Matthieu 25 : 26-27
D’une préférence à l’autre
Les théories économiques justifient l’existence de l’intérêt. En économie néo-classique, par exemple (fin XIXe et XXe siècles), les agents ont une prédilection pour le présent : ils préfèrent consommer immédiatement plutôt que dans un futur toujours incertain. De ce fait, l’intérêt représente la rémunération pour ne pas consommer immédiatement. En économie keynésienne1, le taux d’intérêt exprime la préférence pour la liquidité : les agents peuvent conserver leur épargne soit sous forme de dépôts monétaires non rémunérés, soit sous forme d’actifs rémunérés. Il faut donc offrir un intérêt positif aux agents qui acceptent de détenir une partie de leur épargne sous une forme moins liquide, notamment en obligations permettant un financement des entreprises.
L’avertissement de saint Paul
Pourtant, la véritable question ne vient pas tant du taux d’intérêt en lui-même, mais de l’exagération qui découle d’une situation jugée avantageuse par les agents économiques aujourd’hui et demain, car elle conduit, du fait d’un excès de confiance, à l’usure et au surendettement et finit par des krachs économiques et financiers (parmi les plus récents : 1929, 1987, 2001-2002, 2008, 2022). D’un point de vue académique, cette exagération a fait l’objet de nombreuses études comportementales et mathématiques : citons les travaux du Professeur Didier Sornette, à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich, qui démontre, par la modélisation mathématique, que tout système physique, économique, démographique lié à une notion de croissance, génère des situations extrêmes (exagération) et finit inévitablement par subir des chocs, parfois brutaux, qui font « éclater la bulle ».
Saint Paul nous met en garde contre cette exagération dans sa lettre aux Romains 13 : 7-8 : « Rendez à tous ce qui leur est dû : l’impôt à qui vous devez l’impôt ; le tribut à qui vous devez le tribut ; la crainte à qui vous devez la crainte; l’honneur à qui vous devez l’honneur. Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. »
Saint Paul met ainsi l’accent sur les responsabilités des chrétiens envers les autres, au sens le plus large du terme, encourageant l’évitement de l’endettement et le respect des engagements financiers. Ce verset souligne l’importance de l’amour envers son prochain, considéré comme une dette constante et éternelle. Il rappelle également la nécessité de remplir ses obligations financières, comme payer les impôts et éviter de s’endetter.
L’éthique chrétienne du financement
La finance et ses acteurs doivent avant tout se préoccuper de l’objet de leurs actions. De nombreuses déclarations, articles et livres sur le sujet ont été publiés ces dernières années et notamment par les Conseils Pontificaux 2.
En 1996, le Conseil Pontifical Cor Unum écrivait : « La destination universelle des biens implique que l’argent, le pouvoir et la réputation soient recherchés comme des moyens pour : a) Construire des moyens de production de biens et de services qui puissent avoir une réelle utilité sociale et promouvoir le bien commun. b) Partager avec les plus défavorisés, qui incarnent aux yeux de tous les hommes de bonne volonté le besoin de bien commun : ils sont en effet les témoins vivants de la carence de ce bien. Mieux encore, pour les chrétiens, ils sont les enfants chéris de Dieu qui, par eux et en eux, vient nous visiter. […]. »
En juin 2013, le Conseil pontifical Justice et Paix publiait une note intitulée Postures chrétiennes face à la finance dans laquelle il écrivait : « La finance n’est plus organisée autour des défis à relever pour faire avancer le bien commun en favorisant des projets réels et socialement bénéfiques, mais repose sur la logique d’un marché d’actifs perçus comme autant de produits à commercialiser, d’un risque qu’il faut réduire à zéro et du plus grand profit individuel sur le court terme. […] Les choix financiers sont-ils au service d’une dynamique globale ou de notre seule promotion, du bien commun ou de notre seul intérêt privé ? »
Ethique et morale
Enfin dans son livre intitulé Finance catholique, Antoine Cuny de la Verryère présente sept principes financiers catholiques (« princificats ») : prohibition du court-termisme, prohibition des investissements non vertueux, obligation de privilégier l’épargne vertueuse, prohibition des profits injustes, obligation de partage des profits, obligation de transparence, obligation d’exemplarité financière. « La finance chrétienne est une finance éthique qui cumule, à la fois, les critères de la finance durable ou « finance ISR » (ISR = Investissement Socialement Responsable) et ceux de la finance solidaire. En outre, elle ajoute d’autres critères éthiques spécifiques à la religion chrétienne. »
Les questions soulevées par la « finance chrétienne » sont complexes mais, dans tous les cas, il s’agit d’abord de répondre à toute forme d’exagération génératrice de crises et d’appauvrissement. Dans cette optique, concluons avec Clives Staples Lewis : « On ne peut pas rendre les hommes bons par la loi et sans hommes bons, on ne peut pas avoir une bonne société. C’est pourquoi nous devons poursuivre en réfléchissant à la seconde chose : la moralité à l’intérieur de l’individu. »
1 D’après John Maynard Keynes (1883-1946), économiste britannique considéré comme le fondateur de la macroéconomie moderne.
2 Les conseils pontificaux sont devenus des dicastères en 2022 avec la nouvelle constitution de la Curie romaine Praedicate Evangelium.
La bourse de New York, symbole de l’excès de confiance, fut au centre de plusieurs krachs financiers.
Pendant près de 35 ans, l’abbé Jean-René Fracheboud a prêché des retraites au Foyer de Charité de Bex. Depuis le mois de septembre dernier, il a passé la main. C’est le chanoine de Saint-Maurice, Guy Luisier, qui lui a succédé en tant que Père du Foyer.
Texte proposé par Jean-Michel Moix Photos : Bernard Hallet/cath.ch
Voici un extrait d’un interview qu’il a donné à ce sujet à Bernard Hallet, pour le site d’information catholique : Cath.ch
Vous avez passé près de 35 ans au Foyer de Charité, qu’est-ce que vous en gardez ? Jean-René Fracheboud : Accueillir et rencontrer des « chercheurs de Dieu » a été passionnant. Les gens choisissent de venir au Foyer. D’une manière ou d’une autre, ils portent en eux un désir d’approfondissement de leur vie. Chaque rencontre est unique, le cœur de notre foi est un Dieu qui croit en l’homme, qui est venu le rencontrer, le sauver. J’ai pu vivre d’une manière très concrète cette passion en découvrant que Dieu n’est pas dans les nuages, ni extérieur, mais au cœur de l’humain avec les joies, les peines, les drames.
D’une manière plus concrète, quelle évolution avez-vous observée durant toutes ces années sur les retraitants qui sont passé à Bex ? L’évolution a été impressionnante. Au début, dans les années 1980 /1990, les gens qui fréquentaient le Foyer avaient un lien avec les communautés paroissiales. On avait à faire à des pratiquants qui éprouvaient régulièrement le besoin de s’arrêter pour éprouver leur mission. Depuis, les assemblées dominicales se sont réduites et les pratiquants réguliers se sont raréfiés. Il y a encore des gens engagés qui éprouvent le besoin de venir en retraite. J’ai observé un véritable glissement vers l’accueil de personnes qui reviennent d’un désert spirituel et qui ont tout à découvrir et qui sont en recherche de sens, de profondeur et de dignité. Cette évolution est très nette. De plus en plus de gens sont venus parce qu’ils étaient marqués par de grandes souffrances, par des problèmes d’identité, des cassures familiales, des difficultés professionnelles. Ils ont été amenés à s’interroger sur leur manière de vivre et la manière de trouver des forces pour continuer à mener le combat de la vie.
Merci Jean-René pour ton engagement de prédicateur au sein du Foyer de Bex : puisse la parole que tu as semée tout au long de ces années, lever et porter de nombreux et bons fruits spirituels !
Le Foyer de Charité de Bex est ouvert depuis 1971.
Petite retraite ignatienne au Foyer de Bex : du vendredi 8 mars (19h) au dimanche 10 mars (14h) 2024
Le Foyer de Bex accueillera un week-end de ressourcement spirituel pour découvrir les exercices de saint Ignace avec les coopérateurs du Christ-Roi : du vendredi 8 mars (19h) au dimanche 10 mars (14h) 2024. Enseignements, méditations, lecture de la Bible et discernements spirituels seront animés par le Père Yves Bochatay et le Frère Louis-Marie, CPCR, en collaboration avec les abbés Jérôme Hauswirth, David Roduit et Mgr Jean-Pierre Voutaz.
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