Confirmations: deux célébrations pour un bel engagement!

Le samedi 23 septembre dernier, nous avons eu le bonheur de vivre deux célébrations de la confirmation dans notre paroisse, à Cugy et à Estavayer. Les deux célébrations ont eu un goût différent, puisque l’une était accompagnée par le chœur mixte local et l’autre par un groupe de jeunes chanteurs.

Le diacre Jean-Pierre Cantin.

Par Jean-Pierre Cantin, diacre 
Photos : Guillaume Grandgirard

Si cela était différent de par l’animation, et c’est très bien, la participation des jeunes confirmants-es a été superbe. En effet, chacune et chacun s’est engagé pour participer et faire que la célébration leur tenait à cœur et ils se l’ont appropriée. Merci encore à chacune et chacun, car ce n’est pas toujours facile de lire et parler devant une grande assemblée. Bravo !

Les personnes présentes dans l’assemblée, parents, parrains, marraines et amis ont pu sentir cette appropriation. L’abbé Bernard Sonney, vicaire général du diocèse et célébrant, nous l’a fait remarquer et a remercié toutes les personnes qui se sont engagées pour préparer les jeunes pour ces deux événements. 

Vous me direz : quid pour la suite ? Eh bien, « n’ayons pas peur » comme a dit Jean-Paul II. Il y a des jeunes qui sont engagés pour le service à l’autel, des jeunes qui chantent, des jeunes qui se forment ou qui participent aux JMJ. Certes, ce n’est pas un grand nombre, mais il y en a. N’oublions jamais que l’Esprit Saint est là toujours et tout le temps. J’ai confiance ! La preuve, un groupe de jeunes s’est mis en route pour une célébration de la confirmation en 2024. L’Esprit souffle !

Liste des 24 confirmés à Estavayer 
Diana Andrade Fernandes, Tessy Ansermet, Thomas Baechler, Emilie Brasey, Leonice Cardoso, Mathis Carrard, Alexandre Chanex, Esteban Chassot, Sarah Chassot, Michel Cunha, Mélanie Ebener, Vanessa Evangelista, Leonor Florim, Cléa Flühmann, Christian Fonseca, Manon Huguenot, Isabella Jagielska, Adrian Kowinia, Ana Rita Lima, Diego Marujo, Jakob Misko, Olivia Misko, Jessica Nydegger et Isis Soares.
Liste des 22 confirmés à Cugy 
Manon Bersier, Manon Brügger, Lucas Campagnoli, Joanan Dubey, Sonia Macedo Dias, Victor Marmy, Mariela Mendiola, Noé Moulin, Julian Pantoja, Natacha Perla, Arnaud Pillonel, Lucia Pillonel, Mariella Pillonel, Silva Quintan Rios, Mariana Rebelo Santos, Lou Rubin, Gabriel Silva Santos, Mariana Silva Santos, Salomé Sukyart, Tom Volery, Giovana Zamblera et Luciano Zanutto.

La Remise des clefs, mosaïque de Gino Severini, église Saint-Pierre, Fribourg

Pierre est appelé à mener à bien la mission reçue du Christ.

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

Dans le chœur de l’église Saint-Pierre, à Fribourg, se trouve une mosaïque de Gino Severini. 

Au centre, le Christ remet les clefs du Royaume des cieux à saint Pierre. Dans l’Evangile, le Christ dit : « Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » (Matthieu 16, 18-19)

Tout autour, sont représentés des symboles représentant les évangélistes. L’homme ailé pour Matthieu, le lion pour saint Marc, le bœuf pour saint Luc et l’aigle pour saint Jean. Au sommet, se trouvent le trône et la tiare évoquant la papauté. Le phylactère indique : « Tu es Petrus », soit « Tu es Pierre ».

La scène en bas à gauche ne semble pas faire partie de la vie de Simon-Pierre. Ce miracle de l’eau jaillissant du rocher évoque plutôt l’Exode et Moïse. 

Pour quelle raison Gino Severini a-t-il choisi cet épisode ? En l’absence d’explications de l’artiste, nous ne savons pas avec précision ce qu’il a voulu nous dire de Pierre. Nous pouvons toutefois tenter une interprétation, bien sûr personnelle.

En bas à droite, des hommes tirent un filet. Cela peut évoquer la pêche miraculeuse. Les disciples qui n’avaient rien pris de toute la nuit lancent à nouveau leurs filets à l’invitation de Jésus et le poisson surabonde. 

Les deux miracles se répondent : l’un évoque le Seigneur présent au milieu du peuple qui donne l’eau pour étancher la soif ; l’autre figure Jésus, l’Emmanuel – Dieu parmi nous – qui nourrit. Aujourd’hui, Dieu est aussi présent par sa Parole (que rappellent les symboles des évangélistes).

Pierre est appelé à mener à bien la mission reçue du Christ, comme Moïse qui a guidé le peuple vers la liberté, comme Jésus qui accompagne les disciples vers leur appel spécifique (devenir pêcheurs d’hommes). 

Venons à l’Enfant-Jésus!

Par l’abbé Jean-Michel Moix
Photo: abbé Valentin Roduit 

Ces trois premières semaines du mois de décembre coïncident avec le temps de l’Avent qui nous prédispose à fêter Noël. 

Le terme « Avent » vient d’un mot latin qui signifie avènement, venue. Pendant près de 4000 ans (selon la tradition biblique), les patriarches, les prophètes, ont soupiré après l’avènement du Sauveur promis ; enfin, et quelle joie ! le Sauveur tant attendu est venu. Il est né, quasi inconnu, par une froide nuit d’hiver, dans une grotte servant d’étable aux abords de la cité de David, Bethléem. 

Et comme si le ciel ne pouvait retenir sa joie, un ange se manifeste à des bergers se tenant dans la campagne environnante. Il leur annonce cette grande nouvelle. Ceux-ci s’empressent dès lors de partir à la recherche de cet enfant nouveau-né. Ils le découvrent, tout comme l’ange leur a indiqué, emmailloté, couché dans une mangeoire. 

Quel ravissement, quel émerveillement de contempler le Roi des rois, le Dieu tout-puissant et éternel qui s’est fait homme, et qui désormais se laisse approcher par des hommes pécheurs ! Et les bergers vont repartir tout joyeux.

2000 ans plus tard, l’Eglise nous invite à revivre liturgiquement et spirituellement cette démarche des bergers s’en allant à la recherche de l’Enfant-Jésus. Et en ce numéro de L’Essentiel, nous vous proposons spécialement de vivre l’esprit de l’Avent et de Noël chez vous, seul ou en famille. 

C’est chez nous, en notre maison, en notre âme, que Jésus désire naître, habiter, répandre ses bienfaits et ses bénédictions. 

C’est pour nous qu’il est venu, lui qu’on appelle aussi le « prince de la Paix ». Mais c’est plutôt la guerre qui prédomine en notre monde : pensons à l’Ukraine, pensons aussi à la Palestine où l’on assiste, horrifié, à un massacre de la population des habitants de Gaza.

Prions donc le Prince de la Paix, prions l’Enfant-Jésus, afin qu’il nous fasse à nouveau le don de la paix, entre nous les hommes, et entre nous et Dieu !

L’Eglise blessée et souffrante ne renonce pas à sa belle mission

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur

Je suis choqué par les découvertes des abus sexuels au sein de l’Eglise. Plein de tristesse, je n’ose imaginer la souffrance, la vie brisée des victimes et particulièrement des enfants.

Dénonciation et punition sont indispensables, ainsi que la lutte préventive contre les abus et leurs causes pour empêcher de nouvelles victimes.

J’accueille avec confiance toutes les nouvelles formes de prévention. Voilà un exemple : les futurs prêtres, diacres permanents, membres de communautés religieuses, agentes et agents pastoraux doivent se soumettre à des évaluations psychologiques standardisées dans le cadre de leur formation.

Face aux scandaleux anti-témoignages qui ont eu lieu, beaucoup de membres de la famille ecclésiale accentuent leur engagement au nom du Christ.

Nous ne pouvons pas seulement rester choqués, traumatisés, figés… Notre Maître nous demande de crier fort, authentiquement et joyeusement, ses merveilles. Soutenons-nous mutuellement dans notre précieux engagement personnel.

Les services sont nombreux et nécessaires : les engagés dans la pastorale baptismale, le catéchuménat, l’Eveil à la foi, les catéchistes, animateurs de la confirmation et aumôniers du CO, de la jeunesse et du monde de la santé, les visiteurs des malades, servants de messe, lecteurs, auxiliaires de l’eucharistie, les choristes et organistes, les sacristains, fleuristes, engagés dans l’entretien de nos lieux de prière et de travail, les engagés pour l’œcuménisme, la pastorale des funérailles, les mouvements d’entraide et de solidarité, les groupes de prières, mouvements et communautés religieuses, le personnel administratif, les Conseils de communautés, le Conseil de paroisse, l’équipe pastorale, etc.

Que le Seigneur bénisse son Eglise. Tous, venons le plus souvent possible à la Source qu’est le Christ !

Abus sexuels en Eglise : mesures préventives

A l’heure où la question des abus sexuels fait régulièrement l’actualité, il n’est pas vain de rappeler que des mesures ont déjà été prises et régulièrement étoffées par le diocèse LGF pour éviter tout nouveau cas.

Ainsi tout agente ou agent pastoral est tenu(e) de :

• Suivre des cours de prévention des abus sexuels. Des cours assurés par l’Association ESPAS (Espace de soutien et prévention) dans l’ensemble du diocèse ;

• Signer une charte diocésaine dans laquelle il est formellement mentionné d’emblée une tolérance zéro. La signature de cette charte fait office d’engagement personnel.

• Fournir un extrait complet de son casier judiciaire.

Par ailleurs, un schéma d’intervention en cas de suspicions ou d’abus avérés a été établi et des personnes de contact ont été désignées dans chaque canton.

Mgr Morerod a également nommé une représentante de l’évêque pour la prévention, Mme Mari Carmen Avila, qui est également la responsable d’un nouvel organisme, le Conseil épiscopal « Prévention » dans lequel siégeront des personnes de divers horizons et dont le cahier des charges est en cours de concrétisation (cjy).

L’engagement par le scoutisme

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec le Valaisan Baptiste Clerc. 

Baptiste Clerc. 

Par Baptiste Clerc | Photo : DR

Cela fait déjà bien des années que le scoutisme a été fondé, mais le nombre de scouts dans le monde ne cesse de croître. Le secret ? Proposer des activités en plein air, mais aussi grandir dans la foi, prendre des responsabilités et se débrouiller face à la nature.

J’ai commencé le scoutisme à l’âge de huit ans, au sein du grand mouvement des Scouts d’Europe. Cette association est présente dans une vingtaine de pays et est reliée à l’Eglise catholique.

J’ai commencé mon chemin aux louveteaux, avec la toute première sizaine du Valais. Les louveteaux sont dans l’imaginaire du livre de la jungle. Puis, à l’âge de 11 ans, je suis monté chez les éclaireurs, dans la patrouille de la Mouette. Entouré de jeunes entre 12 et 17 ans, j’ai appris à écouter et à recevoir les conseils des autres pour pouvoir progresser.

Quelques mois après mon entrée, j’ai été invité à prononcer ma promesse. J’ai pu ensuite placer sur mon chapeau ma croix scoute. Nous la portons tous comme le Christ qui a aussi porté sa croix.

Après plusieurs années d’apprentissage, de rire, de constructions, de rassemblements, de jeux… j’ai succédé à mon ancien chef et j’ai accepté de prendre la tête de la patrouille pour la faire vivre et grandir toujours plus sous l’exemple et le chemin de mes prédécesseurs.

En étant chef et gardien d’une patrouille, on peut rencontrer quelques difficultés. Durant une grande marche, je méditais sur un texte de Baden Powell qui disait : « Le sel est âcre quand on le goûte à part ; mais c’est le parfait assaisonnement qui donne aux mets toute leur saveur. Ainsi, les difficultés sont-elles le sel de la vie. »

Pour chaque épreuve, problème, obstacle à passer, je me rappelle cette citation qui nous montre que pour grandir, il nous faut ce sel de vie, ces difficultés.

Oui, le scoutisme, c’est savoir sortir du confort, de la routine, mais surtout pouvoir se décharger des soucis de la ville, de grandir avec ses frères et d’établir le règne du Christ dans le monde qui nous entoure.

Jeunes bénévoles : des adolescents qui s’engagent en Eglise

Agés de 13 et 14 ans, Mathilde Buisson, Rosanna Micale, Rafaëla Pinto Martins et Timeo Rime se sont lancés dans la formation des Jeunes Bénévoles (JB, à prononcer à l’anglaise JiBi) organisée chaque automne par le Service Diocésain de la Jeunesse. De retour de ce week-end, ils répondent à nos questions.

Propos recueillis par Sandrine Mayoraz
Photos : Sandrine Mayoraz, Gérard Puippe

Comment s’est déroulé ce week-end de formation ?
Timéo Rime : Extrêmement bien il y a eu une très bonne ambiance, des bons plats, des activités théoriques et ludiques et des moments de partage. 
Mathilde Buisson : Nous avons aussi prié le soir pendant la marche de Saint-Maurice à Vérolliez et le dimanche à midi avec les chanoines de l’abbaye, c’est trop bien ce week-end !

Qu’avez-vous découvert ?
Rosanna Micale : J’ai découvert plein de personnes très gentilles qui sont JB comme nous dans d’autres paroisses du Valais. J’ai aussi approfondi mes savoirs : garder le calme, gérer un petit groupe ou planifier une activité.
M. B. : Nous avons expérimenté différents jeux de présentation et appris à communiquer avec des plus petits.

Qu’est-ce qui est important quand on est un JB ?
Rafaela Pinto Martins : Beaucoup de patience ! Car parfois cela peut être difficile de gérer un groupe d’enfants avec différents caractères.
T. R. : Avoir de la bonne humeur et avoir la foi.
M. B. : Avoir confiance en toi et faire au mieux ce qu’on te demande. Si tu as envie de devenir un jeune bénévole, il ne faut pas écouter les gens qui sont autour de toi et qui te découragent, il faut croire en ce que tu veux.

Vous êtes déjà engagés en paroisse. A votre âge, pourquoi avoir choisi cet engagement ?
R. M. : Je fais partie d’un groupe Madep et j’aide pour la catéchèse pendant la messe avec Lucie et François-Xavier. Cela me fait plaisir de voir des enfants plus jeunes que moi évoluer et leur apprendre de nouvelles choses. J’ai choisi cet engagement pour me rapprocher de Dieu et aider les autres. 
R. P. M. : A la catéchèse, on apprend aux enfants de 3H et 4H à faire le signe de croix, la prière du Notre Père. Je prie avec eux, je leur montre les gestes et les corrige si besoin. Mon métier de rêve c’est assistante socio-éducative avec des enfants. Je me dis que cette formation pourrait aussi m’aider pour plus tard.

Une autre chose à ajouter ?
T. R. : Merci beaucoup pour ce week-end, il était parfait et j’aime énormément l’ambiance générale de ces événements.

Exercice pratique de collaboration pour établir les règles de vie.
Les JB expérimentent un jeu sur la cohésion de groupe.

L’avenir des églises de Montbrelloz sera examiné

Une soixantaine de membres de la paroisse Saint-Laurent Estavayer ont participé le 11 octobre à Montet à une assemblée paroissiale extraordinaire, démarche obligatoire au début de chaque nouvelle législature. L’ordre du jour était léger. L’assemblée a notamment pris la décision de se pencher sur l’avenir des deux églises de Montbrelloz.

Par Claude Jenny
Photos : LDD

Le village de Montbrelloz présente la particularité de posséder deux églises : l’ancienne, désaffectée en 1960 mais classée monument historique – et la nouvelle, moderne, utilisée depuis lors comme lieu de célébrations. Les deux édifices présentent toutefois des signes de détérioration qui vont exiger des travaux de rénovation. 

Par souci d’anticipation, le Conseil de paroisse a décidé de créer un groupe d’études qui devra plancher sur l’avenir de ces deux églises. Huit personnes vont étudier des solutions viables. Deux membres de l’Association de l’ancienne église (Noëlla Brasey et Gérard Moullet), trois membres de la communauté de Montbrelloz (Carlo Bonferroni, Anita Marmy et Maria Plancherel) et trois membres du Conseil de paroisse (Mireille Duc, Alexandre Duc et Dominique Chassot) font partie de ce groupe de travail. 

Des annonces plutôt que des tous ménages

Par  Claude Jenny

Le Conseil de paroisse a proposé de revoir le mode de convocation des assemblées paroissiales : adieu les tous ménages envoyés jusqu’à maintenant à 8700 exemplaires et donc d’un coût relativement onéreux, au profit d’annonces qui paraîtront dans les hebdomadaires de la région, « Le Républicain » et « La Broye ». Une décision qui permet une économie substantielle et donne un coup de pouce bienvenu à la presse locale.

Une élection à la commission financière

Une élection complémentaire est intervenue au sein de la commission financière de la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Alexandre Bersier ayant été élu au Conseil de paroisse, il devait être remplacé au sein de la commission financière. C’est Mme Edith Volery, d’Aumont, qui lui succédera. Les quatre autres membres ont accepté un nouveau mandat pour la législature qui vient de commencer. Il s’agit de Mme Marie-Thérèse Renout et de MM. Jean-Paul Brügger, Michel Losey et Yves Perriard).

L’énergie

Le soleil, source de l’énergie qui alimente notre planète.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

L’énergie désigne « la capacité à effectuer des transformations ». Toute action requiert de l’énergie : le fait de se déplacer, de se chauffer, de fabriquer des objets et même de vivre. L’énergie est là, dans notre quotidien. Mais qu’est-ce que l’énergie ?

L’énergie, en physique, est une propriété fondamentale de l’univers. Elle est définie comme l’aptitude ou la capacité à effectuer un travail ou à produire un changement dans un système. L’énergie se présente sous différentes formes et constitue un concept clé pour comprendre le comportement du monde physique. La chose la plus importante
à savoir sur l’énergie est la loi de conservation de l’énergie, qui stipule que l’énergie ne peut être ni créée ni détruite. C’est-à-dire que l’énergie totale d’un système fermé reste constante ; en d’autres termes, l’énergie ne peut ni disparaître ni naître et ne peut que passer d’une forme à une autre. Ce principe est l’un des concepts fondamentaux
de la physique.

Par exemple, lorsque nous soulevons un objet, nous transférons l’énergie de nos muscles à l’objet que nous manipulons.

Schématiquement, l’énergie apparaît sous les formes suivantes :
• l’énergie thermique, qui génère de la chaleur ;
• l’énergie électrique ou électro magnétique, qui fait circuler les particules – électrons – dans les fils électriques ;
• l’énergie mécanique, qui permet de déplacer des objets ;
• l’énergie chimique, qui lie les atomes dans les molécules ;
• l’énergie de rayonnement ou lumineuse, qui génère de la lumière ;
• l’énergie musculaire qui fait bouger les muscles.

Selon les dernières estimations des scientifiques, le début de la maîtrise des sources d’énergie par l’Homme remonte à 400’000 ans av. J-C. A l’époque, l’Homme apprend à maîtriser le feu (énergie thermique). Puis, plus tard, il démultiplie sa force en utilisant l’énergie fournie par des matériaux sous-tension (arc), il apprend à maîtriser le vent, l’eau conduisant à la création de moulins. Avec l’ère industrielle, l’Homme commence à exploiter des ressources fossiles (charbon, puis pétrole et gaz) et à développer des machines qui vont lui permettre de produire davantage et de meilleure qualité. 

Mais puisque nous avons besoin de tant d’énergie pour accomplir nos tâches quotidiennes, n’oublions pas les mots de saint Paul aux Ephésiens : « Puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. »

Deux nouveaux chevaliers de Saint-André

Drapeau de Saint-André.

Lors de la messe de la patronale de la Saint-André, le dimanche 26 novembre, deux paroissiens ont été élevés au rang de « chevaliers de Saint-André » en raison de leur engagement au service de la communauté paroissiale de Muraz. Il s’agit de Simone Genolet et Bernard Fournier. Petite présentation.

Texte et photos par Jean-Michel Moix

Simone Genolet

Originaire de Lyon, en France voisine, Simone poursuit une formation dans la confection de la fourrure. En 1963 elle se marie avec René Genolet. Ils habitent tout d’abord à Monthey puis ils viennent s’établir à Muraz en 1974. 

Dans son quartier de la ville de Lyon, Simone connaissait le « Prado », institution fondée à l’origine par le Père Chevrier pour l’éducation des enfants pauvres et en danger. Et Simone s’inspirera toute sa vie de l’esprit du « Prado » pour s’engager au service de la société et de l’Eglise. Elle intègre ainsi les Samaritains pendant de longues années. Déjà à l’église de Monthey, puis ensuite sur Muraz, Simone est une fidèle lectrice aux messes dominicales. Avec l’appui du curé Etienne Margelisch, elle intègre l’équipe des auxiliaires de l’Eucharistie : portant fidèlement la communion, chaque vendredi, aux villageois de Muraz ou d’Illarsaz, puis également chaque mardi aux patients de l’hôpital de Monthey, et ensuite encore aux résidents de La Charmaie. A l’époque du curé André Dubuis, elle participe aux réunions de l’ACO (Action Catholique Ouvrière), faisant la connaissance au passage de l’abbé Gabriel Carron, à qui elle rendra visite plus tard en Argentine, à Santa Fe. 

Sur le plan plus personnel, Simone se dévoue auprès de sa fille Fabienne, qui souffre d’un lourd handicap. Elle-même est éprouvée à présent par des soucis de santé.

Merci Simone pour toutes ces années au service de la Paroisse de Muraz, notamment comme auxiliaire de l’Eucharistie, comme lectrice, ou encore comme membre de la Chorale !

Bernard Fournier

Natif de Monthey, Bernard Fournier est venu s’établir à Collombey-le-Grand, avec sa femme Monique. Outre son emploi principal à la Ciba, puis à Syngenta comme laborantin, Bernard est devenu un passionné de la photo. On lui doit en particulier les tableaux du chemin de croix de Rovra (reproduits à partir du chemin de croix de l’église de Muraz). On lui doit aussi les tableaux du chemin de croix de l’église de Collombey (reproduits à partir des vitraux de l’église de Bex). La paroisse lui est en outre reconnaissante pour les photos lors de la dernière restauration de l’église de Muraz ainsi que lors des pèlerinages à Rome ou en Bretagne.

Son engouement pour la photo remonte à sa jeunesse, lorsqu’il s’est intéressé au domaine de l’astronomie. S’étant fabriqué un télescope, il s’est mis à la photo en prenant des prises de vue de la lune, des planètes… puis il a collaboré avec des photographes de Monthey. Il a connu l’époque du développement des photos en chambre noir, avec « l’argentique ». Par la suite, avec l’évolution technologique, il est venu au numérique, et travaille aujourd’hui avec des programmes informatiques tels que « Photoshop ». Il est ainsi capable de restaurer une photo à partir d’une photo dégradée ou déchirée. Il peut aussi tirer un poster à partir d’une simple carte postale. 

Merci Bernard d’immortaliser ainsi des moments forts de la vie de nos paroisses de Muraz et de Collombey !

 

Cugy: un nouvel élan pour la Confrérie Saint Eloi

Les membres de la Confrérie Saint Eloi de Cugy ont connu un jour de liesse en ce dimanche du 15 octobre puisqu’elle a marqué le centenaire de son drapeau en faisant bénir une nouvelle bannière. Organisme qui date du Moyen-Age, cette confrérie s’est donné un nouveau gouverneur et remet sa devise – « Fais ce que dois » – à l’ordre du jour.

Le nouveau gouverneur, Alexandre Bersier, durant son allocution.

Par Claude Jenny
Photos : André Bise

Constituée entre 1455 et 1525, la confrérie sise dans le périmètre Cugy-Vesin, était autrefois réservée aux honorables du lieu et fonctionnait comme une mutuelle en manifestant son aide au prochain, notamment durant les épidémies de peste, expliqua Patrick Chuard, vice-gouverneur, lors de sa présentation aux participants de la dernière assemblée de la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Il faut savoir que saint Eloi était à l’époque très populaire, autant que saint Nicolas, relate notre confrère.

Nouveau gouverneur, nouvel aumônier

Patron des orfèvres et plus largement de tous les métiers liés au travail du fer – par exemple les maréchaux-ferrants – Saint Eloi est une confrérie attachée à sa devise qui figure évidemment en bonne place sur le nouveau drapeau béni le 15 octobre lors de la messe dominicale. Forte actuellement d’une quinzaine de membres, elle s’est donné un nouveau gouverneur en la personne d’Alexandre Bersier qui a succédé à Daniel Bersier ainsi qu’un nouvel aumônier, l’abbé Nicolas Glasson remplaçant le Père Jean Richoz, ancien prêtre résidant à Cugy. C’est lui qui a béni le nouveau drapeau en présence des membres de la confrérie. « Nous voulons être fidèles à notre dimension chrétienne en étant actifs au service des personnes âgées de notre communauté locale» explique le nouveau gouverneur.

« Donner du temps pour les autres »

« Nous voulons tout simplement donner du temps pour les autres en consacrant régulièrement quelques heures pour aller rendre visite aux anciens de la commune de Cugy-Vesin, chez eux ou en EMS » explique Alexandre Bersier. « Ce faisant nous sommes fidèles à notre devise – «  Fais ce que dois  » – en vivant des moments de partage. Les rencontres que nous avons vécues récemment nous confortent dans le bien-fondé de notre démarche » ajoute-t-il. 

A l’heure où c’est plutôt le « Fais ce que tu veux » qui résonne dans la société, la bénédiction du nouveau drapeau a été une belle occasion de montrer la raison d’être d’une confrérie qui honore un saint à qui une chapelle est d’ailleurs dédiée à l’entrée de la ville d’Estavayer-le-lac.

La confrérie de Saint Eloi de Cugy posant devant l’église avec sa nouvelle bannière.

Thèmes et rubriques 2024

Thèmes 2024

Mois Sujet
Janvier Finance chrétienne (Pierre Guillemin)
La finance chrétienne catholique encadre des opérations de nature bancaire et financière par des principes moraux directement issus de l’interprétation des textes religieux chrétiens (Ancien et Nouveau Testament) et de la doctrine de l’Eglise catholique romaine (Doctrine sociale de l’Eglise). Ces dernières années, le «Conseil pontifical Justice et Paix» a pris de plus en plus souvent des positions sur les sujets financiers. En juin 2013 par exemple, il publiait une note intitulée «Postures chrétiennes face à la finance» qui donne le cadre général dans lequel doit se situer l’action du «financier».
Février La représentation du Christ dans l’histoire (Amandine Beffa)
Voir le Christ représenté sur une œuvre d’art est assez banal pour nous aujourd’hui. Pourtant, cela n’a pas toujours été une évidence. Des premiers chrétiens qui suivaient strictement l’interdit vétérotestamentaire de représenter «ce qui a la forme de ce qui se trouve au ciel» jusqu’aux débats du XXe siècle autour de l’art sacré contemporain, étudier la représentation du Christ, c’est étudier «comment on croit».
Mars Les martyrs d’hier et d’aujourd’hui (Thierry Schelling)
Depuis les premiers temps de l’Eglise, des hommes, des femmes et des enfants ont été tués parce que disciples du Christ. Puis la «tuerie» s’est tournée contre les païens, les hérétiques, les schismatiques. Avant de reprendre contre des milliers de baptisé.e.s sous les régimes totalitaires du XXe siècle. Martyr, qui se sacrifie pour l’autre…
Avril Silence! Calixte Dubosson)
Le maître-mot de notre monde actuel, c’est le débat. Il faut débattre de tout. Les chaînes TV, les journaux, les réseaux sociaux nous inondent de personnes aux idées contradictoires qui ne s’écoutent pas et qui se coupent sans cesse la parole. Chacun semble détenir la vérité mais au final, c’est le flou complet. Il faudrait soi-disant suivre ces logorrhées pour se forger une opinion. N’y aurait-il pas d’autres voies pour discerner ce qui est bon pour chacun et pour la collectivité? Le silence, celui de la nature et des ordres monastiques, par exemple?
Mai Mater dolorosa (Myriam Bettens)
Chaque minute, quarante-quatre femmes subissent une fausse couche dans le monde. Au niveau Suisse, une grossesse sur cinq est concernée. Malgré cela, le silence autour de cet événement douloureux et les lacunes dans l’accompagnement persistent.
Juin Astrophysique et religion (Pierre Guillemin)
VL’astrophysicien Hubert Reeves déclare: «La question n’est pas de savoir si Dieu existe ou non. Mais plutôt: qui est-Il, et à quoi joue-t-Il?» L’astrophysique ne cherche donc pas à contredire mais à comprendre la volonté de Dieu dans son œuvre créatrice. Cette quête de «l’intelligence de Dieu», Albert Einstein l’exprime aussi: «Je refuse de croire en un Dieu qui joue aux dés avec le monde.»
Juillet-août Quoi ma messe? Qu’est-ce qu’elle a ma messe? (Thierry Schelling)
Nos diocèses sont en mutation structurelle: des laïcs/laïques sont nommé.e.s représentant.e.s de l’évêque là où des prêtres œuvraient comme vicaires épiscopaux; des paroisses n’ont plus de curés mais des administrateurs, obligeant à revoir le sacrosaint programme des messes à la baisse, en regroupant les fidèles (pas toujours complaisants); et des initiatives de l’ordre du service de l’autre (Rom, migrant, requérant, divorcé, LGBT, etc.) et du soin à la création sont mises désormais en avant comme « expression d’Eglise» autant que la liturgie. Dans ce «chantier», les réactions de fidèles sont parfois aux antipodes de ce à quoi on aurait pu s’attendre (compréhension, solidarité, compassion) au vu de leur fréquentation de la messe qu’on leur diminue…
Septembre Vers une Eglise de retraités? Calixte Dubosson)
Souvent, nos assemblées dominicales ou de semaines sont fréquentées par ce qu’on appelle non pas les têtes couronnées mais les «têtes blanches», allusion au fait que les célébrations sont suivies en majorité par des personnes âgées ou vieillissantes. Pourtant, ce phénomène ne se réduit pas aux messes ou aux cultes mais aussi au niveau de l’organisation des paroisses à tel point que de plus en plus de personnes retraitées sont nommées à des postes importants pour la bonne marche de la communauté. Allons-nous donc vers une Eglise de retraités?
Octobre Evolution de l’architecture chrétienne (Amandine Beffa)
La fin des persécutions donne la possibilité aux chrétiens de bâtir des lieux de culte. Au début, ceux-ci sont inspirés de l’architecture romaine à laquelle un nouveau sens est donné. Dans les siècles qui suivent, l’architecture chrétienne se développe progressivement vers des codes qui lui sont propres. C’est à la période romane que le plan devient fixe. L’architecture devient alors symbolique: plan en croix latine, orienté vers l’Orient… A partir de cette période, l’architecture reflète ce à quoi on croit. Elle évolue avec les pèlerinages et les grandes processions, jusqu’à la réforme liturgique du Concile Vatican II.
Novembre Faire feu de tout bois (Myriam Bettens)
LOn estime que la chasse aux sorcières a fait 100’000 morts en Europe. La Suisse, quant à elle, détient le sinistre record du nombre de victimes. Des crimes imaginaires qui mènent à se demander comment en arrive-t-on à tuer en toute impunité ?
Décembre L’Exégèse (François-Xavier Amherdt)
Autrefois réservée aux théologiens, l’exégèse permet de passer les textes bibliques au crible de l’analyse et de la raison. A travers les médias notamment, ses résultats sont aujourd’hui à la portée du grand public. De quoi donner un nouveau regard sur l’Ancien Testament et le Nouveau ?

Rubriques 2024

Les rubriques constituent le fil conducteur de chaque magazine. Voici celles que la Rédaction romande vous propose en 2023.

En 2024, nous vous proposons deux nouvelles rubriques

sous la plume de Nicolas Maury

Ecclésioscope: Secrétaires, sacristains, sacristines, fleuristes… A travers cette nouvelle rubrique, partons à la rencontre des femmes et des hommes laïques engagés dans les diverses paroisses de Suisse romande.

sous la plume de Pascal Ortelli

Ciel, ma médaille ! : «La piété populaire est un trésor pour l’Eglise», affirme le pape François. Oui, mais face à l’abondance d’objets de piété, sait-on encore à quel saint se vouer? Dans cette nouvelle rubrique, une infographie vient décrypter ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons, et ce pour mieux comprendre notre foi.

Magazine au format B5

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-5 Eclairage Tournus de la rédaction
6 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
7 Le Pape a dit… Thierry Schelling
8 Carte blanche diocésaine Tournus externe
9 Jeunes et humour M.-C. Follonier
Pascal Ortelli
Calixte Dubosson
10-11 Small Talk Myriam Bettens
12 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
13 Ecclésioscope Nouveau! Nicolas Maury
14 Merveilleusement scientifique Pierre Guillemin
15 Ciel, ma médaille! Nouveau! Pascal Ortelli
16 En librairie Calixte Dubosson

Magazine au format A4

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-3 Eclairage Tournus de la rédaction
4 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
4 Le Pape a dit… Thierry Schelling
5 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
6 Small Talk Myriam Bettens
7 Merveilleusement scientifique Pierre Guillemin
8 Carte blanche diocésaine Tournus externe
8 Ecclésioscope Nouveau! Tournus externe

Pour les journaux A4, la possibilité existe de reprendre librement les rubriques des magazines B5 qui ne sont pas contenues dans le Cahier romand.

Lost in… translation des reliques

Carole Alkabes a retrouvé 250 squelettes disséminés dans toute la Suisse.

La photographe Carole Alkabes a sillonné la Suisse durant cinq ans à la recherche de ces saints martyrs chrétiens parés de riches soieries, de bijoux et de pierres précieuses. Une chasse au(x) trésor(s) qui interroge notre regard sur la mort à une époque où elle ne s’expose plus.

Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer

Comment avez-vous appris l’existence de ces martyrs « enluminés » ?
On m’avait demandé de faire une exposition dont le thème était la mort. J’ai d’abord mené une réflexion sur ma propre mort, mais je cherchais tout de même de l’inspiration pour cette exposition et une amie m’a parlé de ces fameux martyrs. 

J’étais loin d’imaginer que ce conseil allait devenir une formidable épopée qui me conduirait dans tous les cantons suisses, excepté Genève et Vaud… trop protestants pour ce type de reliques. (rires)

Vous avez d’ailleurs découvert des reliques dans des endroits totalement insolites ?
Complètement ! (rires) La plupart se trouvaient encore dans des églises et quelques-unes dans des musées par peur que ce précieux patrimoine ne se détériore. 

Par contre, j’en ai trouvé trois au fond de l’entrepôt de la cure de Porrentruy. Ils ont ensuite été transférés au Musée de l’Hôtel-Dieu (MHDP). 

A Soleure, les frères d’un couvent trouvaient ce squelette « démodé ». Ils l’ont monté au grenier et stocké avec, entre autres, les produits ménagers du couvent !

Qu’est-ce que cette relégation « au placard à balais » dénote-t-elle ?
Une mort devenue indésirable. Elle n’a plus sa place dans nos vies, mais c’est à mon sens une grave erreur. Ce langage primordial permet de s’interroger sur sa propre mort. C’est d’ailleurs aussi pour cela que le culte des martyrs a perdu de son attrait. Les paroisses étaient mal à l’aise avec ces squelettes exposés à la vue de tous. Ils les ont relégués derrière des panneaux en bois ou des tentures afin que les paroissiens ne soient plus « dégoûtés ». Bon, elles ne manquaient pas d’ouvrir le reliquaire le jour anniversaire du martyr pour inciter les paroissiens à faire des donations… (rires)

Plus prosaïquement, ces reliques servaient les intérêts religieux de l’Eglise catholique, autant que ses intérêts économiques… 
Oh oui ! En 1578, un ouvrier retrouve, par hasard, l’entrée de catacombes dans un vignoble, à l’extérieur de Rome. A cette même époque, la Réforme protestante est à son apogée en Suisse et l’Eglise catholique cherche à la contrer. Cette découverte est une aubaine. Les martyrs érigés en glorieux défenseurs de la foi servent à asseoir « la vraie foi ». Outre l’aspect religieux, ces reliques avaient une vraie valeur marchande. Un spécimen coûtait un an et demi de salaire d’ouvrier, sans compter les décorations qu’il fallait ajouter en plus.

La Garde suisse pontificale a aussi joué un rôle important dans l’acheminement de ces reliques en territoire helvétique… 
Elle était la parfaite commanditaire. En plus d’être rapide, ses rangs étaient formés de croyants. Dès lors, cette mission a été perçue par la Garde comme une vocation de protection de la Suisse contre la Réforme. Elle a même procédé à des levées de fonds afin de rapatrier le plus possible de ces reliques en Suisse. C’est la raison pour laquelle notre territoire en compte autant.

C’était donc un vrai coup de com’ de l’Eglise ?
Enorme ! D’ailleurs, le mot « authentique » vient de là. L’Eglise catholique, a créé des certificats d’authenticité pour ces martyrs, qu’elle joignait aux ossements. Ce certificat s’appelait « un authentique ». Par contre, personne ne peut dire avec certitude s’ils étaient « authentiquement » chrétiens. Ces derniers, comme les juifs et les païens, étaient enterrés dans les mêmes catacombes. Là il y a un os !

Capsula temporelle

Carole Alkabes, photographe exerçant son activité à Sainte-Croix a retrouvé 250 squelettes disséminés dans toute la Suisse. Elle a également découvert une boîte, appelée Capsula, servant à acheminer les ossements. Cette Capsula, encore scellée, était sur une étagère à l’Abbaye de Saint-Maurice. « Lorsque les ossements partaient de Rome, ils étaient emballés dans de la gaze individuellement, puis scellés avec le sceau du Pape. Ceux-ci étaient déposés dans la boîte avec un certificat d’authenticité, puis elle-même scellée avec la marque du pontife. » On ne peut aujourd’hui certifier que les squelettes étaient ceux de chrétiens, par contre on a pu déterminer « qu’ils datent d’une période comprise entre le IIe et le Ve siècle, leur sexe et qu’ils ne comportent jamais aucun os surnuméraire. Les squelettes sont complets avec parfois une réplique d’un os manquant en bois, en cire ou en plâtre ». Autre détail étonnant, les parures dont sont apprêtés les martyrs ne valent pas un clou ! « Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’or n’est que du métal doré et les pierreries du verre coloré », mais la valeur patrimoniale de ces martyrs est, elle, inestimable !

Pour découvrir ces martyrs aux parures os-tentatoires : Martyrs. Les reliques oubliées. Paru aux éditions Favre en 2018.

La translation des reliques est un processus ritualisé de déplacement des restes d’un saint ou d’objets saints depuis un lieu vers un autre.

Bon chemin d’espérance !

Par l’abbé Patrice Gasser | Photo : DR

Le mois de septembre le plus chaud depuis le début des mesures, un mois d’octobre doux et nous voici en novembre ; plus rien ne pousse dans nos jardins et la nature revêt sa robe de tristesse ; les feuilles tombent, les composts se remplissent et se préparent à hiverner et la neige apparaît sur nos sommets. Avec la fête des fidèles défunts, ce mois nous rappelle qu’un jour, notre vie aussi va se ralentir puis se terminer. 

Des rites appropriés vont se vivre tout ce mois de novembre : les cimetières vont se peupler de gerbes multicolores et de chrysanthèmes tenaces ; beaucoup de monde va se retrouver autour de la tombe du grand-père, de « nonna » et de tous ceux qui sont déjà partis. Les mouchoirs vont sortir des poches… Oui, c’est dur de penser à eux et de savoir que chacune de nos vies va passer sur l’autre rive et entrer dans l’invisible où nous attendent tous ceux qui nous ont aimés et accompagnés. 

C’est dur et c’est en même temps plein d’espérance ; ceux qui sont partis ont apporté leur contribution : ils ont semé, arrosé, désherbé et récolté abondamment dans nos jardins ; leurs vies ont impacté les nôtres et leur ont donné ces belles couleurs de l’automne. Ils sont maintenant avec la Source de la vie, avec le Créateur de toute créature et ils sont dans la paix et la joie. 

A nous d’incarner les valeurs qui sont les nôtres et de les offrir autour de nous. A nous de répondre aux besoins de ce monde pour qu’il devienne plus humain ; en donnant sa vie jusqu’à la croix, Jésus vient nourrir notre générosité, notre bienveillance, notre respect de toute personne. Nous avons du mal à vivre les valeurs chrétiennes, le Seigneur les vit pour nous et dynamise nos choix. 

Faisons confiance à l’Esprit de Jésus qui irrigue nos églises : sa parole partagée, son corps offert sont le levain de ce monde nouveau. Avec le synode réuni à Rome, osons la rencontre, osons une parole vraie qui nous construit dans l’espérance !

Tout bel automne !

Une première bénédiction des cartables !

Par Ludivine Perret-Gentil 
Photo : DDR

En ce dimanche 17 septembre, le soleil brillait autant à l’extérieur de l’église Sainte Thérèse qu’à l’intérieur, relayé par les nombreux enfants venus à la messe. Une fois n’est pas coutume, la plupart étaient venus avec leur cartable. En effet, tous ces écoliers portaient leur sac sur le dos pour le faire bénir en ce début d’année scolaire.

Bien qu’elle s’appelle « Bénédiction des cartables », il s’agit avant tout lors de cette cérémonie de bénir les enfants et le travail qu’ils vont accomplir tout au long de l’année. Elle vise à encourager les écoliers à vivre pleinement leur quotidien sous le regard de Dieu. A Genève, la Pastorale des familles organise et coordonne cette action spirituelle. 

Durant la célébration, des intentions de prière ont été lues par les enfants pour les encourager à se laisser guider par Dieu. Une pensée toute particulière a également été adressée aux enseignants et à toutes les personnes qui accompagnent les écoliers. Les enfants ont ensuite été rassemblés autour de l’autel puis le curé, Thierry Fouet, les a bénis solennellement. A l’issue de la cérémonie, les catéchistes ont distribué des badges « porteur de joie » à épingler sur les cartables ainsi qu’un dépliant.

« Nous avons choisi le thème de la joie, car comme le dit le pape François, la joie est la perle précieuse du chrétien. C’est elle qui donne de la saveur au quotidien et chaque enfant peut en être si aisément le messager. Nous indiquons la joie comme un antidote à tant d’anxiétés et dont le monde a grand besoin », précisent Anne-Claire Rivollet et Marie Montavont de la Pastorale des familles à Genève.

A cette fin, chaque enfant a reçu un dépliant avec des propositions mensuelles de partage et d’amitié, l’invitant à être attentif aux autres. Par exemple en septembre, les enfants étaient invités à avoir des attentions pour les nouveaux élèves de leur classe, en octobre, ils peuvent choisir d’être l’ange gardien d’un camarade de classe. Ainsi de septembre à juin, des petits défis variés et amusants les incitent à faire rayonner l’allégresse autour d’eux. 

Que ce bel élan nous inspire nous aussi dans notre quotidien professionnel et personnel. En cet automne flamboyant, prenons le temps de méditer cette phrase de Claude Reysz : « La joie est le soleil des âmes ; elle illumine celui qui la possède et réchauffe tous ceux qui en reçoivent les rayons. »

Puisse le Seigneur accompagner nos petits porteurs de joie… et de foi au fil de leur parcours scolaire.

Vitraux de Hans Erni, chapelle protestante de Martigny

Quelques nuages résiduels demeurent, mais le soleil est dégagé. Il semble que tout s’éclaire enfin.

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

Si Noé avait 600 ans au moment du déluge, Hans Erni n’en avait « que » 105 lorsqu’il a réalisé les cartons des trois vitraux de la tribune de la chapelle protestante de Martigny. Il s’agit des derniers d’une série de dix-sept baies commencée trois ans plus tôt.

Pour le maître verrier, l’Atelier Simon Marq de Reims, le défi est de traduire la peinture en verre. La tâche n’est pas aisée, les matières sont très différentes et dans le cas d’un vitrail, il convient de prendre en compte le soleil qui traversera l’œuvre (ou pas selon les jours). Nous ne pouvons que souligner la prouesse : la beauté des couleurs, les détails, les mouvements… transparaissent à travers ce vitrail nommé : Noé, le retour.

Le premier mouvement se trouve dans le ciel. Quelques nuages résiduels demeurent, mais le soleil est dégagé. Il semble que tout s’éclaire enfin.

Le second mouvement est l’accueil de la colombe par l’homme. La disposition des mains et des bras, l’inclinaison de la tête, l’échange de regards avec l’oiseau font partie des éléments qui concourent au partage des émotions de l’œuvre.

Un avenir plein d’espoir

Dans un reportage de la RTS effectué lors de l’inauguration des premiers vitraux de la chapelle, Erni explique qu’il souhaite aider à penser un avenir plein d’espoir. L’artiste veut permettre l’enchantement de l’âme en créant un lieu qui invite au recueillement et à la paix. 

La municipalité proposait de financer l’éclairage de l’extérieur du bâtiment. Léonard Gianadda, le mécène qui a offert les 17 baies, a proposé de plutôt réaliser un éclairage intérieur. En effet, ainsi qu’il l’explique dans un de ses Léoguide, si tout le monde ne rentre pas dans les églises, alors il faut « faire sortir le temps dans la rue en l’illuminant ». C’est un véritable cadeau de lumière qui est fait à tous les passants. En ce mois de novembre qui peut parfois être un peu triste, il vaut la peine d’aller se promener à la nuit tombée dans les rues de Martigny.

Les reliques des saints : une source de grâces et une dévotion à redécouvrir

Le thème central (en pages 16 et 17) traite des reliques. Nous avons donc voulu aller à la (re)découverte de ce que sont les reliques. 

Texte et photos par Martin Filipponi et Jean-Michel Moix

Qu’appelle-t-on « reliques » ? 
Au sens strict, on entend par reliques les restes des corps des saints et des bienheureux. Par extension, on entend par reliques toutes les choses utilisées par les saints ou les bienheureux durant leur vie, les vêtements ou les objets avec lesquels les corps morts des saints ont été touchés.

La vénération ou la dévotion des reliques est-elle une superstition ou bien relève-t-elle de la foi ? 
Elle est liée à notre foi. Déjà au temps de Jésus, saint Marc (Mc 5, 21-43) nous rapporte le cas d’une femme souffrant de graves pertes de sang et qui n’avait pas trouvé de remède par la médecine. Elle s’est dite alors : « Si je parviens à toucher, ne serait-ce que le vêtement de Jésus, je serai guérie ! » Et c’est effectivement ce qui s’est passé.

Citons quelques reliques célèbres
Quand Hélène, la mère de l’empereur Constantin vint à Jérusalem, au début du IVe siècle, elle fit des recherches sur la colline du Calvaire et elle découvrit trois croix. Pour vérifier laquelle des trois était la vraie croix, l’on fit toucher successivement ces trois croix à une femme gravement malade et l’on reconnut la vraie croix à celle qui guérit sur-le-champ cette femme.

Pensons aussi au sujet du Christ, à sa Couronne d’épines. Le roi de France, Saint Louis (au XIIIe siècle) l’acquit à très haut prix. Et il fit construire ensuite la « sainte Chapelle », à Paris, (sur l’île de la Cité) pour abriter ce joyau inestimable ! 

Auparavant, au cours des diverses persécutions sanglantes des premiers siècles, dirigées contre les chrétiens, l’on prit soin de recueillir les corps des martyrs et de leur offrir une sépulture en les déposant dans des tombeaux (situés par exemple à Rome dans des catacombes). Et l’on avait alors la coutume de célébrer des messes sur les pierres même de ces tombeaux. Par la suite on a pris l’usage de célébrer la messe sur des pierres d’autels (qui rappellent les tombeaux des martyrs) et dans lesquels on insère, toujours actuellement, des reliques de martyrs ou de saints. 

Des tombeaux qui sont devenus des lieux de pèlerinage
Il est intéressant de noter par exemple, à Rome, que la basilique du Vatican a été bâtie au-dessus même de la tombe de l’apôtre saint Pierre ! De même, la basilique de Saint Paul-hors-les-Murs, a été bâtie sur le tombeau de saint Paul ! 

Les tombeaux des saints sont devenus ainsi des lieux où l’on venait spécialement prier Dieu, en recourant à l’intercession des saints dont les reliques étaient conservées par exemple dans des châsses, richement et artistiquement décorées. C’est ainsi qu’en Gaule, la ville de Tours est devenue au Moyen-Age un lieu de pèlerinage. C’était le « Lourdes » de l’époque, où l’on se rendait non pas à la « grotte des apparitions » mais au tombeau de saint Martin. 

Plus près de chez nous, la cité d’Agaune s’est développée grâce aux pèlerins qui venaient prier sur les reliques de saint Maurice et de ses compagnons martyrs. 

De nos jours encore si certains lieux attirent des pèlerins, c’est qu’ils recèlent des châsses reliquaires de saints. Du côté de la France, pensons à Ars (avec le saint Curé d’Ars), à Paray-le-Monial (avec sainte Marguerite-Marie et saint Claude de la Colombière), à Paris (avec saint Vincent de Paul, sainte Catherine Labouré…) à La-louvesc (avec saint Jean-François Régis), à Langeac (avec la bienheureuse Agnès de Langeac), à Lisieux (avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus) ou plus modestement à saint Jean d’Aulps (avec saint Guérin, évêque de Sion).

Redécouvrons la dévotion aux reliques dans un vrai esprit de foi
Certes l’on n’adore pas des reliques. L’adoration n’est due qu’à Dieu seul. L’on vénère par contre les reliques, et ce faisant, c’est Dieu qu’on honore, c’est à Dieu qu’on adresse notre prière en l’appuyant sur l’intercession des saints dont nous vénérons précisément les reliques. Pensons que les saints sont tout « donnés » à Dieu, et Dieu, dans sa bonté, nous (re)donne ces mêmes saints pour intercesseurs, pour protecteurs, pour saints patrons, pour amis, pour frères, pour sœurs… Dieu entend donc honorer les saints, ses amis, en accédant à leur prière en notre faveur. Ainsi lorsque nous vénérons les reliques des saints, nous entrons, si l’on peut dire, dans une plus grande familiarité avec eux, nous « touchons » en quelque sorte le vêtement de Jésus qui répond alors favorablement à notre prière !

 

Une bulle de paradis?

Sobrement dressé au pied de la Vieille-Ville de Genève, l’Espace Madeleine situé dans le temple du même nom, se veut ouvert sur la ville. Depuis septembre 2020, deux ministres du culte se sont unis pour y proposer une «bulle de respiration au milieu de la semaine».

La rue du Purgatoire, non loin de la Madeleine. Celles du Paradis et des Limbes existaient aussi, mais les historiens ne s’entendent pas quant à leur localisation exacte.

Par Myriam Bettens 
Photos : Albin Salamin, notrehistoire.ch

L’un en blanc et vert, l’autre en noir et blanc. Le premier est catholique et le second protestant, côte à côte dans une même posture de recueillement. Les deux hommes sont amis avant d’être ministres du culte. Et c’est dans un même élan que Thierry Schelling et Emmanuel Rolland ont souhaité se retrouver chaque mercredi matin au Temple de la Madeleine pour une célébration œcuménique. Outre l’office du mercredi, le temple propose café, espace d’accueil public et expositions ouvertes aux touristes et personnes de passage dans le souhait d’ouvrir un lieu ecclésial au grand public.

Cette fin de matinée ne fait pas exception. Le temple bruisse de conversations, du tintement des tasses à café et du frottement de semelles des nombreux visiteurs sur la dalle nue du temple. Le vrombissement de la circulation pénètre par à-coups à l’intérieur de l’édifice, signe qu’un curieux vient de pousser la porte en bois sombre de l’entrée. « Nous sommes appelés à embellir le monde », déclare Thierry Schelling, le ministre catholique, en guise de salutations. Les murmures du temple s’éteignent. Même les voitures paraissent avoir entendu l’exhortation du prêtre. Elles semblent plus silencieuses.

Le prêtre invite la trentaine de personnes présentes à accueillir ce moment comme « une bulle de respiration au milieu de la semaine ». Le confrère réformé, Emmanuel Rolland, reprend le flambeau pour apporter le commentaire au texte de l’Evangile du jour. « Ce matin, j’ai rendu visite à un prêtre de la Fraternité Saint-Pie-X. Il affirmait que les catholiques romains se sont «  protestantisés  » », lance le pasteur, une lueur rieuse dans le regard. « J’ai donc appris que nous sommes tous les deux protestants… même si je suis un protestant pire que lui », ajoute-t-il encore à l’adresse de Thierry Schelling. Il avait sollicité une entrevue auprès de ce prêtre pour éclaircir la question des rebaptêmes de protestants au sein de la Fraternité. 

Or, ce prêtre lui assène « l’importance de la lettre » et de la validité de la formule baptismale, qui mal énoncée rend le baptême caduc. « Peut-être que les protestants sont un peu trop dans l’esprit et pas assez dans la lettre, mais on est rassuré par ce Jésus qui ne demande pas de certificats de baptême pour soigner ou délivrer », souligne Emmanuel Rolland. Ce Jésus-là distribue sa puissance de vie « sans paperasse » et sans séparer « les croyants des hérétiques en ne cherchant pas à construire une église avec le succès de sa prédication », au contraire « Il part, parce que d’autres ont besoin de lui, car Il n’est pas simplement à nous, mais aussi aux autres ». 

« Nous voulons reprendre les paroles qui nous rassemblent tous en tant que baptisés et certainement au-delà », annonce Thierry Schelling en se levant pour convier les participants à entamer un Notre Père chanté. A nouveau réunis face à la petite assemblée, les deux ministres prononcent alors une bénédiction à deux voix et quatre mains. Une fois l’aube et la robe pastorale retirées, plus rien n’est à même de différencier le protestant de l’autre protestant. Car à la Madeleine, la spiritualité peut se vivre sous de nombreuses formes et c’est également ce que souhaitaient les deux amis. « Nous désirions proposer un moment de parole libre et de partage », glisse Emmanuel Rolland en fourrant sa robe et son col à rabat dans un cabas. « Une bulle de respiration au cœur de la ville », abonde Thierry Schelling. Une bulle de respiration judicieusement située entre la Rue du Purgatoire, d’Enfer et de Toutes-Ames…

Des liens sacrés avec le divin

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Vaudoise Sophie Martin. 

Par Sophie Martin | Photo : DR

Dans un monde en perpétuelle mutation, où les avancées technologiques redessinent notre quotidien à une vitesse fulgurante, je ressens parfois le besoin de faire une pause pour réfléchir aux valeurs qui orientent ma vie. Les reliques m’offrent une occasion unique de faire marche arrière, car ces objets sont empreints d’histoire.

Ils ont traversé les âges en préservant leur capacité à inspirer. Les reliques se manifestent sous diverses formes ; les restes de saints, des fragments d’objets anciens, des vêtements sacrés ou des artefacts du quotidien. Chacune de ces reliques porte en elle une histoire qui influence notre présent.

Pour un grand nombre de catholiques à travers le monde, elles revêtent une profonde signification spirituelle. Elles sont vénérées comme des liens sacrés avec le divin, des témoignages de la foi et de la dévotion des générations passées. Il arrive même que des pèlerins parcourent des distances considérables pour les contempler, cherchant inspiration et réconfort en leur présence.

Ces reliques sont également des œuvres d’art à part entière, témoignant du talent et de la créativité des artisans. Les reliquaires qui les abritent sont aussi de véritables œuvres d’art. Cette fusion entre la piété et l’art crée une esthétique particulière qui suscite toute mon admiration.

Les légendes et les récits qui les entourent ajoutent une touche de mystère à leur histoire. Certaines reliques sont associées à des miracles ou à des événements extraordinaires. Ces récits fascinants se retrouvent parfois dans des œuvres littéraires ou cinématographiques comme la série littéraire Harry Potter ou la saga Indiana Jones, par exemple.

Les reliques nous rappellent également la fugacité de la vie humaine. Nombre d’entre elles sont liées à des personnalités décédées, nous rappelant que notre existence est éphémère. Cependant, elles illustrent également que certaines choses peuvent perdurer au-delà de la mort, préservant ainsi un héritage spirituel ou culturel. Il est intéressant de remarquer que, pendant le Moyen Age, les reliques suscitaient un grand intérêt, alors qu’à notre époque, ce sont les icônes du rock qui attirent l’attention. Récemment, six reliques liées à des stars se sont vendues aux enchères à prix d’or. (Le piano de Freddie Mercury, la robe de Marilyn Monroe, le gant de Michael Jackson, pour n’en citer que quelques-unes).

En cette année 2023, les reliques continuent de fédérer des millions de personnes à travers le monde. Elles sont bien plus que de simples objets ; elles sont les témoins silencieux de notre passé.

Que faire après ma confirmation?

La confirmation, pour la plupart, marque la fin du chemin de foi rythmé par des catéchèses, mais également le début d’un autre chemin où tu approfondis et découvre à ta manière le mystère de la foi. Diverses possibilités s’offrent alors à toi, tu peux soit décider de faire ce cheminement seul ou alors, tu rejoins un groupe de ta paroisse. Petit tour d’horizon dans notre secteur.

Par Estelle Schmuck et Sandrine Mayoraz
Photo : Enjoy Chorale

MADEP-Relais
Dans un groupe Madep ou Relais, nous nous réunissons une fois par mois. Nous abordons une thématique choisie ensemble ou décidée par une animatrice. Nous la traitons au travers de jeux, débats, projets et prières. Nous partageons un repas ou un goûter ensemble. Nous avons également plusieurs réunions spéciales dans l’année, par exemple la préparation d’une fenêtre de l’Avent ou d’une soupe de Carême, la participation régulière à des camps.

Un groupe Relais se réunit à Collombey et commence ces réunions par la messe du samedi soir à l’église. Ensuite, nous partons ensemble au Monastère. Contact : Estelle Schmuck, 079 842 97 25.

Un nouveau groupe va se former avec les enfants de 7H-8H à Monthey. Contact : Mélissa, 078 209 05 14.

Jeunes lecteurs
Lors des messes de confirmation, certains ont lu les lectures ou les prières. Pourquoi ne pas continuer ? Les jeunes lecteurs prêtent leur voix à Dieu pour nous faire entendre Sa Parole. Coachés par un adulte, ils se réunissent pour apprendre à prendre la parole en public ou pour une sortie récréative. 

Contact à Collombey : Béatrice Lucciarini, 078 862 33 57.

Contact à Muraz : Simone Lattion, 078 690 15 30.

Contact à Monthey : François-Xavier Mayoraz, 079 567 05 55.

En musique
Et si tu aimes chanter et la musique, tu peux rejoindre Enjoy Chorale à Collombey ou les Vive la Vie à Monthey. 

Les Vive la Vie répète le vendredi soir. Ils animent la messe avec des chants religieux ; ils travaillent aussi un répertoire profane pour leur concert annuel. Contact : Mary-Lou Rapin, 079 744 98 00.

Les reliques

Par Blaise Roduit 
Photo : Raphaël Delaloye

De tout temps, la chrétienté a entretenu un rapport particulier avec les reliques. Ces éléments corporels de Jésus et des saints de notre Église ont été méticuleusement conservés au cœur de sanctuaires et monuments distinctifs. Et ils ont fait l’objet de vénérations spécifiques et pèlerinages d’importance par les croyants. La foi en la vertu de ces dépouilles ou ossements au caractère très sacré démarre dès l’apparition du christianisme et est intimement liée, dès le départ, au culte des martyrs. Elle a connu par la suite un essor intense durant le Moyen Âge et a constitué l’une des lignes de force de la vie religieuse médiévale.

Ainsi donc, à toutes les périodes de l’histoire chrétienne, cette dévotion aux saints et au Christ, à travers l’entretien de certaines parties de leurs corps ou d’objets leur ayant appartenu, nous montre bien que ces reliques constituent un élément de témoignage indéniable de l’existence de Dieu et de son Royaume, ainsi que de son message d’amour pour l’humanité. 

J’en tiens, par exemple, pour preuve réelle la forte attention suscitée par le Saint-Sépulcre de Jérusalem, où se trouve la chambre funéraire où a reposé la dépouille de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ou aussi le défilé quotidien des chrétiens devant son Saint Suaire, exposé à Turin. Ou encore l’objet de piété engendré par les os et le sang de saint Janvier à Naples. Ces parcelles d’âme de nos saints et du Christ touchent ainsi tous les jours en plein cœur les chrétiens et fortifient leur foi.

Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial
LinkedIn
Share
WhatsApp