Bon chemin d’espérance !

Par l’abbé Patrice Gasser | Photo : DR

Le mois de septembre le plus chaud depuis le début des mesures, un mois d’octobre doux et nous voici en novembre ; plus rien ne pousse dans nos jardins et la nature revêt sa robe de tristesse ; les feuilles tombent, les composts se remplissent et se préparent à hiverner et la neige apparaît sur nos sommets. Avec la fête des fidèles défunts, ce mois nous rappelle qu’un jour, notre vie aussi va se ralentir puis se terminer. 

Des rites appropriés vont se vivre tout ce mois de novembre : les cimetières vont se peupler de gerbes multicolores et de chrysanthèmes tenaces ; beaucoup de monde va se retrouver autour de la tombe du grand-père, de « nonna » et de tous ceux qui sont déjà partis. Les mouchoirs vont sortir des poches… Oui, c’est dur de penser à eux et de savoir que chacune de nos vies va passer sur l’autre rive et entrer dans l’invisible où nous attendent tous ceux qui nous ont aimés et accompagnés. 

C’est dur et c’est en même temps plein d’espérance ; ceux qui sont partis ont apporté leur contribution : ils ont semé, arrosé, désherbé et récolté abondamment dans nos jardins ; leurs vies ont impacté les nôtres et leur ont donné ces belles couleurs de l’automne. Ils sont maintenant avec la Source de la vie, avec le Créateur de toute créature et ils sont dans la paix et la joie. 

A nous d’incarner les valeurs qui sont les nôtres et de les offrir autour de nous. A nous de répondre aux besoins de ce monde pour qu’il devienne plus humain ; en donnant sa vie jusqu’à la croix, Jésus vient nourrir notre générosité, notre bienveillance, notre respect de toute personne. Nous avons du mal à vivre les valeurs chrétiennes, le Seigneur les vit pour nous et dynamise nos choix. 

Faisons confiance à l’Esprit de Jésus qui irrigue nos églises : sa parole partagée, son corps offert sont le levain de ce monde nouveau. Avec le synode réuni à Rome, osons la rencontre, osons une parole vraie qui nous construit dans l’espérance !

Tout bel automne !

Une première bénédiction des cartables !

Par Ludivine Perret-Gentil 
Photo : DDR

En ce dimanche 17 septembre, le soleil brillait autant à l’extérieur de l’église Sainte Thérèse qu’à l’intérieur, relayé par les nombreux enfants venus à la messe. Une fois n’est pas coutume, la plupart étaient venus avec leur cartable. En effet, tous ces écoliers portaient leur sac sur le dos pour le faire bénir en ce début d’année scolaire.

Bien qu’elle s’appelle « Bénédiction des cartables », il s’agit avant tout lors de cette cérémonie de bénir les enfants et le travail qu’ils vont accomplir tout au long de l’année. Elle vise à encourager les écoliers à vivre pleinement leur quotidien sous le regard de Dieu. A Genève, la Pastorale des familles organise et coordonne cette action spirituelle. 

Durant la célébration, des intentions de prière ont été lues par les enfants pour les encourager à se laisser guider par Dieu. Une pensée toute particulière a également été adressée aux enseignants et à toutes les personnes qui accompagnent les écoliers. Les enfants ont ensuite été rassemblés autour de l’autel puis le curé, Thierry Fouet, les a bénis solennellement. A l’issue de la cérémonie, les catéchistes ont distribué des badges « porteur de joie » à épingler sur les cartables ainsi qu’un dépliant.

« Nous avons choisi le thème de la joie, car comme le dit le pape François, la joie est la perle précieuse du chrétien. C’est elle qui donne de la saveur au quotidien et chaque enfant peut en être si aisément le messager. Nous indiquons la joie comme un antidote à tant d’anxiétés et dont le monde a grand besoin », précisent Anne-Claire Rivollet et Marie Montavont de la Pastorale des familles à Genève.

A cette fin, chaque enfant a reçu un dépliant avec des propositions mensuelles de partage et d’amitié, l’invitant à être attentif aux autres. Par exemple en septembre, les enfants étaient invités à avoir des attentions pour les nouveaux élèves de leur classe, en octobre, ils peuvent choisir d’être l’ange gardien d’un camarade de classe. Ainsi de septembre à juin, des petits défis variés et amusants les incitent à faire rayonner l’allégresse autour d’eux. 

Que ce bel élan nous inspire nous aussi dans notre quotidien professionnel et personnel. En cet automne flamboyant, prenons le temps de méditer cette phrase de Claude Reysz : « La joie est le soleil des âmes ; elle illumine celui qui la possède et réchauffe tous ceux qui en reçoivent les rayons. »

Puisse le Seigneur accompagner nos petits porteurs de joie… et de foi au fil de leur parcours scolaire.

Vitraux de Hans Erni, chapelle protestante de Martigny

Quelques nuages résiduels demeurent, mais le soleil est dégagé. Il semble que tout s’éclaire enfin.

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

Si Noé avait 600 ans au moment du déluge, Hans Erni n’en avait « que » 105 lorsqu’il a réalisé les cartons des trois vitraux de la tribune de la chapelle protestante de Martigny. Il s’agit des derniers d’une série de dix-sept baies commencée trois ans plus tôt.

Pour le maître verrier, l’Atelier Simon Marq de Reims, le défi est de traduire la peinture en verre. La tâche n’est pas aisée, les matières sont très différentes et dans le cas d’un vitrail, il convient de prendre en compte le soleil qui traversera l’œuvre (ou pas selon les jours). Nous ne pouvons que souligner la prouesse : la beauté des couleurs, les détails, les mouvements… transparaissent à travers ce vitrail nommé : Noé, le retour.

Le premier mouvement se trouve dans le ciel. Quelques nuages résiduels demeurent, mais le soleil est dégagé. Il semble que tout s’éclaire enfin.

Le second mouvement est l’accueil de la colombe par l’homme. La disposition des mains et des bras, l’inclinaison de la tête, l’échange de regards avec l’oiseau font partie des éléments qui concourent au partage des émotions de l’œuvre.

Un avenir plein d’espoir

Dans un reportage de la RTS effectué lors de l’inauguration des premiers vitraux de la chapelle, Erni explique qu’il souhaite aider à penser un avenir plein d’espoir. L’artiste veut permettre l’enchantement de l’âme en créant un lieu qui invite au recueillement et à la paix. 

La municipalité proposait de financer l’éclairage de l’extérieur du bâtiment. Léonard Gianadda, le mécène qui a offert les 17 baies, a proposé de plutôt réaliser un éclairage intérieur. En effet, ainsi qu’il l’explique dans un de ses Léoguide, si tout le monde ne rentre pas dans les églises, alors il faut « faire sortir le temps dans la rue en l’illuminant ». C’est un véritable cadeau de lumière qui est fait à tous les passants. En ce mois de novembre qui peut parfois être un peu triste, il vaut la peine d’aller se promener à la nuit tombée dans les rues de Martigny.

Les reliques des saints : une source de grâces et une dévotion à redécouvrir

Le thème central (en pages 16 et 17) traite des reliques. Nous avons donc voulu aller à la (re)découverte de ce que sont les reliques. 

Texte et photos par Martin Filipponi et Jean-Michel Moix

Qu’appelle-t-on « reliques » ? 
Au sens strict, on entend par reliques les restes des corps des saints et des bienheureux. Par extension, on entend par reliques toutes les choses utilisées par les saints ou les bienheureux durant leur vie, les vêtements ou les objets avec lesquels les corps morts des saints ont été touchés.

La vénération ou la dévotion des reliques est-elle une superstition ou bien relève-t-elle de la foi ? 
Elle est liée à notre foi. Déjà au temps de Jésus, saint Marc (Mc 5, 21-43) nous rapporte le cas d’une femme souffrant de graves pertes de sang et qui n’avait pas trouvé de remède par la médecine. Elle s’est dite alors : « Si je parviens à toucher, ne serait-ce que le vêtement de Jésus, je serai guérie ! » Et c’est effectivement ce qui s’est passé.

Citons quelques reliques célèbres
Quand Hélène, la mère de l’empereur Constantin vint à Jérusalem, au début du IVe siècle, elle fit des recherches sur la colline du Calvaire et elle découvrit trois croix. Pour vérifier laquelle des trois était la vraie croix, l’on fit toucher successivement ces trois croix à une femme gravement malade et l’on reconnut la vraie croix à celle qui guérit sur-le-champ cette femme.

Pensons aussi au sujet du Christ, à sa Couronne d’épines. Le roi de France, Saint Louis (au XIIIe siècle) l’acquit à très haut prix. Et il fit construire ensuite la « sainte Chapelle », à Paris, (sur l’île de la Cité) pour abriter ce joyau inestimable ! 

Auparavant, au cours des diverses persécutions sanglantes des premiers siècles, dirigées contre les chrétiens, l’on prit soin de recueillir les corps des martyrs et de leur offrir une sépulture en les déposant dans des tombeaux (situés par exemple à Rome dans des catacombes). Et l’on avait alors la coutume de célébrer des messes sur les pierres même de ces tombeaux. Par la suite on a pris l’usage de célébrer la messe sur des pierres d’autels (qui rappellent les tombeaux des martyrs) et dans lesquels on insère, toujours actuellement, des reliques de martyrs ou de saints. 

Des tombeaux qui sont devenus des lieux de pèlerinage
Il est intéressant de noter par exemple, à Rome, que la basilique du Vatican a été bâtie au-dessus même de la tombe de l’apôtre saint Pierre ! De même, la basilique de Saint Paul-hors-les-Murs, a été bâtie sur le tombeau de saint Paul ! 

Les tombeaux des saints sont devenus ainsi des lieux où l’on venait spécialement prier Dieu, en recourant à l’intercession des saints dont les reliques étaient conservées par exemple dans des châsses, richement et artistiquement décorées. C’est ainsi qu’en Gaule, la ville de Tours est devenue au Moyen-Age un lieu de pèlerinage. C’était le « Lourdes » de l’époque, où l’on se rendait non pas à la « grotte des apparitions » mais au tombeau de saint Martin. 

Plus près de chez nous, la cité d’Agaune s’est développée grâce aux pèlerins qui venaient prier sur les reliques de saint Maurice et de ses compagnons martyrs. 

De nos jours encore si certains lieux attirent des pèlerins, c’est qu’ils recèlent des châsses reliquaires de saints. Du côté de la France, pensons à Ars (avec le saint Curé d’Ars), à Paray-le-Monial (avec sainte Marguerite-Marie et saint Claude de la Colombière), à Paris (avec saint Vincent de Paul, sainte Catherine Labouré…) à La-louvesc (avec saint Jean-François Régis), à Langeac (avec la bienheureuse Agnès de Langeac), à Lisieux (avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus) ou plus modestement à saint Jean d’Aulps (avec saint Guérin, évêque de Sion).

Redécouvrons la dévotion aux reliques dans un vrai esprit de foi
Certes l’on n’adore pas des reliques. L’adoration n’est due qu’à Dieu seul. L’on vénère par contre les reliques, et ce faisant, c’est Dieu qu’on honore, c’est à Dieu qu’on adresse notre prière en l’appuyant sur l’intercession des saints dont nous vénérons précisément les reliques. Pensons que les saints sont tout « donnés » à Dieu, et Dieu, dans sa bonté, nous (re)donne ces mêmes saints pour intercesseurs, pour protecteurs, pour saints patrons, pour amis, pour frères, pour sœurs… Dieu entend donc honorer les saints, ses amis, en accédant à leur prière en notre faveur. Ainsi lorsque nous vénérons les reliques des saints, nous entrons, si l’on peut dire, dans une plus grande familiarité avec eux, nous « touchons » en quelque sorte le vêtement de Jésus qui répond alors favorablement à notre prière !

 

Une bulle de paradis?

Sobrement dressé au pied de la Vieille-Ville de Genève, l’Espace Madeleine situé dans le temple du même nom, se veut ouvert sur la ville. Depuis septembre 2020, deux ministres du culte se sont unis pour y proposer une «bulle de respiration au milieu de la semaine».

La rue du Purgatoire, non loin de la Madeleine. Celles du Paradis et des Limbes existaient aussi, mais les historiens ne s’entendent pas quant à leur localisation exacte.

Par Myriam Bettens 
Photos : Albin Salamin, notrehistoire.ch

L’un en blanc et vert, l’autre en noir et blanc. Le premier est catholique et le second protestant, côte à côte dans une même posture de recueillement. Les deux hommes sont amis avant d’être ministres du culte. Et c’est dans un même élan que Thierry Schelling et Emmanuel Rolland ont souhaité se retrouver chaque mercredi matin au Temple de la Madeleine pour une célébration œcuménique. Outre l’office du mercredi, le temple propose café, espace d’accueil public et expositions ouvertes aux touristes et personnes de passage dans le souhait d’ouvrir un lieu ecclésial au grand public.

Cette fin de matinée ne fait pas exception. Le temple bruisse de conversations, du tintement des tasses à café et du frottement de semelles des nombreux visiteurs sur la dalle nue du temple. Le vrombissement de la circulation pénètre par à-coups à l’intérieur de l’édifice, signe qu’un curieux vient de pousser la porte en bois sombre de l’entrée. « Nous sommes appelés à embellir le monde », déclare Thierry Schelling, le ministre catholique, en guise de salutations. Les murmures du temple s’éteignent. Même les voitures paraissent avoir entendu l’exhortation du prêtre. Elles semblent plus silencieuses.

Le prêtre invite la trentaine de personnes présentes à accueillir ce moment comme « une bulle de respiration au milieu de la semaine ». Le confrère réformé, Emmanuel Rolland, reprend le flambeau pour apporter le commentaire au texte de l’Evangile du jour. « Ce matin, j’ai rendu visite à un prêtre de la Fraternité Saint-Pie-X. Il affirmait que les catholiques romains se sont «  protestantisés  » », lance le pasteur, une lueur rieuse dans le regard. « J’ai donc appris que nous sommes tous les deux protestants… même si je suis un protestant pire que lui », ajoute-t-il encore à l’adresse de Thierry Schelling. Il avait sollicité une entrevue auprès de ce prêtre pour éclaircir la question des rebaptêmes de protestants au sein de la Fraternité. 

Or, ce prêtre lui assène « l’importance de la lettre » et de la validité de la formule baptismale, qui mal énoncée rend le baptême caduc. « Peut-être que les protestants sont un peu trop dans l’esprit et pas assez dans la lettre, mais on est rassuré par ce Jésus qui ne demande pas de certificats de baptême pour soigner ou délivrer », souligne Emmanuel Rolland. Ce Jésus-là distribue sa puissance de vie « sans paperasse » et sans séparer « les croyants des hérétiques en ne cherchant pas à construire une église avec le succès de sa prédication », au contraire « Il part, parce que d’autres ont besoin de lui, car Il n’est pas simplement à nous, mais aussi aux autres ». 

« Nous voulons reprendre les paroles qui nous rassemblent tous en tant que baptisés et certainement au-delà », annonce Thierry Schelling en se levant pour convier les participants à entamer un Notre Père chanté. A nouveau réunis face à la petite assemblée, les deux ministres prononcent alors une bénédiction à deux voix et quatre mains. Une fois l’aube et la robe pastorale retirées, plus rien n’est à même de différencier le protestant de l’autre protestant. Car à la Madeleine, la spiritualité peut se vivre sous de nombreuses formes et c’est également ce que souhaitaient les deux amis. « Nous désirions proposer un moment de parole libre et de partage », glisse Emmanuel Rolland en fourrant sa robe et son col à rabat dans un cabas. « Une bulle de respiration au cœur de la ville », abonde Thierry Schelling. Une bulle de respiration judicieusement située entre la Rue du Purgatoire, d’Enfer et de Toutes-Ames…

Des liens sacrés avec le divin

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Vaudoise Sophie Martin. 

Par Sophie Martin | Photo : DR

Dans un monde en perpétuelle mutation, où les avancées technologiques redessinent notre quotidien à une vitesse fulgurante, je ressens parfois le besoin de faire une pause pour réfléchir aux valeurs qui orientent ma vie. Les reliques m’offrent une occasion unique de faire marche arrière, car ces objets sont empreints d’histoire.

Ils ont traversé les âges en préservant leur capacité à inspirer. Les reliques se manifestent sous diverses formes ; les restes de saints, des fragments d’objets anciens, des vêtements sacrés ou des artefacts du quotidien. Chacune de ces reliques porte en elle une histoire qui influence notre présent.

Pour un grand nombre de catholiques à travers le monde, elles revêtent une profonde signification spirituelle. Elles sont vénérées comme des liens sacrés avec le divin, des témoignages de la foi et de la dévotion des générations passées. Il arrive même que des pèlerins parcourent des distances considérables pour les contempler, cherchant inspiration et réconfort en leur présence.

Ces reliques sont également des œuvres d’art à part entière, témoignant du talent et de la créativité des artisans. Les reliquaires qui les abritent sont aussi de véritables œuvres d’art. Cette fusion entre la piété et l’art crée une esthétique particulière qui suscite toute mon admiration.

Les légendes et les récits qui les entourent ajoutent une touche de mystère à leur histoire. Certaines reliques sont associées à des miracles ou à des événements extraordinaires. Ces récits fascinants se retrouvent parfois dans des œuvres littéraires ou cinématographiques comme la série littéraire Harry Potter ou la saga Indiana Jones, par exemple.

Les reliques nous rappellent également la fugacité de la vie humaine. Nombre d’entre elles sont liées à des personnalités décédées, nous rappelant que notre existence est éphémère. Cependant, elles illustrent également que certaines choses peuvent perdurer au-delà de la mort, préservant ainsi un héritage spirituel ou culturel. Il est intéressant de remarquer que, pendant le Moyen Age, les reliques suscitaient un grand intérêt, alors qu’à notre époque, ce sont les icônes du rock qui attirent l’attention. Récemment, six reliques liées à des stars se sont vendues aux enchères à prix d’or. (Le piano de Freddie Mercury, la robe de Marilyn Monroe, le gant de Michael Jackson, pour n’en citer que quelques-unes).

En cette année 2023, les reliques continuent de fédérer des millions de personnes à travers le monde. Elles sont bien plus que de simples objets ; elles sont les témoins silencieux de notre passé.

Que faire après ma confirmation?

La confirmation, pour la plupart, marque la fin du chemin de foi rythmé par des catéchèses, mais également le début d’un autre chemin où tu approfondis et découvre à ta manière le mystère de la foi. Diverses possibilités s’offrent alors à toi, tu peux soit décider de faire ce cheminement seul ou alors, tu rejoins un groupe de ta paroisse. Petit tour d’horizon dans notre secteur.

Par Estelle Schmuck et Sandrine Mayoraz
Photo : Enjoy Chorale

MADEP-Relais
Dans un groupe Madep ou Relais, nous nous réunissons une fois par mois. Nous abordons une thématique choisie ensemble ou décidée par une animatrice. Nous la traitons au travers de jeux, débats, projets et prières. Nous partageons un repas ou un goûter ensemble. Nous avons également plusieurs réunions spéciales dans l’année, par exemple la préparation d’une fenêtre de l’Avent ou d’une soupe de Carême, la participation régulière à des camps.

Un groupe Relais se réunit à Collombey et commence ces réunions par la messe du samedi soir à l’église. Ensuite, nous partons ensemble au Monastère. Contact : Estelle Schmuck, 079 842 97 25.

Un nouveau groupe va se former avec les enfants de 7H-8H à Monthey. Contact : Mélissa, 078 209 05 14.

Jeunes lecteurs
Lors des messes de confirmation, certains ont lu les lectures ou les prières. Pourquoi ne pas continuer ? Les jeunes lecteurs prêtent leur voix à Dieu pour nous faire entendre Sa Parole. Coachés par un adulte, ils se réunissent pour apprendre à prendre la parole en public ou pour une sortie récréative. 

Contact à Collombey : Béatrice Lucciarini, 078 862 33 57.

Contact à Muraz : Simone Lattion, 078 690 15 30.

Contact à Monthey : François-Xavier Mayoraz, 079 567 05 55.

En musique
Et si tu aimes chanter et la musique, tu peux rejoindre Enjoy Chorale à Collombey ou les Vive la Vie à Monthey. 

Les Vive la Vie répète le vendredi soir. Ils animent la messe avec des chants religieux ; ils travaillent aussi un répertoire profane pour leur concert annuel. Contact : Mary-Lou Rapin, 079 744 98 00.

Les reliques

Par Blaise Roduit 
Photo : Raphaël Delaloye

De tout temps, la chrétienté a entretenu un rapport particulier avec les reliques. Ces éléments corporels de Jésus et des saints de notre Église ont été méticuleusement conservés au cœur de sanctuaires et monuments distinctifs. Et ils ont fait l’objet de vénérations spécifiques et pèlerinages d’importance par les croyants. La foi en la vertu de ces dépouilles ou ossements au caractère très sacré démarre dès l’apparition du christianisme et est intimement liée, dès le départ, au culte des martyrs. Elle a connu par la suite un essor intense durant le Moyen Âge et a constitué l’une des lignes de force de la vie religieuse médiévale.

Ainsi donc, à toutes les périodes de l’histoire chrétienne, cette dévotion aux saints et au Christ, à travers l’entretien de certaines parties de leurs corps ou d’objets leur ayant appartenu, nous montre bien que ces reliques constituent un élément de témoignage indéniable de l’existence de Dieu et de son Royaume, ainsi que de son message d’amour pour l’humanité. 

J’en tiens, par exemple, pour preuve réelle la forte attention suscitée par le Saint-Sépulcre de Jérusalem, où se trouve la chambre funéraire où a reposé la dépouille de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ou aussi le défilé quotidien des chrétiens devant son Saint Suaire, exposé à Turin. Ou encore l’objet de piété engendré par les os et le sang de saint Janvier à Naples. Ces parcelles d’âme de nos saints et du Christ touchent ainsi tous les jours en plein cœur les chrétiens et fortifient leur foi.

Techniques d’apprentissage

Par Pierre Guillemin | Photo : pxhere

Nous apprenons en permanence. A partir du moment où nous entrons en interaction avec ce qui nous entoure, notre cerveau récupère les informations, les traite et en garde une trace. C’est ainsi que le processus d’apprentissage se développe.

Apprendre est une nécessité imposée par notre cerveau qui est programmé pour cela. Nous avons tous une capacité à apprendre pour mieux nous adapter à notre environnement. Mais l’apprentissage ne se fait pas au hasard. 

Conceptuellement, on distingue ainsi cinq types d’apprentissage qui vont nous permettre d’acquérir de nouvelles connaissances et de pouvoir les utiliser.

1. La méthode expositive :

L’enseignant/formateur est le seul à pouvoir transmettre ses connaissances sous la forme d’un exposé. C’est le cas typique d’un cours magistral à l’université où l’apprenant doit assimiler des connaissances.

2. La méthode démonstrative :

L’enseignant/formateur présente une opération ou une procédure et montre chacune des étapes de réalisation aux apprenants en précisant quoi faire et comment le faire. Le formateur explique également le pourquoi et le fait répéter aux apprenants. Les formés apprennent en reproduisant les mêmes gestes que le formateur.

3. La méthode interrogative :

La méthode interrogative se traduit par un questionnement approprié du formateur qui va amener l’apprenant à construire lui-même ses propres connaissances en établissant des liens entre différents éléments, à leur donner le sens qu’il souhaite, à formuler ses pensées. Par conséquent, le formateur occupe un rôle plus passif et l’apprenant est plus actif et plus impliqué dans le processus d’apprentissage.

4. La méthode active : 

Pour mettre en œuvre une méthode active d’apprentissage, différents moyens existent afin de permettre l’acquisition de connaissances dont l’étude de cas, des simulations, des jeux de rôles ou encore des projets de groupe. Le formateur ne détient pas forcément tout le savoir et peut même dans certains cas n’être qu’un guide ou un médiateur.

5. La méthode expérimentale :

Cette dernière méthode pédagogique repose sur le fait qu’on ne peut acquérir des connaissances que si l’on agit et l’on se trompe (on apprend en faisant). Il s’agit d’un apprentissage en conditions réelles. Le formateur devient un simple intervenant et s’il possède le savoir et savoir-faire, il n’est plus en position dominante.

La vie chrétienne elle-même est une somme d’expériences et d’apprentissages. Lorsque Jésus s’adresse à ses disciples, Il ne leur parle pas à tous de la même façon, Il s’adapte et en ce sens fait appel aux techniques d’apprentissage que nous avons citées. Lesquelles et à quels moments les utilise-t-Il ? Relisons les Evangiles et identifions ces techniques que Jésus emploie.

Choëx: une communauté qui se rassemble

Sous la baguette de son nouveau directeur, l’Echo du Coteau a animé la messe.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Léo Ferrero

Les Choëlans ont bénéficié de l’été indien pour leur fête patronale, le dimanche 8 octobre. Chaleureuse tant par la météo que par la fraternité, cette journée est l’occasion de rassembler la communauté et de rendre grâce à Dieu pour ce qui se vit à Choëx.

La fête s’est déroulée selon la formule habituelle. Une tradition dont la convivialité et l’efficacité ont fait leurs preuves. Et comme l’a dit l’abbé Frank Stoll dans son homélie : « Ce jour de fête paroissiale et de dédicace de cette église, nous rappelle que l’église de pierre et de béton est au service de la construction d’un autre édifice, celui fait de pierres vivantes, c’est-à-dire, la communauté des personnes, la paroisse. Demandons au Seigneur d’être pierres vivantes là où il nous a mis et de porter les fruits qu’il attend de nous. » 

Chacun a amené ses fruits, ce qu’il a cultivé de meilleur en lui, pour la réussite de cette journée : de la voix et de la musique pour une messe festive, une prédication nourrissante, des fleurs colorent les tablées, un service à la raclette, un coup de main pour les patates et un magnifique buffet-dessert termine ce repas en douceur. Enfin, la tente est pliée en deux ou trois mouvements grâce à l’efficacité des derniers volontaires. Que tous soient ici remerciés. Choëx bénéficie d’une communauté solidaire dans sa prière et en actes, et c’est elle qui rend la fête belle.

Racines spirituelles, racines physiques

Le tombeau de Saint-François d’Assise.

Texte et photo par Geneviève Thurre

Une relique, c’est vieux, peu plaisant, cela sent. Et notre Eglise en est friande ? Quelque chose m’aurait-il échappé ?

Lors de nos vacances estivales en Italie, nous sommes passés par Assise et nous avions très envie de voir la tombe de saint François d’Assise. Il fait chaud, il y a beaucoup de monde, pour accéder au tombeau, il faut se mettre dans une file d’attente. Rien de réjouissant. Et pourtant, nous ne partirons pas sans avoir fait le détour. Cela nous tient à cœur et il me semble que notre motivation est guidée par notre foi. En nous approchant de la crypte, nous ressentons un changement d’ambiance. Les gens sont silencieux, priants, dévots pour certains. L’émotion me gagne. Me dire qu’il y a ici « un peu, je ne sais pas quoi mais quelque chose » de ce personnage mythique me connecte instantanément à ma vie chrétienne. Vraiment. Et je prends conscience que les racines de ma foi sont autant importantes que mes racines familiales. Assise, c’est une terre d’Italie, éloignée de la mienne, saint François y a vécu il y a environ 1200 ans et c’est pourtant à ma propre histoire que je me sens raccordée. Ce à quoi je crois, mes valeurs, la direction de ma vie découlent de l’histoire de la chrétienté certes mais en prendre conscience par l’émotion née devant cette relique, c’est bien plus fort que de le savoir.

Devant ce tombeau, c’est une sorte de tour en pierre que nous contournons, je me demande si c’est vraiment à cet endroit que le saint a été enterré, ce qu’il y a à l’intérieur. Mais vite mon questionnement laisse place à la reconnaissance. Avant moi, des gens se sont laissés pétrir par leur foi, ils ont étudié, ressenti, se sont réjouis, ont souffert, ont tout donné, ils ont transmis un message. Et toutes ces vies de saintes et de saints nourrissent aujourd’hui ma propre spiritualité. Devant ce tombeau, c’est une prière émerveillée de remerciement que j’adresse à Dieu et à l’humanité. Je me sens faire partie de cette lignée de chrétiens et je prends conscience que j’ai donc un rôle à jouer. Ma motivation est boostée, mon bonheur d’en faire partie à une apogée. Cela fait du bien.

Mais alors, une relique, ce serait autant utile que la meilleure des homélies ?

PS : pour compléter la lecture de cet édito, un petit détour internet à Assise est recommandé (basilique Saint-François d’Assise, celle de Sainte Claire d’Assise, cercueil du bienheureux Carlo Acutis en l’église Sainte Marie Majeure d’Assise).

Nés sous une mauvaise étoile

Statue de Stanisława dans son uniforme de détenue à l’église Sainte-Anne du quartier Wilanów de Varsovie.

La cause en béatification de la Polonaise Stanisława Leszczyńska a été ouverte en 1992. Celle-ci est toujours pendante malgré trois mille miracles à son actif… Rencontre posthume avec celle que l’on surnommait « l’Ange de bonté ».

Par Myriam Bettens | Photo : Jacques Lanciault

Entre 1942 et 1944, plus d’un million de femmes, d’hommes et d’enfants ont perdu la vie entre les barbelés du camp d’Auschwitz-Birkenau. Malgré l’omniprésence de la mort, Stanisława Leszczyńska a tenté d’y préserver la vie. Née en 1896 dans la banlieue de Łódź, la jeune femme exerce la profession de sage-femme. En septembre 1939, les nazis envahissent la Pologne. Sous les fenêtres de l’appartement de la famille Leszczyńska s’étend le ghetto de Łódź où près de 160’000 Juifs s’entassent. 

Aiguillonnée par sa foi catholique et la vision d’horreur qui s’offre à elle chaque jour, Stanisława s’engage dans la résistance. La Gestapo veille. Ses deux fils sont envoyés dans des camps de travail ; elle et sa fille à Auschwitz ; son mari en réchappe, mais meurt lors de l’insurrection de Varsovie. 

Dans un tube de dentifrice

Avant sa déportation, la Polonaise a la présence d’esprit d’emporter son diplôme de sage-femme dissimulé dans un tube de dentifrice. Le matricule 41335 est assigné à l’infirmerie grâce à ses connaissances médicales, puis à la « maternité ». De nombreuses déportées arrivent au camp déjà enceintes et essaient de cacher la grossesse. Le protocole nazi requiert que la mère et l’enfant soient envoyés aux crématoires – souvent sans passer par la chambre à gaz. Mais aussi parce que le docteur Mengele s’intéresse de près à leur condition pour mener ses expériences. 

Face à Mengele

La sage-femme tient tête à « l’Ange de la mort ». Il accepte que les bébés et les parturientes ne soient pas systématiquement éliminés. Maigre consolation pour Stanisława qui estime que sur les 3000 accouchements qu’elle a réalisés, près de 2500 nouveau-nés n’ont pas survécu, victimes de la faim, du froid ou de la noyade. 

Quelques centaines d’autres sont enlevés pour être « germanisés », mais là encore, elle trouve un stratagème en tatouant les bébés du matricule de leur mère dans l’espoir qu’ils se retrouvent après la guerre. 

Ce mois de novembre, l’Eglise commémore, lors de la Toussaint, les saints, connus et inconnus, comme Stanisława. Le monde, quant à lui, célèbre l’anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant par la journée mondiale de l’enfance.

Visite pastorale

Les jeunes du secteur se sont retrouvés à Monthey pour rencontrer le vicaire général, Pierre-Yves Maillard et l’évêque, Mgr Jean-Marie Lovey.

Du 30 septembre au 6 octobre 2023, notre évêque Mgr Jean-Marie Lovey et son vicaire général l’abbé Pierre-Yves Maillard, étaient en visite pastorale dans le secteur de Monthey.

Texte et photo par Sandrine Mayoraz et l’abbé Valentin Roduit

La visite a commencé par la célébration des confirmations à Collombey puis Monthey. L’évêque était en communion avec nous depuis Rome où il participé au grand événement de la création de 21 nouveaux cardinaux dont le Valaisan Mgr Emil Tscherrig. Ainsi, en son absence, c’est le vicaire général qui a célébré la confirmation à Collombey et le curé Jérôme Hauswirth qui a été délégué à Monthey.

Puis l’évêque et le vicaire général ont rencontré individuellement ceux qui ont un mandat de travail pour l’Eglise de Dieu qui est chez nous. Les agents pastoraux et prêtres se sont succédé pour leur faire des retours sur toutes les belles choses que nous vivons, sur leurs préoccupations et leurs aspirations.

Ils ont aussi rencontré les membres des Conseils de communauté. Ce fut l’occasion de partager sur le sujet des abus, comment nous sommes touchés par les révélations récentes et l’enquête demandée par les évêques suisses. Tsunami, incompréhension, ébranlement de notre foi, mais heureusement, elle est solide. Si les difficultés sont occasion de purification, de croissance dans le désir d’être fidèle à Dieu, eh bien, ça montre qu’Il est vraiment là, qu’Il nous accompagne. Ne perdons pas le lien vital avec Dieu.

La Pasta-Party a rassemblé une quarantaine de jeunes de nos quatre paroisses. Comme eux, le vicaire général a aussi été servant de messe, chanteur, il s’est réjoui de la présence nombreuse de tous ces jeunes. Ensuite, l’évêque les a fait prier en silence avec les mains sur le cœur : là où nous pouvons écouter Dieu.

La rencontre avec les catéchistes nous a permis de nous émerveiller devant l’évidence que les enfants aiment prier. Il y a quelque chose de naturel et de beau. Le lien que chacun fait grandir avec Dieu nous unit les uns aux autres. C’est ce lien qui fortifie nos liens au sein de la communauté.

Enfin, les Conseils de gestion ont pu rendre compte de leurs activités pour que les finances des paroisses servent au mieux, pour que nos églises et nos communautés conduisent toujours mieux à Dieu, dans la durée.

Toute cette semaine fut l’occasion, pas seulement pour l’évêque, mais pour nous aussi, engagés dans le secteur de Monthey, de nous réjouir de l’action de Dieu, des bonnes collaborations. Finalement, n’est-ce pas le Seigneur qui mène régulièrement des visites pastorales ? N’hésitons pas à l’inviter régulièrement, il passe volontiers du temps avec nous.

Avec les Conseils de communauté des paroisses de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz.
Avec les Conseils de gestion.

Reliques

Ostension d’une relique de la Petite Thérèse en 2012 à la Cathédrale.

Par l’Abbé Charles Aka
Photo : JHS

Les reliques sont répandues partout dans le monde chrétien. Dans l’autel des églises il y a en général une plaque qui contient les reliques d’un saint. De nombreux sanctuaires, cathédrales et basiliques abritent aussi des reliques ou reliquaires qui attirent une foule de pèlerins. Celles de la petite Thérèse par exemple ont traversé plusieurs pays et suscité de grandes processions avec des fruits spirituels considérables et indéniables. Quel est le sens spirituel du culte des reliques ? Que nous dit aujourd’hui leur vénération ?

Du latin reliquae qui signifie restes, la dévotion aux reliques est une pratique qui remonte au premier siècle de l’église. Que ce soient leur corps ou une partie, les objets et les vêtements leur ayant appartenu, l’instrument de leur supplice, leur vénération était liée initialement au culte des martyrs. Elle va progressivement au cours de l’histoire s’amplifier et s’étendre à toutes les figures de sainteté dans l’Eglise. L’Eglise encourage aujourd’hui encore la vénération de ce souvenir matériel de la vie des saints. Car cette pratique exprime en réalité une soif du divin, une recherche de contact avec le sacré à travers les restes du saint invoqué. Ainsi au-delà des trafics, des récits d’inventions de reliques, des déviations, abus et superstitions qui ont marqué l’histoire et la pratique du culte des reliques, l’Eglise entend conserver et transmettre par ce culte, la mémoire de ceux qui par leur vie et leur mort ont rendu témoignage au Christ. Les reliques ne sont donc pas l’objet de la foi mais un support pour nous y conduire. 

La dévotion aux reliques est en quelque sorte une célébration de la vie éternelle, de se connecter à l’au-delà, une communion avec les saints. Une dévotion encadrée, dépouillée de toute superstition fait découvrir qu’à travers les reliques d’un saint, l’Eglise nous donne en exemple la vie d’une personne qui a vécu avec le Christ, parvenue à la sainteté. Le lieu et l’instrument de cette sanctification est le corps, temple de l’Esprit Saint destiné à la résurrection. En présence des reliques, les fidèles sont invités à rendre grâce, à s’inspirer de leur zèle au service du Christ et de son Eglise. Ainsi la vénération des reliques soutient notre foi et nous engage sur le chemin de la sainteté, notre vraie vocation.

J’étais en prison…

« Et vous êtes venus me visiter. » Les familiers des évangiles et de la liturgie ont bien en tête ces quelques mots du chapitre 25 de l’évangile de Matthieu, mais peu d’entre nous avons franchi les portes d’une prison pour visiter un prisonnier… Jeff Roux, aumônier de prison, vient de publier un troisième livre : « Rencontres en prison, au cœur de leur nuit ». La lecture de cet ouvrage m’a profondément touchée, cet article en est l’écho.

Par Françoise Besson 
Photo : Raphaël Delaloye

Rencontrer – Par la magie de son écriture, incarnée, concrète, sensorielle, Jeff Roux nous donne l’impression de pouvoir le suivre dans ses visites, de passer avec lui les portes, les unes après les autres et nous retrouver nous aussi assis devant cette table, dans cette pièce nue, attendant l’arrivée du premier détenu. 

Comme l’auteur le précise, le récit ne prend pas pour sujet une personne en particulier – ce qui serait contraire à toute déontologie et à la nécessaire discrétion – mais un faisceau de réalités rencontrées au fil des mois et des années. Mais la magie opère et on croit le rencontrer à son tour cet homme si meurtri d’avoir commis l’irréparable ou cet autre qui préserve en lui malgré le désastre de sa situation, une part lumineuse et fraternelle à partager avec la personne en visite.

Célébrer – Jeff Roux nous emmène aussi dans ces célébrations ponctuelles où la rencontre se fait communautaire. Et à nouveau, c’est la même sensation de s’y trouver, et curieusement, de s’y trouver bien, dans un partage vrai, dans une présence confiante. On touche là à l’universel, les croyances sont multiples, comme les mots pour les exprimer mais, constate l’auteur : « l’important c’est que nos cœurs parlent ensemble au-delà des mots que nous pourrions utiliser. […] Nos racines religieuses sont belles quand elles sont au service de ce qui nous met en lien. » (pp. 47-48)Pour un peu, on aimerait lui demander : « Tu m’emmèneras encore avec toi la prochaine fois ? »

Descendre – Ce qui touche profondément au fil des pages, c’est la profondeur justement. Dans ces espaces clos, minuscules où l’intime est inexistant, le dialogue et l’écoute, le climat de la rencontre invitent à entrer dans une intériorité qui se révèle immense. A cette profondeur, dit l’auteur, personne, à part elles, ne peut y accéder. « Elles peuvent y descendre, y demeurer, et apprendre à prendre soin de ce qui s’y trouve, un peu comme si elles accueillaient leur vie pour la première fois. Elles retrouvent un espace de liberté. (…) L’autre a suffisamment confiance en moi pour me laisser pénétrer sur sa terre sacrée. (…) mon travail devient un privilège. C’est un cadeau d’être invité dans ce lieu-là. » (p. 31)

Rester – Rester dans le réel, ne pas tomber dans l’angélisme, souffrir avec l’autre, veiller à rester vivant soi-même, non barricadé pour continuer à entendre le cri de l’autre… voilà le défi à relever : « Ce récit […] est un cri de plus qui résonne dans la nuit, un cri qui vient nous déranger et qui doit nous déranger. Au risque de perdre notre humanité. » (p. 71)

Découvrir – La lecture de ce livre se fait à plusieurs niveaux. Ce n’est pas un roman, et dans les propos de l’auteur, nous découvrons le milieu carcéral du Valais, au 21e siècle… et cela ouvre à la réflexion… 

Les récits de rencontre, les dialogues remettent au centre ce qui l’est réellement : l’humain avec toute sa complexité, sa violence et ses blessures, la part vive et féconde, le lieu des profondeurs où le souffle se fait ample… Et les questions de l’auteur nous interpellent comme si nous étions visités à notre tour : Comment ma croyance m’aide-t-elle à prendre soin de mon humanité ? Comment est-ce que j’assume mes faiblesses et mes finitudes ? Est-ce que j’arrive à trouver de la joie, de la lumière dans mon quotidien ? (p. 46)

Enfin, la lecture de ce livre nous invite à la rencontre intérieure, au-delà des murs de nos enfermements, au rendez-vous intime où l’Autre nous attend avec la patience d’un Père… Merci infiniment à Jeff Roux pour ce livre, pour la rencontre de François et des autres, merci pour la sincérité, la liberté de ton, la grande liberté des enfants de Dieu… 

* Jeff Roux, Rencontres en prison : au cœur de leur nuit, Editions Saint-Augustin, 2023.

L’auteur : Jeff Roux, après des études de géographie et d’économie politique, se forme en Eglise. Il travaille aujourd’hui comme aumônier de prison, en milieu hospitalier ainsi qu’à la Maison de la diaconie et de la solidarité en Valais (Suisse). Il a déjà publié aux Editions Saint-Augustin Jésus, mon ami, mes emmerdes et S’accueillir vulnérable, un chemin pour aimer.

Franc succès de la patronale de Vionnaz du 15 août

24 heures d’une journée incroyable pour notre paroisse qui a attiré près de 200 personnes.

Textes et photos par Vanessa Gonzalez et Maryline Hohenauer

Lundi 14 août – 18h

Les membres du Cocom et du Cogest remontent leurs manches et se mettent au travail aidés du chœur d’hommes Sainte-Cécile et de paroissiens volontaires pour le montage de l’infrastructure de la fête. Que de cerveaux mis à contribution pour que tout le monde se sente accueilli et bienvenu le lendemain. 

Enfin le mardi 15 août ! 

8h – Rendez-vous aux Fontanies pour la cuisson des pommes de terre et le remplissage des frigos parce que oui, il va faire chaud !

10h – Messe de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie avec 23 servants de messe de la région et chantée par le Chœur d’animation liturgique.

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour tous ces servants de messe !

Regarde-les, ils sont là, dimanche après dimanche auprès de l’autel pour servir, embellir nos messes.

Merci à vous chers enfants de prendre le temps de venir prier avec nous.

Votre présence complète la communauté et est signe de l’œuvre de Dieu : Vous êtes l’Avenir de notre église !

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour tous ces bénévoles !

Regarde-les, ils sont là, en ce jour pour être honorés pour les services rendus, pour ce qu’ils sont !

Merci à vous d’œuvrer dans la discrétion, l’humilité et la disponibilité.

Votre service fait de vous un maillon essentiel pour que la vie en communauté soit belle dans notre paroisse. Votre présence est essentielle !

ô Marie,

Nous te rendons grâce pour la mère que tu as été pour Jésus !

Nous te rendons grâce pour ton amour pour nous !

Nous sommes bénis d’avoir une maman au ciel ! Merci à toi, qui panses nos chagrins, qui écoutes nos secrets et qui intercèdes pour nous auprès du Père. Marie, nous te disons Merci.

Dès 11h – Apéro offert par la cave Beltrami & fils avec les discours de la présidente de Vionnaz, Valérie Bressoud Guérin et de Florianne Bertholet, présidente du Cocom. On profite aussi de ce moment pour remercier les bénévoles qui œuvrent dans la paroisse et une bénédiction du repas donnée par le Père Joseph clôt cette partie officielle.

Nous avons vécu tout l’après-midi des moments de communion entre les paroissiens. Que ce soit le chœur d’hommes au stand grillades, l’équipe raclette avec Samuel et le Père Patrice ou, pour l’animation musicale, le CAL, les sœurs Bovard-Dubosson et Tyméa, l’ambiance était de la partie. Nous avons pu compter sur les jeunes pour tenir les stands pâtisseries, sirop et barbe à papa ainsi que la tombola. Un grand merci aussi à la ludothèque Ludomino.

18h – Les membres du comité d’organisation s’effondrent heureux sur leur canapé respectif pour un repos bien mérité. Vivement l’année prochaine !

« Quelle belle journée nous avons vécue le 15 août, pour notre fête Patronale.
Merci au Conseil de Communauté pour cette belle initiative et à tous les bénévoles qui ont œuvré pour cette journée qui nous a offert l’opportunité de nous retrouver nombreux dans l’amitié et la simplicité. Elle restera gravée dans nos cœurs .» Sonia Angeloz

« Belle journée, soleil et chaleur de la partie, satisfaction générale ! Bravo aux organisateurs pour le déroulement sans accrocs de cette fête Patronale 2023. » Bernard Bressoud

Caté connecté

Texte et photo par l’Abbé Frédéric Mayoraz

Voilà deux mots qui ont beaucoup en commun. Après la Bible, le catéchisme – qui est l’enseignement de la foi aux enfants et qui nourrit encore celle les adultes – est un outil très important et primordial dans l’Eglise. Il nous permet de rester connecté à Dieu et aussi à l’ensemble de la communauté à laquelle nous appartenons. Il est le lien qui nous permet de construire notre vie dans la connaissance de Dieu et d’assurer l’existence d’une communauté qui se veut être une même famille, sous le regard du Christ.

Quand j’ai commencé à enseigner le caté dans les classes, on se servait de livres, de feuilles volantes qu’on agrafait soigneusement dans un classeur après avoir fini de colorier de jolis dessins qui nous racontaient l’histoire de Jésus, de ses disciples, des grands personnages bibliques… et certains moyens mis à disposition pour illustrer toutes ces aventures étaient des diapos, un rétroprojecteur, une cassette vidéo… des outils qui nous paraissent aujourd’hui bien désuets à l’aire du « tout numérique » et des réseaux sociaux. 

Mais l’objectif du caté n’a pas changé : transmettre la foi et surtout en vivre. Le grand danger, dans l’utilisation de ces nouveaux moyens, est parfois l’oubli de marquer l’importance et la vérité du message évangélique et de s’égarer dans la « beauté de la technique ». Une phrase qui me trotte souvent dans la tête, quand je prépare des rencontres de caté, est celle que j’ai entendue une fois lors d’une formation : « Si vous n’avez rien à dire, faites-le bien… mais avec PowerPoint ! » 

Les réseaux sociaux, les sites Internet et les moyens pédagogiques actuels sont des moyens précieux pour transmettre la foi, mais ils risquent parfois de nous faire dévier du but premier du caté : être connecté à la Tête du Corps, que nous formons tous, depuis le jour où nous avons été baptisés.

Alors oui, au-delà des livres, des parcours de catéchèse, des vidéos, des directs, des conférences, des célébrations, des grands rassemblements médiatisés… restons toujours connectés à la source même de nos vies : le Christ.

Pas d’(év)angélisme!

Certes, évangéliste et évangélique ont une racine commune, celle de l’Evangile. Or, s’ils portent en eux cette « bonne nouvelle » communiquée dans le catéchisme, les deux termes ne sont pas interchangeables !

Par Myriam Bettens
Photo : DR

Ah, ces évangélistes qui se multiplient au gré des publications de presse ! Jésus aurait été heureux d’apprendre combien il est facile d’accroître le nombre des dits apôtres – non des douze – au XXIe siècle… tandis que les évangéliques se voient assimilés (presque) systématiquement aux auteurs des Evangiles. Certes, évangéliste et évangélique ont une racine commune, celle de l’Evangile. Or, s’ils portent en eux cette « bonne nouvelle » communiquée dans le catéchisme, les deux termes ne sont pas interchangeables !

Mais me voilà commettant la même hérésie que celle épinglée plus haut… si les dits apôtres étaient en fait douze, moins un (suivez mon regard), les évangélistes n’étaient, eux, que quatre ! Rangez donc votre calculette catéchétique, je récapitule. Deux paires de deux. Non, ils n’étaient pas gendarmes, mais rédacteurs des Evangiles. Matthieu, Marc, Luc et Jean, ça vous rappelle quelque chose ? Apparemment pas à tout le monde. Dans les médias, je constate que les évangéliques se transforment, grâce à la magie du langage, en évangélistes. Là y’a un « hic », ou plutôt il manque un « ique ». Ben voyons, le Christ multiplie les pains et les journalistes les évangélistes. Heureuse époque où, d’un côté, les églises se vident et, de l’autre, les zélateurs de la foi se multiplient. Le « moins » des uns fait le « plus » des autres. De là à parler de miracle…

Une expérience inoubliable

Rencontre avec les Slovaques.

A entendre les participants martignerains aux JMJ donner leur témoignage lors de la fête paroissiale du 3 septembre dernier, on se rend mieux compte combien cette expérience a été marquante pour chacun d’entre eux.

Témoignages recueillis par Claire Theux 
Photos : DR

« J’ai participé à cette incroyable expérience durant 2 semaines au Portugal. Lors de la première, j’ai eu la chance d’être accueillie dans une famille de Braga. Ils nous ont fait découvrir leur région, leur culture et leur gastronomie. Leur générosité et hospitalité m’ont touchée et des liens fort se sont créés entre nous. Le moment le plus impressionnant de ce séjour a été la veillée du samedi soir, lors de l’adoration, qui s’est déroulée en silence complet, alors que nous étions 1,5 million de jeunes. Cette expérience d’amour et de fraternité m’a permis de rencontrer énormément de jeunes ayant la foi et m’a donné l’envie de plus m’impliquer dans un chemin de foi et au service de l’Eglise. »

Laurie Moulin

« Partage, amitié et vamos : voici les trois mots qui me viennent à l’esprit quand je repense aux JMJ de Lisbonne. J’ai fortement été marqué par l’amour avec lequel les Portugais m’ont accueilli dans la famille d’accueil à Braga et au cœur de Lisbonne. J’en prends exemple pour ma propre vie. Les rencontres, avec les jeunes du monde entier m’ont également touché ; la bienveillance jaillissait dans chacune des discussions. Ces interactions ont permis une rencontre plus profonde avec Dieu. Je me rappelle avec netteté de la veillée finale des JMJ : 1,5 million de jeunes, en compagnie du pape François, les uns entassés sur les autres, qui prient ensemble. C’était splendide. »

Dominik Cernak

« 1,5 million de jeunes, des visages rayonnants à perte de vue : voilà ce que j’ai vu lors de la veillée clôturant la semaine magnifique passée avec mon groupe du pélé vélo. Jamais je n’avais vécu ma foi d’une façon si forte ! J’ai été aussi profondément marqué par le message rempli d’espérance du Pape. Si je dois retenir une chose de ces JMJ, c’est cet immense partage de notre Foi joyeuse, car c’est bien ce qui animait tous les jeunes avec qui nous avons fraternisé tout au long de cette formidable semaine dans la capitale portugaise ! »

Rémy Progin

« Pour mes premières JMJ, j’ai choisi l’option vélo pour me rendre à Lisbonne, ce qui équivalait à plus de 600 km sur ma selle à travers le Portugal. Les paysages que j’ai pu découvrir ont été un réel plaisir pour les yeux, mais ce qui m’a le plus touchée, c’était sans aucun doute l’hospitalité et la joie de vivre des Portugais. Une fois arrivée dans la capitale, l’ambiance chaleureuse des JMJ m’a directement conquise. J’ai eu la chance de voir passer le Pape à deux mètres de moi. C’était très émouvant de voir tous ces jeunes venus du monde entier pour vivre une semaine de prière à l’unisson. Depuis mon retour en Suisse, ma foi est devenue bien plus priante et vivante. Vamos ! »

Camille Cajeux

« Chers jeunes, je voudrais regarder chacun de vous dans les yeux et vous dire : sois sans crainte, n’aie pas peur ! Mais je vous dis en plus une chose très belle : ce n’est plus moi, c’est Jésus lui-même qui vous regarde maintenant. Il vous regarde, Lui qui vous connaît. Il connaît le cœur de chacun d’entre vous, il connaît la vie de chacun d’entre vous, il connaît les joies, il connaît les peines, les succès et les échecs, il connaît votre cœur. Et aujourd’hui, il vous dit, ici, à Lisbonne, en ces Journées mondiales de la Jeunesse : «  N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, courage, n’ayez pas peur !  ». »

Pape François

Messes de la rentrée avec bénédiction des cartables

Par Virginie Maret | Photos : Stéphanie Reumont

Nous sommes le samedi 2 septembre 2023 à l’église de Vouvry et il est tout juste 18h50 : les fidèles sortent d’une longue mais très belle célébration qui a réuni plusieurs générations de paroissiens du Haut-Lac. Des plus anciens aux plus petits avec leurs cartables sur le dos en passant par les confirmands et confirmés accompagnés de leurs familles, tous sont radieux et heureux de partir avec un petit badge « porteur de joie » qu’ils pourront accrocher à leur sac d’école. C’était une messe spéciale car nous y fêtions l’entrée en parcours des confirmands mais aussi la grande rentrée scolaire et paroissiale. Tous les enfants présents, et même quelques adultes, ont reçu un flyer et un badge pour l’année scolaire avec la mission d’aller « porter de la joie » autour d’eux. 

Passage de témoin des confirmés aux confirmands

Les confirmés de février 2023 sont venus quant à eux pour « passer le témoin » aux nouveaux confirmands en leur offrant une bougie et une prière « Je suis unique, irremplaçable ». 

Ces 21 confirmands recevront le sacrement de la confirmation par notre vicaire général, Pierre-Yves Maillard, le 25 février prochain et nous vous invitons, chers paroissiens, à prier pour eux jusqu’à cette belle fête qui nous réunira dans la plus grande église de
secteur, celle de Vouvry.

Voici les noms des confirmands 2023-2024 !

A Port-Valais et Saint-Gingolph :
Tomas Querido, Telmo Querido, Julie Derivaz, Délia Ventuzelo, Thomas Ventuzelo.

A Vionnaz :
Chloé Birchler, Chloé Cordonnier, Melvin Doe, Tyméa Guérin, Mélissa Marques, Roxane Rossier, Charlotte Vernizzi, Zoé Wiedmer.

A Vouvry :
Juliette Chanton, Ema Coelho, Taïna Ferrer, Gabriel Gegovic, Sohan Glaus, Alicia Rodrigues da Silva, Tristan Togni, Louise Vuadens.

Merci de les porter dans vos prières !

Texte et photo par Valentin Roduit

« Les paroisses de Collombey et Muraz ont aussi célébré la rentrée par une bénédiction des sacs d’école. La fierté de montrer leur nouveau cartable ou la peur de la nouvelle année les a fait venir nombreux recevoir la bénédiction ainsi qu’un badge pour orner leur sac. Ils ont reçu aussi un feuillet avec des défis mensuels pour apporter la joie autour d’eux. Comme Pierre a reçu les clés du Royaume de la part de Jésus, les enfants ont reçu les deux clés de la prière et de la parole de Dieu, moyens de cheminer vers lui. »

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