Rome 2023

Nous étions quelque 130 pèlerins, issus principalement des paroisses de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz, à nous être rendus à Rome en pèlerinage du 23 au 27 octobre. 

Par Jean-Michel Moix | Photos : Jean-Michel Moix, Bastien Clerc

Voici quelques impressions glanées au retour de ce pèlerinage : 

« Merci pour ce pèlerinage. J’ai pu voir plein de basiliques et d’églises magnifiques. J’ai également apprécié les explications des guides. » 

« Merci d’avoir pu voir le Pape. »

D’une fille de 13 ans : « J’ai eu du plaisir à venir à Rome avec vous, je me suis faite de bonnes amies. Je suis allée à Rome, seule, avec ma grand-maman et je suis rentrée avec cinq, six amies. Du coup je remercie Dieu et j’ai aimé aller voir le Pape et aussi faire du shopping. »

« Merci d’avoir pu visiter et prier sur les tombeaux et reliques de saint Pierre, saint Barthélemy, saint Clément, sainte Cécile, sainte Agnès, saint Louis de Gonzague ou encore saint Jean Berchmans. »

Sévaz: moment fraternel chaque mardi

Après les messes en semaine, l’heure est au café !

A Sévaz, nous avons la chance d’avoir une petite chapelle. L’avantage est que même si parfois il y a peu de monde, on ne se sent pas perdu. Une bonne ambiance règne entre les fidèles. Le mardi, la tradition de boire le café après la célébration est bien ancrée.

Marie-Antoinette Losey une paroissienne qui aime accueillir.

Par Bernadette von Niederhäusern
Photos : Anita Marmy, Bernadette von Niederhäusern

J’ai eu la chance de vivre ces moments tout d’abord avec Marie-Thérèse Pauchard qui nous a accueillis jusqu’à plus de nonante ans. Son exemple a incité à continuer. Après son décès, Marie-Antoinette Losey s’est spontanément proposée pour prendre le relais. J’ai été à sa rencontre.

Pourquoi vous êtes-vous proposée ? « J’avais de la place et mon mari aimait bien l’ambiance. C’était une joie pour lui, car il recevait la communion. Maintenant qu’il est décédé, cela me permet d’avoir des rencontres. Tous les participants apprécient ce moment de convivialité. » Marie-Antoinette prend soin de nous accueillir chez elle avec des biscuits faits maison. Les participants se partagent les tâches : faire le café, apporter des gâteaux ou autres friandises, faire la vaisselle. Lorsqu’il n’y a pas de messe, on récite le chapelet. Ensuite, on continue avec ce moment de partage chez Mme Losey. On peut dire que nous vivons la communion fraternelle. Pendant le Covid, cela nous manquait. Quelle joie d’aller chez elle, c’est un vrai moment de bonheur! Merci pour cet accueil et cette écoute!

« Roráte, cæli désuper »

Par Simon Roduit | Photo : Pascal Tornay

L’ambiance du temps liturgique de l’Avent nous pousse à l’intériorité, que ce soit par le froid nous incitant à rester tout près de nos cheminées, ou par les messes « rorate » nous plongeant dès le matin dans une atmosphère recueillie et silencieuse. Alors que notre société nous pousse à marche forcée dans un rythme toujours plus rapide telle une averse d’été lors d’un orage du soir, il est bon parfois de ralentir quelque peu, comme les flocons qui tombent et virevoltent au gré de la brise nocturne.

Voici justement qu’un événement de notre paroisse vient nous interpeller : l’anniversaire des 10 ans de l’adoration continue à Martigny, que nous fêterons peu avant Noël. Des noces d’étain pour une présence fidèle auprès du Seigneur, que ce soit dans le silence des nuits hivernales ou au cœur de journées bien remplies. Pour s’arrêter l’espace d’une heure dans une attitude de contemplation silencieuse, il faut souvent un petit temps d’adaptation, un peu comme lorsqu’on approche un mourant sur son lit d’hôpital ou un bébé dans les bras de sa maman. Pour ne pas réveiller le nourrisson ou ne pas brusquer le malade, nous ralentissons notre pas et l’approchons tranquillement, afin de l’habituer à notre présence, de prendre son rythme… Mais ce n’est pas toujours facile : à genoux devant le Saint Sacrement, le tourbillon de nos pensées peut nous rattraper et nous enfermer dans notre monde. Alors la vue de cette petite hostie qui ne bouge pas nous ramène à l’essentiel : « Seigneur, je te confie tous mes soucis, ce monde trop rapide pour moi… »

En ceci consiste la grâce du temps de l’Avent et de Noël : alors que la nature tourne au ralenti, engourdie par le froid, nous sommes invités à revenir à l’essentiel avec des temps réguliers au rythme du Bon Dieu : la messe du dimanche, la prière du soir, le passage dans une chapelle ou un partage biblique… Ainsi, nous parviendrons mieux à nous émerveiller devant ce petit enfant à la crèche, qui viendra si discrètement, comme la rosée le matin.

« Roráte, cæli désuper… » Cieux, faites tomber la rosée, que nous la recevions ; que nous LE recevions dans notre cœur.

Noël: le sapin, la couronne, quatre bougies et les cadeaux!

Des traditions de Noël qui bercent nos enfances et nos enfants. D’où viennent-elles ? On s’interroge sur les origines de nos traditions et sur ce qu’elles nous disent autour de cette fête…

Par Sandrine Mayoraz
Illustrations : DR

Contrairement aux idées reçues ces symboles ne sont ni bibliques, ni inventés par les chrétiens. Ils sont liés aux fêtes religieuses païennes du solstice d’hiver ! Mais les chrétiens leur ont donné une signification nouvelle pour honorer Jésus.

Le Sapin

Notre sapin, rendu célèbre par sa chanson est souvent un épicéa ! Dans l’Antiquité, l’épicéa était le symbole de l’enfantement. Vert au milieu d’une nature froide et morte, ce conifère manifeste la vie et l’espérance. Ainsi, notre beau sapin est repris par les chrétiens comme l’arbre de Noël, symbole de l’enfantement de Jésus. 

A l’origine, on y suspendait des pommes. En 1858, à la suite d’un hiver rigoureux qui a affecté les récoltes, un artisan verrier a eu l’idée de créer la boule de Noël telle que nous la connaissons aujourd’hui.

La couronne 

Au cœur de l’hiver, voyant les jours diminuer, nos ancêtres craignent que le soleil disparaisse pour toujours. Alors ils ornent leur porte d’une couronne pour évoquer le soleil et appeler son retour. Le cercle est aussi un symbole très ancien de la vie éternelle et rappelle le cycle des saisons. 

Pour les chrétiens, cette couronne va signifier que c’est Jésus la lumière véritable qui éclaire nos vies et que Jésus va revenir. L’Avent n’est donc pas seulement l’attente avant Noël, mais aussi l’attente du Retour glorieux du Christ.

Les quatre bougies de l’Avent

Quand la couronne n’est pas suspendue à la porte, mais posée sur une table, on lui ajoute quatre bougies. 

Quatre comme les quatre semaines qui nous séparent de Noël. Elles sont allumées chaque dimanche. Elles évoquent aussi les quatre grandes étapes de l’Alliance de Dieu qui ont précédé la venue de Jésus.

1. Le pardon accordé à Adam et Eve ;
2. La foi d’Abraham et des patriarches croyant en la Terre promise ;
3. La joie de David en alliance avec Dieu ;
4. L’enseignement des prophètes annonçant un règne de justice et de paix.

Les cadeaux !

Enfin, incontournables et parfois controversés : les cadeaux. 

Dans la Rome antique, offrir des cadeaux aux enfants était un geste sacré qui rappelait que les dieux eux-mêmes avaient reçu des cadeaux dans leur enfance. Cette tradition était profonde et spirituelle. Au Moyen Age, l’Eglise légitime cette pratique en évoquant les présents apportés par les Mages. Attribués plus tard à saint Nicolas, évêque de Myre, les cadeaux sont distribués en fin d’année : le 6 décembre, à Noël ou à l’Epiphanie selon les pays.

Les cadeaux font partie de Noël aujourd’hui. Sources de joie et de partage, ils égayent cette nuit particulière où l’humanité a reçu le plus précieux des cadeaux : la naissance de son Sauveur.

Action de Noël en faveur des enfants d’Haïti

Par Bernadette von Niederhäusern
Photo: Les Amis d’Haïti

Les Amis d’Haïti ont eu la joie d’accueillir récemment Colette Lespinasse, membre du conseil de direction du Foyer Maurice Sixto, qui a apporté un témoignage inquiétant sur la situation présente en Haïti.

« Avec les gangs, la vie est difficile. Il y a parfois des balles perdues qui touchent aussi des enfants. Pour le moment, le foyer fonctionne mais surtout avec le personnel et les enfants qui habitent le quartier pour éviter les déplacements » relate Colette Lespinasse. Grâce au Foyer, les enfants reçoivent parfois le seul repas de la journée. Ils apprennent comment se comporter en cas de violence… Ces dernières années, ils ont mis en place un programme formation scolaire pour les enfants de 10 ans et plus qui n’ont pas été scolarisés. L’accent est mis aussi sur des formations rapides de mécaniciens et de réparateurs de portables. Ainsi ils pourront être indépendants.

On lui a demandé pourquoi elle ne quitte pas le pays : « C’est par respect pour nos ancêtres qui ont lutté pour sortir de l’esclavage et être libres. »

L’Association des Amis d’Haïti organise sa traditionnelle vente : oranges, huile d’olive et carottes. Détails sur le lien https://qrlnk.pro/fr/preview/8f155283-7bef-43d1-ad9c-e49b5d8863f1 Les commandes peuvent être faites au 077 451 94 58. Merci pour votre soutien. 

https://www.amishaiti.ch
IBAN CH98 0900 0000 1715 6509 5

Ils sont nés…

Ces enfants du Divin, sources constantes d’émerveillement… Leurs parents nous partagent leur expérience d’une nativité vécue, incarnée, traversée, le cœur tout tremblant de bonheur et d’inquiétude… Un éclat de Royaume qui affleure dans notre monde…

Myriam : émerveillés au quotidien

« L’arrivée de Matthieu a chamboulé nos vies. Les priorités sont tout à coup autres : ce petit qui dépend entièrement de nous, nous appelle à nous donner sans limite. Le jour… et souvent la nuit ! La fatigue des premiers mois nous rend parfois moins disponibles pour l’autre, pour soi et pour se recueillir. En même temps, cette vie plus intense est aussi une source quotidienne d’émerveillement !

Depuis l’arrivée de Matthieu, je ressens de façon très forte la responsabilité d’assurer à notre enfant, autant que l’on peut, sa sécurité et son épanouissement. Je sais que ce sentiment perdurera, indépendamment de l’âge de Matthieu ! Cette expérience inattendue me permet de mieux comprendre mes propres parents. Aujourd’hui Matthieu déborde de vie, de curiosité. Nous sommes reconnaissants pour ce petit qui dégage tant de joie. Merci Seigneur ! »

Romana : un nouveau départ

« Nina a deux ans, mais depuis qu’elle a « atterri » dans notre vie, chaque instant est gravé dans notre mémoire ! La naissance de notre fille, c’est comme un nouveau départ… J’ai le sentiment qu’elle est un cadeau du ciel. Elle a apporté un sens à ma vie et beaucoup de changements. Mes priorités ont changé. Avant j’attachais de l’importance aux choses matérielles, à ce que la société met en valeur. Aujourd’hui ce qui compte, c’est qu’il ne manque rien à ma fille… Notre vie a vraiment changé : nous vivons beaucoup d’émotions, beaucoup de joie ! Aussi pour nos familles car Nina est la première petite-fille dans la famille. Il y a une relation très forte entre nous et, avec un regard, on arrive à comprendre ce qu’elle ressent… c’est fou ! »

Hugo : tout pour elle… 

« La naissance de notre fille, c’est un cadeau du ciel ! Je l’ai pris comme une nouvelle chance qui nous a été accordée. Cela m’a beaucoup changé. Je me suis épanoui et calmé : devenir parent c’est dur et à la fois bénéfique… Sa présence m’apporte beaucoup de bonheur, de joie, de rires, mais aussi des peurs, car c’est un bébé et il n’existe pas de mode d’emploi. On apprend avec d’autres sur le tas… Au final, c’est une joie de vivre quotidienne. Incroyable ! Je souhaite à tout le monde de devenir parent, car je trouve qu’il n’y a pas de mots pour expliquer ce bonheur… ça part de rien et cela devient notre tout. C’est troublant de se dire qu’au départ il y a cette relation entre père et mère et qu’aujourd’hui il y a cet être humain… ça montre à quel point nous sommes vivants et combien nous voulons vivre… Ma fille, c’est toute ma vie, je donne tout pour elle… »

Julien : grisant et inquiétant !

« La venue au monde de Priam a été un grand évènement. J’ai toujours souhaité devenir père mais rien ne pouvait me préparer à l’intensité d’un tel moment. La première étape, c’est l’attente : neuf longs mois durant lesquels j’ai fait le maximum, toujours ce sentiment d’inutilité. Je me sentais en retrait, un peu spectateur. L’accouchement en lui-même a été le moment le plus intense de ma vie. Son premier cri résonnera toujours comme une musique inégalable. Sentir cette vie qui démarre est à la fois grisant et inquiétant. 

Le retour à la maison fut un jour de fête. Nous l’avons présenté à notre famille. Lorsque votre enfant est là les choses ne changent pas radicalement. Elles se transforment petit à petit au gré des expériences vécues. Nous apprenons chaque jour. Je donnerais un seul conseil à de futurs parents ce serait : n’ayez pas peur de vous tromper, cela arrivera ! Le plus important est de bien réagir. »

Karine : apprendre à aimer…

« Lorsque j’ai su que j’étais enceinte, j’ai d’abord eu très peur, peur du changement de vie, de la perte de ma liberté. Au fur et à mesure que le bébé grandissait en moi, j’ai appris à aimer cette vie en moi. Les sentiments touchants comme les premiers coups arrivaient. A sa naissance, la phrase de la sage-femme « Vous allez bientôt rencontrer votre bébé » m’a laissée de marbre. Je me fichais de le rencontrer ; je voulais qu’il vive, qu’il sorte sans plus d’encombre. J’ai pris conscience que ce n’est qu’en poussant sans retenue que ça arriverait, j’ai accepté et il est venu. Il fallait que je souffre pour qu’il naisse, et c’est la vérité la plus ancestrale que j’ai pu expérimenter dans ma chair et mon âme. 

Quand cette merveilleuse sage-femme a posé mon bébé sur moi, ce n’est pas un sentiment d’amour, ni même de reconnaissance qui s’est opéré en moi. J’ai ressenti le besoin de prendre soin de cet être. Ma première phrase a été : « Oh ! Non, ne pleure pas mon bébé ! » Je voulais juste qu’il soit bien, rien d’autre. L’amour pour mon bébé grandit au fil des jours. Il prend des pics merveilleux aux premiers sourires.

Le changement de ma vie, c’est de vivre avec l’inquiétude qu’il puisse lui arriver quelque chose, qu’il soit malade, qu’il souffre… Mais aussi le stress de le manipuler correctement, de préparer un déplacement ou de voir les gens interagir avec lui. J’ai du souci, mais je suis portée par ses sourires et ses gazouillis. »

Si tu avais pu vivre Noël…

Si tu avais pu assister à la naissance de Jésus, il y a près  de 2000 ans, dans quel personnage de la crèche aurais-tu aimé la vivre ? Telle est la question que nous avons posée autour de nous, sous la forme d’un micro-trottoir. En voici quelques florilèges. 

Textes et témoignages proposés par Sandrine Mayoraz, Stéphanie Reumont, Nicolette Micheli
Dessin : DR

« Je suis un peu prétentieuse… Marie. Elle a été choisie par Dieu pour porter son Fils. C’est un honneur. J’aime beaucoup les bébés et je trouve que Marie c’est une maman à laquelle je peux m’identifier dans beaucoup de situations : elle a souffert, elle a eu aussi beaucoup de joies et elle a eu cette mission assez incroyable. Et surtout, elle a cru. C’est magnifique. Elle a vraiment fait confiance et on peut la prendre en exemple. » Mary-Lou, 60 ans

« Moi, j’aimerais être l’âne car il est toujours prêt à rendre service. Il a déjà porté Marie, fatiguée avant la naissance de Jésus, il suivra la Sainte Famille exilée en Egypte et il portera Jésus triomphant à Jérusalem. » Un grand-père

« Je choisirais Marie. Je me sens proche de cette femme discrète, qui donne sa confiance à Dieu en toute humilité. Femme qui s’inquiète, a peur, mais est tellement courageuse au pied de la croix. Elle nous donne force et espoir dans notre vie de tous les jours. » Astrid, secrétaire des paroisses du Haut-Lac

Réponse en famille : Le papa : « Jésus, pour être le Dieu. » Naomi, 8,5 ans : « Marie parce que c’est la seule fille. »Loane, 4,5 ans : « Un ange pour voler dans le ciel. » La maman : « Un ange pour veiller sur les autres. »

« Moi j’aimerais être l’un des bergers parce que ce sont les premiers qui ont été avertis par les anges de la naissance de Jésus et sont accourus voir l’Enfant dans la crèche. » Une maman

« C’est le mouton. Car c’est un souvenir d’enfance. On avait le droit de jouer avec la crèche et on avait plein de moutons. Chaque année on voulait agrandir le troupeau et mon frère rajoutait aussi des vaches pour faire un peu plus valaisan. Je me dis que ces moutons sont là « par hasard ». Ce n’est pas pour eux que Jésus est venu. A leur insu, ils ont vécu un événement incroyable. Et voilà, je me dis qu’à notre insu, on vit aussi des événements qu’on ne sait que par après qu’ils ont changé notre vie. » Sandrine, 34 ans

« Les trois rois mages. Parce que ce sont les premiers qui ont compris que Jésus était important et ils se sont dit « on va lui offrir des cadeaux ». » Léana, 15 ans

« J’aimerais être Gaspard, un mage. Parce qu’il apporte un cadeau ! Et aussi parce qu’il a de beaux habits. Ceux qui ont des habits troués et sales, ils sont sûrement pauvres, mais lui il a l’air d’être riche. Et il partage ses richesses. Il offre un beau cadeau à Jésus. » Jonah, 7 ans

Un chant fil rouge pour l’année pastorale: «Notre soif intérieure»

Le 17 septembre dernier, nous avons ouvert l’année pastorale 23-24 avec un fil rouge pour orienter et stimuler nos actions et nos réflexions pastorales. Celui-ci se décline sous la forme d’un slogan, « Jésus, ma soif et ma source », ainsi que par un chant intitulé « Notre soif intérieure ».

Par Rachel Jeanmonod

Déjà largement diffusé via notre site internet ainsi que par le biais d’un signet offert aux paroissiens et à disposition toute l’année dans les différentes églises de notre paroisse, cette composition vous est présentée ici en format partition. Inspiré de la rencontre entre Jésus et la Samaritaine (Jn 4, 5-26) le texte exprime sous forme de prière, cette invitation à accueillir le don de Dieu, en laissant grandir en nous notre soif intérieure qui nous pousse à le chercher, Lui, la source d’eau vive. Que le peuple de Dieu que nous sommes s’abreuve à cette source qui est le Christ afin que jaillissent de nous des torrents de vie et d’amour donnés et reçus gratuitement. 

Le chant peut être écouté sur YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=Eot8DtadCjE
Paroles et musique : Rachel Jeanmonod

Thèmes et rubriques 2024

Thèmes 2024

Mois Sujet
Janvier Finance chrétienne (Pierre Guillemin)
La finance chrétienne catholique encadre des opérations de nature bancaire et financière par des principes moraux directement issus de l’interprétation des textes religieux chrétiens (Ancien et Nouveau Testament) et de la doctrine de l’Eglise catholique romaine (Doctrine sociale de l’Eglise). Ces dernières années, le «Conseil pontifical Justice et Paix» a pris de plus en plus souvent des positions sur les sujets financiers. En juin 2013 par exemple, il publiait une note intitulée «Postures chrétiennes face à la finance» qui donne le cadre général dans lequel doit se situer l’action du «financier».
Février La représentation du Christ dans l’histoire (Amandine Beffa)
Voir le Christ représenté sur une œuvre d’art est assez banal pour nous aujourd’hui. Pourtant, cela n’a pas toujours été une évidence. Des premiers chrétiens qui suivaient strictement l’interdit vétérotestamentaire de représenter «ce qui a la forme de ce qui se trouve au ciel» jusqu’aux débats du XXe siècle autour de l’art sacré contemporain, étudier la représentation du Christ, c’est étudier «comment on croit».
Mars Les martyrs d’hier et d’aujourd’hui (Thierry Schelling)
Depuis les premiers temps de l’Eglise, des hommes, des femmes et des enfants ont été tués parce que disciples du Christ. Puis la «tuerie» s’est tournée contre les païens, les hérétiques, les schismatiques. Avant de reprendre contre des milliers de baptisé.e.s sous les régimes totalitaires du XXe siècle. Martyr, qui se sacrifie pour l’autre…
Avril Silence! Calixte Dubosson)
Le maître-mot de notre monde actuel, c’est le débat. Il faut débattre de tout. Les chaînes TV, les journaux, les réseaux sociaux nous inondent de personnes aux idées contradictoires qui ne s’écoutent pas et qui se coupent sans cesse la parole. Chacun semble détenir la vérité mais au final, c’est le flou complet. Il faudrait soi-disant suivre ces logorrhées pour se forger une opinion. N’y aurait-il pas d’autres voies pour discerner ce qui est bon pour chacun et pour la collectivité? Le silence, celui de la nature et des ordres monastiques, par exemple?
Mai Mater dolorosa (Myriam Bettens)
Chaque minute, quarante-quatre femmes subissent une fausse couche dans le monde. Au niveau Suisse, une grossesse sur cinq est concernée. Malgré cela, le silence autour de cet événement douloureux et les lacunes dans l’accompagnement persistent.
Juin Astrophysique et religion (Pierre Guillemin)
VL’astrophysicien Hubert Reeves déclare: «La question n’est pas de savoir si Dieu existe ou non. Mais plutôt: qui est-Il, et à quoi joue-t-Il?» L’astrophysique ne cherche donc pas à contredire mais à comprendre la volonté de Dieu dans son œuvre créatrice. Cette quête de «l’intelligence de Dieu», Albert Einstein l’exprime aussi: «Je refuse de croire en un Dieu qui joue aux dés avec le monde.»
Juillet-août Quoi ma messe? Qu’est-ce qu’elle a ma messe? (Thierry Schelling)
Nos diocèses sont en mutation structurelle: des laïcs/laïques sont nommé.e.s représentant.e.s de l’évêque là où des prêtres œuvraient comme vicaires épiscopaux; des paroisses n’ont plus de curés mais des administrateurs, obligeant à revoir le sacrosaint programme des messes à la baisse, en regroupant les fidèles (pas toujours complaisants); et des initiatives de l’ordre du service de l’autre (Rom, migrant, requérant, divorcé, LGBT, etc.) et du soin à la création sont mises désormais en avant comme « expression d’Eglise» autant que la liturgie. Dans ce «chantier», les réactions de fidèles sont parfois aux antipodes de ce à quoi on aurait pu s’attendre (compréhension, solidarité, compassion) au vu de leur fréquentation de la messe qu’on leur diminue…
Septembre Vers une Eglise de retraités? Calixte Dubosson)
Souvent, nos assemblées dominicales ou de semaines sont fréquentées par ce qu’on appelle non pas les têtes couronnées mais les «têtes blanches», allusion au fait que les célébrations sont suivies en majorité par des personnes âgées ou vieillissantes. Pourtant, ce phénomène ne se réduit pas aux messes ou aux cultes mais aussi au niveau de l’organisation des paroisses à tel point que de plus en plus de personnes retraitées sont nommées à des postes importants pour la bonne marche de la communauté. Allons-nous donc vers une Eglise de retraités?
Octobre Evolution de l’architecture chrétienne (Amandine Beffa)
La fin des persécutions donne la possibilité aux chrétiens de bâtir des lieux de culte. Au début, ceux-ci sont inspirés de l’architecture romaine à laquelle un nouveau sens est donné. Dans les siècles qui suivent, l’architecture chrétienne se développe progressivement vers des codes qui lui sont propres. C’est à la période romane que le plan devient fixe. L’architecture devient alors symbolique: plan en croix latine, orienté vers l’Orient… A partir de cette période, l’architecture reflète ce à quoi on croit. Elle évolue avec les pèlerinages et les grandes processions, jusqu’à la réforme liturgique du Concile Vatican II.
Novembre Faire feu de tout bois (Myriam Bettens)
LOn estime que la chasse aux sorcières a fait 100’000 morts en Europe. La Suisse, quant à elle, détient le sinistre record du nombre de victimes. Des crimes imaginaires qui mènent à se demander comment en arrive-t-on à tuer en toute impunité ?
Décembre L’Exégèse (François-Xavier Amherdt)
Autrefois réservée aux théologiens, l’exégèse permet de passer les textes bibliques au crible de l’analyse et de la raison. A travers les médias notamment, ses résultats sont aujourd’hui à la portée du grand public. De quoi donner un nouveau regard sur l’Ancien Testament et le Nouveau ?

Rubriques 2024

Les rubriques constituent le fil conducteur de chaque magazine. Voici celles que la Rédaction romande vous propose en 2023.

En 2024, nous vous proposons deux nouvelles rubriques

sous la plume de Nicolas Maury

Ecclésioscope: Secrétaires, sacristains, sacristines, fleuristes… A travers cette nouvelle rubrique, partons à la rencontre des femmes et des hommes laïques engagés dans les diverses paroisses de Suisse romande.

sous la plume de Pascal Ortelli

Ciel, ma médaille ! : «La piété populaire est un trésor pour l’Eglise», affirme le pape François. Oui, mais face à l’abondance d’objets de piété, sait-on encore à quel saint se vouer? Dans cette nouvelle rubrique, une infographie vient décrypter ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons, et ce pour mieux comprendre notre foi.

Magazine au format B5

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-5 Eclairage Tournus de la rédaction
6 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
7 Le Pape a dit… Thierry Schelling
8 Carte blanche diocésaine Tournus externe
9 Jeunes et humour M.-C. Follonier
Pascal Ortelli
Calixte Dubosson
10-11 Small Talk Myriam Bettens
12 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
13 Ecclésioscope Nouveau! Nicolas Maury
14 Merveilleusement scientifique Pierre Guillemin
15 Ciel, ma médaille! Nouveau! Pascal Ortelli
16 En librairie Calixte Dubosson

Magazine au format A4

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-3 Eclairage Tournus de la rédaction
4 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
4 Le Pape a dit… Thierry Schelling
5 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
6 Small Talk Myriam Bettens
7 Merveilleusement scientifique Pierre Guillemin
8 Carte blanche diocésaine Tournus externe
8 Ecclésioscope Nouveau! Tournus externe

Pour les journaux A4, la possibilité existe de reprendre librement les rubriques des magazines B5 qui ne sont pas contenues dans le Cahier romand.

Nés sous une mauvaise étoile

Statue de Stanisława dans son uniforme de détenue à l’église Sainte-Anne du quartier Wilanów de Varsovie.

La cause en béatification de la Polonaise Stanisława Leszczyńska a été ouverte en 1992. Celle-ci est toujours pendante malgré trois mille miracles à son actif… Rencontre posthume avec celle que l’on surnommait « l’Ange de bonté ».

Par Myriam Bettens | Photo : Jacques Lanciault

Entre 1942 et 1944, plus d’un million de femmes, d’hommes et d’enfants ont perdu la vie entre les barbelés du camp d’Auschwitz-Birkenau. Malgré l’omniprésence de la mort, Stanisława Leszczyńska a tenté d’y préserver la vie. Née en 1896 dans la banlieue de Łódź, la jeune femme exerce la profession de sage-femme. En septembre 1939, les nazis envahissent la Pologne. Sous les fenêtres de l’appartement de la famille Leszczyńska s’étend le ghetto de Łódź où près de 160’000 Juifs s’entassent. 

Aiguillonnée par sa foi catholique et la vision d’horreur qui s’offre à elle chaque jour, Stanisława s’engage dans la résistance. La Gestapo veille. Ses deux fils sont envoyés dans des camps de travail ; elle et sa fille à Auschwitz ; son mari en réchappe, mais meurt lors de l’insurrection de Varsovie. 

Dans un tube de dentifrice

Avant sa déportation, la Polonaise a la présence d’esprit d’emporter son diplôme de sage-femme dissimulé dans un tube de dentifrice. Le matricule 41335 est assigné à l’infirmerie grâce à ses connaissances médicales, puis à la « maternité ». De nombreuses déportées arrivent au camp déjà enceintes et essaient de cacher la grossesse. Le protocole nazi requiert que la mère et l’enfant soient envoyés aux crématoires – souvent sans passer par la chambre à gaz. Mais aussi parce que le docteur Mengele s’intéresse de près à leur condition pour mener ses expériences. 

Face à Mengele

La sage-femme tient tête à « l’Ange de la mort ». Il accepte que les bébés et les parturientes ne soient pas systématiquement éliminés. Maigre consolation pour Stanisława qui estime que sur les 3000 accouchements qu’elle a réalisés, près de 2500 nouveau-nés n’ont pas survécu, victimes de la faim, du froid ou de la noyade. 

Quelques centaines d’autres sont enlevés pour être « germanisés », mais là encore, elle trouve un stratagème en tatouant les bébés du matricule de leur mère dans l’espoir qu’ils se retrouvent après la guerre. 

Ce mois de novembre, l’Eglise commémore, lors de la Toussaint, les saints, connus et inconnus, comme Stanisława. Le monde, quant à lui, célèbre l’anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant par la journée mondiale de l’enfance.

Visite pastorale

Les jeunes du secteur se sont retrouvés à Monthey pour rencontrer le vicaire général, Pierre-Yves Maillard et l’évêque, Mgr Jean-Marie Lovey.

Du 30 septembre au 6 octobre 2023, notre évêque Mgr Jean-Marie Lovey et son vicaire général l’abbé Pierre-Yves Maillard, étaient en visite pastorale dans le secteur de Monthey.

Texte et photo par Sandrine Mayoraz et l’abbé Valentin Roduit

La visite a commencé par la célébration des confirmations à Collombey puis Monthey. L’évêque était en communion avec nous depuis Rome où il participé au grand événement de la création de 21 nouveaux cardinaux dont le Valaisan Mgr Emil Tscherrig. Ainsi, en son absence, c’est le vicaire général qui a célébré la confirmation à Collombey et le curé Jérôme Hauswirth qui a été délégué à Monthey.

Puis l’évêque et le vicaire général ont rencontré individuellement ceux qui ont un mandat de travail pour l’Eglise de Dieu qui est chez nous. Les agents pastoraux et prêtres se sont succédé pour leur faire des retours sur toutes les belles choses que nous vivons, sur leurs préoccupations et leurs aspirations.

Ils ont aussi rencontré les membres des Conseils de communauté. Ce fut l’occasion de partager sur le sujet des abus, comment nous sommes touchés par les révélations récentes et l’enquête demandée par les évêques suisses. Tsunami, incompréhension, ébranlement de notre foi, mais heureusement, elle est solide. Si les difficultés sont occasion de purification, de croissance dans le désir d’être fidèle à Dieu, eh bien, ça montre qu’Il est vraiment là, qu’Il nous accompagne. Ne perdons pas le lien vital avec Dieu.

La Pasta-Party a rassemblé une quarantaine de jeunes de nos quatre paroisses. Comme eux, le vicaire général a aussi été servant de messe, chanteur, il s’est réjoui de la présence nombreuse de tous ces jeunes. Ensuite, l’évêque les a fait prier en silence avec les mains sur le cœur : là où nous pouvons écouter Dieu.

La rencontre avec les catéchistes nous a permis de nous émerveiller devant l’évidence que les enfants aiment prier. Il y a quelque chose de naturel et de beau. Le lien que chacun fait grandir avec Dieu nous unit les uns aux autres. C’est ce lien qui fortifie nos liens au sein de la communauté.

Enfin, les Conseils de gestion ont pu rendre compte de leurs activités pour que les finances des paroisses servent au mieux, pour que nos églises et nos communautés conduisent toujours mieux à Dieu, dans la durée.

Toute cette semaine fut l’occasion, pas seulement pour l’évêque, mais pour nous aussi, engagés dans le secteur de Monthey, de nous réjouir de l’action de Dieu, des bonnes collaborations. Finalement, n’est-ce pas le Seigneur qui mène régulièrement des visites pastorales ? N’hésitons pas à l’inviter régulièrement, il passe volontiers du temps avec nous.

Avec les Conseils de communauté des paroisses de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz.
Avec les Conseils de gestion.

Reliques

Ostension d’une relique de la Petite Thérèse en 2012 à la Cathédrale.

Par l’Abbé Charles Aka
Photo : JHS

Les reliques sont répandues partout dans le monde chrétien. Dans l’autel des églises il y a en général une plaque qui contient les reliques d’un saint. De nombreux sanctuaires, cathédrales et basiliques abritent aussi des reliques ou reliquaires qui attirent une foule de pèlerins. Celles de la petite Thérèse par exemple ont traversé plusieurs pays et suscité de grandes processions avec des fruits spirituels considérables et indéniables. Quel est le sens spirituel du culte des reliques ? Que nous dit aujourd’hui leur vénération ?

Du latin reliquae qui signifie restes, la dévotion aux reliques est une pratique qui remonte au premier siècle de l’église. Que ce soient leur corps ou une partie, les objets et les vêtements leur ayant appartenu, l’instrument de leur supplice, leur vénération était liée initialement au culte des martyrs. Elle va progressivement au cours de l’histoire s’amplifier et s’étendre à toutes les figures de sainteté dans l’Eglise. L’Eglise encourage aujourd’hui encore la vénération de ce souvenir matériel de la vie des saints. Car cette pratique exprime en réalité une soif du divin, une recherche de contact avec le sacré à travers les restes du saint invoqué. Ainsi au-delà des trafics, des récits d’inventions de reliques, des déviations, abus et superstitions qui ont marqué l’histoire et la pratique du culte des reliques, l’Eglise entend conserver et transmettre par ce culte, la mémoire de ceux qui par leur vie et leur mort ont rendu témoignage au Christ. Les reliques ne sont donc pas l’objet de la foi mais un support pour nous y conduire. 

La dévotion aux reliques est en quelque sorte une célébration de la vie éternelle, de se connecter à l’au-delà, une communion avec les saints. Une dévotion encadrée, dépouillée de toute superstition fait découvrir qu’à travers les reliques d’un saint, l’Eglise nous donne en exemple la vie d’une personne qui a vécu avec le Christ, parvenue à la sainteté. Le lieu et l’instrument de cette sanctification est le corps, temple de l’Esprit Saint destiné à la résurrection. En présence des reliques, les fidèles sont invités à rendre grâce, à s’inspirer de leur zèle au service du Christ et de son Eglise. Ainsi la vénération des reliques soutient notre foi et nous engage sur le chemin de la sainteté, notre vraie vocation.

En librairie – novembre 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Sois heureux !
Pape François

Sois heureux ! est le manifeste du pape François en faveur du bonheur de chaque femme et de chaque homme. Dans ces pages, les paroles du pontife tracent un chemin concret et indiquent les étapes vers la vraie joie, celle qui n’ignore pas les difficultés de l’existence, mais les affronte, les surmonte et permet une authentique réalisation de soi. Le Pape n’adhère pas à une certaine tradition chrétienne qui promet le bonheur seulement lorsque nous serons accueillis au paradis, après des années de souffrance sur la terre. Sois heureux ! est un bréviaire d’amour concret, un plaidoyer pour le bonheur ici et maintenant. Et pour toujours.

Philippe Rey

Acheter pour 30.00 CHF

Avant tout, prier
Michel Farin

La constatation est sans appel : aujourd’hui l’humanité ne sait plus croire, au sein d’une société de l’anonymat où se perd la dimension symbolique de l’existence humaine et donc le sens même de la vérité. Au nom d’une liberté individuelle absolutisée, les hommes rejettent comme une soumission insupportable la reconnaissance d’un donateur qui leur offre la vie. Pourtant la structure même de l’humain est priante, espérant d’un autre, dans la confiance, le nom qui lui permet d’exister. Dans ce livre, Michel Farin scrute la Parole de Dieu. Il ouvre ainsi le lecteur aux mystères de la création et de l’incarnation et l’invite à demeurer dans une relation priante avec Dieu pour rester vivant.

Editions Vie chrétienne

Acheter pour 18.40 CHF

Petit manuel d’imperfection spirituelle
Costanza Miriano

Vous avez déjà tout lu sur les méthodes pour atteindre la sérénité intérieure, vous avez déjà entendu les plus grands spécialistes de l’intestin, du cerveau ou des arbres vous expliquer comment manger, respirer, dormir et penser. Et pourtant, quelque chose vous manque… Alors, pourquoi ne pas redécouvrir une méthode vieille de près de deux mille ans, ayant largement fait ses preuves ?

Dans cet ouvrage décapant, la journaliste Costanza Miriano nous propose une règle de vie héritée des moines. En dépit de nos vies harassantes, des mille et une responsabilités d’époux et de parents surimpliqués, de travailleurs acharnés, nous pouvons faire de notre maison un véritable monastère… silencieux et sans aucune dispute, c’est promis. 

Editions Mame

Acheter pour 23.70 CHF

Les 10 clefs pour mieux vivre l’absence
Sixtine Bonnaud

Les absences d’un parent ou d’un proche, qu’elles soient prévues ou brutales, répétées ou occasionnelles, courtes ou de longue durée, font partie du vécu de tout enfant. Ce livre a pour but d’aider les enfants et leur entourage (famille, amis, éducateurs…) à comprendre ce qui se joue dans ces moments difficiles, à identifier leurs émotions et à mettre en place des moyens et des astuces pour qu’ils soient, autant que possible, rassurés et consolés.

Pierre Téqui éditeur

Acheter pour 22.40 CHF

Pour commander

La fête des confirmations

Ils miment le récit de Pentecôte : « Soudain, un bruit survint du Ciel. »

Le 30 septembre et le 1er octobre ont été célébrées les confirmations dans notre secteur (de Monthey). Trente-six enfants et une adulte à Collombey-Muraz, vingt-huit enfants, six adolescents et deux adultes à Monthey ont été marqués de l’Esprit le don de Dieu. Entourés de leur famille et épaulés par leur parrain et marraine, les confirmands ont vécu un passage important de leur vie chrétienne.

Par Sandrine Mayoraz et Valentin Roduit
Photos : Suzy Mazzanisi, Sébastien Bonjean

Au début de la célébration, les confirmands ont exprimé leur désir de recevoir la confirmation : « Nous voulons montrer à Dieu que nous lui faisons confiance, que nous croyons en Lui et que nous comptons sur Lui pour nous aider. » 

Le vicaire général a invité les confirmands de Collombey à ouvrir grand leur cœur pour accueillir l’Esprit Saint : « Ce que nous célébrons aujourd’hui pourra changer votre vie pour toujours. »

Il a également souligné le fait qu’à la Pentecôte, les apôtres qui ont reçu l’Esprit Saint parlent chacun dans leur langue, mais tous les comprennent : « Quand on peut bien s’entendre, on peut mieux communiquer. Et quand on est habité de l’Esprit-Saint, on peut mieux communiquer. »

Leur famille, leur parrain et marraine, les catéchistes et bien d’autres personnes ont, chacun à leur façon, aidé les confirmands à grandir dans la foi et à s’engager sur le chemin de la confirmation. Ils pourront compter sur leur appui pour la suite de leur chemin de foi.

Les Reliques

Par l’abbé Daniel Agbeti
Photos : Alexandre Bourqui

Reliques du latin reliquiae : Les reliques, ce qui  reste d’un saint, sainte, ou objets en relation avec sa vie, ont fait l’objet de grandes dévotions, mais aussi de convoitises, surtout au Moyen Age. Elles ont aussi mis en mouvement des foules de pèlerins. Les reliquaires ou châsses, véritables objets d’art et d’orfèvrerie, en sont encore aujourd’hui les somptueux témoins.

Le culte rendu aux reliques, qui s’adresse aux saints, est un culte de respect et non d’adoration, réservée à Dieu seul. L’histoire des reliques remonte aux martyrs des premiers siècles, sur les tombeaux desquels on venait prier.

Les reliques ne se limitent pas à des ossements. Elles prennent deux formes :

• Les reliques réelles ou primaires. Elles correspondent à des parties du corps des saints, principalement des os. Si certaines églises possèdent un squelette entier, la plupart se contentent d’un fragment, par exemple une phalange, ou un ongle

• Les reliques indirectes ou secondaires. Les objets touchés par les saints. Elles regroupent les vêtements, linges ou objets ayant appartenu au saint ou ayant été en contact avec son corps. 

Au-delà de leurs capacités de guérison, le  rayonnement des reliques est censé apporter protection aux fidèles qui s’en approchent et à la communauté religieuse qui les abritent. Elles éloignent les agresseurs, garantissent de bonnes moissons, écartent les inondations…

La Toussaint: plus qu’une simple tradition religieuse

Par Joseph Yang | Photo : Pascal Tornay

Chaque année, à la fin du mois d’octobre, le calendrier nous rappelle l’importance de la Toussaint. Cette fête, marquée par la commémoration de nos chers êtres disparus, va bien au-delà d’une simple tradition religieuse. Elle incarne l’idée universelle de la vie éternelle, un concept qui transcende les frontières culturelles et religieuses.

La Toussaint est un moment de recueillement, de réflexion et de souvenir. C’est l’occasion de rendre hommage à ceux qui nous ont quittés, de partager leurs histoires et de perpétuer leur héritage. Dans de nombreuses cultures, cette période est marquée par la décoration des tombes, l’allumage de bougies et la visite des cimetières, créant ainsi un lien tangible entre les vivants et les morts.

La notion de « vie éternelle » peut susciter de nombreuses interprétations. Pour certains, elle est une croyance religieuse en une existence après la mort, où les âmes trouvent la paix. Pour d’autres, elle symbolise la manière dont nos actions et nos souvenirs continuent d’influencer le monde longtemps après notre départ. Pour les chrétiens, la vie ne s’arrête pas à la mort, elle continue auprès de Dieu.

La Toussaint nous rappelle également l’importance de la vie elle-même. En contemplant la mortalité, nous sommes incités à apprécier chaque moment précieux que nous avons avec nos proches. Elle nous encourage à vivre nos vies avec compassion, gentillesse et gratitude.

En fin de compte, la Toussaint est une célébration de l’amour et de la continuité. Elle nous rappelle que nos êtres chers ne disparaissent jamais vraiment tant que nous les portons dans nos cœurs. Ils résident dans les souvenirs que nous chérissons et dans l’influence qu’ils ont eu sur nos vies.

En cette Toussaint, prenons le temps de nous souvenir, de réfléchir et de célébrer la vie éternelle de ceux qui ont enrichi nos vies. Dans ces moments de réflexion, nous pouvons trouver du réconfort et de l’inspiration pour vivre nos vies de manière significative, en honorant leur mémoire et en construisant un avenir empreint d’amour et de compassion.

 

Interview de Serge Pythoud pour ses 50 ans d’orgue

Le 7 octobre dernier, Serge Pythoud jouait de l’orgue pour accompagner la prière des fidèles de Collombey, exactement 50 ans après sa première messe jouée sur ce même orgue. Rencontre…

Propos recueillis par Valentin Roduit | Photo : Valentin Roduit

Comment avez-vous commencé l’orgue ?
Il y a 50 ans, mon prédécesseur madame Marie-Christine Raboud voulait changer de poste pour devenir organiste à Monthey, en vue de la construction du nouvel orgue. Je n’étais pas un enfant de la paroisse, mais je venais m’exercer déjà depuis quelques temps à Collombey. 

Madame Raboud m’a contacté et, après réflexion, j’ai accepté de prendre la relève. C’est ainsi que j’ai joué pour la première fois une messe le 7 octobre 1973, qui se trouve être la « saint Serge ».

Racontez-nous un peu votre parcours musical.
Né dans le canton de Fribourg, mes parents ont déménagé durant ma jeunesse dans la région d’Orbe. J’ai alors été envoyé à l’école des missions au Bouveret. N’aimant pas le foot, je passais mes récrés dans une salle de classe à jouer sur un harmonium.

Puis un jour j’ai entendu un père spiritain dire à un confrère : « Cette année, Pythoud se lance à la chapelle. » C’est ainsi que j’ai appris que j’allais jouer en public. J’ai bricolé un Ave Verum, et j’ai animé mon premier « salut » (au Saint-Sacrement). Puis j’ai commencé à jouer à Montreux durant les vacances. 

Plus tard, mon travail dans la chimie m’a amené à Monthey. C’est à 30 ans que j’ai pris quelques cours avec un chanoine de Saint-Maurice, décédé rapidement. Peu de temps après, je commençais à Collombey et ce sont les cours de la professeure Martine Reymond qui m’ont permis de garder le poste.

Avez-vous apprécié jouer de l’orgue à Collombey ?
Oui ! A l’époque, c’était de loin le meilleur orgue de la région, à la limite le seul. D’autres n’étaient pas encore restaurés. Les gens venaient voir cet orgue pour admirer sa qualité, alors que maintenant, de bonnes orgues, il y en a partout.

Et qu’est-ce que ça signifiait pour vous de jouer à la messe ?
Lorsqu’on joue pour un office, la première préoccupation est la bonne tenue de l’office. Et si l’orgue peut aider les gens à chanter, alors c’est tant mieux.

Cependant, ce qui est particulier est que l’organiste est très seul. Il arrive avant tous les autres, et s’il n’y a pas d’apéro, tout le monde est loin quand il a fini sa sortie. Mais j’ai quand même eu droit quelques fois à des retours. Une dame m’a dit après une sortie plutôt douce au temple protestant : « Aujourd’hui c’était bien, vous ne nous avez pas cassé les oreilles. »

Une autre fois, un paroissien me dit : « J’ai bien aimé votre sortie. » Et moi gêné, de répondre : « C’était du Haendel… » – « Oh, dit-il, ça ne fait rien, c’était bien quand même ! »

La foi vous a-t-elle accompagné durant ces années d’orgue ?
J’étais entré à l’école des missions avec l’idée de devenir religieux. Mais après mon noviciat, je n’ai pas fait mes vœux et j’ai poursuivi dans une vie laïque. Je crois que c’était la bonne voie pour moi. Notre mariage avec Marie-Rose nous a donné deux enfants, et quatre petits-enfants. 

Enfin, est-ce qu’on vous réentendra ?
Je cesse mon activité comme organiste titulaire, remplacé par Madame Myriam Clerc, mais je resterai comme remplaçant pour l’épauler. Je suis très heureux d’avoir pu rendre service. 

Un beau souvenir que je garde est la messe qui a été créée ici, sur cet orgue en 2009, avec le chœur mixte et son directeur Stéphane Bianchi. Sa sœur Véronique Dubuis avait composé spécialement cette « Petite messe pour la Vierge ». Un très beau moment de collaboration !

Tous à la même adresse

Tous les mardis de 11h30 à 15h30, l’équipe du Café du Parvis accueille tous ses invités. « Bienvenue chez toi ! »

« N’oubliez pas l’hospitalité, car, grâce à elle, certains, sans le savoir, ont accueilli des anges ! » (He 13, 2) Mais celui-là, il n’avait pas l’air d’un ange lorsqu’il est venu aborder mon collègue pasteur !

Par Roselyne Righetti avec Pascal Tornay | Photo : DR

Il ne faisait pas chaud, ce jeudi soir, avant le souper hebdomadaire de la Pastorale de la rue. Le gars avait entendu parler d’accueil de pèlerins dans la paroisse, alors il s’est lancé : « Je fais le pèlerinage de Compostelle, je peux dormir ici ? » Et mon collègue de piquer un fou rire: «Ah ! ce n’est pas le bon pèlerinage, par ici c’est la Via Francigena !» Il se trompait certes de pèlerinage, le petit gars bien valaisan mais sans domicile fixe, mais pas de lieu d’accueil. Ces lieux où l’on se rencontre parce qu’on est à la croisée de toutes les vies, même de celles sans destination. Ces vies qui pèlerinent dans le vide, qui font du sur place, là où elles devraient être à la maison ! 

Déjà presque deux ans que nos paroisses se sont laissées bousculer, qu’elles ont ouvert leurs portes comme on ouvre grand ses bras pour montrer qu’on aime grand comme ça ! Du coup l’accueil, c’est du solide et la solidarité pousse au fil de l’accueil de ses anges pas très nets…

On ne peut pas dire que la Pastorale de la Rue œcuménique soit la « maison d’accueil » d’un seul type d’habitants. Non, car en elle tout le monde peut se trouver et se retrouver. Pour nos compagnons de rue qui sont justement sans demeure paisible, elle est comme une Maison, celle où l’on peut entrer, où l’on peut revenir ou que l’on peut quitter selon le mouvement de sa vie. Un lieu de vie, un lieu cadeau de la Vie quand parfois au-dedant tout s’essouffle et se brise, et que ce besoin simple de rentrer et de trouver quelqu’un se fait sentir.

Ensemble, protestants et catholiques, c’est mieux : pour ne pas louper les anges ! Ou comme mon collègue Pascal Tornay dit : « Ma mission c’est de me tenir sur le Seuil pour inviter à passer à l’intérieur. » Et le mardi, on les voit arriver au Café du Parvis comme les oiseaux du ciel : les uns hésitants, les autres en vieux habitués, d’autres culottés ! Ils ont la grâce et la légèreté de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Douceur d’une solidarité qui effleure comme une caresse, qui n’écrase pas d’une charité toute-puissante. 

Quel est le sens de ce temps d’accueil ? Eclats de joie, éclats de rire parce qu’on est tous, durant quelques heures, à la même adresse ! Le gars qui ne pèlerinait pas dans le bon sens est venu voir à l’intérieur du Café du Parvis. Il a visité notre petit oratoire dans les catacombes de la Maison de la Visitation. Je lui ai expliqué que là on célèbre deux fois par mois et que tout le monde est invité. Fasciné, son regard bouleversé, il a dit : « Là, je suis bien. En dessous du bruit de là-haut dessus, et cette autre chose… Oui, le spirituel ! »

On peut faire beaucoup pour ceux qui nous semblent pauvres, faibles, fragiles, mais dans une Pastorale de la rue, ce qui compte vraiment, c’est ce que l’on est les uns pour les autres. Et là, tout peut se retourner. C’est une conversion de nos positions les plus arrêtées : là où on se sentait au-dessus, plus fort que…, voilà que c’est l’ange d’à-côté qui nous met à la bonne place, juste côte à côte, la main dans la main ! Et ce n’est plus « bienvenue chez moi », mais c’est « bienvenue chez toi » ! 

Prière 

Par Auteur anonyme

Seigneur, quand j’aurai faim, donne-moi quelqu’un à nourrir ! 
Quand j’aurai soif, donne-moi quelqu’un à abreuver ! 
Et quand j’aurai froid, quelqu’un à vêtir ! 
Quand je serai dans la tristesse, donne-moi quelqu’un à relever ! 
Quand mon fardeau me pèsera, charge-moi de celui des autres ! 
Et quand j’aurai besoin de tendresse, que l’on fasse appel à la mienne ! 
Que ta volonté soit ma nourriture, ta grâce ma force et ton amour mon repos ! 
Que toute ma vie soit offrande toujours tendue vers toi, ô Père ! 
Jusqu’au jour où il te plaira de la reprendre ! 
Amen.

Fenêtres de l’Avent à Muraz

Par Emmanuelle Cretenoud | Photo : Peter Vetter

Voilà de nombreuses années que les fenêtres sont organisées par Mme Ursi Vetter et Mme Carole Turin.

Le temps est venu de passer la main à de nouvelles responsables :  Mme Emmanuelle Cretenoud et Mme Florence Parvex. 

Ursi et Emmanuelle ont collaboré durant la période de l’Avent 2022 pour fidéliser la pratique annuelle de nos magnifiques soirées villageoises.

Ce message est un temps de remerciement à Mme Vetter et Mme Turin pour toutes ces belles années. MERCI.

Quelques nouveautés prévues pour 2023

1. Nos villageois ne recevront pas de tout ménage. Nous comptons sur vous pour faire fonctionner le bouche-à-oreille et partager les publications des divers réseaux sociaux. Des affiches seront posées dans divers endroits de notre village.

2. Dans un esprit de protection de l’environnement et de diminution du gaspillage, nous allons introduire un geste personnel et écologique. Chacun pourra amener sa propre tasse lors des fenêtres quotidiennes (si tu l’oublies ne t’inquiète pas, il y aura encore des gobelets en plastique).

3. Ouverture des inscriptions : le jeudi 26 octobre à 13h, alors tous à vos agendas (Emmanuelle tient le listing). Tu es villageois, un voisin, un habitant d’un immeuble, une société, un magasin local, nous t’attendons avec plaisir du moment qu’il y a de l’amitié, du partage, de la simplicité et du cœur. 

Tél. Emmanuelle Cretenoud, 079 657 95 62 – Florence Parvex, 079 657 57 59

«Que les oiseaux se multiplient sur la terre.»*

Dans la région de Martigny, différents acteurs se retroussent les manches en faveur des oiseaux sauvages. Dans cet article, nous tirerons le portrait de deux passionnés d’oiseaux et de leurs activités : Bertrand Posse, collaborateur à la Station ornithologique suisse et Mélanie Fellay, fondatrice de l’association Nouvel Envol.

Par Christelle Gaist 
Photos : P-M. Epiney, B. Genton, Flurin leugger, Christelle Gaist

Bertrand Posse posant des nichoirs.

Bertrand Posse est collaborateur à l’antenne valaisanne de la Station ornithologique suisse. Dès son adolescence, il se passionne pour le monde avien. Il étudie ensuite la biologie. Depuis 2019, Bertrand s’active pour stabiliser et remplumer les populations de martinets et d’hirondelles du Valais. Ces oiseaux, nichant sur nos bâtiments, souffrent d’une crise du logement et ont de la peine à trouver des façades accueillantes pour y pondre et élever leurs petits. 

Les martinets noirs font leur nid dans les anfractuosités des bâtiments et sont très fidèles à leur site de nidification. Lors des rénovations, les fissures des façades ont tendance à être bouchées et les nids sont condamnés. 

Quant aux hirondelles de fenêtre, elles construisent des nids moins discrets, à même les façades. Elles récoltent de la terre dans leur bec, forment des boules avec leur salive et maçonnent ainsi des nids. Les salissures occasionnées peuvent déplaire aux habitants. 

Face à la disparition de leurs sites de nidification, il devient compliqué pour ces oiseaux migrateurs de se reproduire sereinement. 

Au sein du programme martinets / hirondelles, Bertrand Posse cartographie les populations, protège les sites de reproduction en cas de rénovation et propose la pose de nouveaux nichoirs et de nids artificiels dans des lieux propices.

La Ville de Martigny, par l’intermédiaire de ses Services techniques (Dorothée Fournier Baudin et Benoît Fort), s’est vraiment investie pour ces migrateurs. Des nichoirs à martinets et des nids pour les hirondelles ont été posés sur des bâtiments communaux, par exemple sur la Médiathèque. 

Les Chanoines ont eux aussi accepté que les martinets s’invitent chez eux. Cinq boîtes ont été posées. Si tout se passe bien, elles accueilleront, ces prochaines années, des nichées de martinets noirs. La Maison de la Visitation a été récemment choisie par des hirondelles, qui ont trouvé de la terre à disposition grâce à un proche chantier. 

Les hirondelles et les martinets sont des animateurs de premier plan de nos étés. Qu’ils continuent à venir nombreux dans nos contrées !

Pour obtenir des informations supplémentaires sur le travail de Bertrand Posse en Ville de Martigny, des capsules vidéo sont disponibles sur Youtube: https://www.youtube.com/watch?v=U86oEpGFZMo 

Vous êtes intéressés à poser des nids ou des nichoirs chez vous ? Contactez la Station ornithologique par ce biais à cette adresse : info.vs@vogelwarte.ch

Photos : DR, tania langweiler, nouvel envol

Mélanie Fellay ausculte un aigle royal.

Mélanie Fellay est la présidente de l’association Nouvel Envol et la fondatrice de son Centre de soins. Avec Aurélie Berthod, elles sont désormais coresponsables de l’unique station de soins aux oiseaux sauvages du Valais.

Situé aux Marécottes et partenaire du zoo, le Centre de soins accueille environ 600 individus par année. Ils sont blessés, malades ou trop jeunes pour survivre seuls dans la nature. L’association a deux missions principales : soigner, réadapter et rendre à la nature ces oiseaux, ainsi que sensibiliser le public. Les blessures sont en effet la plupart du temps liées à l’activité humaine et peuvent parfois être évitées.

En moyenne, cinquante personnes sont actives au sein de l’association durant l’année. Certaines le sont sur le terrain avec les oiseaux, d’autres le sont au contact du public ou remplissent des tâches administratives. C’est pendant l’été que l’association a le plus besoin de bras. A la station de soins, le rythme s’intensifie pendant la belle saison. Des jeunes oiseaux et des migrateurs sont alors amenés en nombre. Des hirondelles et des martinets terminent d’ailleurs chaque année leur croissance à Nouvel Envol avant de s’envoler pour le Sud. Ces migrateurs, souvent tombés du nid, ont droit à une seconde chance.

Les bénévoles ont des profils et des parcours de vie très variés. Des jeunes dès 16 ans sont guidés par leur passion ou viennent dans le cadre d’un stage pour leurs études. Des actifs s’investissent lors de leurs jours de congé. Des retraités donnent volontiers un coup de main. Mélanie nous explique qu’ils ont tous attrapés le virus. Ils veulent donner du temps à une cause qui a du sens. L’expérience est enrichissante pour tout le monde.

Les « birdies », c’est le nom des bénévoles, témoignent régulièrement que, lorsqu’ils s’occupent des oiseaux, les tracas de la vie disparaissent et que cela leur fait beaucoup de bien. Quand Mélanie soigne ses pensionnaires ailés, c’est comme si elle entrait dans une bulle douce et que plus rien d’autre n’existait. Les oiseaux ressentent ce calme intérieur et le stress diminue aussi de leur côté. 

Le Centre de soins fêtera cet automne ses 5 ans ! Pour continuer à remplir efficacement ses missions, Nouvel Envol est toujours à la recherche de bénévoles et de donateurs. Voici les conditions pour devenir bénévole : avoir 16 ans, être calme et respectueux du monde vivant y compris des collègues ! Un respect strict des règles est demandé car il s’agit d’un véritable hôpital pour les oiseaux. Nouvel Envol cherche aussi des personnes motivées pour effectuer des tâches plus créatives ou encore administratives. 

Contact : benevolat@nouvelenvol.org
Faire un don ? –> www.nouvelenvol.org

* Le titre est repris du livre de la Genèse : Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. » (Gn 1, 22)

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