Pourquoi au début la messe, le prêtre dit : « Le Seigneur soit avec vous » ? * Après le baiser de l’autel, symbole du Christ point de jonction entre Dieu et les hommes, et le signe de croix, le prêtre prononce cette formule au début ainsi qu’à trois reprises au cœur de la célébration. Il s’agit d’une très ancienne bénédiction rappelant que Dieu vient demeurer en nous. La réponse de l’assemblée « Et avec votre Esprit » rappelle en quelque sorte le rôle du prêtre : « Que l’Esprit qui t’a été donné le jour de ton ordination soit avec toi et agisse en toi pour que tu accomplisses bien ton ministère ! »
Par Pascal Ortelli
* Nous vous proposons cette année de décrypter la messe, en lien avec le livre de Pascal Desthieux : Au cœur de la messe. Tout savoir sur la célébration, illustrations Hélène VDB, Editions Saint-Augustin.
Humour
Un touriste arrive à Paris et s’adresse à un passant : – Sprechen Sie deutsch ? – Non, répond le Parisien. – Do you speak English ? – Non, non. – Voce fala portugues ? – Non. – Hablas espagnol ? – Non, non, désolé Monsieur, je ne parle que le français.
Le touriste s’éloigne. Notre Parisien se tourne vers son ami et lui dit : « Tu vois, il sait quatre langues, mais ça ne lui sert à rien ! »
Le 17 novembre dernier, une « Soirée cinéma en famille » a été organisée par le Cocom (Conseil de Communauté) de Vionnaz dans sa salle de paroisse. Le choix du film s’est porté sur « Le monde de Narnia », partie une, dont l’histoire écrite par C.S. Lewis et portée à l’écran en 2005 est riche en symbolique chrétienne.
Texte et photos par Yasmina Pot
En entrant dans la maison de paroisse ce soir-là, on était immédiatement saisi par un doux parfum de popcorns chauds flottant dans l’air ; puis on découvrait, dans la salle dédiée à la projection, une variété de sièges allant de la chaise de camping au fauteuil en cuir, en passant par de gros coussins jetés çà et là sur des tapis colorés où les plus paresseux pouvaient s’étendre à leur guise pour savourer leur film.
Pour le Cocom de Vionnaz, deux buts à cette soirée : rassembler la communauté des familles de paroissiens et partager ensemble – parents, enfants et organisateurs – des moments de détente. Puis découvrir des thèmes chrétiens dans un film d’aventure fantastique pour enfants.
Salle presque comble
Les familles sont arrivées en nombre, à la satisfaction des organisateurs. Aucune inscription n’avait été demandée mais le Cocom a tablé sur une information pendant les messes, de la pub sur Facebook et par le biais de flyers.
Avant la projection, une certaine effervescence accompagna la dégustation des pizzas sorties du four de la cuisine attenante. Puis, muni de cornets de popcorns à profusion, chacun gagna le siège de son choix. Deux membres du Cocom exposèrent alors brièvement les thèmes chrétiens du film et proposèrent un quiz à l’issue de la séance ; puis la salle fut plongée dans l’obscurité.
Les participants étant nombreux, des soirées telles que cette première devraient être reconduites. Avis aux amateurs. Mais chut ! le film commence. Comme au cinéma et même encore mieux.
« Narnia », une histoire d’enfants dans un monde magique, où l’on découvre de nombreux thèmes chrétiens.Le bar à sirop, pizza, popcorns et autres gourmandises.Les spectateurs au complet, prêts à savourer leur film.
Pour le missionnaire du web, le meilleur communicant reste le Christ.
Le continent sur lequel évolue ce missionnaire hors norme est… numérique. Cofondateur de l’association Lights in the Dark, Jean-Baptiste Maillard veut évangéliser internet. Pour cela, il prend la communication religieuse sur le web à bras de corps. Une conversion…à triple sens.
Par Myriam Bettens Photos : Jean-Claude Gadmer
Qu’est-ce que l’évangélisation du « continent numérique » implique concrètement ? Cela implique d’aller à la rencontre des personnes qui vont sur Internet en mettant en contact des e-missionnaires et les internautes. Ce n’est pas seulement être présent sur le web, mais à l’écoute des aspirations, questions et préoccupations de ceux qui sont loin de l’Eglise, de la foi et même de Dieu. D’ailleurs, les papes ont toujours parlé de l’importance d’utiliser les nouvelles technologies pour annoncer que nous sommes aimés de Dieu.
Elle est également source d’une triple conversion… En effet, il y a les conversions à proprement parler, mais aussi celles des e-missionnaires que nous sommes. Sans un cœur brûlant d’amour pour Dieu, pas d’évangélisation. Impossible de transmettre l’essence de ce que nous n’avons pas nous-mêmes expérimenté. Nous avons mis en place une plateforme pour les personnes dépendantes à la pornographie. Ce n’est pas un sujet dont nous avons spontanément envie de parler. Nous devons donc nous « convertir » à plus de compassion et d’écoute pour ces personnes. L’évangélisation se trouve aussi sur ces terrains-là. Outre cela, il y a aussi une conversion à la culture du numérique à mener. Les mots ont une importance et le « jargon catho » est à oublier !
Pourquoi avoir choisi spécifiquement ce terrain de mission ? J’ai commencé à évangéliser sur Internet avec l’avènement du numérique, en 1994. Je me suis vite rendu compte que les gens étaient intéressés par Dieu. Ils avaient plein de questions. Internet pour atteindre les gens fonctionnait ! Pourtant, j’étais loin d’imaginer qu’un jour, je monterai avec d’autres amis, une mission à part entière pour investir ce continent numérique et envoyer des e-missionnaires.
Aujourd’hui nous avons des « communicants » dans tous les domaines. Savons-nous pour autant mieux communiquer ? Non ! Le meilleur communicant que nous n’ayons jamais eu, c’était le Christ. Tant que nous ne sommes pas à l’école de Jésus, on ne communique pas encore assez bien. Comme on le voit avec la Samaritaine, à qui Il commence par demander à boire, Il est toujours dans la posture de Celui à qui on peut apporter quelque chose et non le contraire. Jésus était à l’écoute des questions et préoccupations des gens. On doit s’en inspirer non pas pour devenir des pros de la communication, mais pour rejoindre l’autre dans ce qu’il est et vit.
On pense souvent que l’évangélisation via le numérique est plutôt l’apanage des évangéliques, à tort ? C’est vrai qu’ils avaient, et ont peut-être encore, une grande longueur d’avance sur nous. Ils ont toujours eu comme principe de garder la rencontre au cœur d’internet et on ne parle pas de rencontre virtuelle. Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à l’évangélisation sur Internet, en 2011, je m’étais rendu dans les bureaux de TopChrétien, en région parisienne [un précurseur dans l’évangélisation sur internet, ndlr.]. Ils m’avaient expliqué qu’ils travaillaient avec 400 églises partenaires, cela afin de rediriger les personnes rencontrées virtuellement vers des chrétiens de communautés locales. L’Eglise dit depuis plus de vingt ans que la rencontre doit être au cœur de tout processus d’évangélisation, mais c’est aux chrétiens de mettre cela en œuvre. De ce côté, les évangéliques nous interpellent et cela doit nous encourager à aller de l’avant !
Vous avez le code du Li-Fi ?
Le Li-Fi (ou Light Fidelity) est une technologie de communication sans fil reposant sur l’utilisation de la lumière visible pour coder et transmettre des données.
L’association Lights in the Dark repose sur la lumière de l’Evangile pour décoder et transmettre un message de Vie. Fondée en 2015, elle trouve son nom dans la prophétie d’Isaïe (9, 3) : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. » Ses e-missionnaires sont une présence qui « écoute, dialogue, encourage » (cf. pape François) à travers un chat mutualisé à des plateformes thématiques. Quant à son cofondateur, Jean-Baptiste Maillard, il est marié, père de trois enfants et également coauteur du livre Evangéliser sur Internet, mode d’emploi (EDB 2019).
Rencontre avec Pauline Praplan, responsable du Foyer pour candidats réfugiés de Vouvry, au domaine des Barges. Entre ses nombreux rendez-vous, elle m’accorde une heure de son précieux temps, merci !
Par Nicolette Micheli | Photos : Gervaise Imhof
« Il y a du job ! » me dit-elle dans un large sourire et c’est avec dynamisme qu’elle répond à mes questions de manière nette et précise. Le Foyer est situé sur un vaste domaine acheté par l’Etat du Valais en 1999. L’entreprise Sygenta en loue une partie pour conduire des essais sur les arbres et les plantes. Dès août 2011, l’Office Valaisan de l’Asile utilise ce site comme Centre de Formation pour les réfugiés. Marie-Pascale Chambovey se souvient de cette époque où elle a enseigné le français à une trentaine de résidents qui suivaient diverses formations.
Puis la guerre en Ukraine éclate. Il faut augmenter en urgence le nombre de places disponibles. Grâce à des conteneurs-habitations, ce Foyer accueille 200 personnes qui viennent en majorité d’Ukraine, de Turquie, d’Afghanistan et d’Afrique de l’Ouest. Familles, célibataires, jeunes et aînés se côtoient sans grand problème. La mixité de cette population contribue favorablement au « bien vivre-ensemble » du groupe, malgré leurs différences de culture.
Toutes ces personnes sont occupées. De nombreux projets sont mis en place pour répondre à leurs besoins, favoriser leur autonomie et leur intégration. Outre les cours de français, on les rend attentifs au respect de l’égalité entre hommes et femmes, on les renseigne sur les structures et le fonctionnement de la vie en Suisse. Des projets ciblés soutiennent les familles monoparentales et les mineurs non accompagnés. Pauline précise : « Nous avons ici 40 enfants répartis en 4 classes. Ils apprennent à vivre ensemble, à être disciplinés, à communiquer en français et se préparent à l’intégration. En Valais, déjà 700 élèves sont intégrés en classes de scolarité obligatoire. Nous avons aussi 50 jeunes entre 18 et 30 ans qui partent à l’extérieur dans des structures qui leur sont destinées. Ils s’y préparent à entrer dans la vie professionnelle. »
Les adultes restent sur le site et, avec les personnes qui les encadrent, assurent le bon fonctionnement du Foyer. Certains sont en cuisine pour assurer chaque jour les repas de 200 personnes, d’autres entretiennent l’extérieur, participent aux nettoyages, travaillent à la buanderie, à l’intendance ou redonnent vie à des meubles ou des objets récupérés. Beaucoup cultivent l’immense potager et le verger qui leur fournissent légumes et fruits frais.
Quelques bénévoles aident les aînés ayant des difficultés à aborder une nouvelle langue et à s’insérer dans le monde du travail. Les apprentissages visent plutôt les codes sociaux. Pauline va à l’essentiel : « Quand on sait dire : s’il te plait, merci, bonjour… et avec le sourire, c’est le début d’un échange. L’on profite aussi des fêtes pour proposer des animations afin d’apporter une nouvelle dynamique au Foyer. » Avec son équipe, Pauline Praplan a préparé une belle fête de Noël pour la joie des petits et des grands ! Nous souhaitons à chacun que l’année nouvelle s’ouvre sous le signe de l’espoir.
Témoignage d’une bénévole
Elfrieda Walter.
Propos recueillis par Nicolette Micheli | Photo : Gervaise Imhof
Et voici le témoignage d’une bénévole qui œuvre au domaine des Barges. Enseignante à la retraite, Elfrieda Walter apporte son aide aux réfugiés.
Le domaine des Barges a toujours fait partie de ma vie. J’y suis née, j’y ai passé une partie de mon enfance et toute mon adolescence. Je l’ai quitté en 1975 pour y revenir en 1986 et, depuis, j’y passe des jours paisibles et heureux.
En 2011, lorsque l’Etat par l’Action sociale nous a convoqués pour nous expliquer que la partie du domaine où nous logions aller devenir un foyer de 2e accueil pour requérants d’asile, on nous a donné le choix : partir ou rester. Je suis restée et je ne l’ai jamais regretté.
J’ai ainsi eu la chance de côtoyer de nombreux/ses requérants/es érythréens, sri lankais, afghans, kurdes, syriens, africains, ukrainiens, etc.
C’était l’occasion pour eux de parler un peu français et de participer une fois par mois à une soirée jeux. Que de fous rires partagés autour de nos parties de UNO ou de Rummikub !
Par ma profession d’enseignante, j’ai aussi pu donner bénévolement quelques cours d’appui, puis des cours de français. Ce fut l’occasion de découvrir d’autres écritures : tigrigna, arabe, cyrillique, etc. ; d’autres religions : l’orthodoxie, l’islam et leurs pratiques. On n’imagine pas quel investissement ils font pour apprendre une nouvelle langue si différente de la leur.
Ce fut aussi l’occasion de partager un petit bout de chemin avec eux et de leur offrir un sourire, une écoute et beaucoup d’empathie. Ils en ont énormément besoin.
Après 12 ans de cohabitation, je peux dire que j’ai fait de très belles rencontres aussi bien avec le personnel encadrant qu’avec les requérants eux-mêmes. J’y ai noué des liens d’amitiés indéfectibles. C’est toujours une joie quand au détour du chemin, je suis hélée par un homme, une femme qui me dit merci et qui me raconte leur vie.
Adrien Mastrangelo propose quatre scènes de la vie de Joseph : la nativité, la fuite en Egypte, son mariage et son rêve.
Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer
Si saint Joseph prend une place importante dans le temps de Noël, habitant toutes nos crèches et marquant de sa présence le récit de la nativité, il est aussi celui dont on ne sait pas grand-chose. Tout au plus, savons-nous qu’il est de la descendance du Roi David, que c’est un homme bon et qu’il est charpentier.
Adrien Mastrangelo propose quatre scènes de sa vie : le mariage de Marie et Joseph, le rêve de Joseph, la nativité et la fuite en Egypte.
L’Evangile nous dit que Marie avait été accordée en mariage à Joseph (Matthieu 1, 18). La coutume voulait qu’après la promesse, les jeunes femmes vivent encore un an chez leurs parents avant de rejoindre leur époux. En bas à gauche du vitrail, l’artiste a choisi de mettre cette promesse en image. Marie est représentée la main droite levée, en signe d’acceptation. C’est elle qui semble prendre la main de Joseph.
« Or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par l’action de l’Esprit Saint » (1, 18) poursuit l’évangéliste. Joseph choisit de répudier Marie en secret. Décision étonnante puisque seule une répudiation publique pourrait le libérer des liens du mariage. Sur le vitrail, Joseph semble bien accablé (partie en bas à droite). L’ange s’approche, lui touchant délicatement le genou de la main gauche et indiquant le ciel de la droite : « Ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » (1, 20)
En haut à gauche se trouve la nativité. Les représentations plus anciennes – notamment médiévales – ont tendance à mettre Joseph à l’écart, dans une position de protection. Ici, l’époux de Marie est un « père comme les autres », penché sur le berceau de l’enfant qui vient de naître. Point de bergers ni de mages, la scène est familiale et intime.
La dernière scène est celle de la fuite en Egypte. Joseph ne parle pas dans l’Evangile, mais il a des songes et à chaque fois, il écoute et agit en conséquence. Bâton en main, Joseph guide la famille vers la sécurité. On ressent une forme de détermination dans la façon dont l’artiste l’a représenté.
Grâce à la générosité et à la contribution de nos bénévoles, la dernière récolte des 6 et 7 octobre derniers a répondu à nos attentes et a permis de remplir le stock qui était vide. Nous avons récolté 522 cartons dans les 10 commerces impliqués du District et 7 tonnes de marchandises.
Face au contexte actuel de la baisse du pouvoir d’achat et aux augmentations liées à la santé, à l’énergie et à l’alimentation, de nombreuses familles ont de plus en plus de peine à boucler les fins de mois. Ce phénomène ne touche plus seulement les familles à faibles revenus mais la classe moyenne inférieure est aussi durement impactée.
De janvier 2023 à la mi-décembre 2023, les Colis du Cœur ont distribué plus de 760 colis et ont apporté de l’aide à 2’550 personnes dont plus de la moitié concerne des enfants. Ces chiffres sont en croissance constante et témoignent de la progression de la précarité dans la région.
La prochaine récolte est agendée les 2 et 3 février 2024. Pour assurer la tenue des permanences dans les différents commerces, les Colis du Cœur ont besoin de plus de 250 personnes et sont toujours à la recherche de bénévoles pour compléter leurs équipes. Nous cherchons aussi des livreurs bénévoles en alternance, 1 à 2 vendredis après-midi par mois. Vous pouvez nous contacter sur cette adresse mail : info@colisducoeur-monthey.ch ou au 076 397 26 90
D’avance, l’Association, Les Colis du Cœur, tient à vous remercier du fond du cœur pour votre entraide extraordinaire car chacun représente un des maillons de cette immense chaîne de solidarité envers nos concitoyens en difficulté.
Dans l’Ancien et le Nouveau Testament, le nombre 40 est souvent associé à des périodes de test, de préparation ou de transformation. Par exemple, il a plu pendant 40 jours et 40 nuits lors du Déluge et Jésus a jeûné pendant 40 jours dans le désert.
Mais pourquoi 40 ? Y a-t-il une signification à ce nombre ?
On serait tenté d’interpréter ce nombre 40 en utilisant les codes de la numérologie telle que pratiquée actuellement. Mais ce serait une erreur : le zéro, au moment où, selon les archéologues et historiens, commence l’écriture de la Bible (l’Ancien Testament) sous le règne du roi Josias (640-609 avant Jésus-Christ), ne fait pas partie des connaissances mathématiques de l’époque (il sera introduit au VIIIe siècle par les mathématiciens indiens et sera utilisé en Europe à partir du XIVe siècle – voir L’Essentiel janvier 2023).
Cependant, en hébreu, les lettres ont une valeur numérique et peuvent être utilisées pour compter. Elles ont aussi une symbolique particulière que les exégèses de la kabbale savent interpréter.
Le nombre 40 correspond à la lettre Mem. Le symbolisme de Mem est l’Eau ou la Mère.
Mem évoque le changement, les cycles de la mort (la symbolique des mouvements de l’eau, par exemple, comme le perpétuel mouvement de sac et de ressac de l’eau sur une plage) et de la renaissance (d’où la symbolique de la mère).
Active ou passive
L’eau est une matière instable, changeante, ressemblant en cela à l’âme humaine. L’eau peut être active ou passive, destructrice ou au contraire porteuse de vie. Solide (emprisonnée par la matière), liquide (libre) ou gazeuse (spiritualisée), elle peut donc aussi bien être attirée vers le bas, c’est-à-dire vers la matière (l’ego, les instincts naturels, l’inconscient), que vers le haut (l’esprit supérieur).
L’eau peut aussi évoquer la source, la femme qui donne vie, pourvoit, nourrit, aime ses enfants. Le nombre 40 ou son équivalent, la lettre Mem, c’est donc la Nature ou le « Tout » qui est régi par la loi d’Amour, puisque tout dans l’Univers est lié et solidaire.
Le nombre 40 constitue cet appel à retourner à la source, aux eaux matricielles qui diffusent partout la vie et le progrès par-delà la mort, afin de nous redécouvrir comme les enfants de l’Univers créé par Dieu.
Vous trouvez ci-dessous les comptes de la paroisse de Vionnaz pour l’année 2022. Ce n’est pas une coutume, mais pour informer tous ceux qui pensent que la paroisse est riche, quoi de mieux que de publier les comptes. Vous remarquerez que 2022 laisse apparaitre un léger déficit qui s’accentuera car les charges du Secteur ne cessent de prendre l’ascenseur.
« La piété populaire est un trésor pour l’Eglise », affirme le pape François. L’Essentiel décrypte cette année ce qui se cache derrière les principales médailles que nous portons. Regard sur la médaille de saint Benoît, qui remonte au Moyen-Age et est utilisée pour se protéger des embuches des démons.
Avec la fête du saint Nom de Jésus et la fête de l’Epiphanie que nous célébrons au début de ce mois de janvier, l’Eglise nous invite à nous tourner vers l’Enfant-Jésus, à le contempler dans la crèche ou en les bras de sa sainte Mère, Marie, et à lui présenter nos hommages avec les Rois Mages.
Divin Enfant Jésus, nous voici prosternés à vos pieds pour vous rendre nos hommages et nous consacrer à vous pour toujours.
Vrai Fils de Dieu et de Marie, soyez remercié de tous les bienfaits dont votre naissance a été la source pour nous. Eclairez notre esprit, enseignez-nous à devenir comme des enfants pour entrer dans le royaume des cieux. Fortifiez notre volonté, attachez-la invinciblement à la vôtre, aidez-nous à purifier toutes nos intentions par le souvenir des exemples que vous nous avez donnés.
Divin Enfant, étendez vos bras et répandez vos bénédictions sur la sainte Eglise notre Mère, sur notre saint Père le Pape, sur les évêques, les prêtres et les religieux. Protégez nos familles, nos amis et nos ennemis. Veillez sur tous les enfants de l’univers, gardez le berceau des nouveau-nés, l’école des adolescents, la vocation des jeunes gens. Soyez l’appui des enfants déshérités, malades ou handicapés et des orphelins ; sauvez les enfants en danger d’avortement.
Faites-nous éprouver la Toute Puissance cachée dans votre petitesse. Convertissez les pécheurs, secourez les âmes du purgatoire et accordez-nous la grâce de vous posséder éternellement dans le ciel. Ainsi soit-il.
(Extrait du fascicule : L’enfant Jésus de Prague, abbé M. Koller, Association N.-D. du Pointet)
Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève | Photo : DR
Chère Lectrice, cher Lecteur,
Il n’y a que les poissons morts qui vont dans le sens du courant.
Ce proverbe chinois, tel que je l’ai retenu, était à choix comme thème de dissertations lors de mon collège. Il fait corps avec moi depuis. Nul souvenir des arguments de mes thèse et antithèse de l’époque… pourtant l’interpellation demeure. Comment être « un vivant » dans notre monde ?
Je pense à ce passage énigmatique de l’évangile de Luc où Jésus « passant au milieu d’eux, allait son chemin » (Lc 4, 30). Il va littéralement à contre-courant de cette foule voulant le jeter en bas d’un escarpement. Quand et comment le Seigneur nous invite-t-il à l’imiter ?
Toujours dans l’association d’idées émerge cette injonction de la constitution pastorale Gaudium et Spes (« Joie et espoir », 1965, art. 4) « l’Eglise a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Evangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée, à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques. » Le discernement des signes des temps est demandé par Jésus lui-même (Mt 16, 2-3 ; Lc 12, 54-57) et les évangiles nous montrent le caractère subversif de la Bonne nouvelle, de la Parole de Dieu.
En écho encore, cette formule de la célébration eucharistique juste avant la communion, prononcée par l’assemblée et le prêtre : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole, et je serai guéri ». Elles reprennent les paroles du soldat de l’évangile de Matthieu (Mt 8, 5-11) : l’humilité et la confiance de ce centurion romain ne sont-elles pas un exemple de contre-courant total ? Comment cette parole offerte par la liturgie, dimanche après dimanche, jour après jour, peut-elle nous fortifier à oser un contre-courant en examinant les signes du temps ?
En ce début d’année, je demande au Seigneur, pour son Eglise, le discernement, afin de participer à la lecture du temps présent et aller par les voies qu’Il souhaite, sans crainte de ne pas se conformer à « l’air du temps ». Je sollicite la grâce de sa Parole pour guérir tout ce qui empêche d’en être des témoins vivants et d’annoncer sa présence, son royaume déjà de ce monde.
Puisse-t-Il, en cette année qui s’ouvre devant nous, nous bénir et nous faire don de ses grâces afin de poser nos pas dans ceux du Christ qui nous précède.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Le management… selon Jésus Florian Mantione – Hervé Ponsot
Qui a dit que, dans l’Evangile, il n’était question que de religion ? Incroyable mais vrai, c’est également un excellent manuel de management ! Voici le livre qu’il nous fallait pour réconcilier l’attaché-case avec l’encensoir, l’homme d’affaires et le prêtre. Le livre qui nous fait comprendre, à la relecture de la vie de Jésus, son rôle de leader et l’efficacité de son discours et de sa stratégie pour convertir le monde.
Ces idées chrétiennes qui ont bouleversé le monde Jean-François Chemain
La vieille Europe, la chrétienté, est-elle en train de mourir après avoir rempli sa mission d’ensemencer le monde du christianisme ? On peut s’interroger sur la nécessité d’un tel pessimisme. L’Occident se trouve désormais au banc des accusés. A l’extérieur, on conteste son hégémonie, invoquant des griefs présents et passés. A l’intérieur, les uns, surenchérissant sur le monde, exigent qu’il fasse repentance de ce qu’il a été – conquérant, dominateur, homogénéisateur… tandis que d’autres, nostalgiques de la « chrétienté », lui font grief de ce qu’il ne serait plus assez « chrétien ». A l’heure du doute, Jean-François Chemain livre ici une réflexion puissante et originale sur les apports civilisationnels du christianisme et la légitimité de leur devenir.
Madeleine Delbrêl, née dans une famille peu croyante, perd la foi à 15 ans. Elle rencontrera à nouveau le Christ grâce à des amis chrétiens et, à 20 ans, est « éblouie par Dieu », lors d’un passage en l’église Saint-Dominique de Paris. Sa conversion la pousse à s’engager dans le scoutisme puis à travailler comme assistante sociale auprès des plus pauvres, annonçant la Bonne Nouvelle de l’Evangile dans les banlieues rouges de la capitale. Avec des amies, elle fonde une communauté qui s’attache à rencontrer les gens où ils vivent, devenir leur ami, les recevoir chez soi, s’entraider. Une biographie qui se lit comme un roman, pour nourrir l’âme des jeunes et moins jeunes.
Les plus beaux Récits de la Bible Katleen Long Bostrom
Ce n’est pas toujours aisé d’initier les enfants à la Bible. Ce livre est l’outil idéal, car il narre, à l’aide d’une langue simple et de magnifiques images, 17 histoires fameuses tirées de l’Ancien et du Nouveau Testament.
Aujourd’hui, le concept de gouvernance fait débat, aussi au sein de l’Eglise. Récemment de passage à Genève, la théologienne Marie-Laure Durand a proposé quelques pistes pour repenser la gouvernance en Eglise, à la lumière de la Bible, lors d’une conférence organisée par l’Eglise catholique à Genève (ECR).
Marie-Laure Durand.
Texte et photos par Myriam Bettens
Depuis une cinquantaine d’années, la société a évolué d’une masse homogène vers une communauté d’individus. Cette émancipation change radicalement la dynamique du pouvoir et la façon de l’exercer. Elle soulève également de nombreuses questions et pose de nombreux défis à ceux qui étaient communément considérés comme la hiérarchie. A ce propos, Marie-Laure Durand souligne l’importance de la prise en compte des singularités de chaque individu pour « faire communauté ». Elle rappelle encore la « catho-compatibilité » de cette compréhension de l’individuation en revenant à la Bible.
« La singularité est un processus anthropologiquement biblique, car il n’y a de révélation que dans une situation particulière de préoccupations ». Autrement dit, il n’y a de révélation dans la Bible qu’à partir de la singularité. « Lorsque les gens acceptent d’avoir leurs problèmes, leurs questionnements identitaires, alors la révélation peut avoir lieu. C’est parce que Moïse ne sait pas s’il est juif ou égyptien que Dieu se révèle à lui ». L’enseignante à l’Institut catholique de la Méditerranée (Marseille) estime qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur de cette singularité, « au contraire il faut s’appuyer dessus. La participation n’est jamais en contradiction avec la synodalité. Ce que l’Eglise a mis en mouvement n’est qu’un retour à la Tradition ». La théologienne a tenté de rassurer son auditoire sur la possibilité, malgré tout délicate, de gouverner des individus. Néanmoins, un changement de paradigme s’impose où la gouvernance ne serait plus un rapport de force entre imposant et subissant, mais l’adhésion entre un proposant et un acceptant. La construction de décisions demandera, certes, plus de temps et de patience, mais ouvrira une porte où l’opposition entre singularité et vivre-ensemble n’aurait plus lieu d’être.
Toutefois, un participant à la conférence s’étonne des propositions de l’oratrice. « Les pistes que vous proposez sont déjà connues depuis le pape Léon XIII dans le Rerum Novarum. Pourquoi sont-elles restées confinées à un cercle très restreint ? ». Celle-ci répond que l’Eglise a fait des choix en préférant insister sur la Doctrine morale aux dépens de la Doctrine sociale, car « ces questions-là doivent être sous-tendues par des mises en œuvre pratiques en termes de gouvernance. Or, ce que l’on vivait dans la pratique risquait de contredire les concepts. » Face à ce constat, la théologienne propose de sortir d’un mode de pensée où transcendantalité rime encore trop souvent avec gouvernance, pour se tourner vers une vraie prise en compte de la communauté dans une manière de gouverner plus horizontale.
Le roi déçu… et déchu
Dans Le roi déçu : l’exercice compliqué de la gouvernance (Cerf, 2021), Marie-Laure Durand relit la parabole matthéenne de l’invitation à la noce (Mt 22, 1-14). Dans cette version, le roi veut fêter le mariage de son fils, or il ne se contente pas de lancer les invitations, mais force des inconnus à participer aux festivités et envoie même ses troupes exécuter les invités récalcitrants. L’auteure propose dans ce petit ouvrage (83 p.) une relecture de cette parabole sur le plan de la gouvernance des organisations et les dégâts causés par un exercice trop vertical du pouvoir. Celui-ci ne laissant aucunement la possibilité de s’exprimer librement et brise, de fait, tous les liens de confiance.
« Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui» (Mt 2, 2), dirent les mages en arrivant chez le roi Hérode le Grand. Or, s’ils ont vu l’étoile c’est parce qu’ils se sont mis en quête active du moindre signe dans le ciel qu’ils avaient l’habitude de scruter. A Bethléem, l’étoile s’était arrêtée au-dessus du lieu précis où était l’enfant. Non pas dans un palais mais dans une « maison », non pas auprès d’un roi mais d’un fragile nouveau-né, non pas auprès d’un riche mais d’un pauvre. Pourtant ils ne s’y trompent pas, c’est bien lui qu’ils cherchaient, c’est bien auprès de lui que leur cœur est bouleversé. Enfin ils voient et reconnaissent dans cet enfant, le Sauveur.
Certes, il n’y a pas toujours des signes pour dire Dieu dans le ciel de nos vies mais il suffit d’un seul comme celui qui fut accordé aux mages pour découvrir ce que nous ne pensions pas pouvoir découvrir. Car rencontrer le Christ Jésus, ce n’est pas une fin, c’est toujours un commencement, c’est toujours une naissance ou une renaissance, un chemin nouveau, un chemin fait d’inattendu, un chemin encore inconnu, encore à découvrir. Aussi la rencontre avec le Christ nous pousse toujours vers un ailleurs, guidés non plus simplement par une étoile mais par l’Esprit de Dieu qui nous montre le chemin. Voilà le chemin de la foi, qui ne s’arrête jamais et se renouvelle sans cesse.
Pour la suite de cette année qui s’ouvre, je souhaite à toutes et à tous de continuer avec persévérance et espérance votre marche vers l’inconnu de Dieu, de prononcer les paroles et de poser les gestes qui illuminent le cœur des autres et leur existence, d’être chacun-e des étoiles qui les guident et les éclairent sur les chemins de leur vie, à la lumière du Christ !
Le nom de Jésus a une origine divine, puisque c’est l’archange Gabriel qui a donné à Marie le nom qu’elle devait donner à Jésus : « Voici que tu vas concevoir un enfant, tu vas enfanter un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il dominera sur la maison de Jacob pour toujours, et son règne n’aura pas de fin. » (Luc 1, 31-33) Joseph a également reçu l’attribution du nom de Jésus par un messager de Dieu : « … c’est à lui que tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui rachètera son peuple de ses péchés. » (Matthieu 1, 21)
L’attribution du nom n’était pas sans importance à l’époque de Jésus, car le nom porte en lui-même une signification plus profonde. Ainsi, Anne signifie en hébreu « celle qui est bénie ». Noé représente celui qui apporte le repos. Le nom de Jésus, issu de l’hébreu Yeshua, signifie : « Le Seigneur est salut, il est salut. » Jésus est le nom qui, selon la volonté de Dieu, a été donné à son fils. Jésus est également désigné par le titre de Christ et signifie Messie, l’oint. L’onction était réservée aux rois, aux prêtres et aux prophètes. Par le baptême, chaque chrétien participe à la royauté, à la prêtrise et à la prophétie du Seigneur.
Anciennement dans l’Eglise, on utilisait l’abréviation IHS, qui signifie Iesus Hominum Salvator. Traduit : Jésus, Sauveur des hommes ou interprété populairement comme Jésus, Sauveur, Bienheureux. Une autre interprétation du nom est In Hoc Salus : en lui est le salut ou In Hoc Signo vinces : dans ce signe tu vaincras. La vénération du nom de Jésus a été encouragée par le saint père franciscain et prêtre Bernardin de Sienne (1380-1444). Le monogramme du Christ IHS est utilisé par les jésuites dans les armoiries de leur ordre.
Aujourd’hui, la vénération du nom de Jésus a trouvé sa place dans l’année liturgique et c’est ainsi que toute l’Eglise célèbre le 3 janvier la fête du très saint nom de Jésus. Le verset d’ouverture de la célébration eucharistique est tiré de l’épître aux Philippiens et fait resplendir la puissance du nom de Jésus : « Au nom de Jésus, que toutes les puissances dans les cieux, sur la terre et sous la terre fléchissent le genou, et que toute langue confesse : Seigneur Jésus-Christ dans la gloire de Dieu le Père. » (cf. Ph 2, 10-11)
L’évangéliste Jean renvoie aux paroles de Jésus, qui associe le nom de Jésus à la prière : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent, vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. » Comme le peuple d’Israël, en tant que peuple privilégié, invoque le nom de Dieu, prions le Seigneur en son nom pour la paix dans le monde et dans nos familles. Demandons-le avec confiance et générosité.
On est toujours le fils de quelqu’un. Vrai pour les hommes et les femmes de tous les temps. Vrai aussi pour les églises. Notre église paroissiale de Monthey, née en 1851, n’échappe pas à la règle. Elle est fille de Santa Maria Maggiore, dans le val Vigezzo, une des sept vallées latérales du val d’Ossola, une large vallée italienne de la rivière Toce, dans le Piémont, affluent du lac Majeur.
Le val Vigezzo est connu sous le surnom de « vallée des Peintres » ayant jadis abrité bien des artistes paysagistes ou portraitistes. C’est ainsi que l’édifice actuel de notre église paroissiale de Monthey doit son goût italianisant (exceptionnel dans cette région !) à ces peintres piémontais.
Sur la route de mes vacances, entre Domodossola et Locarno, en octobre dernier, j’ai assisté à la messe dominicale à Santa Maria Maggiore. J’y ai pris quelques photos. Comme un pèlerin. Avec toute la dévotion qu’un fils doit à sa mère 😊.
Le village de Muraz a connu une animation nocturne particulière au cours du samedi soir 2 décembre et du dimanche soir 3 décembre 2023. Dans le cadre des 9es nuits valaisannes des images, sous la direction de la fondation Edelweiss, et avec le concours de l’Association du Vieux Collombey-Muraz la place sous l’église a connu une affluence particulière. Différents groupes, chorales, fanfares… s’y sont produits. L’on s’est pressé en outre pour une visite guidée des fouilles archéologiques sous l’église paroissiale de Muraz. Un petit train a emmené les voyageurs pour un « tour du village ». Et au passage l’on pouvait contempler divers édifices illuminés de manière féérique !
La Chorale de Muraz.
Le Chœur mixte de Collombey.
La fanfare « La Villageoise » de Muraz.
La fanfare « Les Colombes » de Collombey.
Ancienne église de Muraz, démolie en 1895 (à partir d’une photo d’archive).
La rénovation de l’église paroissiale de Muraz en 1972 a mis à jour dans son sous-sol des vestiges de différents édifices : d’abord d’une villa romaine du Ier siècle, puis d’une seconde villa romaine, puis d’un premier oratoire vers le VIe siècle, puis d’un second oratoire ou chapelle, puis d’une église du XVIIe siècle, puis de l’église démolie à la fin du XIXe siècle.
A partir d’une photo prise lors de la rénovation de l’église en 1972.
L’activité financière au sens étroit du terme recouvre les transactions intertemporelles, celles qui font le pont entre aujourd’hui et demain à l’instar d’un crédit, d’un contrat d’assurance ou d’un investissement boursier ou immobilier. Dans chacun de ces cas, la somme payée ou reçue aujourd’hui est connue, alors que la valeur future de l’actif est incertaine. C’est la raison pour laquelle l’activité financière est parfois qualifiée, de manière imagée, de « commerce de promesses ». Ainsi, comme toute promesse, la finance repose sur la confiance. Sans confiance, pas de finance.
L’attitude chrétienne, en finance, exige de toutes les parties, comme préalable à la confiance, une bonne dose de prudence et de circonspection. Le vendeur de services doit faire attention à ne pas promettre plus qu’on ne peut raisonnablement attendre, alors que l’acheteur doit veiller à ne pas céder au chant des sirènes – aussi doux soit-il – et ne pas se dessaisir de son bon sens. Prudence et circonspection impliquent donc l’humilité et la capacité de renoncer à ce qui apparaît comme trop beau pour être vrai. En un mot – du réalisme et de la mesure. Tout un programme.
Le dimanche le plus proche du 13 novembre, Collombey-le-Grand est en fête pour Notre-Dame des Sept Joies. Cette année encore, la chapelle était pleine des chanteurs du chœur mixte et paroissiens qui sont venus pour se réjouir avec la Vierge Marie. La fête s’est poursuivie toute la journée avec une brisolée sous l’abri bienvenu de la tente près du four. Merci au Fournil de rehausser la fête patronale de ce fraternel repas. Rencontre avec son président Marc Hauswirth qui nous raconte.
Propos rapportés par Valentin Roduit | Photos : Simone Lattion, Association le Fournil
Qu’est-ce que le Fournil ? Le Fournil est une association née en 2001, mandatée à l’époque par la commune pour déplacer le four de la grange Pistoletti lors de sa démolition. Le four n’a pas pu être déplacé comme tel, il est parti en poussière quand il a fallu le démonter.
Seule la plaque mentionnant son année de construction 1848 a pu être récupérée.
Ça n’a pourtant pas arrêté le projet citoyen, puisqu’un nouveau four a vu le jour en 2002.
Depuis, l’association continue à faire vivre Collombey-le-Grand.
Comment peut-on faire vivre un village ? L’association rassemble la population lors de 4 manifestations où le four tourne. A chaque fois, il faut une semaine pour faire chauffer le four progressivement. Puis c’est notre boulanger Henri Vanay qui fait le pain et les gâteaux durant toute une journée. Il est professionnel, il faut bien ça parce qu’il y a du débit… quelque 500 miches pour la fête du pain !
Quelles sont les 4 fêtes de Collombey-le-Grand ? Il y a la fête du pain le samedi du Jeûne fédéral, le dimanche de la fête patronale, la fenêtre de l’Avent un samedi de décembre et le samedi des Rameaux. A chaque fois, les membres de l’association – une septantaine – sont invités à commander ce qu’ils veulent, et un apéro est organisé près du four. Lors de la patronale, le petit déjeuner est proposé avec le pain du four et la brisolée est offerte aux membres. La fête du pain et la fenêtre de l’Avent sont quant à elles ouvertes au grand public.
Quels sont les défis de votre association ? Actuellement, ce n’est pas facile de trouver des jeunes pour faire vivre l’association. Il faut toujours s’adapter à notre temps. D’ailleurs, pour l’anecdote, nous avions commencé avec la soupe à Camille, ça marchait bien. Mais maintenant, nous avons dû nous renouveler avec les nouvelles générations et nous proposons des hamburgers, lors de la fête du pain.
Hommage à Camille Chervaz (à droite), membre fondateur du Fournil décédé en automne 2022.
Devenir membre du Fournil ?
Bienvenue parmi nous, contactez Marc au 079 565 13 36.
Les dons : une source de financement pour l’Eglise. Qui prendra soin de ne pas blesser autrui par son action financière.
La finance chrétienne catholique encadre des opérations de nature bancaire et financière par des principes moraux directement issus de l’interprétation des textes religieux chrétiens (Ancien et Nouveau Testament) et de la doctrine de l’Eglise catholique romaine (Doctrine sociale de l’Eglise).
Par Pierre Guillemin | Photos : DR, Flickr, PxHere
Le Vatican dispose d’un Conseil pontifical Justice et Paix.
Si l’on cherche le fil directeur de la pensée chrétienne appliquée à la finance, ce sera la volonté constante de ne pas blesser autrui par son action financière directe (l’usure par exemple) ou indirecte (environnement, pollution, conditions de travail…).
Le taux d’intérêt
Les taux d’intérêt sont les piliers de la vie économique : ils affectent l’ensemble des agents économiques comme les entreprises, les banques, les administrations et les individus.
Historiquement, le crédit à intérêt est présent dès 3000 ans av. J.-C. : on retrouve trace de telles pratiques dans la civilisation sumérienne. Les taux d’intérêt sont de 33.3 % pour les prêts en grains et 20-25 % pour les prêts en argent-métal. Mais à cette époque, la monnaie n’existe pas encore, on pratique alors l’échange de marchandises, le troc comme base des transactions.
Dès 325 après J.-C., le premier Concile de l’Eglise chrétienne interdit le prêt à intérêt en se référant au texte du Deutéronome 23 : 19-20 : « Tu n’exigeras de ton frère aucun intérêt ni sur l’argent, ni sur les denrées, ni sur aucune chose qui se prête à intérêt. Tu pourras tirer un intérêt de l’étranger, mais tu n’en tireras point de ton frère, afin que l’Eternel, ton Dieu, te bénisse dans tout ce que tu entreprendras au pays dont tu vas prendre possession. » Ce texte pose un problème au point de vue économique en ne rendant pas égaux les acteurs économiques : on crée ainsi une distorsion entre chrétiens et non-chrétiens, juifs et non-juifs très illustrative du comportement des populations du Moyen Age. Les banquiers lombards contournent la règle en instituant des « contrats de change » et des « contrats de société ».
Conscients des déviations de la règle et des blocages qui en résultent, Luther, Calvin et Zwingli légitiment les prêts à intérêt au XVIe siècle donnant un avantage considérable aux pays protestants en favorisant le financement des entreprises et des projets économiques leur permettant ainsi de grandir, de se fortifier et de développer plus vite de nouveaux produits et technologies. Au XVIIIe siècle, les pays catholiques lèveront petit à petit cette réprobation morale sur le sujet, mais la culture de ces pays reste encore de nos jours très marquée par cette notion d’argent « péché ».
Pourtant, les Evangiles abordent cette question de l’emprunt d’une manière claire et sans en nier l’existence, bien au contraire. Par exemple, la parabole des talents souligne l’importance d’employer les ressources de manière productive et responsable.
« Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé et que j’amasse où je n’ai pas vanné ; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. » Matthieu 25 : 26-27
D’une préférence à l’autre
Les théories économiques justifient l’existence de l’intérêt. En économie néo-classique, par exemple (fin XIXe et XXe siècles), les agents ont une prédilection pour le présent : ils préfèrent consommer immédiatement plutôt que dans un futur toujours incertain. De ce fait, l’intérêt représente la rémunération pour ne pas consommer immédiatement. En économie keynésienne1, le taux d’intérêt exprime la préférence pour la liquidité : les agents peuvent conserver leur épargne soit sous forme de dépôts monétaires non rémunérés, soit sous forme d’actifs rémunérés. Il faut donc offrir un intérêt positif aux agents qui acceptent de détenir une partie de leur épargne sous une forme moins liquide, notamment en obligations permettant un financement des entreprises.
L’avertissement de saint Paul
Pourtant, la véritable question ne vient pas tant du taux d’intérêt en lui-même, mais de l’exagération qui découle d’une situation jugée avantageuse par les agents économiques aujourd’hui et demain, car elle conduit, du fait d’un excès de confiance, à l’usure et au surendettement et finit par des krachs économiques et financiers (parmi les plus récents : 1929, 1987, 2001-2002, 2008, 2022). D’un point de vue académique, cette exagération a fait l’objet de nombreuses études comportementales et mathématiques : citons les travaux du Professeur Didier Sornette, à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich, qui démontre, par la modélisation mathématique, que tout système physique, économique, démographique lié à une notion de croissance, génère des situations extrêmes (exagération) et finit inévitablement par subir des chocs, parfois brutaux, qui font « éclater la bulle ».
Saint Paul nous met en garde contre cette exagération dans sa lettre aux Romains 13 : 7-8 : « Rendez à tous ce qui leur est dû : l’impôt à qui vous devez l’impôt ; le tribut à qui vous devez le tribut ; la crainte à qui vous devez la crainte; l’honneur à qui vous devez l’honneur. Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. »
Saint Paul met ainsi l’accent sur les responsabilités des chrétiens envers les autres, au sens le plus large du terme, encourageant l’évitement de l’endettement et le respect des engagements financiers. Ce verset souligne l’importance de l’amour envers son prochain, considéré comme une dette constante et éternelle. Il rappelle également la nécessité de remplir ses obligations financières, comme payer les impôts et éviter de s’endetter.
L’éthique chrétienne du financement
La finance et ses acteurs doivent avant tout se préoccuper de l’objet de leurs actions. De nombreuses déclarations, articles et livres sur le sujet ont été publiés ces dernières années et notamment par les Conseils Pontificaux 2.
En 1996, le Conseil Pontifical Cor Unum écrivait : « La destination universelle des biens implique que l’argent, le pouvoir et la réputation soient recherchés comme des moyens pour : a) Construire des moyens de production de biens et de services qui puissent avoir une réelle utilité sociale et promouvoir le bien commun. b) Partager avec les plus défavorisés, qui incarnent aux yeux de tous les hommes de bonne volonté le besoin de bien commun : ils sont en effet les témoins vivants de la carence de ce bien. Mieux encore, pour les chrétiens, ils sont les enfants chéris de Dieu qui, par eux et en eux, vient nous visiter. […]. »
En juin 2013, le Conseil pontifical Justice et Paix publiait une note intitulée Postures chrétiennes face à la finance dans laquelle il écrivait : « La finance n’est plus organisée autour des défis à relever pour faire avancer le bien commun en favorisant des projets réels et socialement bénéfiques, mais repose sur la logique d’un marché d’actifs perçus comme autant de produits à commercialiser, d’un risque qu’il faut réduire à zéro et du plus grand profit individuel sur le court terme. […] Les choix financiers sont-ils au service d’une dynamique globale ou de notre seule promotion, du bien commun ou de notre seul intérêt privé ? »
Ethique et morale
Enfin dans son livre intitulé Finance catholique, Antoine Cuny de la Verryère présente sept principes financiers catholiques (« princificats ») : prohibition du court-termisme, prohibition des investissements non vertueux, obligation de privilégier l’épargne vertueuse, prohibition des profits injustes, obligation de partage des profits, obligation de transparence, obligation d’exemplarité financière. « La finance chrétienne est une finance éthique qui cumule, à la fois, les critères de la finance durable ou « finance ISR » (ISR = Investissement Socialement Responsable) et ceux de la finance solidaire. En outre, elle ajoute d’autres critères éthiques spécifiques à la religion chrétienne. »
Les questions soulevées par la « finance chrétienne » sont complexes mais, dans tous les cas, il s’agit d’abord de répondre à toute forme d’exagération génératrice de crises et d’appauvrissement. Dans cette optique, concluons avec Clives Staples Lewis : « On ne peut pas rendre les hommes bons par la loi et sans hommes bons, on ne peut pas avoir une bonne société. C’est pourquoi nous devons poursuivre en réfléchissant à la seconde chose : la moralité à l’intérieur de l’individu. »
1 D’après John Maynard Keynes (1883-1946), économiste britannique considéré comme le fondateur de la macroéconomie moderne.
2 Les conseils pontificaux sont devenus des dicastères en 2022 avec la nouvelle constitution de la Curie romaine Praedicate Evangelium.
La bourse de New York, symbole de l’excès de confiance, fut au centre de plusieurs krachs financiers.
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