Votre paroisse, ce sont eux

Nous annonçons des merveilles

Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur

Celui qui est à l’origine de tout, m’a donné la vie. A moi de découvrir son sens et de goûter à sa saveur… de l’apprécier et m’en réjouir. Le Créateur fait de moi son collaborateur, son partenaire… 

Par son Fils Jésus, le Christ, je reçois une dignité plus grande encore : désormais, celui par qui tout existe, cet Absolu, permet que je l’appelle « Père » ; il fait de moi son enfant, m’offrant plus qu’une aventure terrestre. Jésus, qui a donné sa vie pour moi et qui a vaincu la mort, m’assure d’une vie pour toujours. Quelle merveille ! Et quelle magnifique mission de la proclamer !

L’Eglise – la communauté fondée par le Christ – est chargée depuis des siècles de proclamer les merveilles de Dieu, de sa création et des humains, ses enfants. Par le baptême, je suis plongé dans la Vie de Dieu et je suis envoyé pour dire… pour crier, ou pour murmurer… à temps et à contretemps : « L’homme, tu vaux plus que tu penses ! »

C’est superbe d’être une communauté pour vivre ensemble des mêmes grâces : célébrer le Seigneur de tout, se donner pour les autres ou encore annoncer les merveilles…

Aujourd’hui, nous présentons la vie de notre grande paroisse, en te souhaitant, chère lectrice / cher lecteur de te sentir accueilli et chez toi. Engage-toi pour proclamer les merveilles, et tu deviendras encore plus joyeux !

Les dons sont variés… les services sont variés… les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous.

S’engager pour la communauté

Par Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse

Les cinq premières années de la nouvelle paroisse Saint-Laurent Estavayer se sont écoulées, cinq années de présidence durant lesquelles beaucoup d’éléments, d’informations ont été regroupés et naturellement des décisions à prendre.

Mes motivations à être conseiller de paroisse ou… comment j’en suis arrivé là ? Un peu par hasard et beaucoup de désirs de faire quelque chose pour ma communauté. C’est suite aux Céciliennes organisées à Lully, où je faisais partie du comité d’organisation, que Benoit Pillonel, président de paroisse de Lully, m’a approché pour me demander de siéger au conseil et prendre sa place de président. D’un côté, la joie et l’honneur que l’on ait pensé à moi et, de l’autre, je ne le cache pas, l’inquiétude de l’inconnu. 

La flamme pour s’investir

Mais finalement, au fil des années et des rencontres, on s’aperçoit que toutes les personnes qui œuvrent pour notre paroisse ont le même but, « le bien-être de la communauté, l’entretien et la mise en valeur de nos bâtiments, que les Fêtes soient belles, réussies, porteuses de joie et de satisfaction ». Je ne peux que remercier les paroissiens de la confiance qu’ils portent au Conseil de paroisse. 

Je rajouterais que les défis de la préparation de la fusion de nos 12 anciennes paroisses fut également une grande motivation pour continuer. La mise en place de la nouvelle Paroisse Saint-Laurent Estavayer représenta également un gros challenge vu les attentes de nos communautés. Il y a encore du travail. et c’est ça qui me fait garder la flamme de l’investissement pour la communauté.

Des visites appréciées des personnes seules

Par Christiane Pochon, visiteuse à domicile 

Il y a environ 20 ans, le prêtre de notre paroisse m’a proposé d’exercer le service d’auxiliaire de la communion. D’abord étonnée par cette demande, je me suis engagée avec conviction. 

Après une journée de formation, j’ai contacté quelques personnes seules pour leur proposer une visite afin de leur offrir le sacrement de l’eucharistie. Quelle joie pour ces gens qui n’avaient plus la possibilité d’assister à la messe !

Partager ce temps d’amitié est très important. Pour moi, ces moments sont très enrichissants. Toutes ces personnes sont maintenant décédées et je regrette de ne plus continuer ce mandat pour le moment. Je reste toujours à disposition pour de nouvelles demandes.

Le Conseil de paroisse me sollicite également pour visiter les ainés de notre communauté qui résident dans les homes ou à leur domicile. Pour ces paroissiens,  c’est essentiel de maintenir le contact avec les habitants de nos villages. J’ai aussi beaucoup de plaisir et de satisfaction à passer un moment avec eux.

Un sacristain de 15 ans ou… quand l’engagement n’attend pas !

Portrait de Mikel-Ange Sancho, sacristain  à Seiry

L’image d’un sacristain est souvent celle d’un monsieur âgé et bedonnant. Mais détrompez-vous, chez nous ce n’est plus le cas depuis longtemps ! La preuve : plusieurs jeunes sacristains sont actifs dans nos communautés. Et à Seiry, Mikel-Ange œuvre depuis le début de l’année et du haut de ses 15 ans, il est certainement un des plus jeunes sacristains du canton !

Il a commencé son engagement à l’église comme servant de messe vers l’âge de 8 ans, sur recommandation de son papa. Mais il participait déjà à la messe auparavant avec sa famille.

Cet automne, de nouveaux jeunes servants sont venus renforcer la cohorte de Seiry. C’est ainsi qu’il répond à l’appel de Julien Messer de prendre le relais comme sacristain. Et Mikel-Ange accepte volontiers cette nouvelle mission ! Pour lui, ça ne change pas grand-chose, si ce n’est qu’il découvre la messe sous un autre angle.

Comme sacristain, il se rend avant tout le monde à l’église pour préparer le matériel nécessaire pour le prêtre ainsi que les micros. Il accueille, conseille les servants et veille sur eux pour que tout se passe bien durant l’office.

Malgré un peu de stress, il trouve beaucoup de satisfaction dans cette nouvelle fonction.

Faire que l’Eglise soit là quand il faut !

Par Gery Stuart, membre du Conseil de communauté de Cheyres

Je viens de… Whitefield, Manchester. La messe avait lieu chaque dimanche d’abord dans une salle, puis à l’église Saint-Michael ; mes parents étaient les membres fondateurs de cette communauté. Je suis arrivée à Cheyres en 2017 après plusieurs autres lieux de résidence et ai découvert que je vivais à 2 minutes de la belle église Saint-Nicolas. Etant catholique pratiquante, il n’a jamais été aussi facile pour moi d’assister à la messe et de fréquenter la communauté paroissiale.

Je suis maintenant à la retraite et j’ai du temps à redonner à l’Eglise qui m’a soutenue tout au long de ma vie.

Je me suis sentie honorée d’avoir l’opportunité de rejoindre le Conseil de communauté et de pouvoir faire ce que je peux, selon mes moyens – car le français n’est pas ma langue maternelle – pour aider et développer notre communauté de Cheyres.

Nous vivons dans un monde très matérialiste, mais je veux que l’Eglise soit là quand les gens ont des besoins.

Voilà le motif de mon engagement paroissial.

Ensemble pour faire grandir l’esprit de fraternité

Par Rachel Jeanmonod, animatrice pastorale et membre de l’équipe pastorale 

En tant que membre de l’équipe pastorale, je fais partie du groupe de personnes qui se partagent la charge pastorale. Cette équipe est mandatée par l’évêque pour coordonner et animer la pastorale. Sa mission consiste à permettre aux différentes communautés chrétiennes locales de vivre et de célébrer leur foi. Dans notre paroisse, elle est composée de deux prêtres et de cinq agents pastoraux laïcs. 

Ensemble, nous cherchons à faire grandir l’esprit de fraternité au sein des communautés et veillons à préserver l’unité. Nous accompagnons les différents conseils de communauté afin que ceux-ci puissent, à leur tour, susciter et accompagner l’engagement d’autres fidèles. Nous sommes tous envoyés pour une même mission : celle de faire fructifier l’annonce de l’Evangile, la prière et la célébration, la solidarité et l’œcuménisme. 

Une source de joie

Pour moi, le travail en équipe est source de joie. J’apprécie énormément les relations fraternelles et amicales qui nous lient les uns aux autres. A l’image de toute la communauté, chaque équipe est riche des différents charismes des personnes qui la composent. Ainsi chacun de ses membres, comme l’ensemble des baptisés, peut apporter sa pierre à l’édifice afin de témoigner ensemble de la vie du Christ et de rayonner de son Amour.

« Etre membre d’un groupe de l’Evangile à la maison me fait du bien »

Par Nadia Buffat, membre du groupe de Vuissens

Notre groupe de lecture de l’Evangile à la maison est composé de huit personnes qui, comme moi, avons vécu notre baptême ou notre confirmation il y a quelques années. Nous nous réunissons environ tous les mois. J’avais déjà vécu une première expérience dans un autre groupe il y a quelques années. Quand on m’a demandé de rejoindre celui-ci, j’ai hésité, car je ne connaissais pas les gens. Mais j’ai osé faire le pas et je ne le regrette pas du tout !

Ce qui m’attire, c’est le fait de nous retrouver entre personnes croyantes souhaitant échanger et partager sur notre foi. ça fait du bien d’être entre frères et sœurs en Christ ! On ne peut pas forcément partager ce genre de choses avec notre entourage.

Ce qui est génial avec la Bible, c’est qu’on peut toujours faire un lien avec notre vécu du moment et qu’on revient toujours à l’essentiel.

Et de plus, ces temps d’échanges et de partages se font toujours dans la bonne humeur !

Les chœurs d’Eglise : une belle découverte

Par Marion Pagin, directrice du chœur mixte d’Aumont-Nuvilly 

La musique fait partie de ma vie depuis mon enfance et j’ai su très vite que j’en ferai mon métier. J’ai d’abord étudié la flûte traversière et le piano au conservatoire d’Orléans (France) d’où je suis originaire ; puis le chant classique, en parallèle de mes études de musicologie à l’université de Tours. 

C’est à l’université que j’ai découvert avec enthousiasme la direction de chœur. Après un passage par le conservatoire de Lyon, je suis arrivée en Suisse en septembre 2014 pour y poursuivre mes études de chant lyrique et obtenir ainsi un master d’interprétation concert en 2019. Depuis, je chante comme soliste et choriste au sein de chœurs professionnels ou renfort au sein de chœurs amateurs. 

Ah, le beau répertoire fribourgeois !

Sans oublier bien sûr les chœurs d’église que j’ai grand plaisir à diriger. En France je ne connaissais que les chœurs profanes, et cela a été une belle découverte et un nouvel apprentissage de travailler avec des chœurs paroissiaux. Quelle joie également de découvrir la tradition chorale fribourgeoise et son magnifique répertoire ! 

Je me réjouis déjà de retrouver, après la pause estivale, les paroisses d’Aumont-Nuvilly ainsi que mes chers choristes, tout autant sympathiques qu’excellents chanteurs, pour les nouvelles aventures qui nous attendent, à commencer par les Céciliennes en novembre. Et, bien sûr, pour l’animation des messes, que nous avons toujours à cœur de chanter avec enthousiasme pour magnifier la célébration et accompagner les fidèles tout au long de la liturgie.

« J’ai le sentiment de semer des petites graines »

Par Mélanie Hutter, catéchiste

Je m’appelle Mélanie Hutter, j’ai 37 ans. Avec mon mari, nous avons trois enfants âgés de 4, 10 et 13 ans. La paroisse Saint-Laurent a toujours fait partie de ma vie depuis ma petite enfance grâce à l’engagement de mes parents et aujourd’hui grâce à ma propre mission de catéchiste auprès des enfants des classes staviacoises de 3H et 4H. Je vais entamer ma 8e année de catéchèse après avoir commencé lorsque mon aînée était en 3H.

On dit que les parents sont les premiers éducateurs de la foi de leurs enfants. Pour moi, pouvoir combiner ce rôle d’éducatrice et de catéchiste a été un déclic. C’est une joie de rencontrer ces enfants semaine après semaine et de vivre un moment de partage et de prière avec eux. J’ai le sentiment de semer de petites graines dans leur cœur. Peut-être que celles-ci ne germeront pas tout de suite, peut-être même jamais – cela ne nous appartient pas – mais elles sont là ! Et un jour, qui sait, ces enfants auront envie d’en prendre soin. Ils sauront alors qu’ils ont un compagnon de vie inconditionnel avec qui ils peuvent partager les bons moments comme les moins bons…

Un appel aux jeunes à s’engager

Par Colette Tettamanti, présidente du Conseil de communauté d’Estavayer-le-Lac 

C’est depuis mars 2004 que je suis au service de notre communauté, et ceci jusqu’à la fin 2017 comme conseillère paroissiale et depuis le 1er janvier 2018 en qualité de présidente du Conseil de communauté d’Estavayer-le-Lac.

Lorsque j’ai accepté ces mandats, je ne me rendais pas compte du travail que cela impliquait et du temps que cela me prendrait. Toutefois, j’ai eu beaucoup de plaisir à accomplir, en premier lieu, la fonction de conseillère qui m’a fait découvrir la vie paroissiale.

De multiples et riches contacts

Les contacts ont été très enrichissants tant avec les prêtres et toutes les personnes qui s’impliquent dans la vie paroissiale qu’avec les maîtres d’état impliqués dans l’entretien de la Collégiale Saint-Laurent. J’ai beaucoup appris en collaborant avec le service culturel, le conservateur d’art, les tailleurs de pierre et les différents corps de métier, les contacts ont toujours été très cordiaux. A cela s’ajoutaient l’organisation des apéritifs, la mise sur pied de certaines fêtes, telles que la Fête-Dieu, la Saint-Laurent, en collaboration avec  les sacristains et les personnes impliquées dans l’événement.

Depuis le 1er janvier 2018, la présidence du Conseil de communauté est également très prenante et je peux compter sur mes collègues qui collaborent avec une grande efficacité dans l’organisation des différents événements religieux et qui font le lien entre les personnes engagées et la paroisse. 

Mon souci est la relève et j’encourage les jeunes à se mettre au service de nos communautés, qui sont, il faut le dire, vieillissantes. Ayons confiance en l’avenir.

« Etre active dans notre Conseil de communauté est un enrichissement »

Par  Bernadette Joye-Losey, membre du Conseil de communauté du secteur Est de la paroisse

Je suis engagée depuis longtemps dans la paroisse de Bussy d’abord comme caissière et concierge de l’église. « Après la fusion des paroisses, j’ai commencé à être active dans le Conseil de communauté du secteur Est de la nouvelle paroisse. 

La vie de la paroisse m’est très chère. D’ailleurs j’aime être au service des paroissiens et faire le lien avec la grande paroisse. Mon engagement découle de ma foi reçue durant mon enfance. Je me rends compte que chaque petit rôle a son importance pour la vie de la communauté locale. Donner de mon temps pour les paroissiens me donne beaucoup de joie. Cela me permet d’être en contact avec les personnes et de créer des amitiés. 

Dans les rencontres du conseil, je me sens concernée pour préparer les cérémonies spéciales du secteur. J’ai du plaisir à travailler ensemble car il y a une bonne ambiance. Je ne peux qu’encourager les personnes à oser s’engager pour dynamiser encore plus la paroisse. Durant le Covid, nous avons été très sollicités (traçage et désinfection). Je me suis rendu compte de l’importance du lien avec ma famille et les autres. C’est un enrichissement réciproque ! Croire m’aide pour la vie de tous les jours et plus intensément lors de moments difficiles.

Une présence chrétienne auprès des résidents en EMS

Par Régine Giacomotti-Mafunu, aumônière

En tant qu’aumônière, je suis formée et envoyée par l’Eglise catholique au sein d’institutions médicalisées pour être une présence chrétienne avec une dimension spirituelle et pastorale. Depuis 2010, j’assure cet accompagnement auprès de personnes âgées dans les 4 EMS de la Broye fribourgeoise. 

Il s’agit, en effet, d’une présence humaine précédée par la présence divine. Cet accompagnement consiste à prendre en compte les détresses et les ressources spirituelles des résidents tout en respectant leurs convictions confessionnelles respectives. Cette prise en charge comprend principalement une écoute tant active qu’attentive des questions spirituelles et existentielles pour mieux les soutenir au quotidien. 

A part cet accompagnement spécialisé et personnalisé, je participe aux activités liturgiques et essaie, selon la volonté des familles, de répondre aux éventuelles demandes religieuses en organisant des célébrations adaptées. La dimension essentielle de mon travail est d’assumer une présence pastorale au service des aînés fragilisés afin de leur apporter réconfort et espérance.

Un engagement aux multiples facettes

Par Laura Pochon, présidente du Conseil de communauté du secteur sud

Voici quelques lignes pour me présenter. Je m’appelle Laura Pochon, j’habite à Montet. Je suis mariée à Michael Pochon et nous avons trois enfants de 14, 9 et 5 ans. J’ai 37 ans et je travaille à l’accueil extrascolaire à Aumont pour la commune de Les Montets.  

Au sein de notre Unité pastorale Saint-Laurent, je m’occupe de différentes tâches. Il y a 5 ans, j’ai commencé à transmettre ma foi à travers la catéchèse aux enfants de 3 et 4e harmos à Nuvilly dans le cercle scolaire de Les Montets-Nuvilly. Par la suite, j’ai accepté la mission de la présidence du conseil de ma communauté. Il m’est confié d’animer les conseils, de m’occuper des servants de messe avec Mme Reggiani-La Faci, de sonner les cloches lors des décès à l’église de Montet mais également d’assister aux conseils pastoraux de notre paroisse.

Tout cela m’apporte énormément dans ma vie au quotidien. Le partage, l’amitié,  donner du temps au service des  gens, rassembler les paroissiens de ma communauté mais  aussi « semer la parole de Dieu » aux enfants du caté toutes les semaines, tous ces échanges sont pour moi de grands moments de réconfort proche du Seigneur pour vivre ma foi.

Nous avons besoin de l’engagement de tous !

Par l’abbé Bernard Alassani, prêtre de la paroisse

Il est souvent difficile de décrire ses sentiments ou de les exprimer parce que c’est quelque chose d’inexplicable et ils changent au jour le jour. Alors à chaque fois que quelqu’un me demande comment tu vas ? Ou comment ça va dans la paroisse ? Je réponds toujours ça va et ça va très bien, spécialement en été parce que le soleil vient illuminer encore plus nos activités et notre vie. 

Cette réponse n’est pas pour cacher ni le stress, ni la solitude ou les difficultés mais elle traduit mon ressenti de tous les jours ; ce que je vis chaque jour. La joie de rencontrer du monde avant et après les célébrations, la joie de donner du caté et de faire le parcours de confirmation, la joie de vivre mon ministère dans la paroisse. Cette joie, j’essaie de la communiquer dans mon vécu de chaque jour, ce qui n’est pas facile tout le temps. 

Voici bientôt quatre ans que je suis dans la paroisse, nous avons cette lourde responsabilité d’être porteurs de joie et d’espérance pour le peuple de Dieu surtout dans ces périodes post Covid ; les conflits qui sont à nos portes et les situations difficiles et de précarité de certaines familles. Il faut le reconnaître qu’en nombre réduit dans le ministère sacerdotal, la charge devient de plus en plus grande et nous avons énormément besoin de l’implication de tous les chrétiens baptisés, de tous les paroissiens dans toutes les communautés et surtout des agents pastoraux laïcs pour nous soutenir dans notre mission. Merci à vous, précieux agents pastoraux ! Aujourd’hui plus que jamais, l’Eglise a besoin de tous les baptisés, notre paroisse a besoin de tous les paroissiens et de toutes les paroissiennes pour l’annonce de la Bonne Nouvelle et faire vivre la paroisse tout entière. Merci de vous engager !

Le secrétariat paroissial : un centre névralgique !

Par Claudia Moret, secrétaire paroissiale

Travaillant au secrétariat paroissial depuis janvier 2022, j’ai la chance de travailler en binôme avec Marie-Christine Mota, qui me montre toutes les finalités d’un secrétariat paroissial. Je lui succéderai le 1er janvier prochain.

Travailler en paroisse n’est pas une nouveauté car je suis déjà engagée en tant que paroissienne dans mon village de Ménières. J’ai été au Conseil de communauté pendant une dizaine d’années et je suis actuellement catéchiste et lectrice.

Un travail en accord avec ma foi

Le secrétariat est le centre névralgique de la paroisse. Nous recueillons toutes les informations, tant administratives que pastorales. Nous faisons le lien entre les prêtres, le Conseil de paroisse, l’équipe pastorale et les communautés. C’est un travail très intéressant et très diversifié. Les tâches sont multiples, comme la rédaction du feuillet dominical, la gestion des honoraires de messe, ou encore la prise de PV du Conseil de paroisse. Bien sûr, l’accueil téléphonique ou à la porte de la cure est des plus importants. 

Pour conclure, je peux dire qu’avoir un travail administratif dans un milieu en accord avec ma foi est le job idéal.

« Je prends ma fonction de lecteur très à cœur »

Par Lucien Roulin, lecteur

Je suis lecteur à Forel  depuis de nombreuses années. Mes parents m’ont transmis la foi. Nous allions souvent à la messe et j’ai été servant de messe. Pour moi, ce n’était pas une obligation et j’y allais déjà volontiers. Depuis je suis un fervent croyant. Maintenant je sens le besoin d’y participer car je sais que ça me fait du bien de déposer ce qui me pèse dans les mains de Dieu. 

Pour supporter toutes les difficultés de la vie, ma foi m’aide beaucoup. C’est comme une présence invisible à mes côtés. Lorsqu’il y a la messe à Forel, je sens un appel à participer. D’ailleurs je suis toujours attentif aux cloches, car c’est moi qui les règle. Ce qui me plaît aussi ce sont le contact avec les paroissiens et les discussions après la messe sur le parvis de l’église.

Lorsqu’on m’a demandé de lire, j’ai accepté avec joie car il y avait peu d’hommes qui lisaient. Je prends cette fonction très à cœur en préparant déjà à la maison. Je cherche le texte sur internet et je vérifie s’il y a des mots difficiles à dire. Ensuite, je peux le lire à la messe avec le cœur. Le 15 août, le secteur Est se retrouve à Notre Dame des Flots. J’ai plaisir à préparer l’endroit avec soin afin que le décor invite à prier. Pour bien finir ma journée, je récite une dizaine de chapelets avant de m’endormir.

Mon combat pour plus de justice sociale

Par Marianne Losey, active en diaconie

Marianne Losey, paroissienne d’Estavayer-le-Lac par mon baptême. Mariée, deux enfants et quatre petits-enfants. Depuis longtemps, tout ce qui touche à l’injustice et au non-respect des droits humains me préoccupe. 

C’est pourquoi je me suis engagée dans l’Action chrétienne pour un monde sans torture ni peine de mort (ACAT). En écrivant des lettres adressées aux gouvernements  pour demander la libération de prisonniers politiques ou le droit à un procès équitable, je contribue à soutenir ces personnes, souvent condamnées lors de jugements arbitraires. 

Pour plus de justice sociale, je participe comme membre de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul à améliorer la situation des personnes en détresses morales et financières. Ce service caritatif vient en aide à toute personne dans le besoin, sans distinction de religion, d’idéologie, d’origine ethnique ou de classe sociale. 

Parce que je crois que la solidarité et l’attention envers les plus démunis portent des fruits et répondent à l’invitation du pape François d’aller vers les périphéries, je continue à m’investir.

« Mon engagement a fait grandir ma foi »

Par Thomas Mota, servant de messe à la collégiale

Je m’appelle Thomas Mota et j’ai 16 ans. A 8 ans, en voyant les servants œuvrer dans la collégiale, j’ai eu envie de les rejoindre. Je me sentais croyant mais je n’aimais pas particulièrement assister aux offices et je me suis dit qu’intégrer le service de messe pouvait être une bonne manière de devenir actif et motivé à y participer. 

Je me suis tout de suite senti bien au sein du groupe et m’y suis fait des amis avec qui je pouvais partager ma foi. J’ai évolué et grandi. En entrant au CO, j’ai été qualifié de « grand » servant, et suis devenu cérémoniaire, ce qui m’a rendu très fier. Gérer les enfants plus jeunes durant les messes est un rôle que j’apprécie beaucoup. Lors d’une récente rencontre, Cédric Chanez a proposé de créer un groupe de responsables. Je me suis porté volontaire avec grand plaisir, accompagné de mon cousin, de ma cousine et d’autres grands servants.

Tout ce parcours et ces engagements m’ont fait grandir dans ma foi et m’apportent beaucoup dans le partage avec les autres. Outre l’aspect religieux, ce sont aussi des amis avec qui je vis de superbes moments de détentes et de rires, et tout cela dans l’amour de Dieu.

« Je prie pour que la musique adoucisse aussi les cœurs »

Par Dominique Rosset, organiste à Cheyres

Il y a d’abord mes parents chanteurs – dans des chœurs, lors des trajets en voiture, autour de la table familiale… et également à l’église puisque mon père était un bienveillant et rayonnant pasteur vaudois !

Accompagner les chants du chœur paroissial tient donc à la fois de l’évidence, de l’atavisme familial et du plaisir. C’est une forme de partage et de soutien aux émotions et aux sentiments de celles et ceux qui donnent ainsi de leur temps et de leur voix.

Directrice durant plusieurs années du Chœur des Petits Bouchons, je poursuis – à ma manière – mon chemin de vie traversé de musiques.

Je respecte profondément la foi des êtres. Quelle qu’elle soit. Et, lorsque les homélies de certains prêtres me font hausser les sourcils (ou, pire, dresser les cheveux sur la tête), je regarde les membres du chœur et Jacques, leur directeur. Je souris. C’est pour eux que je joue, pour l’assemblée réunie, et pour le Dieu d’humour, d’ouverture et d’amour auquel je crois… 

On dit que la musique adoucit les mœurs. Je prie pour qu’elle adoucisse également les cœurs.

« Fleurir en liturgie, c’est ma façon de remercier Dieu »

Par Lidia Broye, fleuriste

C’est en 2014 que je me suis engagée à fleurir l’église de Nuvilly. Puis plus tard celle de Lully. Car c’est si naturel de fleurir notre maison ou de mettre un bouquet sur la table de fête. 

Les fleurs sont de l’ordre de la gratuité et de l’éphémère. Elles disent le don gratuit que Dieu nous fait de sa création. En étant vivant, on est mortel, et Jésus a pris ce chemin. La fragilité de la fleur me dit cela. Elle nous parle de la création, de la vie… mais aussi de la mort. 

Bien plus qu’un pansement aux maux de la vie, avec la création florale j’adopte une philosophie de partage. Si belle aujourd’hui, fanée demain… Arranger, assembler des fleurs, des branches, c’est donner une partie de soi.

Fleurir en liturgie, c’est pour moi une façon de remercier Dieu pour la vie. C’est une joie à chaque bouquet, à chaque composition ! J’y prends beaucoup de plaisir !

Le rôle discret mais précieux du concierge

Portrait de Sébastien Bongard

Lorsque l’on rentre dans une église ou une chapelle et qu’elle est bien entretenue, nous ne pensons pas forcément au temps passé par le ou la concierge pour son entretien. A Murist, Sébastien Bongard occupe le poste de concierge de l’église depuis une dizaine d’années. Au départ, c’était juste un petit job à côté. Mais petit à petit, Sébastien s’est investi dans son travail et éprouve de la satisfaction quand les fidèles lui disent que l’église est propre.

Mais pour rendre ce lieu de prière accueillant, il lui faut de l’huile de coude pour passer l’aspirateur, récurer, enlever la poussière, les toiles d’araignées et les mouches. Mais aussi pour entretenir l’extérieur : balayer, ramasser les feuilles mortes en automne, déneiger les marches ou saler l’hiver. Vous l’avez peut-être même aperçu durant les beaux jours d’été à genoux au milieu du parvis en train d’arracher les mauvaises herbes !

En plus de tout ça, Sébastien s’investit depuis plusieurs années au sein du Conseil de communauté de Murist, donnant des coups de main pour la préparation des fêtes et des apéritifs.

Discret, il n’en reste pas moins que lui et ses collègues concierges sont des personnes précieuses pour le bien de nos communautés !

Un accompagnement épanouissant

Par Antonella Reggiani-La Faci, aumônière aux CO de Cugy et Estavayer

Je suis aumônière dans les CO de Cugy et d’Estavayer. J’ai trouvé la foi grâce à l’accueil sans jugement que j’ai eu par mon prêtre et par mon professeur de religion. Ils m’ont montré le vrai visage de Dieu. Cette expérience m’a permis de comprendre l’amour de Dieu. Après avoir pris conscience de l’infini amour de Dieu, j’avais besoin de partager ma foi. Alors je me suis engagée dans l’Eglise, d’abord dans la catéchèse. 

C’est surtout l’accueil inconditionnel, donné en exemple par Jésus, que j’ai à cœur de transmettre. Cette première expérience dans la paroisse m’a permis de rencontrer l’innocence des petits enfants, ce qui m’a donné plein d’énergie. Toutes les personnes que Jésus met sur mon chemin, je les accueille comme si c’étaient mes enfants.

Fidèle à un fil rouge

Je travaille à l’aumônerie des CO de notre paroisse en duo avec mes homologues réformées : Lara Martin-Rosenow à Estavayer et Anne-Christine Wild à Cugy. Lorsque j’ai des difficultés soit dans la catéchèse soit à l’aumônerie, je repense à ce qui m’a amenée à la foi. Mon fil rouge, c’est de persévérer pour faire ressentir qu’ils sont aimés d’un amour infini. A l’aumônerie, je suis épanouie car ma mission c’est d’accueillir tout le monde sans jugement, indépendamment de sa confession et de vivre la solidarité. C’est cela être chrétien.

Deux communautés proches de la paroisse

Deux communautés, tout en ayant leur vie propre, sont néanmoins très proches de la paroisse et des liens forts existent avec elles. Il s’agit d’une part des Focolari, installés à Montet et, d’autre part, des Dominicaines vivant dans le monastère d’Estavayer.

Fondé en 1943 à Trente en Italie dans une période de guerre, le mouvement de Chiara Lubich souhaite mettre en route un « nouveau peuple né de l’Evangile » qui reste fidèle au Pape. Aujourd’hui présents dans de nombreux pays du monde, ces communautés ou foyers vivent l’Evangile au quotidien « Afin que tous soient un. » (Jn 17, 21) Depuis 40 ans, à Montet, nous avons la chance d’accueillir l’une de ces communautés où des jeunes jusqu’à cette année viennent effectuer leur deuxième année de formation rythmée le matin par un enseignement théologique et l’après-midi par le travail. 

A Estavayer, le monastère des Dominicaines fait partie de la vie de la Cité, ne serait-ce que parce qu’il est implanté en plein cœur de la ville et que l’on peut entendre les cloches signaler les nombreux temps de prière que les moniales consacrent au Seigneur durant la journée. Malgré leur désormais petit effectif, malgré l’âge élevé de certaines sœurs, les moniales restent très actives et accueillantes, notamment à « La Source », leur hôtellerie très appréciée. Elles se sont aussi lancées avec courage dans la production d’une gamme de produits de soins qui s’avère être un succès. 

JMJ Lisbonne 2023

Près de 500 jeunes Romands, dont plus de 80 Fribourgeois, ont participé aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Lisbonne. Petit retour sur les moments forts de cette rencontre.

Par Véronique Benz et João Carita | Photos : J. Carita

Fête nationale

Après une nuit plus ou moins reposante dans les familles ou les lieux de logement collectifs de Colares, les jeunes Romands se sont déplacés vers le nord de Lisbonne pour rejoindre les jeunes venus de Suisse alémanique et de Suisse italienne. Ensemble ils ont célébré le 1er août par des chants de louange, des témoignages ainsi qu’une catéchèse de Mgr Pierre Bürcher, évêque émérite du diocèse de Reykjavik. Pendant la matinée, le groupe a aussi accueilli de manière chaleureuse plus de 40 pèlerins qui ont fait le trajet depuis la Suisse à vélo.

Les catéchèses

Les rencontres « Rise Up » se substituent à la catéchèse traditionnelle des JMJ. Elles proposent à travers une méthode synodale une expérience de foi et de rencontre avec le Christ dans un climat de communion et de participation.

Accueil du pape

Plus d’un million de personnes étaient présentes le jeudi 3 août à la colline de la Rencontre (Parc Eduardo VII) pour la cérémonie d’accueil du pape François. La célébration était animée par l’Ensemble23, un groupe de 50 jeunes de 21 nationalités différentes. Sur scène il y avait aussi le chœur et l’orchestre des JMJ, composé de 210 chanteurs et 100 musiciens provenant de tous les diocèses du Portugal, sous la baguette de Joana Carneiro. Sous la direction du chef d’orchestre Sérgio Peixoto, une chorale composée de 6 personnes sourdes était au service des malentendants.

Le chemin de croix

Lors du chemin de croix qui a eu lieu au parc Eduardo VII, le pape François a demandé aux jeunes : « Est-ce qu’il vous arrive de pleurer de temps en temps ? Y a-t-il des choses dans la vie qui me font pleurer ? Nous pleurons tous dans la vie et Jésus pleure avec nous. » « Jésus, avec sa tendresse, essuie nos larmes cachées. Jésus espère combler notre solitude par sa proximité. Comme sont tristes les moments de solitude », a-t-il souligné. Le pape a parlé des peurs « sombres » qui affectent les personnes, invitant chacun à « prendre le risque d’aimer ».

Veillée de prière

L’un des moments les plus intenses de ces JMJ a été la veillée de prière à Campo da Graça.

À travers la danse et le théâtre, les pèlerins ont été invités à réfléchir sur la manière de rencontrer Dieu dans leur quotidien. L’adoration eucharistique a suivi avec l’exposition du Saint-Sacrement d’une manière simple et profonde, au son d’un orgue. Le silence s’est alors installé dans Campo da Graça, traduisant une communion totale entre les jeunes.

Messe d’envoi

Le pape a exhorté les jeunes à « ne pas avoir peur » de la vie. Il s’adressait aux 1,5 million de participants aux JMJ 2023 au cours de la messe d’envoi, le dernier événement du rassemblement.

« Jésus est la lumière qui ne s’éteint pas, la lumière qui brille là où il fait nuit », a-t-il ajouté. Le pape François a averti : « Personne ne devient lumineux en se mettant sous les projecteurs ou en présentant une image parfaite, forte. »

« Nous brillons lorsque, accueillant Jésus, nous apprenons à aimer comme lui. Aimer comme Jésus nous rend lumineux et fait de nous des œuvres d’amour », a-t-il déclaré. Le pape a également parlé du verbe « écouter », estimant que l’écoute de Jésus représente « tout ce que l’on doit faire dans la vie ». Il a recommandé à chaque jeune de prendre l’Évangile pour y trouver « des paroles de vie éternelle ».

Les prochaines JMJ auront lieu à Séoul en Corée du Sud en 2029. Vous trouverez toutes les informations sur le site : www.jmj.ch

Jeux, jeunes et humour – septembre 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Qu’est-ce que le temps pour la Création ?
L’Eglise a pour habitude de dédier chaque mois à des intentions particulières de prière. Dimitrios, le patriarche de Constantinople, avait proposé en 1989 le 1er septembre comme journée internationale de prière pour la création. L’Eglise a suivi en élargissant ce temps jusqu’au 4 octobre, fête de saint François d’Assise, patron des écologistes.

par Pascal Ortelli

Humour

J’ai visité un hôpital psychiatrique et j’ai demandé au directeur :
– Comment faites-vous pour savoir qu’une personne a besoin d’être internée ?
– C’est simple, on remplit une baignoire d’eau, on leur donne une petite cuillère, une tasse ou un seau et on leur demande de vider la baignoire.
– Ha je vois, donc une personne normale choisirait le seau parce que c’est plus rapide, c’est ça ?
– Non, elle retirerait le bouchon. Vous voulez une chambre avec ou sans fenêtre ?

par Calixte Dubosson

Chemins de communion à Charrat

Les premiers communiants de Charrat avec un de leur proche à la Fête Dieu, le 8 juin dernier.

La communion commence sur le chemin. Un chemin, une aventure. La communion n’est pas seulement eucharistique, elle commence par la rencontre… Ensuite il faut la laisser advenir comme il faut laisser le pain lever. Auparavant, il faut avoir mis en présence les ingrédients et les avoir traités correctement. C’est le défi de la catéchèse.

Par Sonia Pierroz 
Photo : M.-J. Delaloye 

Un groupe de douze enfants est constitué depuis deux ans. Ils avaient déjà cheminé vers le pardon l’année précédente. Les parents sont de la partie. Ils reçoivent les informations nécessaires afin qu’ils puissent accompagner les enfants et sont aussi sollicités car ce sont eux les premiers éducateurs spirituels des enfants. A la première rencontre, les parents ont cherché, trouvé et choisi des gestes pour accompagner le Notre Père. Gestes remplis de l’expression profonde de ce que signifie le Notre Père pour eux et que j’ai pu ensuite enseigner aux enfants. En mai, les parents ont vécu un bibliodrame (1) avec les verbes du texte des disciples d’Emmaüs (Lc 24, 18-35). Ce fut l’occasion d’un partage de foi tout simple. Ils ont choisi un verset biblique contenant un message essentiel qu’ils souhaitaient transmettre à leur enfant. Ils l’ont écrit dans un cadre où nous avons ajouté ensuite la photo de leur enfant prise à la retraite. Ainsi, les parents sont conviés à être présents tout au long du parcours.

Les enfants, eux, sont venus quatre mercredis de suite. Les rencontres étaient centrées sur les parties de la messe – accueil, écoute de la Parole, communion et envoi – et se concluaient par la messe de 18h30. Cette année la nouveauté était la manière d’aborder les thèmes selon la méthode « T’es où » d’Agnès Charlemagne. Les enfants reçoivent un cahier vierge où ils notent et dessinent ce qu’ils veulent en rapport avec ce qui se dit et ce qu’ils pensent à l’intérieur d’eux. On commence la rencontre en les laissant évoquer ce que le thème choisi leur dit dans leur vie, puis vient de temps de l’Evangile, puis celui où l’on parle des différentes parties de la messe. On termine par un temps de silence : les enfants posent leurs crayons et feutres : temps de retour en soi suivi de l’écriture d’un mot, parole, prière.

Les enfants ont aussi été conviés tout au long de l’année à vivre les temps forts de l’Avent, du Carême et de la montée vers Pâques. La retraite a eu lieu une semaine avant la fête de la première communion, le jour de la Fête-Dieu. Départ de l’église, stations sur le chemin pour approfondir le texte d’Emmaüs, pour se terminer à Mayen Moret avec la bénédiction des croix, entourés de leurs parents.

La Fête-Dieu fut l’occasion d’entendre les précieuses paroles des enfants et de vivre ensemble, enfants, familles et communauté, cette union de cœur en Dieu dans le partage du Pain. Une maman avait confectionné un pain et une autre un diaporama. Des grandes sœurs, mamans et marraines ont fait les lectures. Vivre en communion invite à la mission, c’est pourquoi les enfants sont invités enfin à devenir servant-e de messe.

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Portrait du docteur Jean-Blaise Tudisco

Médecin et chrétien. C’est tout trouvé ! C’est avec joie que je fais le portrait de notre cher docteur Jean-Blaise, qui a ouvert son cabinet de médecin généraliste à Sierre en 2015.

Texte et photos par Marie-Françoise Salamin

Un peu d’histoire

Jean-Blaise Tudisco est né à Sierre en 1981, à la Clinique Sainte-Claire. A l’époque où il était étudiant, je l’ai connu à la cure Sainte-Catherine car il était là tous les samedis matin, avec les « Déjeune qui prie » (ou Des Jeunes qui prient). C’est un groupe de jeunes qui se réunissent d’abord à l’église pour prier (chez nous c’était à Notre-Dame-des-Marais), puis viennent déjeuner à la cure. Une sacrée équipe d’ailleurs, ouverte et généreuse, composée essentiellement d’étudiants doctorants et de jeunes porteurs d’un handicap mental. Ensemble ils baignaient la cure d’une joyeuse ambiance ! 

Jean-Blaise a commencé ses études comme futur dentiste, puis il a bifurqué vers la médecine. Il devient médecin en 2008 et médecin FMH en 2013. Il a choisi la médecine générale, à l’exemple du docteur Jean-Paul Frochaux, pour le contact avec les patients, la proximité, le suivi, la vision globale. 

Un médecin croyant 

Le fait d’être chrétien donne sens à son choix de la médecine générale. « C’est un métier très social, tourné vers les autres, où les valeurs chrétiennes peuvent être appliquées tous les jours. Je m’occupe des aspects physiques, psychologiques et sociaux. Car souvent, je fais aussi des démarches administratives pour aider mes patients, ou des médiations dans des conflits de famille ou de voisinage, ou des conseils pour orienter les enfants de mes patients vers des spécialistes. C’est un des beaux côtés de mon métier. »

Un jour, une religieuse a remarqué qu’il n’avait pas de crucifix dans son bureau. Elle lui en a donc proposé un. Il lui a répondu : « Si c’est vous qui me l’amenez, je lui trouverai une place. » Ce qui fut fait.

Les priorités

Les temps ont changé. De nos jours, les médecins ne travaillent plus 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Mais le docteur Jean-Blaise Tudisco a des semaines d’au moins 50 heures. Ce qui lui permet de consacrer du temps à sa famille : son épouse, Maryline, qui travaille au secrétariat un jour par semaine, leurs deux filles Anaïs et Amélia, dont les dessins et les portraits ornent son bureau. Une vie équilibrée pour le plus grand bien de chacun.

De Anaïs Tudisco : le bureau du docteur Tudisco, mon papa.

Entre deux mondes

Jean-Pierre Voutaz est également l’auteur de plusieurs publications sur l’histoire de l’Eglise et celle du Grand-Saint-Bernard.

Lieu de passage privilégié entre l’Italie et l’Europe, l’Hospice du Grand-Saint-Bernard, avec sa vocation d’accueil millénaire, vient d’ouvrir une année jubilaire pour fêter le centenaire de son saint patron, protecteur des alpinistes et des habitants de la montagne. Interview alpestre avec le nouveau prévôt, Jean-Pierre Voutaz.

Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer

Votre nomination en tant que nouveau prévôt coïncide avec le jubilé de la proclamation de saint Bernard. Que nous réservez-vous en termes de festivités ?
Jean-Pierre Voutaz – Le jubilé concerne à la fois le 900e anniversaire de la canonisation de saint Bernard et le centenaire de sa proclamation en tant que protecteur des habitants et voyageurs des Alpes. Chose assez exceptionnelle pour l’époque, il est le premier saint patron d’une activité touristique. Les festivités seront en rapport avec les gens qui passent sur le col : botanistes, guides, etc. Nous prévoyons aussi des conférences d’histoire ou encore des spectacles. Quelque chose de totalement déjanté qui ne correspond pas à l’idée que l’on se fait d’une communauté religieuse. (rires)

Bientôt millénaire, comment l’hospice a-t-il dû se réinventer au fil de l’histoire ?
JPV – Déjà sa fondation est une refondation. La première communauté assiste ceux qui transitent par les Alpes depuis Bourg-Saint-Pierre. Puis tout le monde est liquidé au Xe siècle…Au XIe siècle, avec l’expansion du commerce, il faut trouver comment aider les gens à ne pas mourir en montagne. L’idée est de fonder une maison au sommet de l’endroit le plus dangereux du monde à l’époque et d’y habiter. La communauté a pour devise : « Ici Christ est adoré et nourri » et celle-ci a constamment été réadaptée au cours de l’histoire afin de poursuivre la mission première de rencontre et de dialogue avec les gens qui passent.

La situation géopolitique de l’hospice était également essentielle et très disputée au cours des siècles…
JPV – L’hospice se trouve dans une zone tampon entre la papauté et l’empire et il y a eu quantité de tensions au cours des siècles. Un point de frontière entre l’Eglise, le monde et les différentes mentalités. Malgré les changements dans la politique et la religion, il y a toujours eu un dialogue actif avec le monde et ses intérêts. Je pense que c’est parce que nous sommes, d’une part, de droit pontifical [ndlr. dépendance directe du Pape] et, d’autre part, le danger que représente la montagne offre une liberté de dialogue qui rend les convictions « secondaires ».

Entre le col du Grand-Saint-Bernard et celui de Latza au Tibet, sur lequel la congrégation possédait aussi un hospice, peut-on vous considérer comme un ordre attaché à la montagne ?
JPV – Oui, il y a vraiment un attachement à la montagne et dans cette difficulté à transiter, mais aussi à ce lieu où l’on perd la carapace, les apparences. On se met à transpirer, à sentir des pieds et quelle que soit la classe sociale, on arrive tous dans le même état de fatigue. (rires)

De quelle manière le saint-bernard (le chien) a-t-il contribué à la création du mythe ?
JPV – Les chiens du Saint-Bernard sont à l’hospice depuis la fin du 17e et commencent à être connus durant la Révolution française. Quand vous êtes poursuivis par des corps d’armée qui veulent votre peau pour toutes sortes de raisons, mais que vous êtes accueillis dans une maison ou non seulement vous êtes chez vous du point de vue des humains et même des animaux, il y a une expérience existentielle tellement forte qu’elle s’est propagée dans le monde entier. Nous sommes sur cette frontière entre l’Eglise et le monde depuis bientôt mille ans… Un lieu où la dignité humaine est une expérience et non pas de la théorie.

A livre ouvert

Jean-Pierre Voutaz est né le 4 avril 1973 à Sembrancher, il a obtenu une maturité scientifique au collège de Saint-Maurice avant d’intégrer la congrégation des Chanoines réguliers du Grand-Saint-Bernard. Il poursuit sa formation en théologie à l’Université de Fribourg, puis auprès des Archives apostoliques du Vatican. Depuis 2015, il est responsable de la formation religieuse pour la congrégation. Il est également l’auteur de plusieurs publications sur l’histoire de l’Eglise et celle du Grand-Saint-Bernard.

L’Hospice avait pour but premier d’aider les gens à ne pas mourir en montagne.

Cheminer avec Maurice Zundel

Par Jacqueline Allet et Colette Sierro Chavaz | Photos : DR

« Mystique d’origine suisse. Maurice Zundel (1897-1975) fut un prêtre atypique. Souvent incompris et mis à l’écart par sa hiérarchie, il nous invite, à travers son œuvre, au dépouillement de nous-mêmes afin de nous rendre transparents à la lumière divine intérieure. » mauricezundel.com

A partir de certains textes de Maurice Zundel, nous vous proposons d’entrer dans cette spiritualité qui bouleverse les images que nous avons pu avoir de Dieu. Ces textes nous invitent à changer notre regard en libérant un espace de désappropriation pour tenter d’accueillir Celui qui est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes.

Le Père Luc Ruedin, jésuite, nous introduira à la pensée de Zundel lors de notre première rencontre qui aura lieu mercredi 27 septembre à 19h30 à la Maison de la Visitation (salle Saint-Bernard) à la Rue de l’Hôtel-de-Ville 3 à Martigny.

Par la suite, nous vous proposons de nous retrouver environ toutes les 6 semaines à Martigny pour un groupe de paroles ouvert à toutes et tous autour de la pensée et de la spiritualité de Maurice Zundel. Les dates et horaires seront fixés en fonction des disponibilités des personnes intéressées.

Intéressé ? 

Contactez les responsables :
alletjacqueline@gmail.com ou cosie@netplus.ch

Une rentrée Essentiel(le) !

Par Denis Fornerone 
Photo : Astrid belperroud

Même si tous ne sont pas partis en vacances et que septembre a déjà sonné le tocsin de la rentrée, la période estivale nous berce encore de son tempo lent et chargé du parfum des journées qui s’étirent au soleil. 

Temps propice à la jouissance du moment présent où le superflu de la vie perd de sa superbe au profit de l’essentiel. Cet essentiel, souvent étonnamment simple, nous invite à nous recentrer sur les choses qui font vraiment sens.

Ainsi, tels les subtils parfums de la terre qui remontent après un orage d’été, laissons insidieusement remonter en nous questions et réflexions sur le bien-fondé de nos choix de vie, de notre manière d’être, des directions prises ou que nous envisageons de prendre.   

Pourquoi ne pas nous laisser inspirer par les valeurs redécouvertes pendant cette période estivale ? 

Le temps passé avec nos familles, nos amis, n’a-t-il pas réchauffé nos cœurs ? Alors, pourquoi ne pas continuer à leur accorder de l’importance et cultiver ces relations tout au long de l’année ?   

Ce paroissien, cette paroissienne avec qui l’on a enfin échangé, ne serait-ce pas une invitation à aller à la rencontre d’autres personnes qui forment notre communauté paroissiale ?   

Et si nous nous laissions toucher par un appel à donner gratuitement de notre temps dans une activité qui apportera un bien à notre prochain !  

Se recentrer, revenir à l’essentiel, c’est aussi et surtout se recentrer sur le divin pour en faire notre essentiel. 

Si nous cherchons dans la Parole de Dieu un guide qui puisse nous inspirer dans nos choix, je vous propose de suivre saint Paul quand il nous dit : « Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus. » (Col 3 ; 17) Cette parole s’applique à nos choix, mais également à la manière dont nous faisons les choses. 

Ainsi, sans nécessairement ajouter de nouvelle tâche à notre liste, pourquoi ne pas déjà simplement essayer d’être vraiment présent à celles que nous accomplissons déjà, mais avec une conscience renouvelée de la présence du Christ avec nous, en nous ?

Vitraux de la chapelle de la Pelouse à Bex (Vaud)

Par Amandine Beffa | Photo : Jean-Claude Gadmer

La chapelle de la Pelouse accueille de grandes baies à hauteur de regard qui permettent au visiteur de méditer sur un chemin de croix lumineux.

Au centre de l’œuvre, attribuée à Emma Segur Dalloni, se trouvent trois femmes. Il s’agit en effet de la huitième station. Le Christ, ici symbolisé par le bois de la croix, déclare : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. » (Luc 23, 27-31)

Quel est donc ce « moi » et ce « vous » que Jésus pose devant les femmes ? On considère traditionnellement que le Christ les invite à pleurer sur leur péché. Mais, est-ce une simple mise en garde avant le Jugement ? 

L’artiste a choisi de ne pas inscrire les phrases qui accompagnent cette station, mais de leur préférer la deuxième béatitude (Mt 5, 4). Il y a là plus que le lien entre des versets qui parlent de pleurs.

Certains courants psychologiques définissent les émotions selon l’action qu’elles entraînent. La colère pousse à l’approche, la peur à la fuite, mais la tristesse stoppe tout élan. 

Se mettre en mouvement

Dans sa traduction de l’Evangile, Chouraqui préfère l’expression : « en marche » au plus habituel : « bienheureux ». La clef est peut-être cette invitation à se mettre en mouvement. En effet, le Christ n’est pas dans le jugement qui enferme. Il invite constamment à un pas supplémentaire. 

Ainsi, nous pourrions entendre Jésus demander aux femmes de Jérusalem que la douleur qu’elles ressentent les mette en mouvement. Là où Il va, elles ne peuvent pas Le suivre, mais elles peuvent poser un autre regard sur leur vie pour, à leur tour, aimer jusqu’au bout.

Après sa Résurrection, le Seigneur demande d’ailleurs à Marie-Madeleine de ne pas Le retenir parce qu’Il doit aller vers le Père (Jn 20, 17).

La béatitude citée ici invite ceux qui pleurent à se mettre en mouvement grâce à la certitude qu’ils seront consolés. 

Le chemin de croix est une méditation en mouvement. C’est une invitation à marcher pour contempler l’amour du Christ pour nous. Après la pause de l’été, laissons-nous donc déplacer.

Aux confins de la terre du cœur

Texte et photo par Marion Perraudin

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Dans la reprise de nos activités,
Après un temps de repos et de ressourcement.
Fortifiés par nos cœurs à cœur avec Toi,

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Aux matins de nos renouveaux,
Et laisser l’espérance orner notre cœur,
Pour que sa lumière brille sur le visage du frère.

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
A la mesure de nos jours,
Pour faire un collier de perles d’Amour,
Qui devient offrande de notre vie dans un chant de louanges.

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Tel un enfant cherche son père
S’abandonnant entre ses bras avec confiance,
Laissant seul l’Amour le bercer.

Aux confins de la terre du cœur,
Te chercher sans cesse Seigneur,
Afin d’accueillir chaque aube nouvelle, 
Comme une douce caresse,
D’un Dieu qui nous dit sa tendresse.

Médecine et éthique chrétienne

Tel le Bon Samaritain, le médecin devrait se sentir responsable du patient dès qu’il a entendu son appel et l’accompagner jusqu’à ce qu’une solution ait été trouvée au problème dont il souffre.

Ce paroissien de Saint-Joseph, médecin, nous partage ses réflexions…

Par Pierre Chatelanat | Photo : DR

Le message du Christ et les propositions qu’il nous offre pour notre bonheur devraient inspirer les comportements de ceux qui s’y réfèrent, dans la pratique de la médecine comme dans tous les actes de nos vies.

Les règles de base en sont simples : voir l’autre avec le regard que Jésus aurait porté sur lui, celui de l’Amour, reflétant celui de Dieu pour l’homme, en cherchant pour lui et avec lui comment le guérir de tout mal, physique, moral ou spirituel.

La médecine doit soulager

La médecine ne saurait se comporter comme un pouvoir ou une idéologie qui ne tiendrait pas compte des fonctionnements et des besoins individuels des patients et qui dispenserait des soins principalement en fonction de diagnostics ou de traitements déterminés par des arbres décisionnels, voire des considérations économiques. Elle se doit avant tout de soulager toutes les souffrances de quelque nature qu’elles soient. Les temps sont heureusement révolus où une certaine doctrine chrétienne leur prêtait des vertus salvifiques et invitait, comme le dit encore le Catéchisme de l’Eglise catholique, à « accepter comme une grâce ces peines temporelles du péché » ! Jésus non seulement n’a rien prôné de tel, mais au contraire. a tout fait pour les combattre !

La médecine, attention à l’autre en entier

L’attention à l’autre devrait être une règle fondamentale des soins médicaux. Ceux-ci demandent, outre des compétences professionnelles, une démarche visant à comprendre le patient et ses besoins propres et à trouver des solutions qui le respectent dans son être et sa personnalité. Toute relation thérapeutique implique une confiance qui se construit au fur et à mesure que peuvent être vérifiés la compétence et la fiabilité du médecin. Il convient surtout que celui-ci soit présent lorsqu’on en a besoin, qu’il soit à l’écoute du patient et lui montre de la sollicitude ! La confiance est une condition fondamentale pour l’efficacité des soins prodigués ! Jésus ne disait-il pas « Ta foi t’a sauvé » ? Et tel le Bon Samaritain, le médecin devrait se sentir responsable du patient dès qu’il a entendu son appel et l’accompagner jusqu’à ce qu’une solution ait été trouvée au problème dont il souffre.

La médecine, écoute de l’autre

Le souci de l’autre doit également s’exercer aux deux extrêmes de la vie : l’interruption de grossesse et l’acharnement thérapeutique ou encore l’aide à terminer la vie. Dans tous ces cas, comment justifier d’imposer sans compromis l’obligation de préserver la vie ? Il est vrai que l’enfant à naître est une vie en devenir qui mérite d’être protégée tant que faire se peut. Mais peut-on faire fi des souffrances physiques ou mentales des femmes qu’entraînent certaines grossesses et les leur imposer ? 

Pour la fin de vie, si les directives anticipées d’éviter l’acharnement thérapeutique et de soulager la douleur sont largement acceptées dans le corps médical et les Eglises, l’aide au suicide en revanche est moins consensuelle. Mais là encore, de quel droit imposerait-on à ceux qui n’en peuvent plus de souffrir, sans perspectives d’améliorer leur situation, de continuer à subir une vie qu’ils ne supportent plus et qu’ils n’ont pas le courage ou la capacité de terminer par eux-mêmes ? 

Et si le suicide est généralement compris et accepté, pourquoi l’aide à ceux qui ne pourraient le réaliser par eux-mêmes ne le serait-elle pas, à condition bien sûr de s’assurer que la décision ait été prise de manière lucide et qu’effectivement il n’y ait guère d’espoir d’un changement de leur état ? En quoi le message du Christ, qui se veut libération de l’homme de toute souffrance, empêcherait-il qui que ce soit de décider librement de la manière de disposer de sa vie biologique, dont le Créateur lui a fait don ?

La médecine, un certain regard sur l’humain

En somme, l’éthique chrétienne propose à la pratique médicale de poser un regard de compassion sur les hommes et les femmes qui souffrent et de leur offrir une chance de vivre mieux, en tenant compte de leurs besoins propres. Ceci implique pour les médecins qui s’en inspirent de tendre au patient une main secourable quelles que soient leurs convictions, de se décentrer par rapport à eux-mêmes et à leurs préjugés et de faire des choix thérapeutiques avec discernement et beaucoup d’humilité ! Pour tout ceci, le Christ offre ses conseils et son amitié, qui transforment les relations et permettent d’aller au-delà de carcans théologiques souvent trop restrictifs.

Sa présence : tous les jours

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Vaudoise Bénédicte Sahli. 

Bénédicte Sahli.

Par Bénédicte Sahli | Photos : DR

Au fil des années en tant que catholique, je me suis rendu compte que je n’étais jamais aussi proche de Dieu que lorsque j’étais dans l’épreuve. C’est dans les évènements difficiles, quand tout me dépasse, que je place mon espérance dans le Seigneur et il est réconfortant de pouvoir m’en remettre à Lui, de Le laisser m’atteindre et m’aider. Toutefois, malgré le sentiment de proximité avec Dieu lorsque je souffre, une fois la tempête passée, il est difficile de maintenir un même engagement dans la relation que j’entretiens avec Dieu. En effet, dans la vie de tous les jours et avec les avancées qui permettent de contrôler chaque centimètre de sa vie, il est moins naturel de remettre les commandes au Créateur. Comment contrer cette tendance ?

C’est en me rendant en pèlerinage à Lourdes que j’ai réalisé que les piqures de rappel de l’existence de Dieu ne se trouvent pas seulement dans les moments de souffrance, mais aussi dans les retraites. En effet, loin de la routine, il est plus aisé de se mettre en communion avec l’Esprit Saint et de vivre jour après jour avec la présence du Seigneur. Un tel recueillement procure un nouveau souffle pour avancer au quotidien. Une seconde chose qui m’a particulièrement marquée à Lourdes fut de voir des foules s’amasser devant la grotte, à la messe ou pour le chapelet. Réaliser que chaque pèlerin vient déposer une intention, confier une personne, sa santé ou sa vie aux pieds de la Vierge nous invite d’une manière profonde et douce à en faire de même. Ce souvenir impressionnant marque et nous appelle à poursuivre sur le chemin de foi que nous avons vécu durant le pèlerinage. Vivre sa foi en communauté parmi d’autres croyants nous incite à voir l’action de Dieu sur nous et sur les autres au quotidien et à l’apprécier.

Seigneur, nous voici devant Toi !

Texte et photo par le Père Joseph Akuamoah *

Seigneur, nous voici devant toi en ce temps de rentrée. Une nouvelle année commence avec une invitation à prendre la route une nouvelle fois. Nous nous mettons entre tes mains, toi l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. Au début de cette rentrée nous nous plaçons sous ton regard de bienveillance. Veille sur nous et guide nos pas sur un chemin de vie et de foi. Dirige nos pas vers un chemin de réussite et de bonheur.

Toi, notre compagnon de route, sois avec nous jusqu’au bout. Tourne nos sens à l’intelligence de ta Parole. Et qu’elle soit la lumière de nos pas. Dans la frayeur et la timidité, viens avec le feu d’amour de ton Esprit brûler nos cœurs. 

Toi, le convive d’Emmaüs, transforme nos lieux de rencontre en foyer de charité, d’eucharistie (action de grâce) et de ressourcement, pour que l’amour et le pardon soient partagés. Et quand le poids du travail nous accable ; viens nous soulager, Seigneur.

Quand la fatigue épuise nos forces ; procure-nous le repos et la force neuve.

Lorsque la peur de l’échec s’installe et freine nos efforts ; fais-nous avancer avec courage et espérance. Quand le danger se présente ; apporte-nous ton secours.

En tes mains Seigneur, nous remettons nos esprits et nos travaux. Nos jours sont dans ta main, sauve-nous.

Que la Sainte Vierge Marie nous accompagne !

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit… Amen.

* Prière rédigée par le Père Joseph Akuamoah, prêtre spiritain pour le secteur Haut-Lac

Des «pierres» vivantes

Depuis plus d’un siècle, les communautés chrétiennes du Moyen-Orient sont confrontées à de nombreux défis. A l’occasion d’une conférence, au printemps dernier, la paroisse du Christ-Roi de Lancy a vécu un voyage exploratoire dans le berceau géographique de la chrétienté. Interview de l’orateur de la soirée, Pascal Maguesyan.

Par Myriam Bettens 
Photos : Pascal Maguesyan

L’Association Chemin de solidarité avec les chrétiens d’Orient et les populations victimes des violences au Moyen-Orient (CSCO) a invité Pascal Maguesyan à venir s’exprimer sur la situation des chrétiens d’Orient et ce qu’il restait encore de leur patrimoine, dans une région où ils sont confrontés au défi de leur propre survivance. Le chargé de mission pour l’association Mesopotamia connaît sa partition, mais nous l’interpellons tout de même pour répondre à quelques questions en marge de son intervention.

Les attentats du Bataclan ont plus marqué les esprits que les perpétuels massacres des chrétiens d’Orient, pourquoi ?
Cela fait bien longtemps que les chrétiens d’Orient disent que l’islamisme progresse, aussi en Europe. Suite à l’attentat de la Cathédrale Sayidat al-Najat, en 2010, à Bagdad [préfigurant, par la violence et la méthode employées, l’attaque du Bataclan en 2015, ndlr.] il y a eu une vraie prise de conscience du drame que vivaient les chrétiens d’Orient. Mais nous étions encore loin d’imaginer que les actions criminelles de Daesh pourraient se porter également sur notre sol et de cette manière-là.

De quelle manière se positionner entre un angélisme qui prévaut parfois dans les relations avec le monde musulman et une méfiance tous azimuts ?
Le dialogue est un processus très exigeant. Il existe, à mon sens, une troisième voie. Celle-ci repose sur l’intelligence collective dont la société est capable pour dépasser les clichés. Cette capacité est nourrie par un grand nombre de représentants de l’islam appelant à la modération tout en dissociant l’Islam de ceux qui l’instrumentalisent à des fins criminelles.

Quelle est aujourd’hui la situation des chrétiens d’Orient et leurs perspectives ?
Par chrétiens d’Orient, je pense aux communautés natives dans ce territoire « source » de l’Alliance, qui va du Nil au Tigre. Les chrétiens qui y vivent sont pour l’essentiel des populations autochtones de traditions et de langues copte, guèze, syriaque, grecque, hébraïque, arménienne, turque, perse et arabe. Leurs espaces territoriaux s’y réduisent drastiquement et le 20e siècle a précipité ce mouvement : destruction des communautés arméniennes, assyro-chaldéennes et syriaques de l’Empire ottoman (1915-1918), cession par la France de la Cilicie (1921) et du Golfe d’Alexandrette (1939) à la Turquie, guerre civile (1975) et exil incessant des chrétiens libanais. Le 21e siècle prolonge cette tendance avec une pression fondamentaliste-islamiste croissante, comme en Syrie (depuis 2011) et en Irak (2003-2017). A cela s’ajoute la politique de l’Azerbaïdjan, qui vise l’éradication de l’identité arménienne par le blocus et l’asphyxie des 120’000 habitants de l’Artsakh. En définitive, les chrétiens d’Orient sont des résistants. Ils luttent pour se maintenir sur leurs terres. Cependant, comme en Irak depuis 2017, un nouvel horizon d’espérance s’est ouvert, là où les chrétiens ont pu reprendre racine. C’est le cas dans la plaine de Ninive et dans le Kurdistan d’Irak.

Un héritage immémoriel

L’association Mesopotamia réalise des missions culturelles et patrimoniales au cœur de la Mésopotamie, notamment en Irak, où le patrimoine a subi des outrages révoltants. 

Mesopotamia a notamment réalisé un inventaire du patrimoine des communautés fragilisées à l’extrême (chrétiennes et yézidies) au travers d’un site web qui recense aujourd’hui plus d’une centaine d’édifices emblématiques irakiens. Mesopotamia organise également des expositions et des conférences. L’association mène également des programmes de restauration. Elle met en place enfin un ambitieux programme de camion du patrimoine en Irak. 

Ces initiatives contribuent à la revitalisation de ces communautés autochtones confrontées à des destructions massives, parfois irréversibles. 

A consulter sur mesopotamiaheritage.org

Monastère syriaque de Mar Moussa. 2010. Syrie.

Les questions de Gabriel Le Bras

Gabriel Le Bras (1891-1970).

Par Pierre Guillemin
Photo : DR

Gabriel Le Bras (1891-1970) est un universitaire, juriste, sociologue des religions et en particulier sociologue de la religion catholique.

La sociologie catholique étudie la place du catholicisme dans les sociétés avec des méthodes scientifiques en y associant un objectif partiellement spirituel ou pastoral.

Gabriel Le Bras publie ses objectifs et ses interrogations autour de la question de la pratique de la religion catholique au début des années 1930. Mais la sociologie catholique ne prend son essor qu’après 1945, avec le concours d’hommes d’Eglise, au premier rang desquels figure Fernand Boulard. 

Outils modernes

La sociologie catholique peut se caractériser par une démarche et la production de connaissances à partir de l’enquête de terrain et non par simple spéculation. Elle utilise des outils modernes d’investigation comme les sondages, le recours aux statistiques en cherchant à donner une vision la plus objective possible aux travaux menés. Mais c’est aussi une intention, car elle souhaite fournir les éléments scientifiques permettant d’infuser les principes du catholicisme dans l’espace social.

Dans son article fondateur de 1931, Gabriel Le Bras nous donne le fil directeur de sa pensée au travers des questions suivantes :

1) Qui (où, combien) sont les conformistes saisonniers qui viennent à l’église pour les grandes étapes de la vie ?

2) Qui (où, combien) sont les pratiquants qui assistent à la vie religieuse ?

3) Qui (où, combien) sont les personnes engagées dans des associations confessionnelles ?

4) Qui (où, combien) sont les personnes étrangères à la vie religieuse catholique ?

De nos jours, la sociologie catholique telle que pratiquée précédemment n’est plus en vogue. Si elle décrit les phénomènes, elle est incapable par ses méthodes d’expliquer ces mêmes phénomènes. Le sujet de la déchristianisation des sociétés occidentales en est un parfait exemple. 

Mais les questions demeurent

En particulier, il sera intéressant de voir si l’évolution actuelle d’une partie de l’Eglise catholique, privilégiant, dans le sillage du pape François, une approche plus inductive sera à même de fournir les réponses qui nous manquent aux questions soulevées par la sociologie catholique. 

Rappelons-le, la méthode inductive est une méthode de travail scientifique qui part d’un fait avec des données brutes, réelles et observables pour expliquer un phénomène. 

L’intérêt de cette méthode est de trouver des explications grâce à des observations plus concrètes et moins théoriques des sociétés.

Quelles valeurs pour nos jeunes?

Transmettons à nos jeunes des valeurs… sinon ce sera l’anarchie comme en France! 

Par l’abbé Jérôme Hauswirth
Photo : Bernard Hallet

Des jeunes Français de 13 à 15 ans pour la plupart, par milliers, dans la rue, pour incendier des voitures, casser des vitrines, voler et piller leur propre cité. Les semaines qui ont suivi la mort de Nahel (au début de cet été) ont mis en lumière de grands gosses violents, matérialistes et anarchiques. Ils profitent d’un vrai drame pour voler et piller. Cela pose une question simple : où sont les parents de ces grands enfants ? Comment ont-ils grandi ? sans trop m’avancer, j’ose affirmer qu’ils ont grandi sans père et sans repère, les yeux rivés sur leur smartphone, matant une série sur Netflix, rêvant de devenir influenceur, chanteur, star du ballon rond. Le tout évidemment sans effort. Sans rien devoir à personne. Des enfants-rois livrés à eux-mêmes…

Le plus choquant, c’est que cette violence s’est déversée sans revendication, sans dialogue, sans explication. Comme une boue nauséabonde qui se déverse d’une fosse septique… ou un brouillard opaque qui empêche toute lumière, toute rencontre… comme si cette jeunesse ne savait plus parler, exprimer, défendre une idée. Alors plutôt que de parler, argumenter, discuter et disputer, on vole et on pille. On profite de la pagaille pour s’en mettre plein les poches. Ça donne l’impression d’une boulimie consumériste. Une jeunesse frustrée de ne pas tout avoir casse les vitrines pour prendre de force ce qu’elle ne peut pas acheter. Nahel a bon dos…

Cette jeunesse semble perdue. Elle n’a pas été éduquée. C’est évident. Elle n’a pas de valeurs civiques. C’est le drame de ceux qui ne sont ni d’ici ni de là-bas. Ceux qui se comportent comme si la terre où ils habitent est une terre étrangère. Si on ne fait rien, bientôt ici, chez nous, ce sera la même chose. Alors soyons lucides : ne rien faire, c’est faire le pire. Il faut donner à notre jeunesse des valeurs. Et ces valeurs ont pour nous un nom. Et ce nom c’est Jésus-Christ ! Dès lors, il faut le connaître d’abord, pour l’aimer ensuite et le servir enfin. Bref. Plutôt que de déprimer, bienvenue à la catéchèse paroissiale !

Un nouveau convoi!

Par Thierry Schelling
Photos : Sviatoslav Horetskyi

Quelle ténacité, quelle dévotion, quel enthousiasme même, malgré l’intolérable enlisement de cette guerre qui n’en finit pas – mais c’est malheureusement le propre d’une guerre, non ? Pas juste sa « perdurance » dans le temps, mais aussi parce qu’elle génère des solidarités, meut des personnes, agite des cœurs, réveille des générosités qui dormaient… Oui, au fond de l’humain se love un trésor de bonté. Et même le pire ne peut rien contre cette pugnace envie d’aider, d’aimer…

Le pèlerinage de Sviatoslav à Lourdes pour y rejoindre ses confrères des éparchies d’Allemagne et de France & Benelux a été l’occasion de déposer les fatigues au pied de Marie et de recevoir du Fils bien-aimé le sourire du devoir accompli. Dans l’humilité de nos faibles moyens. Mais avec l’arme de la foi…

La première des confessions pour les enfants de la communauté de Lausanne a été une autre façon de célébrer la vie… Sviatoslav est porteur de Celui qui est la Vie ! Merci à sa famille et aux paroissien.ne.s qui le soutiennent !

Un monument et un nom

Considérée comme sainte par beaucoup, Eva Calay ne sera probablement jamais officiellement canonisée. La religieuse belge a néanmoins reçu post mortem la plus haute distinction honorifique attribuée par l’Etat d’Israël et son nom est gravé sur le « Mur d’Honneur » dans le « Jardin des Justes » au mémorial de Yad Vashem de Jérusalem.

Eva Calay en 1931, à son entrée dans la congrégation.

Par Myriam Bettens | Photos : DR

Eva Calay s’oriente très tôt vers la vie religieuse et entre, en 1931, chez les Filles de la Croix, à l’âge de 23 ans. Son papa a néanmoins tenu à ce qu’elle achève des études avant son engagement dans la vie religieuse. Diplômée en littérature et en sténographie, elle est envoyée à Bèfve, dans la province de Liège, pour enseigner. La congrégation y dirige une école de filles avec pensionnat et une maison de repos pour personnes âgées. Durant la guerre, Eva et une de ses consœurs cachent des enfants juifs en les intégrant sous de faux noms au pensionnat. Elle restera à Bèfve jusqu’en 1955, date à laquelle elle retourne à Liège pour y prendre les fonctions d’économe, à la maison mère. 

En tant qu’économe générale, Eva a beaucoup de relations et se sent à l’aise partout. En 1965, la communauté la charge donc de mener à bien les travaux de construction et d’aménagement d’une nouvelle clinique gérée par les sœurs. Celle-ci sera ouverte en 1971. Or les médecins décident de la boycotter, car Eva s’attaque de front à leurs privilèges. Elle ne négocie pas, cette clinique destinée à soigner les gens dans le besoin n’est pas là pour enrichir les médecins. La faculté de médecine de Liège, désireuse de former ses stagiaires dans cette clinique d’avant-garde finit par accepter toutes les conditions d’Eva. La religieuse aura la gestion de cet hôpital pratiquement jusqu’à la fin de sa vie. Décédée en 1992 d’un infarctus, elle repose dans le caveau de la congrégation sous une dalle sans nom. En 2010, Eva est honorée du titre de « Juste parmi les Nations » pour avoir protégé et caché des enfants juifs dans le pensionnat de Bèfve, durant la guerre.

Reprise de la catéchèse paroissiale sur le secteur de Monthey

Réunion des catéchistes en fin d’année scolaire, juin 2023.

Si vous voulez que vos enfants dépassent le niveau moral de TikTok, si vous voulez qu’ils aient des valeurs authentiquement chrétiennes, inscrivez-les à la catéchèse 😃

Par l’abbé Jérôme Hauswirth, curé
Photo: abbé Lucien Favre

Notre société actuelle : en perte de repères

Les faits sont toujours plus manifestes : sans valeurs, notre jeunesse sera toujours plus égoïste et chaotique. Les manifestations en France suite à la mort de Nahel, l’été passé, sont une triste illustration d’une jeunesse sans repère (voir édito). Le retour à l’ordre passe par un retour à l’autorité, dans la famille, cellule de la société. Mais le retour à l’ordre passe aussi par un retour à l’ordre moral, éclairé par la Parole de Dieu et la sagesse de l’Eglise. 

Une école qui s’est déchristianisée

Les temps changent. Pour rappel, au XIXe siècle, le catéchisme dans les degrés primaires représentait 2h par jour ! L’enfant devait savoir lire, écrire, compter mais aussi avoir des valeurs chrétiennes, du civisme. Un siècle après, durant ma scolarité à Monthey, on est passé à 2h par semaine. Et aujourd’hui ? Nous essayons de proposer aux parents de venir 2h par mois, durant les messes du week-end.

Une catéchèse qui doit s’adapter

Depuis 20 ans, la catéchèse, dans le sens d’une transmission de la foi, ne peut plus se faire à l’école. L’école est laïque. Elle transmet via le cours Ethique et Cultures religieuses (ECR) des connaissances sur les principales traditions religieuses, un peu comme de la géographie ou de l’histoire. L’Eglise catholique compose avec cette réalité.

La catéchèse sur le secteur de Monthey se veut dans le prolongement des intuitions de nos prédécesseurs : une catéchèse de cheminement, durant tout le temps de la scolarité primaire, et non pas seulement l’année du sacrement (pardon, communion, confirmation).

Quel est le bon moment pour faire de la catéchèse aux enfants ? 

Notre réponse est la messe dominicale. La messe est le grand rendez-vous de toute la communauté. Ainsi une place adaptée a été prévue pour les enfants : au moment de l’homélie, les enfants rejoignent les catéchistes qui leur proposent un enseignement, adapté à leur âge, sur la Prière et la Parole de Dieu entendue à l’église.

Au final, soyez tous remerciés pour votre présence à la messe dominicale. Cela nourrit la présence de Dieu en nous et renforce nos liens de baptisés.

Merci aux anciens de continuer à porter ces projets pastoraux dans votre prière.

Avec toute ma reconnaissance.

Dans la partie francophone du diocèse de Sion et le territoire abbatial de Saint-Maurice (à l’exclusion du décanat d’Aigle).

La préparation au sacrement du pardon se fait en 4H, la célébration ayant lieu au printemps. 

La préparation au sacrement de la première communion se fait en 5H, la célébration ayant lieu au printemps. 

La préparation au sacrement de la confirmation, qui s’étend sur une année, se fait en 7H, la célébration ayant lieu en début de 8H (fin septembre). 

Grandir dans sa foi en prenant appui sur les valeurs chrétienne n’est pas réservé qu’aux enfants : les groupes : MADEP, Relais, « Fun and God », JCC, jeunes de Lourdes, ThéoCamp, Lectio Divina etc. sont là pour les ados et les jeunes afin de les aider à vivre la foi en communauté. Plus d’info sur nos sites internet. 

https://www.paroisse-monthey.ch/

https://paroisses-collombey-muraz.ch/

https://paroisses-hautlac.ch/

Merci aux mamans ou aux papas qui voudraient renforcer l’équipe d’animation. Plus nous sommes nombreux et plus
l’organisation est souple. Pas besoin d’être enseignant de métier. Un temps de lectio hebdomadaire au couvent des
bernardines le jeudi à 19h contribue à une réflexion et formation pour adulte en ce sens.

Tél. : 024 472 71 80.

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