Des reliques et des règles

Par Thierry Schelling | Photo : DR

Cadeaux appréciés

« La confirmation du chemin que nos Eglises ont parcouru en se rapprochant les unes des autres. » Voilà en substance comment François explique le don de reliques de saint Pierre à son homologue Bartholomée, patriarche de Constantinople et primus inter pares de l’orthodoxie byzantine. Paul VI et Athenagoras, leurs prédecesseurs et pionniers dans le dialogue entre les deux Eglises, s’étaient offert des œuvres d’art.

Avec des reliques, on passe – pardonnez l’expression ! – à la vitesse supérieure…

Et la réponse du patriarche est explicite : « [Ce don] est une nouvelle pierre milliare, un pas crucial » vers l’unité des Eglises.

Quelques règles de gestion

Le 16 décembre 2017, l’alors Congrégation (aujourd’hui Dicastère) pour la cause des saints a publié une instruction sur l’authenticité et la conservation des reliques qui explicite notamment la confection de reliques et leurs exhibitions (processions, voyages-pèlerinages, etc.). Commerce et (re)vente des reliques sont absolument interdits, comme il se doit (on apprend de son histoire !) (art. 25) et les scientifiques que sont les anatomopathologues, médecins légistes et experts sont sollicités pour les aspects pratiques.

Reliques religieuses, mais pas que…

Mais il y a aussi des « reliques profanes », que sont par exemple les trois fragments du Parthénon restitués à la Grèce en mars 2023 après avoir été exposés dans les Musées du Vatican pendant plus de deux siècles. « Un geste d’amitié et de solidarité avec le peuple grec », a expliqué l’envoyé.

Le dernier Pape à fournir des reliques est bien évidemment Jean-Paul II : une mèche de ses cheveux se trouve à l’église Saint-Etienne de Lausanne depuis 2016, où se rassemble la communauté polonaise. Leur authenticité ne tient-elle pourtant pas qu’à un fil ?

Bovernier et son nouveau curé!

Photos : Gérard Puippe

Samedi 23 septembre 2023, jour de fête patronale à Bovernier : c’est avec joie que la communauté a accueilli son nouveau curé : une célébration  riche en émotions, surtout  lorsque l’abbé Charles Aka, doyen du Secteur de Sion, a remis les insignes de sa nouvelle juridiction ecclésiastique au chanoine Joseph Yang. Nous avons partagé ensuite un moment convivial lors d’un apéro dînatoire.

Programme visite pastorale secteur Haut-Lac du 4 au 10 décembre 2023 par notre évêque Jean-Marie Lovey et Pierre-Yves Maillard

Photo : DR

Lundi 4 décembreVionnaz, fenêtre de l’Avent 18h-20h, occasion de rencontrer des gens hors église.
Mardi 5 décembreBouveret, chapelle protestante, 18h-22h, soirée sur la vie œcuménique
du secteur avec repas soupe, pain, fromage, ouverte aux intéressés.
Mercredi 6 décembreRencontre avec les membres des quatre conseils de communauté.
Jeudi 7 décembreRencontre au home Riond-Vert avec les aînés, messe au home à 16h30,  puis rencontre avec les conseils de gestion et les autorités de nos communes.
Vendredi 8 décembre
Immaculée Conception
Eglise du Bouveret, 18h30, messe de l’Immaculée Conception avec notre évêque suivie d’une rencontre conviviale avec les paroissiens de Port-Valais.
Samedi 9 décembreEglise de Revereulaz, 10h, messe avec notre évêque suivie d’une rencontre  conviviale avec les paroissiens de Revereulaz.
Vouvry après-midi (horaires à préciser) : rencontre formation et échange  pour tous les âges avec notre évêque et Pierre-Yves Maillard.
Eglise de Vionnaz, 17h30, messe KT avec notre évêque suivie d’une rencontre conviviale avec les paroissiens de Vionnaz.
Dimanche 10 décembreEglise de Vouvry, 19h30, messe avec notre évêque suivie d’une rencontre conviviale avec les paroissiens de Vouvry et Miex.

L’Eglise, ma Mère

Chaque mois, L’Essentiel propose à un ou une représentant(e) d’un diocèse suisse de s’exprimer sur un sujet de son choix. L’abbé Paul Martone, porte-parole de l’Evêque de Sion pour la partie germanophone du diocèse, est l’auteur de cette carte blanche. 

Par l’abbé Paul Martone | Photo : kath.ch

Nous tous, sommes bouleversés par les récits d’abus et d’agressions commis par des agents pastoraux qui ont ainsi trahi tout ce qui était sacré pour eux. Ils ont ainsi blessé physiquement et moralement de nombreuses personnes, et parfois même les ont détruites. Nous devons faire tout ce qui est humainement possible pour rendre justice aux victimes et prévenir les abus sexuels à l’avenir. 

Ces graves scandales ont pour conséquence de jeter une ombre de suspicion sur tous les prêtres, voire sur l’Eglise en tant que telle. N’oublions cependant pas que l’Eglise n’est pas simplement une vieille institution, mais qu’en elle agit le Christ vivant et ressuscité. Notre espoir et notre joie sont là où le Christ vit. 

C’est ce lien que nous devons remettre au centre. La solution ne se trouve pas dans une modification des structures, la suppression de l’obligation du célibat et l’introduction du sacerdoce féminin. Chacun et chacune d’entre nous, pas seulement les ecclésiastiques, mais tous les chrétiens et chrétiennes doivent entreprendre un véritable chemin de purification et de conversion, vers le Christ crucifié. Cette question est au cœur de l’Evangile. Si l’Eglise perdait de son prestige et de son influence, nous ne devrions pas le regretter, car nous correspondrions peut-être mieux ainsi au plan de Dieu pour elle. 

Mais malgré tout, l’Eglise reste notre mère. Karl Rahner la décrit avec justesse : « L’Eglise est une vieille femme avec beaucoup de rides et de ridules. Mais elle est ma mère. Et on ne frappe pas une mère. » 

Chacun de nous est invité à aimer, à ressentir et à penser avec cette Mère-Eglise : « Non seulement l’Eglise du passé, ni l’Eglise qui n’existe pas encore, mais l’Eglise concrète et présente, dont les rides et les taches doivent être effacées, même par notre humble aide. » (Jean-Paul II pendant sa visite à Sion en 1984)

La première étape pourrait être : sans vouloir minimiser ce qui s’est passé, retrouver le courage de parler de ce que cette mère nous a fait de bien, et de dire pourquoi nous l’aimons malgré tout.

Mourir c’est naître à la vie

La Croix au col du Grand-Saint-Bernard.

Texte et photo par Marion Perraudin

Nous n’avons qu’aujourd’hui pour grandir dans le pardon
Pour nous laisser emplir de la seule Présence
Qui, dans un cœur à cœur rempli de silence,
Nous révèle que toute mort est nouvelle naissance, 
Pour que tombe le masque de la toute-puissance,
Et que la lumière d’en haut brille dans le regard

Nous n’avons qu’aujourd’hui pour grandir dans la charité
Pour nous laisser emplir de la seule Présence
Qui, dans un cœur à cœur rempli de silence,
Nous révèle que toute mort est nouvelle naissance, 
Pour nous dépouiller du superficiel,
Et accueillir l’Essentiel et s’ouvrir à la Vie éternelle.

Nous n’avons qu’aujourd’hui pour grandir dans l’espérance
Pour nous laisser emplir de la seule Présence
Qui, dans un cœur à cœur rempli de silence,
Nous révèle que toute mort est nouvelle naissance, 
Qui prépare au rendez-vous de l’Amour.
Où Dieu nous ouvrira ses bras et son cœur empli d’amour,
Pour nous accueillir dans sa vie sans fin.

Nous n’avons qu’aujourd’hui pour grandir dans l’amour
Pour nous laisser emplir de la seule Présence
Qui, dans un cœur à cœur rempli de silence,
Nous révèle que toute mort est nouvelle naissance, 
Et qu’au crépuscule de notre vie,
Dans l’humilité de notre mort, pauvre de tout,
Nous naissions à la vie en Dieu.

Il suffira d’un signe…

Texte et photos par Pierre Moser

Gnostique, moi ? Peut-être… un peu. En tout cas suffisamment pour regarder certains colifichets de haut. Ces reliques, objets de superstition, m’ont toujours paru d’un autre âge. Je ne les utilise donc pas pour affermir ma foi… Mais voilà, sauf si ma mémoire me joue un tour des plus pendables, je crois, moi aussi, sans avoir vu (cf Jn 20 : 29).

Certes, cette foi m’a été donnée, mais je l’ai aussi façonnée et consolidée à l’aide de signes. Quels signes ? C’est quoi ces signes ? La définition qui me parle le mieux est celle d’un « reste ». Plus qu’une pure traduction du latin reliquiae, elle désigne quelque chose qui a résisté au temps. Au temps qui lui était normalement imparti. Et qui me parle, qui m’inspire. Les restes de construction romaine, même si leur survie est surprenante, ne sont rien d’autre que des empilements de cailloux morts. Les signes vivants sont, eux, beaucoup plus impressionnants.

L’Eglise en est un. Plus de deux mille ans que les humains essayent de la détruire, de bonne ou de mauvaise foi. Et pourtant elle est toujours debout. Ni plus ni moins abimée qu’à ses débuts. Sous des formes bien différentes au cours des âges. Avec des soucis en rapport avec la société dans laquelle elle s’insérait. Catacombes pour se cacher des bourreaux, chevaliers pour jouer les bourreaux, sécularisation pour rendre à César ce qui est à César. Un tel signe ne peut et ne doit pas être en mains humaines, c’est une évidence.

La résurrection en est un autre. Comme le dit si bien Paul, si elle n’existe pas, alors notre foi est vaine. Mais nous y croyons, et ce même après deux millénaires de tentatives de déconstruction. Un même événement qui, cependant, a été reçu de manière différente : les apôtres ont cru, les légionnaires, eux, ont oublié. Mais ni les uns ni les autres n’auraient pu l’imaginer a fortiori. La Bible, et je conclurai avec elle, c’est le « reste » qui a le plus défié le temps. Non pas son écriture, qui a été soumise aux capacités de l’homme, mais sa tradition orale millénaire qui a mené à une retranscription écrite juste avant le début de notre ère.

La différence entre ces signes qui me soutiennent avec ceux, un peu plus… charbonniers… est leur désincarnation. La Sainte Epine et le Saint Suaire ont des réalités bien physiques alors que mes signes sont un peu plus… abstraits… Mais ni vous ni moi n’avons participé, ni même assisté, à leur naissance. Heureux qui croit sans avoir vu.

Jeux, jeunes et humour – novembre 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Pourquoi certaines fanfares se nomment-elles « Cécilia » ?
Vierge et martyre romaine, Cécile, fêtée le 22 novembre, est la patronne des musiciens. On raconte qu’avant d’être décapitée, elle aurait entendu la musique de Dieu. Par dérivation, on a donné le nom de « Cécilia » à certains corps de musique, en plus d’une célèbre chanson de Simon and Garfunkel.

par Pascal Ortelli

Humour

Un dimanche avant la messe, un paroissien croise M. le Curé et s’aperçoit qu’il a un pansement sur la joue. Le desservant lui explique que pendant qu’il se rasait, il s’était concentré sur l’homélie qu’il allait prononcer et qu’il n’avait pu éviter de se couper. Après la messe, le même paroissien va trouver le curé dans la sacristie. « Si je peux me permettre une petite remarque, M. le Curé, la prochaine fois, concentrez-vous sur le rasoir et coupez l’homélie ! »

par Calixte Dubosson

Viens, Seigneur Jésus!

Extrait du message du pape François pour le 1er dimanche de l’Avent, décembre 2020.

Texte Proposé par Yasmina Pot | Photo : pixabay

« Ô Dieu, viens à mon secours » est souvent le début de notre prière : le premier pas de la foi est de dire au Seigneur que nous avons besoin de lui, de sa proximité.

Prier, c’est allumer une lumière dans la nuit. La prière réveille de la tiédeur d’une vie horizontale, élève le regard vers le haut, nous harmonise avec le Seigneur. La prière permet à Dieu d’être proche de nous ; c’est pourquoi elle libère de la solitude et donne l’espérance. 

« Viens, Seigneur Jésus, nous avons besoin de toi. Viens tout près de nous. Tu es la lumière : réveille-nous du sommeil de la médiocrité, éveille-nous des ténèbres de l’indifférence. Viens, Seigneur Jésus, fais-nous ressentir le désir de prier et le besoin d’aimer. »

Des changements dans l’UP

Le Père Karol Garbiec, nouveau prêtre auxiliaire de l’UP La Seymaz.

Par Fabienne Dubouloz-Gigon, représentante de l’évêque 
Photo : DR

Genève, le 13 septembre 2023

Chères amies, chers amis, 
Mesdames, Messieurs, 
Bonjour, 

Je vous écris en commun pour annoncer des changements qui concernent vos deux unités pastorales, tant il est vrai qu’un travail en Région est vôtre depuis quelque temps déjà, ce qui nous réjouit énormément. Je profite de ce message pour vous remercier sincèrement de ce que vous mettez en œuvre pour cet ambitieux et beau projet pastoral. 

En juin dernier, je vous apprenais le départ de l’abbé Joël Akabgo, appelé par notre évêque à rejoindre l’équipe de prêtres in solidum de l’UP Mont-Blanc-Basilique Notre-Dame, en septembre 2023. 
Depuis, l’UP La Seymaz est en attente d’une nomination. 
Nous avons la joie de vous annoncer celle de l’abbé Karol Garbiec comme prêtre auxiliaire à 100% dès octobre 2023. 

L’équipe pastorale de l’UP La Seymaz sera ainsi composée de l’abbé Thierry Schelling, administrateur ; des abbés Sviatoslav Horetskyi et Karol Garbiec, prêtres auxiliaires ; de Mme Astrid Belperroud, assistante pastorale ; de Mme Sabrina Faraone, coordinatrice en catéchèse et de M. Etienne Schmelzer, bénévole. L’équipe pastorale continuera à favoriser une pastorale vivante et à être à votre écoute. 

L’équipe pastorale de l’UP Eaux-Vives-Champel, elle, est désormais composée de l’abbé Thierry Schelling, curé modérateur ; de l’abbé Thierry Fouet, curé in solidum et répondant de Sainte-Thérèse, de Mme Astrid Belperroud, assistante pastorale et de M. Franck Luzuy, bénévole. L’abbé Karol Garbiec continuera à rendre des services sur cette UP. 

Je remercie chacune et chacun pour votre engagement et vous redis toute ma confiance pour l’animation de la pastorale de vos paroisses. 

En vous souhaitant une année pastorale riche et fructueuse, je vous quitte avec cette invitation du Professeur François-Xavier Amherdt lors de sa leçon d’adieu, en mai dernier, et que je partageais dernièrement en Bureau pastoral : passer d’une « spiritualité de la nage », où nous comptons sur nos propres forces, à une « spiritualité de la planche à voile » que fait avancer le souffle de l’Esprit. 

Avec l’assurance de ma prière et de mon soutien fraternel

Une foi, des expériences

« Jésus nous parle aujourd’hui et de manière personnelle. » F. Lamon

Par François Lamon | Photo : Marion Perraudin

« Cher François, pourrais-tu écrire le prochain édito sur le thème «  caté connecté  » ? » me demande Pascal Tornay. Pour moi qui suis déconnecté non seulement de la KT ou du caté, mais encore des paroisses et de l’organisation de la pastorale, cela me semble être un exercice de haute voltige… sans wifi ! En effet depuis 8 ans à l’hospice du Simplon à 2000 m. d’altitude, bien des soucis de catéchèse sont restés en plaine, mais la réalité de rencontrer le Christ dans le prochain est devenue plus présente et exigeante.

La catéchèse est l’enseignement de la Bible. La foi est accueil du Christ et expérience à transmettre. Je saisis donc l’occasion de cet édito pour vous relater des expériences « connectées ». Le point de départ est la conviction profonde (la foi) que Jésus nous parle  encore aujourd’hui et de manière personnelle. Presque chaque groupe de jeunes me posait la question : « Comment ou pourquoi êtes-vous devenu prêtre ? »

J’avais 8 ans quand un jour dans la cuisine, maman, tout en faisant la vaisselle, me dit tout naturellement : « François, tu sais, si Jésus t’appelle à devenir prêtre, dis-lui oui, tu seras toujours heureux. » Cette phrase est entrée en moi doucement comme un baume et m’a toujours accompagné. Maman n’a pas répété, insisté. Elle a simplement vécu avec Jésus joyeuse et paisible. Son exemple de confiance et de cohérence avec le message de Jésus m’a très fortement marqué. Je ne me souviens pas l’avoir entendue dire du mal d’autrui. J’étais connecté à la catéchèse vivante qu’étaient ma maman et aussi mon papa, moins loquace mais pieux et fidèle dans son service de sacristain.

A 12 ans, je vois une personne seule à la table du restaurant de l’Uniprix, faire le signe de croix avant de manger. Je reste stupéfait : « Il n’a pas peur de prier ! » 

La messe m’apportait souvent la confiance dont j’avais besoin pour poursuivre le collège et vaincre le trac des examens ou des interrogations orales !

A une rencontre de préparation au mariage, 5 ou 6 couples présents disent la place de la prière dans leur vie. Quel étonnement de la part du conjoint, les yeux de plus en plus écarquillées quand sa fiancée, jusque-là très timide, raconte qu’elle ne s’endort jamais sans faire la prière que sa grand-mère lui a enseignée. C’était fort… à entendre le silence qui a suivi le témoignage. Pourquoi ne l’avait-elle pas dit à son fiancé ? Je sais seulement qu’elle a osé le dire devant tout ce monde et que l’effet a été beaucoup plus grand que si c’était moi qui l’avait dit. Ne serait-ce pas de la catéchèse connectée ?

Les expériences, plus nombreuses encore, se vivent dans le domaine de la charité, de l’attention au prochain, de l’amour fraternel jusqu’au pardon au nom de Jésus. Ici sur terre, foi et catéchèse sont faites pour vivre ensemble, au ciel seul l’amour demeure !

Fête paroissiale à Monthey

La jeune génération a participé joyeusement à l’atelier « dessin » avant leur chasse au trésor.

Samedi 2 septembre, 11h35, heure du clocher. La rue de l’Eglise bat son plein : certains flânent autour de divers stands, d’autres discutent avec un verre de blanc. Gentiment, la file se forme au stand repas, les membres du CoGest sont fins prêts derrière leur four, Mario Ferreira grille ses saucisses. Les tablées se remplissent à l’ombre du grand parasol. Dans la cour, les enfants jouent. L’ambiance est conviviale, ça sent la raclette et la bonne humeur ! Bienvenue à la fête paroissiale de Monthey.

Par Sandrine Mayoraz | Photos : Elenterio Ferrero, Jordane Zeller

Le tour du patrimoine

Trois visites ont été organisées avec Lucie Arlettaz. Elle n’est pas Montheysanne et pourtant on aurait dit que si ! Tant sa passion et ses connaissances sont vives. Elle a su les transmettre et mettre en lumière les beautés insoupçonnées de notre église et de nos chapelles. En visitant les lieux, on découvre une histoire. A l’apéro, une paroissienne s’enthousiasme : « C’était tellement captivant ! Et je n’avais jamais vu cette statue de Marie à la chapelle de Malévoz : tu l’as vue ? Elle est tellement belle. »

Bénévoles au grand cœur

Ils sont nombreux, les bénévoles, à avoir œuvré avant, pendant et après la journée. Nous saluons particulièrement l’engagement de nos doyennes. Depuis soixante ans, les « dames du tricot » se retrouvent chaque semaine avec plaisir et amitié pour confectionner les diverses pièces en crochet et tricot. Cette année, elles ont monté leur stand et vendu leurs créations en faveur de notre paroisse pour la dernière fois. Les habits invendus ont généreusement été donnés à l’association, Cholidéro chin Frontêre et sont partis en direction de l’Ukraine. Merci Mesdames pour vos décennies de fidélité et votre soutien indéfectible à notre paroisse.

La messe a couronné cette journée. Accompagnés de leur famille et des catéchistes, les enfants ont rejoint le chemin de la catéchèse. Nous espérons que cette fête ne soit que le premier des plus beaux jours de cette année pastorale.

Ma paroisse est riche du précieux.

Engagement de bénévoles au grand cœur :

Rien ne pourrait se vivre sans vous.

C’est dans ce petit mot que vous trouvez notre

Immense reconnaissance. 

Une nouvelle bénédiction pour la croix de la mission à Font

Jeune centenaire, la croix de la mission 1923 sise au chemin des Cibles à Font, a été bénie une nouvelle fois le samedi 2 septembre dernier.

Par Claire Moullet | Photos : André Bise

Parée de ses plus beaux atours, car ayant reçu une nouvelle peinture grâce à l’initiative de Claude Delley, également sacristain de l’église de Font, elle a accueilli la visite du curé Darius et de Jean-Pierre Cantin, diacre. Pour ce jour anniversaire de sa naissance, la croix de la mission a bénéficié du chant du chœur mixte local interprétant le « O Salutaris Hostia ». Des membres de la communauté se sont joints à la procession. 

L’abbé Darius a relevé ce beau signe de foi érigé par nos aïeux,  mais surtout le signe d’amour du Christ donnant sa vie. Une invitation à porter nos croix quotidiennes a précédé la bénédiction du souvenir cher au cœur des habitants avec une nouvelle interprétation du « O salutaris Hostia » pour rendre gloire à Jésus-Christ vivant dans l’eucharistie.

Les missions paroissiales 

Photo : J. Delley

Dans les paroisses, dès leur reconnaissance, la mission était un temps fort d’une ou deux semaines, prêchée le plus souvent dans notre région par des capucins. Elle consistait en animations liturgiques ou musicales, veillées, rencontres avec les fidèles, groupes d’enfants, de jeunes, d’hommes ou de femmes avec en point d’orgue le sacrement de pénitence : une véritable redynamisation de la communauté…

Une croix était érigée en souvenir de cet évènement qui avait lieu en principe tous les 10 ans. Une bouteille renfermant le nom du curé et des autorités était enterrée à ses pieds. Pour la paroisse de Font, aucune mention de la croix centenaire !

Par contre, cette  photo de la mission 1933 atteste de cette tradition qui a perduré jusque dans les années 60.

 

Le cœur brûlant, se mettre en chemin…

Cette année, le Dimanche de la Mission universelle sera célébré le 22 octobre. Le thème du Mois et du Dimanche de la Mission universelle 2023 est « Le cœur brûlant, se mettre en chemin ».

Texte et photos par Missio Suisse

Ces mots font écho à l’expérience des disciples d’Emmaüs dans l’évangile de Luc (Lc 24, 13-35). Sur leur chemin, ils rencontrent le Ressuscité. Ils se rendent compte après coup que cette rencontre a rendu leur cœur tout brûlant, qui les pousse à annoncer la résurrection de Jésus.

Pendant ce mois de la Mission universelle, Missio montre, à travers l’exemple de l’Eglise en Equateur, comment la rencontre avec le Christ met en mouvement des femmes et des hommes qui vivent un quotidien fait de peur, de violence et de négation de la dignité humaine  C’est à partir de cette rencontre avec Dieu qu’ils s’engagent.

Prière pour le mois de la Mission

Père très bon, nous voulons suivre tes chemins le cœur brûlant, et d’un pas joyeux. Disciples missionnaires, sans craindre nos faiblesses nous marchons dans l’espérance avec Jésus pour porter ta parole à nos frères et sœurs aux quatre coins du monde. Rends-nous forts par la puissance de ton Esprit. Amen.

(Prière écrite conjointement par Missio Equateur et Missio Suisse)

Appels des Evêques suisses à l’occasion du mois missionnaire

Par l’Abbé Jean Scarcella, responsable du Secteur Mission

Chères sœurs, chers frères,

« Chaque être humain a le droit de recevoir l’Evangile. Les chrétiens ont le devoir de  l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable. L’Eglise ne grandit pas par prosélytisme mais « par attraction ». Ces paroles fortes du pape François dans son Exhortation apostolique « La joie de l’Evangile » du 24.11.2013 (n° 14-15) nous rappellent que la mission est l’affaire de toutes et tous, et non pas de quelques « spécialistes » ou organismes dédiés. Du fait de son baptême, chaque croyant est appelé à être disciple-missionnaire.

[…] Aujourd’hui, c’est dans plus de 120 pays que la quête du Dimanche de la Mission universelle est réservée pour soutenir les diocèses qui ne sont pas encore financièrement autonomes, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Océanie. L’Eglise hôte pour cette année 2023 est l’Eglise en Equateur, avec qui Missio Suisse a déjà tissé des liens solides ; l’Eglise y est très vivante, active au plan pastoral, caritatif, éducatif et social, tout comme elle est facteur de stabilité politique.

Nous vous remercions d’avance de l’accueil bienveillant que vous réserverez à notre appel.

L’Eglise en Equateur : une témoin, Sœur Irma Navarro

Sœur Irma, vous êtes directrice diocésaine pour les missions, que vous dit le thème « Le cœur brûlant, se mettre en chemin » ?
Le cœur fait naître les idées et l’amour, les pieds nous portent pour aller vers les autres. Si le cœur ne brûle pas comme pour les disciples d’Emmaüs, rien n’est possible dans le travail de l’évangélisation. Je rappelle la phrase de Thérèse de l’Enfant-Jésus, la patronne de ma congrégation (et la patronne des Missions) : « Je serai l’amour ». 

Et la mise en œuvre du processus synodal voulu par le pape François ?
En Equateur, nous connaissons la très belle expérience de la « minga ». C’est une façon d’avancer ensemble connue des peuples indigènes, dans laquelle tous se réunissent pour un travail à faire en commun, pour un objectif communautaire. La participation et le travail en commun se trouvent en effet dans nos racines ancestrales. Au début, l’évangélisation passait par les missionnaires. Maintenant nous y participons à égalité, spirituellement et matériellement. L’Equateur compte de nombreuses communautés sans aucune ressource. Si dans vos cœurs généreux naît l’envie de nous soutenir, je vous dis merci : nous vous offrirons nos prières et notre affection.

Mgr Antonio Crameri, originaire des Grisons et né à Locarno, est évêque du Vicariat apostolique d’Esmeraldas, dans le nord-ouest de l’Equateur. La région souffre d’une violence endémique et des trafics illégaux, notamment de drogue. Outre son engagement en pastorale, Mgr Crameri est aussi fortement engagé sur le terrain social. C’est « L’Evangile mis en actes », avec le souci de l’éducation (34 institutions et 30’000 élè–ves) et de la santé, car l’hôpital de San Lorenzo, et le home pour personnes âgées d’Esmeraldas sont gérés par le Vicariat. Le climat de violence, les distances, l’état des voies de communication sont autant de défis pour l’évêque, qui puise sa force dans la prière et dans son tempérament résolument optimiste.

Faites un don en faveur des projets de Missio en Equateur

Cliquez sur le lien suivant et choisissez le moyen de paiement. MERCI.
https://www.missio.ch/fr/pay?qr_link=6&cHash=d8ce5a0ad33142a54d8d5c13ed58bd33

–> Retrouvez les détails de la campagne sur www.missio.ch/dmu

Que la lumière soit… et la lumière fut !

Comme une mise en bouche de la future restauration de notre église, sa toute récente mise en lumière révèle des beautés cachées.

Pour le Conseil de gestion de la paroisse de Monthey : Bernard Premand, président du Conseil de gestion, abbé Jérôme Hauswirth, curé de la paroisse
Photos : Bernard Premand, Bruno Chatard

Chère Montheysanne, Cher Montheysan,

Chère Paroissienne, Cher Paroissien,

Depuis près de 50 ans, notre très belle église paroissiale de style néo-classique n’a plus été restaurée.

Tout devient indispensable : de la restauration du toit à l’éclairage intérieur, des peintures intérieures et extérieures, du décrassage au dépoussiérage, des lumières au son en passant par le chauffage.

Dans ce but, nous collaborons étroitement avec l’Etat du Valais, par son service des Monuments Historiques et avec la commission épiscopale d’Art Sacré. Tout sera ainsi réalisé dans le respect de notre patrimoine.

Un investissement de plus de 2 millions s’avère nécessaire. Pour ce faire, nous devrions compter sur l’aide des pouvoirs publics et d’organismes d’aide, en plus d’un montant important mis par la paroisse elle-même. Cependant, nous avons besoin de votre soutien pécunier, de votre générosité. Nous le faisons par le biais d’une contribution dénommée :

DON POUR LA RESTAURATION DE L’EGLISE DE MONTHEY

Quelle que soit la somme versée, nous l’accueillerons avec gratitude, tout en relevant que celle-ci sera utilisée à bon escient et selon les principes de rigueur budgétaire. Nous vous délivrerons d’ailleurs une attestation puisque de tels dons sont déductibles des impôts.

En profitant de remercier toutes les personnes qui nous accordent souvent leur soutien financier et toutes celles qui se dévouent régulièrement pour la vie et le dynamisme de notre paroisse, nous vous sommes reconnaissants par avance de l’intérêt que vous porterez à notre démarche exceptionnelle.

Pour vos dons :

CH76 8080 8009 8990 4341 5
Paroisse de Monthey
1870 Monthey

Denis Rossier, heureux auxiliaire funéraire

 

Denis Rossier a longtemps œuvré professionnellement dans le milieu bancaire. Il a aussi siégé avec fidélité dans des Conseils de paroisse. Préretraité, il œuvre désormais à temps partiel comme auxiliaire funéraire pour les entreprises Périsset et Verdon. Une activité dans laquelle il se sent gratifié. Il en parle avec un bel enthousiasme.

Par Claude Jenny
Photo : Georges Losey

Il aura bientôt l’âge de la retraite et a consacré beaucoup de son temps aux activités paroissiales. En siégeant 15 ans d’abord au Conseil de paroisse de Font-Châbles puis dans le conseil de la nouvelle paroisse fusionnée. Ce printemps, au terme de la première législature du Conseil de paroisse né de la fusion, il a rendu son tablier d’adjoint aux finances. Mais pas question de rester inactif ! 

Un choix apprécié

Aussi, lorsqu’un proche lui dit qu’il a « la tête de l’emploi » pour travailler pour les pompes funèbres, il fonce ! postule et est engagé comme auxiliaire à 10-20%. Et le moins que l’on puisse dire après un semestre de pratique, c’est qu’il ne regrette pas ce choix !

« Etre proche des familles endeuillées lors des célébrations, conduire la voiture mortuaire lors du dernier voyage, procéder aux soins aux défunts, assurer le service à l’espace funéraire de Payerne, autant de volets de ce qui est devenu le travail pour lequel j’étais fait. Il me va comme gant » dit-il sans faux-fuyant. « Je me sens vraiment utile en étant proche des familles endeuillées » ajoute celui qui « avale » sans perdre son sourire les remarques de certaines des nombreuses personnes qu’il connaît et qui l’interpellent parfois en lui disant « Salut le croque-mort ! Tu vas bien ? »

Ben oui, on peut être « croque mort » – on dit plutôt agent funéraire – et se sentir bien ! « Nous formons une belle équipe entre les permanents et les auxiliaires. Nous assurons notre rôle avec beaucoup de solidarité entre nous » dit-il en parlant avec empathie de ses collègues. L’empathie ! Un mot qui « colle » parfaitement à la personnalité de Denis Rossier, lui qui œuvre aussi année après année comme hospitalier lors du pèlerinage des malades à Lourdes. Et, histoire de changer de costume, chante aussi dans le chœur mixte paroissial de Font-Châbles-Cheyres.

Prions avec les saisons de la vie

Prière transmise par Mireille Duc

Pour les saisons que papa a vécues,
pour ses années de jeunesse,
pour les projets qu’il a réalisés,
bénis sois-tu Seigneur.

Pour les étés que papa a connus,
pour ses années de travail,
où il a semé son temps, ses énergies, sa tendresse pour les autres,
bénis sois-tu Seigneur.

Pour les automnes que papa a vécus,
pour ses temps de récolte
où il a moissonné le fruit de son travail
pour le bonheur qu’il a connu, dans sa famille, ses amis,
Bénis sois-tu Seigneur.

Pour les hivers que papa a traversés,
pour ses temps d’épreuves,
où mystérieusement une autre vie se préparait,
bénis-soi-tu Seigneur.

Pour cette cinquième saison dans laquelle papa est entré,
saison de plénitude, saison hors du temps et de l’espace,
saison dont tu es le soleil et la rosée.
bénis sois-tu Seigneur.

Près de chez nous, l’Abbaye Notre-Dame d’Abondance

En France voisine, dans le village d’Abondance, il est un bijou niché dans un écrin de verdure s’ouvrant sur un cirque de montagnes : fondée au 12e siècle par des chanoines issus de l’Abbaye de Saint-Maurice d’Agaune, Notre-Dame de l’Assomption connaîtra grandeur et décadence avant de devenir le premier édifice savoyard classé au titre de « Monument historique » en 1875.

Par Anne-Laure Martinetti 
Photos : Patrick Brault /  Pôle Culturel d’Abondance

La première date qui apparaît est celle de 1108 : l’Abbaye d’Agaune offre une autonomie à son Prieuré datant du 11e siècle. Les chanoines de Saint-Augustin vivent alors en bonne entente avec le grand seigneur de la vallée, un certain Louis de Féternes. Le Prieuré devient officiellement une Abbaye en 1139. Grâce à de nombreuses donations et au travail acharné des religieux, elle connaît alors une grande prospérité. C’est une époque rayonnante pour l’établissement dont l’influence s’étend sur tout le diocèse de Genève. Il fonde dans son sillage les Abbayes de Sixt, d’Entremont, de Grandval et de Gouailles. Sous sa juridiction, de nombreux Prieurés ruraux essaiment dont celui de Nyon. En 1155, le pape Adrien IV félicite les chanoines qui signent un traité de confraternité avec Agaune.

Le Bas Moyen Âge : une période sombre Mais à la grandeur succède souvent la décadence et l’histoire de ce lieu unique ne fait pas exception à la règle. En 1433, l’Abbaye passe sous le régime de la Commende, mode de commandement dont les abus entraîneront un fléchissement temporel et spirituel. Puis en 1446, un terrible incendie ravage la nef, le clocher de l’abbatiale, épargnant miraculeusement le cloître. Le déclin s’accentue jusqu’à l’intervention en 1606 de François de Sales, évêque de Genève ayant ramené le Chablais au catholicisme, qui va œuvrer afin de rétablir l’ordre monastique. Puis Paul V remplacera les chanoines par des cisterciens feuillants. C’est un nouvel élan pour l’Abbaye, élan de courte durée puisque le déclin se poursuivra : les Feuillants entrent en conflit avec les habitants de la vallée, les autorités religieuses et en 1633, un second incendie ravage à nouveau une partie des lieux. Enfin des scandales éclatent : amours clandestines, beuveries et bagarres, les religieux n’observent plus aucune règle et c’est finalement le Duc de Savoie, Charles-Emmanuel III, qui demandera la suppression de l’Abbaye au pape Clément XIII en 1761. Au 19e siècle, une partie de ses bâtiments sera occupée par les bureaux de la mairie.

Et aujourd’hui ? – Malgré son histoire mouvementée, la bâtisse demeure attractive à plus d’un titre. Le cloître de construction gothique, édifié au 14e siècle, est décoré de magnifiques peintures murales parmi lesquelles « L’Annonciation », « La Nativité », « La Fuite en Egypte », « Jésus parmi les docteurs ». Il s’agit là de manifestations remarquables de l’art religieux médiéval en Savoie. Elles émaneraient des ateliers de Giacomo Jaquerio, chef de file de l’art pictural dans les Etats de Savoie au début du 15e siècle. Les cloîtres peints, si nombreux en Italie, restent très rares en France : avec Marie pour personnage central, les œuvres mêlent les arts religieux, seigneurial et populaire. Les sculptures quant à elles, taillées dans la molasse, représentent aussi bien des scènes bibliques que les travaux des champs d’antan.

Construite vers 1275, l’abbatiale, munie d’un clocher à bulbe, nous rappelle la période de splendeur de l’Abbaye. Sur le plan architectural, elle est la seule église de Savoie à posséder des chapelles absidiales et un déambulatoire. Elle possède un mobilier exceptionnel, notamment un magnifique siège abbatial du 15e siècle, et est ornée de statues en trompe-l’œil attribuées à l’artiste piémontais Casimir Vicario. Réalisées en 1845-46, ces dernières, situées dans les voûtes du chœur, représentent les apôtres et les vertus morales. Entre 2002 et 2006, l’église a fait l’objet d’un vaste programme de rénovation. A découvrir également, un musée d’art religieux contenant une riche collection d’ornements et d’objets liturgiques allant du 15e au 20e siècle : textiles, orfèvrerie, tableaux, statues, reliquaires, livres : 1’500 objets retraçant l’évolution de l’art sacré, des techniques et des matériaux sur plus de 500 ans. 

Vous l’aurez compris, l’Abbaye Notre-Dame d’Abondance mérite plus qu’un détour. Elle est digne d’intérêt de son entrée principale à la charpente du monastère en passant par les quatre cloches de l’abbatiale qui égrènent le motif de « Parsifal ». La visite peut en outre être couplée avec celle du Musée du Fromage d’Abondance. Bien que relevant d’un tout autre registre, il s’agit là aussi d’un témoin d’intérêt du patrimoine local.

Aller sur place ?

Trajet Martigny – Abondance : 1 heure (57 km) par le Pas de Morgins.

Visites commentées, libres avec audios par QR code, activités pour les enfants. Fermeture annuelle du 4.11 au 25.12 + 01.01. En octobre, ouvert l’après-midi en semaine. 

Web : www.abondance-tourisme.com (infos et visite virtuelle). 

Tél. +33 4 50 73 02 90.

Nos fleuristes au service de la prière

Les fleuristes présentent leur arrangement floral, confectionné lors de cette journée.

Le samedi 19 août, les fleuristes de nos paroisses se sont rencontrés à la cure de Choëx pour une formation. Certains sont déjà expérimentés, d’autres viennent de commencer ce service, tous ont à cœur de rendre nos églises belles et accueillantes pour les messes dominicales.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Simone Buisson

Pour cette journée, nos fleuristes ont bénéficié des conseils, des encouragements et du savoir-faire de Simone Buisson, fleuriste et patronne de l’Atelier Rithner fleurs. « Les fleuristes sont des bénévoles importants : ils embellissent l’église pour aider la communauté à mieux entrer dans la prière » rappelle d’emblée la formatrice. Le travail des fleuristes, souvent dans l’ombre, met en valeur la beauté de la création de Dieu. 

La journée se déroule dans une ambiance sympathique et conviviale. Les anecdotes nourrissent les échanges. On entend beaucoup de joie et de plaisir à rendre ce service. La confection des bouquets dans l’église est, pour certains, des moments privilégiés en Sa présence. Les fleurs nous disent « je t’aime », « je pense à toi », « bienvenue ». Ce sont ces mots aussi que les bouquets de nos églises murmurent à Dieu et toute personne qui entre dans Sa maison.

Merci aux fleuristes de nos paroisses pour leur créativité et leur précieux engagement. Merci à Simone pour sa disponibilité et son expérience.

Prière 

Prière tirée de «autour de Nicole et Pierre»

Une fleur pour toi, comme un sourire à te donner.

Une fleur pour moi, comme une parole échangée.

Une fleur pour nous, comme une joie à partager.

Une fleur pour Dieu, comme un désir à faire grandir.

Une fleur pour Dieu, comme une rencontre à venir.

Pour compléter son équipe, la paroisse de Monthey, cherche deux fleuristes. 

Les intéressés peuvent s’adresser à Sandrine Mayoraz 079 739 24 22.

Steve Perrinjaquet: Un Monsieur pompes funèbres épanoui

Steve Perrinjaquet, au premier plan, avec quelques membres de son équipe lors d’une célébration funéraire.

Pierre Périsset est l’un des personnages parmi les plus connus dans le landerneau broyard ! Un demi-siècle de règne à la tête des pompes funèbres locales, ça marque ! Celui qui dirige les Pompes funèbres Périsset à Estavayer et Verdon à Payerne, Steve Perrinjaquet, assume avec beaucoup d’entregent cette succession de « M. Pompes funèbres » dans toute la région broyarde. Et avoue qu’il a voulu exercer cette activité particulière.

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey

Steve Perrinjaquet dirige toute l’équipe que coiffent les deux entreprises, elles-mêmes sous le giron de Murith SA : quatre employées fixes et une demi-douzaine d’auxiliaires. Il a peu travaillé avec son prédécesseur mais sans doute s’est-il aisément inséré dans le moule broyard, tant il est vrai qu’en matière de funérailles les pratiques peuvent varier un peu d’une région à l’autre. « Ici, les familles veulent majoritairement des funérailles plutôt traditionnelles » confie-t-il. En tant que responsable, il est donc peu exposé aux demandes insolites, voire farfelues. « J’essaie dans la mesure du possible de répondre aux attentes du défunt s’il a exprimé des désirs ou de la famille, mais il est clair que nous avons des règles éthiques dont nous ne dévions jamais » précise-t-il.

Comme un appel

Il était boulanger mais il a complètement bifurqué en voulant devenir agent funéraire. « Au décès de ma grand-maman, qui s’était beaucoup occupée de moi, j’ai senti que je devrais changer de métier. Ce fut comme un appel intérieur. J’ai cherché des places de stages. Je suis arrivé ici en 2017 et je fonctionne comme directeur depuis 2020 » explique cet enfant d’Yvonand qui vit toujours à la frontière vaudoise mais a su se faire apprécier des familles broyardes, tant vaudoises que fribourgeoises, les deux entreprises – Périsset et Verdon – rayonnant avec un quasi-monopole dans la Broye. Ce qui signifie beaucoup de deuils à gérer en une année. Steve Perrinjaquet refuse d’en dévoiler le nombre mais il suffit de consulter les avis mortuaires pour comprendre qu’ils sont nombreux entre les
12 communautés de la paroisse Saint-Laurent Estavayer ainsi que les UP Saint-Barnabé et Notre-Dame de Tours. Un vaste territoire qui exige une organisation bien huilée avec des tâches spécifiques pour chacun des membres de l’équipe des permanents.

Excellente collaboration avec la paroisse

Steve Perrinjaquet est sincère lorsqu’il confie que la collaboration avec les personnes qui s’occupent des deuils dans la paroisse Saint-Laurent Estavayer fonctionne à merveille. « Une organisation exemplaire qui fait que notre tâche à nous, entreprise de pompes funèbres, s’en trouve grandement facilitée » souligne-t-il pour déplorer qu’il faille multiplier autant de démarches administratives pour informer d’un seul décès. L’informatique ne simplifie pas tout…

Arrive-t-on à débrancher en arrivant chez soi lorsque l’on fait un tel métier ? « Il le faut ! Il faut pouvoir switcher et passer à autre chose » dit-il. Lui, en tant que papa solo, consacre du temps à son fils de 8 ans, pratique la course à pied, fonce au guidon de sa moto. Il n’empêche : ce métier de « M. Pompes funèbres » exige des qualités particulières. Steve Perrinjaquet ne regrette surtout pas son choix. Difficile de ne pas sentir chez lui un épanouissement naturel, tout en veillant à donner le maximum de dignité à ces moments de deuil qu’il partage avec les familles.

De gauche à droite, Steve Perrinjaquet, Colin Joye, Kylian Hauser et Oscar Gonzales.

L’aventure d’une centenaire

Le parcours de Marguerite Blanchard (1898-1998) publié aujourd’hui sous le titre « Une vie rayonnante »*, reflète l’action extraordinaire de Dieu dans la vie ordinaire d’une enfant, d’une adolescente, d’une femme qui a choisi de placer sa confiance en Jésus, en toute circonstance.

Par Olivier Taramarcaz 
Photos : maisonbible.ch 

Marguerite a 5 ans. Durant l’année 1903, sa maman, atteinte de tuberculose pulmonaire est hospitalisée. Avec sa petite sœur Emilie, elles sont mises en pension. Elles souffrent d’un sentiment d’abandon. Un an plus tard, quelques jours avant sa mort, Marguerite rend enfin visite à sa maman. Cette dernière lui annonce : « Je vais bientôt partir pour un très grand voyage. Pendant très, très longtemps, nous n’allons pas nous revoir […] Aime le Seigneur Jésus de tout ton cœur et, un jour, nous nous retrouverons dans la présence du bon Berger pour toujours. » Marguerite apprend à se confier au bon Berger. Le Seigneur devient son protecteur, celui qui l’aime et qui prend soin d’elle. Elle réalise ce que cela signifie d’être consolée dans des moments de tristesse et de manque d’affection. Son papa se remarie. Marguerite ne trouve pas de place dans le cœur de sa belle-mère. 

Confiance dans la solitude – Durant l’hiver 1912, le papa décède à la suite d’un accident. L’oncle et la tante des deux orphelines décident d’envoyer Emilie, 12 ans, dans un orphelinat, et Marguerite, 14 ans, à la campagne. Elle se retrouve dans une famille paysanne, avec des inconnus. Très vite, elle déchante. De lourdes corvées lui sont imposées du matin au soir. Elle subit les menaces d’une matriarche sans attention pour la jeune fille qu’elle est, ni égard pour sa situation. Elle se réfugie lorsqu’elle le peut, dans sa petite mansarde, médite les paroles de la Bible. Touchée par l’invitation de Jésus : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Mt 11, 23), elle s’abandonne au Sauveur. Renouvelée intérieurement, elle se sent fortifiée au cœur même du climat délétère auquel elle ne peut échapper. 

Epreuve de la maladie – En 1916, Marguerite apprend qu’elle est atteinte de tuberculose pulmonaire. Les médecins lui annoncent qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre. Elle se retrouve dans un sanatorium à Leysin. Elle apprend à demeurer dans le calme et la paix de Dieu. Deux années s’écoulent. Un jour, une jeune amie décède de la tuberculose. Profondément affectée, elle est découragée. Sa santé ne s’améliore pas. Elle ne voit pas d’avenir se dessiner devant elle. Une parole déjà reçue retentit dans son cœur à ce moment-là : « Tu iras auprès de qui je t’enverrai. […] Ne crains pas. Je suis avec toi pour te délivrer. » (Jr 1, 6-8) Elle reprend confiance et prie : « Seigneur, si telle est ta volonté, tu peux me redonner la santé, pour qu’un jour, je puisse te servir en soignant des malades. » Peu après, la fièvre la quitte définitivement. Elle est considérée comme guérie. Elle expérimente concrètement la manière dont le Seigneur agit dans tout son être, dans son corps aussi, par son Esprit.

Engagement de foi – Marguerite s’engage dans les soins. Elle obtient son diplôme d’infirmière en 1929. Des souvenirs reviennent à sa pensée sur l’appel et la parole reçus des années plus tôt. Elle se sent pourtant bien fragile pour s’engager. En pleine lutte intérieure, elle se remémore le chemin parcouru. Elle mesure alors que le Seigneur ne lui demande pas de s’appuyer sur ses propres sentiments, ni de se mépriser du fait de sa santé fragile. Elle médite alors ces paroles : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. » (2 Co 12, 9) 

Mission en Egypte – Quelques années plus tard, après avoir terminé sa formation à l’école biblique de Genève, lui parvient la proposition d’accompagner, comme nurse, une famille se rendant en Egypte. Marguerite Blanchard rejoint l’Egypte le 17 octobre 1935. Elle est accueillie sur le port par Hans et Liliane Scheidegger, qu’elle a déjà côtoyés en Suisse. Marguerite trouve auprès d’eux une famille de cœur. Leur salon devient un lieu de partage et de méditation de la Parole. De nombreuses personnes invitées par Marguerite y débutent leur chemin de foi. Elle s’engage dans plusieurs services hospitaliers, jusqu’en 1948. Le jour de son départ pour la Suisse, son amie Liliane Scheidegger donne naissance à son quatrième fils François. 

L’aventure d’une centenaire – Sur l’insistance de personnes l’invitant à raconter son histoire, Marguerite Blanchard décide de se mettre à l’établi à 93 ans ! Elle trouve le soutien, pour écrire et donner forme à son récit, auprès de François Scheidegger qu’elle a vu naître à Alexandrie. A 17 ans, Marguerite a reçu le verdict qu’il ne lui restait que quelques mois à vivre. Elle a vécu jusqu’à l’âge de 100 ans, voyageant et s’engageant dans plusieurs pays. La jeune femme qui a décidé de marcher dans un cœur à cœur avec le Seigneur, a éprouvé la réalité de la parole de Dieu : « L’Eternel gardera ton départ et ton arrivée. » (Ps 121, 7-8) 

* Marguerite Blanchard et François Scheidegger, Une vie rayonnante. J’étais rejetée, il m’a adoptée, éditions Scripsi, La Maison de la Bible, Romanel-s /Lausanne, 2023, 198 p.

Carillons de notre église Saint-André, Muraz

Série de cloches permettant l’exécution de mélodies.

Par Raymond Turin
Photos : DR

Depuis sa rénovation, l’église de Muraz bénéficie d’une nouvelle cloche et depuis peu s’est ajouté un répertoire de mélodies produites par le carillon. Passage en revue avec l’un des concepteurs de ces mélodies, Raymond Turin.

Historique
Nous avions 10 carillons créés par quelques personnes de notre village.

Ces carillons étaient réservés pour des évènements particuliers (Fête-Dieu, Noël…).

Les tonalités des cloches étaient les sol, la, si, do# et mi.

A l’aide de ces quelques notes, la composition musicale était quelque peu limitée.

Ces carillons étaient enregistrés et leur déclenchement se faisait manuellement.

Rénovation de notre église – Nouvelle cloche 
La rénovation de notre église a été initiée en 2019. Lors d’une réunion du Conseil de gestion durant cette période, il a été décidé d’ajouter une cloche à notre clocher. La raison était de permettre la création de nouveaux carillons pour obtenir des mélodies plus élaborées. La tonalité de cette nouvelle cloche est la note ré.

C’est la fonderie Rüetschi d’Aarau (AG) qui a coulé cette cloche. Le site web de notre paroisse vous permet de voir le film du coulage de cette cloche ainsi que la cérémonie de la montée de la cloche au clocher. 

Nouveaux carillons
Avec une nouvelle cloche cela devenait évidemment beaucoup plus facile de composer d’autres mélodies.

Un concours a été lancé auprès de la population de Muraz-Illarsaz pour donner la possibilité à tout un chacun de créer une mélodie.

C’est ainsi que quatre personnes se sont inscrites et ont participé à ce concours. Les résultats de ce concours ont été annoncés lors de la Fête patronale Saint-André de 2020.

L’objectif de ces nouveaux carillons était d’animer de manière automatique certaines fêtes paroissiales et l’arrivée et la sortie des enfants de l’école.

Deux personnes (M. Vannay René de Vionnaz, carillonneur et musicien émérite et moi-même) ont donc consacré une bonne partie de leur temps pour créer des mélodies avec pour objectif : obtenir des airs connus et joyeux d’animation pour les domaines religieux et profanes suivants :
> les dimanches ;
> chaque jour de la semaine (au matin) ; 
> les Fêtes paroissiales ;
> les Fêtes patronales ;
> Noël ;
> les Fêtes à la Vierge ;
> les baptêmes ;
> les mariages ;
> les écoles (bâtiments à proximité).

Pour information, toutes nos cloches disposent de marteaux qui frappent les cloches et donnent ainsi la possibilité de faire des carillons.

Pour chaque domaine, plusieurs mélodies (environ 120) ont été créées.

Dans certains cas, le déclenchement de carillons se fait de manière automatique (programmée). Exemple : horaires d’entrées et sorties des classes scolaires.

Dans d’autres cas, le déclenchement des mélodies se fait soit manuellement soit les mélodies sont déclenchées de manière aléatoire sur une fonction programmée.  

Qu’il s’agisse de cloches à la volée, de carillons manuels ou automatiques, leurs mélodies familières se fondent dans le paysage et rythment notre vie quotidienne. Cela a été le vœu du Conseil de gestion.

Bonne écoute et… pour certaines mélodies, vous pouvez les accompagner… en paroles !

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