La Bible au quotidien: la Toussaint

Par Nathalie Angelini | Photo : DR

Psaume 34:18 « L’Eternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. »

La période de la Toussaint est associée à la commémoration des défunts. Bien que cette fête puisse évoquer des souvenirs douloureux, elle peut jouer un rôle important dans le processus de deuil en nous rappelant l’importance de la vie et donner un sens à la perte. En nous offrant un moment de recueillement et de réflexion, elle nous donne l’occasion de rendre hommage à nos disparus en visitant leur sépulture ou en allumant une bougie à leur mémoire. Ce rituel apaise notre chagrin en nous permettant de ressentir une connexion continue avec ceux que nous avons perdus.

L’importance du soutien

La Toussaint nous rappelle aussi l’importance de la communauté et du soutien social, moral et spirituel en période de deuil. Partager cette journée pour échanger nos émotions et souvenirs, renforçant ainsi nos liens avec notre entourage. La Toussaint peut contribuer à apaiser notre douleur en nous aidant à trouver un sens à la perte. Elle nous rappelle que nos êtres chers vivent à travers nos souvenirs et les enseignements qu’ils nous ont transmis. En les honorant, nous pouvons progressivement trouver la paix intérieure. Bien que la mort fasse partie intégrante de la vie, ce temps nous encourage à réfléchir à notre existence, à chérir le moment présent et à entretenir des relations positives.

Le deuil est l’une des épreuves les plus difficiles de la vie, mais la foi en Christ peut nous apporter un réconfort profond dans ces moments sombres. Notre croyance en la résurrection et la vie éternelle apporte une lueur d’espoir au milieu du chagrin. Nos êtres chers décédés sont en présence de Dieu. Ph 1, 21 « En effet, pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. »

La prière, comme un phare de lumière au milieu de l’obscurité du deuil, nous offre un espace pour exprimer nos émotions, se sentir entendu et rassuré, tout en renforçant notre connexion spirituelle. La lecture de la Bible est une source de réconfort avec ses enseignements sur la grâce, la miséricorde et l’amour de Dieu. Elle nous apporte l’espérance, la consolation, l’espoir et nous aide à apaiser la culpabilité et le ressentiment qui peuvent accompagner la perte d’un être cher. La communion est aussi un acte sacré qui rappelle le sacrifice de Jésus. La partager peut être une expérience profonde qui nous rappelle l’importance du pardon et de la grâce divine et l’importance de l’Eglise comme lieu de réconfort, de partage et de solidarité.

Esaïe 41:10 « Ne crains rien, car je suis avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante. »

Des ténèbres à la «Luce»

Foudroyée par un cancer des os à l’âge de 18 ans, Chiara Luce Badano est restée habitée d’une joie saisissante malgré la souffrance. Un témoignage de résilience au cœur de la crise.

Par Myriam Bettens | Photo : Focolari

« Souvent l’homme ne vit pas sa vie, parce qu’il est plongé dans un temps qui n’existe pas : celui du souvenir ou celui du regret. L’homme pourrait donner un sens à toute chose en sortant de son égoïsme et en valorisant chacune de ses actions accomplies en faveur des autres », écrivait Chiara Luce dans une de ses dernières rédactions scolaires.

La jeune fille est née en octobre 1971 dans un petit bourg près de Gênes, alors que ses parents ne s’attendaient plus à avoir un enfant. Ils considèrent sa naissance comme un signe du ciel. A 9 ans, elle participe pour la première fois à une rencontre d’enfants organisée par les Focolari, dont sa famille est membre. Elle découvre comment l’amour de Dieu peut déborder sur ceux qui font de Lui leur idéal de vie et décide de vivre pleinement cet Evangile qui la fascine. L’été 1988 touche à sa fin, la rentrée approche. Chiara est en train de jouer au tennis lorsqu’elle ressent une vive douleur à l’épaule. Le verdict tombe : ostéosarcome avec métastases. Une tumeur agressive et douloureuse. 

Un interminable marathon d’examens, d’attentes, d’améliorations, de rechutes et d’hospitalisations s’engage pour la jeune fille de 17 ans. Elle y voit une occasion constante pour vivre l’instant présent en restant continuellement présente par téléphone, message, petits cadeaux auprès de ses amis. Chiara Luce vit les derniers mois de sa vie clouée au lit et partiellement paralysée. Bien que percluse de douleurs, elle demeure tournée vers les autres et sa joie est contagieuse. Elle meurt en octobre 1990, mais son rayonnement est immédiat, tant et si bien qu’à peine 10 ans après sa mort, son procès de béatification est engagé et conclu en 2010 à Rome par une célébration réunissant plus de 25’000 personnes.

Diaconie

Connaissez-vous EPISOL, 3ChêneAccueil ou encore SORA ? Ces acronymes cachent le cœur d’activités de paroissien.ne.s et bénévoles œcuméniquement liés à faire le bien auprès des réfugiés et ce, sans bruit. Rencontrons la seconde de ces initiatives, EPISOL.

Par Alain Dupraz | Photo : DR

EPISOL, pour Epicerie Solidaire. Dix ans d’activités sur Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries et Thônex. Les locaux sont au Centre Protestant de Chêne-Bourg. Au départ, une famille protestante de notre quartier a été sensibilisée par les difficultés financières de quelques foyers autour de chez eux. Un appel au secours est lancé lors des cultes, et, sensibilisés, des paroissiens se mobilisent pour leur venir en aide. Mais les besoins prennent de l’ampleur et rapidement, les paroissiens catholiques se joignent aux Protestants pour fonder une association œcuménique nommée EPISOL. Son comité est à parité quant à l’appartenance confessionnelle.

Tous les lundis, une équipe de dix personnes, dont trois requérants d’asile, réceptionne et prépare des cornets pour une septantaine de familles et personnes seules. Elles viennent chercher leurs dotations l’après-midi, accueillies par quatre bénévoles à leur écoute. Ces familles nous sont envoyées par l’Hospice Général. Et rappelons que c’est l’Association Partage qui nous livre l’essentiel de la marchandise ; grâce à la générosité de nos trois communes, nous complétons les dons par divers achats de denrées fraîches (produits laitiers, lessive, etc.) auprès des commerces locaux. Relevons que cette belle activité œcuménique se déroule dans la fraternité et la bonne humeur ! Plus d’info auprès de la paroisse protestante de Chêne-Bourg.

La journée des servants de messe

Rafaëlle Masacro, à gauche et Marianne Berset, à droite, en compagnie de servants de la paroisse qui ont participé à cette journée.

Le 9 septembre dernier, le pôle extrascolaire de l’Eglise du canton de Fribourg a organisé une journée pour tous les servants du canton de Fribourg sur les terres de notre sainte Marguerite Bays à Siviriez.

Par Marianne Berset
Photo : Véronique Benz

Une délégation de notre paroisse a participé à cette journée sur les pas de Notre Sainte régionale. Après un temps d’accueil, nous nous sommes rendus à l’église de Siviriez pour découvrir la châsse et la chapelle où se trouve une réplique de la Vierge des Ermites et où Marguerite se rendait à pied. Puis c’est avec notre évêque que nous avons vécu une messe très colorée où Mgr Charles Morerod les a remerciés pour ce service si précieux pour nos communautés et durant laquelle il les a encouragés à garder l’envie d’entraide dans leur quotidien.

Ensemble, nous avons partagé un pique-nique puis nous sommes partis pour un rallye qui nous a permis de découvrir la vocation avec les séminaristes, la maison où Marguerite Bays a vécu, la chapelle de Notre-Dame du Bois où elle amenait les enfants pour prier et bien d’autres postes qui ont enjolivé l’après-midi. Nous l’avons terminée par un temps de prière sous le signe de l’Esprit Saint qui nous soutient tout au long de l’année.

Un merci particulier à toutes les personnes qui ont permis que cette journée soit un moment de fête, aux familles qui ont confié leurs enfants et à Rafaëlle qui m’a accompagnée.

Sous les tropiques lausannois avec les servants…

Samedi 19 août, 8h30 : il fait déjà plus de 25 degrés lorsqu’une quarantaine de servants de messe de toute notre paroisse prend le train direction Lausanne. Ils ont répondu à l’invitation des grands servants d’Estavayer et de Cédric Chanez, leur dynamique coach, qui ont organisé cette journée.

Par Gérard Dévaud 
Photo : Eva Chanez

Arrivée à Lausanne, la joyeuse cohorte embarque dans le métro jusque sur les hauteurs de la ville pour visiter le parc aquatique Aquatis. Rien de tel en ce jour caniculaire que de suivre le périple de l’eau depuis nos Alpes jusque dans les océans, tout en découvrant les poissons, étoiles de mer, hippocampes ainsi que le célèbre dragon de Komodo. Après un joyeux pique-nique, toute la petite troupe reprend le métro direction la cathédrale. Grâce aux explications de Cédric, les enfants découvrent ce qu’est une cathédrale, mais également l’histoire fascinante de ce magnifique monument lausannois. Pour clore la visite, les plus courageux s’engagent à la course dans les escaliers de la tour pour admirer la magnifique vue ! Puis c’est l’heure du retour dans la Broye, fatigués par la chaleur accablante, mais heureux d’avoir passé un si bon moment.  

Merci aux organisateurs de cette belle journée !

«Sauvons des vies avec un sourire!»

Ludmila, l’enseignant Aristide et Valentine.

C’est la devise de l’association Africa Smile. De retour du Togo où elles ont travaillé comme enseignantes bénévoles, deux Octoduriennes, Ludmila Becerra et Valentine Rey, nous livrent leur témoignage.

Par Anne-Laure Martinetti | Photos : DR

Ludmila Becerra, présentez-nous Africa Smile.
LB : Fondée en 2014 à Lomé, les objectifs de l’association sont la lutte contre la pauvreté et l’aide au développement rural. Active dans l’éducation, la culture, le sport, la santé, l’environnement, elle a fusionné en 2019 avec l’Association de Volontariat International Djidudu autour du projet O-Vie (Orphelins Vie). Africa Smile apporte son soutien toutes confessions confondues. Latévi Lawson et Reine Dayalor en sont les piliers.

Vous êtes enseignante. Quelles sont les différences principales entre l’école ici et au Togo ?
LB : Nous avons travaillé avec des élèves de CE1 (7-8 ans) sur un projet d’expression et de lecture. Il y a de grandes disparités : peu de matériel, un enseignant pour 120 élèves et donc des cours uniquement en frontal. Le cours est donné puis recopié et l’oral a une moindre place.

A quoi ressemble la journée type d’une stagiaire ?
VR : L’été, l’horaire est plus léger avec des cours de 8 à 12h, mais l’école reste ouverte sauf pour deux semaines. On débute en chansons avec des enfants très motivés puis il y a une pause repas de 30 minutes durant laquelle nous leur donnons des poches d’eau. Régulièrement, le repas est payé et préparé par les stagiaires aidés de Zobré. C’est un moment festif avec du riz et des pâtes en sauces, des haricots et le traditionnel foufou. Après le repas, Aristide, notre enseignant, sort le tam-tam et place à la danse ! Le retour se fait ensuite à pied pour tous.

Quels autres projets concrets avez-vous réalisés ?
VR : Nous avions lancé une cagnotte avant le départ. Sur place, nous avons remarqué le manque d’eau : les enfants reçoivent des poches d’eau de 5 dl pour deux. A l’aide de la cagnotte d’un troisième stagiaire et la réactivation des réseaux, le total a pu financer la construction d’un forage à la petite école. C’était le besoin primaire le plus urgent. A peine la somme reçue, les ouvriers sont venus creuser un puits de 39 m. Avec le surplus, deux salles de classe supplémentaires ont pu être construites.

Quels sont vos plus beaux souvenirs ? 
LB / VR : Les danses, les chants comme « Kékéli » (trad. lumière), les sourires, les causeries avec les responsables et les stagiaires, les moments passés avec Hola, le chauffeur, à la découverte des paysages luxuriants de Kpalimé et dans la ferme de la maman de Latévi Lawson qui s’occupe de cinq orphelins, les balades au marché entourées de chèvres et de taxis-motos à la recherche de pagnes, les séances de tressage, dire « bonsoir ! » à midi, se faire souhaiter la « bonne arrivée ! », être surnommées « les tatas »… L’Afrique quoi ! Le premier jour du forage a aussi été un moment émouvant avec cette satisfaction d’apporter un bien aussi précieux que l’eau. 

Qu’est-ce qui vous a marquées dans le mode de vie au Togo ? 
LB / VR : La perception différente du temps, des déplacements, la cordialité, la cohabitation des religions (christianisme, animisme, islam) avec l’appel à la prière puis les cloches des églises, les plats traditionnels vendus dans la rue… Outre le positif, il y a malheureusement trop de déchets plastiques et des routes de sable difficilement praticables.

Que répondez-vous au reproche souvent formulé aux jeunes bénévoles occidentaux : « Il y a assez à faire ici, pourquoi aller à l’autre bout du monde ? »
LB : L’un n’empêche pas l’autre mais quand des besoins élémentaires manquent, nous réalisons notre chance et puis, la rencontre avec une autre culture est un plus. Soyons reconnaissants et, quand nous partageons, peu importe où.
VR : Le niveau de pauvreté n’est pas comparable et le filet social quasi inexistant. Il faut aussi savoir sortir de sa zone de confort pour adopter d’autres perspectives et perdre nos habitudes chronophages.

Continuez-vous à soutenir l’association ?
LB : Nous aidons à distance la petite école et l’orphelinat en proposant des idées et en trouvant un financement. Sinon, via les réseaux, on peut participer à des cagnottes, parrainer un enfant (25 € par mois pour nourrir sa famille), acheter des chouchous, des tote bags de l’association, devenir bénévoles ou stagiaires, en parler. De mon côté, par le biais de ma petite entreprise (fabrication de chouchous avec des tissus neufs et recyclés), j’aide chaque mois l’association : mes créations avec des tissus du marché de Lomé sont vendues à Fr. 4.– et j’assure le suivi aux abonnés. 

Enfin de l’eau !

Patronale d’Illarsaz, clôture de la catéchèse paroissiale

Voici quelques reflets imagés du samedi 17 juin avec la messe de la Patronale, Saint-Bernard de Mont-Joux, à la chapelle d’Illarsaz.

Photos : Gilles Vuille, Nadia Borsay, Jean-Michel Moix

Signalons qu’une année jubilaire a commencé avec saint Bernard de Mont-Joux, appelé aussi saint Bernard des Alpes ou encore saint Bernard de Menthon (1020-1086) (à ne pas confondre avec saint Bernard de Clairvaux). En effet, le 15 juin 1923, jour de la fête liturgique de saint Bernard du Mont-Joux, le pape Pie XI, a proclamé « notre » saint, patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Pour marquer ce centenaire, la congrégation des chanoines du Grand-Saint-Bernard va mettre à l’honneur, une année durant, leur saint Patron, du 15 juin 2023 au 28 août 2024 (jour de fête de saint Augustin, second patron des chanoines).

Saint Bernard du Mont-Joux, priez pour nous, qui sommes ici-bas comme des voyageurs. Aidez-nous à gravir la sainte montagne spirituelle de notre existence, tout comme Moïsea, jadis, gravit le mont Sinaï, pour parvenir à la rencontre béatifiante avec Dieu ! 

Rencontre avec Hannelore Luy

La Vierge noire à Einsiedeln, notre Dame des Ermites.

Texte et photos par Véronique Denis

La rencontre a lieu à son cabinet, au cœur de la ville de Martigny. Avec Hannelore, pas de demi-mesure. Elle est tout entière dévouée à sa tâche de médecin généraliste, médecin répondante pour les EMS de Charrat-Fully-Saillon-Leytron-Grimisuat. Célibataire par choix, elle considère son travail de médecin comme une véritable vocation au service de l’humain. Elle ne compte pas ses heures pour vivre à fond sa mission de médecin. 

Elle a été élevée dans une famille pratiquante, notamment lors de ses vacances d’été au Jura, chez ses grands-parents maternels. La messe quotidienne à 7h l’émerveillait et elle a participé plusieurs fois au pèlerinage à Einsiedeln avec les Jurassiens, auprès de la Vierge noire.  Aujourd’hui, elle entretient d’excellents contacts avec les chanoines du Grand-Saint-Bernard, responsables des communautés paroissiales du secteur de Martigny.

Ces souvenirs d’enfance l’ont confortée dans sa foi chrétienne et aujourd’hui encore, la prière quotidienne (elle passe tous les soirs à l’église paroissiale de Notre-Dame de la Visitation à Martigny-ville pour allumer un lumignon et confier les patients rencontrés durant la journée) et la messe du dimanche nourrissent sa vie de croyante. 

Lors de ses visites dans les EMS, au moment où les résidents vont vivre leur Pâque, le passage vers la Vie éternelle, elle invite toujours les familles chrétiennes à contacter le prêtre ou le pasteur pour une rencontre et recevoir les sacrements de l’Onction des malades ou le viatique. En tant que médecin-adjointe au médecin cantonal pour les districts de Martigny-Entremont, lors des morts violentes (suicide, Exit, accident, etc.), Hannelore est appelée avant la levée des corps. Durant le trajet en voiture, avant le constat, elle confie le défunt au Père des cieux et prie son saint « préféré », saint Antoine de Padoue. Elle invite parfois les patients, selon leur situation personnelle et leur religion, à recourir à la prière pendant le processus de guérison ou de fin de vie.  

Médecin – chrétienne, pour Hannelore, c’est un tout. Il n’y a pas de séparation. La foi chrétienne apporte à sa vie professionnelle une autre dimension : la relation à l’Autre, à Dieu qui est source de vie, d’amour et de bonté. 

Nous terminons l’entretien en évoquant ses merveilleux souvenirs vécus à Lourdes lors des pèlerinages d’été. Les contacts noués avec les résidents de la Castalie, fidèles pèlerins de Lourdes en été, l’ont même amenée à demander à la Fondation Annette et Léonard Gianadda de financer l’achat d’un nouveau bus pour les sorties des membres de Cérébral Valais. 

Merci Hannelore pour ta joie de vivre, ta foi intense qui t’habite et qui déborde d’espérance et de charité pour tous ceux que tu rencontres.  

Des fleurs pour Marie

Statue de la Vierge Marie à la chapelle de la Bâtiaz.

Christelle Gaist est une jeune femme enthousiaste. Passionnée d’art et de nature, elle y trouve facilement des portes d’entrée vers Dieu. Fraîchement confirmée, elle a à cœur de participer plus activement à la vie de la paroisse. Ainsi, elle a récemment souhaité rejoindre la rédaction de votre magazine préféré. Elle permet ainsi à notre petit groupe et à L’Essentiel de se diversifier.

Par Christelle Gaist 
Photos : DR

En début d’année, j’ai rencontré un homme à la chapelle de la Bâtiaz. Il avait pris pour habitude d’apporter chaque semaine des fleurs à la Vierge Marie. Quelque temps plus tard, j’ai entendu une femme confier le seul regret qu’elle éprouvait par rapport à son mariage. Elle aurait voulu réserver le plus beau bouquet du jour à Marie. Au mois d’avril, j’ai pu vivre l’opulence des églises florentines, ornées de bouquets plus magnifiques et plus odorants les uns que les autres. 

Durant la belle saison, une idée a germé dans mon esprit : et si les fleurs avaient été créées par notre Seigneur pour rendre hommage à Marie ? C’est en prenant le temps de regarder toutes ces merveilles qui colorent le printemps et l’été, que l’existence de Dieu et de son génie créatif m’apparurent comme une évidence. 

Dans le Sermon sur la montagne, Jésus nous demande de ne pas verser dans un souci excessif. Il nous invite à observer les lis des champs, qui ne travaillent ni ne filent, mais qui pourtant sont habillés par Dieu d’une manière exceptionnelle (Mt 6, 25-34). Si le Seigneur donne autant de splendeur aux herbes des champs, pourquoi ne serait-il pas aussi généreux avec nous les êtres humains ?

Les lis sont utilisés dans de nombreuses représentations picturales de l’Annonciation, comme par exemple celle de Léonard de Vinci. Face à Marie, l’archange Gabriel en tient une gerbe dans sa main gauche. Avec leurs pétales qui s’ouvrent, les lis semblent annoncer eux-mêmes la venue de Jésus. Notre Dame a souvent été associée aux fleurs pour mettre en évidence sa grâce, sa pureté et sa beauté. Certaines personnes ont vu dans les ancolies la main gantée de la Vierge. Je ne peux m’empêcher de penser au bleu céleste de son manteau en m’extasiant devant les gentianes des montagnes. 

Les Anglo-saxons ont une expression que j’affectionne tout particulièrement. Selon eux, il faudrait s’arrêter un instant pour sentir les roses. Les fleurs sont une invitation à déceler la présence de Dieu dans notre quotidien et à s’en réjouir. Elles sont un rappel de ses miracles. Ces petites dames des champs, des sous-bois, des marais sont, elles aussi, je le crois, porteuses de la Bonne Nouvelle. A travers elles, Dieu ne nous livrerait-il pas un peu de l’essence du ciel ?

Les JMJ 2023 de Lisbonne

Les Valaisans présents aux JMJ.

Les Journées Mondiales de la Jeunesse se sont déroulées cette année au Portugal, en la ville de Lisbonne. Merci à Mauro de nous faire part de son expérience des trois semaines des JMJ.

Par Mauro Cortese | Photos : Camille Ulrich

Lors de ma première semaine, j’ai vécu l’expérience de me mettre au service des autres, en particulier des personnes les plus fragiles. Le pèlerinage a commencé à Lourdes. La cérémonie d’ouverture a été grandiose car dès le premier soir, nous avons pu écouter gratuitement un concert dans le sanctuaire avec Andrea Bocelli accompagné d’un orchestre. J’ai vécu cette expérience comme un cadeau du ciel car c’était une chance qu’il soit là en même temps que nous alors que je suis très attaché à la culture italienne et spécialement à sa musique. Par la suite, j’ai dédié toute cette semaine au service et à nouer des amitiés avec des personnes en situation de handicap. Il y a tellement de choses à partager sur une semaine aussi belle et intense. Mais le mieux pour comprendre est de vivre cette expérience au moins une fois !  

Ma deuxième semaine est la semaine des JMJ en diocèse. Après une messe internationale à la grotte de Lourdes avec les JMJistes d’autres pays nous sommes partis en car, direction Braga au Portugal. Arrivés à Braga, nous avons été accueillis comme des rois. La paroisse et les familles nous avaient préparé un apéro accompagné de plein de bonnes choses à manger. Chez les familles, nous mangions très bien et nous avions vraiment l’impression de faire partie de leur famille. Ils avaient à cœur de nous présenter leur culture, leurs monuments, leur pays. Nous étions très touchés par leur accueil. Nous avons hélas dû leur dire au revoir pour partir à Lisbonne à la fin de la semaine. Mais nous gardons contact à travers les réseaux sociaux.

La troisième semaine à Lisbonne était encore différente. Le climat change, nous découvrons l’océan. Les déplacements dans la ville se faisaient en train ou en bus. Il y avait énormément de jeunes provenant de tous les pays. Ce fut également un moment très marquant :  aller à la rencontre de 1,5 million de jeunes provenant de cultures différentes mais partageant la même foi, vivre des messes en plein centre de Lisbonne avec une foule de jeunes qui s’étendait à l’infini, rencontrer le Pape et écouter sa parole, se faire de nouveaux amis.

Nous avons vécu tellement de choses marquantes lors de ces trois semaines qu’il m’est difficile de tout énumérer. L’expérience qui m’a peut-être le plus marqué, a été la Veillée du samedi soir avec le pape François. Le Saint-Père a une santé fragile mais quand il parle à une foule de jeunes, il nous transmet l’espérance et la force. Il nous touche. Le moment d’adoration que nous avons vécu, a été unique. Il y avait un silence profond au milieu d’une foule d’1,5 million de jeunes qui priaient devant le Saint Sacrement.

Je ne peux que vous recommander de venir aux JMJ en 2027 ! (à Séoul, en Corée du Sud).

A Lourdes (première escale lors du voyage en car).
Coucher du soleil (samedi soir de la Veillée).

Médecin et chrétien

Baptême en notre église.

Par l’abbé Vincent Roos | Photo : DR

Médecine et chrétienté sont (trop) souvent perçues comme deux univers différents. C’est oublier que saint Luc est le saint patron des médecins ; avant d’être l’un des évangélistes et l’auteur des Actes des Apôtres, il était médecin lui-même. Parmi ceux qui ont relaté les épisodes marquants de la vie de Jésus, c’est dans l’évangile de Luc que l’en retrouve plus de détails des guérisons effectuées par Jésus : modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur.

Médecine et chrétienté se trouvent étroitement mêlées. La vie, la compassion, l’amour du prochain guident de la même manière l’action du médecin et du chrétien qui célèbrent la Vie et l’Amour du prochain.

Comme il est écrit dans l’Ecclésiaste 9, 12-13 : « Mon fils, quand tu es malade ne te révolte pas, mais prie le Seigneur et il te guérira. Puis aie recours au médecin, car le Seigneur l’a créé lui aussi, ne l’écarte pas, car tu as besoin de lui. Il y a des cas où l’heureuse issue est entre leurs mains. A leur tour en effet, ils prieront le Seigneur. » Aimons nos médecins ainsi que nos médecins de l’âme. 

Hippocrate à la lumière du Christ

Hippocrate refusant les présents d’Artaxerxès, par Anne-Louis Girodet.

Par le Dr François Kuntschen*
Photo : DR

La déontologie médicale a été influencée par le christianisme. Etabli au Ve siècle avant notre ère par le médecin grec Hippocrate, le serment des médecins professe des similitudes de pensée avec l’enseignement du Christ, en promouvant la prise en charge globale de son prochain, en promouvant l’entraide et le respect et en renonçant au mensonge, à la délation et à l’usure. 

Comme l’enseignement du Christ, le serment d’Hippocrate a été repris par de nombreux organismes un peu partout dans le monde. Citons à titre d’exemples la Déclaration de Genève ou les Principes d’Ethique Médicale Européenne. 

Les principes de déontologie médicale ne montrent pas de contradiction avec l’éclairage chrétien, mais permettent au soignant de pouvoir trouver un sens supplémentaire aux obligations de son activité envers son patient. 

Médecin sans être chrétien est possible, mais être médecin et chrétien est un plus qui aide le praticien dans son activité. 

* Médecin valaisan, catholique, spécialiste en endocrinologie-diabétologie

La Parole gravée dans mon cœur… et sur ma maison

« Jesus notre Roys » (1650).

Ecrire sur son chalet, c’est raconter une part de soi, s’inscrire dans l’histoire, dans une lignée, partager ce qui anime notre cœur.

Texte et photos par Olivier Taramarcaz

Sola Scriptura [l’Ecriture seule]

Dieu aime l’écriture. Ainsi, il dit au prophète : « Prends une pièce de bois et écris dessus. » (Ezéchiel 37.16) Le Seigneur invite encore : « Ecris la prophétie, grave-la sur des tables afin qu’on la lise couramment. » (Habaquq 2, 2) L’écriture est liée à la lecture. En plaçant des paroles tirées de la Bible sur une maison, celle-ci est manifestée comme un livre ouvert. Si un livre reste fermé, son contenu demeure inaccessible. Ce qui est gravé, écrit dans notre cœur, est destiné à respirer, à être partagé. Esaïe évoque la puissance de la Parole, comme une semence : « Ma Parole ne remonte pas à moi sans effet. » (Isaïe 55, 10) 

Soli Deo Gloria [A Dieu seul la gloire]

Des chalets et maisons patriciennes construits entre le XVIIe et XIXe siècle, arborent toujours des textes se référant à la foi chrétienne. Ainsi, sur la place principale du village de Vercorin, un chalet de 1725 porte l’inscription : « Soli Deo Gloria ». Jean-Sébastien Bach (1685-1750) a exprimé : « Le but et la fin de toute musique ne devraient être que la gloire de Dieu et le rafraîchissement de l’âme. » Bach signait ses compositions par le sigle SDG. Cette parole trouve son fondement dans les Ecritures : « A Dieu seul, qui nous a sauvés par Jésus-Christ notre Seigneur, appartiennent gloire, majesté, force et puissance […] pour l’éternité ! » (Jude 1.25) « Soli Deo Gloria » fait partie des cinq « Solas » [Solus, Soli] soit les cinq principes au fondement de la Réforme : Sola Scriptura [l’Ecriture seule] ; Sola Fide [la foi seule] ; Sola Gratia [la grâce seule] ; Solus Christus [Christ seul] ; Soli Deo Gloria [à Dieu seul la gloire]. Pierre dit : « Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité ! » (1 Pierre 3, 15) Ce témoignage gravé dans le bois, préservé par les générations successives, a traversé trois siècles.

Sola Gratia [la Grâce seule]

Le désir de Dieu est que sa Parole de grâce habite pleinement en nous, qu’elle soit gravée, imprimée dans nos cœurs. Sa grâce ne s’arrête pas à notre propre vie. Dieu la destine à chaque personne de chaque culture, de chaque nation, de chaque génération. Il nous invite à la transmettre. Le Livre du Deutéronome rapporte : « Que ces commandements restent gravés dans ton cœur. […] Tu en parleras quand tu seras chez toi, quand tu seras en voyage. […] Tu les inscriras sur les poteaux de ta maison et sur les montants de tes portes. » (Deutéronome 6, 5-9) Ecrire sur sa maison indique un signe d’appartenance, de reconnaissance, mais aussi une lettre ouverte que chacun peut lire. Paul dit : « Vous êtes manifestés comme une lettre de Christ. » (2 Corinthiens 3, 3)

Sola Fide [la Foi seule]

A l’âge de 20 ans, mon frère Didier, vivant à Charrat, a acquis une bâtisse datant de 1650 : « Dans ma maison achetée alors que je n’étais pas encore engagé dans la foi, j’ai découvert un texte en vieux français sur une poutre : « Jesus notre Roys ». Je l’ai gardé précieusement. » 350 ans plus tard, ces trois mots ont eu un impact dans sa vie. Les inscriptions sur les boiseries résonnent comme le témoignage d’une confiance personnelle placée en Dieu.

Dans cette filiation de foi et d’attachement aux Ecritures, j’ai répondu aussi à l’invitation. J’habite Chemin d’en Haut. J’ai commencé par écrire à la gouge, sur les escaliers en mélèze jouxtant le chalet, un mot par escalier : « amour, joie, paix, patience, amabilité, bonté, fidélité, douceur, maîtrise de soi. » (Galates 5, 22) Le fruit de l’Esprit ! Il est produit dans le cœur de chaque personne qui laisse Jésus être le centre de sa vie. Dieu agit en nous, dans la mesure où nous plaçons notre confiance et notre foi en lui, acceptant de nous laisser transformer par son Esprit. 

Solus Christus [Christ seul]

Je me suis ensuite attelé à écrire sur le chalet la parole gravée dans mon cœur : « Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier. » (Psaumes 119.105) ; sur un autre pan, j’ai inscrit cette affirmation de Jésus : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » (Jean 14, 6) Ces textes portent un parfum éternel. Jésus est la Parole vivante. Au final, je retiens ces mots de Jean : « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. » « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ. » (1 Jean 5, 11 ; Jean 20, 31 ) « Solus Christus ».

Quelle joie d’accueillir la famille Barbette!

Les enfants avec parrains, marraines, grand-mère et prêtres.

En la fête de la Pentecôte, la communauté paroissiale de Port-Valais a accueilli à l’église du Bouveret six enfants d’une même famille. Ils ont été baptisés par le Père Joseph et les plus grands ont reçu les sacrements de la confirmation et de l’eucharistie.

Par Nicolette Micheli | Photos : Christophe Allet, Gervaise Imhof

« Quand est-ce qu’on va voir Jésus ? » demande Lora, 5 ans, à sa grand-mère. « Dimanche, à la messe au Bouveret. » Lora, c’est la petite dernière. Elle a un grand frère, Mathieu, 16 ans et quatre sœurs : Léa, Mélissa, Laurina et Martina. Voilà 12 ans qu’ils habitent au Bouveret. Les circonstances de la vie ont fait que c’est « Maman Barbette », la grand-mère, qui a pris en charge cette joyeuse troupe, et cela depuis cinq ans. Elle ne manque ni d’énergie, ni de courage avec son caractère bien trempé, ouvert à tous et chaleureux : un heureux mélange des Antilles et du Cameroun. Elle qui enseignait à l’école d’infirmière à Lausanne a dû réduire fortement ses horaires pour se consacrer à ses petits-enfants ! Imaginez le travail quotidien pour répondre aux besoins de chacun ! Et malgré cette tâche immense, « Maman Barbette » trouve encore du temps pour « faire le caté » et ouvrir l’esprit de ses jeunes aux réalités de la vie chrétienne.

Les enfants écoutent avec intérêt les histoires des personnages de la  Bible, les épisodes de la vie de Jésus et des saints. En famille, on fait la prière matin et soir. On découvre aussi cet objet étonnant qu’est le chapelet et comment on l’égrène pour nourrir la prière. Durant l’été, les trois ainés sont allés en pèlerinage à Lourdes. Certains ont participé au Théocamp des servants de messe à Revereulaz. 

Cependant  le malheur n’a pas épargné la famille. Voilà que Gaëtan, le fils de Maman Barbette tombe malade. Tout est mis en œuvre pour le guérir… mais la médecine a parfois des ratés… et il s’en va, à l’âge de 35 ans. Pourtant, les enfants avaient fait une « neuvaine » pour demander la guérison de leur oncle. « Cela n’a pas marché ! » dit l’un d’eux, triste et déçu. Grand-mère explique : « Une neuvaine n’est pas magique, mais vos prières ont  aidé votre oncle à partir paisible et confiant. » Cela fait juste un an maintenant, mais la plaie est encore ouverte et les larmes perlent aux yeux à l’évocation de ce drame.

Ce fut toutefois l’occasion d’une magnifique rencontre avec le Père Joseph qui entoure Maman Barbette et sa famille en deuil. « J’ai perdu un fils et j’en ai retrouvé un autre , confie-t-elle avec émotion, car le Père Joseph l’a tout de suite appelée « Maman » avec cette familiarité spontanée si coutumière chez les Africains ! Il les a tout de suite aiguillés vers la paroisse où le curé Innocent les a accueillis à bras ouverts. Avec la complicité joyeuse des jeunes stagiaires Parfait et Arnaud, ils se sentent désormais membres d’une même famille. 

Depuis ce jour, les plus jeunes attendaient impatiemment le moment de servir la messe, comme Cay, Mats et Nola, qu’ils voyaient évoluer dans le chœur. Très vite, ils ont pu commencer leur service et ont rapidement progressé. Chaque dimanche, ils sont au rendez-vous et tous participent, même la petite Lora, si triste de rester seule dans le banc. Elle rayonne maintenant, avec son aube raccourcie par un large ourlet et ajustée par Agnès. Quant à Mathieu, son aube aurait de plus en plus besoin d’être rallongée… 

Parallèlement, il s’agissait de suivre le parcours pour obtenir le baptême afin d’entrer officiellement dans la communauté. Maman Barbette a passé le relais à Christophe Allet et son équipe. Le grand jour a été fixé au dimanche de la Pentecôte, fête solennelle pour les prêtres spiritains. Lors d’une magnifique cérémonie présidée par le Père Joseph, les six enfants ont reçu l’eau du baptême, revêtu le vêtement blanc et étaient rayonnants, entourés de leur parrain et marraine ! Les plus grands ont reçu avec ferveur la confirmation ainsi que la première communion.

Une fête de la Pentecôte qui laissera un souvenir inoubliable, non seulement à cette famille, mais aussi à toute la communauté heureuse d’accueillir ces jeunes toujours fidèles et motivés qui rehaussent chaque messe dominicale de leur présence si appréciée. Sourires sur toutes les lèvres lors du partage d’un apéritif où l’on a goûté, à travers un vaste choix de petits bouchées bien épicées et de boissons variées, à toute la générosité et la convivialité des familles africaines.

Un message de Mélissa, porte-parole de la fratrie

Nous avons eu la joie de faire partie de votre communauté et de recevoir le baptême, la communion et la confirmation parmi vous. Aujourd’hui, nous faisons partie de la Maison de Dieu et nous le servirons avec amour et fidélité. Nous remercions tous ceux qui nous ont accompagnés pour arriver à cette étape. Grâce à eux, nous vivons dans la paix du Christ. Mathieu, Léa et moi nous sommes partis en pèlerinage à Lourdes sur les pas de Bernadette. Nous avons beaucoup appris sur elle et nous sommes prêts à suivre le même chemin qu’elle.

Infos pour le catéchuménat

Comme Mathieu, Léa, Mélissa, Laurina, Lora, Martina, votre enfant est en âge scolaire (dès 7 ans) et il désire recevoir le baptême. C’est avec joie que l’Eglise accueille sa demande. Il va recevoir une catéchèse pour mieux connaitre Jésus et se préparer à ce premier sacrement.

Voici la personne de contact pour chaque paroisse. Elle saura vous accueillir et vous renseigner.

Monthey-Choëx : Francois-Xavier Mayoraz, 079 567 05 55

Collombey-Muraz : abbé Valentin Roduit, 079 855 44 39

Haut-Lac : abbé Innocent Baba Abagoami, 079 537 85 48.

Confirmation des trois ainés.
Baptême de Lora.
Les enfants Barbette au baptême de Nola.

Journée JRJ, le 3 juin 2023

Par Brigitte Kaltenrieder | Photos : Lazare Preldakaj, Mélanie Dutoit

Cette rencontre était initialement prévue à Notre-Dame de Tours mais suite à un problème d’agenda indépendant de l’organisateur, M. Lazare Preldakaj (responsable de la pastorale jeunesse de la Broye) a trouvé dans l’urgence une solution pour accueillir plus de 100 jeunes Broyards de 13 à 25 ans et une vingtaine de jeunes Focolaris issus des cinq continents. Accompagnée d’une météo clémente et un ciel dégagé, c’est finalement au Centre des Focolari de Montet que la journée a débuté avec un tournoi de jeux, des ateliers créatifs, la réalisation d’une banderole suivis d’une célébration œcuménique avec un témoignage de Rémy Berchier, ancien vicaire général du diocèse. La rencontre s’est terminée dans la soirée par des grillades au feu de bois ainsi qu’une fête musicale (chants et danses).

Pour cette journée JRJ basée sur le thème « il est avec toi sur ta route », référence aux disciples d’Emmaüs qui marchent en compagnie de Dieu, l’équipe organisatrice dont trois jeunes de notre Unité pastorale (Alex Degiorgis, Charline et Bryan Kaltenrieder), s’est réunie plusieurs soirées au centre paroissial de l’église catholique à Payerne. Durant ces préparatifs, Lazare Preldakaj a pu expérimenter deux choses : la joie de travailler avec des jeunes et la difficulté de les motiver, mais lorsqu’ils viennent et voient, ils ont du plaisir à participer aux activités proposées. Ce fut pour lui un beau défi : rejoindre cette jeunesse, l’inviter à une animation festive, sportive et spirituelle.

Médecin et chrétien

Salle des malades des Hospices de Beaune, aujourd’hui un musée.

Médecine et religion sont liées. Dans l’Antiquité, les prêtres exercent couramment la médecine. Jésus-Christ, Fils de Dieu, est aussi un « médecin » des âmes et des corps. Les Evangiles sont remplis d’anecdotes, d’histoires décrivant comment, dans sa vie publique, le Christ guérit les malades. Dieu nous guérit, directement ou indirectement, par l’entremise des saints et bienheureux.

Par Pierre Guillemin | Photos : DR

Dieu guérit par les sacrements : réconciliation, Eucharistie, onction des malades.

Dieu guérit par des miracles de guérison qui sont les signes et surtout les rappels de sa compassion et de Son Amour infini.

Dieu guérit par la médecine et les médecins : c’est son action la plus normale, la plus commune. Ainsi, l’Eglise n’est pas éloignée de la médecine. Bien au contraire, car toute guérison est un retour à plus de vie, à cette vie que Dieu est toujours prêt à nous donner.

L’Eglise est à l’origine des hospices, des hôtels-Dieu, des hôpitaux. Combien de missionnaires, de religieux, de religieuses se sont sacrifiés au service des souffrants, des exclus, des sans-abris ? Saint Damien, saint Camille de Lellis, saint Jean de Dieu, saint Vincent de Paul, la bienheureuse Mère Teresa, entre autres, qui nous montrent que l’Eglise a toujours été la première à s’occuper des malades, des lépreux, des handicapés, des sidéens, des exclus.

Ferveur et désintéressement

Et elle continue ! Ainsi, par exemple, en matière de lutte et de soins contre le sida, c’est l’Eglise catholique qui prend en charge 28 % de l’activité mondiale. A la suite
de l’Eglise, de nombreux médecins se sont attachés au soin des malades avec ferveur et désintéressement. Dans l’histoire du christianisme, plus de 50 médecins ont été béatifiés ou canonisés ; parmi eux citons :
Luc, patron des médecins, Côme et Damien, les médecins anargyres (c’est-à-dire les saint médecins byzantins qui exerçaient leurs talents sans être payés), saint Martin de Porrès, le bienheureux Nicolas Sténon, saint Joseph Moscati, sainte Jeanne Beretta Molla et tant d’autres.

La question du lien entre Eglise et médecine n’est pas récente. Mais contrairement à l’idée commune, l’Eglise ne condamne ni la médecine ni la chirurgie. Nous pensons souvent en effet que le concile de Tours de 1163 interdit la pratique de la chirurgie en citant Ecclesia abhorret a sanguine (L’Eglise a horreur du sang). Or cet adage ne se trouve nulle part dans les actes du concile de Tours. Il n’apparaît qu’en 1744 à la page 35 de l’histoire de la chirurgie française composée par François Quesnay. En réalité, le concile de Tours défend aux religieux profès (religieux qui a prononcé ses vœux pour s’engager dans un ordre) de sortir de leur cloître pour exercer la médecine, étudier les lois civiles et s’adonner aux affaires sous prétexte de charité (canon 8). Le concile ne flétrit pas la médecine, le droit ou le commerce, mais les religieux qui se mêlent d’affaires séculières. 

Citons deux exemples de médecins chrétiens qui n’auraient pas pu exercer leur art si ce concile de Tours l’avait interdit. 

Au XIVe siècle, Guy de Chauliac, chanoine de la collégiale Saint-Just dans la région lyonnaise, fut médecin et chirurgien de quatre papes : Benoît XII, Clément VI, Innocent VI et Urbain V. Il aurait, par exemple, trépané Clément VI pour le soigner de céphalées. Il est considéré comme le plus grand chirurgien du Moyen-Age : son ouvrage Chirurgie, Chirurgia Magna restera un ouvrage de référence jusqu’au XVIIIe siècle.

Guy de Chauliac soignant le pape Clément VI.

Ambroise Paré, chrétien fervent, ne cessa jamais de célébrer dans ses œuvres la gloire de Dieu. Paré soignait tous les hommes, sans tenir compte de leur confession, fait extrêmement rare au XVIe siècle, période des guerres de religion. Mais Paré ne limita pas son art à soigner les rois et les pauvres gens, qu’il plaçait, en tant que thérapeute, sur un pied d’égalité. Gynécologue avant la lettre, il se préoccupa avec une magnifique attention des femmes enceintes, des techniques d’accouchement et des soins aux nouveau-nés, « petites créatures de Dieu », écrit-il, qui l’émerveillaient comme l’émerveillaient toutes les beautés de la création, plantes incluses. La foi chrétienne d’Ambroise Paré s’épanouit dans son esprit d’entreprise, dans son inventivité, dans sa compassion envers ses patients, rois, notables et simples soldats, et plus que tout dans sa volonté de transmettre un savoir exigeant par amour du bien public, trait de cet humanisme du XVIe siècle dont, aux côtés d’Erasme, de Rabelais ou de Montaigne, il nous offre un exemple admirable.

Engagements actuels

Et aujourd’hui ? Si l’Eglise et la médecine sont si proches, comment, par des exemples d’engagement de médecins et de chrétiens, pouvons-nous comprendre ce lien qui est si difficile à comprendre dans nos sociétés modernes ?

Le Père Philippe Gauer – prêtre, médecin, spécialiste de bioéthique – nous rappelle que l’homme, voulu et aimé par Dieu, est au cœur du regard du médecin chrétien sur son patient. Dans son ouvrage Soigner : la découverte d’une mission à la lumière du Christ médecin, il nous rappelle que « jamais nous ne voyons Jésus s’apitoyer sur une maladie, son regard se fixe toujours sur la personne ». S’inspirant de l’attitude du Seigneur, les médecins catholiques apprennent à poser un regard d’amour sur le patient et à en être les serviteurs.

Des soins pour l’âme

Le docteur Xavier Emmanuelli, médecin, philosophe, chrétien, voue sa vie et surtout son action en tant que médecin au profond engagement chrétien qui l’anime. Il est cofondateur de « Médecins sans frontières » en 1971, médecin-chef à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis de 1987 à 1993, fondateur du SAMU Social de la ville de Paris en 1993, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de l’Action humanitaire d’urgence du 18 mai 1995 au 2 juin 1997, président du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées du 29 août 1997 au 23 août 2015, fondateur du SAMU Social International en 1998, parrain d’Action Froid (Association citoyenne à but non lucratif venant en aide aux sans domicile fixe toute l’année).

Dans une interview de 1995, réalisée par Jean-Claude Noyé, Xavier Emmanuelli s’exprimait ainsi : « A vrai dire, c’est la fin d’un monde, d’une civilisation, qui a commencé au XVIe siècle et qui a eu des étapes marquantes comme le XVIIIe siècle, dit des « Lumières », le XIXe siècle et son lot de souffrances terribles qui ont accompagné la révolution industrielle, puis ce XXe siècle vraiment apocalyptique avec ses deux conflits mondiaux et tout le reste. Un monde sans Dieu voué à la production. On est arrivé au bout de cette logique. Le communisme lui-même, sorte de « christianisme de la terre » sans transcendance, amorce de communion des saints en termes matérialistes, a déçu ceux qui avaient placé en lui leurs espoirs. L’apocalypse est là. C’est l’exclusion qui nous sépare les uns des autres. C’est se couper de nos racines. »

N’y a-t-il pas du saint Vincent de Paul dans ces propos et ces actions ? 

Laissons enfin le dernier mot à Monique Cuany, PhD, Professeur HET-PRO en Histoire du christianisme qui nous rappelle que pour Basile le Grand (330-379) « la médecine est une image des soins dont notre âme a besoin ». Comme certains médicaments, les soins et avertissements du Seigneur peuvent parfois nous être désagréables et pénibles. Mais son but, comme celui du médecin ou du chirurgien, est de nous guérir et de nous restaurer.

Un hôpital catholique en Irlande.

L’homme invisible

Avec délicatesse, Françoise Besson nous ouvre ici une tranche de vie : une belle et étonnante rencontre avec un vieil homme qui nous donne à réfléchir…

Par Françoise Besson | Photo : Pexels

Frère Roger

Il avait durant des années surveillé les élèves dans la cour de récréation d’un collège… Il connaissait très bien l’art de la discrétion, « voir sans être vu », et ce malgré sa haute stature et ses larges épaules… Mais là, il avait l’impression de passer dans une autre dimension… Il était le premier au petit-déjeuner dans la salle à manger de l’étage, une quinzaine de places tout au plus. Quand je me suis avancée pour lui souhaiter une bonne journée, il m’a fait une révélation fracassante : « Vous savez, me dit-il, je suis invisible ! » Et comme je manifestais un certain étonnement, il m’a invitée à en faire moi-même le constat. « Attendez, vous verrez… »

Arrive une soignante qui vient chercher un plateau de petit–déjeuner, elle me salue, nous échangeons quelques mots puis elle s’en retourne avec son plateau. Frère Roger me fait un clin d’œil, et je reste en silence à côté de lui. Une autre soignante arrive, occupée elle aussi à quelque urgence du matin, puis une autre… et le scénario se répète : à chaque fois, elles me souhaitent une bonne journée, comme s’il n’y avait que moi dans la pièce…

« Vous voyez, reprend le Frère Roger, je suis transparent, invisible ! » Il a raison de son point de vue… mais pas dans l’absolu pour autant, car chacune des personnes qui me salue s’est sans doute adressée à lui dans l’heure qui précède, étoffant le salut du questionnement habituel (« Vous allez bien ? Vous avez bien dormi ? »…).

Mais voilà, dans ce temps suspendu, ce présent continu que vivent certaines personnes très âgées, le passé récent ne laisse pas de trace. L’heure qui précède, le jour, la semaine passée coulent dans le sablier et les petits événements du quotidien restent hors d’atteinte, dans cette mémoire ensablée…

Dans ce temps suspendu, Frère Roger est là, bien présent, occupé comme chacun d’entre nous à donner du sens à ce qui lui arrive. Je vois que sa trouvaille l’inquiète et le fascine… Nous partageons, complices, l’étrangeté de la découverte…

La providence 

Frère Roger est assis sur un fauteuil, dans le couloir, un matin vers 9h30… Il est là, tout beau, rasé de près, chemise blanche, débardeur de couleur et pantalon au pli impeccable. En me voyant il s’exclame : « Je n’ai encore vu personne ce matin ! » Je lui réponds spontanément : « Si je vous trouve ici, «  debout  », lavé et bien habillé, c’est sans doute que vous avez déjà croisé deux ou trois personnes aujourd’hui… » Il reste perplexe, réfléchit un instant, puis me dit d’un air satisfait et comme rasséréné : « Il arrive que la Providence s’occupe de nous sans nous consulter ! » J’acquiesce en souriant, et je ne doute pas que cette providence soit pour lui écrite en majuscules… 

Médecin et chrétien: rencontres avec le Dr Kirchner et la Dresse Girard

En écho au thème développé par la rédaction de Saint-Augustin, « Médecin et chrétien », nous avons voulu de notre côté, aller à la rencontre de médecins qui se déclarent chrétiens. Rencontre ici avec le Dr Nicolas Kirchner, médecin généraliste, père de quatre enfants, résidant à Monthey depuis 2010.

Dr Nicolas Kirchner.

Propos recueillis par Yves Tornay | Photo : Yves Tornay

Comment vivez-vous le rapport entre votre profession de médecin et votre foi ? 
Quand j’exerce la médecine, ça n’a aucun rapport avec la foi. La rencontre médecine-foi, c’est dans la mort que je l’ai vécue, de façon pratique. Lors de la levée des corps, j’ai pris l’habitude de toucher l’épaule, de dire au revoir. Ce n’est pas un simple constat. Je propose parfois un accueil spirituel, un prêtre (on n’y pense pas souvent). La décision avec la famille et un prêtre de laisser partir une personne âgée suite à un très grave malaise, reste rarissime et dit bien la grande séparation entre foi et médecine, ou foi et civilisation. 

Médecin de district, je fais la levée des corps lors de décès à l’aide d’Exit. Pour moi, le patient a fait son choix. J’arrive serein, sans problème de conscience. Mais trouver ça normal, banaliser le suicide : ça me choque, ça favorise la chose. 

Et la prière, le ressourcement ? 
Une prière quotidienne est structurante. Une petite prière pour mes patients, ça fait partie de ma vie. Je réserve aussi du temps pour autre chose que le travail, le jardin par exemple (pas souvent). Sinon le travail étouffe le reste. 

Je prie Marie Madeleine. Jésus a créé quelques belles ouvertures envers les femmes. J’aime la basilique de Vézelay ou l’église de Troistorrents consacrées à Marie-Madeleine.

J’aime Matthieu 7, 8 : « Quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et l’on ouvre la porte à qui frappe. » Ma Bible est sur le canapé du salon. Face à une difficulté, c’est l’occasion de demander. C’est la base de la prière. 

Quant à ma foi : Dieu est ce qu’il est, il n’est pas forcément ce qu’on dit qu’il est. Il faut savoir rester humble. Je m’éloigne donc des dogmes. On peut s’occuper d’un patient sans tout savoir sur lui, et on peut vivre la foi sans connaître tous les détails. Résurrection de l’esprit ou de la chair, peu importe. L’important c’est de s’aimer les uns les autres. Ce n’est pas dans le credo. C’est un exemple pour dire que la foi ne se vit pas avec ces mots-là. Ce n’est pas une foi de dogme, mais une foi du vécu. Du reste il faudrait aimer les autres même si l’on ne devait pas ressusciter.

Quant à Jésus, je le confonds avec Dieu, ou le Saint-Esprit. Ce sont trois choses différentes d’une même chose. Dieu est ce qu’il est. 

Quant aux musulmans : manger du porc ou non ? Cela lui (Dieu) est probablement indifférent. Pourquoi s’entretuer pour cela ? Pour éviter les extrémismes, on manque de culture religieuse.

Et nous rencontrons à présent la Dresse Anne-Claire Girard. Elle est native de la France et elle est diplômée de la faculté de médecine de Dijon. Sa foi est ancrée en elle depuis son enfance. Et ses centres d’intérêts ne se limitent pas à la médecine classique mais débordent par exemple sur l’aromathérapie ou la naturopathie.

Dresse Anne-Claire Girard.

Propos recueillis par Stéphanie Reumont | Photo : DR

Née dans une famille chrétienne pratiquante, Anne-Claire a grandi en France à Pont De Vaux dans l’Ain.

Elle a ressenti un appel dans son cœur lors de sa première communion à six ans. Chrétienne active, elle a ensuite eu une révélation concernant son orientation professionnelle lors d’une messe dominicale en 2003. Le choix de la médecine générale est devenu une évidence ! 

Elle porte un intérêt pour la bioéthique et elle a suivi plusieurs week-ends sur ce sujet à Paray-le-Monial : travail de sujets en atelier, échange de points de vue qui l’ont beaucoup aidée dans sa pratique quotidienne (pilule, IVG, fin de vie). 

Elle s’intéresse également à la naturopathie et aux médecines alternatives afin de laisser la vie et le naturel agir, faire confiance au corps et à l’esprit, aux individus, à l’univers et à Dieu.

Médecin et chrétien, un combat pour la vie !
« Je prie beaucoup Marie, les anges pour leurs protections et ils m’aident dans mon quotidien personnel et professionnel. Je confie souvent les patients dans la prière. »

« J’ai besoin d’avoir un lieu proche du cabinet pour me ressourcer cinq minutes à midi ; je prie cinq à dix minutes tous les matins avant de me lever, cela m’aide à affronter la journée. »

« En consultation, si je ne suis pas d’accord avec les patients on prend le temps de discuter, je suis très ouverte. Je suis opposée à certains actes comme l’IVG, la stérilisation ou les associations comme Exit pour mes raisons religieuses. La plupart du temps, les gynécologues s’occupent de renouveler l’ordonnance des pilules contraceptives ou pratiquent l’IVG donc finalement je suis peu confrontée à ces questions d’éthique et de foi dans mon cabinet .» 

« La médecine est à la base pro-vie et la religion chrétienne aussi, donc tout va bien même si certains sujets sont plus épineux ! »

« J’ai quelques patients qui m’ont informée être en contact avec EXIT ; je pense que ça rassure les gens mais au final peu de personnes font le pas, il me semble. Je pense que les patients ont juste peur de souffrir. La loi devrait protéger de l’acharnement thérapeutique comme de l’euthanasie, pour que cela suffise à prendre en charge correctement les fins de vie. »

« Je suis souvent confrontée à la mort, et ce n’est pas toujours évident de parler d’Espérance avec les patients. On devrait oser finalement, car les patients n’osent pas aborder le sujet avec leur médecin, pensant que nous ne sommes que des scientifiques… alors que cela ne nous empêche pas d’être croyants ! »

Photo: Pixnio

JMJ: des souvenirs plein les yeux

Témoignages en images des jeunes de la région qui racontent comment ils ont vécu l’aventure des JMJ de Lisbonne, du 2 au 6 août 2023.

Luc, médecin et évangéliste

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

Parmi les médecins chrétiens les plus fameux, la palme revient sans nul doute à Luc : compagnon de Paul, ses salutations sont transmises avec celles de Démas, au terme de la lettre aux Colossiens (4, 14). Luc ne fait pas partie du groupe des douze apôtres, mais il est l’auteur d’une œuvre en deux parties complémentaires : le 3e évangile et les Actes des apôtres. Il est souvent représenté dans l’Antiquité et l’iconographie par le symbole du taureau, à cause de la crèche de l’Enfant Jésus dans son Evangile (Luc 2, 7), qu’entouraient l’âne et le bœuf. Certes, le texte lucanien n’en parle pas explicitement, mais les deux animaux proviennent de passages de l’Ancien Testament (Isaïe 1, 3) où on les voit entourant leur maître auquel ils restent fidèles.

Le « cher médecin » dont parle Paul n’est jamais présenté en activité professionnelle, mais nous pouvons affirmer que les deux volets de ses écrits contribuent puissamment au bien-être des cœurs. Le 3e évangéliste, en effet, est celui des quatre qui ménage la place la plus abondante à l’action de l’Esprit Saint que Dieu octroie à ceux qui l’en prient. Si même les pères terrestres, tout mauvais qu’ils soient, sont aptes à donner « de bonnes choses » à leurs enfants, à combien plus forte raison le Père céleste transmettra-t-il l’Esprit à celles et ceux qui le lui demandent (Luc 11, 9-13). La troisième personne de la Trinité est du reste l’agent principal des Actes.

En outre, le médecin Luc déploie le plus abondamment de tous le cadeau de la miséricorde dont le Seigneur comble les êtres. C’est lui qui en visibilise le mieux les bienfaits à travers les belles paraboles du chapitre 15, celle de la brebis perdue que le berger prend tous les risques d’aller ramener sur ses épaules (Luc 15, 4-7) ; celle de la drachme égarée que la maîtresse de maison met tout son zèle à retrouver, à l’exemple de Dieu qui part en quête des pécheurs (15, 8-10) ; et celle du Père prodigue en amour pour ses deux fils, le cadet dépensier et l’aîné jaloux (15, 11-30).

C’est ainsi que le Seigneur guérit les âmes à la manière de son Fils qui fait bon accueil aux publicains et mange avec tous les égarés. Confions-nous sans hésitation aux soins de Luc.

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