Visite pastorale

Les jeunes du secteur se sont retrouvés à Monthey pour rencontrer le vicaire général, Pierre-Yves Maillard et l’évêque, Mgr Jean-Marie Lovey.

Du 30 septembre au 6 octobre 2023, notre évêque Mgr Jean-Marie Lovey et son vicaire général l’abbé Pierre-Yves Maillard, étaient en visite pastorale dans le secteur de Monthey.

Texte et photo par Sandrine Mayoraz et l’abbé Valentin Roduit

La visite a commencé par la célébration des confirmations à Collombey puis Monthey. L’évêque était en communion avec nous depuis Rome où il participé au grand événement de la création de 21 nouveaux cardinaux dont le Valaisan Mgr Emil Tscherrig. Ainsi, en son absence, c’est le vicaire général qui a célébré la confirmation à Collombey et le curé Jérôme Hauswirth qui a été délégué à Monthey.

Puis l’évêque et le vicaire général ont rencontré individuellement ceux qui ont un mandat de travail pour l’Eglise de Dieu qui est chez nous. Les agents pastoraux et prêtres se sont succédé pour leur faire des retours sur toutes les belles choses que nous vivons, sur leurs préoccupations et leurs aspirations.

Ils ont aussi rencontré les membres des Conseils de communauté. Ce fut l’occasion de partager sur le sujet des abus, comment nous sommes touchés par les révélations récentes et l’enquête demandée par les évêques suisses. Tsunami, incompréhension, ébranlement de notre foi, mais heureusement, elle est solide. Si les difficultés sont occasion de purification, de croissance dans le désir d’être fidèle à Dieu, eh bien, ça montre qu’Il est vraiment là, qu’Il nous accompagne. Ne perdons pas le lien vital avec Dieu.

La Pasta-Party a rassemblé une quarantaine de jeunes de nos quatre paroisses. Comme eux, le vicaire général a aussi été servant de messe, chanteur, il s’est réjoui de la présence nombreuse de tous ces jeunes. Ensuite, l’évêque les a fait prier en silence avec les mains sur le cœur : là où nous pouvons écouter Dieu.

La rencontre avec les catéchistes nous a permis de nous émerveiller devant l’évidence que les enfants aiment prier. Il y a quelque chose de naturel et de beau. Le lien que chacun fait grandir avec Dieu nous unit les uns aux autres. C’est ce lien qui fortifie nos liens au sein de la communauté.

Enfin, les Conseils de gestion ont pu rendre compte de leurs activités pour que les finances des paroisses servent au mieux, pour que nos églises et nos communautés conduisent toujours mieux à Dieu, dans la durée.

Toute cette semaine fut l’occasion, pas seulement pour l’évêque, mais pour nous aussi, engagés dans le secteur de Monthey, de nous réjouir de l’action de Dieu, des bonnes collaborations. Finalement, n’est-ce pas le Seigneur qui mène régulièrement des visites pastorales ? N’hésitons pas à l’inviter régulièrement, il passe volontiers du temps avec nous.

Avec les Conseils de communauté des paroisses de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz.
Avec les Conseils de gestion.

Reliques

Ostension d’une relique de la Petite Thérèse en 2012 à la Cathédrale.

Par l’Abbé Charles Aka
Photo : JHS

Les reliques sont répandues partout dans le monde chrétien. Dans l’autel des églises il y a en général une plaque qui contient les reliques d’un saint. De nombreux sanctuaires, cathédrales et basiliques abritent aussi des reliques ou reliquaires qui attirent une foule de pèlerins. Celles de la petite Thérèse par exemple ont traversé plusieurs pays et suscité de grandes processions avec des fruits spirituels considérables et indéniables. Quel est le sens spirituel du culte des reliques ? Que nous dit aujourd’hui leur vénération ?

Du latin reliquae qui signifie restes, la dévotion aux reliques est une pratique qui remonte au premier siècle de l’église. Que ce soient leur corps ou une partie, les objets et les vêtements leur ayant appartenu, l’instrument de leur supplice, leur vénération était liée initialement au culte des martyrs. Elle va progressivement au cours de l’histoire s’amplifier et s’étendre à toutes les figures de sainteté dans l’Eglise. L’Eglise encourage aujourd’hui encore la vénération de ce souvenir matériel de la vie des saints. Car cette pratique exprime en réalité une soif du divin, une recherche de contact avec le sacré à travers les restes du saint invoqué. Ainsi au-delà des trafics, des récits d’inventions de reliques, des déviations, abus et superstitions qui ont marqué l’histoire et la pratique du culte des reliques, l’Eglise entend conserver et transmettre par ce culte, la mémoire de ceux qui par leur vie et leur mort ont rendu témoignage au Christ. Les reliques ne sont donc pas l’objet de la foi mais un support pour nous y conduire. 

La dévotion aux reliques est en quelque sorte une célébration de la vie éternelle, de se connecter à l’au-delà, une communion avec les saints. Une dévotion encadrée, dépouillée de toute superstition fait découvrir qu’à travers les reliques d’un saint, l’Eglise nous donne en exemple la vie d’une personne qui a vécu avec le Christ, parvenue à la sainteté. Le lieu et l’instrument de cette sanctification est le corps, temple de l’Esprit Saint destiné à la résurrection. En présence des reliques, les fidèles sont invités à rendre grâce, à s’inspirer de leur zèle au service du Christ et de son Eglise. Ainsi la vénération des reliques soutient notre foi et nous engage sur le chemin de la sainteté, notre vraie vocation.

En librairie – novembre 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Sois heureux !
Pape François

Sois heureux ! est le manifeste du pape François en faveur du bonheur de chaque femme et de chaque homme. Dans ces pages, les paroles du pontife tracent un chemin concret et indiquent les étapes vers la vraie joie, celle qui n’ignore pas les difficultés de l’existence, mais les affronte, les surmonte et permet une authentique réalisation de soi. Le Pape n’adhère pas à une certaine tradition chrétienne qui promet le bonheur seulement lorsque nous serons accueillis au paradis, après des années de souffrance sur la terre. Sois heureux ! est un bréviaire d’amour concret, un plaidoyer pour le bonheur ici et maintenant. Et pour toujours.

Philippe Rey

Acheter pour 30.00 CHF

Avant tout, prier
Michel Farin

La constatation est sans appel : aujourd’hui l’humanité ne sait plus croire, au sein d’une société de l’anonymat où se perd la dimension symbolique de l’existence humaine et donc le sens même de la vérité. Au nom d’une liberté individuelle absolutisée, les hommes rejettent comme une soumission insupportable la reconnaissance d’un donateur qui leur offre la vie. Pourtant la structure même de l’humain est priante, espérant d’un autre, dans la confiance, le nom qui lui permet d’exister. Dans ce livre, Michel Farin scrute la Parole de Dieu. Il ouvre ainsi le lecteur aux mystères de la création et de l’incarnation et l’invite à demeurer dans une relation priante avec Dieu pour rester vivant.

Editions Vie chrétienne

Acheter pour 18.40 CHF

Petit manuel d’imperfection spirituelle
Costanza Miriano

Vous avez déjà tout lu sur les méthodes pour atteindre la sérénité intérieure, vous avez déjà entendu les plus grands spécialistes de l’intestin, du cerveau ou des arbres vous expliquer comment manger, respirer, dormir et penser. Et pourtant, quelque chose vous manque… Alors, pourquoi ne pas redécouvrir une méthode vieille de près de deux mille ans, ayant largement fait ses preuves ?

Dans cet ouvrage décapant, la journaliste Costanza Miriano nous propose une règle de vie héritée des moines. En dépit de nos vies harassantes, des mille et une responsabilités d’époux et de parents surimpliqués, de travailleurs acharnés, nous pouvons faire de notre maison un véritable monastère… silencieux et sans aucune dispute, c’est promis. 

Editions Mame

Acheter pour 23.70 CHF

Les 10 clefs pour mieux vivre l’absence
Sixtine Bonnaud

Les absences d’un parent ou d’un proche, qu’elles soient prévues ou brutales, répétées ou occasionnelles, courtes ou de longue durée, font partie du vécu de tout enfant. Ce livre a pour but d’aider les enfants et leur entourage (famille, amis, éducateurs…) à comprendre ce qui se joue dans ces moments difficiles, à identifier leurs émotions et à mettre en place des moyens et des astuces pour qu’ils soient, autant que possible, rassurés et consolés.

Pierre Téqui éditeur

Acheter pour 22.40 CHF

Pour commander

La fête des confirmations

Ils miment le récit de Pentecôte : « Soudain, un bruit survint du Ciel. »

Le 30 septembre et le 1er octobre ont été célébrées les confirmations dans notre secteur (de Monthey). Trente-six enfants et une adulte à Collombey-Muraz, vingt-huit enfants, six adolescents et deux adultes à Monthey ont été marqués de l’Esprit le don de Dieu. Entourés de leur famille et épaulés par leur parrain et marraine, les confirmands ont vécu un passage important de leur vie chrétienne.

Par Sandrine Mayoraz et Valentin Roduit
Photos : Suzy Mazzanisi, Sébastien Bonjean

Au début de la célébration, les confirmands ont exprimé leur désir de recevoir la confirmation : « Nous voulons montrer à Dieu que nous lui faisons confiance, que nous croyons en Lui et que nous comptons sur Lui pour nous aider. » 

Le vicaire général a invité les confirmands de Collombey à ouvrir grand leur cœur pour accueillir l’Esprit Saint : « Ce que nous célébrons aujourd’hui pourra changer votre vie pour toujours. »

Il a également souligné le fait qu’à la Pentecôte, les apôtres qui ont reçu l’Esprit Saint parlent chacun dans leur langue, mais tous les comprennent : « Quand on peut bien s’entendre, on peut mieux communiquer. Et quand on est habité de l’Esprit-Saint, on peut mieux communiquer. »

Leur famille, leur parrain et marraine, les catéchistes et bien d’autres personnes ont, chacun à leur façon, aidé les confirmands à grandir dans la foi et à s’engager sur le chemin de la confirmation. Ils pourront compter sur leur appui pour la suite de leur chemin de foi.

Les Reliques

Par l’abbé Daniel Agbeti
Photos : Alexandre Bourqui

Reliques du latin reliquiae : Les reliques, ce qui  reste d’un saint, sainte, ou objets en relation avec sa vie, ont fait l’objet de grandes dévotions, mais aussi de convoitises, surtout au Moyen Age. Elles ont aussi mis en mouvement des foules de pèlerins. Les reliquaires ou châsses, véritables objets d’art et d’orfèvrerie, en sont encore aujourd’hui les somptueux témoins.

Le culte rendu aux reliques, qui s’adresse aux saints, est un culte de respect et non d’adoration, réservée à Dieu seul. L’histoire des reliques remonte aux martyrs des premiers siècles, sur les tombeaux desquels on venait prier.

Les reliques ne se limitent pas à des ossements. Elles prennent deux formes :

• Les reliques réelles ou primaires. Elles correspondent à des parties du corps des saints, principalement des os. Si certaines églises possèdent un squelette entier, la plupart se contentent d’un fragment, par exemple une phalange, ou un ongle

• Les reliques indirectes ou secondaires. Les objets touchés par les saints. Elles regroupent les vêtements, linges ou objets ayant appartenu au saint ou ayant été en contact avec son corps. 

Au-delà de leurs capacités de guérison, le  rayonnement des reliques est censé apporter protection aux fidèles qui s’en approchent et à la communauté religieuse qui les abritent. Elles éloignent les agresseurs, garantissent de bonnes moissons, écartent les inondations…

La Toussaint: plus qu’une simple tradition religieuse

Par Joseph Yang | Photo : Pascal Tornay

Chaque année, à la fin du mois d’octobre, le calendrier nous rappelle l’importance de la Toussaint. Cette fête, marquée par la commémoration de nos chers êtres disparus, va bien au-delà d’une simple tradition religieuse. Elle incarne l’idée universelle de la vie éternelle, un concept qui transcende les frontières culturelles et religieuses.

La Toussaint est un moment de recueillement, de réflexion et de souvenir. C’est l’occasion de rendre hommage à ceux qui nous ont quittés, de partager leurs histoires et de perpétuer leur héritage. Dans de nombreuses cultures, cette période est marquée par la décoration des tombes, l’allumage de bougies et la visite des cimetières, créant ainsi un lien tangible entre les vivants et les morts.

La notion de « vie éternelle » peut susciter de nombreuses interprétations. Pour certains, elle est une croyance religieuse en une existence après la mort, où les âmes trouvent la paix. Pour d’autres, elle symbolise la manière dont nos actions et nos souvenirs continuent d’influencer le monde longtemps après notre départ. Pour les chrétiens, la vie ne s’arrête pas à la mort, elle continue auprès de Dieu.

La Toussaint nous rappelle également l’importance de la vie elle-même. En contemplant la mortalité, nous sommes incités à apprécier chaque moment précieux que nous avons avec nos proches. Elle nous encourage à vivre nos vies avec compassion, gentillesse et gratitude.

En fin de compte, la Toussaint est une célébration de l’amour et de la continuité. Elle nous rappelle que nos êtres chers ne disparaissent jamais vraiment tant que nous les portons dans nos cœurs. Ils résident dans les souvenirs que nous chérissons et dans l’influence qu’ils ont eu sur nos vies.

En cette Toussaint, prenons le temps de nous souvenir, de réfléchir et de célébrer la vie éternelle de ceux qui ont enrichi nos vies. Dans ces moments de réflexion, nous pouvons trouver du réconfort et de l’inspiration pour vivre nos vies de manière significative, en honorant leur mémoire et en construisant un avenir empreint d’amour et de compassion.

 

Interview de Serge Pythoud pour ses 50 ans d’orgue

Le 7 octobre dernier, Serge Pythoud jouait de l’orgue pour accompagner la prière des fidèles de Collombey, exactement 50 ans après sa première messe jouée sur ce même orgue. Rencontre…

Propos recueillis par Valentin Roduit | Photo : Valentin Roduit

Comment avez-vous commencé l’orgue ?
Il y a 50 ans, mon prédécesseur madame Marie-Christine Raboud voulait changer de poste pour devenir organiste à Monthey, en vue de la construction du nouvel orgue. Je n’étais pas un enfant de la paroisse, mais je venais m’exercer déjà depuis quelques temps à Collombey. 

Madame Raboud m’a contacté et, après réflexion, j’ai accepté de prendre la relève. C’est ainsi que j’ai joué pour la première fois une messe le 7 octobre 1973, qui se trouve être la « saint Serge ».

Racontez-nous un peu votre parcours musical.
Né dans le canton de Fribourg, mes parents ont déménagé durant ma jeunesse dans la région d’Orbe. J’ai alors été envoyé à l’école des missions au Bouveret. N’aimant pas le foot, je passais mes récrés dans une salle de classe à jouer sur un harmonium.

Puis un jour j’ai entendu un père spiritain dire à un confrère : « Cette année, Pythoud se lance à la chapelle. » C’est ainsi que j’ai appris que j’allais jouer en public. J’ai bricolé un Ave Verum, et j’ai animé mon premier « salut » (au Saint-Sacrement). Puis j’ai commencé à jouer à Montreux durant les vacances. 

Plus tard, mon travail dans la chimie m’a amené à Monthey. C’est à 30 ans que j’ai pris quelques cours avec un chanoine de Saint-Maurice, décédé rapidement. Peu de temps après, je commençais à Collombey et ce sont les cours de la professeure Martine Reymond qui m’ont permis de garder le poste.

Avez-vous apprécié jouer de l’orgue à Collombey ?
Oui ! A l’époque, c’était de loin le meilleur orgue de la région, à la limite le seul. D’autres n’étaient pas encore restaurés. Les gens venaient voir cet orgue pour admirer sa qualité, alors que maintenant, de bonnes orgues, il y en a partout.

Et qu’est-ce que ça signifiait pour vous de jouer à la messe ?
Lorsqu’on joue pour un office, la première préoccupation est la bonne tenue de l’office. Et si l’orgue peut aider les gens à chanter, alors c’est tant mieux.

Cependant, ce qui est particulier est que l’organiste est très seul. Il arrive avant tous les autres, et s’il n’y a pas d’apéro, tout le monde est loin quand il a fini sa sortie. Mais j’ai quand même eu droit quelques fois à des retours. Une dame m’a dit après une sortie plutôt douce au temple protestant : « Aujourd’hui c’était bien, vous ne nous avez pas cassé les oreilles. »

Une autre fois, un paroissien me dit : « J’ai bien aimé votre sortie. » Et moi gêné, de répondre : « C’était du Haendel… » – « Oh, dit-il, ça ne fait rien, c’était bien quand même ! »

La foi vous a-t-elle accompagné durant ces années d’orgue ?
J’étais entré à l’école des missions avec l’idée de devenir religieux. Mais après mon noviciat, je n’ai pas fait mes vœux et j’ai poursuivi dans une vie laïque. Je crois que c’était la bonne voie pour moi. Notre mariage avec Marie-Rose nous a donné deux enfants, et quatre petits-enfants. 

Enfin, est-ce qu’on vous réentendra ?
Je cesse mon activité comme organiste titulaire, remplacé par Madame Myriam Clerc, mais je resterai comme remplaçant pour l’épauler. Je suis très heureux d’avoir pu rendre service. 

Un beau souvenir que je garde est la messe qui a été créée ici, sur cet orgue en 2009, avec le chœur mixte et son directeur Stéphane Bianchi. Sa sœur Véronique Dubuis avait composé spécialement cette « Petite messe pour la Vierge ». Un très beau moment de collaboration !

Tous à la même adresse

Tous les mardis de 11h30 à 15h30, l’équipe du Café du Parvis accueille tous ses invités. « Bienvenue chez toi ! »

« N’oubliez pas l’hospitalité, car, grâce à elle, certains, sans le savoir, ont accueilli des anges ! » (He 13, 2) Mais celui-là, il n’avait pas l’air d’un ange lorsqu’il est venu aborder mon collègue pasteur !

Par Roselyne Righetti avec Pascal Tornay | Photo : DR

Il ne faisait pas chaud, ce jeudi soir, avant le souper hebdomadaire de la Pastorale de la rue. Le gars avait entendu parler d’accueil de pèlerins dans la paroisse, alors il s’est lancé : « Je fais le pèlerinage de Compostelle, je peux dormir ici ? » Et mon collègue de piquer un fou rire: «Ah ! ce n’est pas le bon pèlerinage, par ici c’est la Via Francigena !» Il se trompait certes de pèlerinage, le petit gars bien valaisan mais sans domicile fixe, mais pas de lieu d’accueil. Ces lieux où l’on se rencontre parce qu’on est à la croisée de toutes les vies, même de celles sans destination. Ces vies qui pèlerinent dans le vide, qui font du sur place, là où elles devraient être à la maison ! 

Déjà presque deux ans que nos paroisses se sont laissées bousculer, qu’elles ont ouvert leurs portes comme on ouvre grand ses bras pour montrer qu’on aime grand comme ça ! Du coup l’accueil, c’est du solide et la solidarité pousse au fil de l’accueil de ses anges pas très nets…

On ne peut pas dire que la Pastorale de la Rue œcuménique soit la « maison d’accueil » d’un seul type d’habitants. Non, car en elle tout le monde peut se trouver et se retrouver. Pour nos compagnons de rue qui sont justement sans demeure paisible, elle est comme une Maison, celle où l’on peut entrer, où l’on peut revenir ou que l’on peut quitter selon le mouvement de sa vie. Un lieu de vie, un lieu cadeau de la Vie quand parfois au-dedant tout s’essouffle et se brise, et que ce besoin simple de rentrer et de trouver quelqu’un se fait sentir.

Ensemble, protestants et catholiques, c’est mieux : pour ne pas louper les anges ! Ou comme mon collègue Pascal Tornay dit : « Ma mission c’est de me tenir sur le Seuil pour inviter à passer à l’intérieur. » Et le mardi, on les voit arriver au Café du Parvis comme les oiseaux du ciel : les uns hésitants, les autres en vieux habitués, d’autres culottés ! Ils ont la grâce et la légèreté de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Douceur d’une solidarité qui effleure comme une caresse, qui n’écrase pas d’une charité toute-puissante. 

Quel est le sens de ce temps d’accueil ? Eclats de joie, éclats de rire parce qu’on est tous, durant quelques heures, à la même adresse ! Le gars qui ne pèlerinait pas dans le bon sens est venu voir à l’intérieur du Café du Parvis. Il a visité notre petit oratoire dans les catacombes de la Maison de la Visitation. Je lui ai expliqué que là on célèbre deux fois par mois et que tout le monde est invité. Fasciné, son regard bouleversé, il a dit : « Là, je suis bien. En dessous du bruit de là-haut dessus, et cette autre chose… Oui, le spirituel ! »

On peut faire beaucoup pour ceux qui nous semblent pauvres, faibles, fragiles, mais dans une Pastorale de la rue, ce qui compte vraiment, c’est ce que l’on est les uns pour les autres. Et là, tout peut se retourner. C’est une conversion de nos positions les plus arrêtées : là où on se sentait au-dessus, plus fort que…, voilà que c’est l’ange d’à-côté qui nous met à la bonne place, juste côte à côte, la main dans la main ! Et ce n’est plus « bienvenue chez moi », mais c’est « bienvenue chez toi » ! 

Prière 

Par Auteur anonyme

Seigneur, quand j’aurai faim, donne-moi quelqu’un à nourrir ! 
Quand j’aurai soif, donne-moi quelqu’un à abreuver ! 
Et quand j’aurai froid, quelqu’un à vêtir ! 
Quand je serai dans la tristesse, donne-moi quelqu’un à relever ! 
Quand mon fardeau me pèsera, charge-moi de celui des autres ! 
Et quand j’aurai besoin de tendresse, que l’on fasse appel à la mienne ! 
Que ta volonté soit ma nourriture, ta grâce ma force et ton amour mon repos ! 
Que toute ma vie soit offrande toujours tendue vers toi, ô Père ! 
Jusqu’au jour où il te plaira de la reprendre ! 
Amen.

Fenêtres de l’Avent à Muraz

Par Emmanuelle Cretenoud | Photo : Peter Vetter

Voilà de nombreuses années que les fenêtres sont organisées par Mme Ursi Vetter et Mme Carole Turin.

Le temps est venu de passer la main à de nouvelles responsables :  Mme Emmanuelle Cretenoud et Mme Florence Parvex. 

Ursi et Emmanuelle ont collaboré durant la période de l’Avent 2022 pour fidéliser la pratique annuelle de nos magnifiques soirées villageoises.

Ce message est un temps de remerciement à Mme Vetter et Mme Turin pour toutes ces belles années. MERCI.

Quelques nouveautés prévues pour 2023

1. Nos villageois ne recevront pas de tout ménage. Nous comptons sur vous pour faire fonctionner le bouche-à-oreille et partager les publications des divers réseaux sociaux. Des affiches seront posées dans divers endroits de notre village.

2. Dans un esprit de protection de l’environnement et de diminution du gaspillage, nous allons introduire un geste personnel et écologique. Chacun pourra amener sa propre tasse lors des fenêtres quotidiennes (si tu l’oublies ne t’inquiète pas, il y aura encore des gobelets en plastique).

3. Ouverture des inscriptions : le jeudi 26 octobre à 13h, alors tous à vos agendas (Emmanuelle tient le listing). Tu es villageois, un voisin, un habitant d’un immeuble, une société, un magasin local, nous t’attendons avec plaisir du moment qu’il y a de l’amitié, du partage, de la simplicité et du cœur. 

Tél. Emmanuelle Cretenoud, 079 657 95 62 – Florence Parvex, 079 657 57 59

Le souffle du Saint-Esprit

L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.

Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève
Photo: DR

En lien avec le thème de ce cahier, permettez-moi de vous parler de pneumatologie. 

Du grec ancien pneuma signifiant « souffle », il s’agit de l’étude du Saint-Esprit et de ses œuvres.

J’aime cette science, car il me semble parfois que l’Esprit Saint est, sans mauvais jeu de mot, « le parent pauvre » de la Trinité. Alors que le souffle est vital…

Trois paradigmes

En catéchèse, donc, et il y a 20 ans déjà, Denis Villepelet 1 parle de trois paradigmes (modèles) catéchétiques. En très bref et suivant une chronologie historique, le premier modèle est caractérisé par un enseignement magistral, une pédagogie déductive centrée sur le Père et s’adresse à une société traditionnaire. 

Le second modèle propose une pédagogie participative christocentrée, pour une société évolutionnaire. 

Le dernier modèle, enfin, offre à une société complexe une pédagogie d’initiation (itinéraires de cheminement, graduel) pneumocentrée, où le contenu à transmettre n’est pas seulement un message, mais l’expérience d’une vie ecclésiale. L’auteur continue la réflexion : « Ce monde indécis […] est sans direction privilégiée. Cet état de relative errance est pour ainsi dire l’état d’équilibre « normal » de ce plurivers multiréférentiel dans lequel nous séjournons actuellement. […] La pratique catéchétique est un espace frontière dans lequel s’opère un métissage entre la fides qua et la fides quae 2, l’Eglise et le monde, la théorie et la pratique. […] Une diversité de formes catéchétiques correspond bien à la nécessité de diversifier les manières de proposer aux individus « de se tenir dans la vérité de la foi qui fait vivre ». »3  

« Un ressuscité exécuté sur une croix qui donne la vie par sa mort et exerce sa maîtrise en épousant la condition d’esclave, ça ne va vraiment pas de soi et requiert une bonne dose de conversion du regard pour être accueilli comme une bonne nouvelle. […] L’initiation catéchétique conçue comme un incessant appel, éveil et approfondissement, passe par l’immersion dans la Parole, la Liturgie, le Service et la Communion fraternelle. On privilégie l’épreuve de la relation expérientielle au Dieu de Jésus Christ et on considère cette épreuve comme la source et la ressource d’un travail de révélation »4.

Il y a donc plus qu’une méthode à suivre. C’est soufflant, non ?

1 Laïc directeur de l’Institut supérieur de Pastorale catéchétique de l’Institut catholique de Paris. VILLEPELET, Denis, L’avenir de la catéchèse, Paris ; Bruxelles, Les Ed. de l’Atelier ; Lumen vitae, 2003, p. 87‑1116.
2 Selon saint Augustin, père de la réflexion sur la catéchèse, fides quae creditur et fides qua creditur doivent tenir ensemble. Le premier, la foi qu’on croit, représente les contenus de la Révélation. Le second, la foi par laquelle je crois, la conversion, le désir de rencontre du Christ.
3 VILLEPELET, Denis, Les défis de la transmission dans un monde complexe – Nouvelles problématiques catéchétiques, Paris, Desclée de Brouwer, 2009, p. 449.
4 Ibidem, p. 456‑7.

Des journées catéchétiques

Photos : DR

Comme la loi cantonale le promeut, ces journées d’ouverture à la foi chrétienne sont proposées dans les écoles publiques de notre secteur paroissial de la 3H à la 8H au fil de l’année. Elles sont facultatives et l’on demande expressément aux parents qu’ils se prononcent sur la participation de leur enfant à ces journées. 

Ces « Journées » se présentent le plus souvent sous la forme de demi-journées animées par une équipe de catéchistes professionnels soutenus par quelques précieuses bénévoles.

Le passage à vide vécu durant la pandémie a permis à l’équipe de responsables de reprendre le programme à nouveaux frais. Des aménagements et des raffraichissements ont ainsi pu être apportés au cours de ces années durant lesquelles le programme complet était intenable.

Actuellement, parmis les multiples thèmes abordés, on trouve notamment une approche du mystère de l’eucharistie, l’importance de la lumière au sens large en lien par exemple avec les vitraux, le rapport à la personne âgée. On propose une séquence intitulée « prier Jésus avec Marie » où les enfants confectionnent un petit dizenier, une approche du Carême en lien avec des projets Nord-Sud et une réflexion éthique, et pour les plus grands des thèmes comme le témoignage et l’engagement chrétien ou le dialogue interreligieux sont proposés.

Caté-connecté

Le thème central (pp. 16 et 17) s’intitule « Caté connecté » et il traite de l’emploi des nouvelles technologies dans le domaine de la transmission de la foi. Quant à nous, nous avons voulu aller à la rencontre de personnes engagées en Eglise et qui ont recours à ces nouveaux moyens de communication.

Entretien avec l’abbé Vincent Lafargue

Rencontre tout d’abord avec l’abbé Vincent Lafargue : actuellement aumônier à l’hôpital de Rennaz (80 %), auxiliaire pour le secteur paroissial d’Aigle (20 %), il est en outre très présent sur la « Toile » par un blog ou encore sur des réseaux sociaux.

Cher Vincent, comment cela a-t-il débuté chez toi ? 
J’ai commencé par tenir un « blog » pour répondre aux personnes qui me demandaient un texte de mes homélies dominicales. Puis j’ai élargi l’offre en y faisant figurer des enregistrements audios de mes homélies. 

Et ensuite tu t’es investi dans les réseaux sociaux qui se développaient, avec par exemple Facebook ? 
Facebook c’est une table géante de bistrot qui permet de toucher beaucoup de personnes, mais ce réseau comporte des pièges : il y a un côté voyeurisme pour celui qui consulte et un côté exhibitionniste pour celui qui affiche des photos, sans compter qu’il est « chronophage » et dévore beaucoup de temps. J’ai moi-même constaté et vécu en partie ces dérives ; j’ai donc pris pendant quelque temps mes distances avec Facebook ; puis j’y suis revenu mais en m’imposant des limites. 

Tu comptes en outre un réseau d’abonnés sur Twitter ! 
Oui, en cela je me suis inspiré de Mgr Giraud, évêque alors de Soissons. Actuellement, pour chaque jour, je relève un verset ou un passage des lectures bibliques de la messe du jour, je le commente dans un petit message de 30 secondes.

Et puis avec la période du Covid et du confinement, tu t’es engagé dans Youtube ! 
Avec l’équipe pastorale d’Aigle, nous avons produit des « capsules vidéos » de messes et de diverses prières (offices liturgiques, chapelets, chemins de croix). Actuellement je poste surtout des vidéos d’une minute de méditations bibliques.

Peux-tu, à ce sujet, nous citer une ou deux anecdotes ? 
Une fois, une personne habitant Jérusalem m’a contacté. Elle m’a confié que chaque dimanche soir, elle écoutait mon homélie dominicale ! 

Ou encore, j’ai reçu un jour un appel depuis le Québec : d’une paroisse, qui ne bénéficie que de manière occasionnelle d’une messe le dimanche. Celle-ci a décidé de se réunir quand même chaque dimanche à l’église paroissiale, et en l’absence de messes, elle écoute mes homélies ! 

En conclusion
De par ma présence sur ces différents réseaux sociaux, je compte environ 5’000 abonnés, ou plutôt devrais-je dire, je gère une paroisse (virtuelle) de 5’000 paroissiens ! Mais ce n’est pas pour me vanter. Ma motivation première c’est de prêcher l’Evangile, la Parole de Dieu qui est trop souvent, hélas, méconnue, c’est d’annoncer Jésus ! 

Aux personnes intéressées à « suivre » Vincent Lafargue : 

• sur Facebook : https://www.facebook.com/vincentjlafargue

• sur X (anciennement appelé Twitter) : https://twitter.com/VincentLafargue

• sur Youtube : https://www.youtube.com/@serviteurquelconque

• sur le blog internet : https://serviteurquelconque.ch

Témoignage de Nathalie Martenet

Pour ce second volet sur l’usage des nouvelles technologies, sur l’emploi de différentes applications de communication en réseau sur smartphone ou sur ordinateur, nous recueillons le témoignage de Nathalie Martenet, paroissienne de Vionnaz.

Texte et témoignage par Nathalie Martenet
Photo : Stéphanie Reumont

Connectée à l’Eglise
Après avoir suivi le parcours Alpha, j’ai senti un besoin de mettre un peu de Dieu au cœur de ma vie, chaque jour. J’avais envie que sa Parole accompagne et inspire mes journées et pas seulement
le dimanche ! 

Un ami m’a recommandé une application qui diffuse chaque matin une méditation en lien avec les lectures du jour et qui est disponible tout au long de la journée. C’est un moment de détente, de ressourcement, de prière, qui nourrit ma foi au quotidien. 

Le dimanche, j’apprécie aussi beaucoup de pouvoir profiter de
plusieurs homélies publiées par des prêtres sur les réseaux soc-iaux. C’est très enrichissant d’entendre ou de lire des éclairages de différents points de vue, les manières variées d’aborder un même texte. 

Bien que ces technologies soient un excellent moyen de vivifier notre foi, elles ne remplacent pas une célébration vécue en communauté, les moments partagés avant et après la messe. 

Pour moi, cela reste néanmoins une belle alternative pour vivre chaque jour en présence de notre Dieu d’amour ! 

Connexion par encycliques

Par François-Xavier Amherdt | Photo : DR

A l’époque de l’Eglise primitive, c’est par des lettres faisant le tour de la Méditerranée que Paul et ses collaborateurs restaient constamment en contact à distance avec les communautés qu’ils avaient plantées. C’est par ces « circulaires », selon le sens étymologique du terme grec « en-cyclique », « faire le tour », que l’apôtre des nations traitait les problèmes en cours, afin de vivre la fidélité au Fils du Père.

Les en-têtes de plusieurs épîtres en conservent la trace explicite. Ainsi le début de la lettre aux Philippiens : « Paul et Timothée, serviteurs du Christ Jésus, à tous les saints dans le Christ Jésus qui sont à Philippe, avec leurs épiscopes et leurs diacres. A vous grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ. »

Certes, la connexion ainsi établie était moins immédiate que de nos jours avec le web. Mais elle était véritablement efficace. Preuve en soit le fait que certaines épîtres, telle la deuxième aux Corinthiens, semblent être constituées de la compilation de plusieurs lettres, envoyées à différentes occasions. 

Le ton change entre la célébration de la réconciliation dans les chapitres 1 à 9 et la vigoureuse et sévère admonestation des chapitres 10 à 13, s’en prenant au tort fait à l’Eglise par de faux apôtres (2, 1-11).

D’une communauté à l’autre

Cela montre bien que la circulation fonctionnait, que le treizième apôtre recevait régulièrement des nouvelles, y compris lui faisant part de la détérioration de la situation. Ces missives pauliniennes étaient ensuite transmises largement d’une communauté à l’autre, de manière à leur permettre de régler des problèmes similaires, comme celui de la consommation des viandes sacrifiées aux idoles
(voir 1 Corinthiens 8-10).

Les Papes continuent de nos jours d’adresser des encycliques, non seulement à l’Eglise catholique, mais à tous les hommes et femmes de bonne volonté. Et comme Paul en Philippiens 1, 1, ils ne se contentent pas comme destinataires de leurs frères dans l’épiscopat : ils élargissent le spectre de leurs interlocuteurs à l’ensemble des baptisés (les « saints »). La synodalité était déjà bien en marche.

Jeux, jeunes et humour – octobre 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Quel est le « boulot » des anges gardiens ?
L’essentiel de leur vocation consiste à contempler Dieu et chanter sa louange, non sans lien avec la mission de l’Eglise. Dans la Bible, ils ont le rôle d’envoyés. Chacun a, à ses côtés, un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à Dieu. Ne l’oublions pas lorsqu’on les fête le 2 octobre.

par Pascal Ortelli

Humour

Une patrouille de police est intriguée par une voiture qui zigzague dangereusement. Parvenu à la hauteur du véhicule, le gendarme fait signe au conducteur de se rabattre sur le côté.
– Bonjour Monsieur, est-ce que vous auriez abusé de la dive bouteille ?
– Deux ou trois verres, mais pas grand-chose. 
– Je me vois obligé de vous demander de souffler dans le ballon.
Le conducteur s’exécute, mais commence par enlever ses lunettes.
– Je ne vous ai pas demandé d’ôter vos lunettes, Monsieur, mais de souffler dans l’alcootest.
– Vous savez, Monsieur l’agent, deux verres en moins, ça compte !

par Calixte Dubosson

Une formation, une aventure…

De g. à dr., Ariane Bender (MS), Charlenne Giroud, Marie Michellod, Angela Bellicoso-Luyet, Mélanie Darbellay, Viviane Gay-des-Combes, Marie-Claire Gay-des-Combes (MS), Maryline Rouiller (MS), Michèle Godfraind et Simon Roduit, curé mandant.

Par Pascal Tornay | Photo : DR

Une formation est toujours un défi, c’est aussi une chance et pas seulement pour les personnes en question. En effet, quelle formidable aubaine pour notre Secteur pastoral de Martigny d’avoir une si belle volée de personnes en formation ! Un beau signe pour l’avenir de notre paroisse et de nos communautés ! 

Six femmes ont donc accepté d’entreprendre la Formation Théodule qui se tiendra sur trois ans et qui leur ouvrira la possibilité, sur mandat de l’évêque, de travailler dans un des divers domaines de la pastorale paroissiale.

Il s’agit de Charlenne Giroud, Marie Michellod, Angela Bellicoso-Luyet, Mélanie Darbellay, Viviane Gay-des-Combes et Michèle Godfraind. Chacune est accompagnée par une maîtresse de stage (MS) qui l’appuyera au niveau des aspects pratiques de la formation. 

L’équipe pastorale leur souhaite une belle traversée avec au cœur la joie des découvertes, l’ouverture à la nouveauté et le courage à toute épreuve !

Reflets de la fête paroissiale de la rentrée à Cheyres

Le chœur d’ensemble réunissant toutes les chorales de la paroisse et une partie de l’assemblée.

Une seule messe a été célébrée dimanche 17 septembre pour toute la paroisse Saint-Laurent Estavayer et ce n’était pas dans une église, mais dans le cadre inhabituel de la grande salle communale de Cheyres. Motif : l’équipe pastorale y conviait toutes les communautés paroissiales à une fête de la rentrée. Messe, mais aussi agape et partie conviviale étaient au programme. La fréquentation fut à la hauteur de l’attente puisque ce sont environ 400 personnes qui sont venues se recueillir dans cette « cathédrale d’un moment ».

Par Claude Jenny 
Photos : André Bise

La messe a été présidée par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur, assisté de l’abbé Bernard Alassani et du diacre Jean-Pierre Cantin et de nombreux servants. Une place importante a été accordée au chant, assuré pour la circonstance par une chorale géante formée de tous les chœurs de la paroisse. La chorale d’enfants « Clé de vie » est venue compléter cet apport musical. Pour la circonstance, toute la salle avait été décorée de superbes créations artistiques réalisées durant les heures de catéchèse dans toutes les classes de la paroisse.

L’eau du puits

A côté de l’autel avait été posé un puits en lien avec l’Evangile du jour de la rencontre de Jésus avec la samaritaine. Cette soif d’eau de vie, mais aussi d’amour fraternel – qui est d’ailleurs le fil rouge chosi par l’équipe pastorale pour cette année – a tout naturellement été au cœur de l’homélie de l’abbé Darius. Et de l’eau fut ensuite versée dans ce puits à l’appel des personnes actives dans tous les groupes spécialisés de la paroisse : lecteurs, catéchistes, sacristains, visiteurs, etc.

Message épiscopal

Un lien avec les sombres révélations concernant les abus  sexuels qui ont frappé récemment l’Eglise catholique ne pouvait guère être évité. Il prit la forme d’une intention de prière et d’un message pastoral rédigé par ses collaborateurs à la demande de l’évêque du diocèse, Mgr Morerod, en convalescence depuis mi-septembre suite à une opération urgente (ce texte peut être consulté sur le site www.diocese-lgf.ch).

Une initiative à renouveler

La Staviacoise Ra–chel Jeanmonod a été félicitée pour la récente obtention de son diplôme d’animatrice pastorale au terme de trois années de formation. Le salut du Conseil de paroisse a été apporté par Alexandre Bersier, vice-président, qui convia l’assemblée à poursuivre ce temps de partage autour d’un apéritif et d’une soupe de chalet ! Coordinateur de cette journée au sein de l’équipe pastorale, le Cheyrois Gérard Dévaud s’est dit enchanté par le succès rencontré par cette initiative de « messe et fête de la rentrée », qui pourrait donc se répéter l’année prochaine dans une autre communauté paroissiale.

Cui-cui!

Chaque mois, François enregistre une vidéo imageant la Prière du Pape.

Par Thierry Schelling | Photo : flickr

C’était le 12 décembre 2012 : Benoît XVI se plie à la mode du tweet et envoie le premier ! Depuis, son successeur l’utilise abondamment pour des prières et pensées jaculatoires, accompagnant la vie du monde et de l’Eglise.

Il n’empêche, pour un Pape qui dit n’avoir ni radio ni TV, user des smartphones et autre technique de communication ultramoderne, est une autre façon d’évangéliser, en en rappelant les limites !

Coin-coin !

En avril 2023, à Budapest, François exhorte les jeunes à ne « pas se contenter d’un téléphone portable et de quelques amis » (« c’est un peu débile ! » dit-il carrément !) ; il répète que « la vie est réelle, pas virtuelle. Elle ne se passe pas sur un écran, la vie se passe dans le monde ! » Le face à face de la vraie rencontre entre quatre yeux est indispensable pour construire sa propre vie… 

Coucou !

Chaque mois, François enregistre en espagnol une vidéo imageant la Prière du Pape. Il a d’ailleurs recours à ces messages audio plutôt qu’écrits pour lancer un Buongiorno ! à mille et un groupements humains et/ou d’Eglise, pour leur dire deux-trois mots. Sans compter les nombreuses interviews à toutes sortes de journaux de langues diverses…

Evidemment, le Saint-Siège a entériné l’usage des nouveaux moyens de communication dans sa promotion de la catéchèse, comme le souligne le dernier Directoire de la Catéchèse (2020), livre d’orientations générales de la catéchèse catholique qui en est à sa troisième édition (après 1971 et 1997). Il y est rappelé que le but de la catéchèse est la mise en relation, en communion, avec Jésus-Christ… Et tous les moyens sont bons !

Un irrépressible appel

Anne-Isabelle Lacassagne est venue à Genève pour l’avant-première du film Magnificat.

Le film Magnificat, sorti récemment en salle, interroge avec respect et délicatesse sur la place des femmes dans l’Eglise d’aujourd’hui. Entretien avec Anne-Isabelle Lacassagne, auteure du livre qui a inspiré le long-métrage.

Par Myriam Bettens
Photos : Silvana Bassetti, Myriam Bettens

Quelle est, selon vous, la place des femmes dans l’Eglise d’aujourd’hui ?
La place des femmes est essentielle. Sans elles, il n’y aurait pas grand-chose dans l’Eglise, car elles accomplissent la majeure partie du travail de base. Autant dans la transmission de la foi, que l’entretien des paroisses, ou encore la pastorale de la santé. Tout le fonctionnement quotidien de l’Eglise est effectué par des femmes. Par contre, au niveau des postes de direction, c’est le désert ! Pourtant, beaucoup d’entre elles sont formées et capables d’assumer ce type de postes. A cause de la distinction fondamentale de statut qui existe entre les prêtres et les femmes, et que l’on perpétue, ces dernières s’autocensurent.

Pourquoi les femmes en Eglise s’autocensurent-elles ?
Il y a l’idée, encore très ancrée, qu’elles ne vont pas faire le poids. Elles ne s’autorisent donc pas à dire ou faire les choses et n’osent pas non plus contredire la parole du prêtre. Tout mon combat concerne le fait d’avoir un vrai langage de vérité avec eux, mais toujours empreint de bienveillance et d’amour. Ils sont reconnaissants lorsqu’on leur parle vraiment, car eux-mêmes sont coincés dans un rôle qui les rend extrêmement solitaires.

Vous déplorez également que la voix d’une femme a toujours moins de poids que celle d’un prêtre…
Oui, c’est malheureusement encore vrai. Simplement parce que l’on considère que le sacrement a plus de valeur. Cela va même plus loin que ça. Beaucoup de femmes considèrent encore les prêtres au-dessus, avec pour corollaire l’idée qu’il est impossible de s’exprimer sur un pied d’égalité. Une femme peut faire toutes les études de théologie qu’elle veut, on ne l’écoute pas. Et ce mode de fonctionnement est malheureusement ancré très profondément.

Malgré ces obstacles, les femmes demeurent indispensables à la bonne marche de l’Eglise. Si elles se mettaient en grève, l’Eglise s’en relèverait-elle ?
L’Eglise serait à genoux ! Cela fait des années que je leur chuchote de se mettre en grève… Cela leur permettrait de prendre enfin conscience de tout ce qu’elles accomplissent. L’Eglise ne peut fonctionner sans les femmes. Malheureusement, aujourd’hui, elles accomplissent la plupart des tâches, mais sans en avoir la reconnaissance.

Vous esquissez un tableau peu enviable de la place des femmes en Eglise. L’est-elle plus en Suisse ?
Il y a une différence énorme entre la Suisse et la France. Du fait de la présence des Eglises protestantes, il y a plus de latitude pour dire les choses ainsi que des points de comparaison. L’image des femmes pasteurs, partageant leurs points de vue avec liberté, utilisant pleinement leurs compétences et qui sont appréciées à leur juste valeur fait une grande différence. Il y a vraiment une question d’image revalorisante, sans laquelle on ne s’autorise pas à penser que les choses puissent être différentes.

Qu’espérez-vous avec la sortie du film Magnificat ?
Que les gens puissent se dire, en regardant une femme, qu’elle est tout aussi capable que ses homologues masculins et surtout de lui donner les possibilités de le faire. Raconter une histoire permet d’utiliser l’imaginaire. Cela parle aux sentiments et ouvre bien souvent des portes qui jusqu’alors semblaient verrouillées. 

Des femmes en noir

« J’ai commencé à écrire ce livre au moment de l’élection du pape François. On vérifie toujours que le futur Pape soit bien un homme. Cela m’a fait rire. En même temps, au-delà de la vocation, je me suis questionnée sur la vocation féminine et sa place au sein de l’Eglise et, de manière plus vaste, ce que cela signifie de croire », détaille Anne-Isabelle Lacassagne concernant son livre, Des femmes en noir, publié en 2016 aux Editions du Rouergue, qui a inspiré le film. Elle écrit depuis longtemps des livres pour enfants publiés chez Bayard et après avoir travaillé dans un évêché, au service de la catéchèse, elle se tourne vers des textes religieux.

Le film Magnificat a été projeté en avant-première à Genève, en juin dernier, dans le cadre du festival « Il est une foi » de l’Eglise catholique à Genève (ECR).

Marie, Mère des pèlerins de la terre

Texte et photo par Marion Perraudin

Marie, Mère des pèlerins de la terre,
Tu guides nos pas, 
Sur notre chemin de vie.
Toi la Mère attentive aux besoins de tes enfants,
Tu veilles sur nous, comme tu veillais sur ton Enfant

Marie, Mère des pèlerins de la terre,
Tu es notre boussole,
Lorsque nous traversons brouillards et tempêtes
Toi la Mère qui soutient tes enfants dans l’épreuve
Toi qui as connu la douleur et les larmes,
Au pied de la Croix de ton Fils.

Marie, Mère des pèlerins de la terre,
Tu nous apprends à déposer,
Le collier de nos perles de joie,
Le poids de nos fardeaux à tes pieds.
Pour que toi, la Mère à l’écoute de nos prières
Tu les remettes dans le cœur de ton Fils 

Marie, Mère des pèlerins de la terre,
Tu es la première de notre cordée
Dans notre ascension vers le Sommet,
Toi la Mère qui invite à lever notre regard vers le Haut,
Tu es celle qui nous conduit à ton Fils

Marie, Mère des pèlerins de la terre,
Toi le premier tabernacle,
Toi notre Mère, la femme Eucharistique
Tu apprends à ouvrir notre cœur et notre vie
Pour accueillir Ton Fils, le Pain Vivant
Et à le laisser vivre et grandir en nous.

Eglise de Rueyres-les-Prés: une rénovation exemplaire

Les responsables qui ont suivi la réalisation de ce chantier. De gauche à droite, Alexandre Duc, président de paroisse ; Mireille Duc, répondante pour la communauté de Notre-Dame des Flots ; Béatrice Clavel, restauratrice d’art, qui a conduit ce chantier ; Dominique Chassot, chargé du suivi de chantier pour le Conseil de paroisse et Marie-Luce Jaquier, collaboratrice du Service des biens culturels de l’Etat de Fribourg.

Si elle n’attire pas le regard de l’extérieur, l’église de Rueyres-les-Prés mérite à coup sûr que l’on franchisse sa porte d’entrée, car la rénovation complète qui a été effectuée ces derniers mois est jugée comme étant exemplaire. Et c’est vrai que désormais, cette église, à l’intérieur, est d’une beauté rare qui mérite une visite !

Par Claude Jenny
Photos : Raphaël Roulin

Lors de la présentation organisée jeudi dernier à l’intention des maîtres d’Etat et de la presse, les spécialistes n’ont pas ménagé les superlatifs pour dire que cette rénovation peut être qualifiée de parfaite. Il est vrai que tout a été fait dans les règles de l’art pour que cette église retrouve le cachet que lui avait donné l’architecte Fernand Dumas lors d’une rénovation dans les années trente. Presque un siècle plus tard, elle retrouve ainsi tout son lustre en respectant toutes les richesses artistiques voulues par cet architecte qui a mis son sceau sur de nombreuses églises de la région.

Au départ, la volonté du Conseil de paroisse était juste d’améliorer la luminosité dans l’église. On pensait alors naturellement recourir à de la peinture blanche ! Mais les spécialistes ont conseillé une autre piste visant à redonner toute son authenticité à ce lieu saint. La communauté paroissiale a été consultée et a souscrit à cette idée. « Nous avions besoin de cet accord des principaux concernés » relève Dominique Chassot, responsable du suivi de ce chantier pour la paroisse. Le Conseil paroissial a suivi et voté un crédit d’investissement de 175’000 francs. 

« Un chantier magnifique »

« Ce fut un chantier magnifique à réaliser et tous les maîtres d’Etat y ont œuvré avec plaisir et compétence. Cette rénovation est exemplaire car elle met désormais en valeur tous les éléments voulus par Dumas avec une belle unité » relève Béatrice Clavel, restauratrice d’art qui a conduit ce chantier pour le compte de l’Atelier de conservation et restauration d’art Olivier Guyot. Une restauration que Marie-Luce Jaquier, collaboratrice spécialisée du Service des biens culturels de l’Etat de Fribourg qualifie « d’exemplaire ». « C’est vraiment une belle réussite à citer en exemple et il faut saluer la décision du Conseil de paroisse d’avoir osé suivre cette option » ajoute-t-elle.

Une restauration complète

Rien n’est plus comme avant ! Les soubassements ont été refaits, toutes les peintures valorisées en respectant pas moins de 12 teintes d’origine – y compris des colorations inhabituelles dans un tel lieu, les statues restaurées également dans le strict respect des couleurs, les vitraux remis en état, le chemin de croix remis en valeur, etc. Un chantier conséquent qui a été mené dans le délai imparti et en conformité avec le budget prévu. Alexandre Duc, président de paroisse, a adressé de vifs remerciements à tous les maîtres d’Etat qui ont œuvré sur ce chantier et qui n’ont pas ménagé leur peine et ont fait étalage de leur savoir professionnel.  

Les artisans de cette rénovation ont même trouvé dans les combles une statue de Jésus qui n’était pas exposée dans l’église. Ce qui fait dire malicieusement à Mme Clavel que « même Jésus est revenu avec ce chantier… ». Et l’abbé Bernard, venu en voisin, d’ajouter : « maintenant il faut juste que les paroissiens soient plus nombreux dans une si belle église ! » Mais même si vous n’êtes pas des habitués des célébrations à Rueyres, n’hésitez pas à vous y rendre pour le bonheur d’un beau moment de découverte d’une église désormais hors du commun !

Les spécialistes et maîtres d’Etat suivants ont participé à cette rénovation :

– Béatrice Clavel – architecte ;

– Atelier Guyot Olivier – Conservation restauration d’art ;

– Marie Luce Jaquier – Service des biens culturels de l’Etat de Fribourg ;

– Dénériaz SA – gros œuvre maçonnerie ;

– Bugnon – échafaudages ;

– Benjamin Giacomotti – électricité ;

– Nago Peinture – plâtrerie peinture ; 

– Roulin Menuiserie – menuiserie intérieure ;

– Pascal Moret – conservation des vitraux ; 

– Huguet Services – nettoyage fin de chantier

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