Splendide concert de la Chorale de Lourdes

Les voûtes de l’église ont vibré aux alléluias de la chorale de Notre-Dame de Lourdes et aux tonalités de l’orgue lors du concert-méditation du 4 juin à Cheyres.

Par Claire Moullet
Photo: André Bise

Un concert placé sous le même amour de Notre-Dame de Lourdes et du chant, lors des interprétations tant liturgiques que profanes. Un programme riche devant un nombreux public attentif, et pour beaucoup, un pèlerinage-souvenir à Lourdes avec la cohorte des malades qui, chaque année, vibrent à l’écoute des œuvres préparées à leur intention. Chanteuses et chanteuses se sont déclarés ravis de cette escapade en terre broyarde, aux sources pour quelques-uns, sous l’œil maternel de Notre-Dame de Grâce.

• Lire la présentation de la Chorale de Lourdes dans notre édition de juin 2023.

Jeux, jeunes et humour – juillet-août 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Quel Jacques fête-t-on le 25 juillet ?
Parmi les apôtres appelés par Jésus, on distingue Jacques de Zébédée, frère de Jean, et Jacques d’Alphée associé à l’apôtre Thadée. C’est le premier qui est fêté en ce jour et appelé « le Majeur ». Les Actes des Apôtres rapporte sa mort à la suite de la persécution d’Hérode et en fait le deuxième martyr après Etienne. Une tradition ultérieure en fait l’évangélisateur de l’Espagne où il est vénéré à Compostelle.

par Pascal Ortelli

Humour

Une épouse essayait désespérément de guérir son mari d’un penchant à l’alcool. Après de multiples tentatives infructueuses, elle décida de prendre les grands moyens. « Si tu rentres une nouvelle fois éméché, tu n’échapperas pas à la caresse de mon rouleau à pâte. » Sentant que cela devenait sérieux, le mari promit de ne plus recommencer. « D’ailleurs, dit-il, dès ce soir, à la place du bistrot, j’irai à la chasse aux escargots. » Il en recueillit une grande quantité dans un sac qu’il mit sur ses épaules. Au moment de rentrer chez lui, des copains insistèrent pour boire un verre au bistrot du coin. Après plusieurs refus, il accepta mais, dit-il : « Juste un verre ! » Ce qui devait arriver arriva et au lieu de revenir chez lui à 20h, il arriva à 23h. Au moment de franchir le seuil, il buta sur le perron et tous les escargots se répandirent dans le couloir sous les yeux de sa femme. Dans un éclair de lucidité, il regarda vers les escargots et il dit tout fort : « Voilà les petits, on est enfin arrivés ! »

par Calixte Dubosson

Spectaculaire interprétation de l’organiste Philippe Marchello

En jouant dimanche 18 juin, après la messe, la célèbre pièce «L’orage» de Jacques Vogt, Philippe Marchello a marqué d’une manière spectaculaire ses trente ans de présence à l’orgue de la collégiale d’Estavayer. Une église comble a réservé une standing ovation à cet organiste passionné autant que dévoué.

Par Claude Jenny
Photos: Georges Losey, Claude Jenny

C’est avec une œuvre impressionnante que le compositeur a voulu transmettre par le son les diverses séquences d’un orage violent. Et traduire la partition sur l’instrument exige de l’organiste expérience et… débauche d’énergie ! C’était seulement la troisième fois – la dernière il y a 13 ans – que Philippe Marchello se lançait ainsi sans peur… en plein orage.  Une technique vidéo défaillante n’a malheureusement pas permis au public de voir physiquement l’artiste sur grand écran durant son interprétation, lorsqu’il est quasiment couché sur les claviers ou que ses pieds actionnent le pédalier dans tous les sens !  Restait donc le son, avec ses passages fracassants, qui montrent toutes les potentialités de l’instrument et de l’organiste !

Philippe Marchello a été honoré et félicité pour l’occasion par une délégation du Conseil de paroisse emmenée par son président Alexandre Duc, qui lui a remis un présent pour tant d’années de fidélité à sa mission de musicien d’Eglise. L’abbé Bernard, en ouverture de la messe, a lui aussi relevé la qualité d’un tel dévouement au service de la liturgie.

L’artiste félicité par Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse.

Des héritages à raviver

Depuis 50 ans, l’Atelier Œcuménique de Théologie (AOT) s’intéresse à la diversité des héritages chrétiens pour établir durablement des traits d’union entre confessions chrétiennes. Dès septembre, la nouvelle volée s’interrogera sur la manière de raviver ces héritages respectifs. Entretien avec Anne Deshusses-Raemy, codirectrice catholique, et Blaise Menu, son homologue protestant.

Par Myriam Bettens | Photos : J.-Claude Gadmer, M. Deshusses

L’œcuménisme est aujourd’hui perçu comme un acquis. Comment nourrir le débat œcuménique de nos Eglises, qui semble un peu… endormi ?
Anne Deshusses-Raemy – C’est un acquis parce que nous sommes les héritiers de ces pionniers qui ont fait un travail énorme pour l’unité. Et ce n’est pas un acquis parce que l’œcuménisme semble un peu victime de son succès. Beaucoup de choses se passent à la base et ne sont pas reconnues par les institutions. A l’inverse, des initiatives se concrétisent, en bilatéral, entre les Eglises mais ne descendent pas à la base ou ne sont pas acceptées.
Blaise Menu – L’horizon que nous pouvons avoir par rapport à l’œcuménisme est à l’image de la compréhension de l’origine et elle a beaucoup changé. Nous avions un regard relativement unitaire et complètement imaginaire sur l’Eglise des origines, alors que le christianisme est dans la diversité et le conflit depuis le début ! Si l’œcuménisme est de revenir à cette espèce d’unité parfaite, rêvée, c’est une pure illusion. L’œcuménisme ne peut que faire face à sa diversité. Je ne sais pas s’il est un objectif ou un chemin, mais j’opterais plutôt pour le second. Un chemin sans cesse à réentreprendre.

N’y a-t-il pas également un changement de la compréhension de ce qu’est l’œcuménisme et donc des attentes qui s’y rapportent ?
ADR – Dans la société, le terme commence à prendre une connotation interreligieuse. Dans les milieux ecclésiaux, les positions se polarisent beaucoup plus qu’avant entre ceux qui sont fatigués et ceux pour qui œcuménisme rime avec « surtout pas ».
BM – Auparavant, on pouvait compter sur une compréhension partagée. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus flou et cela va dans plusieurs directions. Ce qu’on constate surtout, c’est une espèce de fatigue par rapport aux appareils ecclésiastiques et l’incompréhension que nous soyons toujours à nous diviser pour des choses qui apparaissent de plus en plus pour les gens comme des broutilles.

Comment parler aujourd’hui d’œcuménisme quand pour beaucoup de chrétiens cet héritage (ou identité) est synonyme de blessure ?
ADR – C’est d’abord de reconnaître la blessure. Les formations comme l’AOT permettent de les mettre au jour, pour ensuite en guérir certaines. En remettant notre théologie en perspective par la contextualisation, cela permet de se demander si aujourd’hui, certains de ces principes sont toujours aussi pertinents pour notre vie de croyant.
BM – Nous connaissons les casseroles de nos institutions et de nos théologies. Nous essayons de faire en sorte que ce tintamarre de casseroles que l’on traine devienne quelque chose d’un peu plus musical ! Si on refuse ces casseroles, on laisse le tintamarre derrière nous. Plus que de nommer les blessures, nous cherchons à donner aux participants des outils pour comprendre comment le réaliser.

Est-ce que la posture d’« œcuménisme poli » a rendu la parole moins impertinente et stimulante ?
BM – Je pense que c’est tout à fait juste. A la base des démarches œcuméniques, il y a une réalité qui est celle de la rencontre. Des personnes qui se parlent franchement, vont au bout des choses et apprennent à s’apprécier. Cela traduit un œcuménisme d’agapè, d’amour mutuel, que le Christ nous a commandé.
ADR – Et c’est dans ce sens que cela doit aller… l’amour pour atteindre ensuite l’unité et non pas l’inverse. Mais une unité dans la diversité. C’est aussi la raison qui nous a décidés à nous demander comment devenir un ferment pour cet œcuménisme.

La foi en héritages ?

« Chacune et chacun d’entre nous vient de quelque part : une famille, un lieu, une culture, une tradition, une religion, un milieu social… que nous portons, selon notre histoire, comme un poids lourd ou comme un étendard. C’est ce « quelque part » que nous nommons « héritages ». Il arrive qu’il soit non pas unique ou unifié, mais multiple, croisé, entrelacé. Pour Confronter les points de vue et rivaliser d’estime mutuelle, l’Atelier Œcuménique de Théologie (AOT) lance sa 26e volée sur la thématique des héritages.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 septembre prochain ! 

Plus de renseignements sur aotge.ch

L’équipe enseignante et administrative de l’AOT se met au vert en attendant ses futurs étudiants.

Notre Dame de la Visitation

Prière proposée par l’abbé Jean-Michel Moix

Notre Dame de la Visitation,
Toi qui partis vers la montagne rejoindre Elisabeth en hâte,
Conduis-nous nous aussi à la rencontre de tous ceux qui nous attendent
Afin que nous leur annoncions l’Evangile vivant :
Jésus Christ, Ton fils et notre Seigneur !
Nous nous hâterons, sans nous laisser distraire et sans retard,
Dans la disponibilité et la joie.

Nous avancerons sereinement car qui apporte le Christ apporte la paix,
Sûrs que le plus grand bien-être vient du bien-agir.
Notre Dame de la Visitation, par ton intercession,
Lors de ces JMJ nous porterons le Christ, comme toi-même tu le fis.
Permets que ces journées soient un temps de témoignage et de partage,
De fraternité, d’action de grâce,
Et une occasion d’aller vers ceux qui vivent encore dans l’attente.
Avec toi, nous parcourrons ce chemin d’unité
Pour que notre monde lui aussi soit uni
Dans la fraternité, la justice et la paix.

Notre Dame de la Visitation, aide-nous à porter le Christ à tous,
Obéissant au Père et dans l’amour de l’Esprit.

Jésus marche sur l’eau, vitrail de Jaeger, église Saint-Pierre, La Chaux-de-Fonds

Le Seigneur dégage une grande stabilité.

Par Amandine Beffa | Photo:Jean-Claude Gadmer

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, j’ai toujours imaginé que Pierre marchait sur une mer calme, lisse comme une patinoire. L’histoire que nous raconte ce vitrail est bien différente. Le travail du verre met en évidence des flots sombres et agités. Et en effet, lorsqu’on lit l’épisode rapporté dans l’Evangile selon saint Matthieu (14, 22-33), on remarque que la barque est battue par les vagues, que le vent est contraire et qu’il fait nuit. 

En arrière-plan du vitrail, les disciples semblent lutter pour maintenir leur embarcation. Le personnage en bleu clair tient fermement les cordages. Pierre a de l’eau jusqu’à la taille, la situation semble tragique. Pourtant, son visage est étonnamment calme. En s’attardant sur la poignée de main par laquelle Jésus le retient, on observe qu’elle est solide. Le Seigneur dégage une grande stabilité.

L’inscription au bas de l’œuvre rappelle la demande de Jésus à Pierre : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14, 31)

Se pose alors une question : à quel moment Pierre a-t-il douté ? Est-ce le moment où il a pris peur en marchant sur l’eau ? Peut-être… et en même temps, sa première réaction est de crier vers Jésus pour être sauvé. Le visage du disciple sur le vitrail exprime cette sérénité de celui qui sait que le Seigneur est à ses côtés dans les épreuves.

Peut-être est-ce le doute initial : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » (Mt 14, 27-28)

Le grec nous donne un élément de réponse. Le mot que nous traduisons généralement par « douter » signifie littéralement « se tenir entre deux ». Il exprime quelque chose de l’hésitation.

Et si le problème n’était ni de demander des preuves, ni d’avoir peur face à l’adversité, mais de ne pas aller au bout de l’élan. Et si ce que Jésus demande a Pierre était : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu renoncé ? »

Restaurons notre foi !

Par l’abbé Jean-Michel Moix
Photo: abbé Valentin Roduit

S’il il fut un temps où la tendance en architecture était de faire « table rase du passé » pour construire à neuf, les temps ont maintenant changé. L’on aime parler aujourd’hui de restauration, de préservation du patrimoine bâti. Et c’est le sujet qui occupe le thème central de ce numéro, dans les pages 16 et 17. 

Ainsi les restaurations d’églises peuvent conduire à d’intéressantes découvertes. En 1972-1973, à la restauration de l’église de Muraz, l’on découvrit sous l’église, dans son sous-sol, les vestiges de différents murs qui témoignaient d’édifices antérieurs remontant jusqu’à l’époque gallo-romaine ! L’on répertoria ainsi un premier sanctuaire chrétien remontant au IXe siècle ! 

Nos communautés paroissiales se sont donc développées autour de sanctuaires ou de chapelles. Souvenons-nous ici des racines de notre foi : nous sommes les héritiers, les heureux bénéficiaires, d’un patrimoine religieux, vécu par des générations successives de chrétiens !

Sachons donc maintenir vivante notre foi afin de la transmettre à la génération future qui elle-même, à son tour, transmettra cette même foi à la génération suivante…

Et profitons donc de cet été pour « refaire » si nécessaire nos forces humaines et spirituelles, pour « restaurer » au besoin notre foi afin qu’elle nous unisse à Dieu, source de toutes grâces. 

Pourquoi ne pas suivre en cela le conseil que Jésus avait donné à ses apôtres, de retour d’une mission épuisante et fatigante : « Venez à l’écart… et reposez-vous un peu ! » (Mc 6, 31) Venez cet été à la maison Cana pour participer à une table d’hôte ou à un brunch dans une ambiance conviviale, (infos pp. 8-9) ! Participez à une messe sur les alpages, sur les hauteurs de Vionnaz ou de Vouvry (infos p. 19), aux Giettes ou encore à Chalet Neuf (infos pp. 18 et 20) !

Patrimoine et richesse collective

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Valaisanne Laetitia Vergère. 

Par Laetitia Vergère
Photo: DR

Le patrimoine, dans sa diversité, est une source de richesse collective et d’héritage. Il constitue un facteur de rapprochement, de tolérance, de liberté et de respect. Sa destruction représenterait une menace, c’est pourquoi il est primordial de le protéger et de le garder précieusement afin d’éviter qu’il disparaisse de la conscience générale. 

Ainsi, restaurer une église ou un autre bâtiment religieux est nécessaire sur plusieurs points. Tout d’abord, cela permet de garder les fondamentaux : les murs, les vitraux, l’autel, etc. Aussi, il incite à garder une certaine cohérence architecturale et permet aux fidèles et aux visiteurs de reconnaître aisément de quelle confession fait partie l’édifice. Et finalement, la restauration peut permettre de donner « un coup de neuf », en remettant le bâtiment au goût du jour, adapté à l’époque de restauration.

Mais la restauration est-elle uniquement physique, se rapportant à l’édifice, ou bien pourrait-on aller plus loin ? L’église (la bâtisse) et l’Eglise (la communauté) n’ont-elles pas les mêmes besoins ? 

Le mot Eglise – du grec ekklêsia, qui signifie « assemblée » et provient du verbe ekkaleô (« je convoque ») – désigne à la fois la communauté religieuse fondée par Jésus-Christ, le christianisme et l’institution religieuse qui a été mise en place autour de cette foi commune. Comme nous le rappelle l’Evangile selon saint Matthieu (Mt 9, 13) Jésus « n’est pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». Peut-être qu’une restauration de la pensée et du jugement serait nécessaire, en grattant les dorures et les parures de l’Eglise actuelle, afin de retrouver ceux que Jésus est venu appeler : tout le monde, quel qu’il soit, afin que chacun se sente accueilli et accepté, dans l’Amour du Christ et de la Communauté ? 

Les servants de messe en sortie à Lausanne

Les servants montent dans les rues de Lausanne, la cathédrale en ligne de mire.

Le lundi de Pentecôte (le 29 mai), nous sommes allés à la cathédrale de Lausanne avec les servants de messe de Monthey et Choëx. Cet édifice religieux qui était d’abord rattaché à l’évêché fut voué au culte protestant dès 1536. Cette sortie était organisée par «Les Anciennes» pour remercier le groupe des servants qui ont fidèlement servi aux messes durant cette année. Par chance, le soleil nous a accompagnés tout au long de notre journée, lui donnant des airs de vacances.

Quelle vue au sommet du beffroi.

Par Valentine Genolet | Photos : Léa Ambrozinho

La journée a commencé par un petit moment de jeu sur le quai de gare pour patienter jusqu’à l’arrivée du train. Puis, nous avons commencé notre voyage jusqu’à la cathédrale. A travers la ville de Lausanne, monter les marches n’aura pas été de tout repos mais la récompense sur l’esplanade de la cathédrale en valait la peine. Après une visite menée par Sandrine Mayoraz, nous avons entrepris l’ascension des multiples marches du beffroi, frissons garantis ! C’est du haut de cette tour qu’à l’époque comme encore à l’heure actuelle, la personne préposée au « guet » crie chaque nuit les heures.

La journée s’est poursuivie par un pique-nique bien mérité au parc, des jeux et une petite glace. D’après les commentaires des servants de messe présents, la sortie a été très appréciée et tout le monde a passé une excellente journée ! Voici quelques ressentis sur notre sortie et sur l’année passée en tant que servant de messe :

Kenza : « J’ai réussi à grimper en haut de la tour malgré mon vertige. Servir la messe m’a permis de me sentir moins seule et de connaître plein de monde. »

Salomée : « La cathédrale était super impressionnante, j’ai pu apprendre plein de choses sur la religion. »

Maël : « J’ai beaucoup aimé cette sortie car le groupe des servants de messe est un groupe calme, on peut prendre le temps et profiter. »

Pour les « Anciennes », l’organisation de la sortie s’est faite de manière assez naturelle avec une bonne répartition des tâches, pour elles, les servants de messes ont pris du plaisir donc l’objectif a été atteint ! 

Merci aux « Anciennes » pour la coordination et la formation du groupe ainsi qu’aux servants et leurs parents pour leur engagement tout au long de l’année. Bel été à tous.

Les servants de messe s’engagent à servir la messe une fois par mois le samedi ou le dimanche. Ils se rencontrent plusieurs fois dans l’année pour apprendre à servir, se connaitre, passer des moments sympas de jeux ou de sortie et prier ensemble. Certaines rencontres sont organisées avec les servants de Collombey-Muraz et du Haut-Lac.

Les enfants (dès 6H) qui souhaitent rejoindre le groupe des servants de messe peuvent s’inscrire et se renseigner auprès d’Erika Meninas au 079 333 03 26.

On se réjouit de les accueillir.

Les servants de Monthey et Choëx encadrés par les « Anciennes » commencent la visite de la cathédrale de Lausanne.

Des couleurs et des sens

Par Pierre Guillemin | Photo : Pixabay

Les couleurs suscitent en nous des émotions. D’un point de vue statistique, le bleu, par exemple, est aimé par 57 % des hommes, mais seulement par 35 % des femmes. 23 % des femmes aiment le violet mais 0 % des hommes. 

Dans l’Antiquité, la couleur bleue était le symbole du deuil, du malheur et du désarroi, mais ces croyances se sont inversées après l’an mille. Chez les Romains, cette couleur était associée aux barbares : avoir les yeux bleus était dévalorisant et personne ne portait de vêtements de ce coloris avant le IIIe siècle. Les XIIe et XIIIe siècles marquent une « révolution du bleu » du fait de la théologie. Dieu est un dieu de lumière et celle-ci se manifeste de deux façons : la lumière divine (lux) et la lumière terrestre (lumen). Pour les différencier, il fallait trouver une technique dans les images : le ciel au sens de la couche atmosphérique devient bleu, alors que l’or est utilisé pour représenter la lumière divine et le Ciel au sens du paradis céleste. Le bleu est devenu le symbole de la pureté, de la spiritualité en désignant des valeurs positives comme la force, le sacré, l’inaccessible (le Ciel).

A Rome, le rouge est associé au pouvoir. C’est la couleur des généraux, des patriciens et plus tard des empereurs. Son usage est d’ailleurs réglementé et interdit à ceux qui ne font pas partie de ces catégories. Le Code Justinien (VIe siècle ap. J.-C.) condamne à mort ceux qui achetaient ou vendaient le tissu de couleur Porpora à mauvais escient.

Dans la culture chrétienne, la royauté spirituelle de la Vierge revêt des insignes de la royauté temporelle, dont le rouge. Ceci indique, aussi bien pour la Vierge que pour le Christ, leur nature humaine, alors que pour tous deux, le bleu est indice de divinité. Lorsque l’habit de Marie est une robe rouge, recouverte d’un manteau bleu, le rouge signifie son lien avec le monde terrestre tandis que le bleu (plus ou moins foncé) est la couleur spirituelle, par analogie avec le Ciel, mais aussi parce que le bleu est la couleur la plus coûteuse pour les artistes du Moyen-Age, car elle provient du lapis-lazuli broyé.

Synesthésie

Mais les couleurs peuvent aussi être associées aux sons, aux goûts. C’est ce qu’on appelle la synesthésie. Environ 4 à 6 % de la population avec une proportion significative de « créatifs » possède cette capacité d’association entre les couleurs et les émotions. Pensons à Arthur Rimbaud et son poème « voyelles » (1871), Van Gogh (La nuit étoilée, 1889), Charles Blanc-Gatti (Suite bergamasque de Debussy, 1930), Kandinsky (composition VIII, 1923). 

Et nous, ne sommes-nous pas émus devant la beauté des couleurs d’un vitrail d’une église ou d’une cathédrale ? Nos prières n’en sont-elles pas plus éclairées ?

Du cœur à la partition

Guillaume accompagne régulièrement des chorales pour animer la messe.

Guillaume nous partage son expérience et sa passion pour la musique

Bien connu sur le coteau de Choëx où il a grandi, Guillaume Délèze anime régulièrement des messes à l’orgue ou au piano. Parmi ses projets musicaux variés, ce musicien «touche-à-tout» a récemment composé deux ordinaires pour la messe. Guillaume nous partage son expérience et sa passion pour la musique.

Propos recueillis par Sandrine Mayoraz
Photo : Suzy Mazzanisi

Quel est votre parcours musical ?
J’ai commencé avec le piano quand j’étais tout petit, mais ma passion pour la musique s’est vraiment développée à partir de mes 14-15 ans. C’était à une période où j’ai appris à improviser au piano à partir d’accords, ce qui m’éclatait plus que de déchiffrer longuement des partitions, et où j’ai aussi découvert plusieurs de mes groupes préférés (Nightwish et le « metal symphonique » pour les connaisseurs…). C’est à ce moment que je me suis mis à composer plus sérieusement. Depuis, j’ai aussi appris la guitare basse et la batterie, j’ai joué du piano dans de très nombreux projets variés, j’ai fait un Bachelor en musicologie et je dirige un chœur.

Vous avez composé un ordinaire pour la messe. D’où vient cette idée ? 
Au départ, c’est le groupe Raising Hope qui m’a demandé si je pouvais en composer un pour eux… Cela tombait bien, car j’y songeais depuis un petit moment. Quand je compare la musique qu’il y a à la messe et tout ce qu’il y a en dehors, je me dis qu’une petite mise à jour ne ferait pas de mal. Alors on ne peut pas non plus faire n’importe quoi à la messe, car la musique doit rester au service de la prière, mais malgré tout j’avais ce sentiment que je pouvais amener ma petite goutte d’eau au répertoire liturgique. 

Justement, quelles sont les exigences à respecter pour composer une messe ? 
L’exigence de base, c’est que le texte reste le plus important et donc doit être bien compréhensible : l’idéal étant que le rythme de la musique respecte le rythme naturel du texte. Et ce n’est pas toujours facile à gérer. Par exemple, le Gloire à Dieu ne se laisse pas découper en couplets de longueur égale et chantable sur la même mélodie.

Ensuite, l’exigence déterminante, c’est de s’adapter au contexte auquel la messe est destinée. Pour la première messe, composée pour Raising Hope – qui est un groupe de louange jeune – j’ai cherché à créer une messe dans ce style-là, en y ajoutant ma touche personnelle. J’ai composé une seconde messe pour le festival Open Sky, pour chœur à quatre voix. Cette fois-ci, j’ai voulu faire quelque chose qui correspondait à l’ambiance de l’événement : jeune mais intense. 

Enfin, il y a aussi des contraintes plus « terre à terre » : ce chœur n’ayant pas beaucoup de temps de répétition, j’ai cherché à faire la messe la plus simple possible !

Qu’est-ce que la musique apporte à votre foi ? 
J’ai entendu que quand on prie, on doit essayer de ne pas trop le faire avec la tête, mais plus avec le cœur. Les mots ont tendance à s’arrêter à la tête tandis que la musique est pour moi le meilleur moyen de toucher le cœur. C’est l’outil parfait pour nous aider à ressentir les choses, et ne pas rester purement dans l’intellectuel. Cela rend le fait de composer des messes passionnant : c’est chercher à traduire ce que l’on trouve beau dans la foi, en espérant le faire ressentir, le partager avec l’assemblée. 

Merci Guillaume de ce partage et de mettre ta passion et tes multiples talents musicaux au service de la prière et de la foi.

Vous pouvez écouter ses compositions sur Dreamsailer.com Les messes ne sont pas encore disponibles en ligne. Vous pouvez lui demander les partitions en le contactant à guillaume.deleze@gmail.com

Pour le meilleur et pour le pire

Peter To Rot.

Beaucoup ont parié qu’il deviendrait prêtre. Au lieu de cela, Peter To Rot a non seulement fondé une famille, mais aussi engagé sa propre vie pour défendre le mariage. Méconnu en Europe, il est vénéré par les catholiques d’Océanie.

Par Myriam Bettens | Photo: DR

C’est en 1912, que la ville de Rakunai, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a vu naître celui que beaucoup considéraient comme un leader né. A 21 ans à peine, Peter To Rot était déjà un catéchiste accompli et servait de bras droit au prêtre missionnaire de la paroisse locale. Ce dernier, croyant déceler en son collaborateur les germes d’une vocation sacerdotale, envisage de l’envoyer en Europe pour qu’il y fasse des études. Peter s’est donc préparé à ce ministère, confirmant tout ce que le missionnaire avait vu en lui : une étonnante capacité à enseigner, une connaissance approfondie de la Bible, une facilité à entrer en relation avec tout le monde et une forte influence sur les autres, en particulier sur les jeunes. Contre toute attente, le jeune homme se marie en 1936, mais poursuit néanmoins sa vocation de catéchiste laïc.

En 1942, les forces impériales japonaises envahissent toute la région et s’attaquent à ce qu’ils estiment être la « religion apportée par les Occidentaux ». Les missionnaires européens sont capturés et internés dans des camps de concentration et les lieux de culte détruits. Peter poursuit malgré tout sa tâche et prend en charge la communauté privée de curé. Il baptise, visite les malades, assiste aux mariages : son statut de laïc autochtone lui offre alors une relative sécurité. Or, les Japonais le surveillent de près, bien conscients qu’il constitue le seul point de référence pour les catholiques de la région. Mais les choses tournent court pour Peter lorsqu’il prend clairement position contre la décision des autorités japonaises d’introduire la polygamie dans son pays. A Noël 1944, les autorités japonaises l’arrêtent et l’emprisonnent dans un camp de concentration. Ils veulent rapidement se débarrasser de lui et la nuit du 7 juillet 1945, trois fonctionnaires assassinent en secret Peter To Rot par injection létale. Il est béatifié par le pape Jean-Paul II le 17 janvier 1995 lors de sa visite en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

La chapelle du Closillon: dernière messe paroissiale

Une page d’histoire se tourne plus précipitamment qu’envisagé. La dernière messe paroissiale a été célébrée le samedi 17 juin à la chapelle du Closillon. Et pour cause, la vétusté du bâtiment exige une mise en conformité de tout le système électrique. Explication avec Bernard Premand, président du Conseil de Gestion.

Par Sandrine Mayoraz et Bernard Premand | Photo : Jean-Michel Moix

Dans un récent courrier, le Service Electricité, Energies & Développement durable de la ville de Monthey demandait une mise à jour du système électrique au Closillon pour le 7 juin 2023, suite à un contrôle périodique imposé par la législation fédérale et effectué par un organisme indépendant. Sans cette mise aux normes, l’électricité est coupée. Les frais d’investissement sont trop élevés, estime le Conseil de Gestion. En accord avec le Conseil de Communauté, la paroisse renonce à investir une somme de plusieurs milliers de francs, disproportionnée par rapport aux besoins et à l’utilisation du lieu .

De fait, la chapelle peut toujours être utilisée, mais sans électricité, soit sans chauffage ni lumière. Ceci est envisageable de manière ponctuelle pour un baptême en été par exemple, mais ce n’est pas approprié pour les messes paroissiales. Ainsi, avec émotion, la dernière messe paroissiale a eu lieu le samedi 17 juin.

Retour à ses origines

Son histoire commence dans les années 60. Le Curé Louis Bonvin fait construire la chapelle du Closillon avec l’intention de créer une nouvelle paroisse, sous gare, avec son église, sa cure, une maison d’œuvres. Ainsi, la paroisse de Monthey achète cette grande parcelle. Provisoirement, on se contente de mettre en place une modeste chapelle préfabriquée en bois, dédiée à saint Joseph. Le provisoire dure : la nouvelle paroisse n’a pas vu le jour. 

Néanmoins, une communauté fidèle s’est formée autour de cette chapelle de quartier. En 60 ans, d’autres communautés ont bénéficié et prié dans cet espace sacré : les Haut-Valaisans, la mission portugaise, le renouveau charismatique. 

La paroisse remercie tous les bénévoles qui ont œuvré et les paroissiens qui ont prié dans ces murs. Ils ont fait vivre la chapelle du Closillon.

En librairie – juillet-août 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

La sainte au rocher
Philippe le Guillou

Dans cette nouvelle pérégrination religieuse et littéraire, Philippe Le Guillou revisite les lieux qui ont marqué la vie de Bernadette Soubirous : le « cachot » de Lourdes, où elle vécut avec sa famille ; le petit village de Bartrès, où elle gardait les moutons ; la Grotte de Massabielle, où « la belle Dame » lui est apparue ; sans oublier le couvent Saint Gildard de Nevers, où elle servit, avec humilité, les pauvres et les malades.

Ce texte, sensible et poétique, fait revivre Bernadette. Il retrace sa vie et dit surtout sa foi profonde, les épreuves qu’elle a traversées et le caractère exceptionnel de sa destinée.

Editions Salvator

Acheter pour 26.60 CHF

En arrivant au Paradis
Richard de Seze

Une religieuse de la Drôme et un intellectuel parisien agnostique meurent. L’une arrive au Paradis, l’autre au Purgatoire. Devant eux, se dévoile la grande bureaucratie céleste : la réception des prières et leur traitement, la fabrique des saints et le repos des anges gardiens, les archives des fautes à réparer. Richard de Seze fait naître ici un merveilleux chrétien empreint d’humour et proche de nous sans jamais faire abstraction des vraies questions. Un conte plein de tendresse qui rend l’au-delà familier.

Editions du Cerf

Acheter pour 22.40 CHF

Moi, Jean de la Croix
David Clair

Jean de la Croix est un immense poète, un réformateur de l’Ordre du Carmel et un mystique, promoteur d’une vision exigeante, mais tendre de l’être humain. C’est par le biais de la fiction que David Clair nous fait entrer avec subtilité et sensibilité dans la psychologie de cet être fascinant.  S’affranchissant des cadres habituels, ce livre introduit le lecteur à une compréhension profonde d’un homme hors du commun, dont le message invite à se recentrer sur l’essentiel, à suivre son cœur et à renouer avec la subjectivité et la sensibilité. Un roman passionnant. 

Editions du Cerf

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Foucauld – Une tentation dans le désert
Jamar Dufaux

Charles de Foucauld fut, tour à tour, un riche héritier noceur, un officier débonnaire, un explorateur audacieux, un converti radical, un ermite au désert, un traducteur émérite, puis, l’ami des juifs et des musulmans, le frère universel. Cette BD se polarise sur les derniers jours de ce saint canonisé en 2022. Comme s’il pressentait sa fin proche, Charles tente de transmettre sa raison de vivre aussi bien à ses amis qu’à ses ennemis, en témoignant de l’amour de Dieu et de cette mystérieuse fraternité qui le lie à tous les hommes.

Editions Dargaud

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Que devient la Maison Cana?

Joëlle Carron.

L’on se souvient que la Maison Cana, près de Muraz, a accueilli tout d’abord une communauté de sœurs sous la direction du Père Bernard Müller et d’Anne-Marie. Puis elle a hébergé des ex-sœurs de la Communauté Saint-Jean. Aujourd’hui la maison Cana connaît de profonds changements, sous la coordination de Joëlle Carron, laïque consacrée, mandatée par notre évêque dans le domaine de la Diaconie et de la Solidarité et secondée dans sa tâche par le Conseil de Fondation de la Maison Cana. 

Par Jean-Michel Moix | Photos : Jean- Michel Moix, Joëlle Carron

Fête annuelle 
Le samedi 27 mai, plusieurs dizaines d’invités et de sympathisants ont participé à la deuxième fête annuelle de la Maison Cana. Cette fête a débuté par une messe célébrée par l’abbé Valentin Roduit et accompagné du diacre permanent Christian Thurre, délégué par notre évêque pour les questions « d’écologie ». Elle s’est poursuivie par un repas diversifié avec des raclettes, ainsi que par des crêpes ou encore des « barbes à papa ». Elle a été égayée par un défilé de figurants (avec des amis de la maison « Verso l’Alto » de Sion) portant des habits de la Friperie qui vient d’ouvrir. 

La Maison Cana : une chapelle, des colocs, une friperie…
La Maison Cana est un lieu spirituel : elle abrite une chapelle au rez-de-chaussée, où une messe est célébrée le mardi soir à 19h30.

C’est aussi un lieu de vie pour six jeunes colocataires : étudiants ou venant d’entrer dans la vie active : parmi eux, il y a actuellement Charlotte (terminant sa « matu » et se perfectionnant au violon), Camille (terminant ses études en sciences politiques), Maël (exerçant comme psychologue), Amandine (de Belgique, physiothérapeute), Mélissa (d’Espagne) et Mahdi (d’Afghanistan et étudiant à Sierre).

La Maison Cana accueille en outre depuis cet été une friperie (avec des vêtements de seconde main) ainsi qu’une buvette. Prochaine ouverture : après-midi du samedi 24 juin. Ce projet est porté par Corinne Rebord et Fiorella Burki.

Autour de la Maison Cana : un jardin cultivé, des canards… 
A Cana c’est aussi la mise en valeur du terrain adjacent, avec le développement d’un jardin en permaculture, destiné à produire des plantes comestibles et médicinales, et ce sous la main experte de Véronique Juilland. C’est l’élevage encore de canards et de lapins…

Projet de création de 4 ou 5 studios et d’un appartement
Il y a en outre un projet de rénovation de l’aile gauche de la Maison Cana, qui devrait débuter cet automne. Le but est d’aménager 4 à 5 studios pour des femmes en grande précarité sociale, financière, ainsi qu’un appartement pour l’accueil d’un couple d’origine rwandaise (Marie-Jeanne et Innocent) et qui assureront l’accueil et la vie spirituelle de la Maison.

Pour cet été : des brunchs et des Tables d’Hôtes ! 
Et puis pour cet été, en nouveauté, la Maison Cana organise des brunchs les dimanches 9, 16, 23 juillet et 6 août ainsi que les 1er et 15 août, selon deux horaires, à 9h30 ou à 11h30. Des tables d’Hôtes, avec au menu des spécialités méditerranéennes, seront aussi préparées les samedis dès 18h : 15, 22 et 29 juillet et le 5 août. (Renseignement et réservation par e-mail : accueil.cana@gmail.com)

Soutenez financièrement le projet «Cana», Maison de la Diaconie et de la Solidarité, 1950 Sion, IBAN : CH46 8080 8009 1602 0135 7 

Balades sur les sentiers paroissiaux

Par Claude Jenny

Voici venu le temps des vacances ! Le temps de ralentir, de souffler. De prendre du plaisir à marcher. Certains partiront loin. Au sud ou sur les sommets. D’autres resteront dans notre région. Ou alterneront les deux.

Raison pour laquelle, dans ce numéro estival de votre journal paroissial, nous vous proposons trois balades à accomplir en empruntant des chemins et sentiers qui sillonnent divers lieux géographiques dans les diverses localités de notre paroisse. Trois membres de notre Rédaction vous font découvrir des parcours riches de découvertes.

• Le premier itinéraire vous invite à vous rendre dans la partie est de la paroisse, à Notre-Dame des Flots, pour emprunter un parcours bucolique entre Montbrelloz et Sévaz ;

• Un second parcours vous conduit d’Aumont à Nuvilly. Sur quelques kilomètres, vous pourrez découvrir un vrai chemin de croix de pierre, construit par les habitants pour protéger leurs récoltes ;

• Un troisième itinéraire vous amène sur les chemins du passé en partant de Murist pour rejoindre Franex, via la Tour de la Molière.

Trois suggestions pour vous inciter à cheminer là, tout près de chez vous, en prenant  le temps de découvrir certaines richesses du patrimoine paroissial.

Bonnes promenades et bon été !

«Tentez la découverte»

Patrick Riat.

La retraite spirituelle CPCR de Chabeuil 2023 « Comment renforcer sa foi ». Entretien rapporté par Patrick Riat, devenu un habitué des retraites données par les CPCR, un ami de la communauté CPCR de Chabeuil, et par ailleurs secrétaire du Conseil de Gestion de la paroisse de Muraz.

Texte par PR Diffusion
Photos : DR

Patrick Riat, comment avez-vous découvert la retraite des Pères de Chabeuil – Communauté Paroissiale du Christ-Roi (CPCR) ?
Avec les recommandations de notre Curé Jérôme qui m’a parlé à ma première retraite à Grolley (Fribourg). Puis j’ai persisté à leur nouvelle résidence à Chabeuil proche de Valence. Pour celui ou celle qui est soumis quotidiennement au stress, l’occasion est parfaite pour investir une semaine et pouvoir s’éloigner de son téléphone portable et / ou de son PC, de se  retrouver face à soi-même pour se recueillir en bonnes conditions. La retraite spirituelle répond à ce besoin. 
Moins dangereux qu’une opération médicale. La preuve ? Aucune décharge à signer !

Aviez-vous une appréhension compte tenu d’une réputation particulière dans les années soixante des retraites CPCR ?
Non, pas spécialement, car les témoignages récents des retraitants ces derniers vingt ans sont unanimement positifs. Donc, il y a maintenant une évolution positive et une ouverture en rapport avec notre temps. L’être humain déteste remettre en question ses certitudes. Mais celui qui se cramponne à cet argument pour ne pas tenter la découverte d’une retraite, au moins une fois, perd une bonne occasion de vérifier de lui-même et d’être rassuré.
Je pense aussi à la fameuse phrase de Talleyrand : « Accrochez-vous à vos convictions, elles finiront bien par s’effondrer d’elles-mêmes ! » 

Comment se déroule une journée type de retraite à Chabeuil ?
Le planning est affiché : la diane musicale est à 6h45 afin de suivre les Laudes de 7h10 avant le petit déjeuner de 7h30. Puis nous avons des périodes d’enseignement, de méditation et de repos alternés, qui rendent les journées agréables et sont orientées sur le but de la retraite : renforcer sa Foi. 

Qui diffuse l’enseignement ?
Trois personnes à tour de rôle se répartissent l’enseignement de la semaine. Nous avions eu deux Pères et une Sœur la dernière fois. Ils respectent le programme fixé avec leur charisme et leur gentillesse et nous avons un petit livre bleu à disposition comme support pour nous aider.

Comment trouvez-vous ces exercices de saint Ignace de Loyola, qui sont le fil conducteur de la retraite ?
Très facilitant pour les retraitants. Ces exercices sont très utiles pour les moments de méditation. Tout le monde est très attentif et impliqué malgré le silence imposé.

Quels ont été pour vous les moments  forts de la retraite ?
J’aimais bien l’eucharistie quotidienne de 18h30 comme bilan de la journée. Autre moment fort : le bilan du dernier jour où chacun en toute simplicité témoigne de ce qu’il retire de sa retraite. La diversité des personnalités avec leurs vécus différents et leurs attentes sur la retraite m’ont beaucoup touché. Beaucoup de sérénité pour tous en général. 

Le fait de suivre en silence la majorité de la semaine n’a pas été trop pénible ?
Non, même si, au moment des repas la tentation est grande de transgresser cette règle pour se passer les plats… mais dans l’ensemble le silence devient utile et cela nous permet de mieux approfondir l’enseignement à notre propre écoute. Avec l’aide du Saint-Esprit.

Parlez-nous des conditions de séjour à Chabeuil, est-ce comparable à un hôtel ?
Assurément car nous sommes en chambre individuelle bien aménagée avec le confort d’une salle de bains et WC. Tout est simple mais fonctionnel. La nourriture est très correcte avec des pauses collation à disposition. C’est parfait pour une retraite spirituelle confortable.

Que dire à une personne qui hésiterait encore à s’inscrire à une retraite ?
Chacun doit faire ses expériences sans préjugés mais plutôt avec un esprit ouvert. Il faut vouloir faire une découverte positive. C’est comme découvrir un pays étranger et son lot de surprises. On ressort toujours gagnant au retour de son voyage, quels que soient les aléas de la météo ! Je ne peuxqu’encourager à franchir le pas. D’ailleurs, je vais me réinscrire à la prochaine retraite sur novembre 2023 pour la huitième fois ! 

Avons-nous, sur place, un conseil personnalisé sur nos projets de vie ou sur une question de l’enseignement ?
Assurément. Tout est organisé simplement pour avoir l’opportunité de rencontrer l’intervenant de son choix pour une discussion ou une demande spécifique sur un élément bloquant dans notre vie. Et ce, plusieurs fois dans la semaine. Tout est parfaitement organisé.

Quelle était votre conclusion lors de votre dernière retraite de 2022 ?
C’est une très bonne coupure dans notre vie pour se retrouver. Cela consolide notre Foi dans un lieu approprié et agréable avec un très grand parc de verdure et d’arbres fruitiers. C’est destiné au service des hommes et femmes de bonne volonté pour renforcer la confiance en soi. Peu d’endroits existent pour se recueillir avec sérénité vers l’avenir.

Retraite Chabeuil 2023 « spécial Chablais » Homme-Femme 

Du lundi 13 au samedi 18 novembre 2023.
Idée de budget : hébergement, repas, pauses, Fr. 50.– par jour, tout compris.
Renseignements sur les retraites : Patrick Riat au 076 384 38 44.
Inscriptions par tél. ou par mail : Jérôme Hauswirth, curé de Muraz, tél 024 472 71 80, cure@paroisses-collombey-muraz.ch
Délai : dès que possible mais au plus tard le vendredi 27 octobre 2023 pour la logistique du déplacement.

Collégiale: les peintures de Cocchi restaurées

Photos : Georges Losey

Les échafaudages ont disparu juste à temps pour installer le reposoir de la Fête-Dieu : le porche de l’entrée de la porte Saint-Jean-Baptiste de la collégiale a retrouvé son aspect normal. Mieux ! Restauré, consolidé, il est désormais permis de redécouvrir les splendides peintures du Tessinois Carlo Cocchi datant de 1816 qui ont été restaurées dans les règles de l’art. Cet artiste a beaucoup œuvré dans la Broye. La restauration a été conduite par Julian James, restaurateur d’art à Estavayer avec sa collaboratrice Coline Rielle. La paroisse a tenu conférence de presse le 12 juin – hors délai pour ce journal – pour présenter ces importants travaux de rénovation. (cjy)

Julian James et l’une de ses collaboratrices sur le chantier.

Patronale du 15 août à Vionnaz: quelle joie d’organiser cette fête!

Par Vanessa Gonzalez | Photos: «Centenaire de l’église de Vionnaz» de Guy Veuthey, Vanessa Gonzalez

Eglise de Vionnaz en dessin.

Située au pied de Torgon, notre église surplombe le village de Vionnaz et fait partie du diocèse de Sion.

Bien que l’église de Vionnaz ait été « dédicacée » (consacrée) le 9 juin 1903 par Mgr Abbet, évêque de Sion, la fête patronale a lieu chaque année le 15 août pour célébrer l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. 

Près de 20 ans depuis sa dernière édition, une fête paroissiale, ouverte à tous, paroissiens, villageois, toutes générations confondues, aura lieu le mardi 15 août 2023 dès 10h.

Depuis plusieurs mois, le comité d’organisation, constitué de Maryline Hohenauer, Nathalie Martenet et Vanessa Gonzalez, travaille d’arrache-pied pour organiser cette journée festive.

Quel bonheur de vous annoncer officiellement, dans les grandes lignes, le programme, sûrement sujet à modifications !

A 10h, la messe animée par le Chœur d’Animation Liturgique sera célébrée dans l’église.

Nous rejoindrons la salle des Fontanies où vous sera offert l’apéritif dès 11h, servi par les membres du Cocom et du Cogest. 

Toutes les heures, des animations musicales seront proposées sur la scène (chœurs, musiciens, tout le monde est le bienvenu).

Nous avons la chance de pouvoir compter sur la collaboration de notre ludothèque intercommunale, qui divertira les petits comme les grands avec des jeux variés.

Pour le repas de midi (entre 11h30 et 14h), un stand grillades tenu par le chœur d’hommes Sainte Cécile et un stand raclettes tenu par l’équipe des animateurs entourant les servants de messe des paroisses de Monthey-Choëx, Collombey-Muraz et du Haut-Lac seront sur place pour remplir les estomacs de tous.

Un stand desserts et barbes à papa tenu par les jeunes du village et achalandé par les pâtissiers et pâtissières de la paroisse comblera les papilles des gourmands. 

Et bien sûr, un bar qui servira cafés, eaux minérales, vins et bières de notre fournisseur officiel, la Cave Beltrami, pour nous hydrater. 

Tout au long de la fête, des tickets seront en vente et vous ne serez pas déçus par les lots que vous pourrez gagner à notre tombola géante. 

Pour clore la journée, que nous espérons ensoleillée, une bataille de bombes à eau se déroulera dans le préau de l’école de Vionnaz et restera, on en est sûr, dans les mémoires ! 

Pour mener à bien cet évènement, nous avons besoin de vous et c’est avec plaisir que nous accueillerons toutes les bonnes volontés qui souhaiteraient aider à l’organisation de la fête.

Si vous avez des talents de musicien ou de chanteur, dans la pâtisserie ou la décoration, si vous aimez servir au bar ou racler le fromage de la région, n’hésitez pas à nous faire signe. 

Renseignements auprès de Nathalie au 079 919 36 03.

Bel été à tous et rendez-vous le 15 août pour cette grande fête. 

Balades sur les sentiers paroissiaux

1. De Montbrelloz à la chapelle de Sévaz

Par Bernadette von Niederhäusern | Photos: Raphaël Roulin

Nous vous proposons de partir de Mont-brelloz. Veuillez parquer à l’église actuelle. Si nous entrons, nous verrons dans le chœur une grande croix noire, faite avec deux troncs. Elle a été noircie par le feu et installée lors de la construction de l’église en 1965.

Nous allons tranquillement vers l’ancienne église qu’on utilise surtout pour son clocher. A son sommet, une jolie croix avec son coq changé en 1994 (voir photo.) A l’intérieur, on aperçoit de jolis vitraux refaits lors de la rénovation.

Ensuite, nous retournons sur la route principale en allant à droite sur le trottoir. Puis descendre le village en passant près d’une fontaine et tourner à gauche pour quitter le village. Continuer et prendre le deuxième chemin de remaniement à droite direction Sévaz jusqu’à une petite forêt. Là, tournez à gauche. En allant tout droit on arrive au village de Sévaz.

Au village, prenez à gauche, après 150  mè- tres, vous apercevrez la jolie chapelle (photo). Si on passe avec la voiture, on peut ne pas la voir car elle est un peu en retrait de la route. Pour y accéder, il y a un petit escalier surmonté d’un joli portail. N’hésitez pas à y entrer. Elle a beaucoup de charme avec son autel en pierre décoré d’une jolie mosaïque. Il fait bon y rester un instantpour méditer. Il y est agréable de vivreune célébration eucharistique. En sortant de la chapelle, continuez à gauche jusqu’à une croix des missions (photo). Là, vous pouvez prendre le chemin de remaniement route de Bussy et ensuite prendre à gauche pour rejoindre le chemin de l’aller ou reprendre simplement le chemin de l’aller. Ce parcours fait environ 6 kilomètres.

2. D’Aumont à Nuvilly, à la découverte des croix de pierre

Par Marianne Berset | Photos: Pierre Bondallaz

En ce temps d’été, je vous propose une marche en fonction de votre disponibilité, soit de l’église d’Aumont à celle de Nuvilly pour une durée de 35 minutes ou une boucle en allant jusqu’à la chapelle Saint-Nicolas de Franex pour une durée d’une 1h40, à vous de choisir…

Eglise d’Aumont : une première chapelle est évoquée dans l’an 1442. L’église actuelle de style néo-classique date de 1826, elle est dédiée à saint Théodule.

Eglise de Nuvilly : une première chapelle est mentionnée en 1317. En 1687 débute la construction de la nouvelle église dédiée à saint Jacques le Majeur. Sur le maître-autel au centre nous avons le saint Patron, à sa gauche saint Garin, évêque de Sion au
XIIe siècle et à sa droite saint Bernard de Mont-Joux qui fonde l’hospice du Grand-Saint-Bernard au XIe siècle.

Chapelle de Franex : dédiée à saint Nicolas renferme un trésor. Il s’agit d’un retable décoré de 12 apôtres daté de la fin du XVe siècle et une statue de saint Pierre en bois. Cette chapelle se situe sur le secteur ouest de la paroisse Saint-Laurent et elle date de 1625.

Combien de croix ?
Sur votre chemin, amusez-vous à  compter le nombre de croix que vous trouverez… Ces croix de pierre ont souvent été érigées pour manifester la foi des habitants, demander la protection de Dieu et parfois aussi pour les Missions. Les Rogations, du latin rogare qui signifie demander. Les jours de Rogations ont été institués au IVe siècle par saint Mamert et unifiés à l’Eglise universelle au VIIIe siècle. Ils étaient vécus les trois jours qui précédaient l’Ascension. Les paroissiens demandaient la bénédiction de Dieu pour les récoltes de la terre, faisant ainsi un appel à faire confiance à Dieu qui conduit toute chose à une bonne fin.

A toutes et tous un bon pèlerinage… que le Seigneur comble vos demandes de ses grâces.

3. Murist – Tour de la Molière – Franex: un retour vers le passé!

Par Gérard Dévaud | Photos: Gérard Dévaud, André Bise

Pour débuter notre voyage dans le temps, nous vous conseillons de parquer votre véhicule sur la place de parc située à côté de l’église de Murist.

Notre foi s’enracinant dans le baptême, nous vous proposons de vous rendre dans l’église, au fond, pour découvrir le magnifique baptistère couvert de fresques de Paul Landry relatant le baptême de l’œnuque par Philippe (Ac 8), ainsi que les fonts baptismaux majestueux de l’artiste Marcel Feuillat.

En sortant de l’église, longez le bâtiment côté parking et découvrez derrière les arbres une ancienne croix de mission avec, devant et rempli de fleurs, l’antique baptistère en pierre de la Molière issu de l’ancienne église du village.

Puis, prenez la route longeant le mur de l’église en direction de l’administration communale. Arrivés à l’école, longez le bâtiment scolaire sur sa gauche et montez en direction de la forêt. Là suivez le panneau jaune indiquant la tour de la Molière sur la gauche. Après le chemin caillouteux, vous allez vous retrouver devant la majestueuse tour de la Molière, dernier vestige d’un château et de la cité médiévale de la Molière.

Ensuite, longez la carrière et retournez-vous : vous pourrez ainsi admirer la tour qui se dresse fièrement au milieu des arbres ! Continuez le sentier et ensuite prenez à gauche le chemin en direction de Franex. Deux possibilités : pour les plus sportifs, prenez l’antique chemin creux bucolique qui vous amènera derrière la chapelle de Franex. Sinon, nous vous recommandons d’emprunter la route jusqu’au milieu du village de Franex.

Vous ne manquerez pas d’entrer dans la charmante petite chapelle Saint-Nicolas pour saluer les apôtres de l’admirable retable, ainsi que saint Pierre arborant sa clé. Cette statue, initialement installée dans l’ancienne église de Murist, a trouvé à la chapelle de Franex un écrin qui la met en valeur.

En sortant de la chapelle, prenez la route tout droit et traversez le village. Après avoir admiré le village de Nuvilly sur votre gauche, marchez jusqu’à la forêt droit devant vous puis prenez la route qui monte à droite dans le bois et suivez-la jusqu’à Murist.

Juste avant d’entrer dans le village, vous découvrirez sur votre gauche une croix en pierre à côté d’un portail. Celui-ci vous permet d’accéder à la charmante grotte mariale du village.

Puis retour à l’église construite par l’architecte Dumas.

5,5 km de marche / durée : environ 2h.

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