Restaurer le patrimoine

Si les notions de préservation du patrimoine et de restauration sont désormais incontournables, elles sont toutefois récentes. En effet, avant le XIXe siècle, c’est le besoin et les goûts du moment qui orientaient les décisions. Aujourd’hui, des questions profondes accompagnent les grands chantiers: quel est le sens d’un lieu? Parle-t-il du passé? Est-il au service des hommes de ce temps? Est-il fonctionnel ?

Par Amandine Beffa | Photos : J.-Claude Gadmer, Flickr, DR

La question de la restauration des édifices a pris un sens tout particulier le 15 avril 2019. En effet, ce soir-là, Notre-Dame de Paris brûlait sous les yeux du monde entier, entraînant avec l’effondrement de sa flèche de multiples questions. Entre désir de reconstruire à l’identique et volonté de donner de la place à des artistes contemporains, les débats sont vifs. Pourtant, si ces questions sont incontournables aujourd’hui, elles sont récentes. Les concepts ont pour la plupart été définis après la Révolution française.

En soi, nous n’avons pas attendu le XIXe pour réparer et reconstruire. Les incendies ont longtemps été très fréquents et les édifices ne sont pas laissés en ruines. Cependant, les bâtiments évoluaient selon les goûts et les besoins. Par exemple, le style gothique remplace le roman. De nombreuses églises sont ainsi détruites et reconstruites. La cathédrale de Beauvais en France est un cas unique, un manque de fonds n’ayant pas permis de finir la construction de la cathédrale gothique. 

Tournant révolutionnaire

La période révolutionnaire marque un tournant. Certains considèrent qu’il convient de détruire toutes les traces de l’Ancien Régime. D’autres, comme l’Abbé Grégoire, soutiennent au contraire que les monuments détiennent la « mémoire collective » et qu’il convient de les conserver. 

La notion de « monument historique » apparaît en 1830. Des postes d’Inspecteur général des monuments historiques sont créés pour classer les édifices et évaluer les travaux nécessaires. Les premiers principes sont toutefois définis par des architectes et non par des historiens, ce qui oriente le débat.

S’il est possible d’adresser un certain nombre de reproches à Eugène Viollet-le-Duc, il est indispensable de reconnaître ses apports. Son nom est en effet indissociable du développement de la notion de restauration. Très cultivé, l’architecte français défend un patrimoine qui n’intéresse pas à son époque. Beaucoup d’édifices tombent en ruines sans que cela n’émeuve personne. Dans une volonté de « cohérence historique », Viollet-le-Duc essaie de rester fidèle à ce qu’il comprend des édifices. Il tente d’utiliser des techniques et des matériaux correspondant à ceux de l’époque d’origine. Ses recherches sont documentées. Il refuse par exemple d’utiliser du fer pour les charpentes. Il ne cherche pas à retrouver le bâtiment tel qu’il a été, mais à proposer un idéal. Il recherche la « cohérence historique ». Il écrit dans son Dictionnaire raisonné de l’architecture française : « Restaurer un édifice, ce n’est pas l’entretenir, le réparer ou le refaire, c’est le rétablir dans un état complet qui peut ne jamais avoir existé à un moment donné. »

Fin XIXe, John Ruskin s’oppose à Viollet-le-Duc et à la « théorie de l’unité de style » qu’il considère comme une destruction. Critique d’art et théoricien, il préfère la conservation et enjoint à « accepter qu’un bâtiment puisse mourir ». L’idée est de garder en vie et non d’intervenir pour rétablir à un état historique donné.

Fondements scientifiques

Il faut attendre 1931 et la Charte d’Athènes pour que les premiers fondements scientifiques soient posés. Elle insiste sur la valeur des phases successives des édifices, reconnaissant que chaque époque est un apport et mettant l’accent sur « la continuité de vie ».

La Charte de Venise date de 1964 et distingue notamment les notions de préservation et de restauration. Elle propose « que l’on restaure les monuments historiques dans leur dernier état connu ». La restauration au sens strict est appelée à revêtir un caractère exceptionnel et la « réinvention » est rejetée. L’idée-force est que la conservation « s’arrête là où commence l’hypothèse ». Il importe que les interventions soient lisibles et réversibles. Elles doivent : « S’intégrer harmonieusement à l’ensemble, tout en se distinguant des parties originales. »1

Ces points s’illustrent de manière particulière à travers la restauration de la fresque de Gino Severini à la basilique Notre-Dame de Lausanne. En effet, la restauration de 1976 a très légèrement modifié l’œuvre originale. Aujourd’hui, se pose la question d’une restauration au dernier état connu ou à l’état d’origine 2.

En Suisse, la protection des monuments historiques est une compétence cantonale. La première loi date de 1898 et est promulguée dans le canton de Vaud. Il faut attendre 1966 pour voir apparaître une loi fédérale sur le sujet. En 1880, la Société pour la conservation des monuments historiques est fondée. Théodore de Saussure en est le premier président.

Questions profondes

Aujourd’hui, des questions profondes accompagnent les grands chantiers : quel est le sens d’un lieu, parle-t-il du passé ? est-il au service des hommes de ce temps ? est-il fonctionnel ? 

Dans le canton de Genève, l’église de l’Epiphanie a brûlé en 2014 et celle du Sacré-Cœur en 2018. La première a été reconstruite a l’identique alors que la seconde renaîtra différemment. L’abbé Pascal Desthieux, ancien Vicaire Episcopal pour le canton de Genève, souligne que les deux visions répondent avant tout aux besoins et aux désirs des paroisses. Le chantier du Sacré-Cœur est guidé par des perspectives liturgiques et esthétiques. L’autel sera positionné au centre afin de rappeler que l’église est le lieu de la communauté rassemblée autour du Christ. Il s’agit aussi de créer un lieu qui soit beau et qui donne envie d’être visité : « Il faut que lorsqu’on arrive on se dise : « waouh, c’est super » », commente l’abbé Desthieux. 

Le défi de la conciliation du lieu de rassemblement pour les célébrations et du lieu de prière quotidienne en dehors des offices s’est aussi posé. Il a été nécessaire de travailler sur les jeux de lumière. Pascal Desthieux rappelle l’adage Lex orandi, lex credendi, soulignant l’importance du lieu où l’Eglise célèbre ce qu’elle croit.

1 Charte de Venise, articles 9-13.
2 Voir par exemple l’article du journal Le Temps sur le sujet : Rossel, N., Art liturgique à Lausanne – Faut-il supprimer les retouches de la fresque du Valentin ? 14.03.2021.

Premières communions: quatre cérémonies dans la paroisse

Soixante-huit enfants ont célébré leur première communion dans quatre églises de la paroisse en avril et mai derniers. Reflets illustrés avec la liste des enfants concernés.

Photos: Guillaume Grandgirard (Estavayer, Bussy et Cugy)et Marc Ducrest (Murist)

Première communion à Estavayer

Ont reçu la première communion à Estavayer le 30 avril dernier : Bieri Félix, Bloechle Thibault, Bloechle Timéo, Cardoso Duarte Leniker, Despont Adrien, Do Rosario Mendes Mathilde, Dos Santos Ramos Lais, Florim Miranda Tomas, Ganière Philippe, Mauron Valentin, Mota de Aguiar Marujo Santiago, Pellet Mathis, Pereira Dias Anaïs, Perritaz Warren, Pillonel Colin, Pythoud Lehyan, Riello Lina, Semedo Varela Eddylson, Semedo Varela Edilsa, Stegmann Liam, Stegmann Mila, Teixeira Coelho Enzo, Volery Kilyam.

Première communion à Cugy

Ont reçu la première communion le 7 mai à Cugy : Lya Berger, Emy Buchs, Patrick De Sousa Gomes, Ioana-Bianca Mihaila-Faur, Jessy Pochon, Hugo Santos Mateus, Jonas Sukyart, Laura Afonso, Ella Bueno, Emilie Cherbuin, Zoé Cosandey, Liam Sa Silva, Alicia Dubey, Colin Fasel, Maeva Inguscio, Devon Tarabori, Pierre Vanheck.

Première communion à Murist

Ont reçu la première communion à Murist le 21 mai : Evelyne Duarte, Alana Herrera Gusman, Leandro Santos Mota, Elioth Marci, Julia Studer, Simon Bertschy, Nelson Brügger, Quentin Emery, Noah Ménétrey, Elise Noël, Leo Rajic, Caroline Simoes Marques, Ryan Baechler, Ilidio Bernardo Pereira, Laura Duc, Marine Martin, Nolan Pillonel, Eliott Watson.

Première communion à Bussy

Ont reçu la première communion à Bussy le 21 mai : Baudois Camille, Bayart Caithlyne, Carrard Maël, Ruffieux Luca, Boguszewski Lena, Marques Luca, Oliveira Monteiro Nayara, Vésy Noé, Marmy Noha, Nunes Semedo Kyara.

Le patrimoine de pierres vivantes

Par François-Xavier Amherdt | Photo: cath.ch/B. Hallet

Bien sûr, il vaut la peine d’investir des millions pour entretenir le patrimoine de nos cathédrales, pour réparer la flèche de Notre-Dame de Paris ou restaurer la Basilique de Valère à Sion. Cela permet, d’une part, à d’innombrables visiteurs, dont beaucoup sont très éloignés de l’Evangile, de recevoir une forme de catéchèse à travers les portails, les narthex, les tympans des colonnes, les vitraux, les sculptures et les peintures qu’ils trouvent dans ces édifices. Surtout si des visites guidées sont organisées et si les cicérones désignés possèdent des compétences théologiques et ecclésiales adéquates.

Sacerdoce royal et spirituel

Mais ensuite, et surtout, cela donne l’occasion aux pierres vivantes de la construction sainte en Jésus-Christ que nous sommes d’exercer leur sacerdoce royal et spirituel (1 Pierre 2, 5). Il est très symbolique que ce soit une épître de l’apôtre Pierre qui le clame si fortement, en reprenant probablement une homélie baptismale et en l’insérant dans la trame de la lettre. Ce passage de 1 P 2, 4-10 est l’un des textes les plus cités par le Concile Vatican II. Car il exprime au mieux la dignité si élevée de celles et ceux qui reçoivent le baptême et l’onction du saint chrême : désormais, nous sommes toutes et tous proches de la pierre précieuse et choisie par le Père, Jésus-Christ lui-même, lui que les hommes ont rejeté, qui constitue un rocher d’achoppement pour ceux qui ne le reconnaissent pas et qui est devenu la clé de voûte.

Le Fils de Dieu, notre fondation

En offrant notre existence en sacrifice spirituel, agréable à la Trinité sainte, nous participons à l’édification de l’Eglise comme la maison maternelle et accueillante pour l’humanité entière. Si nous nous appuyons sur le Fils de Dieu comme notre fondation, nous savons que rien ne pourra nous ébranler ni nous confondre. Croire dans le Verbe fait chair, c’est ainsi faire partie du peuple élu, bénéficiaire de la miséricorde divine, et proclamer à la face du monde les merveilles du Seigneur qui nous a appelés à son admirable lumière. Comme prêtres, nous nous donnons nous-mêmes, prophètes chargés de cette annonce salvatrice et rois-serviteurs de l’unité. Soyons pierres vivantes au cœur des cathédrales, pour qu’elles resplendissent dans l’univers.

Reflets en images des quatre processions de la Fête-Dieu

Quatre processions de la Fête-Dieu ont parcouru les rues de localités de notre paroisse, le jeudi 8 juin dernier. Reflets en images.

Photos: Matthieu Angelini (Estavayer), André Bise (Font), Raphaël Roulin (Bussy) et Antonella Reggiani-La Faci (Cugy)

A Estavayer…

… la procession a emprunté un nouvel itinéraire raccourci après la messe à la collégiale. C’était la première Fête-Dieu vécue à Estavayer pour le nouveau curé-modérateur, l’abbé Darius.

A Font…

C’est l’abbé Bernard qui a conduit la procession à Font pour la région ouest de la paroisse dans un décor idyllique avec la participation du chœur mixte de Font-Châbles-Cheyres.

A Cugy…

C’est l’abbé Jean-Louis Hôte, de la communauté des Focolari de Montet, qui a célébré la messe et conduit la procession à travers le village de Cugy avec la participation du chœur mixte et de la fanfare.

… et à Bussy

La procession de la communauté de Notre-Dame des Flots a eu lieu cette année à Bussy et a été conduite par le Père Matthias, avec la participation du chœur mixte de Notre-Dame des Flots, de la fanfare « La Villageoise » de Rueyres-Bussy-Morens et de « L’Echo du Lac » de Forel-Autavaux-Montbrelloz.

«Tout pour et seulement pour la mission!»

Par Thierry Schelling | Photo : flickr

En arrière-fond, un procès sur un immeuble à Londres ; sur le devant de la scène, un Pape résolument déterminé à boucler le dossier « assainissement des finances du Saint-Siège » et autres règlements touchant au patrimoine de l’Eglise.

Touche finale

Point d’orgue symptomatique de sa réforme financière de l’Eglise et du Vatican, un motu proprio (ou lettre apostolique faisant acte de son « propre chef », motu proprio en latin), en italien, signé du 20 février dernier et publié dans les deux organes officiels que sont l’Osservatore Romano (journal du Saint-Siège) et les Acta Apostolicae Sedis (archives), déclare sans équivoque que « tous les biens mobiliers et immobiliers, les disponibilités liquides et les titres en mains des divers Dicastères de la Curie romaine ou de la Cité du Vatican, présents et futurs, sont des biens publics ecclésiastiques et comme tels bien du Saint-Siège ». Point barre !

Quoi de neuf ?

Finies les acquisitions par tel ou tel cardinal cupide ou opportuniste, tel ou tel organisme sis dans la Cité du Vatican et agissant en son nom propre sous couvert d’être au service du Pape ! Terminés les passe-droits entre amis et collègues. Basta cette forme de népotisme encore existante même si bien réduite depuis les temps des Borghese et des Borgia ! Arrivederci les entourloupes enrichissant tel ou tel « serviteur du Saint-Père »… au nom de ce même service ! Oui, tout pour et seulement pour la mission : évangéliser !

Administrateurs et pas proprio !

« Aucune institution ou entité d’Eglise ne peut s’arroger le droit absolu et privé de propriété d’un bien d’Eglise » qui doit être, selon la dernière constitution apostolique Praedicate Evangelium, dévolue exclusivement à la mission au sens large du terme.

Et « les biens confiés auxdites entités ne font d’elles que des administratrices et des non des propriétaires » sous la tutelle du désormais unique responsable financier de l’Eglise, le « Conseil pour l’Economie » et son « Secrétariat » – entités créées par François pour rationaliser, assainir et simplifier la gestion du patrimoine ecclésiastique.

François avait été élu il y a dix ans pour évangéliser… même les finances de l’Eglise – et c’est réussi ! Reste à faire suivre…

Une écolière de Montet honorée par Missio-enfance

Le dessin qui va valu une récompense à Eva Bertschy (photo).

Par Marianne Berset
Dessin : Eva Bertschy / Photo : LDD

Chaque année au mois de novembre, nous invitons les enfants à être des missionnaires en soutenant par la prière, le partage de dessins et la participation à un temps fort. Durant cette année scolaire, nous étions en Indonésie où Missio-enfance a mené un projet qui veille à protéger les enfants. Aujourd’hui, Missio et les catéchistes de la paroisse adressent un chaleureux remerciement à tous les enfants qui ont participé au temps fort ou qui ont transmis un dessin pour les enfants d’Indonésie.

Les responsables ont sélectionné quelques dessins. Cette année, c’est Eva Bertschy, en 8H à Montet, qui reçoit un cadeau. 

A la rentrée, nous irons à la rencontre des enfants d’Amazonie. Nous nous réjouissons déjà de vous retrouver pour le temps fort. 

A tous un bel été en se rappelant que le Seigneur nous aime tous d’un amour infini.

Vie consacrée et joie!

L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.

Par Sœur Marie-Emmanuel Minot, représentante de l’évêque pour la vie consacrée du diocèse de LGF
Photos : cath.ch, DR

Il y a quelques mois, les médias se sont « emparés » d’un sujet sensible : que vont devenir les bâtiments des communautés religieuses, des monastères ? Mais ils ont oublié que dans ces bâtiments, vivent des hommes et des femmes qui ont consacré toute leur vie au Seigneur ! Je ne veux pas nier la réalité : l’âge des consacrés, des consacrées augmente ; il y a des congrégations qui s’éteignent, mais après avoir été des témoins vivants de Jésus ressuscité. Et pourtant, il y a encore la vie. 

Qu’est-ce que je découvre en visitant les communautés ? La joie ! Une joie profonde, qui interpelle dans ce monde marqué par la violence, les guerres, l’inquiétude du lendemain, etc. qui sont des réalités. Mais le Christ ressuscité nous communique sa joie. « Je vous ai dit cela, dit Jésus, pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. » (Jn 15, 11) C’est le don que Jésus nous fait. « Un saint triste est un triste saint » disait saint François de Sales. Et notre pape François encourage souvent les consacré-e-s à être des témoins joyeux de l’Evangile. « Là où il y a des consacrés, il y a toujours de la joie » dit-il. Et cette joie, les consacrés la vivent en Suisse romande soit dans le silence des monastères soit dans le service apostolique. Ils sont actifs comme visiteurs de prison, d’hôpital, dans les paroisses, auprès des étudiants, étudiantes…

La vie religieuse est en voie d’extinction, disent certains ! Les communautés religieuses se colorent ! Venus d’autres continents, de plus jeunes apportent une vitalité encourageante. Le mélange des cultures n’est pas toujours facile, d’un côté et d’un autre, mais quelle richesse partagée ! Dans la liturgie, dans les moments de détente, dans le service… Le mélange de générations aussi enrichit. 

« Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. » (Jn 16, 22)

Splendide concert de la Chorale de Lourdes

Les voûtes de l’église ont vibré aux alléluias de la chorale de Notre-Dame de Lourdes et aux tonalités de l’orgue lors du concert-méditation du 4 juin à Cheyres.

Par Claire Moullet
Photo: André Bise

Un concert placé sous le même amour de Notre-Dame de Lourdes et du chant, lors des interprétations tant liturgiques que profanes. Un programme riche devant un nombreux public attentif, et pour beaucoup, un pèlerinage-souvenir à Lourdes avec la cohorte des malades qui, chaque année, vibrent à l’écoute des œuvres préparées à leur intention. Chanteuses et chanteuses se sont déclarés ravis de cette escapade en terre broyarde, aux sources pour quelques-uns, sous l’œil maternel de Notre-Dame de Grâce.

• Lire la présentation de la Chorale de Lourdes dans notre édition de juin 2023.

Jeux, jeunes et humour – juillet-août 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Quel Jacques fête-t-on le 25 juillet ?
Parmi les apôtres appelés par Jésus, on distingue Jacques de Zébédée, frère de Jean, et Jacques d’Alphée associé à l’apôtre Thadée. C’est le premier qui est fêté en ce jour et appelé « le Majeur ». Les Actes des Apôtres rapporte sa mort à la suite de la persécution d’Hérode et en fait le deuxième martyr après Etienne. Une tradition ultérieure en fait l’évangélisateur de l’Espagne où il est vénéré à Compostelle.

par Pascal Ortelli

Humour

Une épouse essayait désespérément de guérir son mari d’un penchant à l’alcool. Après de multiples tentatives infructueuses, elle décida de prendre les grands moyens. « Si tu rentres une nouvelle fois éméché, tu n’échapperas pas à la caresse de mon rouleau à pâte. » Sentant que cela devenait sérieux, le mari promit de ne plus recommencer. « D’ailleurs, dit-il, dès ce soir, à la place du bistrot, j’irai à la chasse aux escargots. » Il en recueillit une grande quantité dans un sac qu’il mit sur ses épaules. Au moment de rentrer chez lui, des copains insistèrent pour boire un verre au bistrot du coin. Après plusieurs refus, il accepta mais, dit-il : « Juste un verre ! » Ce qui devait arriver arriva et au lieu de revenir chez lui à 20h, il arriva à 23h. Au moment de franchir le seuil, il buta sur le perron et tous les escargots se répandirent dans le couloir sous les yeux de sa femme. Dans un éclair de lucidité, il regarda vers les escargots et il dit tout fort : « Voilà les petits, on est enfin arrivés ! »

par Calixte Dubosson

Spectaculaire interprétation de l’organiste Philippe Marchello

En jouant dimanche 18 juin, après la messe, la célèbre pièce «L’orage» de Jacques Vogt, Philippe Marchello a marqué d’une manière spectaculaire ses trente ans de présence à l’orgue de la collégiale d’Estavayer. Une église comble a réservé une standing ovation à cet organiste passionné autant que dévoué.

Par Claude Jenny
Photos: Georges Losey, Claude Jenny

C’est avec une œuvre impressionnante que le compositeur a voulu transmettre par le son les diverses séquences d’un orage violent. Et traduire la partition sur l’instrument exige de l’organiste expérience et… débauche d’énergie ! C’était seulement la troisième fois – la dernière il y a 13 ans – que Philippe Marchello se lançait ainsi sans peur… en plein orage.  Une technique vidéo défaillante n’a malheureusement pas permis au public de voir physiquement l’artiste sur grand écran durant son interprétation, lorsqu’il est quasiment couché sur les claviers ou que ses pieds actionnent le pédalier dans tous les sens !  Restait donc le son, avec ses passages fracassants, qui montrent toutes les potentialités de l’instrument et de l’organiste !

Philippe Marchello a été honoré et félicité pour l’occasion par une délégation du Conseil de paroisse emmenée par son président Alexandre Duc, qui lui a remis un présent pour tant d’années de fidélité à sa mission de musicien d’Eglise. L’abbé Bernard, en ouverture de la messe, a lui aussi relevé la qualité d’un tel dévouement au service de la liturgie.

L’artiste félicité par Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse.

Des héritages à raviver

Depuis 50 ans, l’Atelier Œcuménique de Théologie (AOT) s’intéresse à la diversité des héritages chrétiens pour établir durablement des traits d’union entre confessions chrétiennes. Dès septembre, la nouvelle volée s’interrogera sur la manière de raviver ces héritages respectifs. Entretien avec Anne Deshusses-Raemy, codirectrice catholique, et Blaise Menu, son homologue protestant.

Par Myriam Bettens | Photos : J.-Claude Gadmer, M. Deshusses

L’œcuménisme est aujourd’hui perçu comme un acquis. Comment nourrir le débat œcuménique de nos Eglises, qui semble un peu… endormi ?
Anne Deshusses-Raemy – C’est un acquis parce que nous sommes les héritiers de ces pionniers qui ont fait un travail énorme pour l’unité. Et ce n’est pas un acquis parce que l’œcuménisme semble un peu victime de son succès. Beaucoup de choses se passent à la base et ne sont pas reconnues par les institutions. A l’inverse, des initiatives se concrétisent, en bilatéral, entre les Eglises mais ne descendent pas à la base ou ne sont pas acceptées.
Blaise Menu – L’horizon que nous pouvons avoir par rapport à l’œcuménisme est à l’image de la compréhension de l’origine et elle a beaucoup changé. Nous avions un regard relativement unitaire et complètement imaginaire sur l’Eglise des origines, alors que le christianisme est dans la diversité et le conflit depuis le début ! Si l’œcuménisme est de revenir à cette espèce d’unité parfaite, rêvée, c’est une pure illusion. L’œcuménisme ne peut que faire face à sa diversité. Je ne sais pas s’il est un objectif ou un chemin, mais j’opterais plutôt pour le second. Un chemin sans cesse à réentreprendre.

N’y a-t-il pas également un changement de la compréhension de ce qu’est l’œcuménisme et donc des attentes qui s’y rapportent ?
ADR – Dans la société, le terme commence à prendre une connotation interreligieuse. Dans les milieux ecclésiaux, les positions se polarisent beaucoup plus qu’avant entre ceux qui sont fatigués et ceux pour qui œcuménisme rime avec « surtout pas ».
BM – Auparavant, on pouvait compter sur une compréhension partagée. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus flou et cela va dans plusieurs directions. Ce qu’on constate surtout, c’est une espèce de fatigue par rapport aux appareils ecclésiastiques et l’incompréhension que nous soyons toujours à nous diviser pour des choses qui apparaissent de plus en plus pour les gens comme des broutilles.

Comment parler aujourd’hui d’œcuménisme quand pour beaucoup de chrétiens cet héritage (ou identité) est synonyme de blessure ?
ADR – C’est d’abord de reconnaître la blessure. Les formations comme l’AOT permettent de les mettre au jour, pour ensuite en guérir certaines. En remettant notre théologie en perspective par la contextualisation, cela permet de se demander si aujourd’hui, certains de ces principes sont toujours aussi pertinents pour notre vie de croyant.
BM – Nous connaissons les casseroles de nos institutions et de nos théologies. Nous essayons de faire en sorte que ce tintamarre de casseroles que l’on traine devienne quelque chose d’un peu plus musical ! Si on refuse ces casseroles, on laisse le tintamarre derrière nous. Plus que de nommer les blessures, nous cherchons à donner aux participants des outils pour comprendre comment le réaliser.

Est-ce que la posture d’« œcuménisme poli » a rendu la parole moins impertinente et stimulante ?
BM – Je pense que c’est tout à fait juste. A la base des démarches œcuméniques, il y a une réalité qui est celle de la rencontre. Des personnes qui se parlent franchement, vont au bout des choses et apprennent à s’apprécier. Cela traduit un œcuménisme d’agapè, d’amour mutuel, que le Christ nous a commandé.
ADR – Et c’est dans ce sens que cela doit aller… l’amour pour atteindre ensuite l’unité et non pas l’inverse. Mais une unité dans la diversité. C’est aussi la raison qui nous a décidés à nous demander comment devenir un ferment pour cet œcuménisme.

La foi en héritages ?

« Chacune et chacun d’entre nous vient de quelque part : une famille, un lieu, une culture, une tradition, une religion, un milieu social… que nous portons, selon notre histoire, comme un poids lourd ou comme un étendard. C’est ce « quelque part » que nous nommons « héritages ». Il arrive qu’il soit non pas unique ou unifié, mais multiple, croisé, entrelacé. Pour Confronter les points de vue et rivaliser d’estime mutuelle, l’Atelier Œcuménique de Théologie (AOT) lance sa 26e volée sur la thématique des héritages.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 septembre prochain ! 

Plus de renseignements sur aotge.ch

L’équipe enseignante et administrative de l’AOT se met au vert en attendant ses futurs étudiants.

Notre Dame de la Visitation

Prière proposée par l’abbé Jean-Michel Moix

Notre Dame de la Visitation,
Toi qui partis vers la montagne rejoindre Elisabeth en hâte,
Conduis-nous nous aussi à la rencontre de tous ceux qui nous attendent
Afin que nous leur annoncions l’Evangile vivant :
Jésus Christ, Ton fils et notre Seigneur !
Nous nous hâterons, sans nous laisser distraire et sans retard,
Dans la disponibilité et la joie.

Nous avancerons sereinement car qui apporte le Christ apporte la paix,
Sûrs que le plus grand bien-être vient du bien-agir.
Notre Dame de la Visitation, par ton intercession,
Lors de ces JMJ nous porterons le Christ, comme toi-même tu le fis.
Permets que ces journées soient un temps de témoignage et de partage,
De fraternité, d’action de grâce,
Et une occasion d’aller vers ceux qui vivent encore dans l’attente.
Avec toi, nous parcourrons ce chemin d’unité
Pour que notre monde lui aussi soit uni
Dans la fraternité, la justice et la paix.

Notre Dame de la Visitation, aide-nous à porter le Christ à tous,
Obéissant au Père et dans l’amour de l’Esprit.

La messe, une vitrine de l’Eglise à aménager

Par Pierre Chatelanat 
Photo : Chrystophe Rakotondranaivo

Mettons-nous dans la peau d’une personne non initiée à la doctrine chrétienne ou aux pratiques religieuses de l’Eglise catholique qui s’aventurerait dans une église au moment de la messe.

Dans l’immense majorité des cas, elle trouvera une assemblée clairsemée et composée surtout de fidèles d’un âge certain, comme celui du célébrant. Elle entendra des chants avec ou sans accompagnement musical presque toujours tristement en mineur et entendra des phrases ou des textes dont les mots seront incompréhensibles si elle n’a pas effectué un parcours initiatique de longue durée…

Et ce qu’elle comprendra parlera beaucoup de péché, de culpabilité, de supplications de pardon de nos manquements, de rachat de nos fautes…

Elle risque fort de quitter la cérémonie avec le sentiment d’avoir assisté à un spectacle tristounet et bien éloigné de notre réalité quotidienne, suivi par des participants peu enthousiastes. 

Il est dès lors peu probable qu’elle soit poussée à s’intéresser davantage au Christ et à son Message qu’est censée annoncer et célébrer la messe !

Or, la messe est une vitrine pour notre Eglise et comme telle devrait inciter ceux qui ont l’occasion d’y assister à découvrir ce qui leur est proposé ! Comment devrait-elle se dérouler ?

Avant tout, elle doit être belle : la beauté parle de Dieu. Elle nous aide à nous élever et à nous approcher de Lui. Il faut de la lumière et des décorations, mais surtout de la musique ou des chants joyeux avec des paroles au goût du jour comme il en existe un grand registre.

Elle devrait comporter, en plus de l’émouvant baiser de paix, d’autres gestes tel le salut initial de ses voisins, qui sont des sources d’échanges fraternels et communautaires.

Mais surtout, il faudrait revoir le choix des textes qui y sont lus, notamment vétéro­testamentaires, qui n’ont de signification que pour les historiens des religions et réviser le langage utilisé dans bon nombre de formules ! 

Que signifie par exemple pour un non-­initié la phrase « être invité au repas des noces de l’agneau », parmi tant d’autres ? Ou comment prendre au sérieux l’invitation de Jésus lors de la Cène lorsqu’Il dit « buvez-en tous » alors que tel est rarement le cas ?

Il faudrait également expliquer aux fidèles certains gestes liturgiques et bon nombre d’expressions utilisées, par exemple le mot « péché » qui revient constamment ! Le remplacer par des mots courants illustrant le fait de « ne pas avoir su aimer » ne lui donnerait-il pas un sens plus compréhensible ?

Et puis, ne pourrait-on donner un autre sens à la messe que celui qui a trop souvent cours, en mettant l’accent sur la célébration dans la joie de la résurrection du Christ, en Le remerciant pour tout ce qu’Il nous a donné et nous donne encore et en cherchant à se rapprocher de Lui plutôt que de macérer dans le rappel de nos « péchés » ou de ceux du monde en espérant une miséricorde divine ?

Enfin, nous réjouir d’y participer ! Voir des fidèles joyeux, enthousiastes et lumineux irait à l’encontre de l’opinion de Nietzsche sur les chrétiens (« Je croirais en leur Dieu si ils avaient l’air un peu plus sauvés ») et serait un magnifique témoignage du bonheur que devrait nous procurer l’Amour du Christ !

On peut toujours rêver… heureusement, il existe quelques exceptions !

En Terre Sainte, Bible en main

Le 20 mars dernier, Agnès Salamin Gay et Pierre et Andrée Pasquier ont décollé pour dix jours en Terre Sainte. Accompagnés par le Père Patrice Gasser «de chez nous» et Wassim Halloun, guide palestinien chrétien, une vingtaine de Suisses romands prennent part au périple. Les trois Choëlands nous partagent le récit de leur voyage, Bible en main, photos sous les yeux. 

Par Sandrine Mayoraz | Photos: Agnès Salamin Gay

« Ce n’est pas un pèlerinage ! » lancent-ils d’emblée. « Pour un pèlerinage, il faut marcher. C’est une découverte de la Terre Sainte, de la Genèse au Golgotha, Bible en main, avec chaque jour une Parole qui nous accompagne », ajoute Pierre Pasquier. Le voyage les a conduits du désert du Neguev, au sud d’Israël, au plateau du Golan, au nord. Dans ce pays aux croisements des civilisations, ils ont visité des sites archéologiques, des vestiges romains, traversé des souks, découvert les lieux saints, admiré des paysages désertiques ou de vrais jardins d’Eden. Ce pays est le lieu où le Fils de Dieu a marché, « ce sont les racines de notre chrétienté et de notre foi – témoigne Andrée, son épouse – c’est poignant de fouler la terre où Jésus a vécu ».

Les lieux saints entre authenticité et monuments religieux

A quelques jours de Pâques, ils ont vu les lieux saints : le Cénacle, le saint Sépulcre, le Golgotha. Partout où Jésus est passé, une église est érigée. Il y a un contraste entre les lieux actuels et l’image qu’on s’en fait en lisant la Bible. Ainsi, Nazareth est aujourd’hui une ville de Galilée de 75’000 habitants ! Il faut une grande abstraction pour « voir Jésus crucifié » au Golgotha, là où ne se dresse plus une colline, mais une église. 

D’autres endroits ainsi que les paysages ont gardé leur authenticité et sont davantage source de recueillement. Sur le Mont des Béatitudes, sur le lac de Tibériade, au bord du Jourdain, on se représente facilement Jésus prêchant, naviguant, baptisant. La maison présumée de Jésus, à Nazareth, a inspiré à Agnès Salamin Gay une profonde émotion de calme et de sérénité. Les moments forts du voyage restent les prières ensemble ; parfois dans des lieux insolites.

Rencontre avec l’ambassadrice

Une autre richesse de ce voyage a été la rencontre avec des personnalités sur place. En effet, les Suisses romands se sont entretenus avec Anne-Lise Cattin, ambassadrice de Suisse en Palestine, ainsi qu’avec Fatmeh, Palestinienne, professeure de français et mère de cinq enfants. « Fatmeh nous a parlé, avec beaucoup de sérénité, sans animosité, de la vie difficile et des injustices dont souffre le peuple palestinien », raconte Pierre Pasquier. La visite de l’association « Les Amis des Enfants de Bethléem » fondée par l’abbé Jean-Bernard Livio, sj, a également été un temps fort de ce voyage. Les personnes qui y travaillent leur ont expliqué la situation politique, leur réalité quotidienne ainsi que le travail réalisé par les psychomotriciennes de l’association pour soutenir les enfants nés dans un contexte de guerre et de violence familiale. 

Cette découverte de la Terre Sainte est une expérience riche que tous les trois recommandent en voyage organisé avec un guide local. La Parole de Dieu résonne autrement depuis, en écho aux souvenirs qui les habitent.

L’assemblée de paroisse  a avalisé les comptes 2022

Le Conseil de paroisse dans sa nouvelle composition de neuf membres. De gauche à droite : Sophie Ding, Alexandre Duc, Marie-Christine Mota, Alexandre Bersier, Christiane Volery, Stéphanie Verdon, Mireille Duc, Michel Clément et Dominique Chassot.

La traditionnelle assemblée paroissiale ordinaire, dite des comptes, s’est déroulée le 26 avril dernier au Centre des Focolari à Montet. Une assemblée rondement menée sous la présidence d’Alexandre Duc, qui a vu la soixantaine de membres présents avaliser à l’unanimité l’ensemble des comptes de fonctionnement pour l’année 2022 et plusieurs comptes d’investissements. Ce fut aussi l’occasion de remercier les conseillers de paroisse sortants et d’accueillir les trois nouveaux membres qui ont été assermentés le samedi 29 avril et sont entrés officiellement en fonction le 1er mai.

Par Claude Jenny | Photo: Georges Losey

Une excellente santé financière

Il appartint à Daniel Baudin de présenter pour la dernière fois les comptes détaillés de la paroisse pour 2022. Des comptes qui attestent d’une excellente santé financière et n’ont pas appelé la moindre question ou objection de la part de l’assemblée. La commission financière, par la voix de son président, Michel Losey, s’était exprimée dans le sens d’une acceptation sans condition. Les comptes de fonctionnement pour 2022 ont dès lors été votés à l’unanimité. Des comptes qui, hormis quelques petits écarts inévitables, sont en quasi conformité avec les montants budgetés.

Ces comptes, s’ils bouclent avec un tout petit bénéfice, attestent néanmoins que tout va bien dans « le ménage financier paroissial » ! Avec des charges pour 3,760 millions et des recettes pour 3,776 millions. Donc un mini bénéficie de Fr. 16’000.– environ. Mais il faut interpréter ce résultat en sachant qu’un montant impressionnant de Fr. 900’000.– a été affecté aux réserves : Fr. 600’000.– pour l’entretien des lieux de cultes et Fr. 300’000.– pour les travaux aux autres biens patrimoniaux de la paroisse. 

Les chiffres du bilan sont tout aussi bons avec notamment des actifs circulants de 7,036 millions et des actifs immobilisés de 2,21 millions et un total d’actif global de 11,204 millions. Le poste des réserves grimpe au bilan à 2,388 millions. De quoi financer avec les fonds paroissiaux les 2 millions de travaux votés lors de l’assemblée de l’automne dernier. 

Une situation financière très enviable pour la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Et si elle a versé 1,093 million à la Caisse des ministères et à la Corporation ecclésiastique cantonale, elle a par contre encaissé pas moins de 2,830 millions d’impôts sur le revenu et la fortune des paroissiens et des entreprises. A Fribourg, l’impôt ecclésiastique offre une manne confortable aux paroisses.

Des remerciements et des applaudissement sont venus signifier l’excellent travail accompli par le Conseil de paroisse et en particulier de la boursière, Séverine Rey-Pillonel qui a dû compiler des milliers de chiffres pour, tout au long de cette législature, réaliser l’intégration de douze comptabilités paroissiales en un seul « package comptable ». 

Conseil de paroisse : sortants fêtés…

Cette assemblée de printemps a été l’occasion de prendre congé et de remercier les six membres du Conseil de paroisse qui quittent cet organe suite à l’élection tacite de cette automne (voir le magazine paroissial de février 2023). Fleurs et bouteilles sont venues récompenser Fabienne Bondallaz, de Vuissens ; Denyse Chanex, de Cheyres ; Véronique Christinaz de Nuvilly et Marie-Madeleine Marcuard de Cugy ainsi que Daniel Baudin d’Estavayer et Denis Rossier, de Font-Châbles.

… et nouveaux accueillis

Passant de 12 à 9 membres, le nouveau Conseil de paroisse est composé de 6 anciens membres et de 3 nouveaux qui ont été officiellement accueillis. Il s’agit de Marie-Christine Mota, d’Estavayer ; Alexandre Bersier, de Cugy et Michel Clément d’Estavayer. Le nouveau Conseil de paroisse in corpore a été assermenté le samedi 29 avril lors d’une célébration présidée par l’évêque du diocèse et qui a réuni pas moins de 520 conseillers en l’église de Siviriez. Le Conseil de paroisse a tenu sa première séance dans sa nouvelle composition le jeudi 4 mai et est donc entré en fonction pour une nouvelle législature de 5 ans.

Représentants à la CEC réélus

L’assemblée avait à élire pour une nouvelle législature ses deux représentants à la Corporation ecclésiastique cantonale – plus couramment appelée la CEC. Aucune nouvelle candidature ne s’étant proposée, les deux actuels délégués, Marie-Claude Fontaine, de Nuvilly, et Carlo Bonferroni, de Montbrelloz, ont accepté de rempiler et ont donc été réélus comme représentants de la paroisse dans cet important organe de l’Eglise fribourgeoise.

« Nous avons rendu possible l’impossible »

Pour cette dernière assemblée en tant que membre et vice-président du Conseil et titulaire du dicastère des finances, le Staviacois Daniel Baudin a tenu à adresser un message touchant à l’assemblée. Dans une formule choc, il a relevé que, durant ce quinquennat faisant suite à la fusion, l’équipe du Conseil de paroisse avait « rendu possible ce qui a priori ne l’était pas » ! C’est-à-dire faire de 12 paroisses une seule entité !

Et il a relevé avec force que le Conseil de paroisse, tout en œuvrant à 12, voire 15 personnes lors de certaines réunions, était parvenu à conserver une excellente ambiance au sein de l’équipe, les représentants de toutes les communautés tirant à la même corde. « Et ce n’était pas gagné d’avance ! » lança-t-il. « Un énorme travail a été fait et la paroisse est sur de bons rails. Il s’agira pour le nouveau Conseil d’affiner le travail qui a été fait » a-t-il pu constater avec satisfaction.

Une proposition pour fêter le jubilé de la Saint-Bernard

Le 15 juin 2023, la congrégation du Grand-Saint-Bernard ouvrira une année de festivités qui marqueront le centenaire de la proclamation de saint Bernard, patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Quoi de mieux qu’une randonnée spirituelle accompagnée. Une manière de découvrir, se ressourcer tout en faisant place pour l’intériorité et la contemplation.

Par Myriam Bettens | Photo : Hospice du Grand-Saint-Bernard

Randonnée de l’Abbaye de Saint-Maurice à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard

Un chemin de randonnée certes, mais également un chemin de témoignage entre deux congrégations historiques. Partant de l’Abbaye de Saint-Maurice, les marcheurs emprunteront les sentiers du Tour des Dents du Midi, puis ceux de la vallée du Trient et du Haut Val d’Entremont pour terminer à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard. Du lundi 24 au 29 juillet 2023, tarif Fr. 980.–. Renseignements et inscriptions auprès de rando@gsbernard.com

Randonnée en étoile autour de Thônes

Une semaine de randonnée en étoile dans les paysages variés, parfois sauvages et tourmentés de la région de Thônes. Une semaine avec un fort accent culturel sur les traces de Saint-Bernard de Menthon avec la découverte du château du même nom ou de l’abbaye de Tamié. Du lundi 4 au samedi 9 septembre 2023, tarif Fr. 800.–. Renseignements et inscriptions auprès de rando@gsbernard.com

Fête des jubilaires de mariage

A l’instar du couple Rithner, trois autres couples fêtent leurs noces d’orchidée (55 ans).

Le dimanche 7 mai fut l’occasion d’une belle fête pour célébrer les jubilaires de mariage. Une trentaine de couples ont répondu à l’invitation et ont reçu la bénédiction solennelle durant la messe. Les festivités se sont poursuivies par un apéritif et un repas à la Maison des Jeunes.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Leo Ferraro

Qu’ils aient cinq ou soixante-cinq ans de mariage, les couples se donnent la main comme au jour de leur mariage. Ensemble, ils renouvellent leurs promesses et reçoivent la bénédiction de Dieu, devant une assemblée paroissiale réjouie. Le curé Jérôme conclut la messe en énumérant un décalogue de la famille : 

1. Ne jamais nous irriter les deux en même temps.
2. Jamais de cris entre nous.
3. Si l’un des deux doit l’emporter, permets que ce soit l’autre.
4. Ne vous lancez jamais à la figure les erreurs du passé.
5. Si tu dois critiquer, fais-le avec amour.
6. Ne sois jamais négligent envers les tiens.
7. Ne terminez jamais la journée avec un désaccord non résolu.
8. Au moins une fois par jour, dis quelque chose de beau, de sympathique, d’agréable à ton conjoint.
9. Si tu as fait quelque chose de mal, admets-le et demande humblement qu’on t’excuse.
10. Deux ne peuvent se disputer si l’un des deux ne veut pas. 

Nous saluons l’engagement et la disponibilité des bénévoles ainsi que du couple organisateur, André et Anne-Marie Premand. Si chacun s’est senti accueilli, c’est grâce à eux qui avaient pris soin, depuis plusieurs semaines, d’orchestrer cette journée avec délicatesse et attention.

Fête paroissiale : SAVE THE DATE. 2 SEPTEMBRE 2023

La fête paroissiale de Monthey est une journée conviviale en début d’année pastorale pour se retrouver. Annulée deux fois à cause de la pandémie, elle aura lieu le samedi 2 septembre. Réservez la date et venez passer cette journée avec nous.

Pour cette nouvelle édition, nous avons prévu des activités autour de notre patrimoine religieux et culturel de Monthey. Nous avons des richesses architecturales et culturelles chez nous à découvrir : l’Eglise paroissiale, la chapelle du Pont…

En collaboration avec l’office du Tourisme, nous organisons trois visites durant la journée : 
–> Le matin, un grand tour pour les passionnés.
–> L’après-midi, une version raccourcie des incontournables.
–> A 15h30 : une visite visuelle statique dans l’Eglise avec des photos. 

Dès midi, nous pouvons nous restaurer sur place avec grillade et raclette offertes à tous.
Comme les autres années, des stands permanents : les ateliers Tricots, la brocante, les gâteaux et douceurs.

Pour les enfants
Pendant que les adultes visitent notre patrimoine religieux, les enfants sont invités à un grand jeu de piste dans les alentours de l’Eglise. Passage secret, énigmes, et autres surprises les attendent.

Ce sera aussi l’occasion de placer notre année scolaire sous le regard de Dieu en participant à la messe d’ouverture de la catéchèse à 17h.

Décès subit du sacristain Carl Frauenknecht

Au moment où nous bouclons ce magazine, début mai, nous avons appris avec tristesse le décès survenu subitement le mercredi 3 mai, à l’âge de 67 ans, de Carl Frauenknecht, l’un des trois sacristains de la collégiale. Entré en fonction l’année dernière, il avait pris très à cœur cette activité à temps partiel et avait encore assuré son service le week-end précédent son décès lors des premières communions. Toute la communauté paroissiale, et en particulier celle d’Estavayer, présente ses sincères condoléances à sa famille et regrette la disparition de cet homme affable et toujours disponible pour assurer sa part de service de sacristain à la collégiale (cjy).

Aux frontières du réel

Suffit-il juste de voir pour croire ? Le festival de films IL EST UNE FOI de l’Eglise catholique romaine à Genève (ECR) a consacré sa 8e édition à la thématique des miracles dans le cinéma. Entre expériences et interprétations, la conférence inaugurale a mis le miracle à l’épreuve du réel.

Texte et photos par Myriam Bettens

Ce lundi soir de mai, les invités des rendez-vous cinéma de l’Eglise catholique romaine à Genève (ECR) ont expérimenté, dans leur chair, ce que qualifie Thierry Janssen, médecin-psychothérapeute, de « logique de la Vie, qui nous dépasse complètement et suffit pour croire aux miracles ». Paupières closes et main sur le cœur, les spectateurs du théâtre du Centre Espérance ont assisté, en direct, à un miracle ! En effet, c’est, littéralement, les yeux fermés que les participants ont entamé la conférence inaugurale de la 8ème édition du festival IL EST UNE FOI par l’entremise de Marie Cénec, pasteure et modératrice de la soirée. Elle a invité le public « à prendre une minute pour écouter son cœur », rappelant par cet exercice que le premier miracle est d’avoir un cœur battant. 

Au côté de Thierry Janssen, la Fribourgeoise Eliane Baudois acquiesce et partage avec le public sa propre expérience du miracle. Sa fille, Virginie, âgée de vingt-deux mois, a survécu à un accident agricole en 1998. Juchée sur le tracteur que son grand-père conduit, la petite chute et passe sous les roues de l’engin. Inerte, l’aïeul la croit perdue. « La poupée de chiffons » qu’il tient entre ses mains se met alors à pleurer. Le grand-père remercie immédiatement Marguerite Bays dont il avait invoqué le secours. Reconnu comme tel, ce miracle permettra la canonisation par le pape François, en 2019, de la bienheureuse paysanne et couturière de Siviriez (FR) [le village de la famille Baudois, ndlr.]. A ces mots, Thierry Janssen se tourne vers elle : « Il y a toujours une partie de moi qui essaie de détecter dans ce type de témoignage ce qui relève du non-spirituel », car pour lui « ces phénomènes miraculeux sont comme des failles qui viennent interroger notre vision de la réalité ». Il souligne, par ailleurs, le côté rassurant du complexe « procès en canonisation » instruit par la Congrégation pour les causes des saints dont Jean-Pierre Conus, président du Conseil de la Fondation Marguerite Bays, a été l’observateur privilégié. Celui-ci se récrie : « Un miracle, cela ne tombe pas du ciel comme ça ! ». Il réalise une seconde trop tard ce qu’il vient de dire, la salle est déjà hilare. Cet élan spontané fait également sourire Emmanuel Tagnard, journaliste et co-modérateur. « Lorsqu’on entend un témoignage comme celui d’Eliane Baudois et de Jean-Pierre Conus, on devient soi-même témoin », juge-t-il bon d’ajouter.

« Cela vient remuer, mettre une sorte de chaos en moi, mais cela m’invite à trouver une nouvelle façon d’organiser ma pensée », déclare Thierry Janssen. « Qu’est-ce qui est naturel et surnaturel ? A vrai dire, la frontière n’est pas si claire. De nombreux éléments dans notre vie viennent questionner notre compréhension de la réalité et du réel. Nous avons chacun une réalité différente, or le réel englobe toutes ces réalités ». Le miracle oblige à composer avec ce qui est de l’ordre de l’invisible et de l’inexplicable, avec ce qui souvent échappe à la médecine et même à la science « parce qu’il fait brèche dans le réel et fait éclater les limites fixées », glisse la modératrice. Le miracle, de par son étymologie, convoque le regard, puisqu’il provient du latin miraculum, lui-même tiré de mirare et qui signifie regarder et admirer. Il fait « voir l’invisible ». En plus de dévoiler et de bousculer, il peut aussi prendre la forme d’un cadeau empoisonné, voire dangereux, lorsqu’il est instrumentalisé et devient le but de la foi, de la prière ou de l’existence chrétienne. Car le mirage, tout comme son proche cousin le miracle, ne nous propose, lui, qu’illusions.

Paupières closes et main sur le cœur, les spectateurs du théâtre du Centre Espérance ont assisté, en direct, à un miracle…

Premières communions à Monthey et à Choëx

A genoux près de l’autel, lors de la consécration.

Photos: Suzy Mazzanisi

Une cinquantaine d’enfants ont reçu pour la première fois le corps de Jésus sur les paroisses de Monthey-Choëx, lors de trois célébrations différentes (les 13 et 14 mai à Monthey et le 18 mai à Choëx). 

La fête fut belle, les sourires étaient au rendez-vous et la joie fut communicative. 

Le soleil a certes manqué, mais heureusement la pluie aussi.

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