Simon entouré des confrères et séminaristes lors de la première messe à Vannes. Simon a choisi de célébrer une messe votive à l’Esprit Saint, ce qui explique la couleur rouge.
Par Valentin Roduit | Photo : Marie-Fontenelle Heiser
En été 2022, les paroisses de Collombey et Muraz sont allées en pèlerinage en Bretagne, à Sainte Anne d’Auray, chez la grand-maman de Jésus (voir L’Essentiel octobre 2022).
Là-bas, nous avons été accueillis par Simon Liot de Nortbécourt, dit « le breton ». Quelques semaines plus tard il était ordonné diacre et revenait de nombreux week-ends dans nos paroisses pour exercer son ministère par la prédication, la catéchèse, un baptême et de nombreuses autres rencontres ou moments conviviaux.
Le 18 juin dernier, Simon a été ordonné prêtre à Sainte Anne d’Auray, dans une basilique lumineuse et remplie de sa famille, de ses amis, de nombreux prêtres, diacres et chrétiens de son diocèse.
Dans son homélie, l’évêque, Mgr Raymond Centène, a rappelé que « notre Dieu est le Dieu qui sauve » et que « Dieu veut avoir besoin de nous pour accomplir son dessein d’Amour et de Salut ». C’est bien dans ce dessein que Simon s’est formé durant sept ans, entre Sainte Anne d’Auray, Fribourg, Jérusalem et nos paroisses de Collombey et Muraz.
Lors d’une première messe à Vannes à la tonalité très intérieure (Simon n’avait plus de voix), il a exploré dans sa prédication la mission du prêtre d’offrir le sacrifice. De même que chaque fidèle offre des sacrifices à Dieu, le prêtre s’offre lui-même et rend présent le sacrifice du Christ.
Simon est également venu célébrer une « première messe » (dans la tradition de l’Eglise, des grâces spéciales sont attachées aux messes célébrées durant la première année de sacerdoce, et aux bénédictions qui peuvent être données par lui) au Monastère des Bernardines à Collombey le mardi 4 juillet. Ceux qui l’ont entendu progresser en homélie durant son diaconat ont pu se réjouir de le voir présider l’eucharistie et de prier avec lui.
Soigner, guérir et prendre soin des frères et sœurs en humanité.
Propos recueillis par Alessandra Arlettaz | Photos : Romaine Pouget
Le thème est « Médecin et Chrétien », me dit-on, en me demandant d’écrire cet article. En ce qui me concerne, ce serait plutôt « Chrétienne et Médecin », puisque c’est une chrétienne, intérieurement déjà consacrée au Seigneur, qui a débuté avec enthousiasme des études de médecine à l’âge de 19 ans. A cette période, je me savais déjà en « état de vie consacrée », bien que ne voyant pas encore sous quel type d’engagement cela allait « s’officialiser ».
Le Seigneur ne m’a fait découvrir l’existence de l’Ordre des Vierges consacrées que 11 ans plus tard, alors que déjà médecin depuis 5 ans, il me tardait vraiment de pouvoir Lui dire « OUI » officiellement. Dans le même temps, je savais tout à fait clairement que j’étais faite pour être médecin. Je dirai donc que je suis une enfant de Dieu qu’Il a appelée à une double vocation, celle de consacrée et celle de médecin, ceci se mariant très bien à la vocation de vierge consacrée.
A partir du moment où une rencontre personnelle et profonde avec Dieu a lieu, toute la perception de la vie est fortement imprégnée de cette dimension. Les études, et l’activité professionnelle, ont un sens différent et peuvent être vécues comme une mission donnée par le Seigneur pour vivre, selon Son Cœur, notre « stage d’Amour » sur la terre. De fait, si le but perçu de la vie sur la terre est d’apprendre à aimer, notre façon de percevoir nos journées, les interactions avec nos frères et sœurs en humanité (y compris professionnelles) en a nécessairement la « couleur et l’odeur », en dépit de nos limites personnelles et des épreuves qui agitent la surface. La vie consacrée qui nous fait « élan d’amour » en réponse à un « Elan d’Amour » touche ainsi naturellement toutes les dimensions de notre vie, activité professionnelle comprise.
Soigner, guérir, quelle mission magnifique et hautement privilégiée !
Personnellement, il m’est donné d’aimer « prendre soin ». Plus j’avance, plus j’aime d’ailleurs « prendre soin » de mes frères et sœurs en humanité, plutôt que simplement « soigner ». En effet, au-delà de la passionnante dimension scientifique, il y a toujours la rencontre d’une personne tout à fait inédite dans sa dimension corporelle, psychique et spirituelle. Et je pense que le Seigneur (si on le veut bien) essaye toujours d’ouvrir notre intelligence sur chacune de ces dimensions, pour que le soulagement apporté soit le plus large possible et s’opère dans le plus grand respect possible de la personne unique et sacrée qui nous est confiée. Ainsi, quand on ne peut pas guérir, on peut toujours être un « baume sur les blessures de nos frères », une présence de Vie auprès de ceux qui sont « en fin de cette vie », …
Je conclurai par une immense action de grâce envers Celui qui nous a aimés le premier et qui nous accompagne avec tant de patience et de délicatesse dans les missions qu’Il nous a confiées pour notre plein épanouissement, pour la joie de tous et pour que notre vie soit une vivante louange à la gloire de Son Nom.
(Cf. Wikipédia et Catéchisme de l’Eglise catholique)
Dans l’Eglise catholique, une vierge consacrée est une femme qui, par amour de Dieu, s’est engagée à vivre dans le célibat et la chasteté, et a été consacrée au nom du Seigneur par l’évêque de son diocèse de domicile.
L’Ordre des Vierges consacrées remonte aux temps apostoliques. « Dès les temps apostoliques, des vierges chrétiennes, appelées par le Seigneur à s’attacher à Lui sans partage dans une plus grande liberté de cœur, de corps et d’esprit, ont pris la décision, approuvée par l’Eglise, de vivre dans l’état de la virginité « à cause du Royaume des cieux » »
C’est la devise de l’association Africa Smile. De retour du Togo où elles ont travaillé comme enseignantes bénévoles, deux Octoduriennes, Ludmila Becerra et Valentine Rey, nous livrent leur témoignage.
Par Anne-Laure Martinetti | Photos : DR
Ludmila Becerra, présentez-nous Africa Smile. LB : Fondée en 2014 à Lomé, les objectifs de l’association sont la lutte contre la pauvreté et l’aide au développement rural. Active dans l’éducation, la culture, le sport, la santé, l’environnement, elle a fusionné en 2019 avec l’Association de Volontariat International Djidudu autour du projet O-Vie (Orphelins Vie). Africa Smile apporte son soutien toutes confessions confondues. Latévi Lawson et Reine Dayalor en sont les piliers.
Vous êtes enseignante. Quelles sont les différences principales entre l’école ici et au Togo ? LB : Nous avons travaillé avec des élèves de CE1 (7-8 ans) sur un projet d’expression et de lecture. Il y a de grandes disparités : peu de matériel, un enseignant pour 120 élèves et donc des cours uniquement en frontal. Le cours est donné puis recopié et l’oral a une moindre place.
A quoi ressemble la journée type d’une stagiaire ? VR : L’été, l’horaire est plus léger avec des cours de 8 à 12h, mais l’école reste ouverte sauf pour deux semaines. On débute en chansons avec des enfants très motivés puis il y a une pause repas de 30 minutes durant laquelle nous leur donnons des poches d’eau. Régulièrement, le repas est payé et préparé par les stagiaires aidés de Zobré. C’est un moment festif avec du riz et des pâtes en sauces, des haricots et le traditionnel foufou. Après le repas, Aristide, notre enseignant, sort le tam-tam et place à la danse ! Le retour se fait ensuite à pied pour tous.
Quels autres projets concrets avez-vous réalisés ? VR : Nous avions lancé une cagnotte avant le départ. Sur place, nous avons remarqué le manque d’eau : les enfants reçoivent des poches d’eau de 5 dl pour deux. A l’aide de la cagnotte d’un troisième stagiaire et la réactivation des réseaux, le total a pu financer la construction d’un forage à la petite école. C’était le besoin primaire le plus urgent. A peine la somme reçue, les ouvriers sont venus creuser un puits de 39 m. Avec le surplus, deux salles de classe supplémentaires ont pu être construites.
Quels sont vos plus beaux souvenirs ? LB / VR : Les danses, les chants comme « Kékéli » (trad. lumière), les sourires, les causeries avec les responsables et les stagiaires, les moments passés avec Hola, le chauffeur, à la découverte des paysages luxuriants de Kpalimé et dans la ferme de la maman de Latévi Lawson qui s’occupe de cinq orphelins, les balades au marché entourées de chèvres et de taxis-motos à la recherche de pagnes, les séances de tressage, dire « bonsoir ! » à midi, se faire souhaiter la « bonne arrivée ! », être surnommées « les tatas »… L’Afrique quoi ! Le premier jour du forage a aussi été un moment émouvant avec cette satisfaction d’apporter un bien aussi précieux que l’eau.
Qu’est-ce qui vous a marquées dans le mode de vie au Togo ? LB / VR : La perception différente du temps, des déplacements, la cordialité, la cohabitation des religions (christianisme, animisme, islam) avec l’appel à la prière puis les cloches des églises, les plats traditionnels vendus dans la rue… Outre le positif, il y a malheureusement trop de déchets plastiques et des routes de sable difficilement praticables.
Que répondez-vous au reproche souvent formulé aux jeunes bénévoles occidentaux : « Il y a assez à faire ici, pourquoi aller à l’autre bout du monde ? » LB : L’un n’empêche pas l’autre mais quand des besoins élémentaires manquent, nous réalisons notre chance et puis, la rencontre avec une autre culture est un plus. Soyons reconnaissants et, quand nous partageons, peu importe où. VR : Le niveau de pauvreté n’est pas comparable et le filet social quasi inexistant. Il faut aussi savoir sortir de sa zone de confort pour adopter d’autres perspectives et perdre nos habitudes chronophages.
Continuez-vous à soutenir l’association ? LB : Nous aidons à distance la petite école et l’orphelinat en proposant des idées et en trouvant un financement. Sinon, via les réseaux, on peut participer à des cagnottes, parrainer un enfant (25 € par mois pour nourrir sa famille), acheter des chouchous, des tote bags de l’association, devenir bénévoles ou stagiaires, en parler. De mon côté, par le biais de ma petite entreprise (fabrication de chouchous avec des tissus neufs et recyclés), j’aide chaque mois l’association : mes créations avec des tissus du marché de Lomé sont vendues à Fr. 4.– et j’assure le suivi aux abonnés.
Les enfants de la catéchèse ayant participé à l’après-midi récréatif au couvert du Bochet.
Tableau de saint Bernard de Mont-Joux, le Saint Patron de la chapelle d’Illarsaz.
Petite chorale des Jeunes du Chablais.
Messe de la Patronale célébrée par le curé, entouré de ses deux vicaires.
La verrée après la messe.
Signalons qu’une année jubilaire a commencé avec saint Bernard de Mont-Joux, appelé aussi saint Bernard des Alpes ou encore saint Bernard de Menthon (1020-1086) (à ne pas confondre avec saint Bernard de Clairvaux). En effet, le 15 juin 1923, jour de la fête liturgique de saint Bernard du Mont-Joux, le pape Pie XI, a proclamé « notre » saint, patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Pour marquer ce centenaire, la congrégation des chanoines du Grand-Saint-Bernard va mettre à l’honneur, une année durant, leur saint Patron, du 15 juin 2023 au 28 août 2024 (jour de fête de saint Augustin, second patron des chanoines).
Saint Bernard du Mont-Joux, priez pour nous, qui sommes ici-bas comme des voyageurs. Aidez-nous à gravir la sainte montagne spirituelle de notre existence, tout comme Moïsea, jadis, gravit le mont Sinaï, pour parvenir à la rencontre béatifiante avec Dieu !
La Vierge noire à Einsiedeln, notre Dame des Ermites.
Texte et photos par Véronique Denis
La rencontre a lieu à son cabinet, au cœur de la ville de Martigny. Avec Hannelore, pas de demi-mesure. Elle est tout entière dévouée à sa tâche de médecin généraliste, médecin répondante pour les EMS de Charrat-Fully-Saillon-Leytron-Grimisuat. Célibataire par choix, elle considère son travail de médecin comme une véritable vocation au service de l’humain. Elle ne compte pas ses heures pour vivre à fond sa mission de médecin.
Elle a été élevée dans une famille pratiquante, notamment lors de ses vacances d’été au Jura, chez ses grands-parents maternels. La messe quotidienne à 7h l’émerveillait et elle a participé plusieurs fois au pèlerinage à Einsiedeln avec les Jurassiens, auprès de la Vierge noire. Aujourd’hui, elle entretient d’excellents contacts avec les chanoines du Grand-Saint-Bernard, responsables des communautés paroissiales du secteur de Martigny.
Ces souvenirs d’enfance l’ont confortée dans sa foi chrétienne et aujourd’hui encore, la prière quotidienne (elle passe tous les soirs à l’église paroissiale de Notre-Dame de la Visitation à Martigny-ville pour allumer un lumignon et confier les patients rencontrés durant la journée) et la messe du dimanche nourrissent sa vie de croyante.
Lors de ses visites dans les EMS, au moment où les résidents vont vivre leur Pâque, le passage vers la Vie éternelle, elle invite toujours les familles chrétiennes à contacter le prêtre ou le pasteur pour une rencontre et recevoir les sacrements de l’Onction des malades ou le viatique. En tant que médecin-adjointe au médecin cantonal pour les districts de Martigny-Entremont, lors des morts violentes (suicide, Exit, accident, etc.), Hannelore est appelée avant la levée des corps. Durant le trajet en voiture, avant le constat, elle confie le défunt au Père des cieux et prie son saint « préféré », saint Antoine de Padoue. Elle invite parfois les patients, selon leur situation personnelle et leur religion, à recourir à la prière pendant le processus de guérison ou de fin de vie.
Médecin – chrétienne, pour Hannelore, c’est un tout. Il n’y a pas de séparation. La foi chrétienne apporte à sa vie professionnelle une autre dimension : la relation à l’Autre, à Dieu qui est source de vie, d’amour et de bonté.
Nous terminons l’entretien en évoquant ses merveilleux souvenirs vécus à Lourdes lors des pèlerinages d’été. Les contacts noués avec les résidents de la Castalie, fidèles pèlerins de Lourdes en été, l’ont même amenée à demander à la Fondation Annette et Léonard Gianadda de financer l’achat d’un nouveau bus pour les sorties des membres de Cérébral Valais.
Merci Hannelore pour ta joie de vivre, ta foi intense qui t’habite et qui déborde d’espérance et de charité pour tous ceux que tu rencontres.
Christelle Gaist est une jeune femme enthousiaste. Passionnée d’art et de nature, elle y trouve facilement des portes d’entrée vers Dieu. Fraîchement confirmée, elle a à cœur de participer plus activement à la vie de la paroisse. Ainsi, elle a récemment souhaité rejoindre la rédaction de votre magazine préféré. Elle permet ainsi à notre petit groupe et à L’Essentiel de se diversifier.
Par Christelle Gaist Photos : DR
En début d’année, j’ai rencontré un homme à la chapelle de la Bâtiaz. Il avait pris pour habitude d’apporter chaque semaine des fleurs à la Vierge Marie. Quelque temps plus tard, j’ai entendu une femme confier le seul regret qu’elle éprouvait par rapport à son mariage. Elle aurait voulu réserver le plus beau bouquet du jour à Marie. Au mois d’avril, j’ai pu vivre l’opulence des églises florentines, ornées de bouquets plus magnifiques et plus odorants les uns que les autres.
Durant la belle saison, une idée a germé dans mon esprit : et si les fleurs avaient été créées par notre Seigneur pour rendre hommage à Marie ? C’est en prenant le temps de regarder toutes ces merveilles qui colorent le printemps et l’été, que l’existence de Dieu et de son génie créatif m’apparurent comme une évidence.
Dans le Sermon sur la montagne, Jésus nous demande de ne pas verser dans un souci excessif. Il nous invite à observer les lis des champs, qui ne travaillent ni ne filent, mais qui pourtant sont habillés par Dieu d’une manière exceptionnelle (Mt 6, 25-34). Si le Seigneur donne autant de splendeur aux herbes des champs, pourquoi ne serait-il pas aussi généreux avec nous les êtres humains ?
Les lis sont utilisés dans de nombreuses représentations picturales de l’Annonciation, comme par exemple celle de Léonard de Vinci. Face à Marie, l’archange Gabriel en tient une gerbe dans sa main gauche. Avec leurs pétales qui s’ouvrent, les lis semblent annoncer eux-mêmes la venue de Jésus. Notre Dame a souvent été associée aux fleurs pour mettre en évidence sa grâce, sa pureté et sa beauté. Certaines personnes ont vu dans les ancolies la main gantée de la Vierge. Je ne peux m’empêcher de penser au bleu céleste de son manteau en m’extasiant devant les gentianes des montagnes.
Les Anglo-saxons ont une expression que j’affectionne tout particulièrement. Selon eux, il faudrait s’arrêter un instant pour sentir les roses. Les fleurs sont une invitation à déceler la présence de Dieu dans notre quotidien et à s’en réjouir. Elles sont un rappel de ses miracles. Ces petites dames des champs, des sous-bois, des marais sont, elles aussi, je le crois, porteuses de la Bonne Nouvelle. A travers elles, Dieu ne nous livrerait-il pas un peu de l’essence du ciel ?
Les Journées Mondiales de la Jeunesse se sont déroulées cette année au Portugal, en la ville de Lisbonne. Merci à Mauro de nous faire part de son expérience des trois semaines des JMJ.
Par Mauro Cortese | Photos : Camille Ulrich
Lors de ma première semaine, j’ai vécu l’expérience de me mettre au service des autres, en particulier des personnes les plus fragiles. Le pèlerinage a commencé à Lourdes. La cérémonie d’ouverture a été grandiose car dès le premier soir, nous avons pu écouter gratuitement un concert dans le sanctuaire avec Andrea Bocelli accompagné d’un orchestre. J’ai vécu cette expérience comme un cadeau du ciel car c’était une chance qu’il soit là en même temps que nous alors que je suis très attaché à la culture italienne et spécialement à sa musique. Par la suite, j’ai dédié toute cette semaine au service et à nouer des amitiés avec des personnes en situation de handicap. Il y a tellement de choses à partager sur une semaine aussi belle et intense. Mais le mieux pour comprendre est de vivre cette expérience au moins une fois !
Ma deuxième semaine est la semaine des JMJ en diocèse. Après une messe internationale à la grotte de Lourdes avec les JMJistes d’autres pays nous sommes partis en car, direction Braga au Portugal. Arrivés à Braga, nous avons été accueillis comme des rois. La paroisse et les familles nous avaient préparé un apéro accompagné de plein de bonnes choses à manger. Chez les familles, nous mangions très bien et nous avions vraiment l’impression de faire partie de leur famille. Ils avaient à cœur de nous présenter leur culture, leurs monuments, leur pays. Nous étions très touchés par leur accueil. Nous avons hélas dû leur dire au revoir pour partir à Lisbonne à la fin de la semaine. Mais nous gardons contact à travers les réseaux sociaux.
La troisième semaine à Lisbonne était encore différente. Le climat change, nous découvrons l’océan. Les déplacements dans la ville se faisaient en train ou en bus. Il y avait énormément de jeunes provenant de tous les pays. Ce fut également un moment très marquant : aller à la rencontre de 1,5 million de jeunes provenant de cultures différentes mais partageant la même foi, vivre des messes en plein centre de Lisbonne avec une foule de jeunes qui s’étendait à l’infini, rencontrer le Pape et écouter sa parole, se faire de nouveaux amis.
Nous avons vécu tellement de choses marquantes lors de ces trois semaines qu’il m’est difficile de tout énumérer. L’expérience qui m’a peut-être le plus marqué, a été la Veillée du samedi soir avec le pape François. Le Saint-Père a une santé fragile mais quand il parle à une foule de jeunes, il nous transmet l’espérance et la force. Il nous touche. Le moment d’adoration que nous avons vécu, a été unique. Il y avait un silence profond au milieu d’une foule d’1,5 million de jeunes qui priaient devant le Saint Sacrement.
Je ne peux que vous recommander de venir aux JMJ en 2027 ! (à Séoul, en Corée du Sud).
A Lourdes (première escale lors du voyage en car).Coucher du soleil (samedi soir de la Veillée).
Médecine et chrétienté sont (trop) souvent perçues comme deux univers différents. C’est oublier que saint Luc est le saint patron des médecins ; avant d’être l’un des évangélistes et l’auteur des Actes des Apôtres, il était médecin lui-même. Parmi ceux qui ont relaté les épisodes marquants de la vie de Jésus, c’est dans l’évangile de Luc que l’en retrouve plus de détails des guérisons effectuées par Jésus : modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur.
Médecine et chrétienté se trouvent étroitement mêlées. La vie, la compassion, l’amour du prochain guident de la même manière l’action du médecin et du chrétien qui célèbrent la Vie et l’Amour du prochain.
Comme il est écrit dans l’Ecclésiaste 9, 12-13 : « Mon fils, quand tu es malade ne te révolte pas, mais prie le Seigneur et il te guérira. Puis aie recours au médecin, car le Seigneur l’a créé lui aussi, ne l’écarte pas, car tu as besoin de lui. Il y a des cas où l’heureuse issue est entre leurs mains. A leur tour en effet, ils prieront le Seigneur. » Aimons nos médecins ainsi que nos médecins de l’âme.
Hippocrate refusant les présents d’Artaxerxès, par Anne-Louis Girodet.
Par le Dr François Kuntschen* Photo : DR
La déontologie médicale a été influencée par le christianisme. Etabli au Ve siècle avant notre ère par le médecin grec Hippocrate, le serment des médecins professe des similitudes de pensée avec l’enseignement du Christ, en promouvant la prise en charge globale de son prochain, en promouvant l’entraide et le respect et en renonçant au mensonge, à la délation et à l’usure.
Comme l’enseignement du Christ, le serment d’Hippocrate a été repris par de nombreux organismes un peu partout dans le monde. Citons à titre d’exemples la Déclaration de Genève ou les Principes d’Ethique Médicale Européenne.
Les principes de déontologie médicale ne montrent pas de contradiction avec l’éclairage chrétien, mais permettent au soignant de pouvoir trouver un sens supplémentaire aux obligations de son activité envers son patient.
Médecin sans être chrétien est possible, mais être médecin et chrétien est un plus qui aide le praticien dans son activité.
* Médecin valaisan, catholique, spécialiste en endocrinologie-diabétologie
Ecrire sur son chalet, c’est raconter une part de soi, s’inscrire dans l’histoire, dans une lignée, partager ce qui anime notre cœur.
Texte et photos par Olivier Taramarcaz
Sola Scriptura [l’Ecriture seule]
Dieu aime l’écriture. Ainsi, il dit au prophète : « Prends une pièce de bois et écris dessus. » (Ezéchiel 37.16) Le Seigneur invite encore : « Ecris la prophétie, grave-la sur des tables afin qu’on la lise couramment. » (Habaquq 2, 2) L’écriture est liée à la lecture. En plaçant des paroles tirées de la Bible sur une maison, celle-ci est manifestée comme un livre ouvert. Si un livre reste fermé, son contenu demeure inaccessible. Ce qui est gravé, écrit dans notre cœur, est destiné à respirer, à être partagé. Esaïe évoque la puissance de la Parole, comme une semence : « Ma Parole ne remonte pas à moi sans effet. » (Isaïe 55, 10)
Soli Deo Gloria [A Dieu seul la gloire]
Des chalets et maisons patriciennes construits entre le XVIIe et XIXe siècle, arborent toujours des textes se référant à la foi chrétienne. Ainsi, sur la place principale du village de Vercorin, un chalet de 1725 porte l’inscription : « Soli Deo Gloria ». Jean-Sébastien Bach (1685-1750) a exprimé : « Le but et la fin de toute musique ne devraient être que la gloire de Dieu et le rafraîchissement de l’âme. » Bach signait ses compositions par le sigle SDG. Cette parole trouve son fondement dans les Ecritures : « A Dieu seul, qui nous a sauvés par Jésus-Christ notre Seigneur, appartiennent gloire, majesté, force et puissance […] pour l’éternité ! » (Jude 1.25) « Soli Deo Gloria » fait partie des cinq « Solas » [Solus, Soli] soit les cinq principes au fondement de la Réforme : Sola Scriptura [l’Ecriture seule] ; Sola Fide [la foi seule] ; Sola Gratia [la grâce seule] ; Solus Christus [Christ seul] ; Soli Deo Gloria [à Dieu seul la gloire]. Pierre dit : « Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité ! » (1 Pierre 3, 15) Ce témoignage gravé dans le bois, préservé par les générations successives, a traversé trois siècles.
Sola Gratia [la Grâce seule]
Le désir de Dieu est que sa Parole de grâce habite pleinement en nous, qu’elle soit gravée, imprimée dans nos cœurs. Sa grâce ne s’arrête pas à notre propre vie. Dieu la destine à chaque personne de chaque culture, de chaque nation, de chaque génération. Il nous invite à la transmettre. Le Livre du Deutéronome rapporte : « Que ces commandements restent gravés dans ton cœur. […] Tu en parleras quand tu seras chez toi, quand tu seras en voyage. […] Tu les inscriras sur les poteaux de ta maison et sur les montants de tes portes. » (Deutéronome 6, 5-9) Ecrire sur sa maison indique un signe d’appartenance, de reconnaissance, mais aussi une lettre ouverte que chacun peut lire. Paul dit : « Vous êtes manifestés comme une lettre de Christ. » (2 Corinthiens 3, 3)
Sola Fide [la Foi seule]
A l’âge de 20 ans, mon frère Didier, vivant à Charrat, a acquis une bâtisse datant de 1650 : « Dans ma maison achetée alors que je n’étais pas encore engagé dans la foi, j’ai découvert un texte en vieux français sur une poutre : « Jesus notre Roys ». Je l’ai gardé précieusement. » 350 ans plus tard, ces trois mots ont eu un impact dans sa vie. Les inscriptions sur les boiseries résonnent comme le témoignage d’une confiance personnelle placée en Dieu.
Dans cette filiation de foi et d’attachement aux Ecritures, j’ai répondu aussi à l’invitation. J’habite Chemin d’en Haut. J’ai commencé par écrire à la gouge, sur les escaliers en mélèze jouxtant le chalet, un mot par escalier : « amour, joie, paix, patience, amabilité, bonté, fidélité, douceur, maîtrise de soi. » (Galates 5, 22) Le fruit de l’Esprit ! Il est produit dans le cœur de chaque personne qui laisse Jésus être le centre de sa vie. Dieu agit en nous, dans la mesure où nous plaçons notre confiance et notre foi en lui, acceptant de nous laisser transformer par son Esprit.
Solus Christus [Christ seul]
Je me suis ensuite attelé à écrire sur le chalet la parole gravée dans mon cœur : « Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier. » (Psaumes 119.105) ; sur un autre pan, j’ai inscrit cette affirmation de Jésus : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » (Jean 14, 6) Ces textes portent un parfum éternel. Jésus est la Parole vivante. Au final, je retiens ces mots de Jean : « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. » « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ. » (1 Jean 5, 11 ; Jean 20, 31 ) « Solus Christus ».
En la fête de la Pentecôte, la communauté paroissiale de Port-Valais a accueilli à l’église du Bouveret six enfants d’une même famille. Ils ont été baptisés par le Père Joseph et les plus grands ont reçu les sacrements de la confirmation et de l’eucharistie.
Par Nicolette Micheli | Photos : Christophe Allet, Gervaise Imhof
« Quand est-ce qu’on va voir Jésus ? » demande Lora, 5 ans, à sa grand-mère. « Dimanche, à la messe au Bouveret. » Lora, c’est la petite dernière. Elle a un grand frère, Mathieu, 16 ans et quatre sœurs : Léa, Mélissa, Laurina et Martina. Voilà 12 ans qu’ils habitent au Bouveret. Les circonstances de la vie ont fait que c’est « Maman Barbette », la grand-mère, qui a pris en charge cette joyeuse troupe, et cela depuis cinq ans. Elle ne manque ni d’énergie, ni de courage avec son caractère bien trempé, ouvert à tous et chaleureux : un heureux mélange des Antilles et du Cameroun. Elle qui enseignait à l’école d’infirmière à Lausanne a dû réduire fortement ses horaires pour se consacrer à ses petits-enfants ! Imaginez le travail quotidien pour répondre aux besoins de chacun ! Et malgré cette tâche immense, « Maman Barbette » trouve encore du temps pour « faire le caté » et ouvrir l’esprit de ses jeunes aux réalités de la vie chrétienne.
Les enfants écoutent avec intérêt les histoires des personnages de la Bible, les épisodes de la vie de Jésus et des saints. En famille, on fait la prière matin et soir. On découvre aussi cet objet étonnant qu’est le chapelet et comment on l’égrène pour nourrir la prière. Durant l’été, les trois ainés sont allés en pèlerinage à Lourdes. Certains ont participé au Théocamp des servants de messe à Revereulaz.
Cependant le malheur n’a pas épargné la famille. Voilà que Gaëtan, le fils de Maman Barbette tombe malade. Tout est mis en œuvre pour le guérir… mais la médecine a parfois des ratés… et il s’en va, à l’âge de 35 ans. Pourtant, les enfants avaient fait une « neuvaine » pour demander la guérison de leur oncle. « Cela n’a pas marché ! » dit l’un d’eux, triste et déçu. Grand-mère explique : « Une neuvaine n’est pas magique, mais vos prières ont aidé votre oncle à partir paisible et confiant. » Cela fait juste un an maintenant, mais la plaie est encore ouverte et les larmes perlent aux yeux à l’évocation de ce drame.
Ce fut toutefois l’occasion d’une magnifique rencontre avec le Père Joseph qui entoure Maman Barbette et sa famille en deuil. « J’ai perdu un fils et j’en ai retrouvé un autre , confie-t-elle avec émotion, car le Père Joseph l’a tout de suite appelée « Maman » avec cette familiarité spontanée si coutumière chez les Africains ! Il les a tout de suite aiguillés vers la paroisse où le curé Innocent les a accueillis à bras ouverts. Avec la complicité joyeuse des jeunes stagiaires Parfait et Arnaud, ils se sentent désormais membres d’une même famille.
Depuis ce jour, les plus jeunes attendaient impatiemment le moment de servir la messe, comme Cay, Mats et Nola, qu’ils voyaient évoluer dans le chœur. Très vite, ils ont pu commencer leur service et ont rapidement progressé. Chaque dimanche, ils sont au rendez-vous et tous participent, même la petite Lora, si triste de rester seule dans le banc. Elle rayonne maintenant, avec son aube raccourcie par un large ourlet et ajustée par Agnès. Quant à Mathieu, son aube aurait de plus en plus besoin d’être rallongée…
Parallèlement, il s’agissait de suivre le parcours pour obtenir le baptême afin d’entrer officiellement dans la communauté. Maman Barbette a passé le relais à Christophe Allet et son équipe. Le grand jour a été fixé au dimanche de la Pentecôte, fête solennelle pour les prêtres spiritains. Lors d’une magnifique cérémonie présidée par le Père Joseph, les six enfants ont reçu l’eau du baptême, revêtu le vêtement blanc et étaient rayonnants, entourés de leur parrain et marraine ! Les plus grands ont reçu avec ferveur la confirmation ainsi que la première communion.
Une fête de la Pentecôte qui laissera un souvenir inoubliable, non seulement à cette famille, mais aussi à toute la communauté heureuse d’accueillir ces jeunes toujours fidèles et motivés qui rehaussent chaque messe dominicale de leur présence si appréciée. Sourires sur toutes les lèvres lors du partage d’un apéritif où l’on a goûté, à travers un vaste choix de petits bouchées bien épicées et de boissons variées, à toute la générosité et la convivialité des familles africaines.
Un message de Mélissa, porte-parole de la fratrie
Nous avons eu la joie de faire partie de votre communauté et de recevoir le baptême, la communion et la confirmation parmi vous. Aujourd’hui, nous faisons partie de la Maison de Dieu et nous le servirons avec amour et fidélité. Nous remercions tous ceux qui nous ont accompagnés pour arriver à cette étape. Grâce à eux, nous vivons dans la paix du Christ. Mathieu, Léa et moi nous sommes partis en pèlerinage à Lourdes sur les pas de Bernadette. Nous avons beaucoup appris sur elle et nous sommes prêts à suivre le même chemin qu’elle.
Infos pour le catéchuménat
Comme Mathieu, Léa, Mélissa, Laurina, Lora, Martina, votre enfant est en âge scolaire (dès 7 ans) et il désire recevoir le baptême. C’est avec joie que l’Eglise accueille sa demande. Il va recevoir une catéchèse pour mieux connaitre Jésus et se préparer à ce premier sacrement.
Voici la personne de contact pour chaque paroisse. Elle saura vous accueillir et vous renseigner.
Par Brigitte Kaltenrieder | Photos : Lazare Preldakaj, Mélanie Dutoit
Cette rencontre était initialement prévue à Notre-Dame de Tours mais suite à un problème d’agenda indépendant de l’organisateur, M. Lazare Preldakaj (responsable de la pastorale jeunesse de la Broye) a trouvé dans l’urgence une solution pour accueillir plus de 100 jeunes Broyards de 13 à 25 ans et une vingtaine de jeunes Focolaris issus des cinq continents. Accompagnée d’une météo clémente et un ciel dégagé, c’est finalement au Centre des Focolari de Montet que la journée a débuté avec un tournoi de jeux, des ateliers créatifs, la réalisation d’une banderole suivis d’une célébration œcuménique avec un témoignage de Rémy Berchier, ancien vicaire général du diocèse. La rencontre s’est terminée dans la soirée par des grillades au feu de bois ainsi qu’une fête musicale (chants et danses).
Pour cette journée JRJ basée sur le thème « il est avec toi sur ta route », référence aux disciples d’Emmaüs qui marchent en compagnie de Dieu, l’équipe organisatrice dont trois jeunes de notre Unité pastorale (Alex Degiorgis, Charline et Bryan Kaltenrieder), s’est réunie plusieurs soirées au centre paroissial de l’église catholique à Payerne. Durant ces préparatifs, Lazare Preldakaj a pu expérimenter deux choses : la joie de travailler avec des jeunes et la difficulté de les motiver, mais lorsqu’ils viennent et voient, ils ont du plaisir à participer aux activités proposées. Ce fut pour lui un beau défi : rejoindre cette jeunesse, l’inviter à une animation festive, sportive et spirituelle.
Par François-Xavier Amherdt | Photo: cath.ch/B. Hallet
Bien sûr, il vaut la peine d’investir des millions pour entretenir le patrimoine de nos cathédrales, pour réparer la flèche de Notre-Dame de Paris ou restaurer la Basilique de Valère à Sion. Cela permet, d’une part, à d’innombrables visiteurs, dont beaucoup sont très éloignés de l’Evangile, de recevoir une forme de catéchèse à travers les portails, les narthex, les tympans des colonnes, les vitraux, les sculptures et les peintures qu’ils trouvent dans ces édifices. Surtout si des visites guidées sont organisées et si les cicérones désignés possèdent des compétences théologiques et ecclésiales adéquates.
Sacerdoce royal et spirituel
Mais ensuite, et surtout, cela donne l’occasion aux pierres vivantes de la construction sainte en Jésus-Christ que nous sommes d’exercer leur sacerdoce royal et spirituel (1 Pierre 2, 5). Il est très symbolique que ce soit une épître de l’apôtre Pierre qui le clame si fortement, en reprenant probablement une homélie baptismale et en l’insérant dans la trame de la lettre. Ce passage de 1 P 2, 4-10 est l’un des textes les plus cités par le Concile Vatican II. Car il exprime au mieux la dignité si élevée de celles et ceux qui reçoivent le baptême et l’onction du saint chrême : désormais, nous sommes toutes et tous proches de la pierre précieuse et choisie par le Père, Jésus-Christ lui-même, lui que les hommes ont rejeté, qui constitue un rocher d’achoppement pour ceux qui ne le reconnaissent pas et qui est devenu la clé de voûte.
Le Fils de Dieu, notre fondation
En offrant notre existence en sacrifice spirituel, agréable à la Trinité sainte, nous participons à l’édification de l’Eglise comme la maison maternelle et accueillante pour l’humanité entière. Si nous nous appuyons sur le Fils de Dieu comme notre fondation, nous savons que rien ne pourra nous ébranler ni nous confondre. Croire dans le Verbe fait chair, c’est ainsi faire partie du peuple élu, bénéficiaire de la miséricorde divine, et proclamer à la face du monde les merveilles du Seigneur qui nous a appelés à son admirable lumière. Comme prêtres, nous nous donnons nous-mêmes, prophètes chargés de cette annonce salvatrice et rois-serviteurs de l’unité. Soyons pierres vivantes au cœur des cathédrales, pour qu’elles resplendissent dans l’univers.
Quatre processions de la Fête-Dieu ont parcouru les rues de localités de notre paroisse, le jeudi 8 juin dernier. Reflets en images.
Photos: Matthieu Angelini (Estavayer), André Bise (Font), Raphaël Roulin (Bussy) et Antonella Reggiani-La Faci (Cugy)
A Estavayer…
… la procession a emprunté un nouvel itinéraire raccourci après la messe à la collégiale. C’était la première Fête-Dieu vécue à Estavayer pour le nouveau curé-modérateur, l’abbé Darius.
A Font…
C’est l’abbé Bernard qui a conduit la procession à Font pour la région ouest de la paroisse dans un décor idyllique avec la participation du chœur mixte de Font-Châbles-Cheyres.
A Cugy…
C’est l’abbé Jean-Louis Hôte, de la communauté des Focolari de Montet, qui a célébré la messe et conduit la procession à travers le village de Cugy avec la participation du chœur mixte et de la fanfare.
… et à Bussy
La procession de la communauté de Notre-Dame des Flots a eu lieu cette année à Bussy et a été conduite par le Père Matthias, avec la participation du chœur mixte de Notre-Dame des Flots, de la fanfare « La Villageoise » de Rueyres-Bussy-Morens et de « L’Echo du Lac » de Forel-Autavaux-Montbrelloz.
En arrière-fond, un procès sur un immeuble à Londres ; sur le devant de la scène, un Pape résolument déterminé à boucler le dossier « assainissement des finances du Saint-Siège » et autres règlements touchant au patrimoine de l’Eglise.
Touche finale
Point d’orgue symptomatique de sa réforme financière de l’Eglise et du Vatican, un motu proprio (ou lettre apostolique faisant acte de son « propre chef », motu proprio en latin), en italien, signé du 20 février dernier et publié dans les deux organes officiels que sont l’Osservatore Romano (journal du Saint-Siège) et les Acta Apostolicae Sedis (archives), déclare sans équivoque que « tous les biens mobiliers et immobiliers, les disponibilités liquides et les titres en mains des divers Dicastères de la Curie romaine ou de la Cité du Vatican, présents et futurs, sont des biens publics ecclésiastiques et comme tels bien du Saint-Siège ». Point barre !
Quoi de neuf ?
Finies les acquisitions par tel ou tel cardinal cupide ou opportuniste, tel ou tel organisme sis dans la Cité du Vatican et agissant en son nom propre sous couvert d’être au service du Pape ! Terminés les passe-droits entre amis et collègues. Basta cette forme de népotisme encore existante même si bien réduite depuis les temps des Borghese et des Borgia ! Arrivederci les entourloupes enrichissant tel ou tel « serviteur du Saint-Père »… au nom de ce même service ! Oui, tout pour et seulement pour la mission : évangéliser !
Administrateurs et pas proprio !
« Aucune institution ou entité d’Eglise ne peut s’arroger le droit absolu et privé de propriété d’un bien d’Eglise » qui doit être, selon la dernière constitution apostolique Praedicate Evangelium, dévolue exclusivement à la mission au sens large du terme.
Et « les biens confiés auxdites entités ne font d’elles que des administratrices et des non des propriétaires » sous la tutelle du désormais unique responsable financier de l’Eglise, le « Conseil pour l’Economie » et son « Secrétariat » – entités créées par François pour rationaliser, assainir et simplifier la gestion du patrimoine ecclésiastique.
François avait été élu il y a dix ans pour évangéliser… même les finances de l’Eglise – et c’est réussi ! Reste à faire suivre…
Par Marianne Berset Dessin : Eva Bertschy / Photo : LDD
Chaque année au mois de novembre, nous invitons les enfants à être des missionnaires en soutenant par la prière, le partage de dessins et la participation à un temps fort. Durant cette année scolaire, nous étions en Indonésie où Missio-enfance a mené un projet qui veille à protéger les enfants. Aujourd’hui, Missio et les catéchistes de la paroisse adressent un chaleureux remerciement à tous les enfants qui ont participé au temps fort ou qui ont transmis un dessin pour les enfants d’Indonésie.
Les responsables ont sélectionné quelques dessins. Cette année, c’est Eva Bertschy, en 8H à Montet, qui reçoit un cadeau.
A la rentrée, nous irons à la rencontre des enfants d’Amazonie. Nous nous réjouissons déjà de vous retrouver pour le temps fort.
A tous un bel été en se rappelant que le Seigneur nous aime tous d’un amour infini.
L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.
Par Sœur Marie-Emmanuel Minot, représentante de l’évêque pour la vie consacrée du diocèse de LGF Photos : cath.ch, DR
Il y a quelques mois, les médias se sont « emparés » d’un sujet sensible : que vont devenir les bâtiments des communautés religieuses, des monastères ? Mais ils ont oublié que dans ces bâtiments, vivent des hommes et des femmes qui ont consacré toute leur vie au Seigneur ! Je ne veux pas nier la réalité : l’âge des consacrés, des consacrées augmente ; il y a des congrégations qui s’éteignent, mais après avoir été des témoins vivants de Jésus ressuscité. Et pourtant, il y a encore la vie.
Qu’est-ce que je découvre en visitant les communautés ? La joie ! Une joie profonde, qui interpelle dans ce monde marqué par la violence, les guerres, l’inquiétude du lendemain, etc. qui sont des réalités. Mais le Christ ressuscité nous communique sa joie. « Je vous ai dit cela, dit Jésus, pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. » (Jn 15, 11) C’est le don que Jésus nous fait. « Un saint triste est un triste saint » disait saint François de Sales. Et notre pape François encourage souvent les consacré-e-s à être des témoins joyeux de l’Evangile. « Là où il y a des consacrés, il y a toujours de la joie » dit-il. Et cette joie, les consacrés la vivent en Suisse romande soit dans le silence des monastères soit dans le service apostolique. Ils sont actifs comme visiteurs de prison, d’hôpital, dans les paroisses, auprès des étudiants, étudiantes…
La vie religieuse est en voie d’extinction, disent certains ! Les communautés religieuses se colorent ! Venus d’autres continents, de plus jeunes apportent une vitalité encourageante. Le mélange des cultures n’est pas toujours facile, d’un côté et d’un autre, mais quelle richesse partagée ! Dans la liturgie, dans les moments de détente, dans le service… Le mélange de générations aussi enrichit.
« Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. » (Jn 16, 22)
Les voûtes de l’église ont vibré aux alléluias de la chorale de Notre-Dame de Lourdes et aux tonalités de l’orguelors du concert-méditation du 4 juin à Cheyres.
Par Claire Moullet Photo: André Bise
Un concert placé sous le même amour de Notre-Dame de Lourdes et du chant, lors des interprétations tant liturgiques que profanes. Un programme riche devant un nombreux public attentif, et pour beaucoup, un pèlerinage-souvenir à Lourdes avec la cohorte des malades qui, chaque année, vibrent à l’écoute des œuvres préparées à leur intention. Chanteuses et chanteuses se sont déclarés ravis de cette escapade en terre broyarde, aux sources pour quelques-uns, sous l’œil maternel de Notre-Dame de Grâce.
• Lire la présentation de la Chorale de Lourdes dans notre édition de juin 2023.
Quel Jacques fête-t-on le 25 juillet ? Parmi les apôtres appelés par Jésus, on distingue Jacques de Zébédée, frère de Jean, et Jacques d’Alphée associé à l’apôtre Thadée. C’est le premier qui est fêté en ce jour et appelé « le Majeur ». Les Actes des Apôtres rapporte sa mort à la suite de la persécution d’Hérode et en fait le deuxième martyr après Etienne. Une tradition ultérieure en fait l’évangélisateur de l’Espagne où il est vénéré à Compostelle.
par Pascal Ortelli
Humour
Une épouse essayait désespérément de guérir son mari d’un penchant à l’alcool. Après de multiples tentatives infructueuses, elle décida de prendre les grands moyens. « Si tu rentres une nouvelle fois éméché, tu n’échapperas pas à la caresse de mon rouleau à pâte. » Sentant que cela devenait sérieux, le mari promit de ne plus recommencer. « D’ailleurs, dit-il, dès ce soir, à la place du bistrot, j’irai à la chasse aux escargots. » Il en recueillit une grande quantité dans un sac qu’il mit sur ses épaules. Au moment de rentrer chez lui, des copains insistèrent pour boire un verre au bistrot du coin. Après plusieurs refus, il accepta mais, dit-il : « Juste un verre ! » Ce qui devait arriver arriva et au lieu de revenir chez lui à 20h, il arriva à 23h. Au moment de franchir le seuil, il buta sur le perron et tous les escargots se répandirent dans le couloir sous les yeux de sa femme. Dans un éclair de lucidité, il regarda vers les escargots et il dit tout fort : « Voilà les petits, on est enfin arrivés ! »
En jouant dimanche 18 juin, après la messe, la célèbre pièce «L’orage» de Jacques Vogt, Philippe Marchello a marqué d’une manière spectaculaire ses trente ans de présence à l’orgue de la collégiale d’Estavayer. Une église comble a réservé une standing ovation à cet organiste passionné autant que dévoué.
Par Claude Jenny Photos: Georges Losey, Claude Jenny
C’est avec une œuvre impressionnante que le compositeur a voulu transmettre par le son les diverses séquences d’un orage violent. Et traduire la partition sur l’instrument exige de l’organiste expérience et… débauche d’énergie ! C’était seulement la troisième fois – la dernière il y a 13 ans – que Philippe Marchello se lançait ainsi sans peur… en plein orage. Une technique vidéo défaillante n’a malheureusement pas permis au public de voir physiquement l’artiste sur grand écran durant son interprétation, lorsqu’il est quasiment couché sur les claviers ou que ses pieds actionnent le pédalier dans tous les sens ! Restait donc le son, avec ses passages fracassants, qui montrent toutes les potentialités de l’instrument et de l’organiste !
Philippe Marchello a été honoré et félicité pour l’occasion par une délégation du Conseil de paroisse emmenée par son président Alexandre Duc, qui lui a remis un présent pour tant d’années de fidélité à sa mission de musicien d’Eglise. L’abbé Bernard, en ouverture de la messe, a lui aussi relevé la qualité d’un tel dévouement au service de la liturgie.
L’artiste félicité par Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse.
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