Tous à Cheyres pour la fête paroissiale!

L’ouverture d’une nouvelle année pastorale se prête bien pour en faire une belle fête en invitant tous les paroissiens à une messe solennelle suivie d’une partie conviviale. 

Par l’abbé Darius, curé-modérateur

Cette Eucharistie, concélébrée par nos prêtres, permettra de renouveler la mission de toutes les personnes engagées pour affaire du Christ dans notre paroisse Saint-Laurent Estavayer. Tous nos choristes sont les bienvenus pour former un chœur-mixte sous la direction de Jacques Michel.

Nous donnons cette année rendez-vous à tous les fidèles de notre paroisse à la salle polyvalente de Cheyres, le dimanche 17 septembre 2023 à 10h.

Cette messe sera suivie d’un apéro dinatoire.

Nous tenons à ce que toute nouvelle année pastorale soit vécue avec nos efforts quotidiens à mettre le Christ au cœur de notre vie. C’est bien pour cette raison que nous nous donnons le fil rouge qui restera toute l’année à nos yeux et dans nos cœurs : «Jésus-Christ ma soif et ma source.»

Les participants de la fête recevront des cartes avec ce slogan et de grandes affiches seront exposées dans toutes les églises de notre paroisse pour que Celui qui est notre soif et source de tout bonheur n’arrête pas de nous conduire et nous réjouir.

La répartition d’un don exceptionnel

Nous l’avions annoncé dans ces colonnes : en plein covid, le Conseil de la paroisse Saint-Laurent Estavayer avait décidé de faire un don exceptionnel de 100’000.– francs à diverses institutions régionales. Les noms des destinataires de ce don n’avaient pas été dévoilés. Lors de la récente assemblée de paroisse, ce fut chose faite, le président annonçant que les attributions avaient été faites en fonction de la présentation d’un projet précis pour des montants de 5 ou 10’000 francs pour chaque bénéficiaire.

Voici les 15 institutions bénéficiaires avec les montants respectifs :
* Les Cartons du Cœur Fr. 10’000.–
* Saint Vincent-de-Paul Fr. 10’000.–
* La Tuile Fr. 10’000.–
* Zoe4Live Fr. 10’000.–
* Porte Bonheur Fr. 5’000.–
* Maison d’Enfants à Avenches Fr. 5’000.–
* Au contour d’Elsa Fr. 5’000.–
* Table Couvre-toi Fr. 5’000.–
* Caritas Fribourg Fr. 10’000.–
* Fondation Chalet Saint-Laurent Fr. 5’000.–
* Espace Femmes Fr. 5’000.–
* Banc Public Fr. 5’000.–
* Solidarité Broye Ukraine Fr. 5’000.–
* La Rosière Fr. 5’000.–
* PassePartout Fr. 5’000.–

Ce sont donc au total 15 organisations qui ont bénéficié de cette opération « coup de cœur » de la paroisse (cjy).

Peinture de Paul Monnier, église Saint-Charles-Borromée, Avusy (Genève)

Par Amandine Beffa | Photo: Jean-Claude Gadmer

Saint Charles-Borromée, le saint patron de l’église d’Avusy, dans le canton de Genève, est surtout connu comme artisan de la Contre-Réforme catholique. Il fait en effet partie des évêques ayant permis l’application du Concile de Trente. Paul Monnier a toutefois choisi de représenter un autre épisode de la vie de l’archevêque de Milan : l’épidémie de peste qui a touché la ville en 1576.

L’œuvre monumentale, une des premières réalisations de l’artiste avec le Groupe Saint-Luc, couvre une surface de plus de 100 m². Elle est divisée en deux parties. Au second registre, Charles Borromée est conduit au Ciel au terme de sa vie terrestre. Sur les côtés, des anges portent son chapeau de cardinal (à gauche) et une couronne (à droite). Selon certaines interprétations, la couronne est une allégorie de la charité. 

Revenons au premier registre. A l’arrière-plan, il est possible de reconnaître la cathédrale de Milan. Devant, est dressé un autel et l’archevêque distribue la Sainte-Communion. Il est entouré d’une foule de personnes en grande souffrance. En effet, si le saint a aidé les autorités civiles à mettre en place des mesures de protection pour éviter que la maladie ne se propage, il s’est aussi engagé pour ne laisser personne dans une détresse spirituelle. Il fait construire des croix à tous les carrefours de la ville. Des autels y sont dressés pour célébrer la messe et pouvoir apporter l’Eucharistie aux habitants alors strictement confinés. Charles Borromée demande aux prêtres de déambuler dans les rues en priant et de confesser ceux qui le désirent par la fenêtre de leur habitation. Dans le respect des gestes barrière – comme nous le dirions aujourd’hui – il rend visite aux malades, convaincu que la santé de l’âme est plus importante que celle du corps.

Le travail de Paul Monnier étant d’une grande qualité, il vaut la peine de s’arrêter sur les détails : les drapés du tissu, les expressions des visages, le mouvement des mains… Ensemble, ils composent l’émotion de cette œuvre qui nous parle, plus largement, de tous ces prêtres qui donnent leur vie au service des plus petits.

Alexandre Antonin, un parcours atypique

Voilà plus de vingt ans qu’il dirige Caritas Valais. Le parcours du natif de Vétroz, né dans un milieu viticole, passe à chaque fois par des étapes inattendues. Allons à sa rencontre.

Par Anne-Laure Martinetti | Photos: DR

Alexandre Antonin, après des études en sciences politiques à Genève où vous côtoyez Jean Ziegler, vous partez pour Zurich travailler dans les assurances puis vous rentrez au CICR. C’est un peu le grand écart là ?
Les assurances, c’était surtout un gagne-pain. En fait, j’étudie à fond l’espagnol car je pense déjà au CICR et à l’Amérique du Sud mais je suis envoyé comme délégué à… Bagdad ! C’est alors la guerre entre l’Iran et l’Irak et ma mission consiste à visiter les prisonniers iraniens. J’ai seulement 25 ans à ce moment-là et ils sont aussi très jeunes. D’autres, venus de l’étranger voir leurs proches ont été enrôlés de force. Je me souviens notamment d’un médecin dans ce cas. C’est rude, les scuds (ndlr, missiles) passent sur nos têtes et au sol, on doit gérer mille problèmes médicaux, psychologiques ou encore la censure des courriers, lien essentiel avec l’extérieur pour ces prisonniers.

Une anecdote sur cette période ? 
Des choses simples deviennent vite compliquées. Par exemple, nous voulons faire livrer des baby-foot dans la prison, histoire d’occuper ces hommes et bien, cela prendra un temps fou parce qu’il faut d’abord déterminer si le baby-foot est un sport ou un jeu car le chiisme, majoritaire en Iran, interdit le jeu.

Après l’Irak, vous avez l’Afrique du Sud en vue et… ?
… je suis envoyé dans la bande de Gaza ! Nous sommes en 1989 en pleine Intifada, « la guerre des pierres », littéralement « le soulèvement », menée depuis 1987 par les jeunes Palestiniens dans les territoires occupés par Israël. A nouveau, je visite les prisonniers, palestiniens cette fois.

Et c’est là que vous risquez de perdre la vie. Dans quelles circonstances ?
Des Palestiniennes sont rassemblées autour d’une femme et d’un jeune blessés et soudain, je prends une balle perdue dans la jambe : mon tibia est brisé ! Je suis transporté au camp de réfugiés de Khanyounis au sud de Gaza puis opéré à Tel Aviv. Je reçois ensuite une médaille de Cornelio Sommaruga, directeur du CICR, puis l’affaire prend un tour politique : Yasser Arafat fait de moi un héros de la révolte palestinienne et un futur citoyen de l’Etat arabe ! Le retour en Suisse est terrible : j’ai 29 ans et on me dit que je ne pourrai plus marcher ! Après une longue et pénible rééducation et peut-être un coup de pouce du destin, je suis à nouveau debout.

Vous êtes ensuite membre d’une commission semi-publique chargée des AOC Valais et vous présidez durant 12 ans la commission agricole du Grand Conseil. 
Deux jobs bien plus dangereux que Bagdad et Gaza réunis ! (rires) A cette période, je fais un MBA (Master of Business Administration) à HEC Lausanne et quand l’offre de Caritas paraît, je me dis que « ça, c’est pile pour moi ! » car il y a à la fois du social et du management. Cela dit, à mon arrivée, la situation financière était très mauvaise et cela a été un dur travail de la rééquilibrer, un travail d’équipe, je précise.

Et aujourd’hui, 20 ans plus tard, votre motivation demeure intacte ? 
Plus que jamais. Pourtant les besoins sociaux sont en hausse et nous devons faire face à de nouvelles problématiques : la fracture numérique, l’addiction aux jeux d’argent, l’endettement des jeunes… D’autres, comme les violences domestiques sont enfin mieux traitées. Caritas offre une prise en charge unique en Valais depuis 2018, sur mandat cantonal, aux auteurs de ces violences afin d’éviter la récidive. 108 personnes ont été suivies en 2022. Nous avons aussi un nouveau mandat, la « Carte Culture », qui permet l’accès à la culture à des personnes à faibles revenus.

Les services traditionnels de Caritas restent-ils d’actualité ?
Le magasin de seconde main de Sion fonctionne à plein. Caritas sensibilise et réalise des actions concrètes en matière d’éducation, de désendettement, d’addiction, de grossesse imprévue, de faits de violence. Nous proposons aussi des cours d’insertion non certifiants pour les chômeurs. Nous fonctionnons avec 12 personnes salariées, un tournus de 35 personnes placées sur trois à six mois et un budget de 1,6 million de francs. Je dirais que, malheureusement, ce n’est pas le travail qui manque…

L’entrée rappelle que « Caritas » signifie « charité », amour du prochain.

Rafaëlle Mascaro: une montagne d’énergie au service des autres

Rencontrer Rafaëlle Mascaro, c’est faire le plein d’énergie, tant cette femme dynamique rayonne! Femme de foi et altruiste, elle nous parle de son chemin de vie et de foi atypique avec enthousiasme. Rien ne la prédestinait à s’engager en Eglise. 

Par Gérard Dévaud | Photos : Pierre Bondallaz

Elle fut baptisée toute petite dans un foyer non pratiquant. En 2012, lors de l’arrivée de toute la famille à Cugy, la question de l’inscription des enfants au catéchisme s’est posée. N’étant pas encore baptisés, ses enfants demandent à suivre le parcours catéchuménal. Christian Moullet, alors responsable de cette préparation, demande à Rafaëlle si elle veut les accompagner. Ce qu’elle accepte. 

Communier avec son fils

C’est ainsi qu’elle va, avec ses enfants, vivre une vraie catéchèse nourrissante. A 42 ans, elle va communier pour la première fois, lors de la première communion de son fils. Un grand moment pour elle qui l’a beaucoup marquée et qui l’amène à poursuivre en se préparant à la confirmation, via le catéchuménat des adultes. Elle reçoit le sacrement de la confirmation à l’âge de 44 ans.

En 2014, une catéchiste lui propose de donner des cours à l’école de Cugy, auprès d’enfants de 3H. Elle s’engage ainsi dans la catéchèse comme bénévole. Mais lorsqu’elle s’investit dans quelque chose, Rafaëlle ressent le besoin de se former. Elle m’explique que « même si c’est du bénévolat, il est important de suivre une formation ». Ce qu’elle fera en participant au parcours Galilée IX. Elle va donner du catéchisme sur plusieurs secteurs de la Paroisse, auprès des enfants de 3H, 4H et 5H tout en allant faire des visites au home durant deux ans.

Multi engagements

Très proche du Père Richoz qui fut pour elle une figure importante dans son chemin de foi, elle accepte sa proposition de rejoindre le Conseil de communauté de Cugy-Vesin, puis d’en prendre la présidence en 2018. Elle fut également très présente lors du déménagement du Père Richoz depuis la cure de Cugy, aux côtés de Mmes Bangerter et Monnard.

Actuellement, Rafaëlle est toujours à la tête du conseil de communauté de Cugy-Vesin, mais aussi engagée comme catéchiste auprès des élèves de 5H. Elle accompagne aussi le parcours du catéchuménat des enfants de notre Paroisse. Et, afin d’alimenter sa foi, elle participe à un groupe d’Evangile à la maison.

Cependant, son engagement pour les autres ne s’arrête pas aux portes de la Paroisse ! Elle est ainsi très active dans la commission « Seniors plus » de son village (livraison de livres à domicile, permanence numérique) et dans son travail à la bibliothèque communale de Cugy.

On peut se demander où elle trouve autant d’énergie ! « Jésus, c’est un modèle qui me pousse à aller vers les autres ! dit-elle. C’est normal pour moi de donner du temps pour les autres, car ce qui facilite leur vie me remplit de joie ! » Cette énergie, elle la puise également auprès de sa famille ainsi que dans la communauté paroissiale de Cugy-Vesin qui l’a accueillie et où elle se sent bien.

Bravo et merci Rafaëlle pour votre enthousiasme et votre engagement exemplaire !

Bio express

Née en Normandie
Mariée à Balthazar
Maman d’Alexandre et de Marie
Plusieurs professions : infirmière – catéchiste – bibliothécaire
Arrivée en Suisse en 2009 et à Cugy en 2012

Mme Rafaëlle Mascaro et Mme Nicole Monnard, auxiliaire pastorale, fleuries pour leur dévouement.

Accueillir ou célébrer?

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec le Valaisan Benjamin Bender. 

Par Benjamin Bender | Photo : Pierre Daendliker

En parlant de minorités, de nombreux représentants de notre Eglise – et le pape François en première ligne – utilisent régulièrement un verbe : accueillir. « Qui suis-je pour juger ? » ajoute ensuite François.

Dans les différents sens que peut prendre le verbe « accueillir », je relève celui qui semble correspondre à la demande de l’Eglise : admettre quelqu’un au sein d’un groupe, d’une famille, d’une assemblée. 

Accueil parfois difficile

L’Eglise a un beau passé d’accueil. Elle a été présente pour de nombreuses personnes et l’est encore aujourd’hui. Et pourtant, nous ne saurions nier que pour certaines minorités, l’accueil est encore très difficile. Pourquoi cela ? J’aimerais vous proposer aujourd’hui un élément de réponse parmi d’autres : pour qu’une personne ne soit pas seulement admise dans un groupe, mais qu’elle puisse être pleinement elle-même, qu’elle puisse s’y épanouir et grandir, nous devons célébrer qui elle est. « Célébrer » signifie faire publiquement la louange. 

Sommes-nous vraiment capables de célébrer celles et ceux qui sont différents de nous, qui ne pensent pas comme nous, qui n’agissent pas comme nous ? Sommes-nous capables de dire ouvertement que la différence de l’autre est une richesse inestimable ? Cela, sans vouloir l’assimiler à la majorité ? 

Lorsque l’on fait partie d’une majorité, il est très dur de comprendre ce que vit l’autre partie de la population. 

Faire un pas vers la minorité

C’est souvent l’incompréhension qui règne. Je le dis et je l’assume : c’est tout d’abord à la majorité de faire un pas vers la minorité. C’est à la majorité de s’agenouiller pour laver et embrasser les pieds de la minorité. Il y a une raison très claire à cela : la minorité, par son existence même, doit sans cesse lutter pour sa visibilité et son droit d’exister au sein du groupe. La majorité détient donc le pouvoir de la faire taire en un rien de temps si elle n’y prête pas une attention particulière. Il revient donc à la majorité de s’approcher de la minorité, de l’écouter, de la visibiliser et enfin, de la célébrer. 

Ce n’est pas une perte de pouvoir ou de privilège. La minorité restera minoritaire, mais elle aura enfin le droit d’exister en tant que telle. 

Aujourd’hui, je vous invite du fond du cœur à faire un pas vers une personne issue d’une minorité, à faire cet effort, pour trouver en l’autre ce qui est bon à célébrer chez elle. 

Sur les traces du monde sauvage – Montagn’art: l’art à ciel ouvert

Depuis 2001, à la cabane du Demècre (2’361 m), sur les Hauts de Fully, le mouvement Montagn’art organise des expositions sur le thème Art et Nature. Durant cette saison artistique, l’artiste Philippe Gatti présentera une série d’aquarelles animalières réalisées entre l’automne 2022 et le printemps 2023. L’exposition se déroulera du 1er juillet au 30 septembre 2023. 

Par Olivier Taramarcaz, Initiateur de Montagn’Art | Photos: Véronique Gatti – Aquarelles de Philippe Gatti

Le regard de l’aquarelliste – Passionnés de nature, de rencontres, Véronique et Philippe Gatti ont traversé les Alpes à plusieurs reprises, sur des périodes de trois mois de marche. L’artiste pèlerin traduit ce temps du chemin : « Marcher, ce n’est pas seulement faire un pas devant l’autre, c’est aussi et avant tout faire un pas vers l’autre. » L’automne dernier, il a gardienné la cabane du Demècre durant une semaine… hivernale. Là, il a observé la faune, s’est immergé dans le paysage. Il a saisi les grands contrastes des Dents de Morcles, il a surpris l’hermine dans ses aventures quotidiennes. Blotti dans les rochers, il s’est émerveillé devant le vol du gypaète. Il a attendu le passage du tétras-lyre. 

L’observateur contemplatif aime le temps de l’attente : « Dans les pentes, couvertes de carlines, cueillir le silence. » Il invite par un questionnement, à expérimenter le repos évoqué dans le Psaume 23 : « Avons-nous déjà pris le chemin de ces prairies verdoyantes et goûté à leur quiétude ? » Lové contre un rocher, se remémorant son pas à pas dans les pas du Bon Berger, il évoque : « Petit, j’étais loin d’imaginer, lors de mon premier pas, tout ce chemin qu’un simple pas de foi allait me faire parcourir. »

La musicalité de la peinture – Les aquarelles de Philippe Gatti reflètent le monde discret de la Création, ses saisons, ses lumières, sa musicalité. Il chuchote alors ces mots : « Je savoure le fruit du temps, que je prends le temps de cueillir. » Son œuvre picturale porte des instants promis, des traces dans la neige, des flocons de lumière. Il guette, scrute, dessine les brindilles, comme autant de détails de la fresque des chaînes montagneuses se dévoilant devant ses yeux écarquillés. La brume matinale s’évapore. Le soleil éclaire le pan de roche où se love l’homme à l’affût du Créateur : « La paix est d’une grande richesse, mais faut-il encore prendre le temps de la rechercher. » Son regard renvoie à notre intériorité, à notre disposition à écouter Celui qui nous parle au travers de tout ce qu’Il a créé, manifestant ainsi sa grandeur.

Tout est sujet d’émerveillement pour qui reçoit l’amour du Père manifesté dans sa Création. Montagn’art propose de découvrir le regard singulier de Philippe Gatti. Ce regard renvoie à notre intériorité, à notre disposition à écouter le chant des choucas, à suivre la touche du pinceau, épousant la fibre du papier, conférant au blanc-de-neige, toutes les nuances des teintes saisonnières.

En marche sur les hauts de Fully – D’accès aisé depuis Fully, via Chiboz, l’Erié, par le chemin panoramique sous le Chavalard, la cabane du Demècre est idéalement placée. Elle offre un point de vue unique sur les Dents du Midi. Elle est aussi l’un des gîtes d’étape du Tour des Muverans, et de la célèbre Via Alpina, traversant toutes les Alpes, de Slovénie jusqu’à Menton. Des chemins issus des quatre points cardinaux arrivent et partent de la cabane. Elle est ainsi un lieu de croisement, de rencontre et d’amitié. 

L’exposition d’aquarelles Sur les traces du monde sauvage de Philippe Gatti, est à découvrir durant tout l’été, lors d’une sortie en montagne, avec des amis ou en famille. La cabane est gardiennée en permanence. Il y a donc possibilité de s’y désaltérer, de s’y restaurer, et aussi de dormir sur place, en s’assurant alors de réserver votre nuitée à l’avance. 

Infos pratiques

Exposition : Sur les traces du monde sauvage
Lieu : cabane du Demècre (2’361 m), hauts de Fully 
Vernissage : samedi 1er juillet dès 13h en présence de Philippe Gatti 
Dates : du samedi 1er juillet au samedi 30 septembre 2023
Contact cabane : 027 746 35 37 · www.demecre.ch

La Chorale de Lourdes fera halte à Cheyres

La Chorale de Lourdes regroupe des chanteuses et chanteurs de toute la Suisse romande.

La chorale du Pèlerinage de Lourdes sera de passage à Cheyres pour une journée d’action de grâce le dimanche 4 juin. Elle chantera la messe le dimanche matin et donnera un concert le dimanche en fin d’après-midi.

Par Claire Moullet | Photos: LDD

Cette chorale particulière rassemble des chanteurs de toute la Suisse romande. Ils représentent une belle cohorte aux habitudes bien diverses que leur directeur, Emmanuel Pittet, essaie d’amener à l’unité et à la beauté par la fusion des voix et des énergies de chacun pour animer les célébrations de la semaine du pèlerinage.

Le service et la disponibilité pour les pèlerins et les malades n’est pas un vain mot pour ces choristes bénévoles qui participent avec assiduité, à travers la Suisse romande, à des répétitions réparties en un week-end de déchiffrage et trois samedis, avant le départ tant attendu vers la cité mariale. Une présence lors des célébrations mais aussi lors de concerts avec un catalogue varié, tant religieux que profane, offerts aux malades et aux pèlerins de Lourdes.

La messe du 4 juin à Cheyres sera célébrée par Mgr Rémy Berchier et animée par le chœur et se veut action de grâce pour la louange mariale et le service du chant ainsi que pour la fraternité, l’amitié et le partage vécus durant le pèlerinage de mai et pour le message de paix rapporté chez nous.

Mais après la nourriture spirituelle, un apéritif et la joie d’un repas près du lac s’ajouteront à la liesse de ce jour.

Concert à l’église

Afin de remercier Cheyres et sa population pour son accueil, la Chorale de Lourdes donnera un concert à l’église à 17h.

Mais auparavant, Notre-Dame de Grâce, encore inconnue de quelques-uns, livrera son trésor intérieur, la Passion du Christ. Une pause très parlante en introduction des chants tant religieux que profanes, souvent bien connus dans notre région.

A l’issue de cette journée, plus que jamais, les paroissiens de la communauté ressentiront souvenirs et réelle connivence avec la cité mariale de Lourdes.

La Chorale de Lourdes anime les cérémonies du pèlerinage de mai et par tous les temps…

Le maître et le Big Bang

Georges Lemaître réussit à convaincre le Pape de tenir la foi et les sciences sur des plans séparés.

Par Pierre Guillemin | Photo : DR

Qui était l’abbé Georges Lemaître (1894-1966), religieux, prêtre, mathématicien, cosmologue à l’origine de la théorie du Big Bang, c’est-à-dire l’explication scientifique de la création de l’univers, nommé par le pape Jean XXIII, en 1960, prélat domestique ainsi que président de l’Académie pontificale des sciences ? Einstein disait de lui qu’il était « celui qui avait le mieux compris la relativité générale » ! Beaucoup de physiciens, de nos jours, pensent qu’il aurait partagé le prix Nobel de physique avec Arno Penzias et Robert Wilson, s’il avait été vivant en 1978.

En octobre 2018, la communauté astronomique internationale lui a rendu un bel hommage en le reconnaissant de facto comme l’un des pères de la théorie du Big Bang et en recommandant de renommer la célèbre loi de Hubble en loi de Hubble-Lemaître.

Mais le Big Bang, qu’est-ce que c’est ? L’idée développée par l’abbé Georges Lemaître est que si on inverse la trajectoire de toutes les galaxies de l’univers et qu’on regarde où elles étaient dans le passé, on obtient une convergence en un point unique c’est-à-dire, un état initial de l’univers que Georges Lemaître a décrit comme « la théorie de l’atome primitif » et qu’on appelle aujourd’hui le Big Bang.

Cette théorie révolutionne notre perception du monde et de l’univers. Mais si l’on pouvait croire que cette même théorie réfute la création de l’univers par Dieu, Georges Lemaître a aussi été toute sa vie un fidèle serviteur de l’Eglise catholique, à la foi sincère et affichée. Science et religion ont été pour lui deux attitudes intellectuelles qu’il a réussi à faire cohabiter dans un seul homme, dans une seule vie. 

Fiat lux

Quand en 1951 Pie XII déclare, dans une tentative de concilier la lettre de la Bible aux avancées de la science, que le Big Bang est le « Fiat lux initial, l’instant où le cosmos est sorti de la main du créateur », George Lemaître n’est pas d’accord et réussit à convaincre le Pape de tenir la foi et les sciences sur des plans séparés : il s’oppose donc à une vision concordiste de la science qui est un système d’exégèse consistant à interpréter les textes sacrés de la religion de façon qu’ils concordent avec les connaissances scientifiques de l’époque. La conséquence et le risque d’une telle attitude concordiste sont de conduire à l’immobilisme scientifique. 

Ainsi, le mariage de raison entre science et foi est-il définitif ? Georges Lemaître répond : « Oui, à condition que les chercheurs restent dans leur domaine de compétence. Les scientifiques doivent savoir où se termine la science et où commencent la philosophie et la théologie. »

Courrier de lecteur

Peinture de l’artiste espagnole Berna Lopez.

Photo: evangile-et-peinture.org

A propos de l’article de Françoise Besson au sujet de « Janine » dans L’Essentiel d’avril 2023. 

Cet article m’a tout de suite touchée sans l’avoir d’abord lu, à cause de la photo du regard de Janine. Dans ses yeux, j’ai été plongée dans son monde intérieur tel que je pouvais l’imaginer : un monde aride de désespoir et d’enfermement. En découvrant à la fin de l’article les circonstances de la mort de Janine, un cri de révolte a jailli en moi.

Je découvre aujourd’hui que, si cette histoire m’a choquée, c’est que, moi aussi, il y a quelques années, j’ai souffert de cette terrible maladie qu’est la dépression. Mais contrairement à Janine, j’ai pu trouver une autre porte de sortie à cet enfer, et cela, non pas par mes mérites mais par l’accueil d’une discrète mais infinie tendresse de Dieu. Face à cet enfermement intérieur, minute après minute, j’ai reçu la confiance fidèle de certains proches, malgré leurs incompréhensions par rapport à mon vécu et mon comportement.

Malgré une certaine nuit de l’esprit, la foi de ma jeunesse a pu survivre et s’épurer. Souvent dans ma chambre, je prenais dans mes mains une icône de Jésus que j’appréciais. Je la mettais sur mes genoux et je posais mon visage en pleurs sur le sien. Alors je lui donnais TOUT de mon rien : mon impuissance, mes échecs, mes angoisses. Et toujours, j’étais restaurée parce que je sentais que Jésus était encore un étage en dessous de moi et qu’il me portait dans ses bras. Enfin, j’ai eu le cadeau d’être accompagnée par un excellent médecin qui, au fil des mois, a pu trouver une médication qui a pu renouveler mon cerveau bien endommagé. Alors, tout lentement, mon corps, mes émotions, mon intelligence ont repris leurs fonctions normales. Et, de petits progrès en petits progrès, je guérissais. 

Aujourd’hui, malgré certains symptômes résiduels, je suis heureuse ! Cette expérience m’a appris à rester au plus près du moment présent, dans une dépendance joyeuse à l’Amour de Dieu. J’aime beaucoup ce verset tiré du livre d’Isaïe (ch. 9, 1-2) : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse. »

Gros travaux en cours à l’église de Rueyres

Ils ont commencé à la mi-avril et seront achevés pour la mi-juillet: les importants travaux de rénovation de l’intérieur de l’église de Rueyres-les-Prés sont en cours et avancent normalement. Visite de chantier début mai.

Réunion de chantier avec l’architecte, des représentants des maîtres d’état et le représentant du Conseil de paroisse.

Par Claude Jenny | Photos: Raphaël Roulin

Chaque mercredi, les maîtres d’état de ce gros chantier se retrouvent sur place autour de Béatrice Clavel, architecte et en présence de Dominique Chassot, qui représente le Conseil de paroisse. Après les travaux extérieurs de stabilisation effectués en 2021 et qui ont été rendus nécessaires en raison d’un affaissement de la partie avant de l’édifice, c’est maintenant presque l’entier de l’intérieur de l’église qui fait l’objet d’une rénovation. 

Une réunion avec les paroissiens avait permis d’expliquer de manière détaillée la nature de cette rénovation et de lever certaines craintes. Car c’est vrai que, lorsque le chantier sera achevé, cette église retrouvera tout son lustre qui sera totalement conforme à sa configuration d’origine due au concepteur Fernand Dumas. Cette église, qui est rattachée à la Communauté de Notre-Dame des Flots (Rueyres-les-Prés, Montbrelloz, Forel) avait subi une première rénovation importante dans les années trente.

Les travaux actuels permettent de recouvrir les bas-côtés d’un crépi spécial et de changer la câblerie électrique. Mais la partie la plus délicate de cette rénovation consistera à refaire toute la peinture intérieure, en respectant strictement les couleurs d’origine. Par exemple, un bleu spécial dans le transept et le chœur. Un beige spécial viendra également habiller la nef. La porte en bois du fond de la nef sera reconstituée dans les règles par un restaurateur d’art.

Un budget de Fr. 150’000.– a été voté pour mener à bien ces travaux. Nous y reviendrons dans l’une de nos éditions de l’automne prochain.

Un prix Nobel pour deux

Mosaïque de Mariam Thresia exposée au musée du premier couvent qu’elle a fondé au Kerala.

Lorsqu’on pense à l’Inde, ses bidonvilles et ses nécessiteux, la figure emblématique de Mère Teresa s’impose à nous. Or, peu d’entre nous connaissent l’autre Thérèse – Mariam Thresia Chiramel Mankidiyan – précurseure de l’œuvre de sa consœur en Christ.

Par Myriam Bettens | Photo : Augustus Binu

Très tôt déjà, elle souhaite se consacrer à la vie d’ermite, mais sa famille s’y oppose. C’est finalement à Puthenchira, dans le district du Kerala qu’un demi-siècle avant sa consœur et lauréate du prix Nobel de la paix, que Mariam Thresia Chiramel Mankidiyan (1876-1926) œuvrera auprès des exclus et à l’éducation des filles. Cette dernière étant pour elle l’exemple même de la théologie de la libération en action… sans slogan.

Rompant avec la coutume de ne sortir de la maison qu’accompagnées d’hommes, Thresia et ses trois compagnes sillonnent les routes et visitent les familles dans le besoin. Une révolution pour un monde autant séculier que religieux, dont les critiques acerbes ne manquent pas de pointer ces « femmes qui descendent dans la rue » !

En 1903, Mariam Thresia demande à son évêque la permission de construire une maison de prière, mais le vicaire apostolique de Trichur lui suggère plutôt d’envisager de rejoindre une congrégation déjà existante. Elle ne ressent la vocation pour aucune d’entre elles, trop contemplatives face à son désir de servir. Finalement, en 1913, le vicaire l’autorise à construire une maison de prière et envoie son secrétaire pour la bénir. L’évêque discerne dans la vocation de Mariam Thresia qu’une nouvelle congrégation religieuse au service de la famille est en gestation. Le 14 mai 1914, il l’érige canoniquement et lui donne le nom de Congrégation de la Sainte Famille.

En moins de douze ans et avec une énergie indomptable, Mariam Thresia fait construire trois nouveaux couvents, deux écoles, deux foyers, une maison d’études et un orphelinat. A sa mort, en juin 1926, sa réputation de sainteté se répand rapidement et sa tombe devient un lieu de pèlerinage. Elle est béatifiée le 9 avril 2000 par Jean-Paul II. Son intercession est invoquée par les familles en situation difficile et par les couples sans enfant de l’Eglise catholique romaine, syro-malabare et syro-malankare.

Comme l’épi nouveau

Jean-Pascal Genoud présidant la célébration de la Fête-Dieu 2022.

Texte et photo par Marion Perraudin

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim,
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme l’Amour qui dans le pain de Vie,
Pour fortifier le cœur qui se dépouille de tout
Et se fait tout humble pour reconnaître sa faim de la vraie Nourriture.

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim,
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme sa Présence qui emplit de paix tout l’être
En creusant au fond du cœur le désir,
D’une rencontre de plénitude.

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim,
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme le Mystère donné à contempler et à adorer à l’autel,
Dans la simplicité de la coupe et du pain,
Où le Christ Sauveur nous rejoint pour demeurer en nos vies.

Comme l’épi nouveau donnant ses grains,
Pour le pain qui comblera notre faim
Comme le cep donnant ses grappes,
Pour le vin de la joie,
Comme le Christ Vivant dans cette petite hostie,
Entre les mains pauvres du prêtre,
Vient reposer au creux de nos mains
Afin que nous devenions Celui que nous recevons.

Merci Seigneur pour tous nos prêtres, merci pour leurs mains qui célèbrent et bénissent.
Et qui au nom de Jésus donnent les sacrements, en particulier l’Eucharistie et le Pardon.
Merci Seigneur pour les mains de Jean-Pascal qui ont consacré et donné Jésus Eucharistie.
Merci Seigneur pour les mains de Jean-Michel qui ont guidé ses confrères.
Merci Seigneur pour les mains de Jean-Pierre qui vont conduire sa communauté au souffle de l’Esprit Saint.

La nouvelle croix de Châtillon bénite

Photo: Georges Losey

L’ancienne croix des missions, sise au cœur du village de Châtillon, avait subi les outrages du temps et menaçait même de s’écrouler. Son remplacement s’imposait. Ce qui fut fait et la nouvelle croix installée, mais encore fallait-il qu’elle soit bénie comme le veut l’usage. Pandémie oblige, cette cérémonie a été remise mais a finalement eu lieu le samedi 25 mars dernier et la nouvelle croix bénite par le curé de la paroisse, l’abbé Darius. Une cérémonie qui a été agrémentée par le chœur mixte de Lully-Bollion-Châtillon et suivie d’une agape (cjy).

En librairie – juin 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Conversion d’un athée
Cédric Longet

L’arrivée du sacré catholique, suite à une « effusion de l’Esprit Saint » en 2014, entre en conflit ouvert avec toutes les constructions intellectuelles passées de l’auteur, formées par la philosophie et tout spécialement celle de Nietzsche pour qui « Dieu est mort ». Désormais, Dieu le Père existe vraiment, Jésus existe vraiment, la Vierge Marie existe vraiment. Cédric Longet témoigne : « Mon entrée en Jésus est proprement pour moi une authentique révolution copernicienne : je découvre que tout gravite autour du soleil, et que ce soleil est une personne. » Ce livre est le détail de cette conversion.

Editions Les Unpertinents

Acheter pour 34.00 CHF

Le défi de Jérusalem
Eric-Emmanuel Schmitt

Après La Nuit de feu, où Eric-Emmanuel Schmitt décrivait son expérience mystique dans le désert du Hoggar, il revient aux sources avec ce récit de voyage en Terre sainte, territoire aux mille empreintes. Bethléem, Nazareth, Césarée, lieux intenses et cosmopolites qu’il saisit sur le vif tout en approfondissant son expérience spirituelle, ses interrogations, réflexions, sensations, étonnements jusqu’à la surprise finale, à Jérusalem, d’une rencontre inouïe avec ce qu’il nomme « L’incompréhensible ».

Editions Albin Michel

Acheter pour 33.00 CHF

Le Dieu de Dostoïevski
Marguerite Souchon

Dans cet ouvrage, Marguerite Souchon dresse une sorte de biographie spirituelle et intellectuelle de Dostoïevski. Elle reprend les évènements marquants de sa vie et montre comment la foi de l’auteur russe est le fruit d’un long et sinueux cheminement. L’auteur plonge aussi le lecteur dans l’œuvre du romancier russe et y décèle les traces de cette quête spirituelle. Dans ce parcours qui va des œuvres les plus connues, comme Les frères Karamazov, aux plus confidentielles comme Les carnets du sous-sol, le lecteur est conduit dans la découverte d’un esprit amoureux du Christ. Cet ouvrage est une porte d’entrée pour découvrir tant Dostoïevski que son œuvre. 

Editions Première Partie

Acheter pour 23.00 CHF

L’empreinte transfigurée
Brunor

Pour la première fois, une bande dessinée relate les différentes étapes de cette grande enquête à propos du suaire de Turin. Elle révèle 20 énigmes pour l’intelligence qui constituent non pas des preuves, mais autant d’indices qui permettent au lecteur de se faire sa propre idée sur la question. Nous avons la surprise de découvrir les réponses éclairantes apportées par la recherche à d’autres questionnements essentiels où foi et raison sont en dialogue. Ce grand drap de lin n’a pas fini de nous surprendre et cet ouvrage y contribue pleinement.

Brunor Editions

Acheter pour 22.40 CHF

Pour commander

Venons à Jésus-Eucharistie!

Par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo: abbé Valentin Roduit

Comme vous pouvez le constater, L’Essentiel de ce mois-ci rassemble les diverses messes de premières communions solennelles sur nos secteurs de Monthey et du Haut-Lac. La dernière de ces messes s’étant déroulée le 21 mai, il se peut donc que vous ayez reçu votre magazine paroissial avec un léger retard. Mais nous savons pouvoir compter sur votre compréhension…

Et puis lorsque nous regardons l’actualité paroissiale de ce mois de juin, celle-ci sera avant tout marquée par la Fête-Dieu, (le jeudi 8 juin), dernière grande fête avant l’été proprement dit et les congés scolaires. 

Premières communions, Fête-Dieu : il y a ici une convergence vers Jésus-Eucharistie. Nous accueillons ainsi Jésus Pain de Vie, Jésus nourriture sainte pour notre âme, Jésus qui veut être force, lumière, vie en nous. Et nous contemplons et adorons le même Jésus réellement, substantiellement, personnellement présent sous les apparences du « pain » de l’hostie consacrée ! Que ce mystère est grand ! 

Mais y croyons-nous vraiment ? Ou plutôt le vivons-nous concrètement ? Réalisons-nous que c’est Jésus en personne, Jésus vivant et ressuscité, Jésus qui vit au milieu de nous, Jésus qui a comme installé son trône de grâce et de miséricorde aux tabernacles de nos églises paroissiales ?! Il nous suffit de venir le « visiter » avec foi et amour, en y consacrant un peu de temps, pour que Jésus-Eucharistie exerce sur nous son « rayonnement » vivifiant, pacifiant et sanctifiant ! 

Peut-être pensez-vous que j’exagère. Détrompez-vous ! Et il ne tient qu’à vous d’en faire l’expérience ! Et pour ceux et celles d’entre vous qui ne sauraient comment occuper leur moment de visite ou d’adoration devant Jésus-Eucharistie, je tiens à votre disposition des petits carnets (que j’ai composés pour les groupes d’adorateurs des paroisses de la vallée d’Illiez) et qui alimenteront ainsi votre prière.

La Bible pour mieux marcher au quotidien

Chaque jour, la Parole de Dieu se donne pour qui souhaite s’en nourrir. Elle est accessible même si nous n’avons pas de Bible. Elle est disponible sur les sites internet, les journaux, les médias et bien sûr à chacune de nos eucharisties. De nombreux récits sont connus depuis notre enfance. Chacun de ces textes nous parle en fonction de nos âges, de nos situations de vie et du moment vécu. Aujourd’hui, en ce temps pascal, j’ai envie d’échanger avec vous sur le texte des disciples d’Emmaüs en Lc 24, 13-35. 

Par Marianne Berset | Photo: DR

Depuis le troisième dimanche de Pâques, ce texte a inondé nos eucharisties. Dans ce récit, Luc souligne l’attitude de deux disciples quittant Jérusalem après la mort de Jésus.

Désespérés, ils se dirigent vers le village d’Emmaüs…

Tout tristes, ils retournent chez eux en discutant de tout ce qui s’est passé et parlent de leur souffrance car leur espérance en ce libérateur d’Israël s’en est allée. Jésus est mis au tombeau. 

Je pense que souvent nous leur ressemblons. Nous restons rivés sur nos problèmes et nous oublions que Jésus marche à nos côtés.

Jésus s’approcha et marchait avec eux…

Magnifique la délicatesse de Jésus, il s’intéresse à eux, les écoute. Il les aide à dire tout ce qu’ils ont sur le cœur. La pédagogie de Jésus est géniale : en laissant les deux disciples « vider leur sac » ils arriveront mieux à accueillir le message d’espérance que Jésus leur donne. Cet exemple de Jésus est aussi pour nous un apprentissage à l’écoute en silence de l’autre pour mieux réconforter et soulager.

Il leur expliqua dans la Parole de Dieu tout ce qui le concernait…

Les deux disciples sentent que leur cœur est tout brûlant lorsqu’il leur explique les Ecritures ? En se tournant vers Dieu, en écoutant sa Parole, l’espoir revient.

Reste avec nous

Jésus accueille l’invitation. Quelle réponse je donne aux demandes des autres dans nos vies si effrénées ? L’Evangile nous invite à savoir nous arrêter pour écouter Jésus qui nous parle et prendre du temps pour ceux qui nous entourent.

Il prit le pain, le rompit et le leur donna… alors ils le reconnurent

Jésus effectue un acte, il les renvoie au dernier repas, à ce dernier moment d’intimité avec Lui. Jésus fait toujours ceci avec nous à chaque messe. Par la Parole, il nourrit notre intelligence. Par le partage du pain, il nourrit notre cœur pour que grandisse en nous la présence de Jésus Ressuscité.

Ainsi, restons conscients que le Christ ressuscité est présent dans nos vies. Ouvrons notre regard afin de savoir le reconnaître pour que grandisse l’Amour avec lui mais aussi les uns envers l’autre.

La messe, une vitrine de l’Eglise à aménager

Par Pierre Chatelanat 
Photo : Chrystophe Rakotondranaivo

Mettons-nous dans la peau d’une personne non initiée à la doctrine chrétienne ou aux pratiques religieuses de l’Eglise catholique qui s’aventurerait dans une église au moment de la messe.

Dans l’immense majorité des cas, elle trouvera une assemblée clairsemée et composée surtout de fidèles d’un âge certain, comme celui du célébrant. Elle entendra des chants avec ou sans accompagnement musical presque toujours tristement en mineur et entendra des phrases ou des textes dont les mots seront incompréhensibles si elle n’a pas effectué un parcours initiatique de longue durée…

Et ce qu’elle comprendra parlera beaucoup de péché, de culpabilité, de supplications de pardon de nos manquements, de rachat de nos fautes…

Elle risque fort de quitter la cérémonie avec le sentiment d’avoir assisté à un spectacle tristounet et bien éloigné de notre réalité quotidienne, suivi par des participants peu enthousiastes. 

Il est dès lors peu probable qu’elle soit poussée à s’intéresser davantage au Christ et à son Message qu’est censée annoncer et célébrer la messe !

Or, la messe est une vitrine pour notre Eglise et comme telle devrait inciter ceux qui ont l’occasion d’y assister à découvrir ce qui leur est proposé ! Comment devrait-elle se dérouler ?

Avant tout, elle doit être belle : la beauté parle de Dieu. Elle nous aide à nous élever et à nous approcher de Lui. Il faut de la lumière et des décorations, mais surtout de la musique ou des chants joyeux avec des paroles au goût du jour comme il en existe un grand registre.

Elle devrait comporter, en plus de l’émouvant baiser de paix, d’autres gestes tel le salut initial de ses voisins, qui sont des sources d’échanges fraternels et communautaires.

Mais surtout, il faudrait revoir le choix des textes qui y sont lus, notamment vétéro­testamentaires, qui n’ont de signification que pour les historiens des religions et réviser le langage utilisé dans bon nombre de formules ! 

Que signifie par exemple pour un non-­initié la phrase « être invité au repas des noces de l’agneau », parmi tant d’autres ? Ou comment prendre au sérieux l’invitation de Jésus lors de la Cène lorsqu’Il dit « buvez-en tous » alors que tel est rarement le cas ?

Il faudrait également expliquer aux fidèles certains gestes liturgiques et bon nombre d’expressions utilisées, par exemple le mot « péché » qui revient constamment ! Le remplacer par des mots courants illustrant le fait de « ne pas avoir su aimer » ne lui donnerait-il pas un sens plus compréhensible ?

Et puis, ne pourrait-on donner un autre sens à la messe que celui qui a trop souvent cours, en mettant l’accent sur la célébration dans la joie de la résurrection du Christ, en Le remerciant pour tout ce qu’Il nous a donné et nous donne encore et en cherchant à se rapprocher de Lui plutôt que de macérer dans le rappel de nos « péchés » ou de ceux du monde en espérant une miséricorde divine ?

Enfin, nous réjouir d’y participer ! Voir des fidèles joyeux, enthousiastes et lumineux irait à l’encontre de l’opinion de Nietzsche sur les chrétiens (« Je croirais en leur Dieu si ils avaient l’air un peu plus sauvés ») et serait un magnifique témoignage du bonheur que devrait nous procurer l’Amour du Christ !

On peut toujours rêver… heureusement, il existe quelques exceptions !

En Terre Sainte, Bible en main

Le 20 mars dernier, Agnès Salamin Gay et Pierre et Andrée Pasquier ont décollé pour dix jours en Terre Sainte. Accompagnés par le Père Patrice Gasser «de chez nous» et Wassim Halloun, guide palestinien chrétien, une vingtaine de Suisses romands prennent part au périple. Les trois Choëlands nous partagent le récit de leur voyage, Bible en main, photos sous les yeux. 

Par Sandrine Mayoraz | Photos: Agnès Salamin Gay

« Ce n’est pas un pèlerinage ! » lancent-ils d’emblée. « Pour un pèlerinage, il faut marcher. C’est une découverte de la Terre Sainte, de la Genèse au Golgotha, Bible en main, avec chaque jour une Parole qui nous accompagne », ajoute Pierre Pasquier. Le voyage les a conduits du désert du Neguev, au sud d’Israël, au plateau du Golan, au nord. Dans ce pays aux croisements des civilisations, ils ont visité des sites archéologiques, des vestiges romains, traversé des souks, découvert les lieux saints, admiré des paysages désertiques ou de vrais jardins d’Eden. Ce pays est le lieu où le Fils de Dieu a marché, « ce sont les racines de notre chrétienté et de notre foi – témoigne Andrée, son épouse – c’est poignant de fouler la terre où Jésus a vécu ».

Les lieux saints entre authenticité et monuments religieux

A quelques jours de Pâques, ils ont vu les lieux saints : le Cénacle, le saint Sépulcre, le Golgotha. Partout où Jésus est passé, une église est érigée. Il y a un contraste entre les lieux actuels et l’image qu’on s’en fait en lisant la Bible. Ainsi, Nazareth est aujourd’hui une ville de Galilée de 75’000 habitants ! Il faut une grande abstraction pour « voir Jésus crucifié » au Golgotha, là où ne se dresse plus une colline, mais une église. 

D’autres endroits ainsi que les paysages ont gardé leur authenticité et sont davantage source de recueillement. Sur le Mont des Béatitudes, sur le lac de Tibériade, au bord du Jourdain, on se représente facilement Jésus prêchant, naviguant, baptisant. La maison présumée de Jésus, à Nazareth, a inspiré à Agnès Salamin Gay une profonde émotion de calme et de sérénité. Les moments forts du voyage restent les prières ensemble ; parfois dans des lieux insolites.

Rencontre avec l’ambassadrice

Une autre richesse de ce voyage a été la rencontre avec des personnalités sur place. En effet, les Suisses romands se sont entretenus avec Anne-Lise Cattin, ambassadrice de Suisse en Palestine, ainsi qu’avec Fatmeh, Palestinienne, professeure de français et mère de cinq enfants. « Fatmeh nous a parlé, avec beaucoup de sérénité, sans animosité, de la vie difficile et des injustices dont souffre le peuple palestinien », raconte Pierre Pasquier. La visite de l’association « Les Amis des Enfants de Bethléem » fondée par l’abbé Jean-Bernard Livio, sj, a également été un temps fort de ce voyage. Les personnes qui y travaillent leur ont expliqué la situation politique, leur réalité quotidienne ainsi que le travail réalisé par les psychomotriciennes de l’association pour soutenir les enfants nés dans un contexte de guerre et de violence familiale. 

Cette découverte de la Terre Sainte est une expérience riche que tous les trois recommandent en voyage organisé avec un guide local. La Parole de Dieu résonne autrement depuis, en écho aux souvenirs qui les habitent.

L’assemblée de paroisse  a avalisé les comptes 2022

Le Conseil de paroisse dans sa nouvelle composition de neuf membres. De gauche à droite : Sophie Ding, Alexandre Duc, Marie-Christine Mota, Alexandre Bersier, Christiane Volery, Stéphanie Verdon, Mireille Duc, Michel Clément et Dominique Chassot.

La traditionnelle assemblée paroissiale ordinaire, dite des comptes, s’est déroulée le 26 avril dernier au Centre des Focolari à Montet. Une assemblée rondement menée sous la présidence d’Alexandre Duc, qui a vu la soixantaine de membres présents avaliser à l’unanimité l’ensemble des comptes de fonctionnement pour l’année 2022 et plusieurs comptes d’investissements. Ce fut aussi l’occasion de remercier les conseillers de paroisse sortants et d’accueillir les trois nouveaux membres qui ont été assermentés le samedi 29 avril et sont entrés officiellement en fonction le 1er mai.

Par Claude Jenny | Photo: Georges Losey

Une excellente santé financière

Il appartint à Daniel Baudin de présenter pour la dernière fois les comptes détaillés de la paroisse pour 2022. Des comptes qui attestent d’une excellente santé financière et n’ont pas appelé la moindre question ou objection de la part de l’assemblée. La commission financière, par la voix de son président, Michel Losey, s’était exprimée dans le sens d’une acceptation sans condition. Les comptes de fonctionnement pour 2022 ont dès lors été votés à l’unanimité. Des comptes qui, hormis quelques petits écarts inévitables, sont en quasi conformité avec les montants budgetés.

Ces comptes, s’ils bouclent avec un tout petit bénéfice, attestent néanmoins que tout va bien dans « le ménage financier paroissial » ! Avec des charges pour 3,760 millions et des recettes pour 3,776 millions. Donc un mini bénéficie de Fr. 16’000.– environ. Mais il faut interpréter ce résultat en sachant qu’un montant impressionnant de Fr. 900’000.– a été affecté aux réserves : Fr. 600’000.– pour l’entretien des lieux de cultes et Fr. 300’000.– pour les travaux aux autres biens patrimoniaux de la paroisse. 

Les chiffres du bilan sont tout aussi bons avec notamment des actifs circulants de 7,036 millions et des actifs immobilisés de 2,21 millions et un total d’actif global de 11,204 millions. Le poste des réserves grimpe au bilan à 2,388 millions. De quoi financer avec les fonds paroissiaux les 2 millions de travaux votés lors de l’assemblée de l’automne dernier. 

Une situation financière très enviable pour la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Et si elle a versé 1,093 million à la Caisse des ministères et à la Corporation ecclésiastique cantonale, elle a par contre encaissé pas moins de 2,830 millions d’impôts sur le revenu et la fortune des paroissiens et des entreprises. A Fribourg, l’impôt ecclésiastique offre une manne confortable aux paroisses.

Des remerciements et des applaudissement sont venus signifier l’excellent travail accompli par le Conseil de paroisse et en particulier de la boursière, Séverine Rey-Pillonel qui a dû compiler des milliers de chiffres pour, tout au long de cette législature, réaliser l’intégration de douze comptabilités paroissiales en un seul « package comptable ». 

Conseil de paroisse : sortants fêtés…

Cette assemblée de printemps a été l’occasion de prendre congé et de remercier les six membres du Conseil de paroisse qui quittent cet organe suite à l’élection tacite de cette automne (voir le magazine paroissial de février 2023). Fleurs et bouteilles sont venues récompenser Fabienne Bondallaz, de Vuissens ; Denyse Chanex, de Cheyres ; Véronique Christinaz de Nuvilly et Marie-Madeleine Marcuard de Cugy ainsi que Daniel Baudin d’Estavayer et Denis Rossier, de Font-Châbles.

… et nouveaux accueillis

Passant de 12 à 9 membres, le nouveau Conseil de paroisse est composé de 6 anciens membres et de 3 nouveaux qui ont été officiellement accueillis. Il s’agit de Marie-Christine Mota, d’Estavayer ; Alexandre Bersier, de Cugy et Michel Clément d’Estavayer. Le nouveau Conseil de paroisse in corpore a été assermenté le samedi 29 avril lors d’une célébration présidée par l’évêque du diocèse et qui a réuni pas moins de 520 conseillers en l’église de Siviriez. Le Conseil de paroisse a tenu sa première séance dans sa nouvelle composition le jeudi 4 mai et est donc entré en fonction pour une nouvelle législature de 5 ans.

Représentants à la CEC réélus

L’assemblée avait à élire pour une nouvelle législature ses deux représentants à la Corporation ecclésiastique cantonale – plus couramment appelée la CEC. Aucune nouvelle candidature ne s’étant proposée, les deux actuels délégués, Marie-Claude Fontaine, de Nuvilly, et Carlo Bonferroni, de Montbrelloz, ont accepté de rempiler et ont donc été réélus comme représentants de la paroisse dans cet important organe de l’Eglise fribourgeoise.

« Nous avons rendu possible l’impossible »

Pour cette dernière assemblée en tant que membre et vice-président du Conseil et titulaire du dicastère des finances, le Staviacois Daniel Baudin a tenu à adresser un message touchant à l’assemblée. Dans une formule choc, il a relevé que, durant ce quinquennat faisant suite à la fusion, l’équipe du Conseil de paroisse avait « rendu possible ce qui a priori ne l’était pas » ! C’est-à-dire faire de 12 paroisses une seule entité !

Et il a relevé avec force que le Conseil de paroisse, tout en œuvrant à 12, voire 15 personnes lors de certaines réunions, était parvenu à conserver une excellente ambiance au sein de l’équipe, les représentants de toutes les communautés tirant à la même corde. « Et ce n’était pas gagné d’avance ! » lança-t-il. « Un énorme travail a été fait et la paroisse est sur de bons rails. Il s’agira pour le nouveau Conseil d’affiner le travail qui a été fait » a-t-il pu constater avec satisfaction.

Une proposition pour fêter le jubilé de la Saint-Bernard

Le 15 juin 2023, la congrégation du Grand-Saint-Bernard ouvrira une année de festivités qui marqueront le centenaire de la proclamation de saint Bernard, patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Quoi de mieux qu’une randonnée spirituelle accompagnée. Une manière de découvrir, se ressourcer tout en faisant place pour l’intériorité et la contemplation.

Par Myriam Bettens | Photo : Hospice du Grand-Saint-Bernard

Randonnée de l’Abbaye de Saint-Maurice à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard

Un chemin de randonnée certes, mais également un chemin de témoignage entre deux congrégations historiques. Partant de l’Abbaye de Saint-Maurice, les marcheurs emprunteront les sentiers du Tour des Dents du Midi, puis ceux de la vallée du Trient et du Haut Val d’Entremont pour terminer à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard. Du lundi 24 au 29 juillet 2023, tarif Fr. 980.–. Renseignements et inscriptions auprès de rando@gsbernard.com

Randonnée en étoile autour de Thônes

Une semaine de randonnée en étoile dans les paysages variés, parfois sauvages et tourmentés de la région de Thônes. Une semaine avec un fort accent culturel sur les traces de Saint-Bernard de Menthon avec la découverte du château du même nom ou de l’abbaye de Tamié. Du lundi 4 au samedi 9 septembre 2023, tarif Fr. 800.–. Renseignements et inscriptions auprès de rando@gsbernard.com

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