Reflets en images des quatre processions de la Fête-Dieu

Quatre processions de la Fête-Dieu ont parcouru les rues de localités de notre paroisse, le jeudi 8 juin dernier. Reflets en images.

Photos: Matthieu Angelini (Estavayer), André Bise (Font), Raphaël Roulin (Bussy) et Antonella Reggiani-La Faci (Cugy)

A Estavayer…

… la procession a emprunté un nouvel itinéraire raccourci après la messe à la collégiale. C’était la première Fête-Dieu vécue à Estavayer pour le nouveau curé-modérateur, l’abbé Darius.

A Font…

C’est l’abbé Bernard qui a conduit la procession à Font pour la région ouest de la paroisse dans un décor idyllique avec la participation du chœur mixte de Font-Châbles-Cheyres.

A Cugy…

C’est l’abbé Jean-Louis Hôte, de la communauté des Focolari de Montet, qui a célébré la messe et conduit la procession à travers le village de Cugy avec la participation du chœur mixte et de la fanfare.

… et à Bussy

La procession de la communauté de Notre-Dame des Flots a eu lieu cette année à Bussy et a été conduite par le Père Matthias, avec la participation du chœur mixte de Notre-Dame des Flots, de la fanfare « La Villageoise » de Rueyres-Bussy-Morens et de « L’Echo du Lac » de Forel-Autavaux-Montbrelloz.

«Tout pour et seulement pour la mission!»

Par Thierry Schelling | Photo : flickr

En arrière-fond, un procès sur un immeuble à Londres ; sur le devant de la scène, un Pape résolument déterminé à boucler le dossier « assainissement des finances du Saint-Siège » et autres règlements touchant au patrimoine de l’Eglise.

Touche finale

Point d’orgue symptomatique de sa réforme financière de l’Eglise et du Vatican, un motu proprio (ou lettre apostolique faisant acte de son « propre chef », motu proprio en latin), en italien, signé du 20 février dernier et publié dans les deux organes officiels que sont l’Osservatore Romano (journal du Saint-Siège) et les Acta Apostolicae Sedis (archives), déclare sans équivoque que « tous les biens mobiliers et immobiliers, les disponibilités liquides et les titres en mains des divers Dicastères de la Curie romaine ou de la Cité du Vatican, présents et futurs, sont des biens publics ecclésiastiques et comme tels bien du Saint-Siège ». Point barre !

Quoi de neuf ?

Finies les acquisitions par tel ou tel cardinal cupide ou opportuniste, tel ou tel organisme sis dans la Cité du Vatican et agissant en son nom propre sous couvert d’être au service du Pape ! Terminés les passe-droits entre amis et collègues. Basta cette forme de népotisme encore existante même si bien réduite depuis les temps des Borghese et des Borgia ! Arrivederci les entourloupes enrichissant tel ou tel « serviteur du Saint-Père »… au nom de ce même service ! Oui, tout pour et seulement pour la mission : évangéliser !

Administrateurs et pas proprio !

« Aucune institution ou entité d’Eglise ne peut s’arroger le droit absolu et privé de propriété d’un bien d’Eglise » qui doit être, selon la dernière constitution apostolique Praedicate Evangelium, dévolue exclusivement à la mission au sens large du terme.

Et « les biens confiés auxdites entités ne font d’elles que des administratrices et des non des propriétaires » sous la tutelle du désormais unique responsable financier de l’Eglise, le « Conseil pour l’Economie » et son « Secrétariat » – entités créées par François pour rationaliser, assainir et simplifier la gestion du patrimoine ecclésiastique.

François avait été élu il y a dix ans pour évangéliser… même les finances de l’Eglise – et c’est réussi ! Reste à faire suivre…

Une écolière de Montet honorée par Missio-enfance

Le dessin qui va valu une récompense à Eva Bertschy (photo).

Par Marianne Berset
Dessin : Eva Bertschy / Photo : LDD

Chaque année au mois de novembre, nous invitons les enfants à être des missionnaires en soutenant par la prière, le partage de dessins et la participation à un temps fort. Durant cette année scolaire, nous étions en Indonésie où Missio-enfance a mené un projet qui veille à protéger les enfants. Aujourd’hui, Missio et les catéchistes de la paroisse adressent un chaleureux remerciement à tous les enfants qui ont participé au temps fort ou qui ont transmis un dessin pour les enfants d’Indonésie.

Les responsables ont sélectionné quelques dessins. Cette année, c’est Eva Bertschy, en 8H à Montet, qui reçoit un cadeau. 

A la rentrée, nous irons à la rencontre des enfants d’Amazonie. Nous nous réjouissons déjà de vous retrouver pour le temps fort. 

A tous un bel été en se rappelant que le Seigneur nous aime tous d’un amour infini.

Vie consacrée et joie!

L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.

Par Sœur Marie-Emmanuel Minot, représentante de l’évêque pour la vie consacrée du diocèse de LGF
Photos : cath.ch, DR

Il y a quelques mois, les médias se sont « emparés » d’un sujet sensible : que vont devenir les bâtiments des communautés religieuses, des monastères ? Mais ils ont oublié que dans ces bâtiments, vivent des hommes et des femmes qui ont consacré toute leur vie au Seigneur ! Je ne veux pas nier la réalité : l’âge des consacrés, des consacrées augmente ; il y a des congrégations qui s’éteignent, mais après avoir été des témoins vivants de Jésus ressuscité. Et pourtant, il y a encore la vie. 

Qu’est-ce que je découvre en visitant les communautés ? La joie ! Une joie profonde, qui interpelle dans ce monde marqué par la violence, les guerres, l’inquiétude du lendemain, etc. qui sont des réalités. Mais le Christ ressuscité nous communique sa joie. « Je vous ai dit cela, dit Jésus, pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. » (Jn 15, 11) C’est le don que Jésus nous fait. « Un saint triste est un triste saint » disait saint François de Sales. Et notre pape François encourage souvent les consacré-e-s à être des témoins joyeux de l’Evangile. « Là où il y a des consacrés, il y a toujours de la joie » dit-il. Et cette joie, les consacrés la vivent en Suisse romande soit dans le silence des monastères soit dans le service apostolique. Ils sont actifs comme visiteurs de prison, d’hôpital, dans les paroisses, auprès des étudiants, étudiantes…

La vie religieuse est en voie d’extinction, disent certains ! Les communautés religieuses se colorent ! Venus d’autres continents, de plus jeunes apportent une vitalité encourageante. Le mélange des cultures n’est pas toujours facile, d’un côté et d’un autre, mais quelle richesse partagée ! Dans la liturgie, dans les moments de détente, dans le service… Le mélange de générations aussi enrichit. 

« Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. » (Jn 16, 22)

Splendide concert de la Chorale de Lourdes

Les voûtes de l’église ont vibré aux alléluias de la chorale de Notre-Dame de Lourdes et aux tonalités de l’orgue lors du concert-méditation du 4 juin à Cheyres.

Par Claire Moullet
Photo: André Bise

Un concert placé sous le même amour de Notre-Dame de Lourdes et du chant, lors des interprétations tant liturgiques que profanes. Un programme riche devant un nombreux public attentif, et pour beaucoup, un pèlerinage-souvenir à Lourdes avec la cohorte des malades qui, chaque année, vibrent à l’écoute des œuvres préparées à leur intention. Chanteuses et chanteuses se sont déclarés ravis de cette escapade en terre broyarde, aux sources pour quelques-uns, sous l’œil maternel de Notre-Dame de Grâce.

• Lire la présentation de la Chorale de Lourdes dans notre édition de juin 2023.

Jeux, jeunes et humour – juillet-août 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Quel Jacques fête-t-on le 25 juillet ?
Parmi les apôtres appelés par Jésus, on distingue Jacques de Zébédée, frère de Jean, et Jacques d’Alphée associé à l’apôtre Thadée. C’est le premier qui est fêté en ce jour et appelé « le Majeur ». Les Actes des Apôtres rapporte sa mort à la suite de la persécution d’Hérode et en fait le deuxième martyr après Etienne. Une tradition ultérieure en fait l’évangélisateur de l’Espagne où il est vénéré à Compostelle.

par Pascal Ortelli

Humour

Une épouse essayait désespérément de guérir son mari d’un penchant à l’alcool. Après de multiples tentatives infructueuses, elle décida de prendre les grands moyens. « Si tu rentres une nouvelle fois éméché, tu n’échapperas pas à la caresse de mon rouleau à pâte. » Sentant que cela devenait sérieux, le mari promit de ne plus recommencer. « D’ailleurs, dit-il, dès ce soir, à la place du bistrot, j’irai à la chasse aux escargots. » Il en recueillit une grande quantité dans un sac qu’il mit sur ses épaules. Au moment de rentrer chez lui, des copains insistèrent pour boire un verre au bistrot du coin. Après plusieurs refus, il accepta mais, dit-il : « Juste un verre ! » Ce qui devait arriver arriva et au lieu de revenir chez lui à 20h, il arriva à 23h. Au moment de franchir le seuil, il buta sur le perron et tous les escargots se répandirent dans le couloir sous les yeux de sa femme. Dans un éclair de lucidité, il regarda vers les escargots et il dit tout fort : « Voilà les petits, on est enfin arrivés ! »

par Calixte Dubosson

Spectaculaire interprétation de l’organiste Philippe Marchello

En jouant dimanche 18 juin, après la messe, la célèbre pièce «L’orage» de Jacques Vogt, Philippe Marchello a marqué d’une manière spectaculaire ses trente ans de présence à l’orgue de la collégiale d’Estavayer. Une église comble a réservé une standing ovation à cet organiste passionné autant que dévoué.

Par Claude Jenny
Photos: Georges Losey, Claude Jenny

C’est avec une œuvre impressionnante que le compositeur a voulu transmettre par le son les diverses séquences d’un orage violent. Et traduire la partition sur l’instrument exige de l’organiste expérience et… débauche d’énergie ! C’était seulement la troisième fois – la dernière il y a 13 ans – que Philippe Marchello se lançait ainsi sans peur… en plein orage.  Une technique vidéo défaillante n’a malheureusement pas permis au public de voir physiquement l’artiste sur grand écran durant son interprétation, lorsqu’il est quasiment couché sur les claviers ou que ses pieds actionnent le pédalier dans tous les sens !  Restait donc le son, avec ses passages fracassants, qui montrent toutes les potentialités de l’instrument et de l’organiste !

Philippe Marchello a été honoré et félicité pour l’occasion par une délégation du Conseil de paroisse emmenée par son président Alexandre Duc, qui lui a remis un présent pour tant d’années de fidélité à sa mission de musicien d’Eglise. L’abbé Bernard, en ouverture de la messe, a lui aussi relevé la qualité d’un tel dévouement au service de la liturgie.

L’artiste félicité par Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse.

En librairie – juin 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Conversion d’un athée
Cédric Longet

L’arrivée du sacré catholique, suite à une « effusion de l’Esprit Saint » en 2014, entre en conflit ouvert avec toutes les constructions intellectuelles passées de l’auteur, formées par la philosophie et tout spécialement celle de Nietzsche pour qui « Dieu est mort ». Désormais, Dieu le Père existe vraiment, Jésus existe vraiment, la Vierge Marie existe vraiment. Cédric Longet témoigne : « Mon entrée en Jésus est proprement pour moi une authentique révolution copernicienne : je découvre que tout gravite autour du soleil, et que ce soleil est une personne. » Ce livre est le détail de cette conversion.

Editions Les Unpertinents

Acheter pour 34.00 CHF

Le défi de Jérusalem
Eric-Emmanuel Schmitt

Après La Nuit de feu, où Eric-Emmanuel Schmitt décrivait son expérience mystique dans le désert du Hoggar, il revient aux sources avec ce récit de voyage en Terre sainte, territoire aux mille empreintes. Bethléem, Nazareth, Césarée, lieux intenses et cosmopolites qu’il saisit sur le vif tout en approfondissant son expérience spirituelle, ses interrogations, réflexions, sensations, étonnements jusqu’à la surprise finale, à Jérusalem, d’une rencontre inouïe avec ce qu’il nomme « L’incompréhensible ».

Editions Albin Michel

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Le Dieu de Dostoïevski
Marguerite Souchon

Dans cet ouvrage, Marguerite Souchon dresse une sorte de biographie spirituelle et intellectuelle de Dostoïevski. Elle reprend les évènements marquants de sa vie et montre comment la foi de l’auteur russe est le fruit d’un long et sinueux cheminement. L’auteur plonge aussi le lecteur dans l’œuvre du romancier russe et y décèle les traces de cette quête spirituelle. Dans ce parcours qui va des œuvres les plus connues, comme Les frères Karamazov, aux plus confidentielles comme Les carnets du sous-sol, le lecteur est conduit dans la découverte d’un esprit amoureux du Christ. Cet ouvrage est une porte d’entrée pour découvrir tant Dostoïevski que son œuvre. 

Editions Première Partie

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L’empreinte transfigurée
Brunor

Pour la première fois, une bande dessinée relate les différentes étapes de cette grande enquête à propos du suaire de Turin. Elle révèle 20 énigmes pour l’intelligence qui constituent non pas des preuves, mais autant d’indices qui permettent au lecteur de se faire sa propre idée sur la question. Nous avons la surprise de découvrir les réponses éclairantes apportées par la recherche à d’autres questionnements essentiels où foi et raison sont en dialogue. Ce grand drap de lin n’a pas fini de nous surprendre et cet ouvrage y contribue pleinement.

Brunor Editions

Acheter pour 22.40 CHF

Pour commander

Venons à Jésus-Eucharistie!

Par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo: abbé Valentin Roduit

Comme vous pouvez le constater, L’Essentiel de ce mois-ci rassemble les diverses messes de premières communions solennelles sur nos secteurs de Monthey et du Haut-Lac. La dernière de ces messes s’étant déroulée le 21 mai, il se peut donc que vous ayez reçu votre magazine paroissial avec un léger retard. Mais nous savons pouvoir compter sur votre compréhension…

Et puis lorsque nous regardons l’actualité paroissiale de ce mois de juin, celle-ci sera avant tout marquée par la Fête-Dieu, (le jeudi 8 juin), dernière grande fête avant l’été proprement dit et les congés scolaires. 

Premières communions, Fête-Dieu : il y a ici une convergence vers Jésus-Eucharistie. Nous accueillons ainsi Jésus Pain de Vie, Jésus nourriture sainte pour notre âme, Jésus qui veut être force, lumière, vie en nous. Et nous contemplons et adorons le même Jésus réellement, substantiellement, personnellement présent sous les apparences du « pain » de l’hostie consacrée ! Que ce mystère est grand ! 

Mais y croyons-nous vraiment ? Ou plutôt le vivons-nous concrètement ? Réalisons-nous que c’est Jésus en personne, Jésus vivant et ressuscité, Jésus qui vit au milieu de nous, Jésus qui a comme installé son trône de grâce et de miséricorde aux tabernacles de nos églises paroissiales ?! Il nous suffit de venir le « visiter » avec foi et amour, en y consacrant un peu de temps, pour que Jésus-Eucharistie exerce sur nous son « rayonnement » vivifiant, pacifiant et sanctifiant ! 

Peut-être pensez-vous que j’exagère. Détrompez-vous ! Et il ne tient qu’à vous d’en faire l’expérience ! Et pour ceux et celles d’entre vous qui ne sauraient comment occuper leur moment de visite ou d’adoration devant Jésus-Eucharistie, je tiens à votre disposition des petits carnets (que j’ai composés pour les groupes d’adorateurs des paroisses de la vallée d’Illiez) et qui alimenteront ainsi votre prière.

La Bible pour mieux marcher au quotidien

Chaque jour, la Parole de Dieu se donne pour qui souhaite s’en nourrir. Elle est accessible même si nous n’avons pas de Bible. Elle est disponible sur les sites internet, les journaux, les médias et bien sûr à chacune de nos eucharisties. De nombreux récits sont connus depuis notre enfance. Chacun de ces textes nous parle en fonction de nos âges, de nos situations de vie et du moment vécu. Aujourd’hui, en ce temps pascal, j’ai envie d’échanger avec vous sur le texte des disciples d’Emmaüs en Lc 24, 13-35. 

Par Marianne Berset | Photo: DR

Depuis le troisième dimanche de Pâques, ce texte a inondé nos eucharisties. Dans ce récit, Luc souligne l’attitude de deux disciples quittant Jérusalem après la mort de Jésus.

Désespérés, ils se dirigent vers le village d’Emmaüs…

Tout tristes, ils retournent chez eux en discutant de tout ce qui s’est passé et parlent de leur souffrance car leur espérance en ce libérateur d’Israël s’en est allée. Jésus est mis au tombeau. 

Je pense que souvent nous leur ressemblons. Nous restons rivés sur nos problèmes et nous oublions que Jésus marche à nos côtés.

Jésus s’approcha et marchait avec eux…

Magnifique la délicatesse de Jésus, il s’intéresse à eux, les écoute. Il les aide à dire tout ce qu’ils ont sur le cœur. La pédagogie de Jésus est géniale : en laissant les deux disciples « vider leur sac » ils arriveront mieux à accueillir le message d’espérance que Jésus leur donne. Cet exemple de Jésus est aussi pour nous un apprentissage à l’écoute en silence de l’autre pour mieux réconforter et soulager.

Il leur expliqua dans la Parole de Dieu tout ce qui le concernait…

Les deux disciples sentent que leur cœur est tout brûlant lorsqu’il leur explique les Ecritures ? En se tournant vers Dieu, en écoutant sa Parole, l’espoir revient.

Reste avec nous

Jésus accueille l’invitation. Quelle réponse je donne aux demandes des autres dans nos vies si effrénées ? L’Evangile nous invite à savoir nous arrêter pour écouter Jésus qui nous parle et prendre du temps pour ceux qui nous entourent.

Il prit le pain, le rompit et le leur donna… alors ils le reconnurent

Jésus effectue un acte, il les renvoie au dernier repas, à ce dernier moment d’intimité avec Lui. Jésus fait toujours ceci avec nous à chaque messe. Par la Parole, il nourrit notre intelligence. Par le partage du pain, il nourrit notre cœur pour que grandisse en nous la présence de Jésus Ressuscité.

Ainsi, restons conscients que le Christ ressuscité est présent dans nos vies. Ouvrons notre regard afin de savoir le reconnaître pour que grandisse l’Amour avec lui mais aussi les uns envers l’autre.

La messe, une vitrine de l’Eglise à aménager

Par Pierre Chatelanat 
Photo : Chrystophe Rakotondranaivo

Mettons-nous dans la peau d’une personne non initiée à la doctrine chrétienne ou aux pratiques religieuses de l’Eglise catholique qui s’aventurerait dans une église au moment de la messe.

Dans l’immense majorité des cas, elle trouvera une assemblée clairsemée et composée surtout de fidèles d’un âge certain, comme celui du célébrant. Elle entendra des chants avec ou sans accompagnement musical presque toujours tristement en mineur et entendra des phrases ou des textes dont les mots seront incompréhensibles si elle n’a pas effectué un parcours initiatique de longue durée…

Et ce qu’elle comprendra parlera beaucoup de péché, de culpabilité, de supplications de pardon de nos manquements, de rachat de nos fautes…

Elle risque fort de quitter la cérémonie avec le sentiment d’avoir assisté à un spectacle tristounet et bien éloigné de notre réalité quotidienne, suivi par des participants peu enthousiastes. 

Il est dès lors peu probable qu’elle soit poussée à s’intéresser davantage au Christ et à son Message qu’est censée annoncer et célébrer la messe !

Or, la messe est une vitrine pour notre Eglise et comme telle devrait inciter ceux qui ont l’occasion d’y assister à découvrir ce qui leur est proposé ! Comment devrait-elle se dérouler ?

Avant tout, elle doit être belle : la beauté parle de Dieu. Elle nous aide à nous élever et à nous approcher de Lui. Il faut de la lumière et des décorations, mais surtout de la musique ou des chants joyeux avec des paroles au goût du jour comme il en existe un grand registre.

Elle devrait comporter, en plus de l’émouvant baiser de paix, d’autres gestes tel le salut initial de ses voisins, qui sont des sources d’échanges fraternels et communautaires.

Mais surtout, il faudrait revoir le choix des textes qui y sont lus, notamment vétéro­testamentaires, qui n’ont de signification que pour les historiens des religions et réviser le langage utilisé dans bon nombre de formules ! 

Que signifie par exemple pour un non-­initié la phrase « être invité au repas des noces de l’agneau », parmi tant d’autres ? Ou comment prendre au sérieux l’invitation de Jésus lors de la Cène lorsqu’Il dit « buvez-en tous » alors que tel est rarement le cas ?

Il faudrait également expliquer aux fidèles certains gestes liturgiques et bon nombre d’expressions utilisées, par exemple le mot « péché » qui revient constamment ! Le remplacer par des mots courants illustrant le fait de « ne pas avoir su aimer » ne lui donnerait-il pas un sens plus compréhensible ?

Et puis, ne pourrait-on donner un autre sens à la messe que celui qui a trop souvent cours, en mettant l’accent sur la célébration dans la joie de la résurrection du Christ, en Le remerciant pour tout ce qu’Il nous a donné et nous donne encore et en cherchant à se rapprocher de Lui plutôt que de macérer dans le rappel de nos « péchés » ou de ceux du monde en espérant une miséricorde divine ?

Enfin, nous réjouir d’y participer ! Voir des fidèles joyeux, enthousiastes et lumineux irait à l’encontre de l’opinion de Nietzsche sur les chrétiens (« Je croirais en leur Dieu si ils avaient l’air un peu plus sauvés ») et serait un magnifique témoignage du bonheur que devrait nous procurer l’Amour du Christ !

On peut toujours rêver… heureusement, il existe quelques exceptions !

En Terre Sainte, Bible en main

Le 20 mars dernier, Agnès Salamin Gay et Pierre et Andrée Pasquier ont décollé pour dix jours en Terre Sainte. Accompagnés par le Père Patrice Gasser «de chez nous» et Wassim Halloun, guide palestinien chrétien, une vingtaine de Suisses romands prennent part au périple. Les trois Choëlands nous partagent le récit de leur voyage, Bible en main, photos sous les yeux. 

Par Sandrine Mayoraz | Photos: Agnès Salamin Gay

« Ce n’est pas un pèlerinage ! » lancent-ils d’emblée. « Pour un pèlerinage, il faut marcher. C’est une découverte de la Terre Sainte, de la Genèse au Golgotha, Bible en main, avec chaque jour une Parole qui nous accompagne », ajoute Pierre Pasquier. Le voyage les a conduits du désert du Neguev, au sud d’Israël, au plateau du Golan, au nord. Dans ce pays aux croisements des civilisations, ils ont visité des sites archéologiques, des vestiges romains, traversé des souks, découvert les lieux saints, admiré des paysages désertiques ou de vrais jardins d’Eden. Ce pays est le lieu où le Fils de Dieu a marché, « ce sont les racines de notre chrétienté et de notre foi – témoigne Andrée, son épouse – c’est poignant de fouler la terre où Jésus a vécu ».

Les lieux saints entre authenticité et monuments religieux

A quelques jours de Pâques, ils ont vu les lieux saints : le Cénacle, le saint Sépulcre, le Golgotha. Partout où Jésus est passé, une église est érigée. Il y a un contraste entre les lieux actuels et l’image qu’on s’en fait en lisant la Bible. Ainsi, Nazareth est aujourd’hui une ville de Galilée de 75’000 habitants ! Il faut une grande abstraction pour « voir Jésus crucifié » au Golgotha, là où ne se dresse plus une colline, mais une église. 

D’autres endroits ainsi que les paysages ont gardé leur authenticité et sont davantage source de recueillement. Sur le Mont des Béatitudes, sur le lac de Tibériade, au bord du Jourdain, on se représente facilement Jésus prêchant, naviguant, baptisant. La maison présumée de Jésus, à Nazareth, a inspiré à Agnès Salamin Gay une profonde émotion de calme et de sérénité. Les moments forts du voyage restent les prières ensemble ; parfois dans des lieux insolites.

Rencontre avec l’ambassadrice

Une autre richesse de ce voyage a été la rencontre avec des personnalités sur place. En effet, les Suisses romands se sont entretenus avec Anne-Lise Cattin, ambassadrice de Suisse en Palestine, ainsi qu’avec Fatmeh, Palestinienne, professeure de français et mère de cinq enfants. « Fatmeh nous a parlé, avec beaucoup de sérénité, sans animosité, de la vie difficile et des injustices dont souffre le peuple palestinien », raconte Pierre Pasquier. La visite de l’association « Les Amis des Enfants de Bethléem » fondée par l’abbé Jean-Bernard Livio, sj, a également été un temps fort de ce voyage. Les personnes qui y travaillent leur ont expliqué la situation politique, leur réalité quotidienne ainsi que le travail réalisé par les psychomotriciennes de l’association pour soutenir les enfants nés dans un contexte de guerre et de violence familiale. 

Cette découverte de la Terre Sainte est une expérience riche que tous les trois recommandent en voyage organisé avec un guide local. La Parole de Dieu résonne autrement depuis, en écho aux souvenirs qui les habitent.

L’assemblée de paroisse  a avalisé les comptes 2022

Le Conseil de paroisse dans sa nouvelle composition de neuf membres. De gauche à droite : Sophie Ding, Alexandre Duc, Marie-Christine Mota, Alexandre Bersier, Christiane Volery, Stéphanie Verdon, Mireille Duc, Michel Clément et Dominique Chassot.

La traditionnelle assemblée paroissiale ordinaire, dite des comptes, s’est déroulée le 26 avril dernier au Centre des Focolari à Montet. Une assemblée rondement menée sous la présidence d’Alexandre Duc, qui a vu la soixantaine de membres présents avaliser à l’unanimité l’ensemble des comptes de fonctionnement pour l’année 2022 et plusieurs comptes d’investissements. Ce fut aussi l’occasion de remercier les conseillers de paroisse sortants et d’accueillir les trois nouveaux membres qui ont été assermentés le samedi 29 avril et sont entrés officiellement en fonction le 1er mai.

Par Claude Jenny | Photo: Georges Losey

Une excellente santé financière

Il appartint à Daniel Baudin de présenter pour la dernière fois les comptes détaillés de la paroisse pour 2022. Des comptes qui attestent d’une excellente santé financière et n’ont pas appelé la moindre question ou objection de la part de l’assemblée. La commission financière, par la voix de son président, Michel Losey, s’était exprimée dans le sens d’une acceptation sans condition. Les comptes de fonctionnement pour 2022 ont dès lors été votés à l’unanimité. Des comptes qui, hormis quelques petits écarts inévitables, sont en quasi conformité avec les montants budgetés.

Ces comptes, s’ils bouclent avec un tout petit bénéfice, attestent néanmoins que tout va bien dans « le ménage financier paroissial » ! Avec des charges pour 3,760 millions et des recettes pour 3,776 millions. Donc un mini bénéficie de Fr. 16’000.– environ. Mais il faut interpréter ce résultat en sachant qu’un montant impressionnant de Fr. 900’000.– a été affecté aux réserves : Fr. 600’000.– pour l’entretien des lieux de cultes et Fr. 300’000.– pour les travaux aux autres biens patrimoniaux de la paroisse. 

Les chiffres du bilan sont tout aussi bons avec notamment des actifs circulants de 7,036 millions et des actifs immobilisés de 2,21 millions et un total d’actif global de 11,204 millions. Le poste des réserves grimpe au bilan à 2,388 millions. De quoi financer avec les fonds paroissiaux les 2 millions de travaux votés lors de l’assemblée de l’automne dernier. 

Une situation financière très enviable pour la paroisse Saint-Laurent Estavayer. Et si elle a versé 1,093 million à la Caisse des ministères et à la Corporation ecclésiastique cantonale, elle a par contre encaissé pas moins de 2,830 millions d’impôts sur le revenu et la fortune des paroissiens et des entreprises. A Fribourg, l’impôt ecclésiastique offre une manne confortable aux paroisses.

Des remerciements et des applaudissement sont venus signifier l’excellent travail accompli par le Conseil de paroisse et en particulier de la boursière, Séverine Rey-Pillonel qui a dû compiler des milliers de chiffres pour, tout au long de cette législature, réaliser l’intégration de douze comptabilités paroissiales en un seul « package comptable ». 

Conseil de paroisse : sortants fêtés…

Cette assemblée de printemps a été l’occasion de prendre congé et de remercier les six membres du Conseil de paroisse qui quittent cet organe suite à l’élection tacite de cette automne (voir le magazine paroissial de février 2023). Fleurs et bouteilles sont venues récompenser Fabienne Bondallaz, de Vuissens ; Denyse Chanex, de Cheyres ; Véronique Christinaz de Nuvilly et Marie-Madeleine Marcuard de Cugy ainsi que Daniel Baudin d’Estavayer et Denis Rossier, de Font-Châbles.

… et nouveaux accueillis

Passant de 12 à 9 membres, le nouveau Conseil de paroisse est composé de 6 anciens membres et de 3 nouveaux qui ont été officiellement accueillis. Il s’agit de Marie-Christine Mota, d’Estavayer ; Alexandre Bersier, de Cugy et Michel Clément d’Estavayer. Le nouveau Conseil de paroisse in corpore a été assermenté le samedi 29 avril lors d’une célébration présidée par l’évêque du diocèse et qui a réuni pas moins de 520 conseillers en l’église de Siviriez. Le Conseil de paroisse a tenu sa première séance dans sa nouvelle composition le jeudi 4 mai et est donc entré en fonction pour une nouvelle législature de 5 ans.

Représentants à la CEC réélus

L’assemblée avait à élire pour une nouvelle législature ses deux représentants à la Corporation ecclésiastique cantonale – plus couramment appelée la CEC. Aucune nouvelle candidature ne s’étant proposée, les deux actuels délégués, Marie-Claude Fontaine, de Nuvilly, et Carlo Bonferroni, de Montbrelloz, ont accepté de rempiler et ont donc été réélus comme représentants de la paroisse dans cet important organe de l’Eglise fribourgeoise.

« Nous avons rendu possible l’impossible »

Pour cette dernière assemblée en tant que membre et vice-président du Conseil et titulaire du dicastère des finances, le Staviacois Daniel Baudin a tenu à adresser un message touchant à l’assemblée. Dans une formule choc, il a relevé que, durant ce quinquennat faisant suite à la fusion, l’équipe du Conseil de paroisse avait « rendu possible ce qui a priori ne l’était pas » ! C’est-à-dire faire de 12 paroisses une seule entité !

Et il a relevé avec force que le Conseil de paroisse, tout en œuvrant à 12, voire 15 personnes lors de certaines réunions, était parvenu à conserver une excellente ambiance au sein de l’équipe, les représentants de toutes les communautés tirant à la même corde. « Et ce n’était pas gagné d’avance ! » lança-t-il. « Un énorme travail a été fait et la paroisse est sur de bons rails. Il s’agira pour le nouveau Conseil d’affiner le travail qui a été fait » a-t-il pu constater avec satisfaction.

Une proposition pour fêter le jubilé de la Saint-Bernard

Le 15 juin 2023, la congrégation du Grand-Saint-Bernard ouvrira une année de festivités qui marqueront le centenaire de la proclamation de saint Bernard, patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Quoi de mieux qu’une randonnée spirituelle accompagnée. Une manière de découvrir, se ressourcer tout en faisant place pour l’intériorité et la contemplation.

Par Myriam Bettens | Photo : Hospice du Grand-Saint-Bernard

Randonnée de l’Abbaye de Saint-Maurice à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard

Un chemin de randonnée certes, mais également un chemin de témoignage entre deux congrégations historiques. Partant de l’Abbaye de Saint-Maurice, les marcheurs emprunteront les sentiers du Tour des Dents du Midi, puis ceux de la vallée du Trient et du Haut Val d’Entremont pour terminer à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard. Du lundi 24 au 29 juillet 2023, tarif Fr. 980.–. Renseignements et inscriptions auprès de rando@gsbernard.com

Randonnée en étoile autour de Thônes

Une semaine de randonnée en étoile dans les paysages variés, parfois sauvages et tourmentés de la région de Thônes. Une semaine avec un fort accent culturel sur les traces de Saint-Bernard de Menthon avec la découverte du château du même nom ou de l’abbaye de Tamié. Du lundi 4 au samedi 9 septembre 2023, tarif Fr. 800.–. Renseignements et inscriptions auprès de rando@gsbernard.com

Fête des jubilaires de mariage

A l’instar du couple Rithner, trois autres couples fêtent leurs noces d’orchidée (55 ans).

Le dimanche 7 mai fut l’occasion d’une belle fête pour célébrer les jubilaires de mariage. Une trentaine de couples ont répondu à l’invitation et ont reçu la bénédiction solennelle durant la messe. Les festivités se sont poursuivies par un apéritif et un repas à la Maison des Jeunes.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Leo Ferraro

Qu’ils aient cinq ou soixante-cinq ans de mariage, les couples se donnent la main comme au jour de leur mariage. Ensemble, ils renouvellent leurs promesses et reçoivent la bénédiction de Dieu, devant une assemblée paroissiale réjouie. Le curé Jérôme conclut la messe en énumérant un décalogue de la famille : 

1. Ne jamais nous irriter les deux en même temps.
2. Jamais de cris entre nous.
3. Si l’un des deux doit l’emporter, permets que ce soit l’autre.
4. Ne vous lancez jamais à la figure les erreurs du passé.
5. Si tu dois critiquer, fais-le avec amour.
6. Ne sois jamais négligent envers les tiens.
7. Ne terminez jamais la journée avec un désaccord non résolu.
8. Au moins une fois par jour, dis quelque chose de beau, de sympathique, d’agréable à ton conjoint.
9. Si tu as fait quelque chose de mal, admets-le et demande humblement qu’on t’excuse.
10. Deux ne peuvent se disputer si l’un des deux ne veut pas. 

Nous saluons l’engagement et la disponibilité des bénévoles ainsi que du couple organisateur, André et Anne-Marie Premand. Si chacun s’est senti accueilli, c’est grâce à eux qui avaient pris soin, depuis plusieurs semaines, d’orchestrer cette journée avec délicatesse et attention.

Fête paroissiale : SAVE THE DATE. 2 SEPTEMBRE 2023

La fête paroissiale de Monthey est une journée conviviale en début d’année pastorale pour se retrouver. Annulée deux fois à cause de la pandémie, elle aura lieu le samedi 2 septembre. Réservez la date et venez passer cette journée avec nous.

Pour cette nouvelle édition, nous avons prévu des activités autour de notre patrimoine religieux et culturel de Monthey. Nous avons des richesses architecturales et culturelles chez nous à découvrir : l’Eglise paroissiale, la chapelle du Pont…

En collaboration avec l’office du Tourisme, nous organisons trois visites durant la journée : 
–> Le matin, un grand tour pour les passionnés.
–> L’après-midi, une version raccourcie des incontournables.
–> A 15h30 : une visite visuelle statique dans l’Eglise avec des photos. 

Dès midi, nous pouvons nous restaurer sur place avec grillade et raclette offertes à tous.
Comme les autres années, des stands permanents : les ateliers Tricots, la brocante, les gâteaux et douceurs.

Pour les enfants
Pendant que les adultes visitent notre patrimoine religieux, les enfants sont invités à un grand jeu de piste dans les alentours de l’Eglise. Passage secret, énigmes, et autres surprises les attendent.

Ce sera aussi l’occasion de placer notre année scolaire sous le regard de Dieu en participant à la messe d’ouverture de la catéchèse à 17h.

Décès subit du sacristain Carl Frauenknecht

Au moment où nous bouclons ce magazine, début mai, nous avons appris avec tristesse le décès survenu subitement le mercredi 3 mai, à l’âge de 67 ans, de Carl Frauenknecht, l’un des trois sacristains de la collégiale. Entré en fonction l’année dernière, il avait pris très à cœur cette activité à temps partiel et avait encore assuré son service le week-end précédent son décès lors des premières communions. Toute la communauté paroissiale, et en particulier celle d’Estavayer, présente ses sincères condoléances à sa famille et regrette la disparition de cet homme affable et toujours disponible pour assurer sa part de service de sacristain à la collégiale (cjy).

Aux frontières du réel

Suffit-il juste de voir pour croire ? Le festival de films IL EST UNE FOI de l’Eglise catholique romaine à Genève (ECR) a consacré sa 8e édition à la thématique des miracles dans le cinéma. Entre expériences et interprétations, la conférence inaugurale a mis le miracle à l’épreuve du réel.

Texte et photos par Myriam Bettens

Ce lundi soir de mai, les invités des rendez-vous cinéma de l’Eglise catholique romaine à Genève (ECR) ont expérimenté, dans leur chair, ce que qualifie Thierry Janssen, médecin-psychothérapeute, de « logique de la Vie, qui nous dépasse complètement et suffit pour croire aux miracles ». Paupières closes et main sur le cœur, les spectateurs du théâtre du Centre Espérance ont assisté, en direct, à un miracle ! En effet, c’est, littéralement, les yeux fermés que les participants ont entamé la conférence inaugurale de la 8ème édition du festival IL EST UNE FOI par l’entremise de Marie Cénec, pasteure et modératrice de la soirée. Elle a invité le public « à prendre une minute pour écouter son cœur », rappelant par cet exercice que le premier miracle est d’avoir un cœur battant. 

Au côté de Thierry Janssen, la Fribourgeoise Eliane Baudois acquiesce et partage avec le public sa propre expérience du miracle. Sa fille, Virginie, âgée de vingt-deux mois, a survécu à un accident agricole en 1998. Juchée sur le tracteur que son grand-père conduit, la petite chute et passe sous les roues de l’engin. Inerte, l’aïeul la croit perdue. « La poupée de chiffons » qu’il tient entre ses mains se met alors à pleurer. Le grand-père remercie immédiatement Marguerite Bays dont il avait invoqué le secours. Reconnu comme tel, ce miracle permettra la canonisation par le pape François, en 2019, de la bienheureuse paysanne et couturière de Siviriez (FR) [le village de la famille Baudois, ndlr.]. A ces mots, Thierry Janssen se tourne vers elle : « Il y a toujours une partie de moi qui essaie de détecter dans ce type de témoignage ce qui relève du non-spirituel », car pour lui « ces phénomènes miraculeux sont comme des failles qui viennent interroger notre vision de la réalité ». Il souligne, par ailleurs, le côté rassurant du complexe « procès en canonisation » instruit par la Congrégation pour les causes des saints dont Jean-Pierre Conus, président du Conseil de la Fondation Marguerite Bays, a été l’observateur privilégié. Celui-ci se récrie : « Un miracle, cela ne tombe pas du ciel comme ça ! ». Il réalise une seconde trop tard ce qu’il vient de dire, la salle est déjà hilare. Cet élan spontané fait également sourire Emmanuel Tagnard, journaliste et co-modérateur. « Lorsqu’on entend un témoignage comme celui d’Eliane Baudois et de Jean-Pierre Conus, on devient soi-même témoin », juge-t-il bon d’ajouter.

« Cela vient remuer, mettre une sorte de chaos en moi, mais cela m’invite à trouver une nouvelle façon d’organiser ma pensée », déclare Thierry Janssen. « Qu’est-ce qui est naturel et surnaturel ? A vrai dire, la frontière n’est pas si claire. De nombreux éléments dans notre vie viennent questionner notre compréhension de la réalité et du réel. Nous avons chacun une réalité différente, or le réel englobe toutes ces réalités ». Le miracle oblige à composer avec ce qui est de l’ordre de l’invisible et de l’inexplicable, avec ce qui souvent échappe à la médecine et même à la science « parce qu’il fait brèche dans le réel et fait éclater les limites fixées », glisse la modératrice. Le miracle, de par son étymologie, convoque le regard, puisqu’il provient du latin miraculum, lui-même tiré de mirare et qui signifie regarder et admirer. Il fait « voir l’invisible ». En plus de dévoiler et de bousculer, il peut aussi prendre la forme d’un cadeau empoisonné, voire dangereux, lorsqu’il est instrumentalisé et devient le but de la foi, de la prière ou de l’existence chrétienne. Car le mirage, tout comme son proche cousin le miracle, ne nous propose, lui, qu’illusions.

Paupières closes et main sur le cœur, les spectateurs du théâtre du Centre Espérance ont assisté, en direct, à un miracle…

Premières communions à Monthey et à Choëx

A genoux près de l’autel, lors de la consécration.

Photos: Suzy Mazzanisi

Une cinquantaine d’enfants ont reçu pour la première fois le corps de Jésus sur les paroisses de Monthey-Choëx, lors de trois célébrations différentes (les 13 et 14 mai à Monthey et le 18 mai à Choëx). 

La fête fut belle, les sourires étaient au rendez-vous et la joie fut communicative. 

Le soleil a certes manqué, mais heureusement la pluie aussi.

Le nouveau Conseil de paroisse a été assermenté

Plus de 520 conseillères et conseillers de paroisses – dont les neuf conseillers de la paroisse Saint-Laurent-Estavayer – ont été assermentés samedi 29 avril dernier à l’église Saint-Sulpice de Siviriez, lors d’une eucharistie présidée par Mgr Charles Morerod, évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.

Mireille Duc, assermentée pour le nouveau Conseil de notre paroisse, a participé à la cérémonie également au moment de la prière universelle.

Par Véronique Benz, responsable de la communication de l’église fribourgeoise
Photos : Joao carita, collaborateur au service de la communication de l’église fribourgeoise

« Nous sommes tous différents, mais nous avons quelque chose qui nous relie les uns aux autres. Nous sommes tous baptisés, aimés par Dieu. Et c’est par votre baptême que vous allez être envoyés au service de nos paroisses. » Par ces mots Céline Ruffieux, représentante de l’évêque pour la Région diocésaine Fribourg francophone, a accueilli les conseillers de paroisses en l’église de Siviriez le samedi 29 avril. Sur les 549 conseillers de paroisses élus, 522 étaient présents pour la célébration de l’assermentation, autant dire que l’église où repose la châsse de sainte Marguerite Bays était comble et l’ambiance festive.

A la suite de Marguerite et de Catherine

« Je vais vous poser une question que je pose à tous les confirmands », annonce l’évêque lors de son homélie. « Qu’est-ce que cela signifie d’être chrétien ? Etre chrétien, c’est être avec le Christ. J’ose croire que c’est la réponse que chacun d’entre nous aurait dite ! » Mgr Charles Morerod a mis en évidence l’exemple de deux saintes femmes, Marguerite Bays et Catherine de Sienne dont c’était la fête le 29 avril. Qu’ont donc en commun Marguerite qui a vécu pauvrement dans les difficultés familiales et Catherine, docteur de l’Eglise et ermite ? « Elles ont toutes les deux été des témoins, des signes d’espérance. Elles croyaient que Dieu pouvait tout faire et tout transformer
et agir à travers nous. C’est sur lui que nous devons compter et pas d’abord sur nous-mêmes. » C’est en prenant exemple sur ces saintes femmes que l’évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg nous invite à construire l’Eglise de demain.

Un service d’Eglise

Après avoir juré en présence de Dieu, Père, Fils et Esprit de remplir fidèlement leur charge, les conseillers ont reçu la bénédiction de l’évêque. « Bénir c’est dire du bien, c’est vouloir le bien de l’autre, précise Céline Ruffieux. Dieu est source de toutes bénédictions. Nous ne sommes pas là pour nous-mêmes. Nous sommes envoyés pour une mission d’Eglise. Vous ne serez donc pas seuls face à la tâche. »

A la fin de la cérémonie, le conseiller d’Etat Didier Castella a pris la parole. Tout en remerciant les conseillères et conseillers pour leur engagement au service de la communauté, il a relevé quelques-uns des défis qui attendent les conseils de paroisses dans les années à venir, notamment la révision de la loi Eglise-Etat et l’avenir de l’impôt ecclésiastique. En avouant qu’il était fier d’être catholique, Didier Castella a souligné l’importance du travail de l’Eglise pour le bien commun, la paix sociale et confessionnelle.

Elections

Cette année était pour l’Eglise catholique dans le canton de Fribourg une année d’élection. Sur les 107 paroisses du canton, 99 ont eu une élection tacite complète. Parmi les 549 conseillers élus, il y a 155 nouveaux conseillers et 394 anciens qui poursuivent leur mandat.

« Faite cela en mémoire de moi » (Marc 14, 24)

Texte et Photos par Astrid Belperroud

A TABLE ! Tout est dit ou presque ! Vivre c’est oser des expériences, se risquer… Jésus en est un témoin et un modèle pour chacun de nous et alors que nous sortons du Carême, en ce Mercredi saint, nous avons souhaité vivre et déguster le dernier repas de Jésus : le SEDER. Repas traditionnel de la Pâque juive avec en introduction le récit de l’Exode, magnifiquement conté par Sabrina et guidé par notre célébrante du jour, Catherine et notre animatrice Virginie. Les jeunes de nos deux UP, Eaux-Vives Champel et la Seymaz ont dégusté ce délicieux repas.

Merci à nos cuisinières et animatrices du jour : Catherine, Virginie, Sylviane, Sabrina, Anne-Marie et Astrid.

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