Le miracle cinématographique

Bertrand Bacqué.

Le festival de films IL EST UNE FOI consacrera son édition 2023 à la thématique du miracle. Bertrand Bacqué, directeur artistique et Norbert Creutz, critique de cinéma, tous deux membres du comité cinéma du festival, ont accepté de répondre à quelques questions en amont de la conférence inaugurale, prévue le 1er mai au Centre de l’Espérance. Interview entre doute(s) et miracle(s).

Propos recueillis par Myriam Bettens | Photo : DR

Par quel miracle avez-vous opté pour cette thématique ?
Norbert Creutz : La question du miracle est fondamentalement liés au cinéma et c’est ce questionnement que j’avais envie d’approfondir.

Fondamentalement liée au cinéma, de quelle manière ?
NC : Le cinéma peut être considéré comme un miracle permanent. Il y a des choses extraordinaires qui se passent sans arrêt, alors qu’on sait pertinemment qu’elles sont « fausses ». Et lorsqu’arrive un film qui vous postule le miracle de manière plus profonde, vous vous rendez compte que le cinéaste a dû le traiter de manière plus intelligente, en ne s’appuyant pas seulement sur une palette d’effets spéciaux. C’est en cela que le cinéma devient un instrument à questions plus profondes.
Bertrand Bacqué : Le cinéma a à faire avec la notion d’apparition [cf. la première projection des frères Lumière, ndlr.]. Très vite, le religieux est devenu un élément important des sujets cinématographiques et l’église s’est très tôt emparée de cela comme un moyen de plus mis à disposition de l’institution pour la propagation de la foi. Il y a vraiment une consubstantialité entre l’image et l’apparition. Dans l’Antiquité, on faisait des rites pour faire apparaître des images. Aujourd’hui, dans le dispositif utilisé, il y a encore quelque chose de la monstration et de l’apparition.

En quoi les miracles sont-ils nécessaires, autant pour le croyant que le non-croyant ?
NC : Nécessaires… c’est la grande question. La plupart des gens se font à l’idée « qu’il n’y a pas de miracles », mais l’espoir d’un miracle demeure le fondement même de leur vie, d’une certaine manière. 
BB : Si on s’en tient aux Evangiles, les miracles sont des événements exceptionnels pour attester de la foi. Dans cette perspective, la foi, pour avoir un sceau de vérité, aurait besoin de ces signes. Toutefois, on pourrait faire une distinction entre ces signes tout à fait exceptionnels et les « miracles quotidiens » qui ponctuent nos vies : un téléphone inattendu ou une rencontre.

On voit que l’église est devenue prudente par rapport à ces phénomènes… 
BB : Il faut combiner foi et raison, ce qui devient assez complexe. On aurait tendance à dire que le miracle dépasse la raison et devient donc le sceau de la foi. Ce qui signifie en même temps que nous renonçons à une explication rationnelle pour admettre que quelque chose est sans explication. Raison pour laquelle l’Eglise redouble de prudence, afin de ne pas légitimer n’importe quelle révélation privée.

Est-ce que le miracle, comme nous l’entendons dans le christianisme, existe dans d’autres religions ?
NC : Au travers du cinéma, nous n’en avons pas trouvé beaucoup. Nous avons inclus un film indien où on pourrait y comprendre quelque chose de semblable.

Est-ce que cela signifierait que le miracle, comme nous le comprenons, fait partie de l’essence de la chrétienté ?
NC : J’aurais tendance à le croire. Les autres cosmogonies ont accepté qu’il y’a des choses qu’elles ne comprennent pas, mais cela fait partie intégrante de leur vie.
BB : On est plutôt dans l’ordre de ces miracles quotidiens qui ne sont pas forcément une attestation de la transcendance. Cette question de la transcendance reste tout de même très judéo-chrétienne.

Comment avez-vous sélectionné le panel de films du festival ?
NC : Il y avait un critère évident de sujet, mais aussi un autre concernant la forme, car nous voulions que le miracle soit traité avec une vraie intelligence artistique.
BB : En effet, nous souhaitons garder une certaine exigence cinématographique. Cela afin de parler au plus grand nombre sans tomber dans l’écueil « film de paroisse », à l’image de ce qu’une certaine industrie cinématographique américaine produit aujourd’hui à grande échelle. Souvent, les films religieux ne sont pas les plus spirituels ! Il nous fallait donc aller au-delà de cette étiquette pour trouver des perles cinématographiques. Je dirais même que c’est ce type de films qui nous confrontent le plus et poussent à la réflexion.

A découvrir du 3 au 7 mai, aux Cinémas du Grütli. 
Plus d’informations sur ilestunefoi.ch

Coup gagnant pour le tournoi paroissial de tennis de table

D’habitude, c’est à l’église que les servants de messe se rendent. Samedi, c’est à la Stavia qu’ils avaient rendez-vous. Quarante-­deux filles et garçons – sur les 90 servants que compte la paroisse – ont répondu à l’invitation de l’abbé Darius, curé-­modérateur, pour participer au premier tournoi paroissial de tennis de table. Coup gagnant pour un coup d’essai !

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey, Claude Jenny

Il y a un temps pour prier mais il y a aussi un temps pour faire du sport ! L’abbé Darius croit aux vertus – y compris pastorales – du sport. Il l’a dit aux participants en ouverture du tournoi : « C’est aussi le rôle d’un prêtre d’être avec vous pour une telle rencontre. » Une matinée chaleureuse, avec la présence de plusieurs membres de l’équipe pastorale, de parents et de représentants du CTT (Club de tennis de table d’Estavayer) emmené par Vincent Grandgirard, président. 

L’abbé Darius s’est démené la matinée durant pour gérer le planning des rencontres des quatre catégories (deux filles et deux garçons) et permettre que tout se déroule dans les règles, y compris en ayant prévu des matchs de repêchage pour les perdants de la première rencontre.  Fan de football, l’abbé Darius affectionne aussi le tennis de table qu’il a pratiqué autrefois. Et la petite démonstration qu’il a faite était plutôt convaincante, même sans entraînement… Dans toutes les paroisses où il passe, ce curé a instauré un tel tournoi pour offrir une activité aux jeunes. Intention très louable. Pour sa première édition, ce tournoi a sans conteste été un joli succès sportif mais aussi d’échanges et de convivialité.

Les vainqueurs

Cat. Filles 1 : Cléa Flühmann. 
Cat. Filles 2 : Aurélie Pillonel.
Cat. Garçons 1 : Alexandre Chanex.
Cat. Garçons 2 : Noah Inguscio.

Le caté, c’est sympa !

C’est quoi la catéchèse ? Quel est son but ? Comment se vit-elle dans les paroisses du Haut-Lac ? Réponse ici avec une catéchiste. Et brève présentation des Parcours des Sacrements du pardon, de la première communion et de la confirmation.

Par Stéphanie Reumont | Photo : Christophe Allet

Le caté, c’est quoi ? 
Le meilleur point de départ pour comprendre ce qu’est la catéchèse est son étymologie. 

C’est un mot grec provenant d’un verbe mystérieux, catekeo, qui veut dire « faire résonner ». 

C’est un « écho », un son, une parole qui résonne d’une vallée à l’autre, qui couvre les distances grâce à la force de celui qui la prononce mais grâce aussi à l’air, au vent qui permet la propagation des ondes. 

Ainsi, dans la catéchèse, deux dimensions doivent être toujours rappelées : la parole, l’énergie, le courage d’ouvrir son cœur et ses poumons pour annoncer quelque chose, pour révéler le nom de Quelqu’un. Et le vent qui dans la Bible figure l’Esprit, le vent qui permet à cette parole de rejoindre les autres, de franchir des obstacles et des distances bien plus grandes que ce que nous pourrions imaginer. 

Annoncer l’Evangile n’est pas l’affaire des seuls catéchistes. Tout baptisé reçoit cette mission ! 

Quel est le but du caté ?
Le rôle de la catéchèse est de proposer des chemins pour se rapprocher du Christ : – par la Parole de Dieu, – par l’enseignement, – par les sacrements, – par la liturgie et la prière, et de rappeler l’Amour infini de Dieu. 

Il est important de remettre au centre le kérygme : Jésus Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer.

Les parcours d’initiation chrétienne proposés par la paroisse du Haut-Lac
Les parcours d’initiation chrétienne pour les enfants et leurs parents (associant parfois grands-parents, parrain ou marraine selon leurs disponibilités) sont un chemin spirituel qui leur permet de grandir dans leur foi, de découvrir Dieu et de comprendre les enseignements de l’Eglise. Ils peuvent également tisser des liens avec les autres jeunes de leur âge et entre les familles.

SACREMENT DU PARDON
Le parcours d’initiation chrétienne commence au baptême. Quand les enfants sont baptisés tout petits, le caté (re)commence par le sacrement du pardon (dès la 4H), où les enfants, accompagnés des parents disponibles, découvrent un Dieu d’Amour sur qui ils pourront toujours compter et devant qui, ils peuvent déposer tout ce qui leur pèse. Ce parcours de quatre rencontres et une journée de retraite se termine par une grande célébration avec une démarche pénitentielle où petits et grands peuvent approcher ce sacrement d’une manière simple.
Si les enfants ne sont pas baptisés, ils vivent une préparation au baptême en parallèle aux parcours caté.
Responsables du parcours du pardon : Christophe Allet, 079 427 54 94 et Marie-Claude Delgado.

PREMIÈRE COMMUNION
La première des communions (dès la 5H) est un moment de rencontre intime avec le Christ. Ce parcours les prépare à recevoir le Christ au plus profond de leur cœur. C’est également une reconnaissance de leur appartenance à la communauté chrétienne. 
Il se fait sur quatre rencontres durant lesquelles les enfants, toujours accompagnés, vont découvrir, entre autres, la Parole de Dieu de manière ludique et se termine par une journée de retraite sur le temps scolaire avant le grand jour de fête. Les familles sont également invitées à découvrir une « Eucharistop » (messe « privée » où à tout moment chacun peut « stopper » la célébration et poser une question afin de permettre de mieux comprendre ce qui se passe durant la célébration).
Responsable du parcours de la première communion : Stéphanie Reumont, 079 138 95 78.

CONFIRMATION
La confirmation (dès la fin de 7H) est le prochain pas important sur le chemin de foi, où les jeunes s’approprient leur foi et confirment leur engagement envers Dieu et leur foi en Jésus-Christ en découvrant les dons de l’Esprit Saint au travers d’une journée avec leur parrain ou marraine et d’autres expériences communautaires.
Responsable du parcours de la confirmation : Virginie Maret, 079 258 34 73.

Le Carême, un « catéchuménat-pour-tous »

Le forsythia à la floraison lumineuse annonciatrice de l’arrivée du printemps !

Par Simon Roduit | Photo : DR

Lors d’une rencontre de préparation au baptême adulte, l’un des catéchumènes qui recevra les sacrements d’initiation à Pâques cette année me pose une question qui m’interpelle : « Pourquoi est-ce que les baptêmes des adultes ont lieu à Pâques et pas à Noël ? » 

En effet, cette fête qui commémore la naissance de Jésus pourrait convenir à la naissance d’un homme à la vie d’enfant de Dieu. Je tente de chercher avec lui une raison à cela… Si le baptême chrétien était célébré à Noël, la symbolique de la naissance à une vie nouvelle serait bien mise en valeur ; mais qu’en serait-il de la dimension de mort au péché, de changement de vie, si bien signifiée par la fête de Pâques – passage de la mort à la résurrection avec le Christ ?

La réflexion sur la mort au péché et le renoncement à sa vie ancienne est intéressante pour un catéchumène qui se prépare au baptême durant le temps du Carême, mais aussi pour tout chrétien qui renouvelle les promesses de son baptême chaque année lors de la Veillée pascale. Le temps du Carême est comme un « catéchuménat-pour-tous », une invitation annuelle à quitter l’homme ancien pour revêtir l’homme nouveau (Cf Ep 4, 22-24). Ainsi, le temps du Carême nous propose des actions concrètes comme le jeûne et l’aumône, pour s’entraîner à se détourner de ses actions mauvaises et à accomplir la volonté de Dieu. Mais ces actions concrètes ne seraient rien sans la prière, cette relation amicale et transformante avec le Créateur de tout bien, qui manifeste à Dieu notre désir de faire sa volonté, notre disponibilité à la conversion.

Chaque année, le temps du Carême arrive avec le printemps, et nous voyons la nature qui renaît, les bourgeons qui éclosent, laissant tomber par terre une enveloppe morte qui les avait protégés du froid hivernal pour laisser émerger une fleur et ses couleurs. La liturgie nous invite à ne pas nous réjouir au même rythme que toutes les fleurs précoces, mais à laisser grandir le désir de cette éclosion spirituelle jusqu’à la fête de Pâques. Nous savons combien quelque chose qui a été désiré longuement est d’autant plus apprécié – la venue d’un enfant, l’ascension d’un sommet difficile, l’obtention d’un travail tant cherché. Ainsi la prière durant le temps du Carême nous permet de creuser en nous le désir de Dieu pour mieux recevoir sa vie à Pâques.

Comme le catéchuménat est le temps où le désir du baptême grandit, le Carême est pour tous le temps du long désir, qui nous permet par les œuvres concrètes de mourir à nous-même, mais aussi par la prière de nous préparer à recevoir la vie nouvelle du Christ ressuscité.

Le sens du Carême

Le Carême est une période de «jeûne» et d’approfondissement de sa foi, durant laquelle il est commun de s’abstenir de boire de l’alcool ou de manger de la viande ou du chocolat, de jeûner pour certains et de pratiquer l’abstinence les jours de pénitence, soit le vendredi, jour traditionnellement associé à la mort de Jésus-Christ.

Par Nathalie Angelini-Traeger | Illustration : DR

Pour moi le sens principal de ce temps particulier c’est la préparation à la fête de Pâques, qui commémore la résurrection du Christ. Pendant 40 jours, nous sommes invités à repenser nos choix, notre mode de vie. Mais ce n’est pas tout, le Carême nous donne aussi l’opportunité de freiner un peu nos vies bien trop souvent remplies ou « simplement » polluées de distractions qui ne nous apportent ni la paix, ni la joie et à nous recentrer sur ce qui est juste, sur ce qui nous fait du bien, mais aussi sur nos proches et les autres. 

Matthieu 9 : 15

Jésus leur répondit : Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux ? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Alors oui jeûner nous est demandé en tant que fidèles, mais sommes-nous en tous capables ? Oui et non et finalement là n’est pas le plus important. Le plus important en Carême est de prier, de se rapprocher de sa foi, d’aimer ses frères, de donner, d’aider son prochain, de pardonner à ceux qui nous ont offensés. Nous ne devrions jamais jeûner en oubliant le plus important, car s’abstenir de manger, de boire ou peu importe les choix qui sont les nôtres en cette période si particulière, nous ne devrions jamais perdre de vue le plus important : le Royaume de Dieu, sa Justice, sa Paix par le Saint Esprit et la Joie 

Luc 18 : 11-14

Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

Seigneur pour ce Carême, aide-moi à être dans les bonnes dispositions de cœur envers mon corps et mon prochain, dans la prière, tout en honorant du mieux que je peux ton Royaume. Car je sais que ce n’est pas l’aliment lui-même dont je vais me priver qui va compter, mais ce qu’il va produire dans ma vie.

Les ados en pèlerinage: rêver ou espérer?

Ils étaient six Montheysans, sur le quai de gare à Aigle, direction le Simplon pour le pelé des ados. Rejoints par six autres Valaisans, ils ont d’abord été perplexes voire décus du petit nombre, bien loin des soixante espérés…

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Gérard Puippe

Un soleil splendide nous accompagne sur l’itinéraire en raquette. Qui es-tu ? Et quels sont tes rêves ? Ces questions ont guidé la marche les uns vers les autres pour faire connaissance et celle vers notre intériorité… « Devenir médecin », « que chacun grandisse dans un foyer aimant », « que tout le monde s’entende bien durant ce week-end », « rentrer vivant », lâche un autre avec humour. 

Au fil du week-end différents ateliers d’écriture, de peinture, de musique, de discussion ont permis de révéler leur espérance et leur aspiration. Autour du feu, symbole de l’Espérance dans la nuit, certains ont osé des paroles personnelles. S’inspirant de l’Evangile du jour 1, un jeune animateur partage : « Mon Espérance pour cette semaine, ce serait de me débarrasser du superflu pour ne garder que le nécessaire. » Pour ma part, je suis admirative de la sagesse, la profondeur et l’audace dont témoignent ces jeunes.
Je suis reconnaissante de pouvoir partager ces moments avec eux : ils sont des témoins entre eux et aussi source d’Espérance pour nous, les adultes qui les accompagnons. 

Au terme du week-end, les six sont enchantés. Ils ont su tirer parti du petit nombre : « Nous avons pu connaître tout le monde et être un grand groupe plutôt que plusieurs petits groupes. Nous avons bien partagé. »

1 « Que votre parole soit « oui », si c’est « oui », « non », si c’est « non ». Ce qui est en plus vient du Mauvais. » (Mt 5, 37)

Archéologie biblique et catéchèse

Pour l’équipe pastorale : texte et photo par Isabelle Poncet

La Bible nous fascine, nous interroge et nous fait nous interroger sur l’existence de Dieu. Comme on aimerait avoir des preuves sur la véracité de certains faits et de certains récits ! Si l’existence de Jésus est attestée en tant que personnage historique, seule la foi nous fait reconnaître en Lui le Fils de Dieu.

En tant qu’adultes, nous sommes toujours en train de découvrir les richesses des textes bibliques, de les réinterpréter, de se les approprier. Ce qui ne se fait pas sans comprendre le contexte de l’époque. 

De nos jours, les enfants n’acceptent plus de prendre pour acquis ce qu’on leur dit. Ils se questionnent, ils réfutent et c’est difficile pour eux de croire. 

Certains propos de la Bible leur paraissent invraisemblables et c’est là que l’archéologie biblique peut nous aider, notamment en ancrant Jésus dans l’histoire comme personnage ayant réellement existé. 

Dans un des livrets proposés dans le programme de catéchèse (« Et qui donc est Dieu » – chez Bayard), les enfants tentent de comprendre « Pourquoi Jésus s’est-il laissé tuer sur la Croix ? » Une carte de Jérusalem à l’époque et un film leur permettent de visualiser le parcours du Christ lors de sa Passion, à travers des vestiges archéologiques. Voir qu’en creusant, les archéologues ont retracé le parcours à travers la ville de l’époque leur permet de prendre conscience que Jésus a bien existé et que ce que nous leur racontons n’est pas que des histoires que l’on ne peut pas visualiser. Déjà que Dieu, on ne Le voit pas… ! 

Néanmoins, si les vestiges peuvent nous aider à croire, la foi, elle, ne peut venir que de la rencontre personnelle avec le Christ. En tant que parents et catéchistes, nous semons, mais Dieu seul récolte !

De quel monde voulons-nous être responsables?

La Campagne œcuménique 2023 menée par Action de Carême, l’EPER et Etre partenaires met en avant la contribution de l’agroécologie à la lutte contre les changements climatiques et ses conséquences.

Par l’équipe de campagne Action de Carême

Actuellement, la crise climatique représente le principal défi à la survie de l’humanité. Les événements climatiques extrêmes tels que les sécheresses ou les inondations sont cause de faim et de pauvreté. Or, nos habitudes alimentaires – de la production à la consommation – jouent un rôle clé en la matière, notamment en ce qui concerne notre empreinte écologique et la sécurité alimentaire des pays du Sud. La façon dont nous traitons la Terre reflète la considération que nous portons à nos semblables. Selon la pensée de Gottfried Wilhelm Leibniz *, « La justice n’est autre chose que la charité du sage ». Agissons donc avec sagesse, faisons preuve d’humanité et comportons-nous de manière juste envers notre planète et ses habitant·es afin que chacun·e puisse vivre dans la dignité ! 

La justice climatique est une nécessité – C’est pourquoi elle se trouve au cœur de la Campagne œcuménique pour la troisième année consécutive. Durant ce Carême 2023, l’EPER, Action de Carême et Etre Partenaires mettront en avant la contribution de l’agroécologie à la lutte contre la crise climatique et ses conséquences. Cette forme d’agriculture à petite échelle, adaptée aux conditions locales, préserve la biodiversité, encourage une alimentation saine et ouvre de nouvelles perspectives. Ses méthodes sont bénéfiques tant pour les êtres humains que pour l’environnement. Elles favorisent la participation politique, les systèmes alimentaires de proximité ainsi que la transition vers des modèles économiques qui privilégient la solidarité et le respect des ressources naturelles.

De quel monde voulons-nous être responsables ? – Tout au long de notre campagne, nous aborderons cette question sous divers aspects : connaissances scientifiques, situation actuelle, perspectives politiques, principes théologiques ou encore engagement individuel. Nous verrons qu’il est possible de façonner le monde de demain, celui que nous laisserons aux générations futures. Un monde dont nous assumerons la responsabilité avec fierté. Ensemble, agissons pour qu’un monde juste pour toutes et tous soit une réalité !

* G. W. Leibniz (1646–1716) est un philosophe, mathématicien, juriste, historien et conseiller politique allemand du début de la Renaissance. Il est considéré comme le « génie universel » de son époque.

Agis pour faire la différence : justice climatique, maintenant !

Photo : Bob Timonera

Vous nourrissez-vous de manière équitable ? Que se cache-t-il derrière les aliments de votre frigo ? Comment la nourriture de votre assiette a-t-elle été cultivée et à quel point les fruits et les légumes que vous consommez ont-ils voyagé ? Le parcours des aliments du champ jusqu’à notre assiette est plus complexe qu’il n’y paraît…

… Notre mode de production alimentaire actuel est responsable de plus d’un tiers des émissions nocives de gaz à effet de serre. Consommer des produits locaux, saisonniers et équitables aide à améliorer le bilan de gaz à effet de serre de l’alimentation et de la production alimentaire. La production et les habitudes alimentaires sont en lien étroit avec la famine dans le monde et la situation climatique actuelle. Les personnes qui contribuent le moins au réchauffement climatique en sont les principales victimes.

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ou par virement bancaire : IBAN CH31 0900 0000 1001 5955 7
en faveur d’Action de Carême, Avenue du Grammont 7, 1007 Lausanne.

Action « Journée des roses équitables »

Faites bon accueil aux roses vendues lors des messes du secteur les samedi 18 et dimanche 19 mars 2023

Philippe Marchello: organiste de la paroisse depuis 30 ans!

Son métier : plâtrier-peintre, patron de sa petite entreprise. Sa passion : l’orgue.  Qu’il pratique depuis son adolescence. Combien de fois est-il monté à la tribune de la collégiale d’Estavayer pour jouer de son instrument : des milliers de fois… Car cela fait 30 ans qu’il en est l’organiste titulaire. Trente ans ! Deux milliers de messes et fêtes religieuses et six cents enterrements plus tard, il affiche le même enthousiasme. Un musicien heureux de se mettre au service de la liturgie et de l’art sacré. Rencontre pleine de notes joyeuses !

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey

« On ne me voit que de dos. Mais on m’entend ! Et ça me va très bien » dit ce musicien modeste. Si l’organiste est par nature un peu solitaire derrière ses claviers, Philippe Marchello n’en est pas moins un homme chaleureux. La journée, vous pouvez le croiser dans la rue ou sur un chantier avec sa salopette blanche. « Ah c’est lui, l’organiste… » Une remarque qui le touche encore lorsque des gens sont surpris que ce soit un travailleur manuel qui, le dimanche, officie à l’orgue. Une belle preuve qu’il n’y a pas besoin d’être un pro pour briller ! Lui se dit clairement amateur. Eclairé dirons-nous ! Imaginez l’expérience acquise en trois décennies de pratique !

Un « virus » dès l’adolescence

Le « virus de l’orgue » lui est venu très tôt.  « Je viens d’une famille d’origine italienne pieuse. Enfant, j’ai été à la messe presque tous les jours. Et mes parents étaient membres du chœur mixte local. Je montais donc à la tribune avec eux et je voyais l’organiste. » Et très vite il eut envie de jouer de cet instrument. Ses parents l’inscrivent au conservatoire et « j’ai eu de la chance : durant mon apprentissage de plâtrier-peintre, mon patron – qui était mon papa – me donnait un demi-jour de congé chaque semaine pour m’entraîner ». Philippe Marchello en profita pour piocher ses partitions, obtenir son diplôme d’organiste et être engagé pour jouer en semaine aux enterrements à Estavayer.

Il ne quitta plus la collégiale. Et depuis 1993, il en est l’organiste titulaire. Depuis 30 ans, il fait équipe avec un autre personnage de la vie musicale locale : Jean-Pierre Chollet, directeur du chœur mixte également depuis 30 ans ! Poste qu’il quittera cet été. L’organiste, lui, va continuer avec un nouveau directeur, Jean-Louis Raemy.

A 50 ans, l’enthousiasme de Philippe Marchello est intact même s’il se montre quelque peu circonspect concernant l’évolution de la musique sacrée à l’honneur aujourd’hui. « Je suis là pour servir la liturgie. Pour aider l’assemblée à prier. Et que l’on veuille faire chanter l’assemblée, c’est bien. Reste que dans ce qui s’écrit aujourd’hui, il n’y a pas que de la qualité… » constate-t-il. Lui accompagne le chœur mixte et « se lâche » dans les moments de la messe où l’orgue est à l’honneur. « J’aime bien jouer une œuvre conséquente juste avant le début de la célébration plutôt qu’à la fin de la messe. L’assemblée sort vite et n’écoute plus. » 

Il adore Bach

Il se dit volontiers fan de Bach ! Un compositeur prolixe puisqu’il a écrit plus de 200 œuvres pour le « roi des instruments ». Philippe Marchello s’en délecte. Il affectionne moins les compositeurs modernes. Et il aime l’improvisation : il s’y est formé et apprécie ces moments où il peut laisser libre cours à son envie du jour ! Même si l’orgue d’Estavayer n’est pas « un must », Philippe Marchello le connaît suffisamment pour en tirer le meilleur.  

Il s’entraîne à la maison !

En cette année jubilaire, Philippe Marchello prévoit « quelques surprises » qu’il mijote sans doute déjà ! Peut-être va-t-il rejouer la spectaculaire pièce « Orage » de Jacques Vogt qu’il avait interprétée il y a plus de 10 ans. Il s’exerce beaucoup mais… chez lui à Frasses ! « Je m’exerce en moyenne une heure par jour mais souvent à la maison ! » Eh oui, la technique fait qu’il peut disposer à son domicile d’un instrument qui est un orgue numérique, petit bijou de technologie informatique qui donne un rendu exceptionnel des sons d’un orgue grandeur nature. L’astuce : les ingénieurs enregistrent les sons au sortir de chaque tuyau d’un orgue et arrive à le restituer fidèlement sur l’instrument format réduit. « C’est génial ! Je n’ai plus besoin d’aller chaque fois à l’église pour m’exercer. Dès que j’ai un moment, je peux profiter chez moi » raconte celui qui joue parfois au petit matin, en sourdine. Et lui peut vibrer des sons de l’orgue de Caen, en l’occurrence.

Philippe Marchello baigne dans la belle musique. Y compris chez lui puisque son épouse est musicienne. C’est ce qui s’appelle faire un bon ménage musical ! Il arrive qu’ils jouent ensemble, avec madame à la flûte traversière.  Et peut-être formeront-ils un jour un trio avec leur enfant !

Succession aux Conseils de gestion et de communauté

Nos deux Conseils paroissiaux changent de présidence comme par jeu de domino : en succédant à Gilbert Mudry au Conseil de gestion, Bernard Premand laisse vacante sa place de président au CoCom, que Sandrine Mayoraz reprend. Tous deux se présentent pour relever quelques défis qui s’ouvrent à eux. 

Par Sandrine Mayoraz et Bernard Premand | Photos : François-Xavier Mayoraz

Bernard Premand et le Conseil de gestion

Après cinq ans à la tête du Conseil de communauté des paroisses de Monthey et de Choëx, j’ai donné suite à la proposition de notre estimé curé Jérôme Hauswirth de prendre la présidence de la commission de gestion, devenue vacante à la suite du retrait de Gilbert Mudry.

J’ai accepté ce nouveau défi parce que notre Conseil de communauté peut dorénavant compter sur une nouvelle responsable, compétente et dynamique en la personne de Sandrine Mayoraz.

Pour le nouveau poste accepté, je mettrai à profit les connaissances financières, de gestion et de management acquises précédemment dans ma formation d’économiste et dans les activités exercées dans les domaines professionnel, public et social.

Avec les membres actuels de la commission de gestion qui apportent des expériences et des compétences différentes bienvenues, il s’agira notamment de concrétiser les travaux de rafraîchissement de notre église paroissiale et de mener aussi à bien les études liées à la cure (réaménagement des cryptes…). Plus généralement, il faut réfléchir à la manière de valoriser le patrimoine immobilier paroissial afin de dégager des ressources supplémentaires pour que notre Eglise puisse continuer à développer ses activités, sans trop de souci pécuniaire.

Sandrine Mayoraz et le Conseil de communauté

Chaque paroisse dispose d’un « CoCom ». Ce conseil aide et soutient le curé et l’équipe pastorale. C’est aussi un reflet de la paroisse, qui fait « remonter » ce qui se vit dans la communauté. Nous sommes à l’écoute des paroissiens pour se faire l’écho de leurs besoins. Je suis membre du CoCom depuis plusieurs années, je connais déjà l’équipe avec qui j’ai plaisir à collaborer. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai accepté la présidence. L’un de mes prédécesseurs parlait souvent du « CoCon ». J’aime bien cette image d’un petit noyau d’où éclosent des idées, des projets pour faire grandir le Royaume de Dieu.

Et une autre chose qui me tient à cœur, c’est de tisser davantage de relations. Par mon travail d’animatrice, je rencontre plusieurs groupes d’enfants, de jeunes, de solidarité, de chants, etc. Je vois tout ce qui se vit de beau, je vois ces personnes qui portent en elles le Christ qui Le servent, Le prient ou Le transmettent. Cela me réjouit ! Et en même temps, peu de personne peuvent se rendre compte de la diversité des engagements qui existent dans nos paroisses de Monthey et Choëx. Et j’ai donc à cœur de trouver davantage d’espaces pour susciter des rencontres entre les paroissiens ; et de mettre en lumière ce qui est beau et précieux dans nos communautés. 

Merci à l’ensemble des Conseils de gestion et de communauté pour leur engagement au service de nos paroisses.

Dans ce quartier, il y a…

A Martigny, dans le quartier de l’église, il y a la maison de commune, la police, la maison du Saint-Bernard, des bistrots et des restos, des petits commerces, le bureau de l’intégration et  le Qlub Queer… Le Qlub Queer ?

Le comité du Qlub Queer. De gauche à droite Kevin, Raphaële, Kelly et Philippe.

Propos recueillis par Françoise Besson | Photos : DR

Queer ? – Le mot « queer » en anglais signifie bizarre. Dans ce contexte-ci, il fait référence à toutes les identités et orientations sexuelles qui s’éloignent de la norme (hétérosexuelle). La terminaison « queer » a d’abord longtemps été utilisée comme un terme péjoratif et insultant envers des individus n’entrant pas dans les normes traditionnelles de virilité ou de féminité. Dès les années 1980, le mot a été réapproprié de manière positive par les personnes concernées. Il est globalement utilisé pour parler des lesbiennes, des gays, des personnes transsexuelles, intersexes, etc.

Au n° 8 de la rue de l’Hôtel-de-Ville – Kelly, Kevin et Raphaële, qui ont fondé l’association, m’ont accueillie dans leurs locaux, belle rencontre ! Je leur laisse la parole… « Il y a une année et quelques mois, on a demandé à la commune un lieu pour notre association et on nous a proposé cet ancien appartement. On n’aurait jamais imaginé avoir un local au centre-ville, on trouve ça incroyable ! En haut, il y a une pièce plutôt calme avec une bibliothèque et en bas, c’est un peu plus festif avec une buvette et le salon, les gens jouent à des jeux, ils discutent, c’est vraiment très chaleureux. Depuis l’ouverture du Qlub Queer, le 2 juillet 2022, entre 200 et 300 personnes sont passées par nos locaux. On est ici comme à un carrefour, on y rencontre des personnes du Chablais, du Val de Bagnes, d’Orsières et de toute la région de Martigny. Quand les personnes viennent ici, elles se sentent dans un endroit «  safe  », sécurisé, où elles peuvent être qui elles sont, dans une ambiance familiale, solidaire et respectueuse. »

« Je suis de Martigny, j’ai le contact facile, je connais tout le monde. Parfois je rencontre des personnes de mon âge que je ne connais pas et qui sont de la région. Quand on discute, j’apprends que c’est une des premières fois qu’elles sortent. Avant, elles n’ont jamais osé le faire à cause de leur identité… Trop triste ! » Kelly

Il fait bon se retrouver.

Tout un programme – « On a d’abord mis en place une permanence, les samedis soir de 17h à 1h, et nous venons d’instaurer des groupes de parole une fois par mois, pour les parents de personnes queer et pour les jeunes concernés. La prévention santé est aussi un aspect très important : nous sommes présents sur les réseaux sociaux en faisant par exemple des vidéos pour parler du VIH. Tout un travail de communication et de prévention est à faire. Quand nous organisons certains événements festifs, les jeunes ont la possibilité de faire un dépistage dans la pièce d’en haut (VIH et IST). C’est une manière de les sensibiliser, pour qu’ils protègent leur santé et celle des autres. 

Nous sommes en train d’étoffer notre bibliothèque avec des livres qui traitent des questions queer, et un apprenti bibliothécaire nous aide à mettre en place tout cela. Et il y a aussi la partie culture, avec des expos, un atelier d’écriture une fois par mois, l’organisation d’événements (concerts, karaoké, soirées jeux, etc.)

Notre tâche, c’est aussi de trouver des bénévoles pour tenir la buvette, qu’il y ait toujours quelqu’un de présent le samedi soir. On leur propose une formation donnée par des professionnels de la santé, sur les meilleures façons de réagir face à des personnes qui sont en détresse par rapport à la sexualité. Les personnes qui viennent à la permanence ne sont pas toujours joyeuses, parfois c’est lourd et il faut avoir un peu de recul pour bien les accueillir… 

Certaines personnes ne vont pas forcément parler la première fois qu’elles viennent ici. Elles vont se poser là, rester dans leur coin, mais cela leur fait du bien de sentir notre présence… Parfois on nous dit : « Aujourd’hui j’ai enfin réussi à venir… » Et au fil du temps, on voit la différence, par exemple l’ouverture de certains qui ont pris confiance et réussi à se créer un petit réseau d’amis, alors qu’ils ne se connaissaient pas avant de venir ici… 

Enfin, le Qlub Queer est ouvert à tous. Les permanences permettent simplement de nouer des liens, d’être ensemble. D’ailleurs, nos parents et des amis hétéros viennent aussi y passer la soirée. Si nous nous sentons exclus de certains endroits et que nous excluons à notre tour, cela n’a pas de sens. Venez donc boire un verre avec nous et vous verrez que nous sommes comme tout le monde. La seule règle est que tous soient respectés.

 

« On a des témoignages en direct ou par les réseaux sociaux des difficultés que vivent les personnes LGBT. Dernièrement, j’ai eu l’appel d’une maman dont le fils a fait une tentative de suicide parce que, sur son lieu de travail, il est mis de côté depuis que ses collègues ont appris qu’il est gay. Un lieu comme celui-ci sert à leur dire : «  Vous n’êtes pas seuls !  » » Kevin

A l’origine – Kelly nous dit : « Cela fait des années que je rêvais d’un lieu LGBT !  Puis, il y a eu un événement particulier le soir du match Suisse-France, où la Suisse a gagné. Nous étions coincés dans un bouchon, ici à Martigny. C’était la fête, tout le monde agitait des drapeaux, pas seulement des drapeaux suisses, mais aussi italiens, kosovars, portugais et… nous aussi, on a sorti notre drapeau arc-en-ciel. La réaction a été immédiate : on a été insultés et les deux personnes qui marchaient à côté de ma voiture ont été agressées sans que personne n’intervienne. Durant la même période, on s’est beaucoup investis dans la campagne en faveur de l’initiative « mariage pour tous ». Quand la campagne s’est terminée, on s’est rendu compte qu’on ne pouvait pas s’arrêter là, qu’il y avait un besoin réel et qu’on était prêt à investir notre énergie ! »

Engagement et vertige – « En prenant un peu de recul je me dis : s’il y a une année, on m’avait dit tout ce qu’on a fait ces derniers mois, je n’y aurai pas cru ! Le local au centre-ville, les gens qui viennent, la solidarité, tous les contacts créés… il y a six mois ça n’existait pas ! Il y a tellement à faire. On donne tout parce qu’on veut faire au mieux. Parfois, on prend conscience que tous ces gens sont là parce qu’un jour – il y a quelques mois – on s’est réuni et on a envoyé une lettre… C’est bizarre de toucher du doigt cette influence qu’on peut avoir… »

« On est comme tout le monde : on mange, on boit, on fait la fête… C’est juste notre intimité qui est peut-être différente, mais finalement, qu’est-ce que ça change ? » Kelly

Un message aux voisins (c’est-à-dire vous qui fréquentez l’église) 
Kelly :N’ayez pas peur de venir même si vous avez des aprioris négatifs ! Venez en début de soirée, boire un thé, discuter avec nous… J’aimerais qu’on se rende compte que nos mondes ne sont pas opposés. Quand je dis que je suis croyante, on me demande comment c’est possible, mais ce n’est pas contradictoire ! J’ai l’impression que beaucoup de gens pensent que les personnes LGBT ne peuvent pas être croyantes, mais nous sommes pareils. C’est juste notre intimité qui est peut-être différente, mais finalement, qu’est-ce que ça change ? 

Raphaële :Dans le fond, nos buts sont les mêmes. On travaille un peu dans la même direction : aider les gens, les rassembler, leur apporter du soutien. On est là pour tendre la main et c’est aussi ce que fait l’Eglise. On aurait intérêt à mettre nos forces ensemble. 

Kevin : On a les mêmes aspirations : aimer et être aimés… Je ne suis pas croyant mais j’ai toujours rêvé de créer ces liens-là et le Qlub Queer est le lieu pour le faire… Le Valais est en train de changer et notre rencontre aujourd’hui pour cet article est très encourageante… Il y a beaucoup d’espoir en ce moment !

Infos 

–> Qlub Queer, Rue de l’Hôtel-de-Ville 8, 1920 Martigny ou https://qlubqueer.ch

Côté paroisse

Il y a quelques mois, un contact a été établi avec un membre du comité du Qlub Queer. L’échange s’est conclu sur une première proposition simple mais estimée importante : 
Des personnes sont disponibles pour un accueil et une écoute dans le cadre paroissial. Si vous ressentez un mal-être en lien avec votre orientation sexuelle et votre foi ou si, en tant que parents, vous percevez en vous des tiraillements dus au chemin de vie de votre enfant ou pour toute autre raison, nous serons heureux de vous recevoir. 

Contact : Jean-François Bobillier au 078 793 04 76 ou jfbob@netplus.ch

La Bible au quotidien : être des chrétiens inspirants

Aujourd’hui, j’ai le désir profond de partager avec vous les passages qui m’accompagnent chaque jour dans ma vie de chrétienne. Ils sont mes guides et m’enseignent quelles attitudes choisir jour après jour.

Par Nathalie Angelini-Traeger | Photo : DR

Dieu a un plan différent pour nous tous, il nous a donné des dons distincts, nous a tracé un chemin de vie parfois opposé à celui de nos frères. Dieu permet même quelquefois que nous traversions la vallée du désert, perdu, sans repère terrestre. Nous sommes chrétiens car nous croyons en Jésus Christ, il est notre phare et notre lumière dans les jours sombres, comme dans les jours éclatants. La Bible est notre trésor et que chaque jour la prière et la lecture de la parole nous guident, nous apaisent et nous rendent plus fort. Mais il arrive que nous ayons besoin de prendre soin de nous pour être renouvelés, être des chrétiens inspirants, des chrétiens qui rayonnent de l’amour du Christ, des chrétiens qui donnent envie, qui inspirent. 

Matthieu 22 : 37-39
Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Ce passage nous rappelle que l’amour est la source de tout mais aussi la solution à tout.

Psaume 37 verset 3
Je mets en l’Eternel toute ma confiance ! Je fais ce qui est bien, et, dans le pays, je demeurerai en sécurité. Mais alors qu’est ce qui est bien pour Dieu ? 

1 Thessaloniciens 5.16
Soyez toujours joyeux ! 

Les fruits de l’Esprit Saint : Galates 5 : 22-26
Mais ce que l’Esprit Saint produit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. La loi n’est certes pas contre de telles choses ! Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont fait mourir sur la croix leur faiblesse humaine avec ses passions égoïstes et ses mauvais penchants. L’Esprit nous a donné la vie ; laissons-le donc aussi diriger notre conduite. Ne soyons pas vaniteux, renonçons à nous provoquer ou à nous envier les uns les autres.

Nous traversons tous des épreuves et des souffrances, mais Dieu nous donne le courage de les traverser, il est là, à chaque seconde à nos côtés. Il n’attend qu’une chose, que nous lui remettions nos pleurs et nos cris pour agir dans nos vies. Ensuite c’est à nous de reconnaître les miracle du Christ même au milieu de l’horreur, car ses miracles sont partout. Ouvrons nos yeux et notre cœur et nous les verrons. Nous avons tous la responsabilité de notre bonheur et il ne tient qu’à nous de faire le choix de l’amour et des fruits de l’Esprit Saint dans chaque situation, peu importe le comportement des autres. Nous pouvons trouver du plaisir dans chaque journée et avoir la paix en soi, Dieu est toujours là et il nous aime inconditionnellement.

Citation de William Shakespeare :

« Je me sens toujours heureux, savez-vous pourquoi ? Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez-vous : avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre. Avant de détester, aimez et avant de mourir, vivez. »

Repas de solidarité: 19 mars 2023

Par Hugo Moesch | Photo : DR

Ce dimanche 19 mars, le Repas de solidarité est organisé à la Maison des jeunes à Monthey, après la grand-messe de 10h30. Ce repas, organisé conjointement avec la paroisse protestante, est ouvert à tous. C’est l’occasion de faire des rencontres autant imprévues qu’enrichissantes. Et les bénéfices de ce repas seront reversés en faveur de l’Action de Carême.

« Je Vous connais ? » La question est simple et peut exprimer la surprise. Elle est embarrassante lorsqu’elle est posée par une personne que vous croyez connaître mais qui ne vous connaît pas. 

Mais peu vous en chaut car la question appelle une explication : c’est le début d’un contact, d’un impromptu qui peut être enrichissant car elle mène à d’autres questions.

Tu fais quoi ? Tu viens d’où ? Pourquoi es-tu venu ? Qu’est-ce que tu aimes lire ? Demain tu vas te promener ? Et ainsi de suite. 

Alors, qu’attendez-vous pour vous intéresser à d’autres ? C’est l’entregent (« entre-gens »). Il n’y a rien de plus intéressant, détendu, réconfortant et reposant. 

On t’y verra ? Je pense que oui, car je te connaîs. On va refaire notre monde intérieur, d’autant plus que c’est le moment pour cela, en cette période d’introspection, de révision de nos certitudes, qu’est le Carême.

«Je découvre un monde nouveau»

Sœur Colette Razafindramaro est malgache. Elle est membre de la Congrégation des Sœurs de Saint-Maurice. Je la rencontre alors qu’elle est en repos à La Pelouse sur Bex. Elle est arrivée dans nos contrées le 10 juillet 2022, à l’orée de son cinquantième anniversaire, et a œuvré un temps au Castel Notre-Dame à Martigny en lien avec l’aumônerie. En Suisse dans le cadre d’un échange avec ses consœurs, elle découvre un nouvel univers culturel et pastoral complètement différent pour son premier voyage hors de son île natale.

Propos recueillis par Pascal Tornay | Photos : DR

Sœur Colette en balade aux alentours du couvent de La Pelouse.

Comment trouvez-vous notre pays ? 
C’est tellement différent de chez moi. Le premier mois a été difficile car tout est nouveau pour moi au niveau culturel, mais surtout au niveau des relations avec les gens. En fait, je ne parle pas encore suffisamment bien le français pour bien comprendre, c’est pour cela. Mais on me dit que je m’adapte vite. Heureusement, car je fais de mon mieux !

En fait, je ne voulais pas venir. Je ne voulais pas partir si loin. C’est la sœur supérieure à Madagascar qui m’a demandé de venir en Suisse pour un séjour de 2 ans. En réfléchissant, j’ai fini par me dire qu’on aurait peut-être besoin de moi là-bas et que ça pouvait être la volonté de Dieu… Si ça ne tenait qu’à moi, sûrement que je serais restée…

Et vous avez travaillé à Martigny ?
Oui, j’ai intégré l’aumônerie du Castel Notre-Dame quelques mois. J’ai aussi fréquenté le Café Clair de Vie et le Foyer d’Abraham où j’ai fait de belles rencontres ! Nous avons eu récemment la visite de votre évêque. En février prochain (L’entretien avec Sœur Colette a eu lieu à mi-janvier, ndlr.), je rejoindrai la petite communauté de Vétroz où je retrouverai deux consoeurs. On me donnera peut-être un travail de sacristine. On verra bien… 

Ce sont vos parents qui vous ont fait connaître le Christ ?
Depuis l’âge de 6 mois, j’ai été élevée par mes grands-parents. Ce sont eux qui m’ont fait connaître le Christ et m’ont initiée à la vie chrétienne. Grand-Papa était catéchiste et il allait de communauté en communauté pour enseigner le catéchisme. Il avait notamment des contacts avec des religieuses. J’ai donc connu très tôt les sœurs de Saint-Maurice puisque j’ai fréquenté durant trois ans l’école de la mission où elles travaillaient. Puis dès l’âge de 12 ans jusqu’à la fin du collège, j’ai étudié à l’école publique de la ville de Marovoay.

Que vouliez-vous faire dans la vie ?
Devenir sœur religieuse, évidemment. Je n’ai jamais eu une autre idée d’aussi loin que je m’en rappelle. Etant petite, je tombais souvent. Une femme qui faisait des massages me soignait. Un jour elle m’a demandé ce que je souhaitais faire quand je serai grande. J’ai répondu « Sœur » ! L’ayant retrouvée quelques années après, elle s’est franchement étonnée que je le sois devenue… Vers 15-16 ans, l’appel s’est précisé et vers 20 ans ma décision était prise. Le problème : je détestais la couleur beige de l’habit que j’allais devoir porter en permanence… (rires) Etonnamment, je me souviens avoir répondu à un professeur de sciences qui m’appelait prophétiquement ma sœur, que je ne voudrai pas être religieuse. J’ai pourtant parcouru toutes les étapes exigées de la formation initiale pour la vie religieuse, d’aspirante à novice (1996-2002) et du juniorat aux vœux perpétuels (2002-2011). Quand j’ai présenté mon désir de devenir religieuse des sœurs de Saint-Maurice, Sœur Marie-Edith, responsable de la Région Madagascar à l’époque, m’avait affirmé qu’il fallait que je me forme avant d’entrer au couvent. C’est là que j’ai entrepris un apprentissage à l’école ménagère des religieuses de Don Bosco afin de pouvoir intégrer la communauté. J’aime la vie simple des sœurs qui échappe aux modes et aux mondanités.

Quels projets avez-vous ?
Aucun. Vous savez, au noviciat, j’ai été malade au point de me demander si j’allais survivre. C’est à la lecture des écrits de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à cette époque que j’ai compris à quel point c’est dans les petites choses que je serai attendue par Dieu. Moi, je suis petite et discrète. Je n’ai pas la force de faire de grandes choses. Venir en Suisse est pour moi déjà un projet bien ambitieux ! 

Votre journal paroissial arrive sur vos supports numériques!

Par Chantal Salamin | Photos : Bernadette Lauper, Chantal Salamin

Huit fois par an, vous recevez dans votre boîte aux lettres votre journal paroissial L’Essentiel – Au large… mais, dès à présent, vous pourrez aussi le consulter sur votre mobile, votre tablette ou votre ordinateur. Une consultation numérique offre plusieurs avantages, le plus important étant de donner une plus grande visibilité à votre journal, le rendant plus attrayant avec la possibilité de s’abonner à un tarif moins élevé pour la seule version numérique ou de préférer cette dernière pour une question écologique.

Passer au numérique, des avantages…

Pour les abonnés :

1. Trouver  toutes les informations de votre journal sur votre site paroissial : pour s’abonner, contacter la rédaction, s’abonner à la newsletter ou encore lire les derniers articles parus ;

2. Consulter votre journal L’Essentiel – Au Large, dernière parution et anciens numéros, comme vos autres quotidiens dans une version web ou sur une liseuse dans une mise en page identique à la version imprimée avec zoom ;

3. Faire découvrir L’Essentiel – Au Large à votre famille et vos amis au gré des rencontres en leur faisant lire un article ou en présentant le journal sur votre mobile ou tablette;

4. Offrir un abonnement cadeau à vos proches, des amis, des petits-enfants, un neveu, une nièce, un.e filleul.e… ;

5. Renouveler votre abonnement en payant par carte de crédit ou par twint et éventuellement de faire un don de soutien ;

6. Visualiser et modifier vos données (adresse, abonnements) ;

7. Réagir sur des articles de votre journal paroissial ou des articles publics d’autres journaux L’Essentiel par des commentaires qui s’afficheront une fois approuvés;

8. Partager des articles avec votre entourage.

Pour la paroisse :

1. Ajouter du contenu qui n’aurait pas trouvé de place dans le journal papier ;

2. Proposer des abonnements promotionnels pour faire découvrir le journal paroissial aux familles avec de nouveaux baptisés, aux parents accompagnants des enfants aux sacrements, aux nouveaux arrivants, etc.

Ce printemps sera également mis en place une newsletter paroissiale (à ne pas confondre avec la newsletter du journal L’Essentiel – Au Large).

Comment faire ?

Si vous ne faites rien, vous continuerez à recevoir L’Essentiel – Au Large chez vous comme jusqu’à présent. Pour pouvoir le lire sur votre smartphone, c’est simple, procédez comme suit : 

1. Allez sur le site de la paroisse sur la page du Journal L’Essentiel dans le menu Informations ou directement à l’adresse aularge.lessentiel-mag.ch

2. Cliquez sur le lien S’enregistrer ou allez directement sur presse.saint-augustin.ch/senregistrer pour créer un compte avec votre e-mail et un mot de passe.

3. Rattachez votre abonnement papier à votre compte grâce à votre numéro d’abonné (commençant par 422… présent sur l’étiquette d’envoi de votre magazine papier) depuis votre page Mon compte / Mes abonnements.

4. Consultez vos mails, vous y trouverez une invitation à souscrire à un abonnement contenant l’accès au numérique.

5. Inscrivez-vous à la newsletter pour être informé de la mise en ligne d’un nouveau numéro.

Combien ça coûte ?

Pour 2023 avec l’arrivée d’une version numérique, les tarifs ont été adaptés comme suit :
Journal papier et numérique Fr. 47.–
Journal papier seulement Fr. 40.–
Journal numérique seulement Fr. 35.–

La solution ayant été développée par Saint-Augustin, elle va pouvoir évoluer en fonction des besoins et des désirs des paroisses et des lecteurs de tous les journaux L’Essentiel de Suisse romande ainsi que des évolutions technologiques.

Convaincus ? Donnons ensemble aux jeunes et familles le désir de lire vos contenus !

Chantal Salamin : webmaster de Saint-Augustin, heureuse d’œuvrer pour votre journal L’Essentiel – Au Large !

Dimanche 12 février 2023 à Vouvry: célébration de la confirmation

Ont reçu le sacrement de la confirmation des mains de notre évêque Jean-Marie Lovey, le 12 février : 
Vionnaz : Mélissa Bonvin, Noémie Bonvin, Lucie Gonzalez, Cyril Mariaux, Pauline Martenet et Justine Trisconi.
Vouvry : Beatriz Braz, Serena Coudray, Cindy Lopes, Ilenia Matte et Mattia Pignat.
Port-Valais : Manon Abiven, Julia Cultrona, Rayane Fracheboud, Tamyna Gonzalez-Lema, Ericka Pichonnaz, Richard Pichonnaz et Elisa Marotta.
Saint-Gingolph : Louane Ceppi.

Par Virginie Maret | Photos : Vincent Vannay

« Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir chrétien ?
Qui est Dieu pour vous ? Qui est Jésus pour vous ? Qui est l’Esprit Saint pour vous ?
Comment réagissez-vous si l’on insulte votre religion ? Pourquoi n’y a-t-il pas de solution pour faire la paix ? Avez-vous des moments de doute ? Avez-vous déjà ressenti la présence de Dieu ?
Est-ce que le fait d’être croyant vous apporte quelque chose ?
Est-il facile pour vous de demander le sacrement du pardon ? »

Voici des exemples de questions posées aux témoins rencontrés lors de la retraite et à l’évêque le jour de la confirmation. Questions et réflexions qui témoignent de l’intelligence, de la soif de connaissance et de la recherche de sens de ces jeunes confirmés 2023 ! Le parcours confirmation permet aux futurs adolescents / adultes de se poser de vraies questions et de trouver un espace de confiance pour tenter d’y répondre.

Entre l’animation de certaines célébrations comme la vigile Pascale, la rencontre de communautés, le partage de goûters, de jeux, et bien sûr un peu de caté, le cheminement est beau et riche en émotions…

En ce jour du 12 février 2023, le ciel est bleu et la météo est douce, mais il n’y a pas que le soleil qui rayonne ce jour-là et chacun prend part à sa manière au bon déroulement de la célébration.  Tous les confirmés se souviendront de ce jour béni et garderont dans leur cœur de beaux souvenirs.

Merci aux familles, aux paroissiens, aux chanteurs pour leur présence et leur soutien précieux. Merci aux parents qui ont accompagné le parcours et merci à l’équipe confirmation. Enfin merci à nos prêtres et à Mgr Jean-Marie Lovey, notre évêque.

Archéologie agaunoise

Par le chanoine Olivier Roduit | Photos : cath.ch / Raphaël Zbinden, DR

Le chanoine et archiviste Pierre Bourban (1854-1920) avait lu maints textes anciens qui racontaient les origines du monastère agaunois. Ces documents évoquaient des constructions inconnues dont les fondations devaient bien subsister. En 1896, aidé par des étudiants, il commença à creuser dans ce qui était encore la cour de récréation du Collège. Le site du Martolet révéla peu à peu ses trésors archéologiques. Les fondations des anciennes basiliques apparurent, permettant la compréhension des vieux écrits. Bourban eut la surprise de découvrir, réutilisées dans les constructions, des stèles portant des inscriptions latines. Leur étude révéla la présence d’une vie religieuse à l’époque celtique, bien avant Jésus-Christ. On trouve à Agaune des traces du culte de la tribu des Nantuates qui furent colonisés par les Romains et leurs divinités Jupiter, Mercure et autres Nymphes. Celles-ci disparurent avec la christianisation et la construction des quelque dix basiliques qui se succédèrent dès le IVe siècle.

Aujourd’hui, grâce au progrès des sciences archéologiques, historiques, linguistiques et muséographiques, visiteurs et pèlerins peuvent lire et comprendre plus de 2’000 ans d’histoire religieuse vécus sur le site de Saint-Maurice d’Agaune.

Jean-Marie Lovey en visite à Martigny

Lorsque nous préparions la visite pastorale de l’évêque à Martigny, le mot d’ordre était de présenter à notre évêque Mgr Jean-Marie Lovey et à son vicaire général Pierre-Yves Maillard, le quotidien de la vie de notre paroisse en toute simplicité et vérité. Après une semaine bien intense vécue juste avant Noël, nous pouvons nous réjouir de la vie de l’Eglise qui est à Martigny sous ses trois aspects principaux que sont la catéchèse, la diaconie et la liturgie.

Jean-Marie, berger parmi son troupeau.

Par Simon Roduit | Photos : Gérard Puippe, Simon Roduit, Marion Perraudin

La joie d’avant Noël – Même si la vie de notre paroisse est marquée depuis quelque temps par la maladie de notre curé Jean-Pascal, le quotidien d’une vie de paroisse les semaines qui précèdent Noël est plutôt chaleureux : les messes rorate au petit matin, dans l’ambiance toute recueillie de la lumière des bougies, les vins chauds conviviaux à la sortie des messes, ou encore les soirées du pardon pour se préparer à la fête de la Nativité de Jésus. L’évêque a ainsi pu confesser abondamment, accompagner les enfants des fenêtres catéchétiques et partager en toute simplicité avec les enfants et les mamans du foyer Abraham, beau lieu de la diaconie de notre paroisse.

« Tout à tous » – « Je me suis fait tout à tous » dit saint Paul, l’apôtre de la première évangélisation. C’est ce que notre évêque a réalisé ici à Martigny durant cette visite, passant d’une soupe de la pastorale de rue à une assemblée d’adorateurs, d’une rencontre d’un groupe de jeunes à une messe en petit comité dans un home. Dans toutes ces situations diverses, il a su avoir une parole pour chacun et chacune. 

La rencontre avec les autorités politiques de notre secteur nous a permis de réfléchir ensemble sur les défis de notre société actuelle, dans une attitude de collaboration et de service pour la population. 

Par son oreille attentive envers tous, l’évêque nous a montré un visage du Christ qui accueille et accompagne chaque personne sur son chemin de vie. Nous avons ainsi été encouragés dans nos réflexions pour nous faire proches de tous, annoncer l’Evangile et en vivre concrètement.

Une visite encourageante – Le nombre de mains serrées et de discussions partagées ont permis à notre évêque de sentir « l’odeur du troupeau », de se représenter les joies et les peines de la vie de nos communautés, puis de donner une parole qui a été ressentie comme un véritable encouragement. La rencontre de différents Conseils de communauté du Secteur fut un moment très beau : pouvoir exprimer librement les joies et les difficultés a suscité un partage d’idées fécond entre les différentes communautés. La grâce de la visite de l’évêque consiste spécialement dans cet élan suscité par le rassemblement autour d’un même pasteur. Lorsque nous sommes réunis, la vie circule mieux, le corps du Christ se construit plus harmonieusement.

Merci à notre évêque, Mgr Jean-Marie Lovey, pour cette semaine qui a permis à notre paroisse d’être réaffermie dans sa mission d’évangélisation.

Rencontre avec le groupe de jeunes.

Le nouveau Conseil de paroisse élu tacitement

Paroissiens et paroissiennes n’auront pas besoin de se rendre aux urnes. Il n’y aura pas de scrutin pour désigner les neuf membres qui siégeront au Conseil de paroisse ces cinq prochaines années. Une seule liste – celle émanant dudit conseil – ayant été déposée dans le délai imparti au 30 janvier dernier, le futur conseil de 9 membres – six anciens et 3 nouveaux – est élu tacitement.

Par Claude Jenny | Photos : Georges Losey

Certains dans la paroisse avaient émis le vœu qu’élection il y ait ! Donc que les paroissiens et paroissiennes puissent choisir. Il eut fallu qu’au moins deux listes soient déposées. Tel n’a pas été le cas. Du coup, la seule liste présentée, forte de neuf noms, rendait une élection tacite automatique. Rappelons que le Conseil de paroisse sera désormais composé de 9 membres (et non plus 12). Six anciens ont accepté un nouveau mandat et trois personnes ont accepté de figurer sur cette liste unique.

Les six anciens désormais réélus sont :

Les trois nouveaux membres sont :

Marie-Christine Mota, d’Estavayer-le-Lac : secrétaire paroissiale en préretraite (elle travaille encore à 30% jusqu’à la fin de cette année). Elle dit pourquoi elle a envie d’œuvrer dans le Conseil de paroisse : « Depuis plus de 30 ans, par un biais ou un autre, je me suis investie dans la paroisse d’Estavayer-le-Lac (catéchisme, conseillère, Eveil à la foi, confirmations, boursière, secrétaire,). En 2017, j’ai été engagée par l’UP Saint-Laurent au poste de secrétaire. J’ai été nommée secrétaire paroissiale au 1er janvier 2018. Je suis aujourd’hui à la retraite. J’ai un peu de temps et je pense pouvoir encore apporter un peu de mes connaissances à ce Conseil de paroisse dynamique. J’ai aimé collaborer avec cette équipe efficace. 

Alexandre Bersier, de Cugy : conseiller en assurances, cet habitant de Cugy siégeait déjà à la commission financière de la paroisse et nous a dit que, disposant d’une certaine disponibilité, il avait envie de donner un peu de son temps au service de la communauté paroissiale. 

Michel Clément, d’Estavayer-le-Lac : retraité – il a été durant 30 ans cuisinier à l’HIB – Michel Clément a la disponibilité lui permettant de se consacrer à cette fonction qu’il se réjouit d’exercer.

Obligé de se limiter à neuf membres, conformément aux directives de la CEC (Corporation ecclésiastique cantonale), le Conseil de paroisse, dans sa nouvelle composition, ne sera plus représentatif de toutes les communautés paroissiales alors que c’était le cas à douze durant ce quinquennat qui a suivi la fusion. C’est ainsi que la région ouest (Font-Châbles-Cheyres) ne sera plus représentée dans le conseil.

Le nouveau Conseil de paroisse sera assermenté le 29 avril prochain et entrera immédiatement en fonction. Lors de sa première réunion, début mai, il lui appartiendra de se répartir les diverses responsabilités (présidence, administration, finances, travaux, etc.) et aussi de désigner le ou la membre du conseil qui sera le / la répondant / e pour chacune des douze communautés paroissiales. 

Jubilaires de mariage

Les jubilaires de mariage, de gauche à droite : François et Isabelle Pilet (45 ans de mariage), Klaus et Marina Maranca (55 ans), Maria et Rosario Cultrona (50 ans), Aude et Grégoire Pillet (1 an) et leur bébé, Anne et Ami Cornut (35 ans). (Trois couples n’ont pas pu être présents.)

Noces d’orchidée, d’or, de vermeil, de rubis et de coton : cinq couples ont fêté leur jubilé de mariage à Vouvry le 11 décembre 2022 à l’église de Vouvry. Félicitations !

Texte et photo par Yasmina Pot

La cérémonie commence par un instant d’émotion lorsque l’organiste Alexandre Mariaux joue la célèbre marche nuptiale et que les jubilaires s’avancent lentement dans l’allée pour rejoindre leurs bancs. Cette cérémonie continuera en musique ; elle sera en effet animée par les chants de Marie-Rose Pythoud et, au moment de la communion, par un vibrant morceau de cornemuse joué par Anne Cornut, une jubilaire.

Il sera rappelé en début de cérémonie que l’amour conjugal est une expression de l’amour de Dieu pour les hommes. Pendant l’homélie, le curé Innocent parle du message du jour, l’espérance, dont nous avons tous besoin : « Jésus dit d’aller annoncer la bonne nouvelle. Dans la vie, il faut l’esprit de Dieu pour pardonner. L’espérance quant à elle nous permet de relever les défis, de faire les bons choix, de vivre heureux et épanouis. » Il ajoute que la présence des jubilaires en ce jour est en soi un message d’espérance. Il les félicite pour leur engagement.

Il conclut en souhaitant aux jubilaires et aux paroissiens présents que l’espérance les conduise à la joie de Noël.

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