Cela peut nous rassurer et nous donner élan : même le grand prédicateur Paul connaît un échec cuisant dans sa prédication sur le Christ ressuscité d’entre les morts, à l’aréopage d’Athènes (voir le passionnant épisode en Actes 17, 16-34). Cela veut dire que nous aussi, dans notre pastorale « en sortie », nous pouvons affronter des réticences sans que nous nous en culpabilisions. Nous semons et proposons, les personnes croisées disposent, en totale liberté.
Mais sur l’agora centrale de la capitale hellène, l’apôtre des nations a-t-il rencontré des athées ? Les philosophes qui l’ont abordé étaient-ils opposés à toute conviction religieuse ? Ne se reconnaissaient-ils pas plutôt d’une forme de polythéisme, selon un « panthéon très humain » ? Paul d’ailleurs commence par leur parler du Dieu universel et créateur en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être, de la race duquel nous sommes (Actes 17, 28), plutôt que des idoles semblables à de l’or, de l’argent ou de la pierre taillée (v. 29). Et il en arrive à les interpeller à propos de « l’autel au dieu inconnu » qu’il a rencontré dans la cité et dont il est venu annoncer le vrai visage, en Jésus-Christ Sauveur.
Retour du paganisme
De nos jours aussi, nous constatons que les athées au sens strict sont relativement peu nombreux, alors que nous assistons à un retour du paganisme et du poly-théisme qui redivinise la nature, les astres, l’homme augmenté, les stars du sport et du show-business, les dictateurs et les gourous. C’est donc une prédication à la saint Paul qu’il nous convient de déployer, nous efforçant de répondre à la quête spirituelle authentique des gens et sachant montrer combien Jésus-Christ répond aux interrogations existentielles et fondamentales de l’humanité.
C’est à une nouvelle forme d’« apologétique » positive que nous sommes conviés, capable de donner envie aux « athées, païens et idolâtres » que nous sommes tous de s’ouvrir à la vie dont le Dieu biblique veut nous combler. Cela implique de nous laisser nous-mêmes évangéliser par ceux avec qui nous échangeons.
Ce message, reçu de notre curé Jean-Pascal Genoud, le 17 janvier 2023 par WhatsApp, est le dernier d’une petite série qu’il avait envoyée, un peu comme des clins Dieu, à quelques proches et amis. Il l’avait intitulé ainsi: «65 ans: l’heure d’un choix crucial entre les bras fermés de Morphée ou les mains ouvertes du Ressuscité!» En voici la teneur…
Par Jean-Pascal Genoud | Photos : Marion Perraudin
Minuit et demi, ce 17 janvier 2023. Je revêts mon pyjama en jouant plus ou moins habilement entre les tubes de la sonde nasogastrique et ceux de la pompe anti-douleurs. Je m’assoupis quelque peu et suis réveillé, comme souvent ces dernières nuits, par le retour d’une intense douleur dans le bas-ventre. A force, on m’a appris à ne pas tarder. Je sonne donc l’infirmière qui me donne un comprimé de Buscopan, un médicament spécialement conçu pour maîtriser les crampes intestinales. Je l’informe que, pour laisser le temps nécessaire au médicament de faire son effet, je sors me fumer une clope devant l’entrée principale de l’hôpital. L’agente Securitas qui surveille l’entrée toutes les nuits n’est pas surprise de me voir faire ce pèlerinage nocturne. Elle a l’habitude de mes allers et venues.
A mon retour, je passe devant la chapelle. C’est fou comme ce genre de maladie incurable dont je souffre vous donne des accès de piété totalement inhabituel ! J’avise un coussin confortable que je dérobe à l’espace méditation pour le placer sur le banc devant le tabernacle. […] Après un temps d’action de grâce pour 65 ans de vie palpitante, je tombe dans les bras de Morphée.
Mon infirmière est occupée à répondre à différents appels dans l’unité des soins palliatifs dont elle a la garde cette nuit. Après une heure, pensant que j’étais rentré dans ma chambre, elle vient contrôler et ne peut que constater mon absence. Elle se fait du souci. Constate que j’ai laissé mon portable sur place et se résout à appeler l’agente Securitas qui l’informe que je n’ai pas fait très long dehors et que je suis rentré dans l’hôpital. Pas étonnant : dehors il neige et fait près de zéro degré. S’ensuit une battue dans les dédales des corridors.
Il est 3h30 quand j’entends résonner la grosse voix italienne de la Securitas : « Il y a quelqu’un ? » Je sors violemment hébété d’une phase de sommeil paradoxal, me demandant où je suis. J’étais en train de faire un cauchemar. Nous étions très nombreux dans une grande aula en pan incliné. Notre prévôt, debout tout devant, demande qui veut bien lire un passage des Actes des Apôtres, prévu dans les lectures du jour. Comme j’ai un missel en poche – C’est étonnant de voir comment ce genre de maladie m’a réservé des accès de piété parfaitement inhabituels ! – Dans le récit de la Pentecôte, arrivant la longue énumération des différents peuples de pèlerins juifs rassemblés pour l’occasion, pour ménager l’auditoire, je choisis de simplifier et d’en omettre un grand nombre. Le prévôt, visiblement fâché par la liberté que je prenais par rapport à la littéralité du texte sacré, s’exclame à l’adresse de tous : « Ce n’est pas tout à fait la Parole de Dieu qui vous a été lue. » Et je vois le sourire de l’agente Securitas, soulagée de m’avoir enfin trouvé. Je perçois aussi le regard amusé de l’infirmière de nuit qui l’accompagne. Celle-ci me dit : « Vous avez au moins prié pour nous ? » « J’ai eu tout le temps de prier pour le monde entier », dis-je ! Et on me reconduit en chambre. L’infirmière Ophélie me fait un gentil reproche pour lui avoir provoqué une grande frayeur. Sur quoi elle m’offre un bon café bien fort et j’obtiens de sa part la grâce de pouvoir repartir brièvement pour une dernière clope d’action de grâce…
La Parole de Dieu de ce jour, de la lettre aux Hébreux (6, 15.19.20) : « C’est par sa persévérance qu’Abraham a obtenu ce que Dieu avait promis… Cette espérance, nous la tenons comme une ancre sûre et solide pour l’âme. Elle entre au-delà du rideau, dans le sanctuaire où Jésus est entré pour nous en précurseur. »
La pensée du jour que m’envoie ma sœur Françoise à l’occasion de mon anniversaire, une citation du musicien Olivier Messiaen (dans « La musique de l’invisible », ndlr) : « Entendre sur cette terre le son de l’invisible est une joie extraodinaire. »
Enfin, de l’hymne que propose la revue Magnificat pour ce 17 janvier : « Dieu ma joie, tu as fait de ma pauvreté ta demeure de silence où tout être peut adorer le secret de ta présence. »
J’ai rencontré Lucienne chez elle autour d’un café en pensant qu’en 30 minutes le tour serait joué. Deux heures plus tard, j’étais toujours à écouter le récit passionnant de sa vie, à apprendre de sa sagesse et de sa foi qui, sans doute, lui a permis de traverser un siècle dans la sérénité, entourée de sa famille.
Texte et photos par Vanessa Gonzalez
Lucienne Bressoud est née à Vionnaz le 9 mars 1923 et n’a jamais quitté son village. Elle a été fêtée par ses trois garçons, ses sept petits-enfants, ses cinq arrière-petits-enfants, tous ses proches ainsi que les autorités de Vionnaz, le 12 mars, à la maison de paroisse.
Lucienne a eu une vie dure, mais simple aux côtés de son mari, Juste : un homme bon et chaleureux, parti trop tôt à l’âge de 67 ans. Elle apprécie la lecture, la cuisine qu’elle fait toujours pour elle et surtout jardiner. Mais attention, Lucienne me précise : « Pas désherber les patates ou les vignes. Ce n’était pas ce que j’aimais le mieux, mais fallait le faire… »
Lucienne concocte chaque année pour l’anniversaire de ses petits-enfants une tourte de Linz. Elle passe du temps dans sa cuisine en se réjouissant de leur visite où ils vont pouvoir récupérer leur gâteau.
Catholique depuis toujours, Lucienne s’est engagée dans deux mouvements catholiques : la Jeunesse Agricole Féminine et ensuite la Ligue des dames. Elle a aussi fait partie des personnes qui ont mis en route le goûter des aînés à Vionnaz.
« Je n’ai jamais pensé que j’arriverais à 100 ans. Plus tu avances dans la vie, plus tu te rends compte qu’il faut vivre aujourd’hui parce que demain ne nous appartient pas. Parfois, je suis dans mon lit, je confie ma vie au Seigneur puis je me dis : « Va savoir… demain matin, tu n’es peut-être plus là ! » »
Et quand je demande à Lucienne comment elle a acquis cette philosophie de vie, elle me répond sans hésitation que c’est grâce à sa foi. Dans les moments difficiles, elle s’est raccrochée à la prière en « appelant le bon Dieu et tous les Saints du Paradis à son secours ». Elle demande tous les jours à l’Esprit Saint de l’aider.
Lucienne est connue à Vionnaz pour être une femme dévouée à sa famille. En outre, elle est membre de la gym « Les 4 Fontaines » et du chœur d’animation liturgique de la paroisse. Elle a aussi fait partie, pendant plus de 35 ans, du Chœur de nos 20 ans à Monthey. Elle a tellement aimé chanter toutes les chansons du passé aux résidents des EMS des alentours.
« Ma passion, c’est le chant. J’ai toujours entendu ma maman chanter autour de moi. Quand je travaillais aux Pierres Fines à tailler les rubis, on chantait pendant le travail. Le patron aimait bien, comme ça on ne blaguait pas avec la voisine ! »
Retenons en conclusion le conseil d’une centenaire : « Croire que Dieu est là et qu’Il nous aime. Il faut avoir confiance en Dieu, mais ce n’est pas parce qu’on prie qu’on obtient tout, Dieu n’est pas un distributeur automatique ! »
Lucienne bénie lors de la messe « special Ghana ».
« Athée souhaits », voici le thème de la rubrique centrale. Comme j’ai l’esprit taquin, un peu d’humour pour commencer. En effet, si quelqu’un lit les deux premiers mots de cet article à haute voix, il ne s’agit pas d’une référence à la religion, mais d’une réponse possible à quelqu’un qui a éternué. 😉 Vive la complexité de notre langue française !
Plus sérieusement, que veut dire le mot « athée » ? Se dit d’une personne qui ne croit en aucun pouvoir divin ; contrairement à un agnostique qui refuse de se prononcer et qui émet des doutes sur une existence divine. En résumé : l’athée ne croit pas alors que l’agnostique dit : je ne sais pas.
Si, d’après les statistiques, les athées sont en voie de disparition, je peux constater dans mes connaissances que le nombre des agnostiques augmente. Par contre, il est une catégorie non répertoriée qui, à mon sens, mériterait que l’on s’y arrête. Il s’agit de celle qui correspond à toutes les personnes qui ne se laissent enfermer dans aucune catégorie existante. Elles ont soif de spiritualité, croient en quelque chose ou quelqu’un de plus grand mais qu’elles refusent de nommer ou d’enfermer dans un quelconque dogme ou religion. Ces personnes admettent ne pas savoir mais vivent dans la confiance que la vie ne s’arrêtera pas à la mort.
J’ai pu lire et entendre plusieurs témoignages de personnes ayant fait une expérience de mort imminente (EMI) ou ayant vécu le phénomène de décorporation qui démontrent que la vie ne s’arrête pas avec notre enveloppe charnelle quand le cœur cesse de battre.
Pour ceux qui le souhaitent, vous trouverez de nombreuses vidéos abordant le thème de la mort sur le site internet de Christophe Fauré, psychiatre français. Son site : https://christophefaure.com/
Etre chrétien, c’est avoir la confiance de l’espérance et je vous la souhaite à vous toutes et tous qui me lisez.
« Le scandale, c’est dire une chose et en faire une autre… tellement de catholiques sont ainsi ! »
Par Thierry Schelling | Photo: vatican.news
« Mieux athée que mauvais catholique !» Ça, c’est dit ! Et de la part du Pape, qui plus est ! Si ses détracteurs se tapent le front de désespoir, les lecteurs attentifs de l’Evangile reconnaîtront la raison d’une telle affirmation.
Hypocrisie
En effet, François expliquait lors de son homélie du matin (février 2017) qu’on entendait souvent dire : « Je suis très catholique, je vais toujours à la messe, j’appartiens à telle ou telle association… mais sa vie n’est pas chrétienne : les employés sont sous-payés, on ment et vole les gens, on recycle l’argent sale… » bref, tant d’occasions pour trahir ses bonnes intentions. « Le scandale, reprend le Pape, c’est dire une chose et en faire une autre… tellement de catholiques sont ainsi ! »
Et donc, l’athée est peut-être plus cohérent que le catholique hypocrite ! Car celui-ci scandalise tout un chacun, qui le fait préférer se dire athée plutôt que catholique. CQFD.
Respect de la conscience
Dès son élection, s’adressant aux médias, il avait conclu l’entretien ainsi : « Puisque beaucoup d’entre vous n’appartiennent pas à l’Eglise catholique ou ne sont pas croyants, j’adresse de tout cœur ma bénédiction en silence, respectant la conscience de chacun… » Geste inédit pour un pontife, mais très… Vatican II et sa déclaration en faveur du dialogue interreligieux Nostra Aetate !
Dialogue plutôt que diatribe
Ne pas oublier que dès 1965, le pape Paul VI avait confié aux jésuites le maintien de liens et du dialogue avec l’athéisme d’alors… et Jean-Paul II intensifiera la lutte contre l’athéisme pratique avec sa culture caractéristique du déchet, lutte reprise par François en rappelant l’ignorance crasse de bien des catholiques du trésor inestimable que représente la doctrine sociale de l’Eglise. Ce compendium se conclut notamment par ceci : « Celui qui croit se conformer à la vertu surnaturelle de l’amour sans tenir compte du fondement naturel qui y correspond et qui inclut les devoirs de justice, se trompe lui-même. »
Le 15 juin 2023, en la fête de saint Bernard, la congrégation du Grand-Saint-Bernard ouvrira une année festive qui marquera le centenaire de la proclamation de saint Bernard comme patron des alpinistes et des habitants de la montagne, ainsi que les 900 ans de sa canonisation. Des événements sont prévus tout au long de l’année: spectacles, pèlerinages, colloque, etc. Chacun y trouvera de quoi se réjouir.
Propos recueillis par Pascal Tornay | Photo: Pecold
Simon Roduit, expliquez-nous ce qui a présidé, en 1923, à ce que saint Bernard soit nommé patron des alpinistes et des habitants de la montagne ? Dans une lettre apostolique du 10 août 1923, le pape Pie XI « donne saint Bernard de Menthon comme patron céleste non seulement aux habitants des Alpes ou à ses visiteurs, mais à tous ceux qui entreprennent l’ascension des montagnes ». Pie XI explique avoir lui-même connu la joie de « reprendre de nouvelles forces en escaladant les cimes » alors que son esprit était fatigué par les études durant ses jeunes années. Il mentionne aussi avoir vécu personnellement l’accueil des chanoines à l’hospice. Cette lettre est adressée à l’évêque d’Annecy qui est à l’origine de cette heureuse initiative. Pourquoi ? Parce qu’ils fêtaient alors le milllénaire de la naissance du saint, placée selon la légende, en 923 au château de Menthon, au bord du lac d’Annecy. Nous savons à présent qu’il est né plus tard, à l’orée du onzième siècle. 1923 était aussi le jubilé des 800 ans de sa canonisation par l’évêque de Novare. Ces anniversaires montrent combien saint Bernard n’est pas l’apanage d’une congrégation, mais appartient au trésor de toute l’Eglise.
Qui sait-on réellement de saint Bernard ? De sa vie, nous savons peu de choses, sinon qu’étant archidiacre d’Aoste, il a fondé des hospices sur les deux cols qui portent désormais son nom et qu’il a mené une vie de prédicateur. Il a laissé un exemple de charité, particulièrement avec l’œuvre de l’hospice du Grand-Saint-Bernard, qui est aujourd’hui encore un lieu où le Christ est adoré et nourri, selon la devise laissée par le saint fondateur aux chanoines.
Les deux aspects de ce jubilé nous rapprochent de ce saint : les 900 ans de sa canonisation sont l’occasion pour nous d’imiter sa charité et son inventivité. Les 100 ans de sa proclamation comme patron des habitants des Alpes et des alpinistes sont l’occasion de nous mettre sous sa protection. Par sa beauté, la montagne nous permet de nous tourner vers le Père dans un acte de contemplation. Par le péril qu’elle peut causer, elle nous invite à nous tourner vers le ciel pour demander, par son intercession, la protection divine.
Quelle est la signification profonde d’un jubilé ? Dans le livre du Lévitique la manière de fêter un jubilé, chaque 50 ans, une année « sabbatique » : un temps particulièrement consacré au Seigneur. On y laisse la nature se reposer du travail de l’homme. On remet les dettes afin que les terres reviennent à leurs propriétaires. C’est une année de fête durant laquelle tous réjouissent. Depuis 1300, le jubilé est devenu une fête célébrée dans toute l’Eglise chaque 25 ans. Le pape François a déjà annoncé le prochain jubilé ordinaire en 2025 sur le thème « Pèlerins de l’espérance ». Durant un jubilé chrétien, les fidèles sont invités à se réjouir en lien à une thématique particulière, et à se mettre en marche, comme pèlerins, vers Rome ou un autre sanctuaire.
Quels objectifs avez-vous en organisant toute une année de festivités dans ce cadre ? Durant cette année jubilaire, divers événements sont organisés pour nous aider à nous réjouir d’avoir saint Bernard comme patron des Alpes, et une démarche de pèlerinage est proposée à l’hospice. L’objectif principal c’est faire connaître et prier saint Bernard, mais aussi à inviter les fidèles à continuer son œuvre de prédication et de charité dans les milieux de la montagne et les paroisses des Alpes, en devenant comme saint Bernard des missionnaires joyeux par une charité et un accueil inconditionnel du prochain.
Prière à saint Bernard
Seigneur, tu nous as donné saint Bernard comme patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Par son intercession protège-nous dans toutes nos ascensions. Après avoir joui de la beauté de la nature, que nous retournions à notre tâche plus sereins et plus forts dans le service de Dieu et de nos frères. Tandis que nous nous efforçons de marcher sur ses traces ici-bas, accorde-nous d’atteindre le véritable Sommet qui et le Christ.
Amen.
Le jubilé
Retrouvez le programme des festivités, qui dureront du 15 juin 2023 au 28 août 2024, sur le site internet –> centenairesaintbernard.ch
Fêtes des guides, exposition, démarches jubilaires, spectacles, manifestations alpines, colloques, célébrations… Un programme varié de découvertes et rencontres durant toute l’année !
S.O.S. Les paroisses ont besoin de bénévoles ! Osez l’aventure !
Le bénévolat : un travail souvent dans l’ombre, qui a besoin d’être reconnu. Mais cette participation indispensable à la vie de nos paroisses est fragile et il faut, comme une plante, songer à la nourrir et à l’arroser.
Par Nicolette Micheli | Photos : Vanessa Gonzalez, Nicolette Micheli, Michel Delgado
Il paraît que la Suisse est championne du bénévolat ! On le rencontre partout : dans le sport, l’école, la politique, le social, l’humanitaire, l’hôpital… et dans l’église aussi.
Saint Paul utilise l’image du corps pour rappeler combien une communauté, si elle veut être vivante, a besoin de la diversité des talents de tous ses membres. Certaines personnes s’engagent régulièrement en pleine lumière, mais la plupart préfèrent rester dans l’ombre, comme le sel dans les aliments ou le levain dans la pâte. Sans leur implication, un ingrédient important manquerait ! Grâce aux apports de chacun, la communauté paroissiale se fortifie. Les bénévoles partagent tout autant que les salariés, une mission commune : transmettre la Bonne Nouvelle, porter le souci des plus faibles, célébrer et prier ensemble.
Toutes les générations sont représentées. Depuis les enfants qui servent la messe jusqu’aux nombreux retraités qui offrent leur temps libre, en passant par les actifs engagés. Pensons à tous ces bénévoles que l’on rencontre : les membres des Cocoms, des Cogests, les fleuristes, les lecteurs, les créateurs de crèches, les chanteurs, les organisateurs de lotos, d’apéros, et de nombreuses autres manifestations religieuses ainsi qu’à ceux qui collaborent à l’Essentiel… D’autres bénévoles oeuvrent aussi, plus discrètement, plus ponctuellement, au service des paroisses : la liste est longue. Ils n’en sont pas moins précieux et indispensables au bon fonctionnement de notre Eglise.
Que chacun de vous, bénévoles de la plaine, bénévoles de la montagne soit ici remercié. Dans la diversité de vos visages et de vos engagements, vous rendez nos églises plus accueillantes, nos communautés plus fraternelles et notre « Maison Commune » plus vivante !
Une bénévole témoigne
Florianne, présidente du Cocom de Vionnaz répond à nos questions.
Tes motivations ? Je désire me mettre au service du Seigneur et de la communauté paroissiale. Cela correspond à mes valeurs chrétiennes.
Que t’apporte cet engagement ? En premier, beaucoup de joie ! Et aussi un enrichissement humain et spirituel. Cela génère des échanges d’une grande diversité : soit entre les générations, soit entre des cultures différentes, soit en expériences de vie.
J’éprouve aussi un fort sentiment d’appartenance à une communauté de personnes qui partagent des valeurs communes.
Un souhait peut-être ? Dans l’idéal : que chacun soit acteur et apporte sa pierre pour construire une Eglise solidaire, vivante et missionnaire.
Evelyne et Elvire, fleuristes inspirées depuis des décennies à Vouvry.
Par l’abbé Daniel Reynard, curé | Photo: Raphael Delaloye
La proportion d’individus sans affiliation religieuse pourrait se réduire de 35% d’ici à 2050. Mais pas sûr que les athées périclitent sans résistance.
Les libres-penseurs sont de plus en plus menacés par le retour du religieux. Quand on sait que les croyants font plus d’enfants, il est légitime de s’interroger sur la survie, à terme, des athées. Vont-ils péricliter sans résistance ou bien s’organiser en communauté transnationale pour faire entendre leur voix ?
J’ose dire ici que nous avons besoin des athées, ils nous font avancer. Ils nous empêchent de tourner en rond, ils nous remettent en question, nous obligent sans cesse à nous remettre à l’établi de la foi pour nous confronter au monde, à la vie, alors dans ce sens merci.
Si quelqu’un dit : « J’ai rencontré Dieu, Il existe, fuyez. »
Si quelqu’un dit : « Je n’ai pas rencontré Dieu, Il n’existe pas, fuyez également. »
Dans les 2 cas, ils ne le font pas dans une optique spirituelle, religieuse ou métaphysique, mais dans un but politique au sens large.
Sortons du débat primaire et réducteur de « Dieu existe » ou « Dieu n’existe pas » pour entrer dans la foi qui est du domaine de l’expérience personnelle, d’une rencontre car la foi transcende ce débat pour ou contre.
Celui qui a besoin de nier Dieu devrait se poser des questions sur lui-même tout comme celui qui cherche absolument à convaincre que Dieu existe.
Je crois que nous sommes tous des chercheurs de l’au-delà, d’un monde meilleur. Dans ce sens, on n’est jamais aussi athée qu’on le croit ni aussi croyant qu’on le prétend.
Alors sachez que Jésus entend votre questionnement, Il est vivant et veut venir à votre rencontre, car Il sait que vous avez besoin d’une rencontre personnelle. Il se peut que vous doutiez, que vous soyez dans un temps de déception ou de découragement, que la présence de Dieu vous semble si lointaine. Jésus vous donnera ce rendez-vous que vous attendez. Cherchez-Le et répondez-Lui comme Thomas l’a fait : mon Seigneur et mon Dieu.
L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.
Par Mgr Jean-Marie Lovey, évêque du diocèse de Sion Photo: cath.ch/Bernard Hallet
«Regardez les champs déjà blanchissent pour la moisson.» (Jn 4, 35)
Donner « carte blanche » à quelqu’un relève manifestement d’une totale confiance remise à la liberté du récipiendaire. Aussi, je remercie les éditions de L’Essentiel de cet espace qui m’est offert, au risque de devoir connaître et assumer l’inquiétude devant la page blanche !
Je me propose donc de livrer ici quelques propos inspirés de ce que peut signifier le blanc dans notre vie diocésaine, personnelle, communautaire, bref, dans notre vie chrétienne.
Une prédication vivante
Au cours de la dernière grande veillée pascale, en la cathédrale de Sion, seize catéchumènes adultes ont été revêtus par leurs parrains et marraines du vêtement blanc des nouveaux baptisés.
Disposés, après leur baptême, en couronne dans le chœur de la cathédrale, ils devenaient une prédication vivante aux yeux de toute l’assemblée ; leur simple présence proclamait à la manière de saint Pierre : « Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait spirituel et pur afin que par lui vous croissiez pour le salut. » (1P 2, 2) Gratitude à l’égard des nouveaux baptisés adultes, témoins de l’œuvre de l’Esprit dans notre Eglise !
De la blancheur du baptême à celle du matin de Pâques, c’est le même éclat qui, en nous sautant aux yeux, devrait nous bouleverser autant que les femmes venues au tombeau. L’éclat de l’ange qui avait l’aspect de l’éclair et dont la robe était blanche comme neige. (Mt 28, 3) Gratitude à l’égard de ces tout petits que j’ai suivis en séance de Godly Play et qui savent s’émerveiller de la beauté des anges vêtus de blanc ! (Jn 20, 12)
Un modèle de vie
A l’écart, sur une haute montagne, les vêtements de Jésus devinrent resplendissants, d’une blancheur telle qu’aucun foulon sur terre ne peut blanchir de la sorte. (Mc 9, 3) Ce texte de la Transfiguration a été donné aux consacrés comme modèle de leur vie. Je rends grâce pour le paysage de nos montagnes où Dieu se dévoile à nos yeux. Et gratitude envers les personnes qui luttent non seulement contre l’érosion des glaciers, mais d’abord contre celle de la vie religieuse dans le diocèse.
Dans le cadre du Jubilé, la Congrégation du Saint Bernard a demandé à Benjamin Bender, comédien et musicien martignerain connu pour son engagement chrétien et pour sa foi, de créer et de présenter un spectacle autour de la spiritualité de la montagne. Il est accompagné d’Aline Bonvin qui cosigne la mise en scène et de Laurine Moulin qui composera la musique du spectacle.
La coloc M.C. : plus qu’un spectacle, une aventure humaine.
Propos recueillis par Pascal Tornay Photos: Jules Joris
Benjamin, vous êtes en train de préparer un spectacle autour de la spiritualité à la montagne, pourquoi un spectacle ? L’année passée, j’ai eu la joie de mettre en scène « la coloc M.C. » avec les DJP, ç’a été un très beau parcours et un très beau spectacle. Des membres de la congrégation du Grand-Saint-Bernard m’ont alors proposé de remettre le tablier de service et de monter un nouveau projet pour le jubilé. Pour moi, ces spectacles sont l’occasion de m’exprimer dans l’Eglise à travers mon art mais surtout de proposer un chemin de découverte, de partage, d’amitié (et de travail !) à des jeunes. Participer à un spectacle est un véritable engagement. Nos jeunes ont besoin de recevoir de vraies responsabilités dans un cadre bienveillant pour s’épanouir !
Pouvez-vous nous donner un avant-goût de ce que vous comptez présenter, sans nous en donner toutes les clés ? « Face à toi-même» raconte la vie d’hommes et de femmes ayant une attache particulière avec la montagne. Cinq témoignages qui s’entremêlent et se répondent. Des expériences de vie parfois très différentes, des avis divergents, pourtant, ce lien toujours si fort et présent qui persiste avec la montagne.
Sur le plateau quinze jeunes comédien·nes, huit chanteur·euses et cinq musicien·nes tenteront de nous faire voyager à travers ces récits de vie bruts et parfois bouleversants. Si la cordée nous permet d’atteindre des sommets, les interprètes essayeront de sonder notre lien si profond avec la montagne.
Quelle a été votre base de travail ? Pour poser des questions aux personnes que nous avons rencontrées, nous nous sommes inspirés de la prière du pèlerin de la montagne de Gratien Volluz. Nous aborderons donc des thèmes comme la verticalité, la mort, la migration, l’élévation, mais aussi la vie en fond de vallée, l’attrait à la montagne, etc.
Qui retrouvera-t-on sur scène ? Nous retrouverons celles et ceux qui veulent bien s’y trouver ! J’appelle tous les jeunes du Valais romand, peu importe leur rapport au théâtre, à me contacter. Nous ne montons pas un spectacle dramatique dans lequel un jeu d’acteur de haute qualité est demandé. Nous allons travailler sur l’appropriation de la parole de l’autre et sa restitution. Dès lors, il vous suffit de savoir parler pour entrer dans ce projet !
Les scouts d’Europe ont été mandatés pour créer un décor naturel afin d’avoir un impact écologique réduit et de montrer ce que l’homme, lorsqu’il connait la nature et qu’il la respecte, est capable de construire.
Informations pratiques
Si tu as entre 16 et 25 ans et que tu es tenté par l’aventure, contacte sans attendre Benjamin au 079 900 71 40. N’aie pas peur !
Vous pouvez d’ores et déjà réserver le samedi 9 mars 2024 à 20h et le dimanche 10 mars 2024 à 17h à l’Espace Saint-Marc.
Les informations pour les réservations suivront en temps voulu.
Au cours du mois de mai écoulé, une trentaine d’enfants des paroisses de Vionnaz, Revereulaz, Vouvry et Port-Valais ont reçu leur première des communions avec Jésus !
Ils s’y sont préparés depuis des mois, à travers plusieurs rencontres catéchétiques et messes des familles !
Ils ont appris à ouvrir leur cœur à l’Amour de Dieu, à écouter sa Parole et croire que Jésus est vraiment présent dans ce petit bout de pain.
La présence de Jésus dans la communion, ce n’est pas un Mystère qu’on peut démontrer mathématiquement, c’est un acte de foi, un acte de confiance.
Après un temps pascal riche en célébrations, suivi des premières communions, voici venu le temps de rendre grâces à l’occasion de la Fête-Dieu et d’apprécier encore les événements vécus et d’approfondir notre foi… que ce soit durant ce mois de juin ou alors durant la pause estivale qui pointe à l’horizon.
C’est selon et à tes souhaits !
Car même s’il nous arrive de prendre le large, n’oublions pas que LUI veille constamment dans un coin de notre barque. Et IL attend patiemment qu’on veuille bien l’inviter, qu’on LUI fasse une petite place en nous et qu’on LUI fasse confiance.
Alors comment ne pas s’inspirer de ce petit récit très éclairant ?
«À tes souhaits ?»
Un maître voyageait avec son disciple qui était chargé de s’occuper du chameau. Un soir, tellement fatigué, le disciple n’attacha pas l’animal et dit à Dieu dans sa prière d’en prendre grand soin. Or le lendemain matin, le chameau avait disparu ! « Où est le chameau ? » demanda le maître. Je ne sais pas, répondit le disciple. « Tu dois le demander à Dieu ! Hier soir j’étais si fatigué que je lui ai confié notre chameau. Ce n’est donc pas ma faute s’il s’est enfui ou s’il a été volé. » Le maître lui répondit : « Oui, c’est bien de faire confiance à Dieu de tout ton cœur, mais d’abord attache ton chameau. Car Dieu n’a pas d’autres mains que les tiennes. »
L’Ascension de Jésus au Ciel et l’envoi de l’Esprit Saint à la Pentecôte sont le prélude d’une présence fidèle et aimante à nos côtés. Mais notre Père compte aussi sur nos mains pour que son Règne vienne…
Sur ce, il ne dépend que de nous pour qu’advienne le meilleur et qu’évolue notre foi jour après jour jusqu’à nous laisser rejoindre par LUI.
Que se passe-t-il le dimanche après la Pentecôte ? L’Eglise fête la Sainte-Trinité. Après avoir reçu le don de l’Esprit Saint, nous sommes à même de mieux saisir l’originalité du cœur de la foi chrétienne : la Révélation d’un Dieu unique en trois personnes. C’est l’occasion de nous rappeler que nous sommes baptisés : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »
par Pascal Ortelli
Humour
Un monsieur se promenait au bord d’un lac quand il remarqua quelque chose d’insolite. Un homme assis dans l’herbe en tenue de pêcheur, mais sans canne à pêche, avec à sa droite une boîte de conserve.
– Que faites-vous mon brave ? – Comme vous le voyez, je suis en train de pêcher. – Comment ça ? – Si vous me donnez 20 francs, je vous explique comment.
Piqué dans sa curiosité, le promeneur sort 20 francs.
– Alors ? – Je m’approche de l’eau avec ma boîte de conserve et le poisson saute dedans. – Et vous en attrapez beaucoup ? – Vous êtes le cinquième aujourd’hui !
La question m’est posée, dans un chuchotement, par ma petite-fille Mia qui le connaît bien. Elle a six ans et elle interroge… Nous sommes au dernier banc de cette église paroissiale bondée, comme tous ceux qui sont là et qui arrivent encore, nous sommes venues avec sa mère pour un dernier A-Dieu à Jean-Pascal… Ces questions enfantines et essentielles montrent le désarroi que provoque cette présence-absence… On est là pour lui, autour de lui et il n’est pas là… Donc, ce dialogue chuchoté et ponctué de longs silences réflexifs a commencé comme ça :
– Il est où Jean-Pascal ? – Là-bas, au bout de l’allée, dans une grande boîte. On appellecette boîte un cercueil… Veux-tu te mettre debout sur le bancpour voir ? Mia acquiesce gravement. Elle se met deboutsur le banc, elle regarde… – Tu le vois ? – Je vois la boîte… …
Un long moment après : – Est-ce qu’il y a une clé à cette boîte ? – Non… Il n’y a pas de clé, simplement un couvercle. – C’est comme une boîte de Dieu ? (un tabernacle, je suppose…) – Non… Euh… oui, un peu… – Elle n’est pas grande la boîte… – Non… – Elle est posée sur quoi ? – Sur une sorte de table…
Longtemps après, alors qu’elle est à nouveau assise entre sa mère et moi : – Pourquoi il est mort Jean-Pascal ? – Parce qu’il était très malade. Tu savais qu’il était malade ? – Oui, j’ai été le voir à l’hôpital… – Tu as vu qu’il était malade ? – Oui, il était tout fin… (!) – … – Où il va après ? – On va mettre son cercueil au cimetière. Tu te souviens qu’on a été au cimetière ensemble ? En dessous, dans la terre, il y a les boîtes. – Il va prendre l’avion ? – Non, il ira dans la grande voiture grise qu’on a vue dehors… Tu te rappelles ? – Oui… – … – Alors on pourra aller le voir là-bas ? – On pourra voir l’endroit où on a mis son cercueil. On saura que c’est cet endroit-là. – Ah…
Voilà… dans cette (autre) boîte de Dieu, on était nombreux. On ne pouvait pas le voir, lui pour qui on était là… Et on ne pourra rien voir d’autre qu’un endroit qu’il s’agit de voir. Mais cet endroit, ce lieu où quelque chose reste de la personne, a toute son importance. Les questions reviendront, heureusement. Elles disent un esprit en éveil qui appréhende une des choses les plus complexes de notre vie : certains départs sont « pour toujours ». Mais ceux qui, comme Jean-Pascal, ont laissé en nous leur empreinte lumineuse, y resteront aussi, « pour toujours »…
Par Nathalie Traeger Angelini Photo : Matthieu Angelini
La Pentecôte est célébrée cinquante jours après Pâques. Elle est importante car elle marque la naissance de l’Eglise chrétienne. Elle commémore la descente du Saint-Esprit sur les apôtres de Jésus-Christ, après son ascension au ciel. Cet événement est relaté dans les Actes des Apôtres, où il est dit que les apôtres ont été remplis du Saint-Esprit et ont commencé à parler en d’autres langues, ce qui leur a permis de prêcher l’Evangile à une foule multilingue venue pour la fête juive de la Pentecôte.
La Pentecôte symbolise la réception de l’Esprit Saint, qui est considéré comme la troisième personne de la Trinité, comme le conseiller et le consolateur des chrétiens, les aidant à comprendre les enseignements de Jésus et à les mettre en pratique.
La Pentecôte est également un temps de célébration et de gratitude pour le don de l’Esprit Saint qui habite en chacun de nous, un temps de renouveau et de renaissance. Elle nous rappelle que les valeurs que le Christ nous a transmises (l’amour, la charité, la bienveillance, la joie, le pardon, etc.) sont essentielles pour nourrir notre foi et notre relation avec Dieu. La Pentecôte est un temps de réflexion sur notre propre cheminement spirituel et notre relation avec Dieu. C’est une occasion de se tourner vers l’Esprit Saint pour être guidé dans notre vie de foi. Elle est une invitation à renouveler notre engagement envers Dieu et à vivre notre foi avec plus de ferveur et de détermination.
En célébrant la Pentecôte et en renforçant notre foi, nous pouvons devenir des porteurs de paix, d’amour, de bienveillance et de joie. La bienveillance est une vertu qui nous permet d’être à l’écoute des autres, de les respecter et de les traiter avec compassion. C’est une qualité qui nous permet de mieux comprendre les besoins des autres et de nous montrer attentifs à leur douleur. En adoptant une attitude bienveillante, nous pouvons développer une relation plus profonde avec notre communauté chrétienne et témoigner de l’amour de Dieu envers tous. La joie est un élément essentiel de notre foi. Elle nous aide à rester optimistes et à voir le meilleur en chaque situation. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à être des porteurs de joie et de bienveillance dans notre vie quotidienne. Nous pouvons les diffuser autour de nous en étant de bons témoins de l’amour de Dieu et en montrant notre gratitude pour toutes les bénédictions que nous recevons.
La Pentecôte est un temps de renouveau pour notre relation avec Dieu et notre engagement envers notre communauté chrétienne. Que cette Pentecôte soit pour nous tous un temps de renouveau spirituel, d’amour, de pardon, de joie et de gratitude. Que l’Esprit Saint nous guide dans notre vie de foi et nous aide à partager l’amour de Dieu avec le monde entier.
Du nouveau pour la Fête-Dieu à Estavayer
Quelques nouveautés marqueront le déroulement de la procession de la Fête-Dieu, le jeudi 8 juin prochain. D’abord, la messe qui précédera la procession aura lieu à la collégiale, indépendamment de la météo (donc plus en plein air, vers le home). Ensuite, le parcours de la procession sera légèrement différent : il partira de la collégiale, puis empruntera la Grand-Rue jusque devant le monastère des dominicaines (1er reposoir), se poursuivra par la rue de Forel pour arriver à la place des Bastians (2e reposoir) et regagnera la collégiale (3e reposoir) par la rue de l’Hôtel-de-Ville (cjy).
Par Thierry Schelling | Photo : Grégory Roth/cath.ch
« Quand on me dit qu’il y a une congrégation qui attire beaucoup de vocations, je l’avoue, cela me préoccupe », déclarait François au symposium des religieux et religieuses en 2017, car « je m’interroge sur ce qu’il s’y passe ».
De quoi être clair quant à la « crise » des vocations religieuses en Europe notamment : pas le nombre, mais la qualité, condamnant fermement la « traite des novices » : ces congrégations qui, face à la chute des postulants autochtones, partent dans des pays du Sud recruter des jeunes qui n’avaient pas vraiment de vocation religieuse. C’est aussi une forme d’abus !
Qualité !
Il a mis en garde contre « l’hypocrisie de la médiocrité, de ceux qui veulent entrer au séminaire, car ils se sentent incapables de se débrouiller par eux-mêmes dans le monde ». Une hypocrisie qui est « une peste », a-t-il encore asséné.
Réalisme
« Le jour où il n’y aura plus assez de vocations sacerdotales pour tout le monde, le jour où… le jour où ce jour viendra, avons-nous préparé les laïcs, avons-nous préparé les gens à continuer le travail pastoral dans l’Eglise ? », interroge François avec lucidité. D’ailleurs, à prier pour les vocations depuis tant et tant d’années, Dieu a répondu au vu du nombre de femmes et d’hommes qui s’engagent en Eglise, en théologie, en pastorale spécialisée et plus seulement comme catéchistes 1 !
Le pape François élargit la notion de vocation : « Un proverbe de l’Extrême-Orient dit : « l’homme sage regarde l’œuf et voit l’aigle ; il regarde la graine et voit un grand arbre ; il regarde un pécheur et voit un saint ». C’est ainsi que Dieu nous regarde : en chacun de nous, il voit des potentialités, parfois inconnues de nous-mêmes et tout au long de notre vie, il travaille sans relâche pour que nous puissions les mettre au service du bien commun. C’est ainsi que naît la vocation… »
Il y a donc plus que de l’espoir…
1 400 laïcs et 235 prêtres pour le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, à titre d’exemple de la réponse de Dieu à nos prières !
Vous avez pu découvrir la première partie du témoignage de Christophe Rosay dans les colonnes de notre dernier numéro. En 1979, le jeune motard sierrois avait décidé, avec des amis, de prendre part à une folle aventure à moto. Course improbable qui devait le mener au Col de l’Assekrem dans le massif du Hoggar, et bien plus loin encore. A son retour, peu à peu sa relation avec le Seigneur se creuse et des «surprises» l’attendent… Il raconte.
Texte et photos par Christophe Rosay
Ma Honda XLV750-R sort de révision. Elle se révèle être « le dromadaire » dont je rêve depuis longtemps. Un agenda est enfin programmé pour le Dakar 1984 qui passera par l’Assekrem. Je m’en réjouis. Une équipe est formée, la recherche de sponsors commence. Le projet fédère de nombreux amis. Pourtant, un accident de travail va barrer ma route.
Attention les yeux ! – « L’œil est crevé, il faut opérer » m’apprend-on. Le vide s’ouvre devant moi : il engloutit mes projets. J’avance dans le vide. Ma vie semble foutue. Il me faudra plusieurs années pour y voir plus clair. L’absence de vue stéréoscopique me rend vulnérable et m’interdit la conduite à moto. Je ne vois plus ni le relief, ni les trous. Je m’encouble sur les trottoirs. Je ne supporte plus la lumière du soleil. Je me sens anéanti. J’ai 26 ans. Mon médecin me suggère de transformer mon hobby, la photo, en future profession car, dit-il, il faut fermer un œil pour regarder dans le viseur. Son idée me plaît. Je garde pourtant un pied en mécanique en collaborant au projet d’un nouveau garage moto d’un ami. Ma vue s’améliore et je reprends discrètement la conduite sur deux roues. Mes sensations reprennent vite le pas sur la prudence et la peur.
Accident hivernal – Un beau samedi de février, je me dis que ce serait bien de faire tourner le moteur de la V-Twin rouge. A la sortie d’un village, je mets les gaz à fond. Le moteur rugit, le cardan vibre et le plaisir est au rendez-vous. La route tourne légèrement et me voici, les roues dans l’ombre de la glissière. Le pneu avant dérape sur le bitume. C’est la chute, avec la vision du piquet de glissière dans la trajectoire de ma tête. Je crie dans mon casque : « Seigneur, pas maintenant ! » J’entends : « Vite, pivote sur toi-même ! » Un tour sur moi-même et je passe ainsi entre les poteaux. J’entends un grand crac en frottant ma hanche à ce satané piquet. Je frôle la glissière, vole par-dessus le talus et plonge dans la vigne en contrebas. Je me sens blessé à l’intérieur. Je remonte sur la route pour qu’on me voie. Là, je fais cette promesse au Seigneur : « Si tu me laisses en vie, j’arrête la moto ! » Je me réveille l’hôpital avec des fixateurs externes pour tenir en place mon bassin endommagé. Encore une fois, le Seigneur est présent et la guérison sera totale. La moto ? Pas une raie : personne ne comprendra. La gendarmerie la recherche. Le jeune aspirant de la patrouille prend mal à la vue d’autant de sang perdu, persuadé d’une mort sans délai. A cet instant, je sens le Seigneur me dire : « Je ne t’ai pas laissé une moto pour faire le con… »
Un nouveau regard – J’ai 33 ans. Une cousine me parle des chrétiens charismatiques, des dons de prophétie et de guérison, mais surtout de Jésus Christ. Ce soir-là, j’entends des versets bibliques étonnants alors que je nage en plein tourment. Je « bois » ses paroles tant elles correspondent à ma soif de connaissance. Alors je remets ma vie avec sincérité entre les mains de Jésus. Les liens malveillants sont coupés : « Il n’y aura plus jamais d’accident. » Pourtant ma vie s’effondre : poursuites pour dettes et perte de mon logement font de moi un SDF durant plus de trois mois. Durant ce temps, je m’interroge sur mon avenir. J’ai presque tout perdu mais au-dedans la conviction que le Seigneur est vivant m’habite. Il m’aide à me reconstruire. Rapidement, je trouve un emploi en mécanique.
Le retour à l’assemblée du dimanche matin – Un jour dans ma paroisse, je propose de raconter l’anecdote de la « petite Bible » bleue 1, celle qui m’avait accompagné durant mon raid moto de 1979. A la sortie du culte, je me trouve assailli de questions. Ces années de passion et de liberté que j’avais enfouies au plus profond de moi-même réapparaissent soudainement, mais là pour servir les « choses de Dieu ». Je me dis : « Seigneur, quelque chose change : la moto que je t’avais promis d’oublier est maintenant à l’église ! » Conseiller de paroisse, je veux m’engager sur le chemin de la foi et je lance l’idée d’un culte destiné aux jeunes sur la base d’un sujet que je maîtrise : la moto.
Dieu dans ton moteur – Je propose un témoignage de ma traversée du Sahara avec, en écho, des textes bibliques sur cet immense vide en moi. Ce sera la parabole du bon samaritain. En présentant le milieu motard, j’insiste sur la camaraderie et l’amitié qui sont à l’origine de l’entraide. La prière inspirée par l’évangile de Jean (14, 6) nous rassemble tous : « Seigneur, deviens notre GPS intérieur afin que nous prenions les bonnes décisions sur notre chemin de vie. »
Un cadeau inespéré – Malgré ma promesse au Seigneur, je cherche à acheter une nouvelle moto. Je suis dépité car mes recherches n’aboutissent que sur des modèles bien trop chers pour moi. Je n’ai que 2’000 francs. Pourtant, une occasion improbable s’offre à moi. Un ami me dit : « J’ai un client qui vend son ancienne Africa Twin. Je lui ai fait tous les services. » J’avais prié pour une moto pareille et voilà qu’elle m’est offerte sur un plateau à trois jours de mon anniversaire. Et le Seigneur là-dedans ? Je me souviens : « Je ne te laisse pas une moto pour faire le con… » Je roulerai donc à son service, avec le petit NT bleu 2 toujours dans ma poche.
Avec du recul – Aujourd’hui, je reconnais que c’est ce Jésus qui tant de fois m’a sauvé. Il s’est révélé dans le Hoggar puis ne m’a plus lâché. Par sa puissance de guérison et d’amour, ma vue s’est tant améliorée que je peux désormais faire mon « retour sur terre », comprenez : rouler à moto ! C’est vers lui que j’ai crié lorsque je glissais sur le bitume en direction du piquet de glissière. C’est un Jésus de liberté : en son nom les liens que j’ai pu avoir à des esprits mauvais ou à des spiritualités new age, ésotérique ou chamanique ont été coupés. C’est lui aussi que j’avais abandonné lorsque mes affaires marchaient bien. C’est lui que, par orgueil, j’avais mis de côté lorsque je me promettais de faire de ma vie une belle réussite. Lui aussi, lorsque, pour plaire à des chimères, j’ai mis cette lampe sous le boisseau de l’incrédulité. Lui encore, que j’ai placé en sourdine dans les difficultés de couple. Lui qui m’a relevé après un divorce difficile dans lequel j’ai bien risqué m’enlever la vie, alors que je croyais être dans une impasse.
L’expérience spirituelle décisive au sommet de l’Assekrem, conjuguée avec la camaraderie et l’esprit d’équipe m’ont fait découvrir une autre approche de la vie ; la dimension verticale d’un monde que l’on ne voit pas mais qui est pourtant bien présent ; la conscience d’appartenir à quelque chose d’infiniment grand qui me relie à la vie et qui m’élève de façon à ce que je voie plus loin.
1 En réalité, un exemplaire des Nouveaux Testaments diffusés dans les écoles par l’Association internationale des Gédéons. 2 La Biker Bible est un Nouveau Testament avec témoignages de motards et références de clubs chrétiens en Europe. 3 Voir la première partie du témoignage de Christophe dans le numéro d’avril 3-2023.
Dans le milieu motard, la camaraderie et l’amitié sont à l’origine de l’entraide.
Home les Tilleuls: Bertha a fêté ses cent ans avec une trentaine de personnes, dont ses cinq petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants. Ils étaient tous là. Nous la félicitons. Portrait d’une centenaire.
Texte et photos par Yves Tornay
Née à Collombey-le-Grand d’un papa fribourgeois et d’une maman de Val-d’Illiez, Bertha Valery épouse en 1947 Louis Ostrini dont le père avait fui l’Italie durant la Grande Guerre. Elle a par ailleurs un frère aîné.
Catholique, Bertha grandit à Collombey. La famille n’est pas très priante mais on va à la messe tous les dimanches (messe des enfants à 9h à Monthey). Et la veille de la Toussaint, sur ordre de maman, « on récitait un chapelet pour les morts, à genoux ou assis, entre quelques rires ».
Bertha pratique la marche en montagne et le ski, dans la grosse neige des prés de Val-d’Illiez, chez grand-mère. « On n’a pas vu grand-chose de la guerre, nous ! Papa, qui faisait les équipes à la Ciba, avait de la campagne. On vivait bien quand même, on vivait mieux qu’à présent, il me semble. Aujourd’hui il y a trop de disputes, on n’ose bientôt plus ouvrir la télé. Le monde est à moitié fou. »
Puis Bertha part trois ans à Soleure apprendre l’allemand et suivre un apprentissage d’employée de bureau, dans l’horlogerie. Au retour elle sera secrétaire à la fabrique d’engrais chimique de Martigny (lever à 4h30, départ à pied pour le train de 6h20 à Saint-Triphon).
« J’ai toujours travaillé. Après Martigny, pour la carrière Dionisotti à Monthey. A la mort de mon beau-père, ma belle-mère est venue vivre à la maison et s’occuper de mes deux petits. Puis j’ai travaillé à mi-temps au home les Tilleuls, jusqu’en 1990. »
« J’amenais les sœurs* à la Dixence, à Saas-Fee, à la Gemmi. Sœur Bénédicte avait pris un coup de soleil violent. Elle ne sortait jamais. J’ai de bons souvenirs des sœurs. Je les amenais à Annecy. C’était une grâce de Dieu de pouvoir les fréquenter. »
« Question foi, je ne suis pas une fervente. Mais Dieu, je lui parle beaucoup. J’ai vécu deux pèlerinages à Lourdes, (les enfants étaient déjà grands). J’ai très peu voyagé. Non, je n’aimais pas voyager. »
« Tous les lundis, mon fils me demande : « Tu as été à la messe ? » Mais j’oublie que c’est dimanche, les jours sont tous les mêmes, on ne sait plus quel jour on vit. »
« Et les amis ? vous savez, on n’a plus beaucoup d’amis à cet âge. Je me donne encore deux ans à vivre. Ma mère est morte aux Tilleuls à 102 ans, après deux jours de maladie. Elle avait fait une belle mort ; ici, je vais faire comme elle. »
* Il s’agissait des Sœurs de Saint-Joseph d’Annecy qui s’occupaient à cette époque des soins et de la gestion au Home.
L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.
Michel Racloz, représentant de l’évêque pour la région diocésaine Vaud | Photos : cath.ch, Pixino
Peut-être êtes-vous parmi le grand nombre de personnes en recherche de ce qui peut donner du goût à l’existence et, si possible, une joie profonde. Ou avez-vous des proches, des collègues dans cette situation…
La vie actuelle nous propose à la fois de multiples opportunités, mais également « des pièges ». A mes yeux, un des premiers et des plus redoutables de ceux-ci est la confusion entre ce qui est de l’ordre des besoins et ce qui relève du désir, compris comme élan de vie. Les besoins fondamentaux sont assez vite identifiables : être en bonne santé, avoir un toit, se nourrir, se sentir en sécurité. Malheureusement, un pourcentage important de la population ne peut déjà pas les satisfaire. Etre attentif à autrui et se faire proche de celui qui souffre peut être un chemin d’humanisation mutuelle.
La manière de répondre à ces besoins peut être très variée et relève de sa propre culture. Les multiples messages qui nous parviennent par tous les canaux cherchent à nous influencer et à nous attirer vers certains produits. Nous sommes très, trop sollicités et tout va en s’accélérant. De plus, il y a une tendance à faire croire que des objets et des styles de consommation seront des réponses adéquates aux désirs profonds comme l’amour, l’amitié, la reconnaissance, la réalisation de soi…
Aussi je suggère de prendre du recul, d’être au calme, de ralentir pour s’offrir les conditions d’être à l’écoute de ses aspirations profondes et de ses valeurs essentielles. Le silence, la méditation, le dialogue et la prière sont des atouts essentiels pour « désensabler » notre source intérieure et pour rencontrer Celui qui désire nouer une alliance avec nous. Il nous accompagne dans notre recherche de nos dons propres que nous pouvons partager. Tout en étant attentif aux besoins de base, Jésus nous ouvre un horizon de vie pour combler nos désirs profonds. Nous laisserons-nous bousculer et inspirer par l’Esprit Saint pour vivre chacune et chacun notre vocation spécifique ?
On connaît la rubrique ainsi nommée et ce titre joue un peu sur les mots, mais la (re)découverte de ce texte de Jean XXIII frappe par son bon sens et l’humilité du propos. Ces buts quotidiens ne demandent pas d’être surhumains, mais de vivre debout, ouverts, le visage tourné vers la lumière…
Par Françoise Besson | Photos : Wikipedia, S Migaj/pexels
Décalogue de la sérénité du pape Jean XXIII
1. Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre ma journée sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie.
2. Rien qu’aujourd’hui, je prendrai le plus grand soin de me comporter et d’agir de manière courtoise ; je ne critiquerai personne, je ne prétendrai corriger ou régenter qui que ce soit, excepté moi-même.
3. Rien qu’aujourd’hui, je serai heureux sur la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde mais également dans celui-ci.
4. Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à une bonne lecture en me rappelant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, de même la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.
5. Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et n’en parlerai à personne.
6. Rien qu’aujourd’hui, j’accomplirai au moins une chose que je n’ai pas envie de faire, et si on m’offense je ne le manifesterai pas.
7. Rien qu’aujourd’hui, je me plierai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci cèdent à tous mes désirs.
8. Rien qu’aujourd’hui, j’établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m’en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. Et je me garderai de deux calamités : la hâte et l’indécision.
9. Rien qu’aujourd’hui, je croirai fermement – même si les circonstances attestent le contraire – que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde.
10. Rien qu’aujourd’hui, je n’aurai aucune crainte. Et tout particulièrement je n’aurai pas peur d’apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté.
Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.
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