Par Pascal Tornay | Photos : Marion Perraudin, Pascal Tornay
Un pont, ça relie ; ça ouvre des possibilités ; ça permet de franchir des obstacles. C’est le lieu du passage entre deux univers. C’est, potentiellement aussi, le lieu de la rencontre et de la réconciliation. C’est donc tout naturellement à l’aide de ce symbole que les paroisses réformée et catholique ont proposé une petite démarche lors des messe et culte célébrés conjointement les 22 et 29 janvier derniers.
Chacun était invité à se demander : « Quelle pierre à l’édifice puis-je apporter à l’unité entre les chrétiens ? » Il s’agissait concrètement d’inscrire sur des briques symboliques un mot significatif ou son propre prénom et de le coller sur le pont de manière à le voir se façonner au fil des célébrations. Au centre du pont, figurait un cœur. La clé de voûte de ce pont de l’unité : c’est le Christ Jésus. Pas d’unité possible, que très superficielle sans lui. « La pierre d’angle qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » dit le psalmiste. Ps 117 (118).
Démarche lors de la messe du 29 janvier à Martigny-Ville.
Samedi 11 mars prochain, nous proposons aux servants de messe de notre paroisse un tournoi de tennis de table. C’est une manière de chercher les jeunes là où ils sont. L’activité physique et sportive est propre à leur âge et contribue à leur croissance. C’est une bonne occasion pour nous tous, chers lecteurs, de mettre en évidence les valeurs du sport.
Par l’abbé Darius Kapinski, curé-modérateur | Photo : LDD
Saint Paul aime bien se servir d’un langage faisant référence au sport. En encourageant Timothée, son compagnon d’évangélisation, il dit : « Demeure maître de toi-même. » N’est-ce pas une des exigences pour une réussite dans notre vie humaine, bien indispensable également dans le domaine de toute compétition sportive ? Et l’Apôtre des nations poursuit : « J’ai combattu un bon combat, je suis allé jusqu’au bout de la course, j’ai gardé la foi. Et maintenant le prix de la victoire m’attend : c’est la couronne de justice… » (2 Tim 4, 5.7-8). La victoire sportive est également précédée de nombreuses victoires sur soi.
Le pape Jean-Paul II a dit : « Le sport c’est l’activité secondaire la plus belle du monde. C’est un instrument important de construction de l’homme et d’édification d’une société plus fraternelle et solidaire… »
Le 23 novembre 2013 au Vatican, le pape François a reçu l’Ordre olympique d’or (une distinction créée par le Comité International Olympique en mai 1975) en reconnaissance de sa compréhension du bien que le sport peut apporter aux jeunes et à l’édification de la paix. Et voilà son propos : « Je souhaite encourager des organisations comme les vôtres, qui font la promotion du sport – notamment auprès des jeunes générations – comme moyen d’encourager la paix, le partage et la coexistence harmonieuse des peuples. »
Le sport est très précieux pour la croissance intégrale d’une personne. Il aide à se dépasser et à combattre l’égoïsme. Il peut créer l’esprit de sacrifice et favoriser la loyauté dans les relations, l’amitié et le respect des règles, comme le respect des autres compétiteurs.
L’encyclique Laudato Si’ est un document central dans le pontificat du pape François. Le cheminement qui y est exposé s’inspire directement de la réflexion et de la vie de saint François d’Assise. Huit ans après sa publication, le texte fondateur de l’écologie intégrale est toujours autant d’actualité.
Par Caroline Stevens | Photos : DR, Dustan Woodhouse Unsplash
Publiée en mai 2015, l’encyclique Laudato Si’ est un document de 184 pages. Compte tenu de sa densité, cela vaut la peine de la relire plusieurs fois. Son propos se concentre sur la protection de l’environnement naturel et de toutes les personnes, ainsi que sur des questions plus larges concernant la relation entre Dieu, les humains et la Terre. Le pape François accorde une place importante aux conséquences des changements climatiques sur les plus pauvres d’entre nous : « La logique qui ne permet pas d’envisager une préoccupation sincère pour l’environnement est la même qui empêche de nourrir le souci d’intégrer les plus fragiles, parce que dans le modèle actuel de « succès » et de « droit privé », il ne semble pas que cela ait un sens de s’investir pour que ceux qui restent en arrière, les faibles ou les moins pourvus, puissent se faire un chemin dans la vie » [Chapitre 5, IV, 196, 139].
Le titre de cet appel, « Laudato Si’ » (Loué sois-tu Seigneur), fait écho au Cantique des créatures de saint François d’Assise, rédigé au début du XIIIe siècle. Dans cet hymne à la nature, saint François pose un regard intime sur tous les éléments de la Création. Il y exprime avec force l’élan irrépressible de désappropriation qui lui a permis de se tourner vers Dieu et de fraterniser avec ses créatures. Ainsi, François ne connaît plus le soleil, le vent, l’eau et le feu mais « frère Soleil », « frère Vent », « sœur Eau » et « frère Feu ».
Saint François d’Assise représente pour le pape « l’exemple par excellence de la protection de ce qui est faible et d’une écologie intégrale ».
L’encyclique est divisée en six parties :
Chapitre premier : Ce qui se passe dans notre maison. Cette partie résume l’ampleur des problématiques liées à l’environnement. Les questions de la pollution, du changement climatique, de la rareté de l’eau, de la perte de la biodiversité et des inégalités y sont évoquées.
Chapitre deux : L’évangile de la Création. Les récits de la Création dans la Genèse sont ici interprétés comme une incitation à l’agriculture responsable et à la protection de la nature. L’idée d’une domination de l’homme sur la nature est confrontée à la sagesse de la Bible.
Chapitre trois : La racine humaine de la crise écologique. On s’intéresse aux modes de pensée et aux tendances sociales à l’origine de la crise climatique. L’utilisation irréfléchie de la technologie, la volonté d’asservir la nature, les théories économiques et le relativisme social sont incriminés.
Chapitre quatre : Une écologie intégrale. Ce chapitre propose une solution à la crise grâce à l’écologie intégrale. Celle-ci soutient que les humains font partie d’un ensemble bien plus vaste qu’eux. Partant de ce principe, il faut considérer aussi bien les interactions des systèmes naturels que sociaux.
Chapitre cinq : Quelques lignes d’orientation et d’action. L’application de l’écologie intégrale à la politique implique un plus grand souci des pauvres, davantage de transparence et d’inclusivité dans la gouvernance et un souci pour le bien de toutes et tous.
Chapitre six : Éducation et spiritualité écologiques. La partie conclusive met l’accent sur les initiatives à mettre en place au niveau personnel. Il s’agit de s’extraire de la logique consumériste, génératrice de déchets, et de s’attacher à des valeurs durables et intemporelles. La conversion écologique est aussi celle du cœur, à travers la rencontre avec Jésus qui amène à communier avec Dieu, le monde de la nature et les autres.
Au lendemain de sa publication, les opinions à propos de Laudato Si’ divergent : certains observateurs y voient une ingérence du pouvoir spirituel dans le temporel alors que d’autres y décèlent une audace inespérée.
À l’occasion du cinquième anniversaire de l’encyclique, une table ronde interdicastérielle sur l’écologie a été constituée afin de proposer des pistes d’action sérieuses, soutenues par le pape François. Publié le 18 juin 2020, le document « En chemin pour le soin de la maison commune » est né avec pour objectif « d’inspirer des choix et des comportements permettant de regarder l’avenir avec confiance et espérance ».
En octobre dernier, le documentaire La Lettre a été mis en ligne sur la plateforme Youtube. Porté par le Mouvement Laudato Si’, ce film illustre le message de l’écologie intégrale à travers quatre voix : celle de la nature, des peuples autochtones, de la jeunesse et des pauvres. Chacune d’entre elles est représentée par une personne directement concernée par le changement climatique.
Dans un prochain article à paraître dans L’Essentiel, nous vous présenterons les différentes actions entreprises au niveau du diocèse et au-delà.
L’encyclique nous demande de prendre soin de notre maison commune.
L’écrivain anglais Chesterton s’émerveille du lien avec le passé.
L’Essentiel propose aux Evêques des diocèses de Sion et de Lausanne-Genève-Fribourg, à l’Abbé territorial de Saint-Maurice et à leurs représentants de s’exprimer sur le sujet de leur choix.
Par Mgr Charles Morerod, évêque du diocèse de LGF | Photos : cath.ch, DR
Ce numéro de L’Essentiel traite d’archéologie et on m’invite à y écrire…
L’archéologie, comme toute connaissance du passé, est très utile à la compréhension du présent. Elle répond en partie à la question de notre origine. Elle montre le caractère transitoire des réalités humaines : de grandes civilisations n’ont laissé que peu de traces et ce fait nous laisse songeurs sur notre futur et ses incertitudes. Certains pensent d’ailleurs que l’Eglise est en train de s’orienter vers un futur archéologique, ou au moins de devenir un musée de croyances passées.
Certes la foi de l’Eglise n’est pas nouvelle et on en trouve des traces archéologiques. Je trouve personnellement un vrai bonheur dans ce contact vivant avec le passé : notre foi est celle de personnes qui ont vécu longtemps avant nous et elle est aussi celle de personnes qui vivent maintenant dans des régions très différentes. L’écrivain catholique anglais Chesterton, s’émerveillant de ce lien avec un passé qui nous forme, disait qu’« il est évident que la tradition est seulement la démocratie étendue à travers le temps » (Orthodoxie, chapitre 4) : nous intégrons la voix de nos ancêtres dans la foi. Ceci dit notre regard est aussi tourné vers l’avenir, car le même Dieu qui a agi dans le passé agit dans le présent et dans l’avenir, qui pour Lui sont un. En ce sens, notre foi est une archéologie fondamentale : elle répond le plus profondément à la question de notre origine. Nous existons parce que Dieu a créé le monde, parce que Dieu veut que nous soyons avec Lui, parce qu’Il nous aime. Si la foi est une archéologie fondamentale, c’est parce qu’elle répond (à son niveau) à une préoccupation des historiens : quel est le lien entre ces faits ou objets passés et ce qui suit ? Quel est le lien entre un passé lointain, un passé proche, le présent et le futur ? Nous approchons de Pâques. Ce lien est que « Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui, Il le sera à jamais ». (Hébreux 13, 8)
Se mettre en marche et prendre le chemin, Pour descendre dans son cœur, Qui comme une terre en jachère, Attend le temps des labours et des semailles Rejoindre la terre de notre cœur et l’ouvrir à un temps de prière, Pour la laisser se renouveler par l’Amour infini Et laisser graver en son cœur « Car Aime »
Se mettre en marche et prendre le chemin, Pour descendre dans son cœur, Prendre le temps de se retrouver au désert avec Lui, Et se mettre à l’écoute de sa Parole, Pour s’en nourrir plus que du pain, Et la laisser rejoindre notre vie. Et laisser graver en son cœur « Car Aime » Se mettre en marche et prendre le chemin, Pour descendre dans son cœur, Apprendre avec Lui à se défaire du superflu, Pour accueillir l’Essentiel, En ouvrant ses mains et en partageant le pain de l’amitié Avec celui qui a faim de réconfort Et laisser graver en son cœur « Car Aime »
Se mettre en marche et prendre le chemin, Pour descendre dans son cœur, Prendre le temps de se retrouver dans le silence avec Lui, Pour se nourrir de sa Miséricorde Et laisser son pardon embaumer le cœur, Pour oser des paroles de réconciliation et de pardon Et laisser graver en son cœur « Car Aime »
Quarante jours Seigneur, pour t’accueillir dans le silence de la prière. Quarante jours, Seigneur, pour te suivre au désert, et s’ouvrir à ta Parole. Quarante jours Seigneur, pour redécouvrir ta Miséricorde dans le pardon donné et reçu Quarante jours, Seigneur, pour se délester de ce qui alourdit notre marche avec toi. Quarante jours, Seigneur, pour se tourner vers toi, pour se priver du superficiel afin de s’ouvrir à l’Essentiel
Prière proposée par Nicolette Micheli Auteur inconnu (extrait de la revue « Oratoire ») Photo : DR
Joseph, on t’appelle le juste, le charpentier, le silencieux ; moi, je veux t’appeler « mon ami ». Avec Jésus, ton fils et mon Sauveur, avec Marie, ton épouse et ma Mère, tu as ta place dans mon cœur, tu as ta place dans ma vie.
Ta présence sur mon chemin, elle est discrète comme ton silence ; mais je te reconnais bien à ton regard attentif, à ton cœur disponible, à ta main secourable. Prends ma main et conduis-moi, lorsque l’ombre et la nuit rendent mes pas incertains.
Toi qui as cherché le Seigneur, toi qui l’as trouvé,dis-moi où il est. Dis-moi où il est, quand l’épreuve et la souffrance sont le pain quotidien. Dis-moi où il est, quand l’espérance relève mon courage et m’invite à avancer avec plus d’entrain. Dis-moi où il est, quand on vient près de moi chercher réconfort, amitié et joie.
Joseph mon ami, toi qui as cheminé à travers les rayons et les ombres, Apprends-moi à rencontrer le Seigneur dans le quotidien de ma vie.
Toi le témoin étonné de l’action de l’Esprit. aide-moi à reconnaître ses merveilles et à lui être soumis.
Toi le grand attentif à tous les besoins des tiens, garde bien ouverts mon cœur et ma main.
Avoir une sensibilité écologique ne rime pas forcément avec religion. Mais si l’on considère, en tant que chrétien que nous avons la responsabilité de la Création, et que cette approche fait partie intégrante de notre foi, alors nous donnons un sens à nos actions pour un développement durable et viable pour notre génération et nos enfants. Au mois de janvier, à Fribourg, s’est déroulé le premier atelier d’écologie intégrale du décanat, c’est-à-dire des paroisses du Grand-Fribourg. Une trentaine de personnes, sous l’égide de l’abbé Philippe Blanc, de Caroline Stevens, chargée de communication pour le décanat et de Reto Dörig, aumônier dans les collèges de la ville, ont cherché à mieux donner un sens chrétien à notre engagement écologique.
« Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse, cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne » écrit le pape Francois dans Laudato Si’. Dans l’encyclique, publiée en 2015, le pape lance un appel à toutes les personnes de bonne volonté pour une conversion intérieure et concrète. Il s’appuie sur toute la pensée sociale de l’Église et appelle à une « révolution culturelle » en faveur de l’écologie intégrale. La démarche du texte s’enracine dans une analyse des crises écologiques et sociales de notre temps, puis dans un retour sur la théologie de la création, pour en venir à la mise en évidence des racines spirituelles des maux dont nous souffrons.
Dans cette encyclique, l’Église parle d’écologie intégrale pour bien faire comprendre que nos démarches ne peuvent pas se limiter aux seules questions environnementales. Dans un souci de cohérence globale, la dynamique de l’écologie intégrale intègre la vie spirituelle, le respect de la dignité de la vie et l’exigence de fraternité et de justice sociale. « Une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, pour écouter tant la clameur de la terre, que la clameur des pauvres » peut-on lire dans l’encyclique.
La Lettre, pour vivre Laudato Si’
Tout le monde n’a pas lu Laudato Si’. Près de huit ans après la publication de l’encyclique, son message n’est toujours pas connu et la crise écologique de notre maison commune s’est aggravée de manière considérable. Comment atteindre plus de monde ? C’est ainsi que l’idée de réaliser un film documentaire est née. Réalisé sous l’impulsion du Saint-Siège, il est sorti en octobre 2022. Selon le scénario, pour vivre Laudato Si’, le pape François invite à Rome, des protagonistes représentant la voix des périphéries. La voix des pauvres, de ceux qui sont mis de côté avec Arouna Kaudé du Sénégal, la voix des peuples indigènes avec le chef Dada Odair de l’Amazonie, la voix des jeunes avec Ridhima Pandey d’Inde et enfin la voix de la nature sauvage avec Robin Martin et Greg Asner de Hawaï. 1h20 de film pour dire que l’avenir ne sera bâti que si nous sommes soudés.
Le documentaire La Lettre a été présenté par Caroline Stevens et Reto Dörig en prélude à l’atelier d’écologie. Avec un constat, partagé par bon nombre : le sentiment d’impuissance face à l’ampleur de la tâche et que la minuscule action que chacun n’aura pas un grand impact sur l’amélioration de la planète Terre.
Les mains dans la terre
D’où l’intitulé de cet atelier sous le signe « mes mains dans la terre » pour cibler les actions concrètes que chacun peut être amené à faire dans sa vie et son domaine d’activité afin d’éviter la désillusion et l’inaction. « Il faut faire, mais il faut savoir pourquoi nous le faisons. Le but de Laudato Si’ est de donner un sens à nos actions écologiques » explique l’abbé Blanc. D’autres ateliers vont suivre durant cette année.
« Le pape a fait son travail, à nous de faire le nôtre » encourage Philippe Blanc. Les idées ont fusé : la mobilité, la sobriété énergétique, l’utilisation d’internet ou la responsabilité des multinationales. Mais c’est surtout le sentiment que cette lutte pour un monde meilleur doit venir des fidèles « d’en bas », pour reprendre les mots d’une participante, qui prédomine. Avec d’abord une meilleure prise de conscience du message du pape et ensuite des actions locales, voici la route à suivre pour celles et ceux qui ont choisi de passer une soirée à penser un monde meilleur.
« On s’habitue aux naufrages, aux décès et aux échecs et cette attitude est terrible » affirme le pape dans La Lettre. Il nous faut donc trouver une forme de confiance pour éviter ce qu’un jeune affirme avec une certaine forme de découragement : « On nous questionne, mais l’on ne nous écoute pas. » Comme l’affirme une participante : « l’Église c’est nous et si nous voulons que l’Église change, c’est à nous de changer ».
En tant que chrétien, nous avons la responsabilité de la Création.
Pourquoi le prêtre porte-t-il des ornements roses le 4e dimanche de Carême ? Durant les temps du Carême (et de l’Avent), les habits liturgiques sont de couleur violette, symbole de la pénitence et de l’attente. Pour souligner le fait qu’on est proche de Pâques, le blanc de la Résurrection vient déjà atténuer l’austérité du violet, ce qui donne du rose, symbole de la joie à venir.
par Pascal Ortelli
Humour
Madame Durand est une agréable veuve de 38 ans que ses amies poussent à se remarier. – Mais pourquoi diable, voulez-vous toutes que je me remarie ? J’ai un chien, un perroquet et un chat qui me suffisent amplement. – Peut-être, mais cela ne remplace pas un homme ! – C’est bien ce qui vous trompe. Le chien gueule tout le temps, le perroquet jure du matin au soir et le chat passe presque toutes ses nuits dehors !
Noël n’est pas que Noël la nuit du 24 au 25 décembre… Et pourtant, les cadeaux ouverts, on se dépêche de visiter toute la famille et amis et voilà que Nouvel An approche… et les vœux se diffusent tant et plus… toutefois, Noël est encore là !
Nos crèches sous le sapin nous le montrent bien : les rois mages sont en chemin, ils ne sont plus très loin… Pourtant, bien souvent après la visite des Mages, à l’Epiphanie, les crèches sont « remballées » précieusement… Toutefois, Noël est encore là !
Certaines paroisses laissent la crèche jusqu’à la Chandeleur, 40 jours après la nuit de Noël, lors de la Présentation de Jésus au Temple. Parfois c’est chez nous que la crèche reste installée. Noël est encore là… où est-ce la lumière de Noël qui brille encore dans nos yeux ?
Et à Pâques… la deuxième grande fête de l’Eglise, deuxième nuit de lumière dans nos vies, la première avec la naissance de Jésus, la deuxième avec la Résurrection du Christ. Et si nous aménagions notre crèche de Noël pour la laisser jusqu’à Pâques ?
Une grotte pour la naissance, une grotte pour le tombeau ; devant celle-là, Marie est à genoux, et Marie est à genoux aussi devant le tombeau ouvert ; l’ange est là aussi, les bergers sont à présent les disciples d’Emmaüs, l’étoile est devenue la grande clarté.
A vos crèches, un peu d’imagination et réjouissez-vous de la mort et de la résurrection de Christ : représentation d’un monde nouveau, d’une nouvelle Alliance entre Dieu et les hommes.
Par l’abbé Jean-Michel Moix Photo : abbé Valentin Roduit
Depuis le 22 février, le Mercredi « des cendres », nous sommes entrés dans le temps liturgique du Carême. En ce premier jour du Carême, si nous sommes allés à la messe, nous avons pu recevoir l’imposition des cendres, et nous avons pu entendre le prêtre nous dire : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » ou « Convertis-toi et crois à l’Evangile ». Ce sont des paroles fortes. Elles nous rappellent notre condition mortelle, elles nous invitent à opérer comme une « bascule » dans notre vie : à vivre non pas en fonction de biens terrestres, périssables et éphémères, mais pour « gagner » le Ciel ! Elles nous incitent à nous mettre « en marche », à avancer sur le chemin de la sainteté.
Mais le problème vient du fait que peut-être au lieu d’avancer sur ce chemin nous faisons du sur-place. Osons donc faire sur nous un petit examen de conscience. Posons-nous la question : qu’est-ce qui nous freine dans notre marche vers le Ciel ? Eh bien, les causes sont à rechercher dans trois grands domaines :
– Où en suis-je dans ma vie de prière ? Si chaque jour je prends soin de mon corps en consacrant du temps à me nourrir ou à dormir, quel est le temps que je donne à Dieu pour prier (seul, en famille, ou dans le cadre de la messe dominicale) en prenant soin ainsi de mon âme ?
– Où en suis-je dans l’ascèse que le chrétien est appelé à exercer sur lui-même ? (sur son corps, sur ses sens, sur les facultés de connaissance et d’amour de son âme…). Au cours des époques cette ascèse a pris différents noms : mortification, jeûne, renoncement, sacrifice, pénitence…
– Où en suis-je enfin dans mes relations vis-à-vis de mon prochain ? Est-ce que je vis uniquement pour moi-même ou bien suis-je sensible aux besoins, à la détresse, aux épreuves que le prochain peut vivre ?
Par Catherine, Christine, Cornélia, Emmanuela Photos : Catherine Soldini et Missio
Une bonne vingtaine d’enfants ont été envoyés en mission sur la route de nos villages pour aller chanter la Bonne Nouvelle et soutenir les enfants défavorisés d’Indonésie.
Après avoir entendu le récit de la Nativité… les enfants sont restés en silence devant la Crèche où ils ont déposé toutes leurs intentions dans le Cœur de Jésus.
Ils étaient heureux de partir en petits groupes pour bénir les habitants de certains quartiers et recueillir des dons pour soutenir les enfants ! Ils n’ont pas pu aller partout mais ont laissé des bénédictions au fond des églises.
Ils ont récolté la belle somme de Fr. 1309.– (plus Fr. 182.– pour Vuisternens) qui ira pour les enfants en difficultés en Indonésie. Il s’agit notamment du projet de la Fondation Arek Lintang (ALIT) qui œuvre depuis plus de vingt ans dans l’accompagnement des enfants victimes de violence ou en danger. ALIT est l’un des 200 projets soutenus dans le monde par l’action des Chanteurs à l’étoile 2023 dans les domaines de la protection de l’enfance, de la formation, de la nutrition et de la santé.
Pour la messe de retour, une célébration a été organisée à l’Abbaye de Saint-Maurice le 8 janvier 2023, pour tous les Chanteurs à l’étoile de Suisse romande, une petite délégation de nos villages s’y est rendue.
Merci infiniment pour l’accueil et la générosité de tous. Merci aux parents qui ont accompagné les groupes. A l’année prochaine !
Constituée en association, l’Eglise catholique romaine-Genève (ECR-Genève) doit s’assurer de trouver les ressources financières nécessaires qui lui permettent de remplir sa mission pastorale et sa bonne gestion administrative. Son secrétaire général, Dominique Pittet, a accepté de nous octroyer un entretien « sonnant et trébuchant » afin de comprendre comment une Eglise sans soutien de l’Etat subvient à ses besoins.
Par Myriam Bettens | Photos : Jean-Claude Gadmer
Lorsque vous êtes entré en fonction auprès de l’ECR-Genève en 2008, celle-ci enregistrait un résultat très déficitaire. De quelle manière avez-vous redressé la barre ? Plusieurs pistes ont été suivies. La première visait à professionnaliser la recherche de fonds et de faire beaucoup plus régulièrement des appels aux dons. L’autre partie concernait la mise en valeur du patrimoine mobilier – par des placements ciblés – et immobilier de l’Eglise par des investissements dans ce domaine.
Pas d’impôt ecclésiastique ni de subventions étatiques. De quoi l’ECR-Genève vit-elle ? Elle vit maintenant de ces trois poches, la plus importante étant celle des dons, qui permettent bon an mal an le maintien de l’équilibre financier.
Les catholiques genevois ont-ils conscience de cela ? Je crois qu’ils en sont conscients, d’autant plus que nous leur écrivons régulièrement (rires). Encore aujourd’hui, soixante pour cent du financement de l’ECR provient des dons, bien que nous rencontrions une diminution de ceux-ci de l’ordre d’un million par an, par rapport à il y a cinq ans. Les catholiques sont habitués et ont pris conscience que pour que leur Eglise vive, elle a aussi besoin d’argent.
Vous venez d’évoquer une diminution de dons d’un million chaque année. A quoi l’attribuez-vous ? Les causes sont multiples. Une partie de nos donateurs est âgée, voire même décédée et la nouvelle génération fonctionne différemment de ses ainés. La contribution ecclésiastique volontaire, ressentie comme une obligation par nos parents et grands-parents, ne l’est par exemple plus aujourd’hui.
Justement, la place de l’Eglise dans la société a considérablement changé. Cela se ressent donc aussi financièrement parlant ? Nous avons dû changer l’angle de nos recherches de fonds en mettant beaucoup plus en valeur l’ensemble de nos activités et les personnes qui s’y emploient. La nouvelle génération de catholiques se sent « appelée » par le financement de projets concrets, alors que l’ancienne donnait principalement pour le salaire des prêtres.
Dans quelle direction allez-vous pour solidifier les finances de l’ECR-Genève ? Le projet de Maison d’Eglise fait partie de cet avenir. Les gens y sont très sensibles. Ils y ont vu une vraie ouverture de l’Eglise sur l’extérieur avec des possibilités d’accueil et de rencontres. Ce projet est donc très important pour améliorer la visibilité de l’Eglise tout comme l’aspect dons. D’un point de vue immobilier, nous avons plusieurs chantiers en cours : les revenus immobiliers étant les plus pérennes. Nous prospectons actuellement dans le domaine des legs et souhaitons devenir un peu plus avant-gardistes en la matière. Cela, afin de proposer aux personnes qui nous lèguent leur argent d’investir dans un projet qui leur parle.
La laïcité implique un retrait de l’Etat dans le financement de l’ECR. A-t-elle également des avantages ? Le grand avantage par rapport aux autres cantons, c’est que nous sommes libres et cette liberté n’a pas de prix ! Il y a une séparation financière avec l’Etat, mais le lien social avec lui est par contre bien présent. Et ça, c’est aussi inestimable.
Bio express
Dominique Pittet est le Secrétaire général de l’Eglise catholique romaine-Genève depuis 2008. De formation commerciale, il exerçait auparavant dans le secteur juridique des assurances. l’ECR-GE étant constituée en association, Dominique Pittet dépend donc du comité de celle-ci tout en maintenant un lien direct avec la Représentante de l’Evêque pour Genève. Par ailleurs, ce « bras administratif » de l’Eglise assume le versement de 115 salaires et repose, encore aujourd’hui, en grande partie sur la générosité des catholiques genevois et de la gestion de son patrimoine.
Suite à un incendie, l’église du Sacré-Cœur au centre de Genève sera transformée en Maison d’Eglise et devrait accueillir à terme le nouveau siège de l’ECR.
Par Fabienne Gigon, représentante de l’évêque à Genève | Photo : cath.ch
Chère Lectrice, cher Lecteur,
L’artiste Stromae a l’art de surprendre par la dichotomie entre sa musique aux accents pop et les paroles, qu’il compose et chante. Il relève en effet des réalités humaines difficiles, jeux de mots et rimes à l’appui, sur un rythme allant et définitivement dansant.
Le tube n’est pas nouveau, cependant voilà qu’une fois de plus, j’écoute les paroles émanant de ma radio et suis bouleversée de toutes les situations et personnes évoquées par le titre « Santé ».
Démarrant par une sorte de chassé-croisé entre le monde de la nuit dont profitent les noceurs et les personnes qui y travaillent – au service, au vestiaire, … – le chanteur nous emmène ensuite visiter les employés de nettoyage et de la vente au bar, énonçant certaines réactions hautaines auxquels ils doivent faire face. A chaque fois est scandé le refrain « Célébrons ceux qui ne célèbrent pas, j’aimerais lever mon verre à ceux qui n’en ont pas ». Dans la suite de la chanson, il étend encore son énumération aux professions aux horaires irréguliers et de nuit, et à ceux qui ne peuvent, pour diverses raisons, dormir la nuit, et n’ont donc « pas le cœur aux célébrations ».
Que l’on apprécie ou non cette musique, là n’est pas la question. Je salue le courage de l’artiste, qu’on a souvent comparé à Jacques Brel – d’ailleurs lui aussi belge – d’oser des paroles vraies, de dépeindre les travers de notre société, et ce à contre-courant des couplets faciles si souvent dans nos oreilles – celles de la génération X et suivantes en tout cas –. C’est sans doute le son innovant de sa musique qui marque son succès à large échelle. Certaines personnes se déhanchant en boîte de nuit sur son rythme enjoué n’en écouteront peut-être jamais les paroles. Qu’importe, certains le feront et réfléchiront peut-être à la manière dont ils abordent le personnel et quelle reconnaissance ils leur offrent. Stromae joue sa part dans l’avènement d’un monde meilleur. Cela force mon admiration, et m’élance en action de grâce face au Seigneur qui donne soif de justice et les charismes pour y travailler. Oui, heureux les assoiffés de justice, car ils seront rassasiés (Mt 5, 6) !
Quant à moi, je me réjouis que « nos célébrations » permettent toujours un temps pour prier pour le monde – grâce aux prières universelles notamment – et formule un souhait de prendre plus souvent dans ma prière personnelle ces situations difficiles toutes proches de mon quotidien.
Avec l’artiste, je lève mon verre (tisane d’allaitement dans mon cas !) à vous toutes et tous ainsi qu’à ceux qui en sont privés. Par la prière, en passant par la musique et la danse aussi, à votre santé !
Pour clore la série « pourquoi a-t-on congé ?… », redécouvrons la belle figure de sainteté qu’est saint Joseph
Saint Joseph dans la vie liturgique Si le mois de mai est, selon une vénérable tradition ecclésiale, le mois de la Vierge Marie, si le mois de juin est le mois du Sacré-Cœur de Jésus, si le mois de septembre est le mois des saints Anges, si le mois de novembre est le mois des âmes du Purgatoire, le mois de mars est, quant à lui, le mois de saint Joseph (avec sa fête solennelle, le 19 mars).
Si le lundi est, selon toujours une vénérable tradition ecclésiale, le jour du Saint-Esprit, le vendredi celui de la Passion du Christ, le samedi celui de la Vierge Marie, (le dimanche celui de la Résurrection de Notre Seigneur), le mercredi, quant à lui, est celui de saint Joseph.
Saint Joseph au ciel De même que dans la vie liturgique saint Joseph tient une place particulière, dans le ciel, saint Joseph occupe un rang à part, éminent, au-dessus des anges et des saints (hormis bien sûr la Vierge Marie). Dès lors, après le culte que nous devons rendre à Dieu (et à son divin Fils, Jésus-Christ), saint Joseph mérite aussi d’occuper dans notre dévotion une place privilégiée, à part (avec la Vierge Marie).
Reconnaissons les « grandeurs » et les « vertus » de saint Joseph Sainte Thérèse d’Avila qui réforma l’ordre du Carmel au XVIe siècle parle de saint Joseph comme de « son Père ». Elle lui est ainsi reconnaissante, qu’ayant été alitée et malade, pendant de longs mois, elle doit sa guérison à saint Joseph. Selon sainte Thérèse, saint Joseph répond ainsi à toutes les demandes qu’on lui adresse, et celui qui nourrit pour saint Joseph une dévotion particulière ne manque pas de faire des progrès dans la vie intérieure d’union à Dieu et dans la vertu.
Saint Joseph et la Sainte Famille La raison est assez simple à comprendre. Les liens qui unissent saint Joseph à Jésus d’une part, et à la Vierge Marie d’autre part, sont des liens uniques et privilégiés. Vis-à-vis de Jésus, saint Joseph est son Père nourricier. Jésus voit en Joseph le représentant de Dieu le Père, à qui il s’est soumis et a obéi ! Quant à la Vierge Marie, la sainte Mère de Dieu, élevée à la plus haute dignité qu’une créature puisse atteindre, elle voit en Joseph son très chaste Epoux. Ainsi vis-à-vis de la sainte Famille, cette petite Trinité sur terre qui contient déjà en germe l’Eglise du Christ, saint Joseph en est le chef, le protecteur, le guide.
Saint Joseph, Patron de l’Eglise universelle Et comme en épanouissement de cette doctrine, le pape Pie IX, le 8 décembre 1870, proclame saint Joseph Patron de l’Eglise universelle (alors qu’au même moment Rome et les Etats pontificaux étaient occupés par une armée étrangère, piémontaise). Le terme de saint Patron de l’Eglise signifie ici que saint Joseph est le chef, le protecteur, le défenseur, le nourricier de toute l’Eglise ainsi que de chaque âme en particulier !
Saint Joseph, notre saint Patron en particulier Le patronage de saint Joseph sur nous n’enlève rien aux patronages (secondaires) que notre ange gardien par exemple ou que le saint (ou la sainte) de notre prénom de baptême exercent sur nous. Oui, comprenons bien que saint Joseph est notre Patron particulier que Dieu, dans sa bonté, nous a donné ! Et ici nous pouvons adresser à saint Joseph une prière en lui disant par exemple : « Ô saint Joseph, donnez-moi de comprendre combien vous désirez vous lier avec moi par la plus vraie amitié, afin que je me lie plus profondément à Jésus et à Marie ! »
Mettons donc à profit ce mois de mars pour renouveler notre dévotion à saint Joseph, en le priant, en l’invoquant avec une grande confiance et avec un fervent désir.
Prière à saint Joseph : je vous salue Joseph
PHOTO : DR
Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse, est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il.
Rire, bonheur, joie et découvertes… Quatre mots-clés qui résument parfaitement cette merveilleuse semaine.
Nous avons quitté la Suisse un samedi soir ensoleillé à bord d’un car avec un sympathique chauffeur qui nous a accompagnés durant tout le voyage, afin que nous puissions nous déplacer au sein de la ville.
La préparation au voyage se faisait depuis plus d’un an. Les servants ont participé à diverses sorties organisées par l’UP ainsi que ses animateurs qui ont proposé de chouettes activités pour entrer petit à petit dans l’univers de Rome.
La ville d’Assise
Nous nous sommes réveillés dimanche matin au bas de la colline de la célèbre ville italienne d’Assise, connue pour être le lieu de naissance et de mort de saint François.
Dans cette ville, nous avons été répartis par petits groupes, chacun géré par deux animateurs-accompagnants. Nous avons pu visiter les églises ainsi que la jolie vieille ville. Nous avons partagé ensemble le dîner sur une belle place avant de reprendre la route pour Castel Gandolfo, où nous avons été chaleureusement accueillis par les Focolaris du Centre Mariopoli, notre lieu de résidence durant notre séjour.
Rome
Nous avons partagé quelques activités avec les Focolaris (témoignage, visite des jardins et de la résidence secondaire du Pape), mais nous avons passé le plus clair de notre temps dans la ville de Rome et dans la cité du Vatican. Nous avons visité de célèbres bâtiments comme le Colisée, le Forum romain, la Fontaine de Trevi, le Panthéon, la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs, la Basilique Saint-Pierre avec sa coupole et les bâtiments de la Garde suisse. Lors de l’audience papale du mercredi, nous avons eu la chance de nous trouver tout proches du Pape, et d’être pris en photo avec lui (photo de couverture) ! Certains jeunes servants ont eu la chance d’être choisis pour se déplacer sur la place Saint-Pierre avec lui, dans sa papamobile : un moment riche en émotions.
Ces longues journées sont pour sûr inoubliables !
A côté de toutes ces visites, nous avons eu du temps pour nous, mais aussi pour grandir sur notre chemin de foi. Nous avons participé à des messes, prié et chanté dans le car notamment avec l’aide du Père Robert qui nous a accompagnés pendant toute la semaine.
Ce voyage-pèlerinage est une belle récompense pour notre service à l’autel : rire, bonheur, joie et découvertes… Merci à toutes les personnes (fidèles et autorités paroissiales) qui ont permis, par leur soutien, que cette aventure ait lieu.
La Solennité du Christ Roi de l’Univers nous rappelle que sa royauté n’est pas de ce monde.
La tradition des statues monumentales du Christ est bien connue, en particulier grâce à son plus illustre représentant, le Christ Rédempteur de Rio. Lens y participe, en accueillant une statue haute de 30 mètres, érigée en 1935 pour les 1900 ans de la mort de Jésus.
Ici, le Christ est représenté portant la croix dans sa main gauche et le bras droit levé. Il ne fait pas l’économie de la Passion, mais la mort est vaincue et là réside notre espérance.
Les chemins qui permettent de rejoindre la base de l’œuvre sont très symboliques. Il est possible de choisir entre un sentier escarpé bordé des stations du chemin de croix et un itinéraire plus doux qui passe par un oratoire consacré à Notre-Dame de Lourdes. Les métaphores sont belles, une voie plus difficile, qui nous fait monter avec le Christ qui a souffert ; une voie plus douce, avec la Vierge Marie qui nous guide et nous accompagne.
Si la Solennité du Christ-Roi de l’Univers nous rappelle que sa royauté n’est pas de ce monde (Jean 18), elle souligne aussi que ses souffrances sont bien réelles. Jésus n’en a pas fait l’économie, mais, « ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (Jean 13, 1). Selon les années liturgiques, les textes que nous lisons ce dimanche-là sont ceux de la Passion. Jésus crucifié ne descend pas à l’invitation des moqueurs, mais écoute et accueille celui qui a été condamné avec Lui (Lc 23, 35-43).
Monter voir la statue du Christ-Roi de Lens, c’est à la fois reconnaître la Gloire de Dieu et dire : « Jésus, souviens-Toi de moi quand Tu viendras dans ton Royaume. » (Luc 23, 42)
Opłatek (qui se prononce : ɔˈpwatɛk) est une vieille tradition catholique de l’est-européen qui se pratique en période de Noël. Elle demeure incontournable pour toutes les familles et communautés polonaises répandues dans le monde.
Ainsi, à la paroisse Sainte-Thérèse, chaque année à la mi-janvier, nous pouvons voir la communauté sœur des familles polonaises s’activer dans les locaux paroissiaux.
Pour l’occasion, se dresse également le décor d’une crèche vivante. Celles et ceux qui resteront à la suite de la messe en langue polonaise, verront des enfants devenus petits moutons, bergers, rois mages, personnages de la vie quotidienne. Ils viennent à tour de rôle présenter leurs vœux, leurs cadeaux et leurs chants à un poupon bercé dans les bras d’une toute jeune Marie aux côtés d’un Joseph non moins enfantin. C’est un émerveillement face à l’enfance qui nous porte à se remémorer le miracle de la naissance de l’Enfant-Jésus.
Mais connaissons-nous le sens de cette tradition ? Opłatek est du pain azyme béni par le prêtre, le plus souvent de forme rectangulaire, gravé d’un délicat dessin (telle une broderie représentant le Christ ou encore la Vierge Marie et son enfant, etc.). C’est l’offrande que l’on s’échange en famille, entre amis et qui représente le partage, la joie, le pardon, la paix, et autant de vœux que l’on se souhaite avant Noël ou comme ici à l’aube d’une nouvelle année.
Et comme tout geste familial et convivial, la communauté paroissiale polonaise se retrouve autour d’agapes où chaque famille apporte son plat préféré alors que d’autres expriment leurs talents en direct dans la cuisine paroissiale.
Un délice des sens, la satisfaction de la fête qui ouvrent les cœurs. C’est aussi le temps des retrouvailles, de l’accueil des nouveaux venus, geste essentiel pour la vie d’une communauté et tout spécialement pour ceux et celles qui vivent loin de leurs terres d’origines. Une invitation à choyer nos traditions religieuses respectives et à communiquer entre communautés.
Que devient la Maison «Cana-Myriam», appelée également «La Rochette» et sise à la sortie de Muraz en direction de Vionnaz? En voici un aperçu avec Joëlle Carron: elle est au cœur du projet socio-pastoral qui se met progressivement en place.
Par Joëlle Carron | Photos : « Coloc Cana », DR
C’est en septembre 2021 que le Conseil de fondation s’adresse à la Maison de la Diaconie et de la Solidarité1 pour faire revivre la magnifique maison de La Rochette, occupée jusqu’en 2017 par la communauté Cana-Myriam. En étroite collaboration avec les membres du Conseil de fondation (Pierre-André Lattion, Gilles Vuille, François Bressoud et Yves Tabin – à qui Alexis Turin succède fin 2022), une équipe de projet se met alors en route. Sa mission ? Discerner ce qui pourrait être le dessein de Dieu pour ce lieu hors du commun et mûrir un projet stimulant et viable.
Laudato Si
Consacrée aux questions environnementales et sociales, à l’écologie intégrale et à la sauvegarde de notre maison commune, la Terre, l’encylique Laudato Si publiée en 2015 par le pape François, nous invite à une approche globale intégrant écologie et développement humain. La situation paisible de la maison, en pleine nature tout en étant à quelques pas du village de Muraz, et le grand terrain qui l’entoure, incitent très naturellement à mettre en valeur la beauté de la propriété en la mettant au service des impulsions de Laudato Si.
Une maison d’Eglise, au service de tous
Dès août 2021, l’équipe de la Maison de la Diaconie se rend disponible plusieurs jours par semaine pour permettre le redémarrage de la maison. Très vite, les premiers habitants prennent leurs quartiers dans l’aile droite de La Rochette. Rassemblant six jeunes adultes, étudiants ou déjà dans la vie active, la coloc’ est une présence permanente, qui ouvre volontiers ses portes aux gens du village ou de la région. Ainsi tous sont invités à rejoindre La Rochette le mardi soir, pour la messe de 19h et/ou le souper qui suit.
L’espace intermédiaire entre les deux ailes de la maison est courant 2022 rafraîchi avec soin par des bénévoles. En janvier 2023, tout est prêt pour accueillir, un samedi par mois, une petite buvette, une friperie et des ateliers, sous la responsabilité de Corine Rebord et Fiorella Bürki, toutes les deux en charge de l’animation spirituelle à l’hôpital de Malévoz. Leur idée ? Proposer un accueil, une écoute, un lieu bienfaisant face à la solitude ou la maladie psychique.
Les extérieurs sont également mis en valeur, grâce à l’association Terra Durabilis. En automne 2022, la rosace existante est remise à neuf, avec ses herbes aromatiques et médicinales. Un magnifique jardin communautaire en permaculture est en création.
En parallèle, l’équipe de projet et le Conseil de Fondation travaillent sur les plans de rénovation de l’aile gauche de la maison. Elle accueillera dès le printemps 2024 un projet de logement pour femmes en difficulté psychique, financière ou sociale, donnant suite à la tradition d’accueil chère à l’ancienne communauté Cana-Myriam.
Touche par touche, la propriété de La Rochette reprend progressivement vie et se fait belle. La maison se veut ouverte sur l’extérieur, en lien avec la paroisse et le village. Bienvenue !
1 La Maison de la Diaconie est le pôle de compétences des Eglises catholique et réformée en Valais pour la solidarité et le service des plus pauvres.
C’est le week-end du dimanche de la Parole institué par le pape François que je rédige cet éditorial qui porte sur mon expérience du rapport entre Bible et archéologie.
Je ne peux pas du tout me réclamer de compétences archéologiques, même si, dit avec humour, j’aime creuser les choses, aller en profondeur et ai d’ailleurs toujours été intéressé par l’histoire.
En fait, je voudrais revenir avec vous sur un ou deux souvenirs de mes années d’études au séminaire et à l’université.
Un premier souvenir se passe lors d’une retraite d’Avent au Simplon où le prédicateur jésuite avait évoqué le livre des archéologues Israël Finkelstein et Neil Asher Sibermann, la Bible dévoilée. L’historicité de la conquête cananéenne après l’Exode, comme expliquée dans les Ecritures, était clairement relativisée. J’avais été troublé par ces affirmations, à l’instar d’autres critiques produites par les sciences historiques sur ce qui me semblait gravé dans le marbre de la Bible et de mes certitudes… à défaut de l’être dans les pierres découvertes (ou non) par les archéologues…
A contrario, mes études me permirent de suivre un cours de traduction du Grand Rouleau d’Isaïe, un des manuscrits bibliques découverts à Qumrân en 1947. Alors que dans l’imaginaire de beaucoup les manuscrits de la Mer Morte sentaient le mystère et peut-être un peu le soufre, j’ai été très rassuré de ce que j’y découvrais et apprenais. Si tout est moins simple que l’on se représente au premier abord, la fiabilité de notre texte biblique actuel est très largement confirmée. D’autres cours m’ont appris la vraisemblabilité historique de telle ou telle pratique ou coutume décrite dans les Ecritures saintes. Il est également devenu quasi impossible de mettre en doute l’historicité de la personne de Jésus, comme on avait pu le faire dans des universités au XIXe siècle.
Il ne me fallait donc pas être effrayé des résultats des découvertes historiques, même si elles avaient dans un premier temps ébranlé ma foi. Je devais par contre affiner ma lecture de la Bible, en connaissant mieux les différents genres littéraires utilisés (récits d’origine ou récits mythiques, épopées, évangiles…). La non-historicité de certains faits racontés dans la Bible me permit de mieux comprendre que c’est un message de foi qu’elle désirait transmettre, l’expérience de Dieu d’un peuple. Certains événements ont ainsi été relus dans une perspective croyante et amplifiés théologiquement.
C’est ce sens qui vient me rejoindre aujourd’hui et qui me fait vivre !
Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec la Genevoise Rita Haodiche.
Par Rita Haodiche | Photo: DR
Je m’appelle Rita Haodiche, ai 28 ans et suis Genevoise d’origine irakienne. Lorsque j’ai reçu l’opportunité d’écrire quelques mots, je me suis empressée de réfléchir sur divers sujets qui me passionnent dans l’Eglise et au sujet de ma foi. Je vous partage un petit bout de mon expérience.
Après avoir fini ma formation d’architecte, j’ai ressenti le besoin de poursuivre la construction de ma vie spirituelle. En écoutant les homélies, en lisant le passage 1 Cor 12, 12 par exemple, je me suis posé plusieurs questions. Que veut dire pour moi faire partie de l’Eglise ? Que signifie le mot mission, souvent présent dans la Bible ? Quelles sont mes missions ? Comment me rapprocher de Dieu pour pouvoir mieux Le servir ? Comment être disciple à mon tour dans ce monde où la question de l’existence de Dieu n’est plus posée ? S’il n’y a pas de réponse universelle, je suis sûre que chacun, spécialement les jeunes, peut faire fructifier ses dons en servant la messe, l’Eglise, le peuple de Dieu… En tant que jeunes, nous avons souvent la pression du futur, comme si nous portions le poids du monde et de son avenir sur nos épaules. Alors oui, nous sommes l’Eglise du futur, mais nous sommes surtout l’Eglise du présent !
Lorsque j’ai participé au Youth Symposium, à Cracovie en octobre dernier, le groupe de partage du thème de la catéchèse se posait cette question : le catéchisme devrait-il être séparé des sacrements (dans le sens d’une continuité des études bibliques durant toute la vie d’un chrétien) ? En effet, après avoir reçu les sacrements du baptême, de l’eucharistie et de la confirmation, il n’y a plus de partage biblique officiel proposé par l’Eglise. Comment continuer à nous nourrir de la Parole de Dieu ? A mon sens, il est important de s’enrichir de l’Evangile tout au long de notre vie, individuellement ou en groupe.
Personnellement, j’essaie de participer à la messe tous les dimanches et je participe à plusieurs groupes de prière. Il est primordial de continuer à se former (comme une formation professionnelle) afin de mieux partager la Bonne Nouvelle. De par notre vie, nous sommes les témoins de Dieu et il ne faut pas avoir peur d’en parler. Ayons confiance en sa volonté et dans les personnes qu’Il met sur notre chemin. Faisons aussi confiance à l’Esprit Saint qui nous donne le courage et l’intelligence de savoir comment témoigner.
Et puis il y la prière ! Je ne pense pas être entièrement consciente de sa force, mais une chose est sûre : même si nous ne voyons pas les fruits ou que nous ne recevons pas de réponse, il est important de ne pas cesser de prier, de louer et de rendre grâce au Seigneur.
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