Pratiquant de la religion du rire

Cette fois-ci, c’est moi qui pose les questions…
Et je remporte Fr. 1000.– à la clé (rires) ?

Justement, vous connaissez le principe du jeu : 10 minutes, 10 questions et 10 réponses exactes pour, cette fois-ci, gagner la vie éternelle. Vous êtes prêt ?
Ah d’accord. C’est quand même plus cool que Fr. 1000.– cash. Bon, c’est parti (rires) ! 

Blague à part, depuis MC Terkuit, vous avez parcouru du chemin. Vous êtes aujourd’hui, entre autres, devenu ambassadeur de Comundo pour la Suisse romande ?
Je fais partie de la commission culturelle de la Tour-de-Peilz depuis une année. C’est là que j’ai rencontré Philippe Neyroud, le directeur du Bureau pour la Suisse romande de Comundo. Il m’a approché à la fin d’une séance pour me parler de l’activité de l’ONG. Ils étaient alors à la recherche d’ambassadeurs pour la Suisse romande et m’a demandé de le mettre en contact avec de potentiels candidats. Suite à ses recherches, infructueuses, il me demande si cela me dirait d’occuper cette fonction. J’y ai réfléchi et répondu positivement !

Quels sont les autres noms que vous lui avez proposés ?
Roger Federer (rires)… Plus sérieusement, des amis journalistes par exemple. En tant qu’humoriste, je ne savais pas si je pouvais avoir une vraie « pertinence » dans ce secteur-là. Je me suis ensuite dit que j’étais finalement plus que mon métier.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager avec Comundo ?
Le projet de base me plaisait. En plus, la perspective d’aider les gens à mon échelle, d’une manière ou d’une autre, c’est encore mieux. S’il était possible d’avoir un impact en proposant ce que je sais faire, en prêtant mon image et mon imagination, alors je me suis dit que je pouvais être utile à ces gens-là. Et autant le faire !

Vous avez aussi donné la réplique dans la série La Vie de J.-C. sur la RTS. Quel est votre rapport à Dieu et à la foi ?
C’est un rapport assez particulier. Mes parents ont divorcé lorsque j’étais assez jeune et au moment du divorce, ma maman a commencé à fréquenter une église. J’étais jeune et ce n’était pas quelque chose qui m’intéressait, donc je passais plus de temps devant le lieu de culte à jouer avec les autres enfants qu’à l’intérieur… La religion est une chose à laquelle je m’intéresse sans pour autant l’étudier ou la pratiquer. A vrai dire… je n’ai pas une croyance profonde en Dieu… J’ai le droit de dire ça ou pas (rires) ?  

Peut-on vous considérer comme un apôtre du rire ?
Ouh là là (rires). Je crois que ce n’est pas à moi de dire si je suis un apôtre du rire. En tout cas, je pratique la religion de l’humour, donc on peut peut-être me considérer comme un apôtre et certainement comme un pratiquant (rires).

Si vous aviez l’occasion de rencontrer Dieu lors d’un de vos spectacles, que lui diriez-vous ? 
Bah déjà : « Tu aurais dû me dire que tu venais, je t’aurais mis sur la guest list » (rires). Je lui demanderais si ma place sur cette planète est de faire rire les gens, de proposer des bulles de respiration à des personnes qui en ont peut-être besoin. Et si c’est le cas, je lui dirai juste merci !

(Auto) bio express

Yoann Provenzano est né à Vevey.

Je m’appelle Yoann, je suis né le 7 janvier 1992 à Vevey. J’ai 30 ans, un Bachelor en anglais et en français, avec quelques crédits en théologie (rires). Cela fait dix ans que je fais de l’humour et maintenant six que j’en ai fait mon métier à temps complet et surtout que je peux en vivre ! Je suis actuellement en préparation d’une tournée pour mon spectacle et j’invite toutes les lectrices et tous les lecteurs de L’Essentiel à venir me voir !

Plus d’informations sur Comundo et le rôle de Yoann Provenzano en tant qu’ambassadeur sur www.comundo.org/ambassadeur

Jeux, jeunes et humour – février 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Pourquoi la chandeleur est-elle appelée « fête des crêpes » ?
40 jours après Noël, la Chandeleur ou fête des chandelles commémore la présentation de Jésus au Temple. A l’issue de ce rituel juif, Syméon, en prophète, voit en cet enfant « la lumière des nations ». Le symbole de la lumière est au cœur de la célébration. Quant aux crêpes, cela provient d’une tradition agricole où on avait coutume, au début février, d’utiliser le surplus de farine pour cuisiner des crêpes, symboles de prospérité des récoltes à venir.

par Pascal Ortelli

Humour

Oin-Oin exerçait le métier de vétérinaire. 
Une nuit, il fit un rêve qui réveilla sa femme. « Qu’est-ce qui t’arrive, lui dit-elle, tu as crié quelque chose qui m’a réveillée. Si je me souviens bien, tu as dit tout fort : « Justine. » 
« Ah oui, répondit Oin-Oin, c’est le nom d’une vache malade que je ne pourrai certainement pas sauver. » Le soir même, Oin-Oin revient à la maison. Sa femme est furieuse. 
« Est-ce qu’il y a du courrier pour moi ? » lui dit Oin-Oin. « Non, répondit sèchement sa femme. Ah si, la vache malade, Justine.
– Ouais, quoi alors ?
– Elle a téléphoné !

par Calixte Dubosson

Seul, pas esseulé

PAR THIERRY SCHELLING | PHOTO: FLICKR

J’aime ma solitude. J’ai besoin du silence qui imbibe l’atmosphère de ma cure après une journée occupée par et pour autrui. Et même en plein centre-ville, j’y respire le calme (double vitrage oblige), j’y apaise les tensions dues au ministère – je me rêve des fois bibliothécaire, c’est moins em…bêtant que certaines gens ! J’y rends grâce à Dieu pour toutes ces histoires sacrées que sont les Monique, Robert, Françoise, Maya, Inès, Liliane, Réjane, Laura, Chrystophe, etc., qui réjouissent ma vie sacerdotale !

J’y écoute beaucoup : l’Evangile du jour, les entrelignes de ma Tribune de Genève, une revue d’histoire, le Bon à savoir, pour me garder ancrer dans la réalité du monde.

Et puis j’aime et suis aimé ouvertement (pourquoi se cacher ?) : Selma, Hoda, André (mes ami.e.s de cœur), Kinan, Dana, Naya, Yara, Cédric, Monique, Claude (ma famille). Elles et ils m’équilibrent : chez eux, chez elles, je suis juste « Thierry », sans titre ni salamalec. Juste moi.

Ma vocation est rivée au Christ qui vit en moi, par Son Esprit que je discerne présent et agissant lorsque je fais ma relecture de journée (en me douchant ou me brossant les dents).

Oui, j’aime ma solitude : seul mais pas esseulé, plutôt social et donc solitaire parfois, par choix.

Conseil de paroisse : voici venu le temps des élections !

Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse, est l’un des candidats à une réélection.

Il en va de la vie paroissiale comme du fonctionnement politique : l’autorité – en l’occurrence le Conseil de paroisse – doit se soumettre à intervalles réguliers au verdict des urnes. Ce sera tantôt le cas car voici venu le temps béni des élections ! Qui va apporter son lot de changements ! Donc le principal est la réduction du nombre de membres.

PAR CLAUDE JENNY | PHOTO: GEORGES LOSEY

Elu lors de la fusion des paroisses en 2018, l’actuel Conseil de paroisse – fort de 12 membres – est soumis à réélection. Avec un changement de taille qui interviendra avec cette élection : conformément aux directives cantonales, l’autorité paroissiale passera de 12 à 9 membres ! Cette réduction fera que les 12 communautés de la paroisse ne seront plus toutes représentées au Conseil, alors qu’elles le sont dans l’actuel organe, selon un souhait formulé et validé à l’époque pour permettre une organisation en douceur de la nouvelle paroisse. « Cette réduction entraînera automatiquement l’obligation pour les membres du futur Conseil de paroisse de représenter non plus une communauté, mais plusieurs », relève Alexandre Duc, actuel président. Cette formule à 9 conseillers a été validée par les participants à la dernière assemblée paroissiale du 7 décembre 2022.

Appel à candidatures

Le timing de cette élection est désormais fixé. Les candidatures sont ouvertes et « tout un chacun peut présenter une liste électorale » tient à préciser le président de paroisse. Le Conseil de paroisse actuel va présenter une liste comprenant 6 noms de membres actuels qui sollicitent une réélection et sera complétée de 3 noms de paroissiens dont la candidature a été suscitée ou s’est manifestée spontanément. Cette liste No 1 pourrait s’intituler « Continuité ». « Nous voulons travailler dans le sens de la consolidation de tout ce qui s’est fait ces cinq dernières années pour assurer le bon fonctionnement de la nouvelle paroisse » relève Alexandre Duc.

Mais d’autres listes peuvent être déposées au secrétariat paroissial. « S’il n’y a que la liste du Conseil, il s’agira d’une élection tacite. Mais si d’autres listes sont présentées, il y aura élection en bonne et due forme » explique Alexandre Duc.

Un paroissien staviacois nous déclarait le 1er de l’an neuf qu’il envisageait de déposer une liste et œuvrait à trouver des candidatures qui représentent plusieurs communautés de la paroisse. Ce paroissien s’est d’ailleurs exprimé lors de la dernière assemblée paroissiale pour souhaiter que les paroissiennes et paroissiens puissent choisir et qu’une élection tacite soit évitée. L’élection est donc ouverte !

Les 6 sortants qui se représentent

Parmi les 12 membres actuels, 6 ont accepté d’être candidats et candidates pour une nouvelle législature. Ce sont (par ordre alphabétique) :
• Dominique Chassot – Bussy ;
• Sophie Ding – Murist ;
• Alexandre Duc – Estavayer ;
• Mireille Duc – Forel ;
• Stéphanie Verdon – Seiry ;
• Christiane Volery – Aumont.

Les 6 sortants qui se retirent

Six membres de l’actuel Conseil de paroisse ne se représentent pas. Ce sont :
• Daniel Baudin – Estavayer ;
• Fabienne Bondallaz – Vuissens ;
• Denyse Chanez – Cheyres ;
• Véronique Christinaz – Nuvilly ;
• Marie-Madeleine Marcuard – Cugy ;
• Denis Rossier – Font-Châbles.

Le timing

Cette élection du nouveau Conseil de paroisse est agendée selon le timing suivant :
• 30 janvier 2023 – midi : dépôt des listes au secrétariat paroissial ;
• 6 février 2023 : validation des listes ;
• 12 mars : 1er tour de l’élection ;
• 2 avril : 2e tour si nécessaire ;
• Deuxième quinzaine d’avril : cérémonie d’assermentation du nouveau conseil qui devra se réunir dans les deux semaines qui suivent l’assermentation pour se répartir les dicastères (présidence, finances, administration, travaux, etc.).

« Un déséquilibre perpétuel ! »

PAR THIERRY SCHELLING
PHOTO: I.MEDIA

François l’a rappelé aux séminaristes étudiant à Rome, reçus en octobre 2022 : « La vie chrétienne est un perpétuel cheminement, où l’on tombe et se relève », a-t-il confié. « Il n’y a pas de plan de marche », continue-t-il, « que des conseils à donner et à recevoir », de son confesseur et d’un ou d’une accompagnatrice spirituelle.

Sage proximité

Et le Pape de rappeler que l’une des proximités qu’il encourage est celle entre prêtres… qui n’est jamais acquise et souvent délaissée pour la critique facile et lâche (dans le dos des confrères à peine rencontrés)…

Mais davantage, « restez connectés au Peuple de Dieu, pour sentir – et être même dérangés ! – par l’odeur des brebis ! », recommande-t-il.

Il prévient cependant ceux qui se préparent à être ordonnés, ainsi que leurs formateurs, de veiller aux addictions possibles : au téléphone portable, à l’alcool et même – il n’y va pas avec le dos de la cuillère – à la pornographie ! « Cela affaiblit le cœur de prêtre », assure-t-il. « Eliminez le lien, si possible, sur votre portable ! », enjoint-il.

C’est l’intimité avec le Christ qui va parer au risque de solitude et du remplissage malsain qu’elle peut causer : « Si le prêtre marche sur le chemin de Jésus, le Seigneur sera proche de lui à la fin », assure le Pape.

Solitude féconde

C’est la « solitude du juste », comme il l’appelle, qui reste la récompense en fin de vie pour un prêtre qui aura été « père jusqu’au bout ». Cette « solitude évangélique » nécessite que le prêtre veille à ne pas grandir amer vis-à-vis des gens et du monde. Cette amertume isole le prêtre graduellement : « Ne vous isolez jamais ! Jamais ! » et « Méfiez-vous de vous-mêmes », a-t-il exhorté au clergé de Rome en 2020.

En substance, le Pape invite chaque prêtre à considérer le Chemin de Croix, comme il est médité dans les églises, comme le paradigme du chemin d’un prêtre.

Enclave de Prévondavaux : la chapelle vaut le détour !

Aux confins de notre paroisse, dans une enclave fribourgeoise en terre vaudoise, nous pouvons découvrir le charmant village de Prévondavaux. Entouré de villages vaudois réformés, Prévondavaux est resté fidèle à la foi catholique, tout comme Vuissens, à quelques kilomètres de là. Bien que méconnue, la charmante chapelle de Prévondavaux, dédiée à saint Hubert vaut la peine d’un détour!

TEXTE ET PHOTO PAR GÉRARD DÉVAUD

Si vous franchissez sa porte, vous découvrirez de magnifiques vitraux réalisés par l’artiste fribourgeois Gaston Thévoz en 1941. Cette chapelle, construite en 1523 et restaurée entièrement en 1926 par Fernand Dumas, est décorée dans le style du Groupe de Saint-Luc avec des soubassements noirs à panneaux. Les parois et la voûte sont peints en vert rehaussé de fleurs dans le chœur.

Malheureusement, les affres du temps ont défraîchi ces décors et la commune, propriétaire des lieux, attend le feu vert des Monuments historiques pour restaurer la chapelle. Toutefois, la paroisse Saint-Laurent a investi cette année dans du matériel et mobilier liturgique pour redonner un peu de dignité à ce charmant édifice. C’est ainsi que tapis, table d’autel, nappes, cierges, ambons et divers autres éléments ont été changés. Merci au Conseil de paroisse ainsi qu’à la famille Gerbex qui portent le souci de cette chapelle !

A noter qu’une messe y est célébrée les dimanches du mois comportant un 5e week-end, tout comme dans les autres chapelles de notre paroisse.

Saint Hubert, patron de la chapelle, célébré le 3 novembre

Source : Wikipédia | Photo: DR

Hubert de Liège, évêque de Tongres et Maastricht, né à Toulouse entre 656 et 658 et décédé 30 mai 727. Il est fêté le 3 novembre et est l’un des deux saints patrons de la ville belge de Liège.

La légende de saint Hubert :
Depuis le XVe siècle, on dit que le seigneur Hubert était si passionné de chasse qu’il en oubliait ses devoirs. La légende rapporte qu’il n’avait pu résister à sa passion un Vendredi saint, et n’ayant trouvé personne pour l’accompagner, était parti chasser sans aucune compagnie. A cette occasion, il se trouva face à un cerf extraordinaire. En effet, celui-ci était blanc et portait une croix lumineuse au milieu de ses bois.

Hubert se mit à pourchasser le cerf mais celui-ci parvenait toujours à le distancer sans pour autant se fatiguer. Ce n’est qu’au bout d’un long moment que l’animal s’arrêta et qu’une voix tonna dans le ciel en s’adressant à Hubert en ces termes :
« Hubert ! Hubert ! Jusqu’à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu’à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ? »

Hubert, saisi d’effroi, se jeta à terre et humblement, il interrogea la vision :
« Seigneur ! Que faut-il que je fasse ? »

La voix reprit :
« Va donc auprès de Lambert, mon évêque, à Maastricht. Convertis-toi. Fais pénitence de tes péchés, ainsi qu’il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n’être point damné dans l’éternité. Je te fais confiance, afin que mon Eglise, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée. »

Et Hubert de répondre, avec force et enthousiasme :
« Merci, ô Seigneur. Vous avez ma promesse. Je ferai pénitence, puisque vous le voulez. Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous ! »

Il se rendit donc auprès de l’évêque Lambert pour lui demander d’être baptisé. Plus tard, il entra en prêtrise puis devint le successeur de l’Evêque Lambert.

Un engagement multifacettes

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse.Rencontre avec Killian Bianchi, jeune Sédunois de 24 ans, passionné et engagé.

ENTRETIEN: JOËLLE CARRON
PHOTO: DR

Killian, tu es le premier jeune à être devenu JB (Jeune Bénévole en Eglise), lors du lancement de ce label diocésain, il y a quatre ans. La première volée « JB 3 » (dès 18 ans), dont tu fais partie, se termine bientôt. Tu encouragerais d’autres jeunes à s’y lancer ?
L’aventure JB, c’est extraordinaire ! On y grandit, on apprend. Les JB, c’est valoriser ses compétences, les découvrir et les développer ; mais aussi approfondir sa foi grâce à la Bible et à la théologie. Cette expérience unique a changé ma vie.

Etre chrétien, en tant que jeune, on doit l’assumer, comme un petit coming out. Et en même temps, c’est tellement beau ! On peut faire comprendre la Parole de Dieu de mille et une manières, une bonne nouvelle dans ce qu’on fait.

J’aimerais continuer. Coacher des JB 2 (dès 16 ans). Me mettre au service de l’autre et continuer mes engagements JB sur ma paroisse Saint-Guérin (Sion).

Depuis novembre 2020, tu es aussi conseiller général de la Ville de Sion.
Mon engagement politique est complémentaire à ma foi. Il vient de mes tripes et met en jeu des valeurs importantes pour moi : l’intégration, la solidarité, l’égalité, la défense des droits des minorités. J’ai commencé par m’engager comme membre du comité des Jeunesses socialistes du Valais romand, puis suis devenu vice-président du PS sédunois. Ma présence au Conseil général me permet de représenter la population et de porter la voix de ceux qu’on écoute peu.

Tu es responsable des finances de La Maisonnée, une structure qui accueille des femmes et des enfants en difficultés financières, psychiques et/ou sociales. Quel rapport avec ta foi ?
L’association La Maisonnée est d’identité ecclésiale, même si nous accueillons des femmes de toutes origines et convictions. Notre appel de chrétien est de nous mettre au service de l’autre, de manière très concrète ; ainsi nous offrons à ces mamans et enfants sécurité, logement et accompagnement. L’intuition de La Maisonnée est née au festival Theomania… Si ce n’est pas ça la grâce de Dieu ! Depuis sa création, Il est avec nous à chaque étape de la maison, chaque fois que nous avons osé espérer. Et notamment en termes de financement ! Il nous donne aussi toujours la force, la motivation de continuer.

Tes lieux, tes espaces de ressourcement ?
Les gens… Et le chant. Je suis passionné de musique. La reprise prochaine des répétitions du Chœur des Jeunes est une joie énorme, avec des jeunes magnifiques.

Le message de Killian :
« La joie vient du don », une phrase de Mère Teresa !

Homélie de l’abbé Marc Donzé aux obsèques de l’abbé André Dettwiler

Décédé en décembre, l’abbé André Dettwiler était un prêtre retraité apprécié dans notre paroisse. Nous publions ci-contre de larges extraits de l’homélie prononcée lors de la célébration des funérailles par son ami l’abbé Marc Donzé. Ils avaient fréquenté ensemble le séminaire.

PHOTO: GEORGES LOSEY

« Laissant là tout, ils le suivirent. » Cette parole d’Evangile, qui dit la réponse des premiers apôtres à l’appel de Jésus, l’abbé André Dettwiler l’a choisie lui-même pour figurer sur le faire-part de son décès. C’est dire combien elle est importante pour évoquer la trajectoire de sa vie et de sa vocation de prêtre.

Il y eut un moment décisif, en effet, où André ressentit avec force l’appel intérieur à devenir prêtre et où il y répondit avec empressement.

Mais il faut évoquer d’abord ce qui a précédé ce moment de l’appel. André a grandi à Middes dans une famille chrétienne ; sa mère en particulier était très pieuse, mais aussi d’une grande rigueur morale. André vécut en lien avec sa paroisse, devint servant de messe, puis plus tard, il participa au chœur-mixte d’Estavayer-le-Lac. Il avait d’ailleurs une belle voix et il aimait beaucoup chanter.

Une vocation de prêtre, même si elle met du temps à devenir claire, se prépare. Il faut un environnement favorable, que j’aime bien appeler un « biotope ». Dans ce milieu familial, puis paroissial, au travers de toutes les activités vécues, de toutes les paroles entendues, se forme une culture chrétienne et ecclésiale, qui constitue le terreau favorable à une vocation, qu’elle soit de prêtre, de religieux ou de religieuse, de père et mère de famille, selon toute la diversité du peuple de Dieu.

André a donc assimilé la richesse de ce biotope ecclésial. Il a appris le métier de pâtissier, qu’il a exercé avec bonheur ; puis il a travaillé au commerce de vins de son père à Estavayer.

Quand il eut l’âge de 32 ans, il entendit parler d’un séminaire de vocations d’aînés, le Marianum à Fribourg. Ce fut un moment décisif. Il réalisa que ce désir de devenir prêtre, qui grandissait en lui, pouvait se réaliser, bien qu’il n’ait pas suivi la filière classique. André a su écouter sa voix la plus intérieure, là où l’Esprit Saint parle à sa manière et suggère le chemin de vie que le Seigneur invite à accomplir.

Alors, laissant la pâtisserie et les vins, il alla rapidement s’inscrire au Marianum. L’élan fut rapide, mais la formation fut longue, très longue. 4 ans au Marianum, puis 5 ans au Séminaire diocésain de Fribourg. En tout 9 ans. J’admire beaucoup la persévérance d’André au long de ce temps de formation, car ce n’était pas facile pour lui et les examens lui causaient beaucoup de tracas. Mais sa motivation était si forte qu’elle lui permit de traverser cette épreuve.

Enfin, le 19 mars 1972, il fut ordonné prêtre à l’église de Surpierre, par Mgr Bullet, Staviacois comme lui. Jusqu’en 2005, il exerça son ministère en paroisse, d’abord comme vicaire, puis comme curé à Torny-Pittet et Châtonnaye, à Ependes et Arconciel, enfin comme auxiliaire dans l’Intyamon. Il prit sa retraite à Estavayer-le-Lac, rendant tous les services qu’il pouvait.

En 2022, il eut la joie de fêter ses 50 ans d’ordination presbytérale dans la collégiale Saint-Laurent. Il y tenait beaucoup pour rendre grâce à l’Amour de Dieu, mais aussi pour manifester combien il était heureux d’être prêtre, et même combien il en était fier (et j’ajouterais légitimement fier, bien que parfois il ait tenu à marquer sa place de prêtre avec une pointe de cléricalisme).

« Un spécialiste du pain et du vin »

Au cœur de son ministère, il y avait la célébration de l’eucharistie. C’est pourquoi la vocation d’André m’a fait penser à Melchisédech, ce grand prêtre mystérieux qui accueillit Abraham et qui offrait le pain et le vin. D’ailleurs, dans le psaume 109, il est dit : « tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisédech » ; cette phrase est souvent rappelée dans les cérémonies d’ordination. André, de par ses engagements professionnels, était en quelque sorte un spécialiste du pain et du vin… Alors, comme prêtre, il avait la joie d’offrir le pain et le vin, mais surtout de pouvoir donner le pain de vie – corps du Christ – et de partager la coupe de vin – sang du Christ. Jamais, au cours de ces 50 années, il ne s’est lassé de célébrer l’eucharistie, car ce mystère de la vie donnée du Christ est si infini qu’il est toujours nouveau. (…)

Cher André, merci pour tout ce que tu nous as communiqué au travers de ta vie et de ton ministère de prêtre. Tu nous invites à l’amour de l’eucharistie ; tu nous invites aussi à écouter les appels intimes de l’Esprit et à y répondre avec empressement. Tu nous partages des chemins d’émerveillement, pour que la vie ne soit pas grise, mais toujours remplie de couleurs.

Ton chemin terrestre parmi nous trouve ici son terme, mais, dans la foi, nous savons que tu vas continuer à nous accompagner de ton bon sourire malicieux. Puisses-tu maintenant partager en plénitude la lumière et l’amour de Dieu. Amen.

Découvrons notre église paroissiale

L’Essentiel vous proposera ces prochains mois une rubrique « Découverte ». En effet, tant d’entre nous entrent et sortent de l’église de Martigny mais combien en connaissent les secrets ? L’édifice est pourvu depuis deux ans de bornes qui ponctuent un circuit de visite audio-vidéo automatisé, simple et ludique dont notre curé Jean-Pascal est l’acteur. Vous retrouverez ces bornes de présentation thématique contre les piliers de l’église.

Par Fabienne Seydoux, adapté par Marcel Comby | Photos: DR

Lorsque nous entrons dans l’église paroissiale de Martigny construite à la fin du XVIIe siècle (1678-1680) en style toscan, notre regard se porte en premier sur le Christ en Croix. Alors que sur le maître-autel, on a, dans le tableau central, Jésus avant sa naissance, dans le ventre de sa mère et qu’on le voit, sur le haut, devenu enfant bénissant le monde, nous le trouvons ici, dans l’arc de la voûte, à la maturité de sa vie, à l’heure où il a fait l’offrande de sa vie pour le salut du monde.

En fait, comme chacun sait, ce n’est que tout récemment que cette splendide sculpture du crucifié, qui date du XVe siècle, a été installée ici ! C’est pourtant bien là qu’elle avait été posée à l’origine, lors de la construction de l’église. Pour des raisons inconnues, elle a été déposée en 1862 lors d’une restauration. Le crucifix a même longtemps quitté l’église pour séjourner un temps dans un musée à Sion, passé par l’église de Charrat, avant de revenir à Martigny. Mais on lui trouvait difficilement une bonne place. On a essayé de le mettre contre le clocher, puis, lors de la grande rénovation de 1993, au fond de l’église. La dernière rénovation de 2020 a permis de le remettre enfin à sa place d’origine, après 340 ans d’une étonnante pérégrination. 

La plus ancienne œuvre d’art présente dans cette église, c’est justement ce splendide crucifix. Il nous faut en effet revenir plus de 500 ans en arrière. Le 30 septembre 1495, Jean Boular de Vevey, artisan sculpteur de renom, signe la quittance pour le crucifix de Martigny. On est à l’époque gothique et le Christ y est figuré grandeur nature, avec une taille de 180 cm. Les traces de la flagellation sont bien visibles. Il faut dire qu’à l’époque l’Europe est marquée par la grande peste qui fait des ravages énormes. Le Christ y est représenté, avec un réalisme émouvant, un peu comme ces malades de la peste, avec des plaies au cœur, sur les bras, des ficelles colorées évoquant le sang qu’il a versé par amour. Saint Pierre s’exclamera : « C’étaient nos péchés qu’il portait sur le bois. » (1P 2, 24) Le crucifix rappelle la mort du Christ, mais sa position plongeante, juste au-dessus de l’actuel autel de célébration, conçu en 1993 dans un style résolument contemporain, par les architectes Chabbey et Boillat, renvoie spatialement au mystère de sa Résurrection. En effet, sur la table de l’autel, invisible, ressuscité, mystérieusement présent, il se donne désormais, à chaque célébration de l’Eucharistie, comme le « Pain de vie éternelle » au Peuple de Dieu qui s’est rassemblé pour faire mémoire de sa mort et de sa résurrection.

C’est un Christ qui nous invite à sortir de l’église et à agir pour lui. Au pauvre qui rentre dans l’église, il lui dit : tu es comme moi je te comprends, je vis ce que tu vis je viens t’encourager à avancer. 

Il y a quelque chose de splendide et ce Christ qui a 500 ans devient une actualité. Il n’est pas là pour faire un discours. Il est là pour être vu, pour dire : « Je t’aime, laisse-toi toucher par ma tendresse. »

Nous vous encourageons à prendre le temps de visiter notre Eglise paroissiale et à consulter les huit bornes de présentation qui vous aideront à mieux comprendre les œuvres d’art suivantes : le maître-autel, le crucifix, le baptistère, la chaire, les confessionnaux, la visite virtuelle du sous-sol archéologique, le clocher, l’orgue historique « Maerklin ». 
BONNE VISITE.

L’année des grands travaux paroissiaux

La dernière assemblée paroissiale, tenue le 7 décembre à Estavayer, a été pour le moins particulière. Outre l’adoption du budget de fonctionnement pour 2023, l’assemblée a surtout avalisé et, fait rare, à l’unanimité, des crédits d’investissement pour près de 2 millions de francs pour conduire sept chantiers. Du coup, 2023 sera l’année des grands travaux paroissiaux!

PAR CLAUDE JENNY
PHOTOS: GEORGES LOSEY

Faire voter des crédits d’un tel volume n’était pas gagné d’avance. C’est dire que le Conseil de paroisse avait mijoté des présentations solides et détaillées, avec moult photos et plans à l’appui. Et la présentation magistrale d’Alexandre Duc, président de paroisse, a fait que les sept crédits ont été votés… sans la moindre question ou objection. Du jamais vu !

Détaillons succinctement les sept chantiers qui seront conduits cette année :

• Rénovation de la cure de Cugy : désormais inoccupée, cette bâtisse protégée a besoin d’un sérieux lifting intérieur pour la mettre aux standards d’aujourd’hui et permettre à l’abbé Darius de l’occuper dans le courant de cette année (montant du crédit voté : Fr. 390’000.–) ;

• Porche de la collégiale d’Estavayer : des travaux s’avèrent nécessaires pour assurer une stabilisation de cette partie de l’édifice (montant du crédit voté : Fr. 83’000.–) ;

• Rénovation à l’église de Rueyres-les-Prés : des travaux de diverses natures sont nécessaires afin de poursuivre la rénovation de ce lieu de culte : sécurisation de la voûte, peinture, etc. (montant du crédit voté : Fr. 175’000.–) ;

• Rénovation de la cure de Forel : ce bâtiment, qui abrite la salle paroissiale mais également un appartement loué à des tiers, a besoin d’une rénovation quasi complète (toiture, fenêtres, équipements ménagers, etc.). Cette rénovation a été largement discutée, a relevé le président de la commission financière qui y a finalement souscrit (montant du crédit voté : Fr. 730’000.–) ;

• Drainage et création sanitaire à l’église de Lully : des infiltrations d’eau rendent certains travaux de drainage nécessaires. Un WC à la sacristie sera également aménagé (montant du crédit voté : Fr. 100’000.–) ;

• Entretien de l’église de Nuvilly : les intempéries ont fait apparaître de gros problèmes à la toiture, au clocher, aux façades. De gros travaux s’avèrent nécessaires (montant du crédit voté : Fr. 425’000.–) ;

• Goudronnage d’un chemin du cimetière de Cugy : ce cimetière est encore géré par la paroisse qui souhaite mettre ce chemin en état avant d’entamer des négociations avec la commune pour qu’elle en reprenne ce fonds, comme c’est le cas de tous les autres cimetières sur le territoire de la paroisse. Celui de Vuissens sera repris par la commune d’Estavayer (montant du crédit voté : Fr. 43’000.–).

Des travaux couverts
Des travaux pour un montant total de 1,946 million. Un montant effectivement élevé, a reconnu le président, mais qui résulte de la promesse faite au moment de la fusion de suivre les dossiers en cours. Pour l’avenir, le Conseil de paroisse soumettra un plan d’investissements pour les travaux futurs.

A relever que le financement de l’ensemble de ces travaux est couvert par les liquidités de la paroisse, qui n’a donc pas à recourir à l’emprunt. Le président a aussi donné la garantie que la presque totalité de ces travaux seront confiés à des entreprises de la région, ce qui représente aussi un joli coup de pouce à l’économie locale.

Un budget 2023 équilibré

Le budget de fonctionnement de la paroisse pour cette année a également été accepté à l’unanimité de l’assemblée. Il s’établit à presque 3 millions (2,989 millions). Charges et produits sont équilibrés. Il ne présente pas de grandes différences par rapport aux postes du budget 2022 et atteste de la très bonne santé financière de la paroisse et d’un solide matelas de liquidités pour financer les chantiers actuels et futurs.

L’abbé Darius serait-il en train d’hypnotiser l’assemblée ? Que nenni, il est intervenu pour adresser un message une fois tous les votes
sous toit !

Dimanche des laïcs

PAR BERNARD SONNEY, VICAIRE GÉNÉRAL DU DIOCÈSE LGF | PHOTO: CRAL

5 février 2023 – Des baptisés en mouvement(s)

Le sens de « la journée de l’apostolat des laïcs », c’est d’être un point de repère. Il nous rappelle le chemin parcouru et l’engagement progressif de tous les baptisés dans des activités pastorales autrefois dévolues aux prêtres et aux consacrés. La démarche synodale actuelle appelle tous les baptisés à être à l’écoute de l’Esprit Saint et de nos frères et sœurs. « Rien de neuf », direz-vous peut-être ! Oui ou non ! Tout dépend de notre foi et du chemin que nous sommes prêts à parcourir. Les laïcs actifs dans les mouvements qui composent la « Communauté romande de l’apostolat des laïcs » (CRAL) et les laïcs à l’œuvre dans les multiples registres de la vie de l’Eglise sont tous appelés à redécouvrir leur véritable identité de baptisés et à en vivre réellement.

Le chœur mixte d’Estavayer a choisi son nouveau chef

Jean-Louis Raemy, nouveau directeur du chœur mixte Saint-Laurent Estavayer.

Lorsqu’un chœur doit choisir celui ou celle qui succédera à son chef en place depuis 30 ans, ce n’est pas tâche aisée! Le chœur mixte d’Estavayer a dû se livrer à cet exercice en décembre dernier. Il a choisi un chef chevronné, Jean-Louis Raemy, pour succéder à Jean-Pierre Chollet, qui se retirera l’été prochain.

PAR CLAUDE JENNY 
PHOTOS: LDD, GEORGES LOSEY

La sélection s’est faite d’abord sur dossiers et trois candidats ont été retenus : deux hommes et une femme. Les trois ont été conviés à conduire une répétition avec travail d’une partition. Et ensuite, le choix s’est opéré de manière démocratique : « chaque chanteuse et chanteur ainsi que l’organiste ont voté et le choix s’est porté de manière nette en faveur de M. Raemy. Presque un plébiscite ! » relate Maurice Bourqui, président, heureux que le chœur d’Estavayer puisse à l’avenir travailler avec un chef qui affiche une jolie pointure.

Le futur nouveau chef, qui entrera en fonction avec la nouvelle année pastorale, à la fin de l’été, n’est pas un inconnu ! Bardé de diplômes dans le domaine de la musique, il a surtout – à 45 ans – une grande expérience de la direction chorale. Il a déjà dirigé plusieurs chœurs d’Eglise à Autigny-Chénens, Villaz-Saint-Pierre, Billens, etc. Il dirige présentement trois chorales : une d’Eglise – le Cecilienchor von Tafers (chœur mixte de la paroisse de Tavel) – et deux profanes : l’ensemble vocal « la Rose des Vents » et le chœur d’enfants « Les Tournesols ». En parallèle à ses activités chorales, Jean-Louis Raemy est enseignant au CO du Giboux. Il habite Billens, est marié et père de 2 enfants.

Adepte du chant sacré

Jean-Louis Raemy se dit ravi d’avoir été sélectionné : « Je me réjouis de travailler avec ce chœur car on sent tout de suite de belles potentialités, et une envie de travailler des pièces sacrées pour leur donner un rendu de qualité » note le futur directeur, qui affectionne le chant sacré et les belles célébrations. Il se dit aussi ouvert aux contacts avec les autres chorales, voire à l’organisation de manifestations en commun. Toutes les chorales de la région se retrouveront d’ailleurs en novembre à Cugy, pour les Céciliennes. Un rassemblement qu’il affectionne, ayant fonctionné dans le passé comme responsable choral dans un autre décanat.

Le choix des chanteurs et chanteuses, auquel a été associé l’organiste, devrait donc apporter un vent nouveau au chœur mixte de la collégiale tout en assurant une continuité et en évitant de déstabiliser un ensemble qui n’a connu qu’un seul chef ces trente dernières années !

Dernière minute : l’actuel directeur en arrêt maladie

Au moment de boucler ce journal, nous apprenons que l’actuel directeur, Jean-Pierre Chollet, directeur jusqu’à fin août prochain, ne peut présentement pas diriger pour raison médicale. Imprévu qui oblige les responsables du chœur mixte à trouver momentanément des solutions de dépannage. Il se pourrait donc que le nouveau directeur entre en fonction, au moins partiellement, avant la date prévue du 1er septembre.

De g. à d., Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse, Jean-Louis Raemy, nouveau directeur du chœur mixte, Maurice Bourqui, président du chœur mixte et Philippe Marchello, organiste titulaire de la Collégiale d’Estavayer.

Une proposition…

PAR MYRIAM BETTENS | PHOTO : URBAN-EVENTS

… de jeu de piste pour se faire mousser

«Le Professeur a découvert parmi les nombreux documents jaunis appartenant à son grand-père des textes énigmatiques de la légendaire Chope d’or aux pouvoirs magiques. Celle-ci serait introuvable depuis des centaines d’années. Aujourd’hui, pour seule trace de son existence, le journal du Professeur qui vous guidera dans votre quête».

Ce rallye composé d’énigmes autour de la bière vous emmènera à la découverte des secrets et histoires insolites de la vieille ville de Genève tout en dégustant des bières à l’aveugle !

Tous les samedis jusqu’au 20 mai 2023 au tarif de Fr. 40.– et à partir de 16 ans.

Plus d’informations et réservations sur https://www.urban-events.ch/rueeverslorge

… de samedi givré !

«Il est temps de revêtir votre imper d’espion pour pouvoir résoudre les énigmes et trouver le code pour désamorcer l’arme du Professeur Givré». Ce jeu de piste pour les enfants de 5 à 13 ans les emmènera au travers de la ville de Genève pour récolter des indices afin de sauver la ville… avant qu’il ne soit trop tard. A la clef: de délicieuses glaces artisanales conçues par des glaciers locaux.

Tous les samedis jusqu’au 29 avril 2023 au tarif de Fr. 12.– pour les enfants de 5 à 13 ans.

Plus d’informations sur les dates et pour les réservations sur:

https://www.urban-events.ch/cag-geneve

La vie est mouvement

PAR L’ABBÉ DANIEL REYNARD
PHOTO: RAPHAEL DELALOYE

La vie est mouvement, rien n’est stable ou immobile, «panta rhei» disaient les grecs, ce qui signifie : toutes les choses coulent et passent.

Ne luttez pas contre ce mouvement, au contraire saisissez ce changement comme une chance.

Face aux irruptions de l’inattendu dans nos vies, deux émotions nous touchent, d’une part nous nous réjouissons de la nouveauté et d’autre part, nous ressentons une certaine crainte.

On peut se bloquer ou être parfaitement à l’aise, souple et prêt à recevoir le mouvement que provoque cette nouveauté.

Les esprits chagrins diront: «On sait ce qu’on a, on ne sait pas ce qu’on aura ! »

Au contraire:

Oser découvrir la richesse d’un avenir nouveau, différent de celui que nous avions imaginé…

Oser espérer que le neuf sera ou deviendra aussi bon, sinon meilleur que le vieux.

Oser abandonner ce que l’on connait pour découvrir que « ce qui vient » est différent mais pas forcément mauvais… même si ce qui vient n’est pas ce que nous attendions !

Pour cela, il faut entrer dans une dynamique de renouveau qui ne nous laisse pas continuer avec nos rêves passés… il faut abandonner nos rêves pour vivre la réalité… il faut abandonner la réalité rêvée pour vivre la réalité telle qu’elle se présente à nous…

En nous, Dieu nous offre le renouveau par son Esprit Saint, c’est cette certitude qui permet d’aller au-delà des apparents échecs vers un renouveau… comme le dit le prophète Esaïe 40, 31 : « Ceux qui se confient en l’Eternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme l’aigle ; ils courent et ne se lassent point, ils marchent et ne se fatiguent point… »

JMJ 2023: au Portugal, Lisbonne

L’été prochain, auront lieu les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) à Lisbonne (du 24 juillet au 8 août 2023). Le pape Francois s’y est inscrit en premier en novembre. Il attend les jeunes pour ce rassemblement international. Clémentine Délèze va y participer pour la première fois, tandis que Noémie Salgat a déjà vécu les JMJ de Cracovie. Elles nous partagent leurs motivations et leur projet.

PAR SANDRINE MAYORAZ | PHOTOS : DR

En été 2023, vous avez prévu de partir à Lisbonne pour les JMJ. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?
Noémie : C’est un rassemblement de jeunes suite à l’appel du Pape. C’est une occasion de partir avec des centaines de Suisses, pour rencontrer des milliers (ou millions) d’autres jeunes du monde. En principe, cela se passe sur deux semaines : la première nous sommes accueillis par des familles dans un diocèse du pays et nous rencontrons les jeunes du lieu, nous faisons des activités dans leur région. La deuxième semaine, le Pape nous invite tous dans une même ville – cette année Lisbonne.

A Lisbonne, qu’est-ce que cette ville vous inspire ?
Clémentine : Je ne suis jamais partie au Portugal, je me réjouis de découvrir ce pays mais je pense que la destination a peu d’importance, j’y serais probablement allée de toute manière.

Et du coup, qu’est-ce qui vous motive à partir aux JMJ ?
C. :
Rencontrer de nouvelles personnes, faire des découvertes multiculturelles et aussi découvrir un nouveau pays !
N. : Depuis la fin des JMJ de Cracovie en 2016, j’attends les suivantes avec impatience ! Il faut dire que je n’ai pas pu participer aux dernières qui étaient à Panama en 2019. Avec le COVID, celles de Lisbonne ont été repoussées d’une année… Je crois que ce qui me motive le plus c’est de retrouver l’ambiance JMJ, la joie et les temps de prières si particuliers aux JMJ.

Peux-tu nous en dire plus sur l’ambiance des JMJ ?
N. :
A Cracovie, j’ai été marquée d’abord par le nombre de jeunes de Suisse et du monde entier qui sont croyants et qui sont venus aux JMJ ! Les moments de partages en petits groupes et les catéchèses (ça n’a pas l’air comme ça mais c’était vraiment bien) m’ont fait grandir dans la foi ! C’est unique de pouvoir vivre des célébrations avec des millions de jeunes : il y a des moments de chants et de joie incroyables et des moments de silence tout autant impressionnants.

Qu’est-ce que vous attendez de cette expérience ?
C. :
Des rencontres et du partage avec d’autres jeunes croyants ! Parfois, ma foi a tendance à passer au second plan dans ma vie, j’ai besoin de ces moments avec d’autres pour me donner un coup de « boost ». J’espère pouvoir approfondir ma foi et rapporter une foi forte pour m’accompagner dans mon quotidien.
N. : Je me réjouis surtout de rencontrer de nouvelles personnes de mon diocèse mais aussi des moments de partages sur la foi et des célébrations avec le Pape. J’espère que ces JMJ seront l’occasion d’un nouvel élan pour ma foi et pour les groupes de jeunes de mon diocèse.

Nous vous remercions pour votre enthousiasme et nous nous réjouissons d’entendre vos récits à votre retour de Lisbonne !

Pour les jeunes de 16 à 30 ans.
Les mineurs sont parrainés par un jeune adulte.

Formule classique : du 24 juillet au 8 août (env. Fr. 1’000.–)

Formule courte (en avion) : du 31 juillet au 6 août (env. Fr. 700.–)

Formule sans transport : du 31 juillet au 6 août (env. Fr. 450.–)

Le prix ne doit pas être un frein pour vivre cette expérience : des actions qui permettront de financer une partie du voyage, seront organisées collectivement avec les inscrits.

Variantes possibles avec l’ajout d’une semaine à Lourdes avant, ou une semaine avec les DJP après.

Dons bienvenus pour que les paroisses aident les jeunes à financer.

Contact pour nos secteurs : abbé Valentin Roduit 079 855 44 39

Renseignements supplémentaires : www.jmj.ch ou www.tasoulafoi.ch

Moins souvent mais plus ensemble

 

PAR THIERRY SCHELLING | PHOTOS : CATHERINE ULRICH, SVIATOSLAV HORETSKYI

Ça y est, l’EP de La Seymaz a osé: de nouveaux horaires de messes pour l’UP. On a l’impression d’avoir jeté une bombe dans la placide région pastorale…

Mais il ne suffit pas de divaguer sur l’Evangile et sa radicalité, son appel à la conversion et son insistance sur la mission vers les autres, et ne rien changer aux habitudes (« ^ma messe dans mon église à mon horaire»)…

Notre évêque – oui, parce que ce changement intervient pour mettre en pratique les impulsions de notre berger ! – l’a dit et redit : « Si on veut chez nous une Eglise missionnaire, il est indispensable de montrer – en particulier le dimanche – de grandes communautés rassemblées pour des célébrations joyeuses. » (Lettre pastorale de 2015). La photo prise de la messe des familles à l’automne dernier à Chêne ne le démontre-t-il pas ?

A-t-il tort ? Ecrivez-le-lui ! A-t-il raison ? Démontrons-le et vivons, ad experimentum, ce petit déplacement géographique (de Presinge à Chêne, il n’y a que 9 kilomètres…) qui est avant tout intérieur. Car l’EP entend la colère, la déception et autres sentiments négatifs exprimés plus ou moins ouvertement, qui sont des symptômes – mais de quoi ? Notre évêque tente une réponse : « Dans une société où il est normal de faire des kilomètres pour aller faire ses courses, assister à une manifestation sportive ou culturelle, beaucoup semblent considérer comme normal de ne pas aller à l’église si la messe est célébrée dans le village voisin. […] Si recevoir Jésus-Christ ne vaut pas la peine d’un petit déplacement, c’est qu’il y a une crise de la foi. » (Lettre pastorale de 2013) De plus, tout cela est advenu lors de l’Avent qui est un temp de jachère, de désert, d’attente – et où des germes nouveaux poussent : l’Evangile ne peut pas nous mentir…

Et si ces changements ont conduit à de telles attitudes, alors on est vraiment en terre de mission : l’esprit d’Evangile peut y être (re)semé, afin de (re)donner sens à l’engagement de bénévoles et de salariés au nom du Christ, et convertir des réflexes de survivance muséale en un esprit de service de l’annonce de la Bonne Nouvelle…

Oui, plus que jamais, l’équipe pastorale va continuer d’accomplir sa mission : é-van-gé-li-ser. Selon le pape François, cela passe par des rencontres de tu à toi, et nécessite de s’enraciner dans la Parole de Dieu partagée, qui nous pousse vers nos malades, nos réfugiés, nos nouvelles familles arrivées dans le quartier, nos jeunes… Ce mouvement de sortie auquel nous exhorte le Pape depuis 10 ans qu’il est évêque de Rome !

L’Eglise est service, martèle François : comme notre confrère Sviatoslav, sa femme Justine et leurs ami.e.s de la communauté ukrainienne (cf. photo de droite) qui, semaine après semaine, collecte des biens, envoient des convois et reçoivent l’assurance que tout est bien arrivé… L’Eglise est service vers autrui.

L’eucharistie ne constitue pas l’Eglise (malgré ce que l’on entend dire souvent) ; preuve en est : lorsque l’horaire change, il n’y a plus personne ! Et c’était prévisible. Une question : quel que soit le nombre de messes célébrées ici ou là, qu’est-ce qui prime : faire partie d’une communauté coûte que coûte, ou satisfaire sa commodité personnelle qui prime sur sa pratique communautaire ? Ce n’est qu’une question… Mais l’évangélisation est à ses débuts sous nos latitudes…

 

 

 

Avec les mages,rentrons par un autre chemin !

PAR RÉMY DELALAY, CURÉ
PHOTOS : RÉMY DELALAY, VÉRONIQUE DENIS

Les mages sont des chercheurs infatigables et c’est la quête de la vérité qui les a rassemblés; c’est le désir de rencontrer Dieu qui les a projetés dans une grande aventure. Rien ne les a arrêtés: ni la disparition de l’étoile, ni l’humilité de Bethléem, ni la pauvreté de la Crèche. Heureux les hommes et les femmes qui aujourd’hui encore préfèrent continuer de chercher et d’espérer, d’aller toujours plus loin malgré tous les échecs et tous les obstacles de leur parcours. Ils ne sont pas loin de la lumière et l’étoile du Seigneur est avec eux, même s’ils ne la voient pas.

Les mages nous révèlent ainsi que tous les hommes peuvent accéder à la foi au travers des signes qu’ils reçoivent de Dieu. Il faut bien sûr les vérifier, mais il faut surtout en tirer les conséquences et agir en fonction des appels de Dieu. Comme eux, nous devons nous mettre en route quand Dieu nous fait signe. Le silence de Dieu est bien trop souvent issu du bavardage des hommes, de notre manie de toujours parler, de tout expliquer, de tout définir, de tout réglementer. On comprendrait mieux ce que Dieu essaie de nous dire avec patience, si on savait observer amoureusement les signes qu’il nous donne. Mais heureusement, Dieu sait attendre que l’homme se taise pour l’écouter et pouvoir enfin l’entendre, et c’est alors qu’il se manifeste distinctement.

Avec les mages, il nous faut refuser l’immobilité et l’oisiveté. La foi nous met en route vers les autres d’ici et la prière est un chemin vers les autres d’ailleurs. Le chrétien est ainsi un être mobile, généralement, à la mobilité douce et son frein à main n’est jamais enclenché. Alors, avec les mages, il nous faut souvent rentrer par un autre chemin. Il nous faut changer notre regard sur nous-mêmes et sur nos proches, changer de comportements envers telle personne, quitter notre canapé afin de rejoindre d’autres mages, de se mettre en route et enfin devenir Eglise.

Un plaidoyer pour la justice et la paix

La délégation des Dominicans for Justice and Peace [Dominicains pour la justice et la paix] auprès de l’ONU recherche des solutions pacifiques aux conflits, en s’attaquant aux causes profondes des défis contemporains, en travaillant pour changer les structures qui perpétuent l’injustice et portent atteinte à la dignité des enfants de Dieu, et en rendant justice aux personnes dont les droits ont été violés.

PAR MYRIAM BETTENS | PHOTO : UNOP

Dominicans for Justice and Peace (Ordre des Prêcheurs) a été créé en 1998 par la Commission Internationale Dominicaine pour Justice et Paix et approuvée par le Conseil Général de l’Ordre en tant que Délégation Permanente de l’Ordre auprès des Nations unies (ONU). Cette délégation, basée à Genève, a obtenu un statut consultatif auprès du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC) en 2002.

La délégation se consacre en premier lieu à la promotion de la justice et de la paix dans le monde. Elle est présente dans plus de cent-vingt pays où les Dominicains s’impliquent dans de nombreux domaines liés à la justice et à la paix, tels que l’accaparement des terres, la pollution par les entreprises, les droits des indigènes, les enfants des rues, les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, la corruption, la prostitution, le trafic d’êtres humains, l’autonomisation des femmes, la démilitarisation, les questions environnementales et le développement durable. Les questions qui occupent les populations sont bien souvent en opposition avec les intérêts des gouvernements en place et ne peuvent être traitées efficacement que sur la scène internationale. La délégation est donc chargée de mettre en relation les partenaires locaux avec les décideurs sur la scène mondiale tout en défendant les intérêts des populations locales. La délégation joue un rôle unique aux Nations unies en veillant à ce que ces luttes locales restent au premier plan du discours mondial.

Grâce à son bureau de Genève et à ses représentations à Vienne et à Nairobi, Dominicans for Justice and Peace occupe un rôle actif au sein de divers organes des Nations Unies. La délégation a choisi de situer son bureau principal à Genève, cette ville étant à bien des égards encore l’épicentre des droits de l’homme et des affaires humanitaires dans le monde. Avec un bureau situé à deux pas de plusieurs bureaux de l’ONU, tels que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme et le Haut-Commissariat aux réfugiés, la délégation est au cœur des débats et des négociations internationales sur les grandes questions contemporaines. L’antenne de Vienne travaille principalement avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), et plus particulièrement avec la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale (CCPCJ). La délégation se concentre sur un certain nombre de questions transversales telles que la traite des êtres humains, la réforme des prisons, la criminalité forestière et l’éducation à la justice. Quant au bureau de Nairobi, spécialisé dans les questions environnementales, il a obtenu le statut d’observateur à l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (AUE) du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE), ce qui lui permet d’avoir une présence active dans les différentes sessions de l’AUE et de ses organes subsidiaires.

 

Le religieux qui parlait à l’oreille de l’ONU

Cette nouvelle série tentera de présenter quelques faith-based organisations (FBO) – organisations confessionnelles – actives à l’ONU. En effet, sur les quelque 4000 entités regroupées dans le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), l’ONU reconnaît formellement près de 400 de ces FBO qui ont approuvé ses valeurs fondamentales. De nombreux acteurs non étatiques, relevant du domaine de la justice et des droits humains, ont acquis une influence notoire à l’ONU pour les politiques de développement, que ce soit sur les sites new-yorkais ou genevois. Les FBO deviennent dès lors des interlocuteurs spécialisés, écoutés et actifs sur le terrain de la prévention ou de l’action humanitaire. De plus, compte tenu de leur expertise dans le domaine religieux, ils sont également écoutés par les gouvernements hautement préoccupés par la menace terroriste. En outre, l’Organisation de la Conférence Islamique et le Conseil Œcuménique des Eglises ont le statut d’observateur permanent à l’assemblée générale des Nations Unies. Le Vatican, quant à lui, a un statut à part d’Etat non membre.

La mobilité est en marche

TEXTE ET PHOTO PAR PIERRE MOSER

La contorsion habituelle entre les principes des institutions et la réalité des faits est également présente dans nos «esprits de clocher». Je ne veux pas souligner ce que ce terme a de péjoratif, mais réfléchir à notre mobilité à tous, paroissiens, citoyens, voisins.

Eh oui, Saint-Joseph est la deuxième église en termes de passage, derrière la basilique Notre-Dame. Mais qui sont donc ces visiteur.euse.s ? Difficile de dessiner un profil précis autour de ces passant.e.s. Des origines aussi variées que Genève compte de nationalités : latinos, asiatiques, locaux, etc. Quant aux âges, il est étonnant de découvrir une certaine jeunesse qui n’est pas forcément présente lors de nos cérémonies : jeunes mamans, quadras dynamiques sont aussi des fidèles de passage.

Avec eux, la mobilité a fait son entrée dans la paroisse. Une grande majorité de ces visiteurs occasionnels travaillent dans le quartier, tout en habitant à l’autre bout du canton, voire plus loin. L’église proche de leur travail est donc également un lieu de recueillement qu’ils vont favoriser, utiliser. Aussi bien pour y déposer des peines que pour dire merci. Une nouvelle périphérie à laquelle nous n’avons pas encore pensé. Ces chrétiens qui ont fait de cette église leur paroisse de « travail » méritent également notre considération. Vous vous souvenez ? La parabole de la brebis égarée, de la perle perdue, de la pièce d’argent égarée… A chaque brebis, à chaque pièce d’argent est accordée la plus grande attention (cf. Lc 15).

Ce qui pose une nouvelle question : faut-il lier la présence d’un curé à l’ouverture d’une église ou vice-versa ? Certes toutes nos églises ne sont pas situées hors zone de passage. Mais qu’en est-il du statut de Notre-Dame de Cornavin, de Saint-Joseph et de quelques autres ? Faudra-il les réduire au silence lorsque l’absence de prêtres se fera encore plus douloureuse ? Sinon comment gérer et par qui le bâtiment, son équipement liturgique, ses facilités (chauffage, éclairage, etc.) ? Deviendront-elles des discothèques comme l’a déjà laissé entendre une fameuse campagne publicitaire ?

Toutes ces questions nécessitent une réflexion que nous avons entamée déjà aujourd’hui… Gouverner, c’est également prévoir, pour s’en donner les moyens. UP sans curé, mais avec un seul conseil, professionnels ou bénévoles, tout cela fait partie d’un « comment » dont nous aurons bientôt besoin.

Etrangers et de passage

PAR DAVID CAJEUX, SÉMINARISTE
PHOTO: PHILIPE D’ANDRÈS

Nous nous déplaçons beaucoup plus qu’autrefois, que ce soit pour le travail, les loisirs ou simplement pour faire les courses. C’est aussi vrai en ce qui concerne la pratique dominicale, particulièrement pour la nouvelle génération qui, bien consciente de ramer à contre-courant de l’esprit du monde en s’ancrant dans le Christ, a un besoin vital d’être correctement nourrie et fortifiée par une liturgie belle et soignée, quitte à faire des kilomètres pour cela. Un croyant qui cherche à vivre pleinement sa foi se trouvera en difficulté, et souvent bien seul de sa génération, pour trouver des réponses dans sa paroisse de domicile. « Un chrétien isolé est un chrétien en danger » alertait le pape François. Qu’il est facile pour un jeune de se laisser engloutir dans cette société liquide avant de trouver le Rocher solide sur lequel se construire ! Dieu merci, il existe moult initiatives, évènements et autres associations de fidèles qui conduisent sûrement au Christ et à son imitation.

Pour ma part, c’est la Garde Suisse au service du pape François qui m’a fait découvrir l’Eglise et c’est le mouvement des Scouts d’Europe qui m’a aidé à répondre à l’appel universel à la sainteté ! Le Salut des âmes doit demeurer la priorité absolue de tous les catholiques, prêtres et laïcs, au-delà de tout esprit de clocher. Ceux qui auront pu ainsi bâtir leur vie sur le Roc seront d’autant plus de témoins et de ressources précieuses pour leur paroisse respective.

S’il est urgent d’avoir une vision commune plus large que celle de son clocher, il est tout autant nécessaire de ne pas devenir une sorte de fin gourmet paroissial en constante recherche de l’église qui correspondra le mieux à ses affinités propres. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les paroisses sont fondées sur une unité de lieu et non d’affinités, et de ce fait rassemblent des gens de milieux et de mentalités fort différents pour former un tout aussi divers et varié que les membres composant le corps humain dont le Christ est la tête.

Alors que nous soyons fidèles à notre paroisse ou que nous fassions des kilomètres pour trouver celle qui nous aidera davantage à vivre en enfant de Dieu, souvenons-nous que nous sommes tous des pèlerins, des étrangers de passage, en marche vers Jésus-Christ notre Seigneur. Et c’est bien ce que le mot « paroisse » signifie ! Alors bon cheminement vers, sur et avec Le Chemin, Jésus-Christ, et bonne année pleine de bénédictions !

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