En librairie – février 2023

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Confidences de prêtres
Jean-Marie d’Hébrail

Qui sont nos prêtres ? Qu’est-ce qui les anime ? Comment ont-ils reçu et accueilli ce mystérieux appel à la vocation ? Qu’ont-ils dans le cœur ? Quelles sont leurs joies et leurs souffrances aujourd’hui ? Afin de le découvrir, Jean-Marin d’Hébrail s’est adressé à plusieurs dizaines d’entre eux, en leur posant quelques questions simples, les mêmes à chacun, et en les laissant s’exprimer, une fois n’est pas coutume, sur eux-mêmes. Et l’on découvre, au fil des pages, des témoignages émouvants, des traits parfois communs autant que des histoires originales. Mais surtout des cœurs immensément ouverts à une joie profonde qui ne lasse pas de désigner Celui à qui ils ont consacré leur vie.

Editions Jubilate

Acheter pour 22.40 CHF

Prêtres en morceaux
Gérard Daucourt

On ne naît pas prêtre. On le devient. C’est un chemin ardu, semé d’écueils. La vocation peut devenir une impasse. Le service, un poids. Les prêtres sont des frères comme les autres. Il arrive aussi qu’un prêtre se brise. Qu’il rencontre la difficulté, connaisse la rupture, doive faire face à un désarroi qui le mine de l’intérieur et sape une à une les relations qui le fondent : avec son évêque, avec ses frères dans le sacerdoce, avec ses collaborateurs laïcs, avec ses amis. Et avec Dieu lui-même. Il s’éprouve alors comme en morceaux. Comment peut-il faire pour retrouver son unité, son intégrité, son identité ? Ce livre aborde quelques pistes pour y répondre.

Editions du Cerf

Achter pour 21.00 CHF

Thérèse de Lisieux… Sainte 
Véronique Gay-Croisier

Ecouter Thérèse en parler et la suivre pas à pas, de son enfance à son dernier souffle, voici le chemin que Véronique Gay-Crosier nous propose d’emprunter à sa suite. 
Comprendre comment, dans cette courte vie, de sa toute petite enfance à son départ pour le ciel, à vingt-quatre ans, la jeune Thérèse a révolutionné la conception de la sainteté par son cheminement intérieur ; par quelle innovation de charité elle a pu transfigurer la vertu et la mortification en véritable amour ; par quel regard sur les fautes, l’abandon et la faiblesse humaine, elle en fait des occasions de croissance et d’union à Dieu. 

Editions Artège

Acheter pour 30.90 CHF

Cœur enflammé
Une vie de Saint Philippe Néri

Florent Jacques et MariaMaris

Qui est ce prêtre surprenant qui arpente les rues de Rome en lançant des plaisanteries aux passants et emmène son chat à la messe ? A son contact, des cardinaux aux habits de luxe se retrouvent lavant les pieds des indigents et des étudiants fêtards lâchent leurs bouteilles pour adorer le Saint Sacrement ! Doté d’un sens de l’humour improbable, véritable amoureux de Dieu, Philippe Néri reste, encore aujourd’hui, un personnage inspirant pour les chercheurs de Dieu en tout genre. Cette BD nous invite à mieux le connaître et à l’aimer. 

Editions Cor ad Cor

Acheter pour 22.50 CHF

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La solitude du prêtre

«Veillez sur vous-mêmes et sur tout le troupeau.» Cette recommandation de saint Paul (Ac 20, 28) invite les responsables de communauté à prendre soin d’eux-mêmes. Beaucoup de prêtres, aujourd’hui, ressentent une réelle solitude et un découragement face à la mission qui leur est confiée.

PAR CALIXTE DUBOSSON | PHOTOS: PXHERE, DR

« Il est à peine 19h, j’ai cinq heures devant moi avant la messe de minuit. Nous sommes le soir de Noël et je suis seul. Aucun de mes paroissiens n’a songé à m’inviter, pour partager avec sa famille le dîner de Noël. Puis-je le leur reprocher ? Cela ne leur est tout simplement pas venu à l’esprit. Le soir de Noël est un soir réservé à la famille, à l’intimité et je ne suis pas de leur famille. Je ne suis l’intime d’aucun. Pour tous, je suis mis à part, séparé. Ma famille est au loin, je la retrouverai demain pour un goûter chez mes parents. En attendant, je suis un homme seul le soir de Noël. »

Ce témoignage d’un prêtre de mes amis nous invite à considérer d’autres solitudes plus conséquentes et plus dramatiques. L’actualité récente de l’Eglise catholique, en France, mais aussi dans d’autres pays comme l’Inde ou les Etats-Unis, a été marquée par plusieurs suicides de prêtres. Chaque histoire individuelle a des causes parfois intimes et inconnues, mais une prise de conscience progressive émerge dans l’Eglise quant à la nécessité de prêter une attention plus forte aux fragilités psychologiques des prêtres et des religieux, dans un contexte de pression sociale et médiatique qui est une source d’épuisement pour beaucoup.

Pression médiatique

Le dimanche 3 février 2008 au soir, un prêtre de Neuchâtel se donne la mort. Il ne supportait plus la pression médiatique, dit son entourage. Lors de la cérémonie funèbre de la veille à la basilique de Neuchâtel, le beau-frère du défunt prend la parole et accuse ouvertement les médias. Le prêtre, dit-il, a été « poursuivi par cette horde de journalistes, dont il sentait le souffle derrière lui ». Mgr Genoud avait lui aussi accusé les médias dans une émission de la « Télévision suisse romande », « Infrarouge », par ces mots : « Parfois, la rumeur tue ! »

Pression sociale

Il y a bien sûr l’éternel débat sur la possibilité de laisser le choix entre le mariage et le célibat, ce dernier étant vu, selon certains, comme la source de tous les maux. Ce n’est pas l’avis de l’Abbé Vincent Lafargue qui affirme fermement que la grande majorité des prêtres ne sont pas malheureux parce qu’ils sont célibataires, bien au contraire. Selon lui, les médias mettent trop souvent en lumière des cas qui ne sont pas forcément représentatifs. « Pourquoi toujours donner la parole à des prêtres qui le vivent mal ou qui ont quitté l’Eglise pour se marier ? », s’interroge le prêtre valaisan. Si le célibat des prêtres est source d’une grande fécondité dans l’Eglise, « ce choix de vie nous met également dans une grande vulnérabilité », explique un autre confrère. « Ne pas éprouver la tendresse d’une épouse, ne pas voir les enfants de sa propre chair, rentrer chaque soir seul chez soi et se coucher dans un lit vide, aucune main à serrer dans la sienne. Tout cela fait de nous des hommes fragiles. »

La vie d’un prêtre a toujours comporté une forme de solitude. Mais aujourd’hui, avec des églises de campagne quasiment vides et froides, sa figure décriée et ridiculisée dans les médias, une opinion publique indifférente ou défavorable et la crise des vocations, un prêtre se sent souvent plus que seul, il se sent abandonné. L’archevêque d’Oviedo en Espagne, Mgr Jésus Sanz, déplore « la méfiance et le mépris dans lesquels sont parfois tenus les prêtres au sein de la société, où on est passé d’une période où le prêtre était considéré avec respect et vénération, à une étape dans laquelle il ne compte pas et où l’Eglise en général, le curé en particulier, sont à bannir ».

La solitude des prêtres âgés

« N’oubliez pas les sœurs et les prêtres âgés », avait lancé le Pape lors de l’une de ses homélies. Souvent, ces prêtres se sentent inutiles, parce qu’ils n’ont plus de mission. Un de mes confrères m’a confié : « Je ne sers plus à rien. » La plupart d’entre eux attendent le plus tard possible avant de rentrer en communauté ou de rejoindre un EMS et le font parce qu’ils n’ont plus le choix, confrontés notamment à un état de dépendance. C’est difficile pour eux parce qu’ils ont eu une vie enrichissante, stimulante, ont eu beaucoup de contacts au cours de leur ministère et ils se retrouvent isolés. De plus, certains d’entre eux ne peuvent plus célébrer la messe.

Le fléau des agendas complets

La diminution du nombre de prêtres en Occident, ces dernières années, fait qu’ils sont souvent écrasés de travail avec des territoires très grands à parcourir ou plusieurs paroisses. Même s’ils ont des relations chaleureuses avec leurs paroissiens ou leurs collaborateurs, ils peuvent éprouver durement la solitude, lorsque le soir, ils regagnent leur presbytère vide et qu’ils doivent se préparer le repas. La réalité nous montre que cette fatigue, ce stress permanent peuvent mener au découragement, au reniement, à l’abandon. Pourtant, il est possible d’y faire face. Un curé du diocèse de Sion témoigne : « Ce qui me pousse à continuer et à trouver de la joie et de la confiance, ce sont tous les regards échangés, les sourires, les partages, les rencontres. Pour moi, l’important et l’essentiel est de rester en relation avec Dieu et avec les autres. C’est aussi la certitude que c’est Jésus qui conduit son Eglise et donc mon ministère. »

La solitude positive

Pourtant, la solitude fait partie de notre existence. L’expérience montre qu’elle n’est pas toujours négative : nous la recherchons parfois comme un bien précieux, nécessaire pour prendre du recul, réfléchir, prier. Beaucoup de prêtres que j’ai rencontrés m’ont transmis leur joie de retrouver leur cure comme un havre de paix et de repos après des journées harassantes et épuisantes. L’un d’eux m’a même déclaré : « Je suis un privilégié quand je pense aux pères et mères de famille qui rentrent chez eux et qui doivent gérer leur soirée avec les devoirs des enfants à surveiller, partager leur jeu et les mettre au lit après une journée fatigante. » Un autre estime « que la solitude est un espace de silence, de disponibilité, de rencontre, préservé contre l’envahissement du trop-plein. J’aime marcher seul en montagne. J’aime prier seul comme le Christ. J’aime et je recherche cette solitude qui est ma véritable condition devant Dieu ».

Quelques pistes pour mieux gérer la solitude

Les fragilités psychologiques de certains prêtres, souvent liées à des tensions relationnelles et au risque de solitude affective, sont prises en compte d’une façon de plus en plus sérieuse par l’Eglise catholique. Alors que la place de la psychologie dans la formation des prêtres suscitait autrefois une certaine méfiance, elle est aujourd’hui souvent considérée comme une ressource précieuse pour vivre un sacerdoce équilibré et durable. On peut aussi trouver des ressources dans la famille du prêtre, de ses parents, de ses frères et sœurs. Ce sont ceux qui le connaissent le mieux et qui peuvent comprendre ses difficultés. Il y a aussi la paroisse qui doit créer autour de lui une véritable fraternité en l’aidant à trouver les bonnes orientations pour sa communauté. Il y a enfin l’amitié sacerdotale (voir l’encadré) qui est précieuse et que chaque prêtre devrait cultiver par des repas en commun, des rencontres régulières et des loisirs bienfaisants.

Une main secourable

Un prêtre victime d’une dépression a pu retrouver son équilibre et sa joie de vivre grâce à un confrère qui est venu le seconder en paroisse durant sa maladie. Voici ce qu’il écrit : « Cher ami, tu es un prêtre qui m’a permis, avec la prière et l’amitié de tous nos chers paroissiens aux mille visages, à émerger, à retrouver souffle et énergie pour continuer ce ministère qui nous est commun et qui est la plus belle vocation du monde. Tu as été pour moi le bon samaritain. Je t’en suis à jamais reconnaissant. »

Etre seul peut aussi permettre d’offrir des espaces de disponibilités.

Seuls, face au miroir

PAR PHILIPPE CAVIN  | PHOTO: PEXELS.COM

Chaque matin, le passage devant le miroir est incontournable. Sommes-nous présentables? Quelle image allons-nous donner de nous? On soigne notre apparence, on contrôle que rien ne nous trahira et si l’on peut gommer quelques imperfections physiques, c’est le moment où jamais! Mais, il arrive parfois que ces instants brefs et répétitifs se transforment en des temps d’introspection.

Seuls, face à nous-même, que recherchons-nous à discerner dans cette personne ? Des signes de bonheur ? Les signes d’une personne dont on est fier ? Un signe de lumière intérieure ? Une flamme qui brille dans nos yeux ?

Viser la cohérence de la foi – Dans l’épître de Jacques (1, 22-27), l’image du miroir est utilisée pour inviter chaque croyant à mener une vie dans la cohérence avec soi-même. C’est la Parole libératrice de Jésus qui fait office de miroir. Y plonger notre regard et notre intelligence, c’est prendre le risque de l’introspection. Le risque de regarder en face nos imperfections physiques et intérieures. Mais au-delà du risque, ce face à face avec nous-même est une opportunité à se reconnaître pour qui l’on est. C’est une invitation à prendre soin de soi, afin de se sentir cohérent, bien dans sa peau.

Ce n’est pas tout de faire un état des lieux, un bilan de vie ou tout autre travail introspectif. Encore faut-il en faire quelque chose. Car toute prise de conscience, si elle n’est pas suivie d’actions transformatrices, est inutile. C’est un peu « savoir, mais ne rien faire », « se voiler la face », en bref créer une illusion, une fausse image de soi.

La cohérence pour socle identitaire – Eviter cet écueil, voilà tout le défi de la vie chrétienne. Passer d’une intention de mener une vie cohérente à des actes et des paroles pour lesquels nous sommes fiers car ils nous correspondent. Travailler à sa propre cohérence identitaire, c’est opter pour une voie qui mène à une acceptation de son identité. C’est un chemin qui nous invite à faire la paix avec nous-même en dépassant ce qui s’apparente parfois à une détresse identitaire.

Agir à la lumière de l’Evangile, c’est opter pour la cohérence. Mais cela implique un engagement de chaque instant et une attitude respectueuse et valorisante. C’est cette cohérence qui procure la paix intérieure.

En paix, nous pourrons nous regarder sereinement dans le miroir. En paix, nous pourrons être des messagers d’espérance. En paix, nous pourrons nous tenir dans la présence de Dieu. En paix, nous pourrons vivre.

1 Philippe Cavin habite avec sa famille sur Saillon. Après avoir été pasteur d’une communauté évangélique dans le Jura, il est actuellement en formation diaconale à la paroisse protestante du Coude du Rhône Martigny-Saxon.

La solitude du prêtre

Tour à tour, les prêtres du secteur pastoral s’adressent directement aux lecteurs et confient leur méditation sur un thème de leur choix. C’est le curé de la paroisse de Crans-Montana que nous écoutons ce mois-ci; il fait écho au thème choisi par l’équipe romande de rédaction du bulletin L’Essentiel.

PAR L’ABBÉ ALEXANDRE BARRAS

Lors d’une conversation, au début de mon ministère, j’avais abordé le thème et l’importance de prier pour les prêtres. A mon grand étonnement une personne m’avait répondu : « On n’a pas besoin de prier pour les prêtres ! » J’avais rétorqué de l’importance de cette dernière pour notre vie spirituelle et humaine. Etre porté par la prière des fidèles donne un élan à notre engagement sacerdotal. On sent que nous sommes utiles et nécessaires à vous tous. Ne l’oubliez pas, nous sommes comme vous avec nos joies, nos peines, nos questions, nos fatigues… Etre serviteur du Seigneur n’enlève en rien l’humain en nous. Voilà pourquoi nous pouvons souffrir de solitude, d’abattement, de tristesse. Comme tout un chacun les années passent et amènent leur lot quotidien et nous changeons aussi sur la vision de la vie, du ministère, de la foi, sur les hommes et les femmes de notre temps. Pour cela nous essayons d’être toujours plus greffés sur le Christ. Une intimité à renouveler chaque jour comme le oui des fiancés donné et reçu le jour de leurs noces. Le prêtre doit cultiver sans cesse cet amour de Dieu et organiser sa vie en veillant à ce que tous les éléments humains, spirituels forment un tout harmonieux évitant ainsi des manques ou des vides qui peuvent être dangereux pour lui-même. Nos prédécesseurs étaient ancrés dans leur village et connaissaient tout le monde. Ils se retrouvaient à tous les événements heureux ou malheureux du village. Aujourd’hui, malheureusement, ce n’est plus le cas dû à la déchristianisation galopante et de l’indifférence généralisée sur le fait religieux.

Nos évêques ne devraient-ils pas prendre exemple sur Notre Seigneur Jésus Christ qui envoya deux par deux ses disciples en mission et pas un par un ?

J’ai eu cette grâce de pouvoir toujours compter, et encore aujourd’hui, sur des familles, des personnes qui étaient là pour moi. Elles m’apportent leurs visions du monde. Elles me bousculent par des questions et des interrogations sur l’Eglise et tous les thèmes d’actualité. Elles sont là pour partager un moment de joie et d’amitié.

Alors chers fidèles pensez à prier pour nous les prêtres. Invitez-nous pour un verre ou un moment de rencontre ça fait du bien pour nous et certainement pour vous aussi. Salve

Mosaïque du chœur, église Saint-Maurice, Veyrier (Genève)

Saint Maurice a refusé d’obéir au nom de sa foi.

PAR AMANDINE BEFFA | PHOTO: JEAN-CLAUDE GADMER

Le chœur de l’église de Veyrier accueille une mosaïque réalisée en 1930 par Charles Wasem, un artiste de village. La paroisse étant consacrée à saint Maurice, il peut aller de soi qu’on y trouve une grande représentation du saint. Mais ce n’est pas la seule explication.

En plein Kulturkampf

A la fin du XIXe siècle, la Suisse connaît une période troublée. En 1873, en plein Kulturkampf, un Vicariat apostolique est créé à Genève sans en informer les autorités cantonales. Le conflit atteint un nouveau palier et Mgr Mermillod, évêque auxiliaire du diocèse et Vicaire épiscopal est expulsé par le Conseil Fédéral. En raison des liens d’amitiés qui l’unit à Mgr Mermillod, l’abbé de Saint-Maurice reprend certains de ses engagements. Mgr Bagnoud célèbre ainsi la confirmation de 87 enfants à Veyrier à l’occasion de la Fête-Dieu 1880.
En 1883, les relations entre Eglise et Etat s’apaisent et Mgr Mermillod est autorisé à rentrer en Suisse. Il devient évêque de Genève et Lausanne.

Quel est le lien entre cette histoire et la paroisse de Veyrier ? Les archives de la paroisse nous disent : « Avant de partir pour Rome où l’appelaient ses hautes fonctions, le Cardinal Mermillod fit don à la paroisse de Veyrier de la relique de saint Maurice, son patron, ainsi que du reliquaire qui la contient. Mgr Mermillod avait reçu de l’Abbaye de Saint-Maurice, l’année précédente, à l’occasion du 25e anniversaire de son épiscopat, une partie assez considérable du crâne de saint Maurice, de laquelle fut détachée une parcelle qui fut remise par le Cardinal lui-même à M. l’abbé Jacques Chuit 1, le 19 novembre 1890, la veille de son départ pour Rome. »1

Des figures qui interrogent

Saint Maurice est un homme qui a refusé d’obéir aux autorités au nom de sa foi, comme Mgr Mermillod qui a préféré accepter l’exil. Ces deux figures que l’église de Veyrier rassemble nous invitent à nous interroger sur la façon dont nous vivons nos convictions et nos valeurs dans un monde qui les interroge quotidiennement.

1 DUPONT LACHENAL Léon, « Promenades mauriciennes en terres genevoise et savoyarde », in Echos de Saint-Maurice, 1934, tome 33, p. 142-152.

Vivre et témoigner

PAR MARION PERRAUDIN | PHOTO: DR

Il faut parfois une longue nuit fragile,
Il faut parfois traverser des déserts stériles,
Pour retrouver la Source discrète qui vivifie,
La sécheresse et l’aridité du cœur.

Il faut parfois marcher de longues routes,
Et creuser dans le sillon de nos faiblesses
et de nos fragilités,
Pour redécouvrir la Source cachée
Qui inonde toute vie d’Amour et de pardon.

Il faut parfois connaître la soif,
Soif de bonheur,
Soif de joie et d’amour,
Pour se désaltérer à la Source de Vie.

Il faut parfois faire silence
Pour entendre le doux murmure
de cette Source,
Qui appelle à se plonger dans les eaux des origines
Pour vivre et témoigner de son identité d’enfant de Dieu.

Il faut chercher au fond de soi,
La Source de vie,
Laisser le Christ irriguer tout l’être
De l’eau vive de son Amour.

Pratiquant de la religion du rire

Cette fois-ci, c’est moi qui pose les questions…
Et je remporte Fr. 1000.– à la clé (rires) ?

Justement, vous connaissez le principe du jeu : 10 minutes, 10 questions et 10 réponses exactes pour, cette fois-ci, gagner la vie éternelle. Vous êtes prêt ?
Ah d’accord. C’est quand même plus cool que Fr. 1000.– cash. Bon, c’est parti (rires) ! 

Blague à part, depuis MC Terkuit, vous avez parcouru du chemin. Vous êtes aujourd’hui, entre autres, devenu ambassadeur de Comundo pour la Suisse romande ?
Je fais partie de la commission culturelle de la Tour-de-Peilz depuis une année. C’est là que j’ai rencontré Philippe Neyroud, le directeur du Bureau pour la Suisse romande de Comundo. Il m’a approché à la fin d’une séance pour me parler de l’activité de l’ONG. Ils étaient alors à la recherche d’ambassadeurs pour la Suisse romande et m’a demandé de le mettre en contact avec de potentiels candidats. Suite à ses recherches, infructueuses, il me demande si cela me dirait d’occuper cette fonction. J’y ai réfléchi et répondu positivement !

Quels sont les autres noms que vous lui avez proposés ?
Roger Federer (rires)… Plus sérieusement, des amis journalistes par exemple. En tant qu’humoriste, je ne savais pas si je pouvais avoir une vraie « pertinence » dans ce secteur-là. Je me suis ensuite dit que j’étais finalement plus que mon métier.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous engager avec Comundo ?
Le projet de base me plaisait. En plus, la perspective d’aider les gens à mon échelle, d’une manière ou d’une autre, c’est encore mieux. S’il était possible d’avoir un impact en proposant ce que je sais faire, en prêtant mon image et mon imagination, alors je me suis dit que je pouvais être utile à ces gens-là. Et autant le faire !

Vous avez aussi donné la réplique dans la série La Vie de J.-C. sur la RTS. Quel est votre rapport à Dieu et à la foi ?
C’est un rapport assez particulier. Mes parents ont divorcé lorsque j’étais assez jeune et au moment du divorce, ma maman a commencé à fréquenter une église. J’étais jeune et ce n’était pas quelque chose qui m’intéressait, donc je passais plus de temps devant le lieu de culte à jouer avec les autres enfants qu’à l’intérieur… La religion est une chose à laquelle je m’intéresse sans pour autant l’étudier ou la pratiquer. A vrai dire… je n’ai pas une croyance profonde en Dieu… J’ai le droit de dire ça ou pas (rires) ?  

Peut-on vous considérer comme un apôtre du rire ?
Ouh là là (rires). Je crois que ce n’est pas à moi de dire si je suis un apôtre du rire. En tout cas, je pratique la religion de l’humour, donc on peut peut-être me considérer comme un apôtre et certainement comme un pratiquant (rires).

Si vous aviez l’occasion de rencontrer Dieu lors d’un de vos spectacles, que lui diriez-vous ? 
Bah déjà : « Tu aurais dû me dire que tu venais, je t’aurais mis sur la guest list » (rires). Je lui demanderais si ma place sur cette planète est de faire rire les gens, de proposer des bulles de respiration à des personnes qui en ont peut-être besoin. Et si c’est le cas, je lui dirai juste merci !

(Auto) bio express

Yoann Provenzano est né à Vevey.

Je m’appelle Yoann, je suis né le 7 janvier 1992 à Vevey. J’ai 30 ans, un Bachelor en anglais et en français, avec quelques crédits en théologie (rires). Cela fait dix ans que je fais de l’humour et maintenant six que j’en ai fait mon métier à temps complet et surtout que je peux en vivre ! Je suis actuellement en préparation d’une tournée pour mon spectacle et j’invite toutes les lectrices et tous les lecteurs de L’Essentiel à venir me voir !

Plus d’informations sur Comundo et le rôle de Yoann Provenzano en tant qu’ambassadeur sur www.comundo.org/ambassadeur

Jeux, jeunes et humour – février 2023

Par Marie-Claude Follonier

Question jeune

Pourquoi la chandeleur est-elle appelée « fête des crêpes » ?
40 jours après Noël, la Chandeleur ou fête des chandelles commémore la présentation de Jésus au Temple. A l’issue de ce rituel juif, Syméon, en prophète, voit en cet enfant « la lumière des nations ». Le symbole de la lumière est au cœur de la célébration. Quant aux crêpes, cela provient d’une tradition agricole où on avait coutume, au début février, d’utiliser le surplus de farine pour cuisiner des crêpes, symboles de prospérité des récoltes à venir.

par Pascal Ortelli

Humour

Oin-Oin exerçait le métier de vétérinaire. 
Une nuit, il fit un rêve qui réveilla sa femme. « Qu’est-ce qui t’arrive, lui dit-elle, tu as crié quelque chose qui m’a réveillée. Si je me souviens bien, tu as dit tout fort : « Justine. » 
« Ah oui, répondit Oin-Oin, c’est le nom d’une vache malade que je ne pourrai certainement pas sauver. » Le soir même, Oin-Oin revient à la maison. Sa femme est furieuse. 
« Est-ce qu’il y a du courrier pour moi ? » lui dit Oin-Oin. « Non, répondit sèchement sa femme. Ah si, la vache malade, Justine.
– Ouais, quoi alors ?
– Elle a téléphoné !

par Calixte Dubosson

Seul, pas esseulé

PAR THIERRY SCHELLING | PHOTO: FLICKR

J’aime ma solitude. J’ai besoin du silence qui imbibe l’atmosphère de ma cure après une journée occupée par et pour autrui. Et même en plein centre-ville, j’y respire le calme (double vitrage oblige), j’y apaise les tensions dues au ministère – je me rêve des fois bibliothécaire, c’est moins em…bêtant que certaines gens ! J’y rends grâce à Dieu pour toutes ces histoires sacrées que sont les Monique, Robert, Françoise, Maya, Inès, Liliane, Réjane, Laura, Chrystophe, etc., qui réjouissent ma vie sacerdotale !

J’y écoute beaucoup : l’Evangile du jour, les entrelignes de ma Tribune de Genève, une revue d’histoire, le Bon à savoir, pour me garder ancrer dans la réalité du monde.

Et puis j’aime et suis aimé ouvertement (pourquoi se cacher ?) : Selma, Hoda, André (mes ami.e.s de cœur), Kinan, Dana, Naya, Yara, Cédric, Monique, Claude (ma famille). Elles et ils m’équilibrent : chez eux, chez elles, je suis juste « Thierry », sans titre ni salamalec. Juste moi.

Ma vocation est rivée au Christ qui vit en moi, par Son Esprit que je discerne présent et agissant lorsque je fais ma relecture de journée (en me douchant ou me brossant les dents).

Oui, j’aime ma solitude : seul mais pas esseulé, plutôt social et donc solitaire parfois, par choix.

Conseil de paroisse : voici venu le temps des élections !

Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse, est l’un des candidats à une réélection.

Il en va de la vie paroissiale comme du fonctionnement politique : l’autorité – en l’occurrence le Conseil de paroisse – doit se soumettre à intervalles réguliers au verdict des urnes. Ce sera tantôt le cas car voici venu le temps béni des élections ! Qui va apporter son lot de changements ! Donc le principal est la réduction du nombre de membres.

PAR CLAUDE JENNY | PHOTO: GEORGES LOSEY

Elu lors de la fusion des paroisses en 2018, l’actuel Conseil de paroisse – fort de 12 membres – est soumis à réélection. Avec un changement de taille qui interviendra avec cette élection : conformément aux directives cantonales, l’autorité paroissiale passera de 12 à 9 membres ! Cette réduction fera que les 12 communautés de la paroisse ne seront plus toutes représentées au Conseil, alors qu’elles le sont dans l’actuel organe, selon un souhait formulé et validé à l’époque pour permettre une organisation en douceur de la nouvelle paroisse. « Cette réduction entraînera automatiquement l’obligation pour les membres du futur Conseil de paroisse de représenter non plus une communauté, mais plusieurs », relève Alexandre Duc, actuel président. Cette formule à 9 conseillers a été validée par les participants à la dernière assemblée paroissiale du 7 décembre 2022.

Appel à candidatures

Le timing de cette élection est désormais fixé. Les candidatures sont ouvertes et « tout un chacun peut présenter une liste électorale » tient à préciser le président de paroisse. Le Conseil de paroisse actuel va présenter une liste comprenant 6 noms de membres actuels qui sollicitent une réélection et sera complétée de 3 noms de paroissiens dont la candidature a été suscitée ou s’est manifestée spontanément. Cette liste No 1 pourrait s’intituler « Continuité ». « Nous voulons travailler dans le sens de la consolidation de tout ce qui s’est fait ces cinq dernières années pour assurer le bon fonctionnement de la nouvelle paroisse » relève Alexandre Duc.

Mais d’autres listes peuvent être déposées au secrétariat paroissial. « S’il n’y a que la liste du Conseil, il s’agira d’une élection tacite. Mais si d’autres listes sont présentées, il y aura élection en bonne et due forme » explique Alexandre Duc.

Un paroissien staviacois nous déclarait le 1er de l’an neuf qu’il envisageait de déposer une liste et œuvrait à trouver des candidatures qui représentent plusieurs communautés de la paroisse. Ce paroissien s’est d’ailleurs exprimé lors de la dernière assemblée paroissiale pour souhaiter que les paroissiennes et paroissiens puissent choisir et qu’une élection tacite soit évitée. L’élection est donc ouverte !

Les 6 sortants qui se représentent

Parmi les 12 membres actuels, 6 ont accepté d’être candidats et candidates pour une nouvelle législature. Ce sont (par ordre alphabétique) :
• Dominique Chassot – Bussy ;
• Sophie Ding – Murist ;
• Alexandre Duc – Estavayer ;
• Mireille Duc – Forel ;
• Stéphanie Verdon – Seiry ;
• Christiane Volery – Aumont.

Les 6 sortants qui se retirent

Six membres de l’actuel Conseil de paroisse ne se représentent pas. Ce sont :
• Daniel Baudin – Estavayer ;
• Fabienne Bondallaz – Vuissens ;
• Denyse Chanez – Cheyres ;
• Véronique Christinaz – Nuvilly ;
• Marie-Madeleine Marcuard – Cugy ;
• Denis Rossier – Font-Châbles.

Le timing

Cette élection du nouveau Conseil de paroisse est agendée selon le timing suivant :
• 30 janvier 2023 – midi : dépôt des listes au secrétariat paroissial ;
• 6 février 2023 : validation des listes ;
• 12 mars : 1er tour de l’élection ;
• 2 avril : 2e tour si nécessaire ;
• Deuxième quinzaine d’avril : cérémonie d’assermentation du nouveau conseil qui devra se réunir dans les deux semaines qui suivent l’assermentation pour se répartir les dicastères (présidence, finances, administration, travaux, etc.).

« Un déséquilibre perpétuel ! »

PAR THIERRY SCHELLING
PHOTO: I.MEDIA

François l’a rappelé aux séminaristes étudiant à Rome, reçus en octobre 2022 : « La vie chrétienne est un perpétuel cheminement, où l’on tombe et se relève », a-t-il confié. « Il n’y a pas de plan de marche », continue-t-il, « que des conseils à donner et à recevoir », de son confesseur et d’un ou d’une accompagnatrice spirituelle.

Sage proximité

Et le Pape de rappeler que l’une des proximités qu’il encourage est celle entre prêtres… qui n’est jamais acquise et souvent délaissée pour la critique facile et lâche (dans le dos des confrères à peine rencontrés)…

Mais davantage, « restez connectés au Peuple de Dieu, pour sentir – et être même dérangés ! – par l’odeur des brebis ! », recommande-t-il.

Il prévient cependant ceux qui se préparent à être ordonnés, ainsi que leurs formateurs, de veiller aux addictions possibles : au téléphone portable, à l’alcool et même – il n’y va pas avec le dos de la cuillère – à la pornographie ! « Cela affaiblit le cœur de prêtre », assure-t-il. « Eliminez le lien, si possible, sur votre portable ! », enjoint-il.

C’est l’intimité avec le Christ qui va parer au risque de solitude et du remplissage malsain qu’elle peut causer : « Si le prêtre marche sur le chemin de Jésus, le Seigneur sera proche de lui à la fin », assure le Pape.

Solitude féconde

C’est la « solitude du juste », comme il l’appelle, qui reste la récompense en fin de vie pour un prêtre qui aura été « père jusqu’au bout ». Cette « solitude évangélique » nécessite que le prêtre veille à ne pas grandir amer vis-à-vis des gens et du monde. Cette amertume isole le prêtre graduellement : « Ne vous isolez jamais ! Jamais ! » et « Méfiez-vous de vous-mêmes », a-t-il exhorté au clergé de Rome en 2020.

En substance, le Pape invite chaque prêtre à considérer le Chemin de Croix, comme il est médité dans les églises, comme le paradigme du chemin d’un prêtre.

Enclave de Prévondavaux : la chapelle vaut le détour !

Aux confins de notre paroisse, dans une enclave fribourgeoise en terre vaudoise, nous pouvons découvrir le charmant village de Prévondavaux. Entouré de villages vaudois réformés, Prévondavaux est resté fidèle à la foi catholique, tout comme Vuissens, à quelques kilomètres de là. Bien que méconnue, la charmante chapelle de Prévondavaux, dédiée à saint Hubert vaut la peine d’un détour!

TEXTE ET PHOTO PAR GÉRARD DÉVAUD

Si vous franchissez sa porte, vous découvrirez de magnifiques vitraux réalisés par l’artiste fribourgeois Gaston Thévoz en 1941. Cette chapelle, construite en 1523 et restaurée entièrement en 1926 par Fernand Dumas, est décorée dans le style du Groupe de Saint-Luc avec des soubassements noirs à panneaux. Les parois et la voûte sont peints en vert rehaussé de fleurs dans le chœur.

Malheureusement, les affres du temps ont défraîchi ces décors et la commune, propriétaire des lieux, attend le feu vert des Monuments historiques pour restaurer la chapelle. Toutefois, la paroisse Saint-Laurent a investi cette année dans du matériel et mobilier liturgique pour redonner un peu de dignité à ce charmant édifice. C’est ainsi que tapis, table d’autel, nappes, cierges, ambons et divers autres éléments ont été changés. Merci au Conseil de paroisse ainsi qu’à la famille Gerbex qui portent le souci de cette chapelle !

A noter qu’une messe y est célébrée les dimanches du mois comportant un 5e week-end, tout comme dans les autres chapelles de notre paroisse.

Saint Hubert, patron de la chapelle, célébré le 3 novembre

Source : Wikipédia | Photo: DR

Hubert de Liège, évêque de Tongres et Maastricht, né à Toulouse entre 656 et 658 et décédé 30 mai 727. Il est fêté le 3 novembre et est l’un des deux saints patrons de la ville belge de Liège.

La légende de saint Hubert :
Depuis le XVe siècle, on dit que le seigneur Hubert était si passionné de chasse qu’il en oubliait ses devoirs. La légende rapporte qu’il n’avait pu résister à sa passion un Vendredi saint, et n’ayant trouvé personne pour l’accompagner, était parti chasser sans aucune compagnie. A cette occasion, il se trouva face à un cerf extraordinaire. En effet, celui-ci était blanc et portait une croix lumineuse au milieu de ses bois.

Hubert se mit à pourchasser le cerf mais celui-ci parvenait toujours à le distancer sans pour autant se fatiguer. Ce n’est qu’au bout d’un long moment que l’animal s’arrêta et qu’une voix tonna dans le ciel en s’adressant à Hubert en ces termes :
« Hubert ! Hubert ! Jusqu’à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu’à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ? »

Hubert, saisi d’effroi, se jeta à terre et humblement, il interrogea la vision :
« Seigneur ! Que faut-il que je fasse ? »

La voix reprit :
« Va donc auprès de Lambert, mon évêque, à Maastricht. Convertis-toi. Fais pénitence de tes péchés, ainsi qu’il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n’être point damné dans l’éternité. Je te fais confiance, afin que mon Eglise, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée. »

Et Hubert de répondre, avec force et enthousiasme :
« Merci, ô Seigneur. Vous avez ma promesse. Je ferai pénitence, puisque vous le voulez. Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous ! »

Il se rendit donc auprès de l’évêque Lambert pour lui demander d’être baptisé. Plus tard, il entra en prêtrise puis devint le successeur de l’Evêque Lambert.

Un engagement multifacettes

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse.Rencontre avec Killian Bianchi, jeune Sédunois de 24 ans, passionné et engagé.

ENTRETIEN: JOËLLE CARRON
PHOTO: DR

Killian, tu es le premier jeune à être devenu JB (Jeune Bénévole en Eglise), lors du lancement de ce label diocésain, il y a quatre ans. La première volée « JB 3 » (dès 18 ans), dont tu fais partie, se termine bientôt. Tu encouragerais d’autres jeunes à s’y lancer ?
L’aventure JB, c’est extraordinaire ! On y grandit, on apprend. Les JB, c’est valoriser ses compétences, les découvrir et les développer ; mais aussi approfondir sa foi grâce à la Bible et à la théologie. Cette expérience unique a changé ma vie.

Etre chrétien, en tant que jeune, on doit l’assumer, comme un petit coming out. Et en même temps, c’est tellement beau ! On peut faire comprendre la Parole de Dieu de mille et une manières, une bonne nouvelle dans ce qu’on fait.

J’aimerais continuer. Coacher des JB 2 (dès 16 ans). Me mettre au service de l’autre et continuer mes engagements JB sur ma paroisse Saint-Guérin (Sion).

Depuis novembre 2020, tu es aussi conseiller général de la Ville de Sion.
Mon engagement politique est complémentaire à ma foi. Il vient de mes tripes et met en jeu des valeurs importantes pour moi : l’intégration, la solidarité, l’égalité, la défense des droits des minorités. J’ai commencé par m’engager comme membre du comité des Jeunesses socialistes du Valais romand, puis suis devenu vice-président du PS sédunois. Ma présence au Conseil général me permet de représenter la population et de porter la voix de ceux qu’on écoute peu.

Tu es responsable des finances de La Maisonnée, une structure qui accueille des femmes et des enfants en difficultés financières, psychiques et/ou sociales. Quel rapport avec ta foi ?
L’association La Maisonnée est d’identité ecclésiale, même si nous accueillons des femmes de toutes origines et convictions. Notre appel de chrétien est de nous mettre au service de l’autre, de manière très concrète ; ainsi nous offrons à ces mamans et enfants sécurité, logement et accompagnement. L’intuition de La Maisonnée est née au festival Theomania… Si ce n’est pas ça la grâce de Dieu ! Depuis sa création, Il est avec nous à chaque étape de la maison, chaque fois que nous avons osé espérer. Et notamment en termes de financement ! Il nous donne aussi toujours la force, la motivation de continuer.

Tes lieux, tes espaces de ressourcement ?
Les gens… Et le chant. Je suis passionné de musique. La reprise prochaine des répétitions du Chœur des Jeunes est une joie énorme, avec des jeunes magnifiques.

Le message de Killian :
« La joie vient du don », une phrase de Mère Teresa !

Homélie de l’abbé Marc Donzé aux obsèques de l’abbé André Dettwiler

Décédé en décembre, l’abbé André Dettwiler était un prêtre retraité apprécié dans notre paroisse. Nous publions ci-contre de larges extraits de l’homélie prononcée lors de la célébration des funérailles par son ami l’abbé Marc Donzé. Ils avaient fréquenté ensemble le séminaire.

PHOTO: GEORGES LOSEY

« Laissant là tout, ils le suivirent. » Cette parole d’Evangile, qui dit la réponse des premiers apôtres à l’appel de Jésus, l’abbé André Dettwiler l’a choisie lui-même pour figurer sur le faire-part de son décès. C’est dire combien elle est importante pour évoquer la trajectoire de sa vie et de sa vocation de prêtre.

Il y eut un moment décisif, en effet, où André ressentit avec force l’appel intérieur à devenir prêtre et où il y répondit avec empressement.

Mais il faut évoquer d’abord ce qui a précédé ce moment de l’appel. André a grandi à Middes dans une famille chrétienne ; sa mère en particulier était très pieuse, mais aussi d’une grande rigueur morale. André vécut en lien avec sa paroisse, devint servant de messe, puis plus tard, il participa au chœur-mixte d’Estavayer-le-Lac. Il avait d’ailleurs une belle voix et il aimait beaucoup chanter.

Une vocation de prêtre, même si elle met du temps à devenir claire, se prépare. Il faut un environnement favorable, que j’aime bien appeler un « biotope ». Dans ce milieu familial, puis paroissial, au travers de toutes les activités vécues, de toutes les paroles entendues, se forme une culture chrétienne et ecclésiale, qui constitue le terreau favorable à une vocation, qu’elle soit de prêtre, de religieux ou de religieuse, de père et mère de famille, selon toute la diversité du peuple de Dieu.

André a donc assimilé la richesse de ce biotope ecclésial. Il a appris le métier de pâtissier, qu’il a exercé avec bonheur ; puis il a travaillé au commerce de vins de son père à Estavayer.

Quand il eut l’âge de 32 ans, il entendit parler d’un séminaire de vocations d’aînés, le Marianum à Fribourg. Ce fut un moment décisif. Il réalisa que ce désir de devenir prêtre, qui grandissait en lui, pouvait se réaliser, bien qu’il n’ait pas suivi la filière classique. André a su écouter sa voix la plus intérieure, là où l’Esprit Saint parle à sa manière et suggère le chemin de vie que le Seigneur invite à accomplir.

Alors, laissant la pâtisserie et les vins, il alla rapidement s’inscrire au Marianum. L’élan fut rapide, mais la formation fut longue, très longue. 4 ans au Marianum, puis 5 ans au Séminaire diocésain de Fribourg. En tout 9 ans. J’admire beaucoup la persévérance d’André au long de ce temps de formation, car ce n’était pas facile pour lui et les examens lui causaient beaucoup de tracas. Mais sa motivation était si forte qu’elle lui permit de traverser cette épreuve.

Enfin, le 19 mars 1972, il fut ordonné prêtre à l’église de Surpierre, par Mgr Bullet, Staviacois comme lui. Jusqu’en 2005, il exerça son ministère en paroisse, d’abord comme vicaire, puis comme curé à Torny-Pittet et Châtonnaye, à Ependes et Arconciel, enfin comme auxiliaire dans l’Intyamon. Il prit sa retraite à Estavayer-le-Lac, rendant tous les services qu’il pouvait.

En 2022, il eut la joie de fêter ses 50 ans d’ordination presbytérale dans la collégiale Saint-Laurent. Il y tenait beaucoup pour rendre grâce à l’Amour de Dieu, mais aussi pour manifester combien il était heureux d’être prêtre, et même combien il en était fier (et j’ajouterais légitimement fier, bien que parfois il ait tenu à marquer sa place de prêtre avec une pointe de cléricalisme).

« Un spécialiste du pain et du vin »

Au cœur de son ministère, il y avait la célébration de l’eucharistie. C’est pourquoi la vocation d’André m’a fait penser à Melchisédech, ce grand prêtre mystérieux qui accueillit Abraham et qui offrait le pain et le vin. D’ailleurs, dans le psaume 109, il est dit : « tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisédech » ; cette phrase est souvent rappelée dans les cérémonies d’ordination. André, de par ses engagements professionnels, était en quelque sorte un spécialiste du pain et du vin… Alors, comme prêtre, il avait la joie d’offrir le pain et le vin, mais surtout de pouvoir donner le pain de vie – corps du Christ – et de partager la coupe de vin – sang du Christ. Jamais, au cours de ces 50 années, il ne s’est lassé de célébrer l’eucharistie, car ce mystère de la vie donnée du Christ est si infini qu’il est toujours nouveau. (…)

Cher André, merci pour tout ce que tu nous as communiqué au travers de ta vie et de ton ministère de prêtre. Tu nous invites à l’amour de l’eucharistie ; tu nous invites aussi à écouter les appels intimes de l’Esprit et à y répondre avec empressement. Tu nous partages des chemins d’émerveillement, pour que la vie ne soit pas grise, mais toujours remplie de couleurs.

Ton chemin terrestre parmi nous trouve ici son terme, mais, dans la foi, nous savons que tu vas continuer à nous accompagner de ton bon sourire malicieux. Puisses-tu maintenant partager en plénitude la lumière et l’amour de Dieu. Amen.

Découvrons notre église paroissiale

L’Essentiel vous proposera ces prochains mois une rubrique « Découverte ». En effet, tant d’entre nous entrent et sortent de l’église de Martigny mais combien en connaissent les secrets ? L’édifice est pourvu depuis deux ans de bornes qui ponctuent un circuit de visite audio-vidéo automatisé, simple et ludique dont notre curé Jean-Pascal est l’acteur. Vous retrouverez ces bornes de présentation thématique contre les piliers de l’église.

Par Fabienne Seydoux, adapté par Marcel Comby | Photos: DR

Lorsque nous entrons dans l’église paroissiale de Martigny construite à la fin du XVIIe siècle (1678-1680) en style toscan, notre regard se porte en premier sur le Christ en Croix. Alors que sur le maître-autel, on a, dans le tableau central, Jésus avant sa naissance, dans le ventre de sa mère et qu’on le voit, sur le haut, devenu enfant bénissant le monde, nous le trouvons ici, dans l’arc de la voûte, à la maturité de sa vie, à l’heure où il a fait l’offrande de sa vie pour le salut du monde.

En fait, comme chacun sait, ce n’est que tout récemment que cette splendide sculpture du crucifié, qui date du XVe siècle, a été installée ici ! C’est pourtant bien là qu’elle avait été posée à l’origine, lors de la construction de l’église. Pour des raisons inconnues, elle a été déposée en 1862 lors d’une restauration. Le crucifix a même longtemps quitté l’église pour séjourner un temps dans un musée à Sion, passé par l’église de Charrat, avant de revenir à Martigny. Mais on lui trouvait difficilement une bonne place. On a essayé de le mettre contre le clocher, puis, lors de la grande rénovation de 1993, au fond de l’église. La dernière rénovation de 2020 a permis de le remettre enfin à sa place d’origine, après 340 ans d’une étonnante pérégrination. 

La plus ancienne œuvre d’art présente dans cette église, c’est justement ce splendide crucifix. Il nous faut en effet revenir plus de 500 ans en arrière. Le 30 septembre 1495, Jean Boular de Vevey, artisan sculpteur de renom, signe la quittance pour le crucifix de Martigny. On est à l’époque gothique et le Christ y est figuré grandeur nature, avec une taille de 180 cm. Les traces de la flagellation sont bien visibles. Il faut dire qu’à l’époque l’Europe est marquée par la grande peste qui fait des ravages énormes. Le Christ y est représenté, avec un réalisme émouvant, un peu comme ces malades de la peste, avec des plaies au cœur, sur les bras, des ficelles colorées évoquant le sang qu’il a versé par amour. Saint Pierre s’exclamera : « C’étaient nos péchés qu’il portait sur le bois. » (1P 2, 24) Le crucifix rappelle la mort du Christ, mais sa position plongeante, juste au-dessus de l’actuel autel de célébration, conçu en 1993 dans un style résolument contemporain, par les architectes Chabbey et Boillat, renvoie spatialement au mystère de sa Résurrection. En effet, sur la table de l’autel, invisible, ressuscité, mystérieusement présent, il se donne désormais, à chaque célébration de l’Eucharistie, comme le « Pain de vie éternelle » au Peuple de Dieu qui s’est rassemblé pour faire mémoire de sa mort et de sa résurrection.

C’est un Christ qui nous invite à sortir de l’église et à agir pour lui. Au pauvre qui rentre dans l’église, il lui dit : tu es comme moi je te comprends, je vis ce que tu vis je viens t’encourager à avancer. 

Il y a quelque chose de splendide et ce Christ qui a 500 ans devient une actualité. Il n’est pas là pour faire un discours. Il est là pour être vu, pour dire : « Je t’aime, laisse-toi toucher par ma tendresse. »

Nous vous encourageons à prendre le temps de visiter notre Eglise paroissiale et à consulter les huit bornes de présentation qui vous aideront à mieux comprendre les œuvres d’art suivantes : le maître-autel, le crucifix, le baptistère, la chaire, les confessionnaux, la visite virtuelle du sous-sol archéologique, le clocher, l’orgue historique « Maerklin ». 
BONNE VISITE.

L’année des grands travaux paroissiaux

La dernière assemblée paroissiale, tenue le 7 décembre à Estavayer, a été pour le moins particulière. Outre l’adoption du budget de fonctionnement pour 2023, l’assemblée a surtout avalisé et, fait rare, à l’unanimité, des crédits d’investissement pour près de 2 millions de francs pour conduire sept chantiers. Du coup, 2023 sera l’année des grands travaux paroissiaux!

PAR CLAUDE JENNY
PHOTOS: GEORGES LOSEY

Faire voter des crédits d’un tel volume n’était pas gagné d’avance. C’est dire que le Conseil de paroisse avait mijoté des présentations solides et détaillées, avec moult photos et plans à l’appui. Et la présentation magistrale d’Alexandre Duc, président de paroisse, a fait que les sept crédits ont été votés… sans la moindre question ou objection. Du jamais vu !

Détaillons succinctement les sept chantiers qui seront conduits cette année :

• Rénovation de la cure de Cugy : désormais inoccupée, cette bâtisse protégée a besoin d’un sérieux lifting intérieur pour la mettre aux standards d’aujourd’hui et permettre à l’abbé Darius de l’occuper dans le courant de cette année (montant du crédit voté : Fr. 390’000.–) ;

• Porche de la collégiale d’Estavayer : des travaux s’avèrent nécessaires pour assurer une stabilisation de cette partie de l’édifice (montant du crédit voté : Fr. 83’000.–) ;

• Rénovation à l’église de Rueyres-les-Prés : des travaux de diverses natures sont nécessaires afin de poursuivre la rénovation de ce lieu de culte : sécurisation de la voûte, peinture, etc. (montant du crédit voté : Fr. 175’000.–) ;

• Rénovation de la cure de Forel : ce bâtiment, qui abrite la salle paroissiale mais également un appartement loué à des tiers, a besoin d’une rénovation quasi complète (toiture, fenêtres, équipements ménagers, etc.). Cette rénovation a été largement discutée, a relevé le président de la commission financière qui y a finalement souscrit (montant du crédit voté : Fr. 730’000.–) ;

• Drainage et création sanitaire à l’église de Lully : des infiltrations d’eau rendent certains travaux de drainage nécessaires. Un WC à la sacristie sera également aménagé (montant du crédit voté : Fr. 100’000.–) ;

• Entretien de l’église de Nuvilly : les intempéries ont fait apparaître de gros problèmes à la toiture, au clocher, aux façades. De gros travaux s’avèrent nécessaires (montant du crédit voté : Fr. 425’000.–) ;

• Goudronnage d’un chemin du cimetière de Cugy : ce cimetière est encore géré par la paroisse qui souhaite mettre ce chemin en état avant d’entamer des négociations avec la commune pour qu’elle en reprenne ce fonds, comme c’est le cas de tous les autres cimetières sur le territoire de la paroisse. Celui de Vuissens sera repris par la commune d’Estavayer (montant du crédit voté : Fr. 43’000.–).

Des travaux couverts
Des travaux pour un montant total de 1,946 million. Un montant effectivement élevé, a reconnu le président, mais qui résulte de la promesse faite au moment de la fusion de suivre les dossiers en cours. Pour l’avenir, le Conseil de paroisse soumettra un plan d’investissements pour les travaux futurs.

A relever que le financement de l’ensemble de ces travaux est couvert par les liquidités de la paroisse, qui n’a donc pas à recourir à l’emprunt. Le président a aussi donné la garantie que la presque totalité de ces travaux seront confiés à des entreprises de la région, ce qui représente aussi un joli coup de pouce à l’économie locale.

Un budget 2023 équilibré

Le budget de fonctionnement de la paroisse pour cette année a également été accepté à l’unanimité de l’assemblée. Il s’établit à presque 3 millions (2,989 millions). Charges et produits sont équilibrés. Il ne présente pas de grandes différences par rapport aux postes du budget 2022 et atteste de la très bonne santé financière de la paroisse et d’un solide matelas de liquidités pour financer les chantiers actuels et futurs.

L’abbé Darius serait-il en train d’hypnotiser l’assemblée ? Que nenni, il est intervenu pour adresser un message une fois tous les votes
sous toit !

Dimanche des laïcs

PAR BERNARD SONNEY, VICAIRE GÉNÉRAL DU DIOCÈSE LGF | PHOTO: CRAL

5 février 2023 – Des baptisés en mouvement(s)

Le sens de « la journée de l’apostolat des laïcs », c’est d’être un point de repère. Il nous rappelle le chemin parcouru et l’engagement progressif de tous les baptisés dans des activités pastorales autrefois dévolues aux prêtres et aux consacrés. La démarche synodale actuelle appelle tous les baptisés à être à l’écoute de l’Esprit Saint et de nos frères et sœurs. « Rien de neuf », direz-vous peut-être ! Oui ou non ! Tout dépend de notre foi et du chemin que nous sommes prêts à parcourir. Les laïcs actifs dans les mouvements qui composent la « Communauté romande de l’apostolat des laïcs » (CRAL) et les laïcs à l’œuvre dans les multiples registres de la vie de l’Eglise sont tous appelés à redécouvrir leur véritable identité de baptisés et à en vivre réellement.

Le chœur mixte d’Estavayer a choisi son nouveau chef

Jean-Louis Raemy, nouveau directeur du chœur mixte Saint-Laurent Estavayer.

Lorsqu’un chœur doit choisir celui ou celle qui succédera à son chef en place depuis 30 ans, ce n’est pas tâche aisée! Le chœur mixte d’Estavayer a dû se livrer à cet exercice en décembre dernier. Il a choisi un chef chevronné, Jean-Louis Raemy, pour succéder à Jean-Pierre Chollet, qui se retirera l’été prochain.

PAR CLAUDE JENNY 
PHOTOS: LDD, GEORGES LOSEY

La sélection s’est faite d’abord sur dossiers et trois candidats ont été retenus : deux hommes et une femme. Les trois ont été conviés à conduire une répétition avec travail d’une partition. Et ensuite, le choix s’est opéré de manière démocratique : « chaque chanteuse et chanteur ainsi que l’organiste ont voté et le choix s’est porté de manière nette en faveur de M. Raemy. Presque un plébiscite ! » relate Maurice Bourqui, président, heureux que le chœur d’Estavayer puisse à l’avenir travailler avec un chef qui affiche une jolie pointure.

Le futur nouveau chef, qui entrera en fonction avec la nouvelle année pastorale, à la fin de l’été, n’est pas un inconnu ! Bardé de diplômes dans le domaine de la musique, il a surtout – à 45 ans – une grande expérience de la direction chorale. Il a déjà dirigé plusieurs chœurs d’Eglise à Autigny-Chénens, Villaz-Saint-Pierre, Billens, etc. Il dirige présentement trois chorales : une d’Eglise – le Cecilienchor von Tafers (chœur mixte de la paroisse de Tavel) – et deux profanes : l’ensemble vocal « la Rose des Vents » et le chœur d’enfants « Les Tournesols ». En parallèle à ses activités chorales, Jean-Louis Raemy est enseignant au CO du Giboux. Il habite Billens, est marié et père de 2 enfants.

Adepte du chant sacré

Jean-Louis Raemy se dit ravi d’avoir été sélectionné : « Je me réjouis de travailler avec ce chœur car on sent tout de suite de belles potentialités, et une envie de travailler des pièces sacrées pour leur donner un rendu de qualité » note le futur directeur, qui affectionne le chant sacré et les belles célébrations. Il se dit aussi ouvert aux contacts avec les autres chorales, voire à l’organisation de manifestations en commun. Toutes les chorales de la région se retrouveront d’ailleurs en novembre à Cugy, pour les Céciliennes. Un rassemblement qu’il affectionne, ayant fonctionné dans le passé comme responsable choral dans un autre décanat.

Le choix des chanteurs et chanteuses, auquel a été associé l’organiste, devrait donc apporter un vent nouveau au chœur mixte de la collégiale tout en assurant une continuité et en évitant de déstabiliser un ensemble qui n’a connu qu’un seul chef ces trente dernières années !

Dernière minute : l’actuel directeur en arrêt maladie

Au moment de boucler ce journal, nous apprenons que l’actuel directeur, Jean-Pierre Chollet, directeur jusqu’à fin août prochain, ne peut présentement pas diriger pour raison médicale. Imprévu qui oblige les responsables du chœur mixte à trouver momentanément des solutions de dépannage. Il se pourrait donc que le nouveau directeur entre en fonction, au moins partiellement, avant la date prévue du 1er septembre.

De g. à d., Alexandre Duc, président du Conseil de paroisse, Jean-Louis Raemy, nouveau directeur du chœur mixte, Maurice Bourqui, président du chœur mixte et Philippe Marchello, organiste titulaire de la Collégiale d’Estavayer.

Entrons en Carême avec la Campagne œcuménique 2023

PHOTO: EPER, KRISTIN BETHGE

Thème choisi : manger équitable pour les autres et pour la planète.

Si nous sommes ce que nous mangeons, cela ne dépend pas uniquement du choix entre une pomme ou un burger. La provenance des aliments que nous consommons et la façon dont ils ont été cultivés et produits déterminent elles aussi qui nous sommes ainsi que notre rapport à la Terre.

Nos systèmes alimentaires sont à l’origine de plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi à l’intensification des événements climatiques extrêmes tels que les sécheresses, les fortes précipitations ou les ouragans. Ces phénomènes mettent en péril la production de denrées alimentaires et menacent directement le droit à l’alimentation de millions de personnes. Nous sommes toutes et tous responsables du monde d’aujourd’hui et de demain. Un changement doit s’opérer rapidement : une agriculture plus respectueuse des ressources et de l’environnement et une consommation locale et saisonnière peuvent participer à améliorer le bilan carbone de notre production alimentaire.

Pour aller plus loin : www.voir-et-agir.ch

Voix du Sud

Diary Ratsimanarihaja, hôte de la Campagne œcuménique

Photo : Andriamparany Rasamimanana / Portrait : Karen Andrianirina

Née à Antananarivo, la capitale de Madagascar, Diary Ratsimanarihaja s’intéresse au domaine agricole dès sa jeunesse et poursuit des études pour devenir ingénieure agronome. Un choix pertinent dans un pays où 80 % de la population dépend de l’agriculture. Elle se spécialise ensuite en agroéconomie et obtient un diplôme en Politique et pratique du développement à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève (IHEID).

Aujourd’hui, elle est membre de la coordination d’Action de Carême à Madagascar. En tant que responsable des thématiques agroécologie et changements climatiques, elle met son savoir et son énergie au service des populations locales dans le but de renforcer leur sécurité alimentaire et leur autonomie financière face au dérèglement climatique.

Bien que Madagascar soit l’un des pays les plus exposés aux cyclones – qui deviennent de plus en plus fréquents et puissants et entraînent de graves inondations –, le sud de Madagascar souffre paradoxalement d’une grande sécheresse.

Au-delà des différentes aides d’urgence, Diary insiste sur la nécessité d’apporter des solutions durables pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition. L’agroécologie propose diverses techniques aux paysans et paysannes qui permettent d’augmenter la production et la qualité de la nourriture ainsi que les revenus. Nous aurons le plaisir d’accueillir Diary Ratsimanarihaja en Suisse du 9 au 26 mars 2023.

Les divers canaux de formation des employés de l’Eglise

Dans notre édition de décembre 2022, nous vous avons présenté les membres qui composent l’équipe pastorale de notre paroisse. Tous n’ont pas la même formation. Tous n’ont pas les mêmes tâches ! Il est vrai néanmoins que, pour travailler professionnellement en Eglise, les prêtres ne sont pas les seuls à disposer d’une formation poussée. Tous les laïcs et laïques, qu’ils / elles soient animateur pastoral, auxiliaire pastoral, catéchiste, etc., ont suivi une formation ou sont en cours de formation. Les voies sont multiples et diverses. Nous publions dans cette double page une infographie qui apporte un éclairage sur les chemins – académiques, de base, duals – que peuvent suivre nos agents pastoraux. Et nous vous disons aussi quelle est la formation de chacun des membres de notre équipe pastorale. (cjy)

Infographie : Service de la communication de l’église catholique fribourgeoise

Concrètement, chez nous…

Par Gérard Dévaud

Parmi les nombreux laïcs engagés dans notre paroisse, il y a des personnes issues des différentes formations mentionnées sur le tableau ci-contre. En voici un bref aperçu :

• Marianne Berset et Gérard Dévaud ont suivi l’IFM (actuellement la FAP) et sont ainsi appelés « animateurs pastoraux ». Ils font partie de l’équipe pastorale et peuvent assumer toutes sortes de charges pastorales, hormis les sacrements ;

• Rachel Jeanmonod termine actuellement sa formation à la FAP et recevra son diplôme « d’animatrice pastorale ». Elle est déjà membre de l’équipe pastorale.

• Mireille Duc et Nicole Monnard ont suivi la formation Emmaüs. Elles sont ainsi appelées « auxiliaires en pastorale » et, de ce fait, peuvent être membres de l’équipe pastorale. Elles assument certaines responsabilités liées à leur formation et à leurs expériences.

• Cette année, nous pouvons aussi compter sur la collaboration de Jean-Pierre Cantin, diacre. Celui-ci, bien que laïc, a été ordonné comme diacre. Il peut donc célébrer certains sacrements : le baptême et le mariage. Au vu de son petit pourcentage dans notre paroisse (25% pour la confirmation), il n’est pas membre de l’équipe pastorale.

De plus, nous avons la chance d’avoir une personne qui suit la formation CPP (Certificat de pratique pastorale) : il s’agit de Barbara Bargiel qui se forme dans le domaine de la catéchèse. Notons que nous pouvons encore compter sur plusieurs personnes engagées, entre autres dans le domaine de la catéchèse, qui se sont formées au Parcours Galilée.

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