Retraite Kairos : un renouveau pour ta foi !

 

TEXTE ET PHOTOS PAR ASTRID BELPERROUD

Tel est le slogan de cette étonnante expérience qui est proposée à nos jeunes en chemin vers la confirmation sur le canton 
https://www.pjge.ch/kairos

Le principe est simple : une retraite pour 20 à 30 jeunes de 15 à 20 ans, 3 jours pour s’interroger sur sa relation à soi-même, aux autres et à Dieu, organisée durant les vacances d’octobre, animée par des jeunes confirmés qui ont vécu un week-end Kairos. La démarche se vit en début de parcours, pour créer une fusion entre les jeunes, une cohésion de groupe, puis tous se retrouveront lors de la journée cantonale des confirmands, une merveilleuse aventure commence pour eux.

Dimanche 30 octobre dernier se clôturait le deuxième week-end avec 27 jeunes. La cérémonie avait lieu à Sainte-Thérèse sur l’UP Eaux-Vives – Champel. L’église s’est assez vite remplie avec les familles, parents, frères et sœurs, grands-parents. Quelques animateurs sont venus en avance pour nous faire répéter les chants, donner quelques informations sur le déroulement du week-end en attendant les jeunes.

Un signal téléphonique nous annonce l’arrivée toute proche des jeunes, les familles se retirent des bancs, tous se cachent du mieux possible, toutes les lumières se sont éteintes, les jeunes commencent à rentrer puis tonnerre d’applaudissements et la lumière revient. Joie pour les jeunes, émotions pour les parents. La cérémonie se poursuit avec de beaux témoignages de la part des animateurs mais aussi des futurs confirmands. Des mots forts comme partages, amitiés, faire du sens… mais aussi belles rigolades, bonne nourriture, « c’est gravé à jamais dans mon cœur » résonnent encore dans ma tête…

Quand on est animateur en pastorale, on donne le meilleur de nous-même à tout moment pour que les jeunes puissent être touchés par le Seigneur, une parole, un regard, un réconfort… alors, quelle belle gratitude de recevoir tous ces messages après une superbe retraite. Bravo à notre pastorale des jeunes sous la gouverne de Miles Fabius et merci à tous les bénévoles.

Notre jeunesse n’est pas toujours visible dans nos communautés et pourtant elle est là, nourrie… Continuons de prier pour eux et avec eux.

Les jeunes ont tous reçu la croix de Jérusalem, une grande croix qui supporte quatre petites croix, Jérusalem qui soutient les Eglises des quatre points cardinaux.

Notre-Dame de l’Atlas

25 ans après le martyre des moines de Tibhirine en Algérie, Gaëlle May découvre que l’intuition se poursuit au Maroc à Midelt, là où une petite communauté de moines cisterciens vit dans la prière, la simplicité, le travail et l’amitié fraternelle avec ses voisins musulmans. Caméra en main, elle est partie avec un petit groupe sur les pas de ces frères chrétiens en terre d’Islam. Elle raconte.

TEXTE ET PHOTO (LUEURS PRODUCTIONS) PAR GAËLLE MAY

Aujourd’hui, une année après le décès de frère Jean-Pierre Schumacher, dernier moine rescapé de Tibhirine, je vous partage un reflet de mon voyage au cœur de l’Atlas marocain, à la rencontre de ses habitants et de la communauté du monastère Notre-Dame de l’Atlas.

Après quelques jours de marche, éblouie par la beauté des paysages parcourus au rythme du pas, enrichie par la rencontre avec notre guide Mustafa et son équipe aux petits soins pour nous préparer les repas et la tente au cœur du désert, touchée par l’hospitalité offerte et le thé partagé le long du chemin, mon cœur se laisse peu à peu sculpter par ce temps à l’écart et se prépare à la rencontre avec la communauté de Notre-Dame de l’Atlas.

Dès notre arrivée au monastère, le dialogue se tisse non seulement avec la communauté, mais aussi avec Omar – ami de longue date des cisterciens – qui nous raconte que les moines sont pour lui des frères et que lors des fêtes musulmanes, il les invite à partager le repas. Frère José-Luis nous contera plus tard que sans amour, il n’y a pas de dialogue interreligieux et que le dialogue se vit déjà lors d’un simple échange pour acheter le poulet ou pour prendre des nouvelles de la famille ou de la santé de chacun. C’est en se portant l’un et l’autre dans la prière que le prieur Jean-Pierre nous confie qu’ils se stimulent à aller vers Dieu.

Lors de notre venue, les moines étaient cinq. Frère Jean-Pierre, rescapé de Tibhirine, était encore en vie. Nous avons eu le cadeau de pouvoir vivre un temps d’échange avec lui. A la question « Comment voyez-vous votre avenir ? », il nous répond qu’il est en apprentissage de la prière. Parole étonnante à recevoir d’un moine nonagénaire, mais oh combien emplie d’espérance pour mon propre chemin de foi souvent parsemé de doutes.

Dix jours en marche avec Notre-Dame de l’Atlas pour découvrir une présence chrétienne donnée sans recherche de conversion, de baptême mais dans la simplicité de la rencontre avec ses voisins musulmans. Une amitié partagée par-delà l’appartenance religieuse. Omar témoigne encore : « Les chrétiens et les musulmans ce sont tous des frères. Ils bâtissent tous la paix. »

En ce temps de l’Avent, je nous souhaite de pouvoir nous aussi toujours plus ouvrir notre cœur à notre prochain, à notre voisin. Et dans la liberté de chacun, marcher ensemble vers Dieu qui nous rejoint dans notre humanité par la présence de ce petit enfant à naître.

A découvrir un reflet filmé de ces rencontres sur lueursproductions.ch/monastere-atlas

Théophanie byzantine

PAR SVIATOSLAV HORETSKYI | PHOTOS : JUSTINE HORETSKYI

Douze jours après la Nativité du Christ, soit le 6 janvier, nous avons une grande fête que nous appelons dans la tradition catholique romaine « L’Epiphanie ». Elle symbolise la rencontre entre le fils de Dieu nouveau-né et les trois Rois Mages venus d’Orient pour honorer Jésus et lui apporter des présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Dans la tradition byzantine, le 6 janvier est aussi jour de fête, mais, ce jour-là, nous célébrons la Théophanie, plus connue sous le nom de Baptême du Christ. Pour nous gréco-catholiques ukrainiens, il s’agit de l’une des fêtes majeures de notre calendrier liturgique. La Théophanie désigne la « manifestation de Dieu » au moment où le Christ est baptisé dans le Jourdain par Jean-Baptiste. Elle marque également la première révélation explicite de la Sainte-Trinité. Dieu le Père rend témoignage à son fils en déclarant du haut des cieux : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie » et Dieu le Saint-Esprit se manifeste en descendant sur le Christ sous forme de colombe.

Par les eaux du Jourdain dans lesquelles Jésus est immergé pour recevoir le baptême, toute la création de Dieu est renouvelée. Tous ceux qui touchent le Christ renaissent et sont purifiés du péché : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché. » (Jean, 1, 29)

Durant cette journée festive, l’office de la Grande bénédiction des eaux est célébré dans chaque église après la Divine Liturgie. En Ukraine, lorsque cela est possible, les évêques, les prêtres et les fidèles se rendent au bord des rivières, des fleuves et des lacs pour y bénir l’eau, puis les gens s’y baignent (même par -20°C !) et tout le monde rentre chez soi en emportant des fioles d’eau bénite. Les jours suivants, les familles qui le désirent font venir un prêtre pour bénir leur maison, et ce tous les ans.

La tradition byzantine met l’accent sur l’importance de se purifier de notre vie matérielle, c’est pourquoi la fête du Baptême du Christ est pour nous l’occasion de nous purifier et de nous rapprocher ainsi du Seigneur.

P.-S. : pour en savoir plus, rendez-vous le mardi 17 janvier à 18h salle sous l’église de Saint-Joseph : Sviatoslav Horetskyi et Thierry Schelling présenteront les Eglises orientales catholiques.

Oser l’aventure

TEXTE ET PHOTO PAR MARION PERRAUDIN

Oser l’aventure,
Oser prendre la route,
En suivant la clarté de l’étoile brillant sur la maison du pain,
Cheminer malgré nos doutes !
Cheminer avec nos joies et nos bonheurs.

Oser l’aventure,
Oser prendre la route,
Guidé par la lueur de l’étoile scintillant sur l’humble crèche
Savoir reconnaître sur le visage des personnes que l’on rencontre
Le Visage de l’Enfant qui va venir.

Oser l’aventure,
Oser prendre la route,
En laissant la lumière de l’étoile éclairer notre cœur
S’abandonner à la confiance
Pour se laisser rejoindre au cœur de notre vie par l’Emmanuel.

Oser l’aventure,
Oser prendre la route,
Lorsque la clarté de l’étoile se cache à nos yeux,
Et que tout semble voilé,
Pour découvrir le cadeau de l’amour,
Reposant dans l’étable de notre cœur.

Oser l’aventure,
Oser prendre la route,
En fixant notre regard sur l’étoile qui a conduit les mages
Qui conduira nos pas sur les chemins de l’an nouveau
Pour qu’au fil des jours,
Nous laissions la Lumière de l’Emmanuel
Habiter notre vie.

Une proposition…

PAR MYRIAM BETTENS | PHOTOS : DR

… de bibliothèque d’objets en prêt

Besoin d’une perceuse pour faire des trous dans le Gruyère ? Un casque antibruit pour ne plus souffrir des répétitions de cor des Alpes de votre voisin ? Plus sérieusement, pourquoi acheter un objet que vous n’utiliserez qu’une seule fois ? Empruntez-le ! La Manivelle fonctionne exactement comme une bibliothèque ou une ludothèque. Il suffit de vous inscrire, de payer une petite cotisation, de réserver l’objet sur lequel vous avez jeté votre dévolu et de l’emprunter pour une période définie. Toutefois, attention, la Manivelle fonctionne de la même manière qu’une bibliothèque, les oublieux paient des frais de retard… Plus d’informations et lieux de prêts sur manivelle.ch

… Pour emprunter à vos voisins ce qu’il vous manque

Frapper à la porte de son voisin pour lui emprunter un caquelon à fondue ou une pompe à vélo se pratique de moins en moins. Chacun préfère posséder « ses » objets. Pumpipumpe rend tous les objets cachés dans les appartements, armoires et caves visibles. L’association à but non lucratif créée en 2014 à Berne est un outil pour activer le réseau de voisinage. Pour que cela fonctionne, il faut rendre ces objets visibles là où les voisins passent quotidiennement, c’est-à-dire aux boîtes aux lettres. Pumpipumpe propose donc sur son site web une série d’autocollants à apposer sur sa propre boîte afin de montrer à ses voisins quels objets vous êtes disposés à prêter. Qui sait, le prêt d’un objet pourrait déboucher sur un apéro ou même une fondue dans un caquelon… partagé ! Plus d’informations et autocollants disponibles sur Pumpipumpe.ch

Rencontre avec Florine Keller, photographe et thérapeute

Je rencontre inopinément Florine alors qu’elle circule dans l’église de Martigny, prenant des photos à l’occasion de la bénédiction d’un couple. On échange rapidement quelques mots, car la célébration doit commencer. La jeune femme est photographe et thérapeute. Elle vit à deux pas de l’église, c’est un profil intéressant, me dis-je. Qu’aurait-elle à partager ? Je me prends à lui proposer sans détour une interview pour votre magazine préféré…

PROPOS RECUEILLIS PAR PASCAL TORNAY | PHOTOS : PHOTO-FLO.COM

Florine, qui êtes-vous donc ?
Je suis une jeune femme de 35 ans née à Martigny dans le coin de la ville où j’ai passé une grande partie de ma vie. Voyageuse dans l’âme, j’ai parcouru le monde et également vécu dans d’autres villes et aux Etats-Unis quelques années. Depuis 2010, je suis photographe indépendante. J’ai un studio photo à mon domicile, ce qui me permet de faire par exemple des photos d’identité. Mes spécialités sont les portraits et les photos en extérieur. Je me déplace aussi pour diverses prises de vue : architecture, mariage, reportage, photos d’entreprise. En outre, je suis aussi Maître Reiki indépendante et thérapeute énergéticienne. Je pratique principalement à mon domicile, mais il m’arrive de me déplacer à l’occasion de certaines situations de vie.

 

D’où votre passion pour l’image vous vient-elle ?
Sans cesse émerveillée par l’environnement qui m’entoure, j’aime saisir l’instant pour en partager sa beauté. J’ai découvert la photographie parce que je suis sensible aux belles choses et aux émotions. Quoi de plus pratique que la photographie pour partager la beauté de la nature, d’une fleur, la puissance des montagnes ? C’est aussi à travers les photos que nous pouvons revivre des instants de vie et garder les souvenirs d’un jour tout particulier, au travers d’un portrait pris sur le vif par exemple. J’ai réalisé que je pouvais mettre en valeur par l’image les petites choses à côté desquelles les gens passent pour les rendre immortelles et réchauffer les cœurs.

 

Qu’est-ce qui guide votre regard lorsque vous appuyez sur le déclencheur ?
Ce sont les émotions et le ressenti. Je travaille majoritairement avec une technique de reportage et de prise de vue du moment présent. « Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. » Ce mot d’Henri Cartier-Bresson m’a toujours beaucoup parlé.

 

Vous m’avez parlé de thérapie. Que proposez-vous ?
Je propose des soins énergétiques en travaillant avec l’énergie Reiki. Il s’agit d’une méthode de soin japonaise assortie d’autres techniques qui en découlent comme la karmathérapie ou l’énergie cristalline. Depuis mon diplôme de Maître Reiki je continue à me former pour soigner mais aussi pour enseigner ces diverses techniques.

 

Le Reiki n’est donc pas une religion ? 
Non ce n’est pas une religion. On peut voir le Reiki comme une philosophie de vie, mais c’est surtout une énergie qui soigne par le renforcement de l’énergie vitale. Elle peut être utilisée par tout un chacun, du moment que la personne est initiée et formée. En général, les personnes qui le pratiquent ont une prédisposition, mais il n’est pas nécessaire d’avoir un don.

C’est comme tant d’autres choses, exercer sérieusement demande une formation, du travail et surtout de la pratique. On peut parler de philosophie de vie, car elle peut contribuer à transformer une personne sur des plans bien plus large que son seul renforcement immunitaire. C’est-à-dire que l’on peut travailler sur une grippe ou un blocage du dos, mais aussi sur « les maux de l’âme » ou « l’éveil ». Le praticien agit comme un canal. Il réceptionne l’énergie et la transmet au receveur par l’imposition des mains.

 

Pourquoi le Reiki et pas l’Esprit Saint ?
Je ne suis pas théologienne. Peut-être est-ce une question de point de vue ?… Si l’amour universel « est » l’Esprit Saint, le Reiki en ferait-il partie ?

Comment voyez-vous votre avenir dans ce XXIe siècle assez lugubre ?
Je souhaite que mon avenir et celui de l’humanité soient heureux et des plus lumineux car du chaos naît l’harmonie.

Merci et bon vent, Florine !

 

Spectacle théâtral « La Lumière du désert »

Cette pièce de théâtre nous fera entrer dans l’aventure spirituelle et humaine de saint Charles de Foucauld. Un homme toujours en recherche : une lumière dans les déserts de nos vies.

Une aventure spirituelle et humaine fascinante… Vicomte Charles de Foucauld, riche, jeune indiscipliné, athée, officier de cavalerie, explorateur, géographe, linguiste, puis moine cistercien, prêtre, ermite au Sahara, marabout chrétien des Touaregs, frère universel, toujours en quête de sens, de vérité, d’authenticité et d’absolu. Il voulait des compagnons, il mourra dans la solitude. Il a cru apporter l’Evangile aux Musulmans, il a été assassiné par l’un d’entre eux. Il pensait que la France apporterait les lumières de la civilisation au Maghreb, elle en sera expulsée. Mais frère universel il reste à jamais. Un précurseur silencieux, une voix dans le désert ? « Il tient une place essentielle dans l’ordre du monde. »

➯ A Martigny, dimanche 8 janvier 2023 à 16h à l’église de Martigny-Bourg.
Entrée libre. Collecte à la sortie.

Nos ados à Lourdes: pèlerinage d’été 2022

Cette année le pèlerinage des «Ados de Lourdes» a rassemblé une trentaine d’Ados venus principalement du diocèse de Sion mais aussi de celui de Lausanne-Genève et Fribourg. Ils étaient encadrés par cinq animateurs et deux prêtres. Adeline Meuwly, Emeric Gendre, Ahmid-Nicolas Diawara Tercitano et Camille Berset de notre Unité Pastorale y ont participé. Ci-dessous un récit de cette formidable expérience.

PROPOS RECUEILLIS PAR ALINE JACQUIER (ANIMATRICE GROUPE ADOS LOURDES

C’est en car que nous avons quitté le Valais vendredi soir vers 19h pour nous retrouver à Lourdes samedi matin à 9h. A peine arrivés, nous avons pris possession de notre campement au « Village des Jeunes ». Les ados logeaient sous tentes alors que les animateurs dormaient dans le chalet attenant, privilège de l’âge ! Les repas de midi étaient pris au réfectoire et préparés par notre formidable équipe cuisine. Quant à ceux du soir, nous les mangions autour du feu de camp.

Sur les pas de Bernadette

Comme nous étions arrivés deux jours avant le reste des pèlerins romands, nous en avons profité pour visiter la région, notamment les grottes de Bétharram. La partie ouverte au public s’étend sur 2,8 km et comprend une impressionnante dénivellation de 80 mètres. Avec la canicule qui nous guettait à l’extérieur, cette sortie fut très appréciée par l’ensemble du groupe. Nous nous sommes également rendus à Bartrès, petit village à 3 km de Lourdes, où se situe la bergerie, endroit où Bernadette gardait ses moutons.

La majorité de nos activités se passaient au sanctuaire ou dans les environs. Pour certaines d’entre elles, notre groupe se séparait. Les plus âgés ont eu la possibilité, tout au long de la semaine, de seconder les hospitaliers et brancardiers auprès des malades et personnes en situation de handicap.

Quant à nous, dont c’était la première fois à Lourdes, nous sommes allés marcher sur « les pas de Bernadette » en visitant les lieux où elle a vécu. Nous avons aussi appris à mieux la connaître grâce à la comédie musicale qui est jouée à Lourdes durant tout l’été.

Lourdes, lieu de grâces

Marie avait dit à Bernadette : « Viens boire à la source et t’y laver. » Nous avons pu passer plusieurs fois à la grotte, boire à la source ainsi que nous rendre aux piscines pour y effectuer le geste de l’eau (l’immersion n’est actuellement plus possible en raison du Covid). Pour accompagner nos prières, nous avons brûlé des cierges aux intentions qui nous avaient été confiées. Au cœur de notre pèlerinage, nous avons vécu un moment fort de communion avec l’ensemble des autres pèlerins lors de la procession mariale.

L’évêque du diocèse du Valais, Mgr Jean-Marie Lovey, a présidé le pèlerinage. Il a passé la soirée du jeudi en notre compagnie, au « Village des Jeunes ». Nous avons pu lui poser des questions et partager librement avec lui autour d’une raclette.

Vendredi matin, le réveil fut plus difficile que les jours précédents car il était synonyme de rangement du camp. Après la célébration mariale d’envoi et avant de monter dans le car pour rentrer chez nous, nous avons rempli une dernière fois nos gourdes à la source de la grotte en promettant à Marie et Bernadette d’y revenir l’année prochaine mais cette fois avec nos amis.

Notre Dame de Lourdes, prie pour nous !

Témoins de la foi auprès des jeunes : Aline et Camille

Aline Jacquier et Camille Vianin sont depuis septembre engagées au Service diocésain de la jeunesse, en compagnie de Gaëtan Steiner. En quelques mots clés, portraits croisés de ces deux aînées de famille, envoyées en mission par notre Eglise.

RÉDACTION DE LA LETTRE D’INFORMATION DIOCÉSAINE | PHOTO : DR

Les JMJ
Aline : « C’est là que la foi que mes parents m’ont transmise est devenue la mienne. J’ai beaucoup reçu. Je ne pouvais pas garder ce cadeau pour moi ! »
Camille : « Elles m’ont permis d’aller beaucoup plus en profondeur dans mon expérience de foi. Un lieu de conversion. »

Accompagner les jeunes
Aline : « Des agents pastoraux jeunesse ont fait pour moi figure de grands frères, de grandes sœurs dans la foi. A son tour, j’aimerais pouvoir être cette grande sœur pour d’autres, offrir cette belle relation. »
Camille : « A un âge où on cherche sa place, où on se pose des questions, c’est aussi offrir des amitiés saines, un lieu où on peut partager, écouter, être soi-même sans jugement. »

Le Christ, pour moi c’est…
Camille : « Celui qui me guide, qui m’aide à prendre les bonnes décisions. C’est avec Lui que je vais converser. C’est Quelqu’un à qui je confie ma vie et les projets de la jeunesse… »
Aline : « Un ami, qui sait tout de moi, avec qui je peux parler, un guide que je ne cesse de découvrir jour après jour. »

Formation
Camille : « Asseoir mes connaissances bibliques, théologiques, grandir dans ma foi, pour pouvoir mieux la transmettre plus loin. »
Aline : « Mieux connaître le visage du Christ pour mieux l’aimer. »

L’Eglise d’aujourd’hui, de demain
Aline : « Le pape François disait que les jeunes ne sont pas l’Eglise de demain, mais plutôt l’aujourd’hui de Dieu ! Soyons conscients que nous portons le Christ en nous, comme une greffe. Nous sommes co-christés… Cette Eglise est en sortie, allant aux périphéries, avec pour moi un leitmotiv hérité des JMJ de Rio : allez sans peur pour servir. »
Camille : « Elle est aussi en dehors du bâtiment église, par exemple à la conférence organisée par l’aumônerie des écoles tertiaires avec Claude Nicollier… C’est là qu’on rencontre énormément de jeunes, dans des endroits où on n’irait pas forcément. Mon désir : partout là où Dieu m’a mis, rester pour aimer. »

Le message qu’elles aimeraient transmettre aux jeunes
D’une seule voix : « Quitte ton canapé, chausse tes crampons et va aux JMJ ! Rendez-vous à Lisbonne ! »

Aline

A 33 ans, elle entame une formation d’animatrice pastorale au CCRFE à Fribourg. De son métier d’assistante de direction, elle retrouve aujourd’hui en pastorale notamment la gestion de projets et les relations humaines.
Déjà active depuis longtemps au comité JMJ romand puis engagée en pastorale jeunesse sur le décanat de Sion, elle a rejoint depuis septembre le Service diocésain de la Jeunesse. Aline, c’est Fully forever !, les JMJ, discuter et rigoler.

Camille

Elle a 29 ans et elle partage son temps entre Sierre, Sion et Fribourg. Après un Master en Affaires internationales, elle a travaillé tant à la Mission de Thaïlande qu’au Conseil œcuménique des Eglises. Engagée dans l’aumônerie des écoles tertiaires et de l’ECG, elle y retrouve le côté interculturel et interreligieux, l’ouverture à tous, de n’importe quel milieu social, contexte ou Eglise. Responsable de la pastorale jeunesse sur les paroisses de Sierre, elle étudie la théologie à Fribourg. Aimant mettre les gens en relation, mélanger les groupes, elle a aussi besoin de temps plus solitaire pour pouvoir se reconnecter.

A tous les jeunes intéressés :

Journées mondiales de la Jeunesse 2023 à Lisbonne du 23 juillet au 8 août.
Plus d’infos sur : www.jmj.ch et aussi -> https://paroissemartigny.ch/jmjvelo/https://paroissemartigny.ch/jmjvelo/

Buisson ardent et icônes…

… relecture de mon chemin de foi

PAR JEAN-MARC WILD | PHOTOS : MATTHIAS WILD

En recherche du Vivant, la nature a été, très tôt dans mon enfance, un miroir qui reflète ce qui est beau et vrai. Je l’ai reproduit, en dessinant et en peignant des animaux, des plantes et puis des paysages. Avec cette pas- sion du Vivant, durant ma jeunesse, mon regard a commencé à pénétrer l’interface du visible; pour chercher ce qui est «de rière» l’apparence; l’Etre qui ordonne tout.

Après un parcours aux Beaux-Arts à Berne et une formation théologique de deux ans à l’école de la Foi à Fribourg, ma recherche du Vivant et l’expression artistique personnelle se mêlent et se fécondent. Dans notre quotidien matériel et jusque dans notre chair, n’y a-t-il pas une révélation qui vient de l’Esprit, un Souffle du Vivant qui cherche à s’exprimer?

En traversant une forêt, en Crète, sur les pas de saint Paul avec une quinzaine de jeunes de notre Unité Pastorale, je méditais sur la force de la Vie en admirant des arbres géants. Entre deux, des géants couchés pourrissaient et se décomposaient pour retourner à la petitesse de la poussière, me renvoyaient la question: que fais-tu de ta vie? En emportant un bout de bois chez moi, cette question, résistant au temps, s’est transformée en une expression de ma foi.

Le bout de bois est devenu un buisson ardent. Dans toute la matière, dans chaque être, une lumière habite, intérieure et invisible. Une lumière incréée comme dirait un croyant orthodoxe; le JE SUIS, le nom de Dieu révélé à un curieux Moïse. Le nom que le Christ incarne et révèle en affirmant: Je SUIS la VIE – Je SUIS la LUMIÈRE du monde. C’est existentiel: qu’est-ce qui peut me séparer de l’Amour fondateur du Christ – ni la mort et la décomposition, ni l’enfer et les esprits… (d’après Rm 8, 38-39).

L’art serait-il sacré dans la mesure où une œuvre matérielle laisse transparaître une lumière christique qui éclaire et attire tout être?

A Hauterive, accompagné par un moine iconographe, j’ai pu «écrire» deux icônes. Ce n’est plus mon expression personnelle et artistique qui compte, mais l’expression d’une longue tradition qui veut rendre visible l’ordre profond des choses – la Parole divine révélée dans l’histoire de l’humanité. Comme un vitrail enseigne lorsqu’il est traversé par la lumière, l’icône renvoie à une autre dimension par la lumière intérieure de la foi.

Là, justement, où mon regard s’arrête sur le visage du Christ, représenté, matérialisé par une superposition de couches de peinture; là, ma foi m’ouvre à « ce qui est derrière », à une présence transcendantale. Le sensible devient une passerelle pour le spirituel. Dans une icône bénie il y a quelque chose de l’ordre du sacramentel.

Les Paroles que j’ai choisi d’inscrire dans le livre ouvert du Christ bénissant, sont devenues le roc de ma prière quotidienne: «Si tu savais le don de Dieu… et Celui qui te dit : Donne-moi à boire.» (Jn 4, 7-17) Chaque matin, je me rappelle que ma vie est fondée et ancrée dans un don gratuit. Le «Si» de l’affirmation de Jésus me fait aussitôt prendre conscience de mon non-savoir face à ce don de Dieu qui me dépasse infiniment ! Mais malgré cette petitesse, le Christ m’invite à lui donner à boire! Deux soifs se rencontrent. N’est-ce pas cela la prière? Lui donner à boire moi- même durant ces moments que je Lui offre avant de commencer la journée.

C’est un long chemin de fidélité, où l’Autre travaille plus que moi-même, où Sa patience dépasse la mienne, où Son Amour réanime le mien – jusqu’au moment où je pourrai supporter la question que Jésus a posée à Pierre: M’aimes-tu vraiment?

Jeunesse-Lumière

A tour de rôle, des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Au tour de la Valaisanne Viviane Gay-des-Combes de prendre la plume.

PAR VIVIANE GAY-DES-COMBES | PHOTOS : DR

Je m’appelle Viviane, j’ai 27 ans, je viens de Martigny et j’ai terminé mes études d’assistante en pharmacie. L’année dernière, j’étais à Jeunesse-Lumière, une école de prière et d’évangélisation. C’est une école catholique qui accueille des jeunes entre 18 et 30 ans pour vivre ensemble une expérience de foi et de charité fraternelle.

Cette année, nous étions 23 jeunes de huit pays différents à vivre ensemble dans une grande maison dans le sud de la France, à deux heures de Toulouse. Notre année s’est articulée autour de quatre piliers. La vie de prière, la vie fraternelle, la vie de mission et la vie de formation. Cette expérience m’a beaucoup apporté sur le plan spirituel et humain. Construire une vie de prière m’a aidée à mieux démarrer mes journées et m’a permis de les vivre plus sereinement. Je me sentais apaisée les jours où j’avais prié le matin.

Les différents cours donnés par des laïcs ou des prêtres de la région portaient sur la bible, l’oraison ou encore la vie consacrée ou le mariage. Ces cours m’ont permis d’apprendre davantage sur ma foi et de poser toutes mes questions pour pouvoir mieux comprendre en quoi je crois et pourquoi. Le dernier pilier était la mission. Nous sommes partis à la rencontre de jeunes étudiants dans des collèges privés catholiques. Nous leur avons partagé notre joie de croire, comment on vivait notre foi au quotidien et qu’est-ce que cela nous apportait. Nous leur avons aussi transmis notre témoignage de vie.

Ce qui m’a le plus touchée, c’est la vie fraternelle. Apprendre à connaître d’autres jeunes, vivre avec eux, partager les joies et les peines ensemble, se découvrir à travers les autres, apprendre à s’aimer, se pardonner sont toutes des expériences que j’ai vécues cette année. Elles m’ont permis de grandir et de mieux me connaître. J’ai tissé de beaux liens d’amitié avec eux et je me réjouis de les revoir. Pour la suite, j’ai le désir de partir fonder l’école Jeunesse Lumière à l’île Maurice avec trois autres jeunes de mon année.

Se lancer dans une nouvelle aventure, participer à la fondation de l’école, découvrir une nouvelle culture et un nouveau pays sont des éléments qui m’ont motivée à me lancer dans ce nouveau projet.

Je suis en attente du visa et dès que possible, je m’envole là-bas. Si vous le souhaitez, vous pouvez me soutenir dans la prière ou financièrement.

Merci de votre soutien et en Union de prière !
(CH95 0076 5000 C088 6684 1).

Festival

L’art sacré a son festival. A Sion. Le FAS !

 

Initialement nommé Festival de Musique Sacrée, essentiellement consacré à cet art majeur, le rendez-vous annuel proposé par la Maîtrise de la Cathédrale est devenu le Festival d’Art Sacré, permettant ainsi la découverte de nouvelles réalités artistiques : architecture, peinture, etc.

LILIANE VARONE ET JEAN-HUGUES SEPPEY | PHOTOS : CC-CAHINAC

Le 17e FAS se décline donc à nouveau en musique et en peinture. Les façades majestueusement habillées par les reproductions de tableaux du Caravage, vous accueillent, de messe en messe, de concert en récital. Bienvenue !

Les concerts

➤ Donné par l’Ensemble vocal de la Maîtrise ainsi que par le prestigieux ensemble Les Sacqueboutiers de Toulouse, le concert du 4 décembre est construit autour du Caravage et en lien avec l’exposition. Il se veut varié, jouant sur les contrastes à la manière du grand peintre et incluant des pièces de l’époque ainsi que d’autres œuvres musicales en lien avec le peintre milanais.
Dimanche 4 décembre à 17h – Aux couleurs du Caravage

➤ Place aussi aux artistes locaux pour le concert du 11 décembre avec un trio valaisan: l’excellente soprano Franziska Heinzen chante des airs baroques, accompagnée de la dynamique violoncelliste Lina Luzzi et de l’organiste Jean-David Waeber. Franziska et Jean-David sont deux musiciens employés de la Maîtrise à qui est confiée le joyau qu’est l’Ecole Maîtrisienne, rassemblant une trentaine de jeunes en formation.
Dimanche 11 décembre à 17h – Caprices d’Amour

➤ Le chœur Novantiqua, avec son nouveau chef, Sylvain Jaccard, vous propose, le lendemain de Noël 26 décembre, une (re)découverte de la Messe en Sol majeur de Francis Poulenc que le compositeur a dédiée à la mémoire de son père, grâce auquel il estime avoir « etrouvé la foi». Novantiqua vous propose aussi une interprétation renouvelée de ses Quatre motets pour le temps de Noël.

Deux pièces récentes entourent les œuvres de Poulenc: le Lark Ascending de Ralph Vaughan Williams ainsi que The Ancient Prairie du compositeur letton Ēriks Ešenvalds.
Lundi 26 décembre à 17h – La Découverte

➤ Dimanche 8 janvier, Les Jeunes à l’Unisson, Ecole Maîtrisienne, Singschule Oberwallis et Chœur d’Hommes de la Schola (à découvrir dans L’Essentiel de janvier).

 

Les récitals d’orgue

L’organiste titulaire Edmond Vœffray et l’organiste adjointe Catherine Gremaud-Babel font résonner les grandes orgues de la Cathédrale, les mardis 20 décembre (M. Vœffray) et 3 janvier (Mme Gremaud-Babel) à 19h30. A l’issue de chaque récital, vous avez la possibilité de monter à l’orgue pour une visite de l’instrument.

 

 

L’événement Caravage

photo : Domaine public
Dans la Cathédrale, l’exposition de reproductions grandeur nature de tableaux du peintre italien Le Caravage. A ne pas manquer !

Se prendre une châtaigne

PAR MYRIAM BETTENS
PHOTOS: DR

Les bogues c’est toujours embêtant, à moins d’être tombés d’un arbre. Mais pour ces bogues-là, pas besoin d’être un as du décodage pour les distinguer de leurs cousins. On vous raconte tout sur cette piquante surprise automnale, histoire de pas vous faire gauler (sic) en les ramassant.

Il n’y a pas que les amateurs de «castagne» qui les apprécient. A l’automne venu, de petites cahutes fleurissent çà et là dans nos villes. La harangue du vendeur vous promet des «chauds… marrons… chauds». Mais détrompez-vous, ce qui se trouve dans le petit cornet de kraft qu’il vous tend n’a rien à voir avec son cousin de la Promenade de la Treille, annonciateur du printemps et dont les fruits servent aux enfants pour réaliser leurs sculptures «cure-dentesques», ni même avec le marronnier tant apprécié des journalistes en mal de «scoops».

Pour des millions d’Européens, l’importance historique du châtaignier – «l’arbre à pain» – est comparable à celle des céréales ou de la pomme de terre. En Suisse, son fruit occupait jadis une place à part dans l’alimentation de base, surtout dans le sud du pays, en Valais et dans la région du lac des Quatre-Cantons. Divers noms de localités, tels que Kastanienbaum (LU) ou Kestenholz (SO), témoignent de l’importance et de l’ancrage de ce fruit dans la tradition helvétique. Au Tessin, la châtaigne était déjà devenue l’aliment de base au VIe siècle et constituait la principale monnaie de paiement des redevances seigneuriales ou ecclésiastiques. Surnommé «le pain du pauvre», le fruit conférait à la population l’unique source de survie durant plusieurs mois lors de périodes de disette.

Traditionnellement, sa consommation débute entre le 1er novembre et la Saint-Martin. La fourrure que l’on découvre en ouvrant la bogue évoque celle du manteau que saint Martin a partagé alors avec un mendiant et rappelle, outre la générosité du saint, celle de l’arbre. Gare toute- fois : les fruits des châtaigneraies tessinoises – même tombés au sol – appartiennent à leur propriétaire jusqu’à la Saint-Martin. Ensuite, libre à vous de gauler l’arbre…

Recette: Le gâteau des anges

Temps de préparationTemps de cuissonPortions
45 minutes sur deux jours60 minutes sur deux jours12

La châtaigne est une école de persévérance et ne récompense que ceux qui ont le courage de surmonter tous les obstacles qui précèdent sa dégustation: bogue piquante et peau adhérente. Les fins gourmets devront être encore plus patients pour goûter à cette douceur très prisée de la fin d’année: les marrons confits (ou glacés).

Ingrédients et ustensiles

  • 1 panier de cuisson
  • 1 pèse-sirop ou densimètre en degré Baumé (°Bé)
  • 1 kg de marrons
  • 1 c. à s. de sel
  • 1,5 l d’eau
  • 1 kg de sucre en poudre
  • 4 sachets de sucre vanillé
  • 1 gousse de vanille
Les fins gourmets apprécient cette douceur de fin d’année: les marrons confits.

Pelage des marrons

Commencez par pratiquer une incision dans chaque marron. Faites bouillir une marmite d’eau avec une cuillère à soupe de sel. Plongez les marrons 5 min dans l’eau bouillante. Sortez et égouttez-les. Il vous sera plus facile de les peler en ôtant les deux peaux. Rincez les marrons à l’eau froide.

Cuisson des marrons

Placez les marrons dans une marmite et recouvrez-les d’eau froide. Portez l’eau à frémir mais sans la faire bouillir. Laissez cuire les marrons 30 min. Surveillez bien cette cuisson, car les marrons sont fragiles et ne doivent pas casser.

Préparation du sirop

Dans une marmite large, mélangez le litre et demi d’eau, le sucre blanc, le sucre vanillé et la gousse de vanille fendue dont vous aurez préalablement gratté les grains dans l’eau. Portez à ébullition et laissez bouillir pendant 5 min. Le sirop est prêt quand vous mesurez 20°Bé avec le pèse-sirop. Coupez le feu.

Réalisation des marrons confits

Placez les marrons dans un panier de cuisson puis plongez-le dans le sirop bouillant. Laissez cuire à feu très doux jusqu’à ce que le sirop atteigne les 25°Bé (environ 10 min). Puis ôtez du feu et laissez refroidir l’ensemble jusqu’au lendemain (pendant 20 à 24h). Le lendemain, ôtez avec précaution les marrons du sirop. Portez le sirop à ébullition. Puis replongez les marrons dedans et prolongez la cuisson à feu très doux jusqu’à ce que le sirop monte à 35°Bé. Otez les marrons du sirop et laissez-les sécher sur une grille.

Conservation

Une semaine dans le bas du réfrigérateur. A sortir au moins une heure avant la dégustation.

Revivre les gestes de convivialité paroissiale: de l’eucharistie aux agapes

Cela semble une banalité aujourd’hui – voire anachronique – de dire que nous reprenons peu à peu conscience du plaisir des gestes de convivialité au sein de nos communautés.
Le repas des bénévoles et la fête patronale à Sainte-Thérèse en sont les illustrations les plus enthousiastes de ce début d’automne 2022.

PAR ANNE-MARIE COLANDRÉA | PHOTOS : DR

Le repas des bénévoles est l’occasion de retrouver toutes les personnes qui offrent de leur temps et de leurs talents: des enfants et jeunes de la Maîtrise, des membres du chœur mixte, aux personnes de l’accueil lors des messes dominicales, des lecteurs, des ministres de l’eucharistie aux personnes engagées dans le service de la sacristie, des catéchistes et toute autre personne œuvrant pour la vie paroissiale. Tous et toutes ont partagé, avec gourmandise, les agapes aux goûts et couleurs ukrainiennes. Ce repas offert aux bénévoles de Sainte-Thérèse est aussi l’occasion de soutenir une communauté sœur par les liens caritatifs : ainsi l’amitié née des relations pastorales avec le Père Sviatoslav ont permis cette rencontre.

La fête patronale est à la fois l’expression de l’attachement à la Petite Thérèse, avec gratitude, et de l’émerveillement face à la beauté des expressions de la foi. Cette beauté s’exprime dans la liturgie, dans les nombreux bouquets de roses – symbole cher à Thérèse – dans l’église comme dans les locaux avec toute l’attention offerte pour recevoir les paroissiens qui ont pu participer au buffet. C’est aussi l’occasion de se retrouver avec la communauté polonaise qui réside à Sainte-Thérèse. Plus que les mots ce sont les sourires sur les visages rayonnants, les rencontres qui se tissent entre fidèles de longue date et les nouveaux arrivés et l’enthousiasme des enfants qui donnent le ton de cette fête aux cultures multiples, en communion sous le patronage de la sainte. Les enfants ayant fait connaissance avec la Petite Thérèse au caté, sont venus nombreux, entrainant leur famille, pour venir fêter celle qui est comme eux. Ils ont manifesté leur joie en honorant pleinement chaque étape de cette journée avec les jeunes bénévoles venus les accompagner du déjeuner à l’animation des jeux.

Un grand merci à tous les participants et à tous ceux et toutes celles qui contribuent à la réalisation de ces moments de communion.

Mieux ou pas ?

PAR JEAN-CHRISTOPHE CRETTENAND
PHOTOS: JEAN-CHRISTOPHE CRETTENAND, MONIQUE CHESEAUX

A la lecture du thème central du présent numéro « Fin du monde, une histoire sans fin » ce n’est pas l’Apocalypse qui m’est venue à l’esprit, ni même la foule de perspectives peu réjouissantes se profilant dans le sillage du réchauffement climatique. Non. Rien de cela. La première phrase qui a fait écho à cette question dans mon esprit était « C’était mieux avant ».

Du coup, en cherchant le rapport entre ces deux phrases (je me suis dit qu’il y en avait forcément un), je me suis rendu compte que mon état d’esprit du moment avait fait rebondir mes pensées sur « une histoire sans fin », avant de les faire ricocher sur un « c’était mieux avant ».

En effet, ayant eu, peu avant ma lecture, des discussions sur la situation générale des sociétés villageoises et des cycles de hauts et de bas que l’on y rencontre, j’étais forcément exposé à ce type d’association (plus ou moins naturelle je l’avoue). Je pense ici tout particulièrement aux groupes de bénévoles qui « quittent »
parfois, par vagues, la société dans laquelle ils s’étaient engagés durant plusieurs années et dont la participation active était devenue quelque chose d’acquis. Ce phénomène nous met a priori devant un constat pessimiste car tout à coup les chiffres, à qui l’on a donné tant d’importance, chutent. La société qui avait des bases solides, nous apparaît tout à coup en péril, au bord du crash. On fait alors juste abstraction du fait que les membres de ce groupe qui s’en vont étaient arrivés en même temps dans cette société, ou engagés les uns par les autres, les uns envers les autres, justement par la force de leurs liens et intérêts de l’époque.

Pour ma part, je ne vois pas dans ce phénomène un signe de fin, mais bien un signe de renouveau. Immanquablement, de nouvelles forces vont prendre le relais, avec de nouvelles idées, de nouvelles attentes, une énergie nouvelle. Evidemment, il y a parfois un « vide » (la reprise peut prendre plus ou moins de temps), bien souvent des « c’était mieux avant », mais au bout du compte l’essentiel doit rester de répondre aux besoins et attentes du moment en vivant pleinement chaque nouveau cycle.

Lumière de la Paix à Fribourg

Dimanche 11 décembre à 17h, la flamme de Bethléem sera accueillie à l’église Saint-Paul au Schönberg. Des adolescents ainsi que quelques chanteurs à l’étoile seront les ambassadeurs de cette chaîne de lumière, qui se répandra simultanément dans d’autres lieux d’accueil en Suisse et sur le continent européen.

PAR JEAN-MARC WILD ET PAUL SALLES
PHOTOS: FRIEDENSLICHT.CH

Une « Nuit des lumières » œcuménique et interculturelle avec des chants de Taizé nous rassemblera pour recevoir cette lumière qui voyage inlassablement, de main en main, de personne à personne – un cœur à cœur avec « Jésus le Christ, lumière intérieure ».

En ces temps où le bruit des armes fait l’actualité, la prière pour la paix se fait toujours plus pressante et nécessaire. Venez joindre votre prière à notre espérance du Royaume où la fraternité universelle est unie dans le Christ.

Et alors que nous nous préparerons à accueillir dans la crèche le « prince de la paix » (Is 9, 5), celui pour qui les anges chantent dans le ciel « Gloire à Dieu et paix sur la terre » (Lc 2, 14), que cette lumière allumée dans l’église de la Nativité à Bethléem puisse être accueillie dans nos foyers, nos quartiers, nos communautés et que nous soyons des artisans de paix.

Munissez-vous d’une lanterne ou d’une bougie fermée pour porter cette lumière dans vos familles, vos quartiers, vos paroisses et vos célébrations de Noël. Des bougies et lanternes seront également proposées sur place.

La Lumière de la Paix sera ensuite accessible dans la chapelle de Saint-Justin jusqu’au 2 février, fête de la Chandeleur.

Contact : Jean-Marc Wild (jmw@justinus.ch)
Informations : www.friedenslicht.ch/fr

Génial !

 

PAR THIERRY SCHELLING | PHOTOS : DIVERS

Ce n’est pas moi qui le dis, mais bien Delphine, Diane, Luca, Iris, Miaro, Gérome, Sviatoslav, Słavomir, Karol, Etienne, Odette, Françoise, Jonathan, Lorenzo, Lionel, Pierre et Astrid ! Ouf, cela fait une longue liste, mais pas aussi longue que celle des servant.e.s de messe célébrant, le soir à St-Jo, à 18h, avec les abbé Karol et Thierry ! Les photos sont à peine assez larges pour embrasser tout le monde, et le chœur de l’église est lui adéquat pour mettre chacune et chacun côte à côte, et ainsi face à l’assemblée qu’ils et elles servent si fidèlement à Champel, aux Eaux-Vives et ailleurs.

A cause du temps, c’est l’option B qui nous a retenus : Meinier, en campagne genevoise. Après quelques jeux à St-Jo’ pour « briser la glace », TPG, accueil église rénovée récemment pour ses 300 ans, présentation par l’aimable président de paroisse, quelques jeux avant le pique-nique, puis, soleil apparaissant, promenade d’une petite heure dans les alentours, retour à la salle, jus, jeux, joie !

Retour à l’église pour se préparer à la célébration, au grand ravissement des fidèles : Où sont-ils les jeunes ? Eh bien… là où elles et ils se sentent co-actrices et co-acteurs de l’animation, y compris de la liturgie ! ! !

 

 

This is the end ?

PAR CHRISTOPHE ANÇAY
PHOTO: MARIE-PAULE DÉNÉRÉAZ

«Au commencement», tels sont les premiers mots de la Bible. Dieu a créé le monde. Il a un début. Cela veut-il dire qu’il a aussi une fin ?

Dieu a créé le monde et y a placé l’homme et la femme. Et qu’avons-nous fait de cette création ? Notre façon de vivre nous conduit de façon assez certaine si ce n’est à la fin du monde, à la fin d’un monde – la Terre n’a pas besoin de l’humanité pour tourner ni le cosmos de la planète bleue. L’exploitation irraisonnée des ressources, la pollution et le réchauffement qui s’ensuivent auront des conséquences graves pour l’humanité. La domination de l’argent, qui conduit une partie de l’humanité à construire sa fortune sur la misère de l’autre, ne peut conduire à autre chose qu’à un effondrement.

« Dieu créa l’homme à son image. » (Genèse 1, 27) Dans les circonstances qui sont les nôtres, saurons-nous être à l’image de Dieu qui crée et saurons-nous créer un monde nouveau ? Ou serons-nous comme Adam et Eve qui, en voulant se prendre pour Dieu, ont causé la ruine de leur monde ?

La Bible aime parler d’accomplissement plutôt que de fin du monde. Saurons-nous être guidés par l’Esprit pour mettre le génie humain au service de l’accomplissement de la création ? La Bible s’achève par le Livre de l’Apocalypse. Pourquoi ce titre est-il si souvent associé à quelque chose de terrible alors qu’il signifie « révélation » et raconte, dans son langage imagé, la création qui atteint son apothéose en Dieu ?

Voici les mots de la fin dans la Bible : « Viens, Seigneur Jésus ! Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! » (Apocalypse 22, 20-21)

Toutes les citations bibliques, © AELF

En librairie – novembre 2022

Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin

Des livres

Nous pères, qui sommes sur terre
Collectif

Dans ce recueil de témoignages, vous trouverez l’expérience de douze hommes qui ont souvent douté, parfois touché le fond, mais qui ont tous été transformés par la paternité et leurs épreuves. Ils ont surmonté la stérilité, le deuil, le handicap, le déshonneur, l’addiction, la violence, l’absence. Ils nous parlent du père qu’ils sont devenus, des joies et des espérances qui ont forgé leurs cœurs. Un magnifique cadeau pour tous ceux que l’on appelle « père » sur terre, pour leurs épouses, leurs enfants et pour tous ceux qui cherchent le visage de « Notre Père qui es aux cieux ».

Editions Artège

Acheter pour 24.70 CHF

En ces temps qui sont les derniers
Antoine Vidalin

L’histoire a-t-elle véritablement et encore un sens ? Question nécessaire dans une époque livrée à l’immédiateté, à la brutalité, sans mémoire ni espérance. Le Père Vidalin s’en empare en théologien pour chercher à scruter les « signes des temps » à la lumière des Ecritures Saintes. L’auteur replace à la fois l’histoire du peuple juif, de l’Eglise, de l’islam et des nations modernes dans l’histoire longue, en nous révélant les significations spirituelles de celle-ci.

Editions Artège

Acheter pour 20.00 CHF

Après l’hiver vient toujours le printemps
Marie de Jaureguiberry

A la mort de son fils, l’auteure est descendue au plus profond de la souffrance : doutes, culpabilité et sentiment de n’avoir pas su comprendre. Au fil des pages et de l’histoire, elle accompagne le lecteur dans le drame du suicide et dans un lent retour à l’espérance. Un chemin de foi lumineux pour trouver les mots et savoir accompagner des jeunes en souffrance ou des parents endeuillés. A travers le parcours de son fils Adrien, l’auteure nous propose une lecture sans concession de ce qui peut conduire un être humain à cesser de lutter. 

Editions Mame

Acheter pour 27.00 CHF

Matteo Ricci
Jean Dufaux – Martin Jamar

Pékin, début du XVIIe siècle. Le père Matteo Ricci, un jésuite italien, est tombé amoureux de la Chine. Depuis dix-huit ans, il parcourt ce pays afin de servir Dieu. Respectueux des coutumes et des religions qui ne sont pas les siennes, il poursuit un rêve : rencontrer l’Empereur en personne. Mais la route est longue et semée de dangers jusqu’à la Cité interdite. Dans cette BD, Jean Dufaux et Martin Jamar redonnent vie à un personnage adepte de tolérance, d’ouverture à la différence et du dialogue entre les civilisations. Autant de convictions qui prennent tout leur sens dans notre société fracturée d’aujourd’hui.

Editions Dargaud

Acheter pour 25.50 CHF

Pour commander

Une heure avec l’abbé Fortunat

Depuis le 1er septembre, l’abbé Fortunat Badimuene habite la cure Saint-Pierre et œuvre au sein de notre décanat.
Il est doctorant et aumônier catholique francophone à l’Université de Fribourg. Il se réjouit d’établir des ponts entre le monde universitaire et la pastorale paroissiale.

PROPOS RECUEILLIS PAR VÉRONIQUE BENZ 
PHOTO : VÉRONIQUE BENZ

L’abbé Fortunat est né en République démocratique du Congo, dans la province du Kasai-Centrale au centre du pays. Il a grandi dans une famille croyante. « Ma maman est chrétienne pratiquante et très engagée dans la vie de l’Église. » Il étudie au petit séminaire puis au grand séminaire. « Après le petit séminaire, j’ai choisi de faire le grand séminaire en écartant plusieurs voies suivies par les jeunes de mon entourage pour répondre à l’appel de Dieu, et ce, contre l’avis de certaines personnes qui estimaient que comme fils aîné je devais faire le droit, la médecine ou une autre discipline plutôt que de devenir prêtre. Cette désapprobation a forgé ma conviction. » Fortunat Badimuene choisit de répondre à l’appel de Dieu et est ordonné prêtre le 22 août 2010. Il est incardiné dans le diocèse de Luebo. « Comme diacre, j’étais chargé de la communication dans mon diocèse. Après mon ordination, j’ai poursuivi cette fonction tout en étant nommé directeur d’une école secondaire. » L’abbé Fortunat fut également directeur spirituel au séminaire-propédeutique (années de préparation au grand séminaire).

En novembre 2013, après un petit séjour en Belgique pour une formation et un stage en gestion des organismes, il poursuit ses études à Madrid en théologie patristique (discipline qui traite de la doctrine, de l’œuvre et de la vie des Pères de l’Église). Parallèlement à l’Université ecclésiastique San Dámaso, il travaille en paroisse et dans les hôpitaux. « Je suis resté très attaché à l’Espagne, à sa population et à sa langue », reconnaît-il.

En novembre 2020, l’abbé Fortunat arrive à l’Université de Fribourg pour faire un doctorat. « J’ai choisi de faire mon doctorat à l’Université de Fribourg parce qu’elle est bilingue et caractérisée par une diversité culturelle. » Il avoue apprécier les études. « J’ai toujours évolué dans un milieu académique. Mes parents étaient enseignants. » Il est heureux de loger à Saint-Pierre, proche de l’université. Au sein de notre décanat, l’abbé Badimuene sera chargé d’accompagner les servants de messe et d’ouvrir la paroisse Saint-Pierre à la jeunesse.

Ce passionné de langues, spécialement de langues anciennes, aime également le foot, la musique classique et la lecture. « Je ne peux pas finir une journée sans prendre du temps pour lire. » L’abbé Badimuene est un homme d’écoute, il affectionne le dialogue authentique dans le respect des convictions de chacun.

 

 

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