Des bulles pour Jésus

Dans son église transformée en atelier, le bédéiste Alain Auderset déploie tout son génie créatif au service du Christ et de son message. Celui qui a rencontré Jésus dans une bulle, témoigne du coup de pouce de Dieu au quotidien.

PAR MYRIAM BETTENS | PHOTOS : JEAN-CLAUDE GADMER

L’auteur dans son atelier à Saint-Imier.

Votre première rencontre avec Dieu s’est faite au travers d’une BD. Vous êtes ensuite devenu bédéiste, un hasard guidé ?
Un hasard avec des majuscules ! Ces bandes dessinées étaient dans la poubelle de ramassage du vieux papier (ndlr. des magazines Tournesol édités par la Ligue pour la lecture de la Bible). Pour moi, ces BD étaient comme des miettes tombées de la table du Seigneur. Elles étaient extraordinaires, car rien de pareil n’existait dans mon monde. J’ai fait mon catéchisme, mais ce n’était pas présenté comme quelque chose à vivre. Plutôt des choses à faire, à apprendre, des rites et je n’en voyais pas l’intérêt. Ça ne me faisait pas rêver du tout. J’ai découvert Dieu dans cette BD et cela m’a vendu du rêve (rires). J’ai commencé à Lui parler, puis j’ai trouvé une Bible : j’avais accès à ce qu’Il voulait me dire. Cette relation personnelle avec Dieu a fait germer en moi toutes ces graines de créativité.

D’ailleurs, l’Atelier Auderset est une ancienne église reconvertie en lieu de création. Encore un clin d’œil divin ?
C’est certain ! Je n’avais absolument pas l’argent pour me payer une maison, loin de là. Même pas un rond de côté. J’ai dit à Dieu : « Tu m’aides ? » Un couple que je ne connaissais pas s’est pointé en me disant que Dieu leur avait parlé. Ils me tendent 100’000 francs et m’expliquent que j’ai 40 ans pour les rembourser. J’ai été à la banque avec ce prêt miraculeux, puis j’ai pu acheter ce lieu. C’est dingue, mais c’est Dieu !

Votre début de carrière avec la BD Idées reçues est pour ainsi dire miraculeux…
Oui complètement. J’ai été voir un imprimeur en lui disant que je voulais le meilleur pour cette bande dessinée. Nous n’avons donc pas lésiné sur la qualité… mais j’ai omis de lui dire que je n’avais pas un rond à ce moment-là. Avec des amis, nous avons prié. Un homme est venu à ma rencontre, il avait eu une vision de moi et m’a demandé ce qu’il pouvait faire pour m’aider. Je lui ai demandé s’il pouvait m’avancer l’argent pour l’impression de cette BD. Ce qu’il a fait. En francophonie, lorsque tu sors une bande dessinée et qu’elle se vend à plus de 2000 exemplaires, c’est considéré comme un succès. J’en ai imprimé 5000. Tout a été vendu en trois mois. Après cela cette BD a encore été écoulée à près de 66’000 exemplaires !

Pour vous, c’est quoi d’être un artiste chrétien ?
C’est un artiste connecté à Dieu pour pouvoir puiser auprès de Lui ce que tu donnes aux autres. Pas seulement aux autres chrétiens, mais aussi au reste du monde. On doit donner le goût (ndlr. en étant le sel de la terre), changer la mentalité qu’il y a autour de nous, être promoteurs de valeurs.

Comment réagissent les gens face à votre message ouvertement chrétien ?
Cela leur parle parce que c’est ce dont ils ont besoin. Ils aimeraient vivre avec Dieu quelque chose d’aussi absolu, mais beaucoup ne savent pas où ils en sont. Les croyants ont un peu tendance à vivre entre eux en pensant que cela n’intéresse pas les gens.

Les idées vous viennent spontanément lors de vos rendez-vous avec Dieu. Ne faudrait-il donc pas signer vos BD : Auderset et… Dieu !
C’est vrai ! D’ailleurs j’y ai déjà pensé (rires), mais je ne sais pas si cela serait bien compris. Alors je préfère que les gens Le découvrent eux-mêmes.

Biographie express

Après une formation de graphiste à la Haute Ecole d’arts appliqués de La Chaux-de-Fonds, Alain Auderset dessine ses premières bulles. En 2001, après sept ans de travail, il publie la bande dessinée Idées reçues. Suivent une dizaine d’autres, traduites en huit langues. Au total, il en écoule plus de 150’000 exemplaires. Dans un second temps, il se met à l’écriture avec ses Rendez-vous dans la forêt. Cette série à succès a donné un nouveau souffle à l’Atelier Auderset. Elle rend compte de la spiritualité qui anime l’auteur à travers, notamment, le temps qu’il consacre régulièrement à Dieu dans une forêt proche de chez lui. Il vit aujourd’hui dans son église-atelier à Saint-Imier.

Au total, Alain Auderset a écoulé plus de 150’000 BD.

Fin du monde, une histoire sans fin

Aujourd’hui encore, le message délivré par l’Apocalypse, l’un des livres les plus mystérieux de la Bible, se place en totale opposition avec un imaginaire populaire catastrophiste marqué par l’idée de « fin du monde ». Cette crainte possède pourtant des vertus utiles à la progression de l’être humain.

PAR MYRIAM BETTENS | PHOTOS : FLICKR, PXHERE, DR

L’avenir du monde et de l’espèce humaine cause nombre d’inquiétudes à nos contemporains. Les technologies de surveillance de masse, la crise climatique, la récente pandémie ou encore une guerre aux portes de l’Europe poussent à envisager les pires scénarios. Cherchant des réponses pour confirmer ou apaiser cette crainte, certains entrevoient dans les événements historiques des signes annonciateurs d’un cataclysme imminent. Pour cette raison, l’Apocalypse et ses étranges prophéties sur la fin des temps a souvent servi de support à un imaginaire catastrophiste florissant. Aucun écrit n’a autant agité les passions et les fantasmes sur la fin du monde. Alors que l’inconscient collectif ne garde trop souvent du texte que son interprétation « apocalyptique », le livre communément attribué à saint Jean porte un message d’espoir encore valable actuellement.

Happy end…

« C’est comme si on s’était arrêté avant la fin du livre », pointe Daniel Marguerat, professeur émérite de Nouveau Testament à l’Université de Lausanne. Cette remarque ferait presque sourire le dominicain Pierre de Marolles, spécialiste de l’Apocalypse. En effet, l’Apocalypse compte vingt-deux chapitres et « dès le chapitre quatre, bien avant l’arrivée de la fameuse Bête, le livre nous dit que l’agneau immolé (ndlr. Jésus) a déjà triomphé du mal qui ronge le monde ». Or, le dernier livre de la Bible traîne toujours une tenace réputation longtemps alimentée par la propension de certains théologiens et communautés religieuses « à lire le texte comme une sorte de calendrier de la fin des temps », indique encore Daniel Marguerat. A l’opposé de ce que l’Apocalypse tente de communiquer. Le frère dominicain attribue ce manque de curiosité pour le texte en lui-même parce qu’« inconsciemment les gens ont accepté que l’Apocalypse devait avoir une interprétation historico-prophétique dont ils ne possèdent pas les clés ».

Un pas en avant, deux en arrière

Les deux théologiens s’accordent à dire que la clé principale de lecture se trouve dans l’Ancien Testament. « Ce livre récapitule un peu tous les autres. Sans avoir un peu bourlingué dans la Bible, c’est l’overdose d’images et de vocabulaire biblique. Il faut faire le tour du propriétaire, s’imprégner de l’intelligence et du vocabulaire avant de revenir à ce dernier livre », conseille Pierre de Marolles. Daniel Marguerat rappelle tout de même « que l’auteur de l’Apocalypse se sert de métaphores et de figures pour parler d’un mal qui ronge, sans pour autant le nommer, afin qu’il soit toujours vrai ». Mais face à des crises, il est « rassurant de se dire qu’on sait », suppose Pierre de Marolles. Christan Grosse, professeur d’Histoire et anthropologie des christianismes modernes à l’Université de Lausanne va même plus loin en affirmant que « la crise valide les interprétations de type eschatologiques ou apocalyptiques ». Il poursuit : « Les récits prédisant des transformations profondes et violentes, voire la fin des temps, se sont multipliés au cours de l’histoire humaine. On en est toujours au même point. Mais ils ont une validité, car ils donnent sens à une expérience collective et permettent des mobilisations. »

Les hommes et les femmes de l’avenir

En effet, la crise, porteuse d’incertitudes, peut devenir un accélérateur, soit en cédant à la peur panique et en dévalisant les supermarchés de toutes ses denrées alimentaires, soit en s’en servant pour amorcer une mobilisation. Issu du grec krisis, étymologiquement parlant, le mot recouvre les sens de décision et de jugement. Autrement dit, cette rupture offre l’opportunité de sortir d’une voie toute tracée pour se remettre en question. A ce titre, Daniel Marguerat relève que « le message de l’Apocalypse doit être entendu sur deux notes : celui de la confiance et celui de la militance. Oui, le Mal ne détient pas le dernier mot sur l’avenir du monde et de l’humanité, mais ce Mal qui défigure l’humanité doit être combattu au nom de la victoire finale de Dieu. Le combattre c’est déjà dire que nous sommes les hommes et les femmes de l’avenir ».

L’Apocalypse se dévoile

Photos : Millenium production

La série documentaire Les 7 Eglises de l’Apocalypse sortie en novembre 2020 et déclinée en neuf épisodes de vingt-six minutes chacun, dévoile au spectateur le message prophétique délivré par l’auteur de l’Apocalypse aux premiers chrétiens. Pour mener cette enquête avec le plus d’objectivité possible, la production a fait appel à vingt-trois intervenants issus du monde entier et de confessions différentes, dont le frère Pierre de Marolles et Daniel Marguerat. Benjamin Corbaz, pasteur dans l’Eglise Evangélique réformée du canton de Vaud (EERV), a organisé en mai 2021 plusieurs soirées cinéma au sein de l’Eglise Martin Luther King Lausanne où il exerce son ministère. « Nous regardions deux épisodes et nous discutions ensuite ensemble de la manière dont cela nous questionnait sur notre identité de chrétiens. Il était très positif de voir une nouvelle compréhension du texte se dévoiler ». C’est dans cette même optique de « décryptage » que Matthieu Gangloff s’est lancé dans la rédaction de L’Apocalypse pour mieux vivre, un ouvrage de vulgarisation paru en 2016 aux éditions La Maison de la Bible. Le pasteur, aujourd’hui chargé de cours à l’Institut biblique de Nogent (France), est interpelé en 2014, par le succès d’un prétendu « eschatologue ». L’homme « avait soi-disant eu une révélation de Dieu sur la fin des temps » et prodiguait sa bonne parole au travers de trois tomes de quatre cents pages et d’événements réunissant plus de deux mille personnes. « Certains vont chercher dans les signes des temps tout ce qui pourrait être dit dans le texte, alors que d’autres considèrent l’Apocalypse comme un livre fermé de plusieurs sceaux qu’il ne faut surtout pas toucher. Ces deux attitudes permettent à des charlatans de manipuler les foules. » Sans chercher à produire « une énième contribution, mais plutôt une synthèse de ce que plusieurs théologiens ont déjà écrit », Matthieu Gangloff estime que « sans avoir réponse à tout, il est possible de dégrossir certains traits et d’être encouragé par ce livre, cela même si on ne comprend pas tout ».

Les sites archéologiques des sept Eglises présentées dans le documentaire se découvrent en Turquie.

10e Festival de films « visages » en fête !

« Talking about Trees », Documentaire de Suhaib Gasmelbari. Lundi 14 novembre, 18h, Cinéma Casino Martigny.

Depuis sa 1re édition en 2006, le festival « visages » a projeté 365 films sur les relations entre générations, les parcours de vie, l’art de vieillir. Soit une invitation par jour, à s’émerveiller, à se lever pour offrir des fleurs, à s’élancer dans un pas de danse. Organisé par Pro Senectute Suisse, en partenariat avec la Ville de Martigny, le festival « visages » propose 40 films projetés dans une dizaine de lieux. Un parcours dans la ville, un parcours dans la vie.

PAR OLIVIER TARAMARCAZ, INITIATEUR ET COMPOSITEUR DU FESTIVAL VISAGES
PHOTOS : DR

Vivre dans la reconnaissance

Les générations s’inscrivent dans un lien de proximité, de réciprocité, de bienveillance, de solidarité sociale et affective. Elles se forment par le côtoiement, dans la durée. Au croisement des saisons de la vie, l’attachement à l’identité par les racines, produit une espérance créatrice.

Quand j’étais enfant, j’occupais une part de mon temps dans le grenier de mes grands-parents. Cet espace de jeu m’a ouvert à des mondes nouveaux, me reliant à la mémoire, à l’histoire, via des objets, des lettres, des albums de photos dénichés dans des malles oubliées. J’ai ainsi découvert un temps enraciné dans une histoire. C’est en quelque sorte le projet du festival visages : partager un film comme l’on partage un morceau de pain à la table de l’amitié.

Reconnaître le visage de l’autre

Edmond Marc Lipiansky 1 parlant de l’identité relationnelle, écrit : « Autrui est, aux différentes étapes de la vie, un miroir dont chacun a besoin pour se reconnaître lui-même. » L’auteur des proverbes a exprimé la même pensée : « Comme dans l’eau, le visage répond au visage, ainsi le cœur de l’homme répond au cœur de l’homme. » (Proverbes 27.19) Le festival « visages » s’inscrit dans cette ligne : apprendre de l’autre, donner la primauté au relationnel. Cela signifie accepter de se raconter, de transmettre, dans le dialogue, dans la réciprocité, dans la bienveillance.

Marcel Proust a écrit dans « Le temps retrouvé » : « Une heure n’est pas qu’une heure, c’est un vase rempli de souvenirs, de parfums, de sons et de climats. » Ainsi lorsque nous nous posons la question : quel monde laissons-nous à nos enfants ? La réponse dépend de ce que nous leur avons légué. Dès lors, une autre question émerge : quels enfants vont construire le monde de demain ? Avec quelle histoire ? Avec quelles racines ? A partir de quelles traces ? De quels souvenirs ?

Donner la parole à la vie

Le festival « visages » invite à nous rapprocher de ce qui nous est proche. Les thèmes des films rejoignent les grandes questions : l’art de vieillir ; la transmission entre générations et entre cultures ; les enjeux de la migration ; l’impact des pertes dans nos vies. Les films du festival « visages » ouvrent vers un voyage intérieur. Ils donnent la parole à la vie.

Chaque vie est habitée par tous les instants vécus. Dès lors, chaque instant est toute une vie. Evoquer un instant, c’est non seulement parler de cet instant, mais de ce que je suis, de ce que cet événement fait que je suis qui je suis. La relation intergénérationnelle convie non seulement à se rapprocher de l’autre, mais à se rapprocher de soi, pour explorer des manières de se dire, de se lire, en présence de l’autre.

Apprendre à regarder

Le festival « visages » reflète le visage de personnes humbles, acceptant de se révéler. Une belle manière d’accorder de la valeur aux choses simples. Les choses simples se manifestent dans le quotidien des relations, dans les projets que nous menons avec les autres, dans la manière de vivre une épreuve, dans le fait de considérer la vie comme une aventure. Comment orienter nos actions en vue de rendre possible un monde ouvert ? L’imaginaire au cœur de la vie, le chemin choisi par le festival « visages », ouvre la fenêtre d’un cœur à cœur avec la vie.

Dans un récit, il y a tout à la fois dans une même phrase. Comme dans un concert, la note portée dans le présent est reliée aux précédentes et reliée aux suivantes, pour former une phrase musicale. Toute relation à la fois découvre un passé, écrit un futur, parle un présent. Avant la parole, la première langue c’est la présence. La parole s’appuie sur la qualité de la présence, sur les qualia, pour devenir à son tour qualia, parfum.

1 Lipiansky (E.M.) – « L’identité personnelle », in Ruano-Borbalan (J.-C.) – L’identité. L’individu, le groupe, la société, Auxerre, Editions Sciences humaines, 1998, 21-27.

10e Festival « visages » : 11 au 18 novembre 2022

Programme complet : www.festivalvisages.ch

Abonnement Festival : Fr. 80.– (au Manoir de la Ville de Martigny ou à Pro Senectute Suisse, au 021 925 70 10).

Entrée film : divers lieux : Fr. 10.– / Cinéma Fr. 15.– (AVS ; AI ; AC ; étudiants Fr. 10.–).

Contact : olivier.taramarcaz@prosenectute.ch

Sélection de films (www.festivalvisages.ch)

❱ Vendredi 11 novembre
Merci Venise
> Film d’ouverture 18h | Cinéma Casino, Martigny
Projection en avant-première. Documentaire de Geneviève Guhl (2020 / 77′)
Jacques Guhl, 100 ans, est un homme aux multiples facettes. Portrait du comédien, footballeur, poète, et de sa famille.
En présence de Geneviève Guhl et de Jacques Guhl

❱ Samedi 12 novembre
Soirée musicale
Vieillesses en-chantées, vieillesses en chansons
> 20h30, Fondation Louis Moret, Martigny
La chanson française fait la part belle à la vieillesse. Michel Billé et Didier Martz chantent quelques perles, de Brassens à Brel.

❱ Dimanche 13 novembre
Un jour pousse l’autre
> 11h, Cave Marie-Thérèse Chappaz, Fully
Documentaire de Bernard Boyer (2014 / 52′)
Charles et Edouard, deux frères, paysans montagnards, célibataires, partagent un quotidien hors du temps.
En présence de Bernard Boyer

❱ Lundi 14 novembre
Derniers Jours à Shibati > 20h30, Caves du Manoir, Martigny
Documentaire de Hendrick Dusollier (2018 / 59′)
Le dernier des vieux quartiers de Chongqing est sur le point d’être démoli. Le petit Zhou Hong et Mme Xue Lian, sont les témoins d’un monde bientôt disparu.

❱ Mardi 15 novembre
Les rivières
> 18h, Caves du Manoir, Martigny
Documentaire de Mai Hua (2019 / 95′)
En 2013, avec sa mère et ses deux enfants, Mai Hua ramène sa grand-mère du Vietnam en France. Un passé non résolu refait surface.

❱ Mercredi 16 novembre
Soirée courts métrages
> 20h30 | Fondation Louis Moret, Martigny

❱ Jeudi 17 novembre
Traces of a Landscape
> 20h30, Fondation Louis Moret, Martigny
Documentaire de Petr Zaruba (2020 / 65′)
Né à Prague, Jan Jedlička, artiste peintre, graveur, photographe, peint à partir d’encres issues des terres qui inspirent ses toiles et ses estampes.

❱ Vendredi 18 novembre
My Kid / Here we are
> 18h | Cinéma Casino, Martigny
Fiction de Nir Bergman (2021 / 94′)
Aharon a consacré sa vie à son fils Uri, autiste. Alors qu’il est jeune adulte, sa mère veut le placer dans un centre. Aharon ne s’y résoud pas, et décide de s’enfuir avec son fils.

Le festival offre 5 billets aux lectrices et lecteurs de L’Essentiel. Appelez le secrétariat de la paroisse au 027 722 22 82 pour les obtenir (un seul billet par personne).

Revivre les gestes de convivialité paroissiale: de l’eucharistie aux agapes

Cela semble une banalité aujourd’hui – voire anachronique – de dire que nous reprenons peu à peu conscience du plaisir des gestes de convivialité au sein de nos communautés.
Le repas des bénévoles et la fête patronale à Sainte-Thérèse en sont les illustrations les plus enthousiastes de ce début d’automne 2022.

PAR ANNE-MARIE COLANDRÉA | PHOTOS : DR

Le repas des bénévoles est l’occasion de retrouver toutes les personnes qui offrent de leur temps et de leurs talents: des enfants et jeunes de la Maîtrise, des membres du chœur mixte, aux personnes de l’accueil lors des messes dominicales, des lecteurs, des ministres de l’eucharistie aux personnes engagées dans le service de la sacristie, des catéchistes et toute autre personne œuvrant pour la vie paroissiale. Tous et toutes ont partagé, avec gourmandise, les agapes aux goûts et couleurs ukrainiennes. Ce repas offert aux bénévoles de Sainte-Thérèse est aussi l’occasion de soutenir une communauté sœur par les liens caritatifs : ainsi l’amitié née des relations pastorales avec le Père Sviatoslav ont permis cette rencontre.

 

La fête patronale est à la fois l’expression de l’attachement à la Petite Thérèse, avec gratitude, et de l’émerveillement face à la beauté des expressions de la foi. Cette beauté s’exprime dans la liturgie, dans les nombreux bouquets de roses – symbole cher à Thérèse – dans l’église comme dans les locaux avec toute l’attention offerte pour recevoir les paroissiens qui ont pu participer au buffet. C’est aussi l’occasion de se retrouver avec la communauté polonaise qui réside à Sainte-Thérèse. Plus que les mots ce sont les sourires sur les visages rayonnants, les rencontres qui se tissent entre fidèles de longue date et les nouveaux arrivés et l’enthousiasme des enfants qui donnent le ton de cette fête aux cultures multiples, en communion sous le patronage de la sainte. Les enfants ayant fait connaissance avec la Petite Thérèse au caté, sont venus nombreux, entrainant leur famille, pour venir fêter celle qui est comme eux. Ils ont manifesté leur joie en honorant pleinement chaque étape de cette journée avec les jeunes bénévoles venus les accompagner du déjeuner à l’animation des jeux.

Un grand merci à tous les participants et à tous ceux et toutes celles qui contribuent à la réalisation de ces moments de communion.

D’une naissance à l’autre

FABIENNE GIGON, REPRÉSENTANTE DE L’ÉVÊQUE À GENÈVE
PHOTO : CATH.CH

Chère Lectrice, cher Lecteur,

Il se trouve que je suis enceinte. Voilà une drôle de temporalité qui vient s’inscrire sur deux plans. Le premier est bien sûr relatif à mon entrée en fonction. Cette éventualité fut annoncée à l’évêque dès sa demande de le représenter formulée et à l’équipe que j’ai rejointe lors du discernement. La « prise de risque » acceptée de toutes parts, voici que les projets étaient confiés dans les mains de Dieu. Le Seigneur fait grâce à mon couple d’une prompte grossesse et pour ce « miracle » parfois banalisé, je lui suis infiniment reconnaissante. Je porte dans mes prières les couples pour qui ce projet prend plus de temps à se réaliser et ceux qui doivent trouver une autre façon de porter du fruit dans la vie. J’ai beaucoup d’humilité face aux chemins que la vie nous fait emprunter au cours de notre existence.

Durant cette nouvelle réalité qu’il m’est offert de vivre, j’ai été émue des mots de l’évêque qui questionnait : « quelle Eglise serions-nous si nous ne pouvions pas nous réjouir de toute naissance et l’accueillir avec confiance ». Aussi, j’ai été très touchée d’entendre d’une amie de rite oriental que les femmes enceintes, porteuses en elles de la vie, sont sollicitées pour bénir qui le leur demande. Voici l’un de mes bonheurs depuis quelques mois, bénir largement. Je le mets au service de mes rencontres et de l’Eglise à Genève, appelant les bénédictions du Seigneur.

L’autre temporalité qui me rejoint est celle de la Nativité, puisque mon accouchement est prévu en décembre. Je pense à Marie qui rencontre sa cousine Elisabeth, et à cette magnifique visitation qui met au jour, par le tressaillement des enfants dans les ventres, la magnificence du Seigneur et son désir d’être proche de notre humanité. Je pense à Marie, sur les chemins du recensement jusqu’à Bethléem. Dès la fin de ce mois, nous sommes invités à cheminer avec Joseph et elle vers l’avènement de la naissance extraordinaire de Jésus. Car oui, le temps de l’Avent démarre ce 27 novembre déjà. A chacune, à chacun, je souhaite de tout cœur un bon mois de novembre et un beau cheminement avec la Sainte Famille. Qu’il nous amène à accueillir l’Enfant Dieu dans notre quotidien et à approfondir toujours plus le mystère de sa lumineuse présence !

Un parcours «providentiel»

PAR MYRIAM BETTENS
PHOTO : CATH.CH / BERNARD HALLET

Officiellement fondée en 2017, après l’ordination de Naseem Asmaroo, la communauté chaldéenne catholique compte environ deux cent cinquante familles en Suisse, dont une trentaine à Genève qui se réunit le dernier samedi du mois à l’église Sainte-Marie du Peuple.

Un pont entre l’Orient et l’Occident

Imprégné de la culture et de la spiritualité orientale de son église, Naseem Asmaroo, originaire d’Irak, arrive en Europe en 2007. D’abord la Belgique, où il termine ses études, avant de se rendre en Suisse pour y rejoindre Lusia, qu’il épouse en 2010. Il nomme les opportunités offertes par l’Eglise en Suisse : « providence ». Ces signes du destin se matérialisent par un engagement en tant qu’agent pastoral laïc pour l’Eglise catholique dans le canton de Vaud (ECVD). En 2017, il est ordonné prêtre dans l’Eglise chaldéenne catholique et sillonne depuis une grande partie de la Suisse romande pour célébrer autant les messes que les mariages ou les baptêmes de cette communauté attachée à son héritage spirituel. C’est ensuite Mgr Morerod qui propose personnellement à Naseem Asmaroo de faire une demande de « bi-ritualité » auprès de Rome. Celle-ci lui est accordée en février 2018. Depuis, le Père Asmaroo célèbre dans les deux rites. « C’est une grâce de vivre cela. Il y a une réelle complémentarité entre ce que je vis avec les fidèles de l’église chaldéenne et les fidèles de l’église latine. C’est une grande richesse et une manière pour moi de construire un pont entre les deux cultures et les deux spiritualités ». D’ailleurs, toutes les messes sont célébrées en araméen, en arabe et en français. Ainsi, quiconque le désirant peut se joindre à la communauté.

Catholicité à tous niveaux

Loin de chercher à « créer une église dans l’Eglise. C’est une manière de perpétuer notre culture en encourageant à vivre pleinement les autres dimanches avec les paroisses locales. Ici, nous nous sentons vraiment chez nous. L’accueil que nous avons reçu donne un bon exemple aux nouvelles générations d’une intégration vécue et non imposée ».

Une dignité inaliénable

Créée en 1988 à l’initiative des trois Eglises officielles du canton de Genève, catholique romaine, catholique chrétienne et protestante, l’Aumônerie Genevoise Œcuménique auprès des requérants d’asile (AGORA) se bat, hier comme aujourd’hui, pour contrer les idées reçues et remettre au centre de toute discussion la dignité humaine.

PAR MYRIAM BETTENS
PHOTOS : OLIVIER CHANSON, ECR

Depuis 1993, on dénombre plus de 48’000 personnes décédées en essayant de fuir vers l’Europe. La plupart noyées dans la mer Méditerranée. D’autres abattues aux frontières. Des hommes, des femmes, des jeunes, des enfants, des bébés. Ceux qui survivent aux barricades de la forteresse Europe ne s’attendent pas à trouver un sol inhospitalier qui leur réserve bien souvent un parcours digne des Douze travaux d’Astérix avant l’obtention du droit d’asile.

« La migration et l’asile sont perçus comme un poids. Or, ils font partie de l’histoire et de l’ADN de Genève. D’ailleurs, le développement de l’industrie horlogère aurait été différent sans eux », pointe Virginie Hours. Mais les préjugés sont tenaces. « Trop souvent j’entends la formule : ils viennent en Europe, car ils s’imaginent que la vie y est plus facile. On oublie que la grande majorité d’entre eux aurait préféré rester chez eux au lieu d’être contraints à l’exil ». Virginie Hours fait partie de l’équipe d’aumôniers et bénévoles à pied d’œuvre dans différents lieux du canton : tels que la zone de transit de l’aéroport de Cointrin, dans les établissements de détention administrative, dans les différents logements où les requérants résident sur le territoire.

« De nombreuses situations trouveraient des issues simples et humaines si le droit était appliqué, car les dispositions législatives existent et prévoient les conditions d’accueil ou de régularisation des personnes ». L’Eglise a un vrai rôle de garde-fou à jouer afin de « rappeler sans cesse qu’il s’agit d’hommes et de femmes tous uniques et qui méritent le respect ».

 

Au service, mais comment ?

Une chose que l’AGORA accomplit et dont on ne se rend peut-être pas compte ?

Virginie Hours : Nous faisons partis d’un « réseau », celui des aumôniers suisses qui travaillent dans le domaine de l’asile. Nous nous rencontrons à Berne deux fois par an afin d’échanger sur la situation existante dans les Centres fédéraux d’asile (CFA), un partage d’expérience et d’information. Ces contacts nous permettent ainsi de suivre des personnes que certains collègues accompagnent déjà au sein d’un CFA lorsqu’elles sont affectées au canton de Genève. Aussi, il n’y a pas de rupture. Ces instances sont importantes également pour mener certaines réflexions ou négociations avec Berne. Actuellement par exemple, un accord-cadre avec le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) est en cours de renégociation et un travail de réflexion est mené sur la présence d’aumôniers musulmans, présence que nous appelons de nos vœux.

Quel « service » apportez-vous aux Genevois de manière générale ?

VH : Nous intervenons régulièrement dans les écoles, à la demande des enseignants, pour présenter l’AGORA et rendre plus tangible la question de la migration et de l’accueil. Nous essayons ainsi de contribuer à casser certains préjugés ou certaines peurs. Nous intervenons aussi en appui du travail de la coordination asile lors de temps forts ou en sollicitant que l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) applique simplement les règles en transmettant des dossiers à Berne. Nous ne sommes pas dans une logique de confrontation, mais de compréhension et de reconnaissance. Il s’agit aussi de permettre la construction de pont entre les Genevois et les personnes de l’asile et de susciter la réflexion. C’est pourquoi, par exemple, nous avons répondu positivement à la demande de l’Espace Madeleine. Celui-ci proposait de nous y impliquer le mois dernier en animant deux soirées dans le cadre de l’exposition Les Pèlerins afin de susciter la réflexion sur les liens entre pèlerinage, asile et migration.

Une pastorale pour rendre visible

La Pastorale des familles de l’Eglise catholique romaine à Genève a officialisé l’accueil pastoral et spirituel des personnes LGBTIQ+ et de leurs familles ainsi que sa collaboration avec l’Antenne LGBTI Genève de l’Eglise protestante genevoise (EPG). Le 1er septembre dernier, à l’occasion d’une soirée témoignage, un prêtre a partagé la manière dont il concilie son homosexualité et sa vocation ecclésiale. Le point avec Anne-Claire Rivollet, responsable de la Pastorale des familles.

PROPOS RECUEILLIS PAR MYRIAM BETTENS
PHOTO : ECR

Vous avez évoqué lors de la soirée une rencontre avec Mgr Morerod. Que vous a-t-il dit ?

Il était au courant du témoignage du prêtre et m’a remerciée d’oser porter ce dossier.

Depuis le témoignage du prêtre, quelles ont été les réactions ?

Beaucoup de remerciements et d’encouragements, mais également des paroles moins bienveillantes. Certaines personnes ont l’impression que cela met l’Eglise en péril.

Le fait que cet accueil se fasse sous l’étiquette Pastorale des familles heurte les croyants ?

Oui bien entendu. Dans la tradition catholique, la famille naît du sacrement du mariage et donc de l’union d’un homme et d’une femme. Lorsqu’on parle d’un couple de même sexe, l’aspect de procréation disparait et cela va à l’encontre de l’image de la famille prônée dans l’Eglise. La Pastorale des familles se veut le lieu de départ d’une pastorale LGBT : le tremplin pour qu’elle prenne son envol.

Qu’avez-vous voulu officialiser, car de facto « l’accueil » existe déjà ?

En effet, il existe déjà des lieux pastoraux qui accueillent ces personnes dans la bienveillance, mais ce n’est pas le cas partout. L’officialisation est une manière de montrer que la question existe bel et bien en église et que nous n’allons pas l’esquiver.

Comment cet « accueil » va-t-il se matérialiser ?

Nous allons organiser des temps spirituels en collaboration avec l’Antenne LGBTI. Je fais d’ailleurs partie du comité liturgique qui se met en route. Il y a aussi tout l’aspect de la recherche théologique et nous allons mettre sur pied un groupe avec des théologiens et des personnes concernées afin de travailler sur cette question.

Justement, le Catéchisme de l’Eglise catholique est souvent évoqué pour condamner l’homosexualité…

La théologie catholique autour de la distinction entre l’être et l’acte et la manière dont le comportement des personnes est qualifié doit être repensée. Les actes sont jugés et non la personne, mais il n’est pas possible de dissocier pleinement les deux. Cette question est complexe, car elle concerne avant tout l’anthropologie sous-jacente à la foi et à la théologie. Aujourd’hui, il n’est plus possible de mettre de côté la dimension incarnée de l’humain.

Une proposition…

… pour plonger dans les histoires et imaginaires de nos rues

Des mots soufflés par des panneaux accrochés à des arbres en ville de Genève invitent à plonger dans les histoires qui remplissent nos rues et font les identités singulières de notre ville. Pour écouter ces récits, tissés entre la préhistoire et le futur, on saisira avec son smartphone les codes QR suspendus dans les branchages et on glissera ses écouteurs dans ses oreilles. Des voix de comédiennes donnent vie, d’arbre en arbre, à ce fourmillement d’histoire(s), d’imaginaire et de vécu.

Trois possibilités pour plonger dans ces parcours-récits :

• Les codes QR :

– vous choisissez un parcours en vous rendant sur la page hypercity.ch/parcours et vous notez le point de départ pour le parcours sélectionné,

– en saisissant avec votre smartphone les codes QR accrochés aux arbres, vous atterrissez directement sur les podcasts de chaque halte et sur les autres contenus liés à chaque lieu.

• Par GPS / Géolocalisation :

– vous choisissez un parcours en vous rendant sur la page hypercity.ch/parcours

– vous activez le bouton « GPS » sur le plan,

– vous autorisez Hypercity à accéder à votre localisation si votre appareil vous le demande,

– vous repérez votre position (vous êtes le point bleu sur le plan),

– et vous cliquez sur « Commencer le parcours ».

• Par un « simple » clic :

– vous choisissez un parcours en vous rendant sur la page hypercity.ch/parcours

– vous cliquez sur le n. 1 dans le plan ou dans la liste « Les haltes »,

– après avoir écouté le contenu d’une halte, vous cliquez sur « Poursuivre le parcours », puis sur le no suivant dans le plan, et ainsi de suite…

… pour visiter Genève en répondant à des devinettes

Une application mobile gratuite, dénommée Ouchui, a débarqué à Genève : elle permet de découvrir des lieux de la Cité de Calvin, mais aussi de Lancy ou Carouge, en répondant à des devinettes sur les lieux visités. Au fil d’une enquête faisant appel à la culture générale, la rapidité et le sens de l’observation, ce jeu de piste vous conduira à travers diverses zones géographiques et thématiques tout en satisfaisant votre curiosité grâce à diverses anecdotes et faits historiques. Rendez-vous sur ouchui.ch avec votre smartphone pour commencer à explorer votre ville.

Thèmes et rubriques 2023

Thèmes 2023

Mois Sujet
Janvier Mobilité-immobilité des fidèles (Thierry Schelling)
Au vu des regroupements de communautés, de célébrations et d’équipes pastorales au service de grands territoires, d’aucuns se plaignent : il nous faut aller à la messe dans l’église d’à-côté ! Qui se trouve à 700 mètres! A l’ère de la mobilité douce et aérodynamique, où l’on fait des kilomètres – et à tout âge ! – pour les vacances, les courses, les visites chez le médecin, les sorties culturelles, on freine des quatre fers pour changer d’église pour « sa » messe dominicale. Pourquoi ? Tentative de réponse… critique..
Février La solitude du prêtre (Calixte Dubosson)
« Veillez sur vous-mêmes et sur tout le troupeau. » Cette recommandation de saint Paul (Ac 20, 28) invite les responsables de communauté à prendre soin d’eux-mêmes. Beaucoup de prêtres aujourd’hui ressentent une réelle solitude et un découragement face à la mission qui leur est confiée. A la suite des scandales, le prêtre n’apparaît plus comme le garant d’un comportement moral indéfectible. Soupçonné, il ne peut plus donner une image de solidité et de vérité et son ministère s’en trouve ainsi fragilisé.
Mars Archéologie biblique (Pierre Guillemin)
Le Nouveau et l’Ancien Testament citent de très nombreux lieux, bâtiments, personnalités historiques. Est-ce pure invention ou pouvons-nous, au contraire, en retrouver la trace par une exploitation scientifique des recherches archéologiques menées aux endroits supposés du droulement des récits? A la lueur des découvertes, comment pouvons-nous réconcilier le Sacré et la réalité des faits ?
Avril Mortellement vôtre (Myriam Bettens)
Parler de la mort est peu plaisant. Tellement peu qu’elle a été reléguée en marge et confiée à des personnes qui savent s’en occuper sans trop faire de bruit. Le Covid l’a ramenée sur le devant de la scène, et avec fracas. Ne serait-il pas temps de lui redonner sa place au sein de notre société. Au sein de la vie ?
Mai Comment comprendre la baisse des vocations en Europe ? (Calixte Dubosson)
La constatation est générale : les vocations religieuses et sacerdotales dans les pays occidentaux sont en baisse constante, contrairement à d’autres continents. Il n’est pas si facile de discerner les causes d’une telle situation. Il est donc important de ne pas tomber dans des considérations simplistes pour expliquer ce phénomène, mais de rechercher les origines de la dévalorisation d’un idéal si apprécié et si recherché dans la vie de l’Eglise.
Juin Athée souhaits (Myriam Bettens)
Vous aussi cela vous fait tousser de lire que les athées sont en voie de disparition alors qu’on parle sans arrêt d’une baisse de sentiment religieux ? Paradoxalement, cette classe « d’incroyants » est bien en voie d’extinction selon de récentes recherches. Faut-il alors créer un biotope protégé pour la préserver ?
Juillet-août Restaurer le patrimoine (Amandine Beffa)
Si les notions de préservation du patrimoine et de restauration sont désormais incontournables, elles sont toutefois récentes. En effet, avant le XIXe siècle, c’est le besoin et les goûts du moment qui orientaient les décisions. Aujourd’hui des questions profondes accompagnent les grands chantiers : quel est le sens d’un lieu ? Parle-t-il du passé ? Est-il au service des hommes de ce temps ? Est-il fonctionnel ? Autant d’interrogations qu’abordera cet éclairage.
Septembre Médecin et chrétien (Pierre Guillemin)
Maladies et traumatismes sont le quotidien des médecins. Le médecin soigne, guérit (très souvent) mais, comme le chrétien, il se trouve confronté à des questions difficiles d’éthique, de choix. Comment la foi chrétienne d’un médecin l’aide-t-elle dans son combat pour la vie ?
Octobre Cathé connecté ! (Thierry Schelling)
Le catéchisme ou la catéchèse ? Des chants à la guitare ou des concerts de Push Up (groupe de musique chrétienne) ? Des leçons avec quiz et découpages ou des mangas, voire des Escape rooms ? Transmettre une religion nécessite des moyens pertinents; la jeunesse (enfants, ados et jeunes adultes) a besoin qu’on l’évangélise avec des moyens de son temps. Nos méthodes sont-elles actuelles, actualisables ? Quel type de transmission pour la mission aujourd’hui ? Panorama.
Novembre Les reliques (Amandine Beffa)
Les reliques posent de nombreuses questions. Certains n’y croient pas du tout, mettant notamment en cause leur authenticité, alors que d’autres parcourent des kilomètres pour pouvoir en vénérer. Au-delà de la découverte des beaux reliquaires de Suisse, nous pouvons nous demander ce que sont les reliques et si elles sont réellement nécessaires à notre foi.
Décembre Evangélistes et auteurs du Nouveau Testament (François-Xavier Amherdt)
Qui sont les évangélistes et notamment Luc, l’auteur des Actes ? Qui est Paul, quelles sont les épîtres qui viennent de lui ? Et Jacques, Pierre et Jean, les auteurs des Lettres qui leur sont attribuées ? Le rédacteur de l’Apocalypse est-il le même que celui du 4e évangile ? Voilà quelques questions auxquelles l’Eclairage vise à répondre brièvement : situer les auteurs des écrits du Nouveau Testament permet d’entrer plus profondément dans leur intelligence.

Rubriques 2023

Les rubriques constituent le fil conducteur de chaque magazine. Voici celles que la Rédaction romande vous propose en 2023.

En 2023, nous vous proposons deux nouvelles rubriques

sous la plume de Pierre Guillemin qui rejoint la rédaction romande

Merveilleusement scientifique : l’objectif de cette rubrique est d’illustrer, par des exemples concrets, la démarche scientifique d’hommes et de femmes d’Eglise dans leur quête de la compréhension de notre monde.

sous la plume de Myriam Bettens, en remplacement de « Faire recette »

Saint aujourd’hui : le saint ou le bienheureux n’est pas seulement celui qui a vécu il y a longtemps, dans un pays et un contexte différents des nôtres. Il peut être compatriote, contemporain et vivre dans des conditions assez semblables aux nôtres. A une différence près : il a fait le choix (parfois radical) de se mettre à la suite du Christ.

Magazine au format B5

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-5 Eclairage Tournus de la rédaction
6 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
7 Le Pape a dit… Thierry Schelling
8 Carte blanche diocésaine Tournus externe
9 Jeunes et humour M.-C. Follonier
Pascal Ortelli
Calixte Dubosson
10-11 Small Talk Myriam Bettens
12 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
13 Paroles de jeunes, parole aux jeunes Tournus externe
14 Merveilleusement scientifique Nouveau! Pierre Guillemin
15 Saint aujourd’hui Nouveau! Myriam Bettens
16 En librairie Calixte Dubosson

Magazine au format A4

Pages Rubrique Auteur
1 Edito Tournus de la rédaction
2-3 Eclairage Tournus de la rédaction
4 Ce qu’en dit la Bible François-Xavier Amherdt
4 Le Pape a dit… Thierry Schelling
5 Au fil de l’art religieux Amandine Beffa
Jean-Claude Gadmer
6 Small Talk Myriam Bettens
7 Merveilleusement scientifique Nouveau! Pierre Guillemin
8 Paroles de jeunes, parole aux jeunes Tournus externe
8 Carte blanche diocésaine Tournus externe

Pour les journaux A4, la possibilité existe de reprendre librement les rubriques des magazines B5 qui ne sont pas contenues dans le Cahier romand.

Marcher et prier ensemble

PAR DORIS BUCHARD | PHOTO : WWW.TOURISME-TARN.COM

Marcher, oui, mais vers où ?
Aide-nous, Seigneur, à nous diriger constamment au centre, pour nous reconnaître sarments greffés sur l’unique vigne qui est Jésus.
Aide-nous à nous aider mutuellement afin de rester unis et de porter des fruits autour de nous.
Aide-nous à laisser sur le bas-côté les péripéties existentielles et quotidiennes.
Ainsi notre marche sera convaincue vers le monde afin d’y porter la présence du Seigneur.

Prier, oui, mais comment ?
Dans notre prière aussi, comme sur le chemin, nous ne pouvons pas avancer seuls.
Aide-nous Seigneur, par la grâce de Dieu à la diffuser harmonieusement entre les croyants qui s’aiment.
Aide-nous à prier les uns pour les autres car chacun est une rencontre sur notre chemin.
Aide-nous à être unis dans la prière comme Tu nous l’a appris.
Ainsi, notre prière sera convaincue pour les autres et le vent de l’Esprit soufflera et nous inspirera.
Alors oui PRIER et MARCHER ENSEMBLE aura du sens.

« Chrétien dans un monde qui ne l’est plus »

PAR L’ABBÉ AIMÉ MUNYAWA
PHOTOS: ODIE ARIANE, JEAN-CLAUDE GADMER

Aux jours d’aujourd’hui, il n’est pas rare d’entendre des voix qui disent: «ce monde est pourri» ou encore «tout a changé on ne sait plus où on va». Toutes ces expressions et tant d’autres encore de même nature prouvent à suffisance combien le changement d’époques est parfois déconcertant. S’il n’impose pas un véritable défi ou challenge comme ce fut à l’époque des dinosaures, il exige tout de même des efforts assez particuliers d’adaptation pour se mettre à jour ou de renoncement pour se forger un nouveau style de vie.

« Appelé aujourd’hui à être témoin par des compromis sans compromissions.»

Les chrétiens, dans leurs efforts quotidiens de sainteté et de rectitude morale, se trouvent aussi à la croisée des chemins où ces mutations sociétales et éthiques peuvent tantôt s’emboîter ou tantôt s’opposer. Mais il faut que la marche continue dans une série de compromis sans compromissions. Le défi est de taille quand on veut être une personne de son temps, de son milieu tout en restant un véritable chrétien, c’est-à-dire un aspirant du ciel. Comment vivre avec le cœur au ciel et les pieds sur la terre sans que la terre ne remplisse le cœur ? Rien de nouveau sous le soleil. Le Seigneur Jésus avait déjà prévenu ses disciples en leur disant : « Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. » Cette recommandation incite les chrétiens de tous temps à rester comme de véritables lumières pour leur temps et pour leur époque. Pourtant, moult voix invitent fidèles et pasteurs de l’Eglise à s’adapter tant à l’époque qu’à la société. Mais concrètement, à quoi l’Eglise et ses fidèles doivent-ils s’adapter ? Le défi des compromis sans compromissions se révèle être une architecture complexe et sans formule prédéfinie. Il faut du bon sens au rendez-vous ! Or, le bon sens n’étant pas toujours la chose la mieux partagée par l’humanité, l’urgence est à l’humilité du Christ pour porter sur notre société le même regard d’amour qui incite au service.

Bâtisseurs de paix

 

TEXTES ET IMAGES
PAR MADEP-ACE ROMAND

A l’écoute des enfants qui s’interrogent très sérieusement sur leur avenir, le MADEP-ACE propose cette année d’aborder la thématique de la paix avec le slogan:

« Bâtisseurs de paix ! »

Ce thème étant très vaste, nous avons choisi de le développer à travers quatre clés qui sont les suivantes:

Respecter: « Agir, non seulement pour cultiver (labourer, défricher, travailler) notre terre, mais également pour la garder (sauvegarder, soigner, surveiller) » (Laudato Si) afin de la conserver pour les générations futures.

Coopérer : Agir, travailler ensemble en vue de quelque chose, participer, concourir à une œuvre ou à une action commune en laissant une large place aux jeux de coopération qui poursuivent les objectifs de notre Mouvement.

Nuancer : Eveiller l’esprit critique en dépassant la vision binaire (vrai / faux, bien / mal…) pour entrer dans une manière de penser qui transforme l’intériorité pour accueillir l’inattendu et pouvoir ainsi vivre de manière plus fraternelle.

Pardonner : Devenir de vrais bâtisseurs de paix en devenant des exemples vivant d’actions pouvant nous y conduire, le principal moyen d’y parvenir étant, selon le pape François, le pardon qui permet d’élargir nos cœurs et obtenir la paix à laquelle nous aspirons tous.

A l’aide de ces thématiques, qui aident à bâtir la paix quotidiennement dans les différents milieux où vivent les enfants, chacun d’entre eux pourra ainsi développer une empathie envers l’autre afin de mener une vie heureuse dans une société en paix et vivre de la parole de l’évangile :

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu ! » (Mt 5, 9)

Oui, Jésus est venu apporter la paix. C’est un don de Dieu qui nous donne confiance pour traverser ensemble les difficultés et les conflits dans l’espérance d’une vie heureuse pour chacun. Contrairement à la paix du monde qui serait absence de guerre, la paix de Dieu nous mobilise en profondeur.

Etre bâtisseurs de paix est ainsi une attitude à adopter à chaque instant pour favoriser une dynamique qui rend possible de vivre ensemble afin de contrer la violence, d’apprendre la tolérance, le respect et l’harmonie.

Lors des rencontres qui se déroulent une fois par mois, il sera donné une couleur particulière à notre démarche du « voir / comprendre / agir » qui deviendra « respecter / nuancer / coopérer, pardonner ».

Si des enfants souhaitent rejoindre ou créer une équipe ou des adultes désirent devenir accompagnateurs d’équipes, vous pouvez prendre contact avec Pascale Delaloye au 078 661 48 90 ou par mail : pascale.
delaloye@paroisses-herens.ch.

Synode 2023…

… qu’attend Dieu de son Eglise du troisième millénaire ?

PAR L’ABBÉ ROBERT NIÊM | PHOTO : DR

A l’occasion du 50e anniversaire du synode des évêques en 2015, le pape François a insisté sur l’égale dignité des baptisés. Ceux-ci ont tous un rôle à jouer dans l’Eglise et forment ensemble un unique Peuple de Dieu. C’est dans cette perspective que le prochain synode mondial aura lieu. Il se déroule en trois étapes: une consultation dans tous les diocèses, une synthèse au niveau des conférences épiscopales et, pour terminer, un débat au niveau continental.

Le dimanche 17 octobre 2021, le synode a été officiellement inauguré par une liturgie dans chaque diocèse du monde catholique; il prendra fin en octobre 2023. Que signifie le mot «synode»? Synode, du grec synodos, signifie «chemin parcouru ensemble», d’où sa dénomination d’assemblée délibérante. Il réunira, en octobre 2023 à Rome, des évêques du monde entier pour discuter de la Mission de l’ensemble de l’Eglise et de l’Unité de la foi en son sein. Par la suite, se fera la mise en œuvre des orientations votées.

Pour une Eglise synodale : communion, participation et mission. Notre diocèse LGF a organisé des échanges, des enquêtes et des débats sur les expériences et les attentes des fidèles envers une Eglise synodale. Notre Unité Pastorale Sainte-Claire a également mis sur pied une démarche synodale intéressante par deux soirées : mardi 22 et mercredi 23 février 2022. Celles-ci ont réuni une soixantaine de personnes qui ont exprimé de nombreux vœux. Le CUP a retenu deux pistes les plus importantes à ses yeux qui seront discutées lors des prochains conseils de communauté en automne: la liturgie et la place des jeunes dans un proche avenir.

Nous sommes au seuil de ce processus. Poursuivons donc notre chemin conjointement, avec confiance, enthousiasme, fidélité et surtout avec un amour fraternel et solidaire, dans l’unité et dans le souffle de l’Esprit Saint. C’est là le chemin de la synodalité que Dieu attend de chaque baptisé de son Eglise. Amen! Alléluia.

Synodalité, où en sommes-nous?

A l’issue de la phase diocésaine (automne 2021-printemps 2022) et après la rencontre suisse du 30 mai à
Einsiedeln, on peut se demander où en est le processus synodal lancé par le pape François en vue du Synode des évêques en automne 2023.

Le soufflé est-il déjà en train de retomber ? Tout au contraire, mais il faut du souffle pour accompagner sur la durée ce pro- fond renouveau souhaité pour l’Eglise. La Conférence des évêques suisses a publié la synthèse nationale envoyée à Rome, et la suite du processus fera l’objet d’une réflexion sur le plan de chaque continent.

Faut-il attendre des changements structurels immédiats ou de nouvelles règles rela- tives à la question des ministères? Si l’on se souvient que la synodalité, dans l’esprit du Pape, est avant tout une attitude spirituelle et une manière d’être Eglise en ce temps, rien n’empêche d’œuvrer déjà à la mise en œuvre de ce «marcher ensemble» dans toutes nos activités pastorales.

Prière pour le Synode

PHOTO : PXHERE

Chaque session du Concile Vatican II a commencé par la prière Adsumus Sancte Spiritus, premiers mots de l’original latin signifiant «Nous nous tenons devant Toi, Esprit Saint», qui a été utilisée historiquement lors des conciles, synodes et autres rassemblements de l’Eglise depuis des siècles et étant attribuée à Saint Isidore de Séville (vers 560 – 4 avril 636).

Nous voici devant Toi, Esprit Saint;
en ton nom, nous sommes réunis.
Toi notre seul conseiller,
viens à nous, demeure avec nous,
daigne habiter nos cœurs.
Enseigne-nous vers quel but nous orienter ;
montre-nous comment nous devons marcher ensemble.
Nous qui sommes faibles et pécheurs,
ne permets pas que nous provoquions le désordre.
Fais en sorte que l’ignorance ne nous entraîne pas
sur une fausse route
ni que la partialité influence nos actes.
Que nous trouvions en Toi notre unité,
sans nous éloigner du chemin de la vérité et de la justice,
en avançant ensemble vers la vie éternelle.
Nous Te le demandons à Toi,
qui agis en tout temps et en tout lieu,
dans la communion du Père et du Fils,
pour les siècles des siècles.
Amen.

Les anges dans nos campagnes

PAR MYRIAM BETTENS
PHOTOS: DR

Omniprésents dans les églises et nombre de représentations artistiques, les anges imprègnent l’imaginaire populaire. Pour l’Eglise catholique, l’existence des anges est une vérité de foi, marquée chaque 2 octobre par la mémoire liturgique des saints Anges gardiens.

Lorsque les bébés naissent, ils posséderaient toute la Connaissance du monde. Dieu, ne souhaitant pas que ce «secret» soit dévoilé trop rapidement, chargerait les anges gardiens de veiller à ce que celui-ci ne soit pas éventé. Pour ce faire, le protecteur ailé poserait alors un doigt sur les lèvres de l’enfant avant sa naissance. Chacun de nous conserverait alors, dans sa chair, la marque des anges: le creux se situant entre la lèvre supérieure et la base du nez.

Simples créatures imaginaires ou véritables messagers d’un céleste monde, un rapide coup d’œil sur les étals des commerces et dans les librairies démontrera que le succès de ces figures célestes ne se dément pas. D’ailleurs, l’enquête de l’Office fédéral de la Statistique (OFS) sur la langue, la religion et la culture, datée de 2019, révèle que près d’un Suisse sur deux croit que des anges ou des êtres surnaturels veillent sur eux (ndlr. toutes traditions confondues).

Le terme «d’Ange gardien» n’est jamais explicitement indiqué dans la Bible, mais associé aux anges protecteurs, mentionnés dans divers passages, tels que celui de l’Exode (23, 20) où Dieu dit: «Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé.» Le concept d’Ange gardien remonte à la Haute Antiquité, mais la compréhension d’une créature surnaturelle dévolue à notre protection n’intervient que dans les derniers siècles de notre ère, à partir du moment où la croyance se détache du collectif pour s’installer dans un rapport plus personnel à la divinité. Déjà célébrée localement depuis le XVe siècle, la fête des saints Anges gardiens est rendue universelle sous l’impulsion de Clément X et devient ainsi une doctrine officielle de l’Eglise catholique.

Recette: Le gâteau des anges

Temps de préparationTemps de cuissonPortions
20 minutes30 minutes12

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le Gâteau des anges, préparation venue des Etats-Unis, ne doit sa naissance qu’à l’avènement… du batteur électrique. Il a été nommé ainsi par opposition aux gâteaux à base de beurre ou de chocolat, beaucoup plus «diaboliques» pour la digestion !

Ingrédients et ustensiles

  • Moule à gâteau «cheminée» de 4 l minimum (de type Savarin haut ou Kouglof)
  • Beurre pour le fond du moule
  • 10 blancs d’œufs
  • ¼ cc de sel
  • 1¼ cc de jus de citron
  • ½ cc de poudre à lever
  • 1 gousse de vanille, pulpe raclée
  • 240 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 2 cs de liqueur d’amande amère (Amaretto, p. ex.) ou un peu d’extrait d’amande
  • 125 g de farine, tamisée
  • 250 – 500 g de fraises ou autres fruits de saison 2 dl de crème fouettée
Le Gâteau des anges a été nommé ainsi par opposition aux gâteaux à base de beurre ou de chocolat, beaucoup plus «diaboliques» pour la digestion !

Préparation

  1. Beurrer le fond du moule sans graisser les bords.
  2. Battre les blancs d’œufs, le sel, le jus de citron, la poudre à lever et la gousse de vanille.
  3. Incorporer la moitié du sucre et le sucre vanillé progressivement sans cesser de remuer. Continuer de battre jusqu’à ce que la masse brille.
  4. Ajouter la liqueur ou l’arôme.
  5. Mélanger le reste du sucre et la farine, incorporer délicatement à la masse en 2-3 portions.
  6. Verser dans le moule préparé. Tapoter plusieurs fois le fond du moule de façon à chasser les bulles d’air.
  7. Cuire 30-35 min dans la partie inférieure du four préchauffé à 180°C. Retourner immédiatement sur une grille avec le moule et laisser refroidir dedans. (Il est essentiel que le gâteau ne s’affaisse pas.)
  8. Détacher les bords du gâteau du moule avec un couteau, démouler.
  9. Couper les fraises ou les fruits de saison en morceaux. En décorer le gâteau ou servir les fruits et la crème en accompagnement du gâteau.

N.B: Des moules spéciaux à gâteau des anges existent. Si vous utilisez un moule à Savarin d’une contenance de 1¾ l, les proportions sont les suivantes : 6 blancs d’oeufs, ¼ de cc de sel, 1 cc de jus de citron, 1 pointe de couteau de poudre à lever, 1 gousse de vanille, 145 g de sucre, ½ sachet de sucre vanillé, 1½ cs de liqueur ou un peu d’arôme et 75 g de farine.

Je te donnerai du repos

Le Dieu personnel de la Bible nous invite à sortir de l’agitation, à recevoir la paix et le repos qui se trouvent en Jésus seul.

TEXTE ET GRAVURE PAR OLIVIER TARAMARCAZ | PHOTOS : ARTETFOI.CH, DR

L’alliance de la grâce

La grâce apparaît pour la première fois dans la Bible dans le premier Livre : « Noé trouva grâce aux yeux de l’Eternel […] J’établirai mon alliance avec toi. » (Genèse 6, 8-18) Noé porte dans son prénom le sens de l’alliance de grâce établie par Dieu : Noé signifie repos, consolation, en hébreu. Dieu nous invite dans le « Noé », dans la grâce et dans le repos, dans la consolation de la sécurité de l’arche. Le monde pourtant s’agite, se rebelle, se détourne du Créateur, méprise le salut offert par Dieu en Jésus-Christ. Paul interpelle : « La parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien parce qu’elle ne trouva pas de foi chez ceux qui l’entendirent. » (Hébreux 4, 3) Le rejet de Dieu est la marque de l’homme centré sur lui-même. « C’est ici le repos. Mais ils n’ont pas voulu écouter. » (Esaïe 28, 12) Jésus a dit à ses auditeurs : « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. » (Jean 5, 40) Jésus-Christ libère, délivre, renouvelle chaque personne se repentant de ses fautes, les déposant à la Croix : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11, 28)

L’agitation des désirs

Nous avons un choix à faire entre le vrai repos qui se trouve dans la foi en Jésus, et l’agitation attachée à notre nature séparée de notre Créateur. Salomon a évoqué « l’agitation des désirs » (Ecclésiaste 6, 7-9), précisant : « Les désirs ne sont jamais satisfaits. » La boussole des désirs est déréglée. Adam et Eve, nos premiers parents, ont exprimé leur désarroi après avoir cru trouver une vie plus excitante dans la bulle de la séduction autocentrée : « J’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. » (Genèse 3, 5-10) Notre société porte la marque de la morsure de « l’agitation des désirs ». Mais elle ne veut pas revenir à Dieu, cette agitation lui procurant quelque jouissance momentanée. Le terme grec « Ponos » est traduit par : désir intense, grand trouble, douleur, peine, péril. « Poneros », l’un de ses dérivés, signifie : rempli de contrariétés, pressé, harassé par le labeur, envieux, méchant, mauvais. Il n’y a pas de repos en soi-même, dans l’homme naturel, contrairement à ce que prétendent tant de paroles gonflées à l’hélium. Notre territoire intérieur occupé par notre ego déboussolé a besoin non de positivisme, ni d’assouvir ses désirs, mais d’être radicalement transformé, régénéré, libéré des racines de l’agitation.

La bonne fréquence

Dieu appelle. Il constate que nous sommes affairés, harassés, agités. Il pose une question : « Quand le fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ? » (Luc 18, 8) Il y a toujours quelque chose qui vient interférer entre l’invitation du Seigneur à s’asseoir à ses pieds, pour l’écouter, et mon agenda, mes urgences, mes occupations. Y a-t-il quelque chose à quoi je suis attaché qui m’éloigne de la présence de Dieu ? La bonne fréquence pour recevoir les notes symphoniques de la part de Dieu, se résume en cinq lettres : J E S U S. La vie naturelle greffée à la vie surnaturelle de Dieu est la seule capable de transformer l’être humain. Jésus veut me décentrer de moi-même pour me centrer sur l’éternel. Pour cela Pierre insiste : « Laissez le Seigneur être le centre de votre vie. » (1 Pierre 3, 5) Jésus veut m’amener plus loin que mon petit moi. Il m’attend dans la tente de la rencontre, m’invite à trouver en lui le repos. Dieu dit à Moïse : « Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos. » (Exode 33, 14) David a expérimenté la douce présence du bon berger : « Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. » (Psaumes 23, 2)

Rencontre avec le nouveau chancelier et son épouse

Gilles et Véronique Gay-Crosier Lemaire habitent Bramois depuis août 2021. Leur famille compte quatre enfants, Salomé-Anna, Zacharie-Ange, Gabriel-Elie et Rébecca-Marie. Gilles est le nouveau chancelier et directeur administratif du Diocèse de Sion depuis le 1er juillet.

PAR RÉGIS MICHELOUD | PHOTOS : ZACHARIE-ANGE GAY-CROSIER, LAURA CORVAGLIA

➤ Leur formation

Gilles pensait travailler dans le secteur bancaire. A la suite d’un pèlerinage d’été à Lourdes, il a ressenti un appel encore vague. A la demande de ses parents, il termine sa formation bancaire, puis obtient un baccalauréat français à Sion. Il entame ensuite des études de philosophie et de théologie à Fribourg, Lugano, Bruxelles où il décroche son De Universa en philosophie et son baccalauréat en théologie à l’Institut d’Etudes Théologiques (IET). Sa licence à Rome complète sa formation en théologie. Les aléas professionnels font qu’il a suivi une formation de journaliste à Lausanne entre 2010 et 2012 couronnée par un certificat.

Véronique a passé son baccalauréat en droit à l’Université Saint Louis de Bruxelles, en vue de faire du droit canonique. La faculté ayant été fermée par manque de professeurs, elle enchaîne avec un baccalauréat en philosophie sans trop savoir pourquoi. Elle y rencontre de jeunes catholiques qui la mettent en contact avec un jésuite; lequel la convainc de poursuivre sa route avec un baccalauréat en théologie à l’IET à Bruxelles, où elle rencontre son futur époux. Décidée comme lui à aller à Rome pour sa licence, c’est l’Institut Jean-Paul II auprès de l’Université du Latran qui obtient sa faveur et elle y retrouve son mari. Elle y obtient une licence en Sainte Théologie du mariage et de la famille. Pour des raisons obscures, le doctorat s’imposait à elle. Il se réalisera en morale à l’Université de Fribourg, en 2008.

➤ Leur expérience professionnelle

Gilles assume d’abord la tâche de collaborateur scientifique auprès du Programme Interdisciplinaire d’Etudes catholiques et comme secrétaire auprès du Département de Patristique et Histoire de l’Université de Fribourg. Puis il est tuteur auprès des étudiants de l’Institut Philanthropos à Bourguillon/Fribourg et aumônier catholique francophone de l’Université de Fribourg. A partir du 1er janvier 2013, il est nommé chancelier du Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. A ces divers postes, il multiplie les expériences et développe de nombreuses compétences.

De son côté, Véronique est d’abord membre de l’Equipe cantonale fribourgeoise des vocations avec son mari. Puis elle exerce le tutorat auprès de l’Institut Philanthropos à Bourguillon/Fribourg. Membre du conseil de communauté et de paroisse, elle a enseigné le catéchisme à l’école primaire du Botzet à Fribourg. Mais auparavant, elle a été assistante diplômée en morale fondamentale, puis assistante docteur en morale spéciale à l’Université de Fribourg et enfin a occupé une charge de cours un semestre en remplacement du professeur Thierry Collaud. Depuis janvier 2021, elle anime l’émission « Clair de Paradis » chaque premier mercredi du mois (à 10h) sur Radio Maria Suisse romande. Quand elle trouve encore un peu de temps, elle écrit des articles et participe à des colloques. Elle a publié un ouvrage en Enseignement social de l’Eglise. La mystique la passionne : Thérèse de Lisieux – sujet de sa thèse de doctorat – l’y a initiée. Véronique lui a d’ailleurs consacré un livre qui paraîtra début 2023.

➤ Leur travail

Comme chancelier, Gilles établit et légalise des actes officiels (décrets, ordonnances, nominations, attestations…). Il est à disposition de l’évêque pour la préparation de dossiers, assiste à différents conseils diocésains, coopère avec des instances ecclésiales, étatiques et associatives. Il coordonne et répartit le travail au sein de la chancellerie diocésaine, organise des célébrations et manifestations. Les archives de l’évêché étant rattachées à la chancellerie, il a le souci, avec sa collaboratrice, de leur conservation, gestion et organisation. Il est aussi chargé de veiller à ce que les actes de curie soient rédigés, expédiés et conservés aux archives. De par sa fonction, il est notaire et secrétaire de curie. Enfin, il répond aux nombreuses questions des prêtres, agents pastoraux, secrétaires des paroisses et des fidèles.

Pour réaliser ce travail, il bénéficie de l’aide de collaboratrices et collaborateurs qu’il remercie. Car sans eux, il ne pourrait jamais faire tout ce travail.

Avec sa nomination à Sion s’ajoute le volet de directeur administratif. Etant en place depuis peu, il observe et découvre le fonctionnement diocésain. Riche de son expérience à LGF, des modifications seront peut-être apportées, en vue d’un meilleur fonctionnement.

Véronique coordonne son émission radiophonique et donne des conférences. Comme sa passion pour la « théologie des saints » la dévore, elle espère pouvoir encore la diffuser à travers des écrits – car la famille passera toujours avant.

➤ Conclusion

Lorsque je leur ai demandé ce qui les motivait dans le choix de leurs engagements, la réponse a été immédiate : ce sont des appels de Dieu. Après la discussion que nous avons eue, je comprends leur enthousiasme. Une foi profonde guide leurs décisions. Une confiance en la Providence également, car il n’est pas rare qu’ils aillent à l’encontre de leurs impressions personnelles. S’abandonner n’est pas facile, mais ils y tendent de tout leur cœur.

Le sourire de Marie

Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. En regardant le sourire de Marie, prenons le temps de méditer les mystères du Rosaire.

TEXTE ET PHOTO PAR MARION PERRAUDIN

Notre Dame des Lacerandes.

Cherchons le sourire de Marie, 
A l’aurore de nos journées, 
Pour oser un Oui nouveau, 
A l’inattendu de Dieu 
Le sourire de la Mère invite à l’abandon confiant en son Fils.

Cherchons le sourire de Marie, 
Aux carrefours de nos rencontres, 
Porteurs de la joie et de l’espérance, 
Qui révèlent les merveilles du Seigneur 
Le sourire de la Mère invite à ouvrir notre cœur 
pour accueillir son Fils.

Cherchons le sourire de Marie, 
Aux cœurs de nos silences intérieurs, 
Pour transformer nos déserts, 
En une oasis de prières 
Le sourire de la Mère invite à un cœur à cœur avec son Fils.

Cherchons le sourire de Marie, 
Aux moments des choix et des décisions, 
Pour que sa lumière soit le guide, 
Qui montre le chemin à suivre 
Le sourire de la Mère invite à écouter et à vivre 
de la Parole de son Fils.

Cherchons le sourire de Marie, 
Aux chemins de la vie, 
Lorsque les pas sont difficiles, 
Et que pèse le poids du fardeau, 
Le sourire de la Mère invite à lever les yeux vers son Fils.

Cherchons le sourire de Marie, 
Aux chemins de la foi, 
Avançons avec confiance, 
Vers Celui qui est notre espérance. 
Le sourire de Marie invite à contempler son Fils 
dans la lumière de la résurrection.

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