Qui est le saint patron des soldats ? Fêté le 22 septembre, Maurice (qui a donné son nom à l’abbaye et à la ville de Saint-Maurice) était un légionnaire romain d’origine égyptienne et un chrétien. Arrivé en Valais, l’empereur lui ordonne de tuer d’autres chrétiens et de sacrifier aux idoles, ce qu’il refuse de faire. Ses hommes et lui sont exécutés. On retient de lui sa loyauté, son courage et son obéissance à Dieu face aux ordres injustes des hommes, ce qui lui vaut d’être le patron des soldats. Comme il a beaucoup marché, on l’invoque aussi pour soulager les crampes.
par Pascal Ortelli
Humour
Radio Vatican avait mis en soumission un poste de journaliste pour les infos horaires journaliers. Un brave retraité du Nord Vaudois se décida pour faire acte de candidature. Seulement, il était atteint de gros problèmes d’élocution et il ne s’exprimait qu’en bégayant. Ses copains essayèrent diplomatiquement de l’en dissuader, mais il persista. Quelque temps plus tard, l’un des amis l’interpella : – Alors, radio Vatican t’a embauché ? – Non. – On te l’avait bien dit ! Pourquoi as-tu été refusé ? – Parce que je suis divorcé-remarié !
L’étymologie du mot catéchèse, « faire résonner », indique bien sa nature dialogale. Le dialogue résidant en premier lieu dans la relation, le Service de la catéchèse de l’ECR invite à la rencontre avec le Christ. Quel que soit l’âge !
PAR MYRIAM BETTENS | PHOTOS : ECR
Il n’y a pas d’âge pour recevoir le « paquetage du chrétien ». Comprenez par-là les trois sacrements d’initiation : le baptême, la confirmation et la communion. Ces sacrements marquent l’entrée dans la communauté. Et ceux qui se décident une fois adultes entendront tôt ou tard la chaleureuse et rassurante voix de Cíntia Dubois-Pèlerin. Au Service de catéchèse, elle est un peu la porte d’entrée vers ces sacrements ! La secrétaire oriente ensuite les candidats vers un des membres du service afin qu’ils soient accompagnés dans leur cheminement, par « des rencontres de groupe une fois par mois et individuelles en fonction de la demande et du besoin », détaille Sébastien Baertschi, en charge de la coordination du catéchuménat des adultes.
Pour une personne qui n’est pas baptisée, le parcours prendra entre une année et deux ans. Le temps du catéchuménat est marqué de plusieurs étapes célébratives qui rythment le cheminement. Les catéchumènes recevront ensuite les trois sacrements lors de la Veillée pascale. Il subsiste toujours un « étonnement et une grande joie de constater que de jeunes adultes entre 20 et 30 ans ont ce désir », confie Martine Bulliard, la responsable du service. « Un étonnement, car dans notre Eglise beaucoup de choses doivent changer. On pourrait donc légitimement penser qu’elle ne les intéresse pas en l’état. Malgré cela, l’Esprit est toujours à l’œuvre et nous croyons vraiment que Dieu devance cette demande », ajoute-t-elle encore.
« Nous avons tendance à penser que la catéchèse se résume à acquérir des connaissances, alors qu’il s’agit d’abord de favoriser la rencontre avec le Christ », souligne Martine Bulliard. Mandaté par l’évêque pour orienter la catéchèse, le service œuvre de manière diocésaine afin d’être en harmonie avec les autres cantons. Outre l’accompagnement personnalisé des catéchumènes adultes, le Service de catéchèse forme également ceux qui animent la catéchèse dans les paroisses genevoises. « Nous réfléchissons aux propositions de formations les plus adéquates tout en gardant la posture de celui qui découvre avec l’autre ».
Au service, mais comment ?
Une chose que le Service de la catéchèse et du catéchuménat accomplit et dont on ne se rend pas compte ? Martine Bulliard : Une des choses dont on ne se rend pas compte, ce sont les liens tissés avec un grand nombre de personnes. C’est vraiment de l’ordre de la communion, de connaître les gens qui gravitent autour de nous et cette connaissance permet d’avancer et de mieux répondre aux demandes.
Quel « service » apportez-vous aux Genevois de manière générale ? MB : Je prendrai le biais du catéchuménat pour dire que l’on est à l’écoute de toute personne qui a envie d’aller plus loin dans sa vie, qui a envie de trouver du sens à sa vie, d’avancer, de cheminer. C’est vraiment de se dire que nous sommes ouverts à l’écoute de chacun là où il en est dans son parcours spirituel. Notre rôle c’est d’être là, d’écouter et d’avancer avec les personnes.
Mgr Morerod bénit ces jeunes adultes ayant décidé de recevoir « le paquetage du chrétien ».
Plusieurs membres du groupe de jeunes de l’Unité pastorale (UP) Nyon-Terre Sainte ont cheminé en juillet sur la Via Jacobi du lac de Constance à Einsiedeln pour leur traditionnelle sortie estivale. Au programme de cette semaine : randonnée, chapelet, détente. Bénédicte Sahli était du voyage. Elle partage dans ces lignes ce qu’elle a vécu sur le chemin de Compostelle.
PAR BÉNÉDICTE SAHLI PHOTOS : ARMELLE MARTINEZ ET CHARLOTTE OBEZ
C’est le 10 juillet, dans la ville de Rorschach (canton de Saint-Gall), au bord du lac de Constance, qu’a débuté le pèlerinage du groupe de jeunes de l’UP Nyon-Terre-Sainte. Les jeunes ont rejoint Einsiedeln à pied en empruntant le chemin suisse de Compostelle, la Via Jacobi, en l’espace d’une semaine. Ils étaient sept à prendre part à ce périple, accompagnés par Charlotte Obez, l’actuelle animatrice jeunesse de l’UP, et Thomas de la Barre, qui lui succédera en septembre (voir page 5).
Pour faire les choses dans les règles de l’art, chacun a tamponné sa crédenciale, son carnet de pèlerin, à chaque étape et dormi dans les auberges prévues pour les pèlerins de Compostelle. Nos journées étaient rythmées par la récitation du chapelet. Au quatrième jour de marche, nous avons fait une halte bienvenue au centre aquatique Alpamare, à Pfäffikon, dans le canton de Schwyz.
Des moines accueillants
Arrivés à Einsiedeln, les jeunes ont admiré les différents bâtiments composant le monastère bénédictin et s’y sont recueillis avant de déposer des intentions de prière aux pieds du Christ et de la Vierge noire. En mai, le groupe avait vendu des bougies parfumées pour financer son voyage: chaque bougie vendue offrait la possibilité à son acquéreur de glisser dans une enveloppe une intention de prière qui serait apportée à Einsiedeln.
Les moines, des bénédictins, vivent cloîtrés et les contacts avec l’extérieur ne sont pas fréquents. Vivant selon la règle de saint Benoît, ils renoncent à leurs biens et portent un habit noir, car ils meurent au monde pour renaître dans le monastère. Notre groupe a eu la chance d’échanger avec le Père-Abbé, Mgr Urban Federer, ainsi qu’avec un jeune novice genevois, Frère Alban, qui a prononcé ses vœux simples durant les laudes du dimanche 17 juillet.
D’Einsiedeln à Saint-Jacques
Saint-Jacques-de-Compostelle est l’un des pèlerinages les plus célèbres d’Europe. Ses chemins sillonnent nombre de pays et se ramifient sur le continent européen pour que chacun puisse partir de chez lui. La destination est la cathédrale de Compostelle, en Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne, dont la crypte abrite les reliques de l’apôtre Jacques le Majeur.
Dans l’église de l’abbaye bénédictine d’Einsiedeln se trouve une statue célèbre appelée la Vierge noire. Cette statue de Marie n’avait, à l’origine, aucune raison d’être appelée ainsi. C’est à la fumée des bougies que les croyants venaient allumer à ses pieds que la statue doit sa couleur. La ville elle-même est d’autant plus connue qu’elle est une étape importante de la Via Jacobi, qui traverse la Suisse du lac de Constance à Genève.
Cette semaine passée ensemble nous a permis d’approfondir notre foi et de faire de belles rencontres. Il ne nous reste qu’à poursuivre le chemin de Compostelle.
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
La messe vécue pour les enfants Maria Montessori
Si la pédagogie fondée par Maria Montessori est connue dans le monde entier, sa vision du catéchisme l’est beaucoup moins. Fervente catholique, elle s’est pourtant attachée à appliquer les grandes lignes de sa pédagogie à la transmission de la foi auprès des enfants. « La mère qui emmène son petit enfant avec elle à l’église, prépare un sens religieux en lui qui ne peut être suscité par aucun enseignement », déclare-t-elle notamment. Ainsi, Maria Montessori était convaincue de la grande capacité des tout petits à saisir le surnaturel, et de l’importance de leur parler de Dieu comme d’un père bienveillant et protecteur, tout amour. Dans ce livre, on retrouve l’intuition fondamentale de Maria Montessori : donner à un enfant non pas une instruction, mais un accompagnement de son développement pour s’unir au Christ.
« Les écrivains ont aimé Lagrasse. Là-bas, ils ont trouvé des amis, des conseillers, des guides, des hommes simples surtout. Personne n’était là pour convaincre l’autre. Mais le pari n’était pas gagné d’avance », écrit Nicolas Diat dans sa préface.
Que s’est-il passé dans cette abbaye des Corbières, entre Carcassonne et Narbonne ? A l’ombre de bâtiments immenses dont la fondation remonte au VIIIe siècle, quarante-deux jeunes chanoines mènent une vie de prière placée sous l’égide de la Règle de saint Augustin. Pendant trois jours et trois nuits, quinze écrivains les ont rejoints pour partager leur quotidien. Office, étude, travail manuel, promenade, repas, ils ont eu le privilège d’être sans cesse avec eux.
Voici les beaux récits de ces expériences inoubliables, pleines de péripéties et de surprises…
Après une inspection du gouvernement local, le révérend Dave est appelé à Washington, DC pour défendre un groupe de familles chrétiennes mis en cause pour faire l’école à la maison. Convaincu que le droit d’éduquer ses propres enfants est une liberté qui vaut la peine d’être défendue, le révérend Dave s’engage dans cette affaire qui déterminera l’avenir de la liberté religieuse du pays tout entier. Après le succès des trois premiers volets, voici le quatrième de la série Dieu n’est pas mort. Ce film DVD se veut pourfendeur des idéologies dominantes qui se disséminent dans les programmes scolaires et dans les écoles, et comme le dit le révérend Dave, la Bible « barre la route au relativisme moral, à ceux qui confondent le bien et le mal ». Un film qui fait du bien en cette période afin de rappeler quelques fondamentaux.
Le grand cahier de jeux catho Camille Pierre et Sophie Mullenheim
Ce cahier de jeux est destiné à toutes les familles qui souhaitent découvrir et transmettre les grandes thématiques de la foi chrétienne en s’amusant. Chaque page propose des jeux de toutes sortes : rébus, mots fléchés, points à relier, arbres généalogiques à compléter, textes à trous, charades, devinettes… il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges (3 niveaux). Plus de 130 jeux à réaliser seul ou en famille !
PAR L’ABBÉ PASCAL DESTHIEUX, VICAIRE ÉPISCOPAL
PHOTOS : DR
Chères amies et chers amis des équipes pastorales et des Conseils des unités pastorales (UP) La Seymaz et Eaux-Vives-Champel,
Nous sommes très heureux de vous annoncer les nominations, pour vos deux UP, pour cette rentrée pastorale :
Mme Astrid Belperroud, animatrice pastorale, et l’abbé Sviatoslav Horetskyi, prêtre auxiliaire.
Tous les deux sont nommés sur les deux UP, avec la perspective d’un élargissement à une grande région « Rive gauche ».
Evidemment, les personnes déjà nommées, ne vont pas recevoir une nouvelle nomination, mais nous leur demandons, dès maintenant, de travailler à établir des synergies intra UP et entre UP. C’est ainsi que toutes et tous sont invités à vivre cette synergie sectorielle.
En vous remerciant de faire bon accueil à Mme Astrid Belperroud et à l’abbé Sviatoslav Horetskyi, et de continuer à apporter votre soutien à vos équipes pastorales, je vous adresse mes salutations fraternelles.
Réjouissons-nous, car notre Eglise est vivante, habitée par de jeunes paroissiens rayonnants d’enthousiasme. C’est l’heureux constat que j’ai dressé en préparant ce bulletin : des enfants ont récemment fait le choix d’être baptisés (p. 10) tandis que d’autres jeunes ont fait leurs premiers pas vers l’autel pour communier (pages 10, 13 et 17) ou sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (page 4). Souriants et épanouis, ils sont le visage de l’Eglise de demain, composant une grande famille universelle où il fait bon vivre.
Grandir en Eglise, c’est faire des rencontres nourrissantes qui nous accompagnent sur le chemin de l’existence. C’est se construire avec des personnes qui partagent nos valeurs, qui croient en Dieu et qui l’aiment ou apprennent à l’aimer. On s’y sent bien, accueilli, valorisé, avec la certitude de pouvoir vivre sa foi en toute simplicité et sans craindre d’être jugé. Les moments de partage et de convivialité jalonnés de rires sont nombreux; mais croire en Dieu signifie aussi disposer d’un refuge dans les épreuves ou quand on ressent le besoin de pleurer ou de se confier à quelqu’un.
Une nouvelle génération se construit, épaulée avec amour et patience par les précédentes. Accompagnés par leurs proches ou des personnes engagées en pastorale qui les inspirent et les façonnent, ces jeunes portent sur l’Eglise un regard neuf et authentique. Ils appuient leur foi sur les valeurs transmises par le Christ avec une vigueur et une détermination propres à un âge où l’on s’émerveille de tout. Le poids des ans n’a pas encore ridé leur perception de cette institution solide et fiable et ils répondent à l’appel de Dieu avec confiance.
Leur sincérité et leur curiosité sont leurs forces. Ils sont ancrés dans une Eglise qui leur accorde sa confiance et tente de leur offrir des espaces pour s’exprimer et développer leurs dons. Tant mieux, car ces jeunes sont le reflet de Dieu. Jésus n’a-t-il pas dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent » (Marc 10, 14) ?
Quelle que soit la longueur de notre vie, il nous est toujours possible de prendre exemple sur les petits qui nous entourent, véritables sources de joie. A tout âge, on peut décider d’offrir à son regard une nouvelle jeunesse. Et se laisser porter avec sérénité et foi par la belle aventure qu’est la vie du croyant.
Construit en parallèle de l’épisode des disciples d’Emmaüs (Luc 24, 13-35) par le même rédacteur, le troisième évangéliste Luc, le récit du cheminement du diacre Philippe avec l’eunuque de la reine Candace offre également une séquence pédagogique spécialement bien adaptée aux écoles catholiques comme à toute entreprise catéchétique et pastorale (Actes 8, 26-40).
Sortir sur les routes du monde
Il s’agit d’abord d’écouter l’interpellation de l’ange du Seigneur, qui nous invite à sortir sur les routes du monde pour y trouver des élèves potentiels en quête de sens à leur vie (1re étape).
Puis de les rejoindre dans les interrogations qu’ils portent, puisqu’ils sont déjà habités par l’action de l’Esprit, lequel toujours nous précède là où il nous envoie. « Comprenez-vous ce que vous lisez et cherchez ? », pouvons-nous demander aux jeunes et à leurs parents, à l’exemple de Philippe à l’adresse de l’intendant (2e étape).
Ensuite, il convient de nous laisser inviter dans leur « char existentiel », afin de nous mettre à leur portée et de déterminer si ce que nous désirons leur offrir peut correspondre à leur attente et combler leur soif (3e étape). Si oui, un projet éducatif selon une charte respectueuse de l’identité de chacun·e peut être établi, au service d’un enseignement structuré et d’un accompagnement existentiel étoffé (4e étape). Viendront peut-être les occasions favorables où les étudiants demanderont à en savoir plus sur la figure du Fils de Dieu de manière à vivre une rencontre personnelle avec lui (5e étape), à partager ainsi la prière et les sacrements (6e étape).
Partage humain et spirituel
Quoi qu’il en soit, qu’il y ait ou non un catéchuménat sacramentel, le cheminement se termine par un effacement des éducateurs, semblable à celui du diacre des Actes, pour laisser s’en aller dans la vie les jeunes, d’où qu’ils viennent et où que se dirigent leurs orientations d’avenir, sous la conduite du Seigneur (7e étape).
Un véritable parcours d’« école buissonnière », auprès du buisson ardent du partage humain et spirituel avec d’autres, avec des formateurs et avec le Christ pédagogue.
Pour nos kids d’année de 1re des premières communions, ce fut… dépaysant : direction Choulex pour leur premier jour de retraite ! Idyllique hameau à l’église de pierres et de bois, à la cure libre attenante à un parc où potager et prairie se côtoient pour célébrer Mère Nature. Et échanger, prier, chanter, jouer, goûter, rire et faire silence… Programme encadré par Marianne et Anne-Marie, et votre curé Thierry S., trop contents de nous délecter de ce temps en campagne voisine.
Le lendemain, retour à St-Jo : salles du sous-sol et du premier étage, église et… Jardin Anglais, pour une 2e journée de prépa tous ensemble. L’esprit de groupe est assuré, et vers 16h, le départ à la maison des un.e.s et des autres témoigne que ce furent deux jours formateurs et ludiques tout à la fois !
Dimanche, grande fête, calme et recueillie… Les enfants avaient déjà fait une première communion en petit comité, à St-Jo (chapelle Saint-Victor) au 2e jour de la retraite, histoire de vivre l’intimité avec le Seigneur présent dans Sa Parole et Son pain. C’était donc la 2e communion, mais la première en présence des familles et de la communauté de St-Jo.
Et devinez quoi ? La troisième communion a eu lieu le mercredi suivant, lors de l’heure de caté : bilan en forme de remerciements, de gratitude, de joies et de souvenirs. Et une célébration de la Parole et de la communion a terminé, ou plutôt, envoyé, ces enfants témoigner dans leur quotidien de ce qu’ils et elles avaient reçu…
L’association Enfants au Togo est une association fondée en 2006 par l’abbé Jean-Jacques Agbo sur l’impulsion de quelques amis proches.
Notre but est de venir en aide à des enfants qui en ont besoin au Togo, dans les villes de Lomé ou d’Aneho. Notre volonté est de partager ce que nous avons pour permettre à ces enfants de pouvoir grandir dignement, donc d’avoir de quoi subvenir aux besoins du quotidien. Ainsi nous faisons le lien entre des familles désireuses d’être solidaires ici, en Suisse, avec les structures qui s’occupent des enfants au Togo. A Lomé nous finançons des frais d’écolage pour une centaine d’enfants et à Aneho nous soutenons principalement l’orphelinat Divine Providence qui accueille actuellement autour de 70 enfants. Nous y apportons une aide financière afin d’assurer constamment un minimum de nourriture, ainsi qu’une aide matérielle pour apporter des produits d’hygiène ou des produits plus difficile à trouver sur place.
Notre action est financée par la générosité des personnes qui nous entourent et qui nous connaissent. Nous sommes tous bénévoles et faisons en sorte de n’avoir presque aucun frais de fonctionnement afin de reverser tout ce qui nous a été confié.
Nous sommes sept personnes à faire fonctionner notre association. Nous nous réunissons tous les deux mois selon l’actualité. Cette organisation fonctionne et n’a du sens que si des personnes se sentent concernées par notre action et nous soutiennent financièrement.
Pour cela, vous pouvez retrouver toutes les informations nécessaires sur : www.enfants-au-togo.org
A l’origine observé par protestants comme catholiques, le Jeûne fédéral avait été instauré par la Diète fédérale en signe de «pénitence et d’Action de grâces». Même si la signification de ce lundi chômé tend à se perdre, ce week-end prolongé pour les cantons protestants de Suisse romande ne compte pas pour des prunes.
Dès le XVe siècle, l’observance de jours de jeûne est pratiquée en Suisse. C’est la Diète fédérale, assemblée des députés des cantons jusqu’en 1848, qui fixe ces journées de «pénitence et d’Action de grâces». Le premier document officiel mentionnant la «grande prière des Confédérés» date de 1517. Les épidémies de peste et les disettes ont poussé les autorités des cantons réformés à instituer ce type de journées de prière et de pénitence pour demander à Dieu de les en prémunir ou pour le remercier. Plus tard, elles ont été assorties de collectes en faveur de coreligionnaires persécutés (ndlr. les vaudois du Piémont en 1655).
Ce n’est qu’en 1639, soit durant la guerre de Trente Ans, que la Diète instaura une journée de jeûne annuel pour rendre grâce à Dieu d’avoir préservé la Suisse du conflit. A partir de 1643 les cantons catholiques instituèrent également de telles journées, mais ce n’est que le 8 septembre 1796 qu’elle fut célébrée pour la première fois d’un commun accord par catholiques et protestants. L’institution se maintiendra jusqu’en 1830, même si catholiques et protestants avaient déjà opté pour des jours différents. Loin de se distancier complètement de cette pratique, le concile Vatican II a décrété le Jeûne fédéral comme une manifestation œcuménique.
Qui dit jeûne, dit diète (pas fédérale cette fois-ci). Il était demandé à l’origine de s’abstenir de nourriture durant la journée. Les réunions à l’église se prolongeant jusqu’à tard dans l’après- midi, on n’avait pas le temps de préparer un dîner et on se limi- tait donc à une tarte de fruits de saison, préparée souvent la veille. La tradition de la tarte aux pruneaux serait aussi à chercher dans la pratique ecclésiale. Depuis le début du XIXe siècle, il était courant de conserver l’argent destiné ordinairement au repas du dimanche, pour l’offrir aux pauvres.
Recette: La tarte aux pruneaux du Jeûne fédéral
Temps de préparation
Temps de cuisson
Temps de repos
Portions
30 minutes
60 minutes
30 minutes
8
Ingrédients
9 g de sel
90 g d’eau
100 g de farine complète
200 g de farine blanche
150 g de beurre
50 g de noisettes moulues (ou d’amandes) mélangées à 10 g de farine
1200 g de pruneaux
La tarte aux pruneaux, un classique à déguster le jour du Jeûne fédéral.
Préparation
Dissoudre le sel dans l’eau
Mélanger la farine complète, la farine blanche et le beurre. Ajouter l’eau salée et pétrir légèrement
Laisser reposer la pâte 30 minutes au frigo
Abaisser et piquer la pâte
Déposer le mélange noisettes moulues-farine sur le fond de la tarte
Couper les pruneaux en deux et les déposer sur le fond de tarte
Préchauffer le four à 180°C. Enfourner environ 1 heure, jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée
Les jésuites n’ont pas toujours eu très bonne presse. L’image tend à changer grâce au pape François. Néanmoins, si après cet article votre dent contre eux persiste, c’est le moment où jamais d’en croquer un!
Il aura fallu attendre 473 ans pour voir un jésuite élu à la tête de l’Eglise. Une longue patience qui aura au moins permis de redorer le blason de la Compagnie de Jésus. Car, à en croire certains sites internet, l’ordre fondé en 1540 par Ignace de Loyola serait responsable de bien des maux… jusqu’au naufrage du Titanic. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg, puisque cette éminence grise contrôlerait, en sous-marin, toutes les décisions du Vatican. Mais vous auriez bien raison de dire que cette théorie prend l’eau!
Deuxième en termes d’effectifs, derrière les franciscains et devant les dominicains, les jésuites ont la réputation d’être des intellectuels. Qualificatif qu’ils doivent à la longue formation qu’ils reçoivent. La particularité de cet ordre, outre les vœux habituels, est une obéissance absolue au pape et à Dieu. Depuis sa création, la Compagnie de Jésus s’est donné pour priorités l’éducation de la jeunesse et l’évangélisation.
Certains soutenaient un enseignement moral basé sur l’étude des cas particuliers [la casuistique, ndlr.], qui accorde une place prépondérante à la liberté individuelle face à la loi morale. Une posture «laxiste» perçue comme une manière de s’accommoder avec les choses du monde que les jansénistes brocardaient. Les jésuites sont décriés pour leur capacité à donner des réponses retorses pour étayer un argumentaire, cette controverse intellectuelle a lesté le terme d’une connotation péjorative. Il est devenu synonyme d’hypocrite.
Pour être tout à fait sincère, n’y a-t-il pas un plaisir presque littéraire à manger benoîtement un jésuite? Peut-on croquer dans un jésuite sans entendre le «Mangeons du jésuite, mangeons du jésuite!» des sauvages Oreillons du Candide de Voltaire?
Recette: Les Jésuites
Le nom de cette pâtisserie viendrait de la couverture de praline ou de glaçage au chocolat ressemblant par sa forme au chapeau à bords relevés comme des jésuites: un petit triangle de pâte feuilletée fourré à la frangipane et recouvert de praline ou de glaçage au chocolat. Plusieurs versions sur l’origine de la pâtisserie s’affrontent. L’une d’elle avance que la pâtisserie Moura à Santo Tirso aurait confectionné ces gâteaux pour la première fois en 1892. Elle doit la paternité de cette création à un de leur pâtissier ayant travaillé auparavant dans une communauté de prêtres jésuites à Bilbao, au nord de l’Espagne
Temps de préparation
Temps de cuisson
Portions
30 minutes
40 minutes
6
Ingrédients
1 pâte feuilletée abaissée, carrée de 250 g
Pour la crème pâtissière
250 ml de lait
25 g de fécule de maïs
3 jaunes d’œufs de taille moyenne
80 g de sucre en poudre
1 gousse de vanille
Pour la crème d’amande
80 g de poudre d’amande
80 g de beurre
2 oeufs de taille moyenne
80 g de sucre en poudre
Pour le glaçage
1 blanc d’oeuf
125 g de sucre clage
1 cuillère à café de jus de citron
175 g d’amandes effilées
Sucre glace
Le nom de cette pâtisserie viendrait de la couverture de praline ou de glaçage au chocolat ressemblant par sa forme au chapeau à bords relevés comme des jésuites.
Préparation de la crème pâtissière
Dans une casserole, faire chauffer le lait avec la gousse de vanille fendue en deux.
Dans un bol, mélanger les jaunes d’œufs avec le sucre en poudre et la fécule de maïs.
Lorsque le lait commence à bouillir, verser sur le mélange jaunes d’œufs-sucre-fécule de maïs.
Reverser la préparation dans une casserole et faire cuire à feu moyen en remuant sans cesse jusqu’à obtenir une consistance assez épaisse.
Sortir du feu et mettre la crème dans un bol froid, couvert de film. Laisser refroidir.
Préparation de la crème d’amande
Verser le beurre ramolli dans un saladier et ajouter le sucre en poudre.
Fouetter jusqu’à obtenir une consistance de crème.
Ajouter la poudre d’amande et les œufs.
Bien mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène.
Ajouter la crème pâtissière et bien mélanger pour obtenir une crème frangipane à la consistance homogène.
Montage
Mettre la crème d’amande dans une poche à douille.
Etaler la moitié de la pâte feuilletée sur un plan de travail légèrement fariné.
Tracer des triangles sur la pâte feuilletée et découper.
Humidifier le bord des triangles avec un peu d’eau.
Garnir chacun des triangles de crème frangipane.
Mettre la seconde partie de pâte feuilletée par-dessus.
Souder les bords des triangles en appuyant légèrement avec les doigts.
Disposer les triangles sur une plaque à pâtisserie couverte de papier sulfurisé en les espaçant.
Glaçage et finition
Mélanger le blanc d’œuf avec le sucre glace et le jus de citron jusqu’à l’obtention d’une consistance homogène.
Recouvrir le dessus de chaque triangle avec le glaçage.
Saupoudrer le dessus d’amandes effilées.
Préchauffer le four à 180°C.
Enfourner durant 35 à 40 min jusqu’à obtenir une belle couleur dorée. Sortir du four, laisser refroidir et saupoudrer de sucre glace.
De nombreuses communautés sont présentes en Suisse romande, comme autant de témoins de la vitalité et de la diversité de l’Eglise. Ce mois-ci, place à l’œcuménisme et cap, du côté protestant, sur les diaconesses de Saint-Loup à Pompaples, une commune vaudoise au pied du Jura.
Fondateur: le pasteur Louis Germond, à la suite de la guérison miraculeuse de sa femme, s’inspire du pasteur allemand Theodore Fliedner qui a créé la première institution de diaconesses à Kaiserswerth en 1836.
Date de fondation: en 1842 dans une aile du château d’Echallens, l’épouse du pasteur Germond et quatre diaconesses s’engagent dans une vie de célibat, de simplicité et d’obéissance au service des plus démunis. Persécutée tant du côté protestant que catholique, l’œuvre pionnière dans les soins donnés aux malades et aux plus pauvres s’installe sur le plateau de Saint-Loup en 1852.
Dates clés: en 1942, la communauté compte 470 diaconesses réparties dans 80 lieux en Suisse romande ! En 1977, elles réorientent leur ministère et ouvrent une maison d’accueil. En 1984, l’hôpital de Saint-Loup passe aux mains de l’Etat. En 2008, elles construisent la chapelle Origami, un bijou d’architecture. En 2018, elles adoptent la vision suivante: «Saint-Loup, un lieu mis à part, de vie communautaire, où rencontrer le Christ, être accueilli et restauré afin d’aller et témoigner de l’amour du Père, par l’Esprit Saint.»
Organisation: sous forme d’association et disposant d’une fondation, la communauté de Saint-Loup accueille aujourd’hui, en plus des diaconesses, des personnes célibataires, couples et familles qui reçoivent un appel pour vivre un temps sur ce lieu. Ses activités reposent sur deux piliers: la prière et le service. Elles sont supervisées par une équipe de responsables, eux-mêmes chapeautés par un conseil, garant des valeurs et de la vision.
Mission actuelle: continuer à faire de Saint-Loup un lieu d’accueil, d’accompagnement et de formation, rythmé par des offices liturgiques, trois fois par jour, pour que des personnes en reconstruction puissent trouver là une sorte d’école de vie.
Une particularité: les diaconesses ont fait appel au pasteur évangélique Philippe Bottemanne pour les accompagner et développer à l’horizon 2025 un projet de communauté sous la forme d’un « village thérapeutique » avec l’implantation de PME impliquées dans l’accompagnement et le soin des personnes.
«Diaconesse signifie servante. Il y a 65 ans que je suis entrée à Saint-Loup à l’appel du Christ pour le servir en communauté. Autant d’années riches en expériences fort diverses et de rencontres qui ont affermi ma vocation. Aujourd’hui, dans une communauté dite « plurielle », je me sais et me sens plus que jamais diaconesse par la grâce et la fidélité de Celui qui m’appelle encore à Le servir dans une vie de partage et de prière.»
Une fois n’est pas coutume : nous franchissons la Sarine pour découvrir une œuvre unique en Suisse. La collégiale de Berne comprend non seulement le plus haut clocher du pays, mais aussi un exceptionnel portail du Jugement dernier composé de 294 figurines. Il est l’œuvre d’Erhart Küng.
Au XVe siècle, Berne est une des cités-Etat les plus importantes du nord des alpes. Il convient par conséquent qu’elle soit dotée d’une église à la hauteur de sa réputation. La première pierre est posée en 1421, mais des problèmes de financement et d’instabilité du sol ne permettent pas la fin du chantier avant 1893.
Dans la partie haute du tympan, des deux côtés de la rose se trouvent des anges trompettistes annonçant le Jugement.
Au centre de la partie basse, l’archange Michel lutte contre le dragon (Ap 12, 7s). A leurs pieds, une âme est pesée. Le tympan est partagé en deux côtés : à la droite de saint Michel se trouvent les élus et à sa gauche les damnés. Rois, évêques et cardinaux se retrouvent des deux côtés, nul n’est assuré d’être sauvé.
Le cortège informe des damnés les mène vers la fournaise où ils sont jetés tête la première. Les tourments qu’ils sont sur le point de subir sont richement illustrés.
Ceux qui sont sauvés sont revêtus de blancs et couronnés. Ils sont menés vers une porte dorée : l’entrée de la cour céleste où les attendent des figures de l’Ancien Testament et des martyrs. Il est possible de reconnaître Moïse avec les tables de la Loi, saint Laurent (ou saint Vincent) avec le grill, sainte Catherine d’Alexandrie avec la roue…
Longuement contemplé, ce portail est effrayant. Mais son but est de mettre en mouvement. En effet, les églises sont orientées. Le portail du Jugement dernier se trouve à l’ouest, du côté du soleil couchant, symbole de mort. Le fidèle est appelé à entrer dans l’église et à avancer en direction du chœur. L’autel se trouve du côté du soleil levant, symbole de résurrection. La pédagogie de l’œuvre est là : le jugement est réel, mais l’espérance de la résurrection aussi.
Saint Ignace est-il le patron des coiffeurs ? Non. Fêté le 31 juillet, c’est le fondateur des jésuites, un ordre qui a révolutionné l’Eglise au XVIe siècle, tant dans l’enseignement que dans les missions. Ignace nous invite à rechercher Dieu en toute chose, au cœur de notre quotidien. Quant au patron des coiffeurs, c’est le roi saint Louis qui aurait demandé une mèche de cheveux à chacun de ses ministres afin de réaliser une perruque pour sa mère.
par Pascal Ortelli
Humour
Lors d’une cérémonie de mariage, la (autrefois) traditionnelle question « Si quelqu’un s’oppose à cette union, qu’il parle maintenant ou se taise à jamais ! » a été posée à l’assemblée. Une femme enceinte s’est levée et a commencé à marcher dans l’allée avec un enfant de trois ans. Le marié transpirait, la mariée s’est évanouie. Tous les cœurs battaient. Arrivée devant le prêtre célébrant, elle dit : « Quand on est au fond de l’église, on n’entend pas bien… »
H et J vont bientôt se marier! Evidemment, le couple a choisi une magnifique petite église baroque au fond d’une vallée dans les Alpes bergamasques. Evidemment, ils y ont contacté une sacristine peu aimable qui leur a indiqué un «excellent» restaurant, le Da Marco… qui n’est autre que celui de son cousin. Evidemment («tellement authentique», a répété H à ses parents un peu décontenancés quant au choix du lieu et du repas: «tout sera végan et il y aura même de la mozzarella sans lactose pour mon frère David!»).
«Bonjour, mon Père… euh, on doit vous appeler comme ça, non Voilà… ma compagne et moi allons nous marier en juillet et apparemment nous devons faire une préparation CP… je ne sais plus quoi, et un dossier avec vous, c’est juste?» – «Evidemment, leur répondé-je.»
On est en mai, il reste deux mois pour constituer le dossier de mariage avec leur curé de domicile, faire un CPM 1, créer la cérémonie et décider d’une date de mariage civil.
Alors, tourisme matrimonial? Peut-être… Ou alors, peut-on se réjouir du soin qu’ils ont mis à trouver un lieu qui leur correspondent, à orchestrer une fête qui rassemble toute la famille et les amis (avec leurs allergies!) selon leurs valeurs écolo-responsables et à célébrer leur amour solennellement après huit ans de vie commune? Evidemment…
Par Calixte Dubosson et la librairie Saint-Augustin
Des livres
Jeunes explorateurs de la foi Journalistes cath.ch
« Ecoutez-nous et faites-nous une place dans l’Eglise ! » Au travers d’une série de douze portraits tout en nuance, des jeunes de Suisse romande, issus d’horizons divers, livrent ici leur message, leurs coups de gueule et bien plus encore leur source d’espérance. A la sacristie, dans la pastorale, à la télévision, dans les festivals ou encore dans l’encadrement des plus petits, ils ne comptent pas leurs heures. A leur manière, ces jeunes apportent un soin particulier à l’Eglise, souvent à contre-courant de la société.
Dans le nouvel ouvrage définitif et monumental sur Benoît XVI, son biographe Peter Seewald a découvert des éléments nouveaux sur la vie et le caractère du pape émérite et notamment son rôle dans le Concile Vatican II, « extrêmement important ». Le visage de Benoît XVI nous est révélé dans ces lignes très bien documentées, laissant entrevoir enfin l’humanité d’un homme qui aura marqué notre siècle. Sa biographie tend à transmettre au lecteur la vérité de ce que l’auteur a découvert à travers toutes ces heures passées à récolter minutieusement les témoignages et anecdotes sur ce grand théologien.
Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi Antoine de Roeck
Le 21 octobre 2001, pour la première fois de l’histoire de l’Eglise, le pape Jean-Paul II procède à la béatification d’un couple marié. Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi ont trouvé ensemble le chemin du Ciel : devenir saint par et dans le mariage, c’est possible ! Scoutisme, engagements caritatifs, éducation des enfants, respect de la vie, amitiés spirituelles, sens du sacrifice, intégrité au travail, intense vie de prière… Le père Antoine de Roeck nous plonge dans l’intimité des deux époux, véritables témoins de la sainteté au quotidien. Il dévoile les joies et les épreuves d’un couple uni par un amour immense et la fidélité à l’Evangile.
C’est l’histoire en images de la vie de Charles-Frédéric Brun dit Le Déserteur, parce qu’il a fui la France et aussi les gendarmes. Il rejoint l’Abbaye de Saint-Maurice, où des chanoines l’attendent et lui proposent un poste de maître d’école qui ne lui convient guère. Il fuit de nouveau en France et réapparaît en 1846. En possession de couleurs et de papier, le temps est venu pour lui de commencer sa mission. Il mendie sa nourriture qu’il paye en retour avec des images pieuses inspirées par le Très-Haut. Plus tard, il devient peintre mural et peintre de chapelle. En 1871, à 67 ans, le Déserteur meurt de froid dans une grange de Veysonnaz, en Valais. Il laisse derrière lui des dizaines d’œuvres et toujours beaucoup de questions sur son histoire…
Quelle ne fut pas la surprise, pour Davide Pesenti, d’apprendre qu’il était pressenti pour le poste de secrétaire général de la Conférence des évêques suisses. Rencontre avec celui qui se considère au service d’un hub ecclésial.
PAR MYRIAM BETTENS PHOTOS :JEAN-CLAUDE GADMER
Davide Pesenti, ici avec mgr Joseph Bonnemain, a pris ses fonctions à la CES en mars dernier.
Comment abordez-vous votre nouvelle fonction ?
Avec beaucoup d’humilité et la conscience de l’importance de cet engagement. Je suis également reconnaissant d’avoir été « appelé » pour ce poste. Après une période de réflexion et de discernement, je suis arrivé à la conclusion que c’était un service que je pouvais rendre à l’Eglise en Suisse. Je conçois ce poste comme une vocation, un ministère au service de l’annonce de l’Evangile et de la vie ecclésiale en Suisse.
Vous dites avoir été «appelé», comment votre nomination s’est-elle déroulée ?
Un matin, j’ai reçu un appel de Mgr Felix Gmür. Il m’a expliqué que la CES cherchait un nouveau secrétaire et qu’ils avaient pensé à moi parmi d’autres candidats potentiels. J’étais à la fois surpris, mais aussi conscient de l’investissement que demanderait cette tâche. J’ai demandé une semaine de réflexion pour confier cette proposition au Seigneur, en discuter avec mon épouse et mon accompagnatrice spirituelle.
Quelle contribution personnelle pensez-vous pouvoir apporter ?
Mon parcours de formation, d’expérience pastorale et ecclésiale peut être un arrière-fond positif pour essayer de comprendre où se situe mon interlocuteur. J’aime bien l’exemple du hub d’aéroport : les avions arrivent d’un côté, puis repartent d’un autre. Je conçois le secrétariat général de la CES comme un hub ecclésial ! Pour comprendre l’Eglise et ceux qui la constituent, il faut connaître la provenance des uns et la destination des autres. La question linguistique est également importante. Elle permet d’entrer en dialogue avec les différentes instances dans leur langue. Enfin, l’attitude d’ouverture permet de créer un terrain fertile au dialogue.
Le défi majeur se situe dans un approfondissement quotidien du fondement de notre foi : la relation avec la personne de Jésus. A partir de cette redécouverte, nous devons essayer de répondre de la manière la plus adaptée possible aux défis qui se présentent. Premièrement, en corrigeant les erreurs du passé, deuxièmement en répondant à la transformation rapide de la société avec une ouverture synodale et troisièmement en nous orientant vers une communication qui soit plus proactive et moins réactive. Nous devons annoncer Jésus dans un contexte qui n’est plus habitué à recevoir cette annonce, en retrouvant confiance dans ce que nous sommes en tant que chrétiens.
En tant que croyant, comment nourrissez-vous votre foi au quotidien ?
Davide Pesenti
Par la prière spontanée en parlant à Dieu à n’importe quel moment de la journée. En priant en famille au moment du repas. Quand j’ai le temps, j’essaye de prier les laudes ou les vêpres. Ces temps rythment la journée et offrent une parenthèse personnelle avec Dieu. Nous essayons aussi de participer régulièrement à la messe dominicale.
Considérez-vous votre formation de journaliste comme un atout supplémentaire ?
Indirectement. Plus que dans la forme, je pense que c’est dans l’expérience (ndlr. à RTSreligion). Elle a enrichi et élargi ma perception ecclésiale. La dimension œcuménique est également capitale en mettant au quotidien l’accent sur ce qui nous rapproche et nous rend chrétiens. Il y a un grand travail à accomplir déjà à l’intérieur de la Chrétienté.
Biographie express
Né le 29 juillet 1982 à Locarno (TI), il a grandi à Grono (GR). Après un cursus universitaire en théologie et sciences des religions à l’Université de Fribourg, puis à Rome, il effectue l’année pastorale dans le diocèse de Coire et travaille en paroisse à Horgen (ZH). Avant sa nomination à la CES, il était engagé à Cath-Info. Son nouveau mandat, entamé en mars dernier, « fruit d’un travail d’équipe » auquel il tient, consiste en la préparation des assemblées ordinaires de la CES ainsi que leur suivi, la correspondance avec les instances ecclésiales et étatiques, les relations avec les organismes, institutions et commissions ordonnés à la CES et le maintien des liens avec les Conférences épiscopales d’autres pays.
Bénédiction de l’orgue à Crassier, veillée pascale à Saint-Cergue, fête patronale à Founex…: nos communautés ont vécu de beaux temps forts ces derniers mois.
Bénédiction de l’orgue à Crassier
Jeanny Berlie avec nos invités, les syndics des communes de la Rippe (à gauche) et de Borex.
Texte et photo par Marie-Josée Desarzens et Jeanny Berlie
Enfin, après de longs mois d’attente, nous avons pu inaugurer le nouvel orgue de la chapelle Sainte-Marie Madeleine. Le 8 mai, après que la vice-présidente, Jeanny Berlie, a coupé le ruban, l’abbé André Fernandes a procédé à la bénédiction. L’organiste Olivier Borer a animé ce moment avec la « Toccata et fugue en ré mineur » de Jean-Sébastien Bach qui a mis en valeur la belle sonorité de l’instrument.
Nous avions invité le président de paroisse, Gilles Vallat, mais il n’a pas pu venir. La personne qui devait le remplacer était également absente, malheureusement.
Samedi 16 avril : Veillée pascale à Saint-Cergue
Transmission de la lumière dans la chapelle obscure. Baptême d’Eloïse.
Ils étaient 77 à se réunir dans notre chapelle autour de l’abbé Zbiniew Wiszowaty pour vivre la cérémonie la plus importante du christianisme ! Un feu a été allumé devant la chapelle pour rappeler que Dieu est lumière et feu d’amour. Le nouveau cierge pascal, qui symbolise le Christ ressuscité, a été allumé avec une flamme provenant du feu. Il a ensuite été amené en procession dans la chapelle obscure jusque devant l’autel. Le diacre, Jérôme, a chanté « Lumière du Christ » à trois reprises. Puis les officiants du jour, prêtre, diacre et servants de messe, ont transmis la lumière à chaque fidèle. Enfin le prêtre a procédé au rite de la bénédiction de l’eau.
Le trompettiste Willy Gerber et le flûtiste bâlois Urs Höchle ont animé la célébration. Au cours de cette cérémonie, la petite Eloïse a reçu le baptême. Nous lui souhaitons, ainsi qu’à ses parents, une cordiale bienvenue dans notre communauté.
La traditionnelle « cassée des œufs » et le verre de l’amitié ont suivi la célébration.
Fête patronale à Founex
L’abbé Fernandes avec les servants de messe.
Apéritif à l’issue de la messe de la fête patronale.
Par Françoise de Courten | Photos : Elisabeth Hauser
L’abbé André Fernandes a célébré la messe dimanche 1er mai en l’honneur du saint protecteur de notre paroisse, saint Robert de Molesme (vers 1029-1111). Aspirant à vivre selon la règle stricte de saint Benoît (pauvreté, pénitence, solitude, travail manuel), il fonda en 1098 l’abbaye de Cîteaux, point de départ de l’ordre cistercien qui connut un rayonnement considérable dans tout l’Occident.
Après la messe a eu lieu la vente en faveur du groupe missionnaire qui a réuni les paroissiens de manière conviviale.
Dans sa mensuelle vidéo par le Réseau mondial de prière du Pape (juin 2021), François résume ainsi le mariage: «un risque qui vaut la peine» d’être pris. Il parle de «voyage exigeant, parfois difficile, parfois aussi conflictuel», un voyage «de toute une vie», un voyage d’amour: «Dieu a un rêve pour nous, à savoir l’amour… Faisons nôtre l’amour qui est le rêve de Dieu.»
Réalisme pastoral
Mais François n’a pas non plus oublié les défis de la vie moderne pour le couple: divorce, infidélité, enfants nés hors mariage, mères célibataires, unions de personnes du même sexe… Pour chacune de ces situations, il a ouvert une porte pour passer du jugement à la rencontre, à l’échange: par le biais de son exhortation apostolique Amoris Laetitia (2016), dans la facilité donnée aux officiaux1 diocésains pour accueillir des demandes de nullités de mariage, dans ses discours annuels à la Rote romaine (le tribunal chargé notamment des causes de nullités de mariage), dans sa déclaration claire en faveur des unions civiles pour personnes du même sexe…
Idéal ?
Pour lui, le mariage catholique devrait être précédé par un catéchuménat: un temps de préparation sur plusieurs mois… alors que les couples débarquent en paroisse souvent peu de temps avant la célébration. Le mariage devrait ensuite être accompagné par un temps de relecture et d’ajustements courant sur les mois qui suivent la cérémonie… alors que les couples disparaissent aussitôt après dans la nature… jusqu’au baptême de leur premier enfant, parfois!
Espérance
«Pour aimer, il faut beaucoup de patience», conclut-il dans sa vidéo. Les retours que partagent les jeunes après les sessions CPM2 sont plus que réconfortants: la plupart d’entre eux reconnaissent qu’il y a un avant et un après CPM… et ce, bien avant leur mariage!
1 L’official est le juge ecclésiastique délégué par l’évêque pour traiter des situations de vie vis-à-vis du Droit Canon (la loi de l’Eglise).
2 Cours de Préparation au Mariage, un des services en Eglise pour les fiancés.
Avec la pandémie de Covid-19 et désormais la guerre en Ukraine, sans oublier les autres conflits qui sévissent continuellement sur la planète, l’humanité est particulièrement éprouvée. Face aux fléaux que représentent la maladie et la guerre, l’homme a de tout temps eu recours à la prière pour obtenir la guérison des malades ou l’apaisement des conflits. Le difficile contexte actuel nous pousse à revenir sur l’histoire de la prière et son application en temps de crise.
PAR SÉBASTIEN DEMICHEL | PHOTOS : PIXABAY, DR
Dans la prière le geste et la parole vont de conert.
La prière : sens et origines
Présente dans toutes les civilisations du monde, la prière comporte deux dimensions centrales. Elle peut être « un acte spontané, jailli du cœur de l’homme qui demande aide ou protection, ou qui remercie », mais aussi « une habitude ritualisée, codifiée dans une tradition qui recouvre des réalités bien différentes selon les époques et les cultures » (Michel Meslin). Le geste et la parole vont de concert dans la prière. Elle implique en outre une altérité. L’autre, en l’occurrence Dieu, est présent et écoute. La prière n’apparaît pas comme une simple conversation, mais elle implique la foi de l’orant.
Les Écritures nous éclairent sur l’histoire de la prière. Dans l’Ancien Testament, le peuple de Dieu entre déjà en dialogue avec lui par l’intermédiaire des prophètes, mais aussi par diverses formes de prière (psaumes, cantiques, hymnes et acclamations). Toutefois, c’est avec les Évangiles et l’exemple du Christ que la prière trouve véritablement son accomplissement. Le Christ apparaît comme un « pédagogue de la prière » (Marcel Metzger) : Jésus entre lui-même souvent en prière (sur la montagne en Luc 6, 12 et 9, 28, durant la Sainte-Cène en Jean 17, et même sur la croix, en Matthieu 27, 46, où il fait l’expérience de l’abandon). Mais le Christ enseigne également la prière. Puisqu’il faut toujours prier sans se décourager (Luc 18, 1), il transmet le Notre Père qui condense la pédagogie de la prière chrétienne.
La prière peut prendre des formes multiples : action de grâces, anamnèse (faire mémoire), profession de foi (reconnaissance et proclamation des qualités de Dieu), demande de pardon (dénonciation du mal) et supplication. C’est dans cette dernière catégorie que se situent les prières en temps de crise.
La prière peut prendre de multiples formes. Eglise Saint-Pierre à Fribourg.
Épidémies et prière
Si l’Ancien Testament insiste sur la maladie comme châtiment divin, le Nouveau Testament préfère y voir la conséquence du péché originel et les guérisons du Christ déplacent la focale sur le soin et la miséricorde. Jésus guérit le paralytique (Marc 2, 1-12) et rend la vue à l’aveugle Bartimée (Marc 10, 46-52). Se fondant sur les actions du Christ, les premiers chrétiens prient déjà pour leurs frères et sœurs malades : « Sois propice, Seigneur, secours et guéris les malades. Commande aux maladies et soutiens ceux qui sont affaiblis » (Euchologe de Sérapion 7, 22).
Dans l’Europe de la fin du Moyen Âge et du début de l’époque moderne, les prières s’orientent principalement contre le terrible fléau que représente la peste. La messe Recordare, Domine, testamenti tui (Souviens-toi, Seigneur, de ton alliance) est instituée par le pape Clément VI en 1348 pour lutter contre la Peste noire. Par la suite, les prières contre la peste s’adressent à Dieu soit directement, soit par le biais d’intercesseurs à l’image de la Vierge Marie, de saint Roch ou encore de saint Sébastien.
La pandémie de Covid-19 est également l’occasion de nombreuses prières. Ainsi, le pape François lance un marathon de prière pour l’humanité blessée. S’adressant à la Vierge, il lui demande qu’elle « illumine les esprits des hommes et des femmes de science pour qu’ils trouvent les bonnes solutions pour vaincre ce virus ». Dans notre diocèse, la messe de la Toussaint 2020 était spécialement dédiée aux victimes du coronavirus et aux familles qui n’ont pas pu célébrer les funérailles comme prévu pendant le printemps.
La pandémie a été l’occasion de nombreuses veillées de prière notamment à l’église du Christ-Roi.
Une arme non violente en réponse à la guerre
Avec la peste et la famine, la guerre est le troisième fléau traditionnellement craint par l’humanité, comme en atteste une prière de la version primitive de la litanie des saints : A peste, fame et bello, libera nos domine (de la peste, de la famine et de la guerre, délivre-nous Seigneur).
Des prières pour la paix sont déjà attestées dans l’Antiquité, lorsque les chrétiens font face aux persécutions. Ainsi, durant la persécution de Dèce, l’évêque Cyprien de Carthage s’adresse à Dieu de la manière suivante : « Demandons que la paix nous soit bientôt rendue et que, rapidement, vienne le secours qui dissipera nos ténèbres et nos dangers […]. Qu’après les ténèbres vienne la lumière, après les orages et les tempêtes, une douce sérénité. » Pendant la guerre de Cent Ans, le seigneur poète Charles d’Orléans prie pour la paix qu’il qualifie de « vrai trésor de joie ».
L’éclatement de la guerre en Ukraine en février dernier suscite une importante vague de prière. À Fribourg, dans l’église du Christ-Roi, une veillée de prière en faveur de la paix en Ukraine réunit 300 fidèles. Considérant la guerre comme un « échec de la politique et de l’humanité, une capitulation honteuse, une déroute devant les forces du mal » (Fratelli Tutti, 261), le pape François prie la Vierge Marie dans un acte de consécration à son Cœur immaculé. Il lance en outre une journée mondiale de prière pour la paix, en invoquant Marie, Reine de la Paix, dans la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure. À ces prières s’ajoute la charité des fidèles. Les paroisses catholiques du décanat de Fribourg ont ainsi fourni à l’Ukraine des produits d’hygiène, de la nourriture, des vêtements ou encore du matériel médical grâce à la générosité des fidèles. La prière est donc secondée par les actes de charité.
Mère de Dieu et notre Mère, nous confions et consacrons solennellement à ton Cœur immaculé nous-mêmes, l’Église et l’humanité tout entière, en particulier la Russie et l’Ukraine. Accueille cet acte que nous accomplissons avec confiance et amour, fais que cesse la guerre, assure au monde la paix. Le « oui » qui a jailli de ton Cœur a ouvert les portes de l’histoire au Prince de la paix ; nous espérons que la paix viendra encore par ton Cœur. Nous te consacrons l’avenir de toute la famille humaine, les nécessités et les attentes des peuples, les angoisses et les espérances du monde. Extrait de l’Acte de consécration au Cœur immaculé de Marie par le pape François (25 mars 2022)
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