En Terre Sainte, Bible en main

Le 20 mars dernier, Agnès Salamin Gay et Pierre et Andrée Pasquier ont décollé pour dix jours en Terre Sainte. Accompagnés par le Père Patrice Gasser «de chez nous» et Wassim Halloun, guide palestinien chrétien, une vingtaine de Suisses romands prennent part au périple. Les trois Choëlands nous partagent le récit de leur voyage, Bible en main, photos sous les yeux. 

Par Sandrine Mayoraz | Photos: Agnès Salamin Gay

« Ce n’est pas un pèlerinage ! » lancent-ils d’emblée. « Pour un pèlerinage, il faut marcher. C’est une découverte de la Terre Sainte, de la Genèse au Golgotha, Bible en main, avec chaque jour une Parole qui nous accompagne », ajoute Pierre Pasquier. Le voyage les a conduits du désert du Neguev, au sud d’Israël, au plateau du Golan, au nord. Dans ce pays aux croisements des civilisations, ils ont visité des sites archéologiques, des vestiges romains, traversé des souks, découvert les lieux saints, admiré des paysages désertiques ou de vrais jardins d’Eden. Ce pays est le lieu où le Fils de Dieu a marché, « ce sont les racines de notre chrétienté et de notre foi – témoigne Andrée, son épouse – c’est poignant de fouler la terre où Jésus a vécu ».

Les lieux saints entre authenticité et monuments religieux

A quelques jours de Pâques, ils ont vu les lieux saints : le Cénacle, le saint Sépulcre, le Golgotha. Partout où Jésus est passé, une église est érigée. Il y a un contraste entre les lieux actuels et l’image qu’on s’en fait en lisant la Bible. Ainsi, Nazareth est aujourd’hui une ville de Galilée de 75’000 habitants ! Il faut une grande abstraction pour « voir Jésus crucifié » au Golgotha, là où ne se dresse plus une colline, mais une église. 

D’autres endroits ainsi que les paysages ont gardé leur authenticité et sont davantage source de recueillement. Sur le Mont des Béatitudes, sur le lac de Tibériade, au bord du Jourdain, on se représente facilement Jésus prêchant, naviguant, baptisant. La maison présumée de Jésus, à Nazareth, a inspiré à Agnès Salamin Gay une profonde émotion de calme et de sérénité. Les moments forts du voyage restent les prières ensemble ; parfois dans des lieux insolites.

Rencontre avec l’ambassadrice

Une autre richesse de ce voyage a été la rencontre avec des personnalités sur place. En effet, les Suisses romands se sont entretenus avec Anne-Lise Cattin, ambassadrice de Suisse en Palestine, ainsi qu’avec Fatmeh, Palestinienne, professeure de français et mère de cinq enfants. « Fatmeh nous a parlé, avec beaucoup de sérénité, sans animosité, de la vie difficile et des injustices dont souffre le peuple palestinien », raconte Pierre Pasquier. La visite de l’association « Les Amis des Enfants de Bethléem » fondée par l’abbé Jean-Bernard Livio, sj, a également été un temps fort de ce voyage. Les personnes qui y travaillent leur ont expliqué la situation politique, leur réalité quotidienne ainsi que le travail réalisé par les psychomotriciennes de l’association pour soutenir les enfants nés dans un contexte de guerre et de violence familiale. 

Cette découverte de la Terre Sainte est une expérience riche que tous les trois recommandent en voyage organisé avec un guide local. La Parole de Dieu résonne autrement depuis, en écho aux souvenirs qui les habitent.

Fête des jubilaires de mariage

A l’instar du couple Rithner, trois autres couples fêtent leurs noces d’orchidée (55 ans).

Le dimanche 7 mai fut l’occasion d’une belle fête pour célébrer les jubilaires de mariage. Une trentaine de couples ont répondu à l’invitation et ont reçu la bénédiction solennelle durant la messe. Les festivités se sont poursuivies par un apéritif et un repas à la Maison des Jeunes.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : Leo Ferraro

Qu’ils aient cinq ou soixante-cinq ans de mariage, les couples se donnent la main comme au jour de leur mariage. Ensemble, ils renouvellent leurs promesses et reçoivent la bénédiction de Dieu, devant une assemblée paroissiale réjouie. Le curé Jérôme conclut la messe en énumérant un décalogue de la famille : 

1. Ne jamais nous irriter les deux en même temps.
2. Jamais de cris entre nous.
3. Si l’un des deux doit l’emporter, permets que ce soit l’autre.
4. Ne vous lancez jamais à la figure les erreurs du passé.
5. Si tu dois critiquer, fais-le avec amour.
6. Ne sois jamais négligent envers les tiens.
7. Ne terminez jamais la journée avec un désaccord non résolu.
8. Au moins une fois par jour, dis quelque chose de beau, de sympathique, d’agréable à ton conjoint.
9. Si tu as fait quelque chose de mal, admets-le et demande humblement qu’on t’excuse.
10. Deux ne peuvent se disputer si l’un des deux ne veut pas. 

Nous saluons l’engagement et la disponibilité des bénévoles ainsi que du couple organisateur, André et Anne-Marie Premand. Si chacun s’est senti accueilli, c’est grâce à eux qui avaient pris soin, depuis plusieurs semaines, d’orchestrer cette journée avec délicatesse et attention.

Fête paroissiale : SAVE THE DATE. 2 SEPTEMBRE 2023

La fête paroissiale de Monthey est une journée conviviale en début d’année pastorale pour se retrouver. Annulée deux fois à cause de la pandémie, elle aura lieu le samedi 2 septembre. Réservez la date et venez passer cette journée avec nous.

Pour cette nouvelle édition, nous avons prévu des activités autour de notre patrimoine religieux et culturel de Monthey. Nous avons des richesses architecturales et culturelles chez nous à découvrir : l’Eglise paroissiale, la chapelle du Pont…

En collaboration avec l’office du Tourisme, nous organisons trois visites durant la journée : 
–> Le matin, un grand tour pour les passionnés.
–> L’après-midi, une version raccourcie des incontournables.
–> A 15h30 : une visite visuelle statique dans l’Eglise avec des photos. 

Dès midi, nous pouvons nous restaurer sur place avec grillade et raclette offertes à tous.
Comme les autres années, des stands permanents : les ateliers Tricots, la brocante, les gâteaux et douceurs.

Pour les enfants
Pendant que les adultes visitent notre patrimoine religieux, les enfants sont invités à un grand jeu de piste dans les alentours de l’Eglise. Passage secret, énigmes, et autres surprises les attendent.

Ce sera aussi l’occasion de placer notre année scolaire sous le regard de Dieu en participant à la messe d’ouverture de la catéchèse à 17h.

Premières communions à Monthey et à Choëx

A genoux près de l’autel, lors de la consécration.

Photos: Suzy Mazzanisi

Une cinquantaine d’enfants ont reçu pour la première fois le corps de Jésus sur les paroisses de Monthey-Choëx, lors de trois célébrations différentes (les 13 et 14 mai à Monthey et le 18 mai à Choëx). 

La fête fut belle, les sourires étaient au rendez-vous et la joie fut communicative. 

Le soleil a certes manqué, mais heureusement la pluie aussi.

Merci Marek!

Texte et photo par Jean-Michel Moix

La nouvelle est tombée ce printemps. L’abbé Marek Glab, originaire de Pologne, et vicaire sur Monthey-Choëx depuis l’automne 2018 va quitter nos paroisses du diocèse de Sion, pour partir à nouveau en Afrique de l’Ouest, plus précisément au Burkina Faso, en tant que prêtre « fidei donum ». L’abbé Marek connaît déjà l’Afrique (avec la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso) pour y avoir « missionné » précédemment avant de venir en Valais.

Avant son départ, agendé pour la fin août, nous avons voulu recueillir ses sentiments. L’abbé Marek, en guise de « testament spirituel » nous a donc transmis ce texte (ci-dessous) qui s’intitule « Amitié avec Jésus ». 

Nous te remercions, cher Marek, pour ton engagement durant de nombreuses années, au service de notre diocèse (sur Chamoson et sur Monthey-Choëx) et nous te souhaitons un fructueux ministère en Afrique ! 

Amitié (avec Jésus)

Par Marek Glab

Lorsque nous parlons de quelqu’un comme d’un « ami », il s’agit d’une personne proche, à qui nous pouvons nous confier, en qui nous avons confiance ; quelqu’un qui nous aide et ne nous abandonnera pas dans les moments difficiles. Souvent, un ami est quelqu’un qui répond à nos attentes, connaît nos besoins et sait comment les satisfaire. Les amis, nous les choisissons ; ils sont des partenaires, nos égaux. Les avantages de l’amitié profitent généralement aux deux parties. Comment pouvons-nous comprendre les paroles de Jésus dans ce contexte : « Je ne vous appelle plus serviteurs… je vous appelle mes amis… » ? (J 15, 12-16). Il semble que la description de l’amitié ne corresponde que marginalement à ce qu’est l’amitié avec Jésus. Que pouvons-nous Lui donner qu’Il n’aurait pas déjà ? Nous savons que Dieu sera toujours plus grand que nous. Il est donc plus facile d’assumer la position de serviteur par rapport à Lui. C’est généralement le cas dans les autres religions. C’est pourquoi les paroles de Jésus : « Je vous appelle mes amis » peut prêter à confusion. Il nous appelle amis ? Pourquoi ?

Jésus nous a révélé ce qui est le plus précieux pour Lui : l’amour du Père. Et au nom de cet amour, Il nous a invités à entrer dans une relation profonde et intime avec Lui-même, fondée sur une confiance qui exclut la peur. Il nous a fait entrer dans les mystères de Dieu, nous permettant de connaître son vrai visage, son cœur toujours aimant, son amour toujours généreux qui, lorsqu’il est rejeté, provoque une douleur incompréhensible. Etre un ami de Jésus signifie aimer ce qu’Il aime. C’est Jésus qui fait toujours le premier pas vers nous, pour nous conduire à la maison du Père. Au cours de ce voyage, il y a des miracles, il y a de la joie, mais il y a aussi la souffrance et la mort par amour.

L’amitié, la relation avec un ami, doit être soignée. C’est comme une plante qui, sans eau et sans soins, se fane. Il en va de même pour l’amitié avec Jésus. L’Eucharistie et la Parole de Dieu sont ce qui renouvelle cette amitié, la fait grandir et porter du fruit. C’est grâce à eux que nous pouvons en expérimenter les fruits ici sur terre.

Premières communions à Collombey et à Muraz

Photos : Sébastien Bonjean, abbé Valentin Roduit

Le dimanche 14 mai, en la messe célébrée par l’abbé Valentin Roduit, 18 enfants ont fait leur première communion solennelle à l’église de Collombey : Léo Azevedo Barroso, Gabriel Vicky Faustinelli, Lucy Gamito Soares, Liam Miranda, Daren Miranda, Leandro Daniel Pereira Cerqueira Magro, Ilenia Touihri, Jenna Vicino, Daniel Delorme, Enzo Francisco Marques, Clémence Janovale, Leticia Lima Magalhaës, Camille Ottesen, Naya Stéphanie Parvex, Luca Previti, Jennifer Rodrigues, Leandro Ventura Dos Santos, Elsa Voide.
Le jeudi 18 mai, fête de l’Ascension, en la messe célébrée par l’abbé Jean-Michel Moix, 14 enfants ont fait leur première communion solennelle à l’église de Muraz : Noémy Cretenoud, Marion Delaloye, Rui Gabriel Dias Mota, Kylian Favre, Clara Freitas Da Silva, Alessandro Carmine Genito, Emilie Geracitano, Emelyne Granger, Zélie Mariéthoz, Inès Neves Costa, Isaline Perruchoud, Noé Pfammatter, Zara Teixeira Mumun, Joël Deifreitas Proenca.

Sortie des servants de messe et des lecteurs de Collombey et Muraz, samedi 6 mai 2023

Pour la sortie récréative des lecteurs et servants de messe, cette année, nous sommes allés au Parc Aventure à Aigle. Cette journée était synonyme de joie et de bonne humeur. Elle a permis de faire de nouvelles rencontres et de profiter d’une après-midi au soleil et au cœur de la nature.

Pendant que les autres prennent la photo, Loris finit le parcours difficile.

Par l’abbé Valentin Roduit, Ana Rita D’Erasmo, Samantha Matmati
Photos : abbé Valentin Roduit, Antonella Cimino

Voici quelques ressentis sur cette journée :

Soraya : « Ça m’a plu, je me suis bien amusée. La « big tyrolienne » est ce que j’ai préféré. »

Emelyne : « C’était super cool. J’ai pu rencontrer d’autres personnes. »

Alyson : « Oui, c’était cool. J’ai bien aimé le parcours bleu (ndlr, difficile), j’ai moins peur du vide maintenant. »

Samantha : « La sortie m’a plu. J’ai bien profité, j’ai pu parler avec d’autres personnes. »

Ana : « C’était amusant, divertissant. J’ai pu faire des rencontres avec d’autres personnes et ça changeait de ce que l’on fait d’habitude. » 

Cette journée a plu à tout le monde, petits et grands tout en incluant l’Esprit-Saint.

Remerciements aux organisateurs.

Samantha et Ana, nos deux journalistes ad hoc, en pleine action dans le parc.

Les jeunes de nos paroisses sont les bienvenus dans nos groupes de lecteurs et servants de messe. Ils sont « de service » en moyenne une fois par mois, ils sont bienvenus à toutes les autres messes et ils bénéficient de temps de formation et de sorties récréatives ou culinaires.

Et bien sûr, tous sont invités au Théocamp et aux activités de la paroisse comme les pèlerinages et repas festifs. Joignons la convivialité au service du Seigneur, Il se réjouit de nous voir rigoler !

Franchir la centaine en chantant!

J’ai rencontré Lucienne chez elle autour d’un café en pensant qu’en 30 minutes le tour serait joué. Deux heures plus tard, j’étais toujours à écouter le récit passionnant de sa vie, à apprendre de sa sagesse et de sa foi qui, sans doute, lui a permis de traverser un siècle dans la sérénité, entourée de sa famille. 

Texte et photos par Vanessa Gonzalez

Lucienne Bressoud est née à Vionnaz le 9 mars 1923 et n’a jamais quitté son village. Elle a été fêtée par ses trois garçons, ses sept petits-enfants, ses cinq arrière-petits-enfants, tous ses proches ainsi que les autorités de Vionnaz, le 12 mars, à la maison de paroisse. 

Lucienne a eu une vie dure, mais simple aux côtés de son mari, Juste : un homme bon et chaleureux, parti trop tôt à l’âge de 67 ans. Elle apprécie la lecture, la cuisine qu’elle fait toujours pour elle et surtout jardiner. Mais attention, Lucienne me précise : « Pas désherber les patates ou les vignes. Ce n’était pas ce que j’aimais le mieux, mais fallait le faire… »

Lucienne concocte chaque année pour l’anniversaire de ses petits-enfants une tourte de Linz. Elle passe du temps dans sa cuisine en se réjouissant de leur visite où ils vont pouvoir récupérer leur gâteau. 

Catholique depuis toujours, Lucienne s’est engagée dans deux mouvements catholiques : la Jeunesse Agricole Féminine et ensuite la Ligue des dames. Elle a aussi fait partie des personnes qui ont mis en route le goûter des aînés à Vionnaz. 

« Je n’ai jamais pensé que j’arriverais à 100 ans. Plus tu avances dans la vie, plus tu te rends compte qu’il faut vivre aujourd’hui parce que demain ne nous appartient pas. Parfois, je suis dans mon lit, je confie ma vie au Seigneur puis je me dis : « Va savoir… demain matin, tu n’es peut-être plus là ! » »

Et quand je demande à Lucienne comment elle a acquis cette philosophie de vie, elle me répond sans hésitation que c’est grâce à sa foi. Dans les moments difficiles, elle s’est raccrochée à la prière en « appelant le bon Dieu et tous les Saints du Paradis à son secours ». Elle demande tous les jours à l’Esprit Saint de l’aider.

Lucienne est connue à Vionnaz pour être une femme dévouée à sa famille. En outre, elle est membre de la gym « Les 4 Fontaines » et du chœur d’animation liturgique de la paroisse. Elle a aussi fait partie, pendant plus de 35 ans, du Chœur de nos 20 ans à Monthey. Elle a tellement aimé chanter toutes les chansons du passé aux résidents des EMS des alentours. 

« Ma passion, c’est le chant. J’ai toujours entendu ma maman chanter autour de moi. Quand je travaillais aux Pierres Fines à tailler les rubis, on chantait pendant le travail. Le patron aimait bien, comme ça on ne blaguait pas avec la voisine ! »

Retenons en conclusion le conseil d’une centenaire : « Croire que Dieu est là et qu’Il nous aime. Il faut avoir confiance en Dieu, mais ce n’est pas parce qu’on prie qu’on obtient tout, Dieu n’est pas un distributeur automatique ! »

 Lucienne bénie lors de la messe « special Ghana ».

Vocation de baptisés de Lise Hudson-Bonin (Prions en Eglise)

Prière proposée par Jérôme Hauswirth | Photo : Flickr

Seigneur, notre vocation de baptisés est de laisser transparaître dans nos vies ton visage d’amour et de lumière.

Béni sois-tu pour toutes les personnes qui l’ont compris :
celles qui donnent leur vie au service de l’Evangile et répandent ta joie et ton pardon ;
celles qui consolent et soutiennent les gens tristes et affligés ;
celles qui prônent le respect, la tolérance et la justice.

Béni sois-tu pour ces bergers et ces bergères selon ton cœur !

Tu nous appelles tous et toutes, Seigneur, à révéler ton amour pour toutes les personnes.

Dans le sacerdoce ou la vie consacrée ? Dans le mariage ou le célibat ?

Que ton Esprit nous aide à discerner ton appel et à répondre avec confiance et générosité.

Que par notre façon d’être et de vivre dans nos familles, au travail, dans nos communautés, nous donnions le goût de te connaître.

Prière des mères

« Unies, par la prière nous sauverons nos enfants. » Se soutenir mutuellement par des prières toutes simples, s’appuyer sur la Parole de Dieu et choisir la confiance…

Par Marie-Hélène Rudin Cajeux, coordinatrice valaisanne et l’abbé Valentin Roduit | photo : l’abbé Valentin Roduit

Ce beau projet est celui de la Prière des mères, né en Angleterre en 1995, et présent en Valais depuis 15 ans. Le mouvement réunit, partout dans le monde, des groupes de deux à huit femmes au cœur de mère, désirant confier leurs enfants et tous les enfants du monde à la protection du Seigneur. Chaque semaine, les mères prient dans leur groupe, réunies chez l’une d’entre elles. Elles prient pour leurs enfants et face aux difficultés de ceux-ci, demandent la grâce de l’Abandon au Seigneur et du lâcher prise. Guidées par le petit livre blanc et bleu de la fondatrice Veronica Williams, les mères s’ouvrent à l’action du Seigneur et reçoivent de nombreuses réponses à leurs prières, à commencer par la paix du cœur. Sans jugement ni conseils, les prières formulées restent dans l’intimité et la confiance du groupe.

Murielle, une maman, raconte : « La Prière des mères m’a donné les meilleurs outils pour calmer les tracas de maman : prendre conscience que nos enfants sont avant tout ceux du Seigneur, Lui confier nos enfants (on dépose leurs noms dans un panier qui symbolise les bras du Seigneur) et Lui faire pleinement confiance. »

La Prière des mères fera une escale à Collombey. Bienvenue à toutes les femmes au cœur de Mère pour prier ensemble une fois, de manière ponctuelle et pourquoi pas entendre l’appel à lancer un groupe…

Le vendredi 19 mai à 8h30 au Monastère des Bernardines : messe aux intentions de la prière des Mères en Valais. La messe sera suivie de la prière des Mères avec toutes celles qui seront là, et un partage fraternel.

Pour vous procurer un carnet de prière, créer ou connaître un groupe proche de chez vous, n’hésitez pas à contacter : 
• Coordination VS : Marie-Hélène Rudin Cajeux, 077 485 66 93, cajeux.rudin@gmail.com
• Coordination CH : Christine Delalande, 022 349 97 24, switzerland@mothersprayers.org

Et voici le joli mois de mai !

Par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo : abbé Valentin Roduit

Le mois de mai est un mois de transition : il se situe entre la fête de Pâques qui a lieu ordinairement en avril et le mois de juin qui « sent » déjà la fin de l’année scolaire et l’approche des grandes vacances.

Du point de vue paroissial, c’est aussi le mois des messes des premières communions solennelles. Nous vous en parlerons dans le numéro qui paraîtra en juin. 

Traditionnellement on appelle encore le mois de mai le mois de Marie : la piété populaire aime ainsi orner les statues ou les oratoires consacrés à Notre Dame par des bouquets de fleurs qui fleurissent justement à cette époque de l’année. C’est en ce sens que la première page de ce magazine présente une photo de Marie avec l’Enfant-Jésus.

C’est durant le mois de mai que nous fêtons en outre l’Ascension. Anciennement, durant les trois jours qui précèdent le jeudi de l’Ascension, avaient lieu ce qu’on appelle les Rogations. Pour plus de précisions vous pouvez vous reporter à la page 7 de ce magazine. 

En ce numéro de L’Essentiel, vous pourrez découvrir entre autres (en page 6) l’annonce du Théocamp pour jeunes à Revereulaz (du 12 au 15 août), ainsi que du pèlerinage projeté à Rome en automne (du 23 au 27 octobre). Vous pourrez faire mieux connaissance avec la communauté des spiritains résidant à la cure de Vouvry avec le Père Joseph ou avec Arnaud (pages 14-15). En ce magazine nous vous parlons encore de ces messes qui ont voulu rassembler les familles des baptisés durant la fête de Pâques de l’année passée sur Collombey et sur Muraz (page 10) ou encore du groupe de sacristains et de fleuristes de l’église de Muraz (page 11). Nous ne voulons pas oublier non plus nos aînés, avec l’interview d’une centenaire (en page 9).

Bref, avec toute l’équipe de rédaction de ce magazine, je vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un mois de mai béni !

La foi vécue avec joie

Des jeunes de divers cantons romands profitent de cet espace de liberté pour évoquer un sujet qui les intéresse. Rencontre avec le séminariste du diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, Rémi Steinmyller. 

PAR Rémi Steinmyller | Photos : DR

Au moment de rédiger cette carte blanche, la Suisse romande compte plus de 400 inscrits qui se rendront au Portugal en juillet prochain. 

Quel est leur désir profond ? Vivre un événement dans la foi, c’est-à-dire une expérience communautaire. Ce que ces jeunes vont découvrir sur place c’est que leur foi, qui peut parfois être mise entre parenthèses pendant l’année, peut être vécue avec joie. Les JMJ seront la grande respiration annuelle dont chaque croyant a besoin. Une retraite spirituelle, lors d’un voyage qui mène loin de chez soi : c’est ce qu’on appelle un pèlerinage. Jésus n’était-il pas constamment sur les routes ? Il entraîne derrière lui une foule innombrable ; à Lisbonne c’est lui qui rassemble des centaines de milliers de personnes ! 

Dieu mène la barque

Si certains y vont pour la fête, ils se rendent vite compte que Dieu mène la barque et qu’il les appelle à le rencontrer. Nombreux sont ceux qui, bouleversés par la joie qui transpire de l’événement, se rendent compte que l’Eglise resplendit de la diversité de ceux qui en font partie.

Mais ne nous berçons pas d’illusions, la grande effervescence vécue va retomber. Eh quoi ? Regardons l’évangile: alors que Jésus a disparu aux yeux des apôtres et que ceux-ci retournent à leurs occupations, il faudra que Pierre se lève au milieu des disciples, pour proposer d’aller à la pêche. 

Créer des communautés vivantes

De même, il en faudra quelques-uns parmi les pèlerins de retour de Lisbonne, qui se lèvent et qui disent : « Allons ! Et engageons-nous pour Jésus-Christ. » Comment ? Il faudra créer des petites communautés vivantes qui prient. Il faudra ici des témoins qui donnent leur vie au Christ pour continuer de vivre ce qu’ils auront vécu auprès du Seigneur là-bas. Si nous souhaitons que l’esprit des JMJ continue, il faut s’engager là où le Seigneur nous le demande. 

Etre pèlerin, cela consiste, de retour chez soi, à témoigner du voyage, à se souvenir des rencontres dans lesquelles nous avons vu le Seigneur et surtout à faire advenir le règne du Christ en s’engageant à un événement dans lequel la foi est impliquée. Comme Marie, levons-nous et partons en hâte vers les lieux dans lesquels le Seigneur nous appelle.

Montées vers Pâques, une parenthèse de communion

Une vingtaine de jeunes a rejoint la mascotte, l’agnelle Pascaline pour le Triduum.

« Ils sont finis, les jours de la passion ; suivez maintenant les pas du Ressuscité. » C’est par cette bénédiction solennelle que se sont terminées les Montées vers Pâques. Pour le Triduum pascal, des enfants, des jeunes et des familles se sont rassemblés avec leurs pairs pour méditer, prier et vivre ensemble les derniers jours de la Vie de Jésus, son passage de la mort à la Résurrection. Une expérience spirituelle et communautaire forte dont nous vous proposons quelques souvenirs en images.

Par Céline Sallin et Sandrine Mayoraz | Photos : Sandra Aellen, Aloïs Morel, Florian Thomi, Céline Sallin

Une douzaine de jeunes encadrés par des animateurs ont vécu un camp de trois jours sous le thème « PacTe » au monastère. Ils adressent un remerciement particulier aux sœurs Bernardines qui les ont accueillis une nouvelle fois dans leur maison. Une quarantaine d’enfants en âge primaire ont participé aux activités catéchétiques en paroisse à Monthey.

Nous saluons l’engagement des différents animateurs et catéchistes et nous les remercions. Avec leur disponibilité, leur enthousiasme contagieux, ils sont des témoins de la joie chrétienne auprès de ceux qui leur sont confiés. 

Et comme beaucoup de participants attendent la prochaine édition avec impatience, voici les dates à noter dans votre agenda 2024 : du 28 au 31 mars !

« Merci pour les magnifiques messes de ces derniers jours et pour l’organisation des Montées vers Pâques pour Rosanna et Giulia. Nous avons, tous les quatre, passé des moments spirituels uniques » écrit leur maman, au soir de Pâques.

« J’ai adoré jouer dans les scènes mises en place pour représenter des passages de la Bible. J’ai été garde du tombeau. » Floris 11 ans

« J’ai tout aimé pendant la Montée vers Pâques en vrai. Si je réfléchis un peu mieux ce qui a été le plus fort c’était de me confesser le samedi, ça m’a fait du bien. Cette année, j’ai dit à une amie de m’accompagner, je crois qu’on reviendra l’année prochaine. » Mafalda, 13 ans

« Les enfants ont joué dans la neige tout en apprenant les valeurs de notre foi. Des papas sont partis en randonnée pour être encore plus proches de la beauté de la création. Les mamans ont pu profiter du « Stamm parents » pendant la sieste des petits pour échanger autour d’un café. Cette Montée vers Pâques a rempli tout le monde de joie. » Un papa au Simplon

Par Simone Buisson

Trois familles du Chablais se sont mises en route pour rejoindre une vingtaine de familles là-haut sur la montagne, à l’hospice du Simplon. Un lieu à lui tout seul qui inspire à la communion, au partage et à la prière. Accompagnées de la Pastorale des familles, des chanoines du Grand-Saint-Bernard et de l’évêque Jean-Marie, nos familles ont pu vivre le Triduum pascal au rythme de chacun. Trois jours animés par des ateliers de bricolage, de discussions, de chants, de préparations des célébrations.

Qui sont les spiritains?

François Libermann, 1802-1852.
Claude Poullart des Places, 1679-1709.

Par Joseph Akuamoah-Boateng | Photo : DR

Les spiritains sont des religieux, prêtres ou frères, membres d’un institut missionnaire : la Congrégation du Saint-Esprit sous la protection du Cœur Immaculé de Marie.

Cet institut est né il y a 320 ans, dans le quartier latin à Paris, de l’initiative d’un jeune avocat et séminariste Claude Poullart des Places, en vue de former des prêtres qui se destinaient à servir dans des missions éloignées, délaissées ou en manque de pasteurs !

La congrégation du Saint-Esprit fut revivifiée en 1848, par la fusion avec la société du Saint-Cœur de Marie, formée par un prêtre converti du judaïsme, le Père François Libermann.

Les spiritains vivent en communauté fraternelle, accueillante et priante. Frères ou prêtres, ils partent en mission dans le monde entier, surtout là où l’Eglise trouve difficilement des ouvriers. Il y a aussi des laïcs qui se joignent à la mission spiritaine tout en gardant leur état de vie. Ce sont les Associés spiritains. 

La présence spiritaine en Suisse a commencé les premières années du XXe siècle, lorsqu’en 1901, la loi qui vise la suppression des congrégations religieuses fut promulguée en France. Les spiritains ont trouvé un pays de refuge en Suisse avec la fondation des trois premières  communautés, d’abord à Fribourg avec l’ouverture en 1906 du Séminaire des Missions. Quelques années plus tard s’ouvrira la « Villa Notre-Dame » à Montana et puis « l’Ecole des Missions » au Bouveret.

Aujourd’hui les spiritains en Suisse œuvrent uniquement en Suisse romande : dans le Diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, avec une communauté apostolique à Genève et deux communautés à Fribourg (au Botzet 8 et à Marly) et dans le diocèse de Sion, il y a une communauté régionale à Erde et la communauté de Vouvry. Il y a aussi la communauté de l’Ecole des Missions au Bouveret située dans le diocèse d’Annecy ! 

Brève présentation du Père Joseph Akuamoah-Boateng

A la rencontre de la communauté des spiritains de Vouvry

Texte et Photo par Joseph Akuamoah-Boateng

Je suis Joseph Akuamoah-Boateng, originaire du Ghana, une ancienne colonie britannique en Afrique de l’Ouest. Je suis né le 22 juillet 1979 à Akomadan-Ashanti, d’une fratrie de trois enfants. Je suis entré chez les spiritains en 2002 après le collège. J’ai fait mon premier engagement en 2004 après le noviciat, puis des études philosophiques avec licence à Ejisu, Ghana en 2007. La même année j’ai commencé deux ans de stage apostolique en la République Islamique de Mauritanie.

En septembre 2009, j’ai commencé les études théologiques à Ngoya, Cameroun. Je suis ordonné prêtre le 17 août 2013 à Accra, Ghana et affecté au Bénin.

En 2015, je suis rappelé au pays pour une formation en sciences d’éducation (Master) et pour un ministère comme vicaire pendant trois ans. 

Je suis entré au Séminaire comme formateur et chargé de vocation spiritaine en 2018, d’où je suis réaffecté en Suisse depuis l’automne 2021 comme vicaire des paroisses du Haut-Lac. 

Bienvenue en Suisse, Arnaud !

A la rencontre de la communauté des spiritains de Vouvry

Rencontre avec Arnaud, jeune stagiaire du Gabon, qui a rejoint la communauté spiritaine de Vouvry. Il retrace  son parcours qui l’a mené de l’Afrique jusqu’à nous.

Texte et propos recueillis par Nicolette Micheli | Photo : Gervaise Imhof

« Très jeune, j’ai senti grandir en moi le désir de devenir prêtre, nous dévoile Arnaud avec calme et assurance. Après ma communion, j’ai rejoint le groupe des servants de messe. On se retrouvait une soixantaine chaque samedi. J’ai évolué dans le groupe : de responsable, je suis devenu formateur. On admirait les prêtres et plusieurs d’entre nous avaient le projet d’être un jour comme eux ! » On sent déjà, chez Arnaud, une vie très ancrée en Dieu et un engagement mûrement réfléchi pour le faire connaître.

Bénédiction pour une famille éprouvée

Tout un parcours l’a conduit à se retrouver parmi nous aujourd’hui. Arnaud est né en 1994 à Lambaréné, une ville du Gabon devenue célèbre grâce au Docteur Schweitzer, un Alsacien qui y a créé un hôpital gratuit, au siècle passé. Il est le cinquième d’une famille de six enfants. Son père est entrepreneur et sa mère  infirmière. Il a neuf ans quand sa mère meurt subitement : toute la famille est sous le choc. Désormais, c’est sa sœur aînée, ingénieure dans une ville voisine qui l’accueille chez elle. « J’étais bon élève, j’aimais le sport et surtout le foot. Un jour, ma sœur m’a demandé d’arrêter le club pour me consacrer entièrement à mes études. J’ai obéi, avec regret, avoue-t-il dans un léger soupir. Comme j’avais bien réussi mon bac, je pouvais bénéficier d’une bourse. Ma sœur me voyait déjà dans une école d’ingénieur en France. Mais mon choix
initial s’était toujours renforcé. Finalement, chacun l’a accepté. Tous étaient fiers de moi, car avoir un prêtre dans la famille, c’est une bénédiction ! »

Accueilli chez les spiritains

Arnaud choisit d’entrer chez les spiritains, une congrégation dont il admire l’esprit missionnaire. Durant quatre ans, il vit dans une cure comme aspirant-spiritain et suit une formation de catéchiste. Puis, après un an de postulat, il entre au Grand Séminaire International Spiritain de Libreville, où il partage la vie de 80 séminaristes. Durant trois ans, il étudie la philosophie à l’université et obtient sa licence. « J’avais de brillants professeurs qui, à travers la philosophie, m’ont ouvert l’esprit. » Il en parle encore avec enthousiasme !

Il est envoyé un an au Cameroun, pour le noviciat. En prononçant ses premiers vœux, il entre officiellement chez les spiritains. De retour au Gabon, dans la Maison Libermann, il fonctionne comme économe. « J’apprends que je dois partir pour un stage en Suisse. J’aurais préféré rester dans mon pays, confie-t-il avec un sourire plein de nostalgie. Mais, pour un spiritain, c’est important d’avoir une autre idée de la mission et d’enrichir son expérience. »

Arnaud accompagne les prêtres dans leur pastorale, s’implique dans le groupe d’enfants qui préparent leur communion, suit les servants de messe. Durant son temps libre, il découvre avec plaisir les ouvrages de l’abbé Joël Pralong. D’un naturel timide et réservé, on le découvre pourtant très à l’aise dans la prédication où il a l’art de toucher les cœurs : un vrai charisme ! Son projet immédiat : obtenir le permis de conduire… suisse ! Bonne chance !

Pèlerinage à Rome du lundi 23 octobre au vendredi 27 octobre 2023

Par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo : Bernard Fournier

Sous l’impulsion du curé, l’abbé Jérôme Hauswirth, un prochain pèlerinage à Rome est organisé pour l’automne 2023. Y sont invités tout d’abord les paroissiens de Monthey, de Choëx, de Collombey et de Muraz (avec une prise en charge spéciale des jeunes). Et puis, dans la limite des places disponibles (deux cars de 80 places chacun ont été réservés), d’autres personnes peuvent s’y inscrire également.

Différentes visites sont prévues : la Basilique du Vatican, l’Audience avec le Pape sur la place Saint-Pierre, la Chapelle Sixtine, la Maison de la Garde suisse pontificale, la Basilique du Latran… ou encore : le Forum romain, le Colisée, la Piazza Navona, le Trastevere…

Le prix se monte à Fr. 550.– tout compris. Les bénévoles des paroisses ont droit à une réduction.

Inscription

Chez Sandrine Mayoraz : sandrine.mayoraz@hotmail.com 
Ou chez Antonella Cimino : paroisse-collombey@bluewin.ch 
Tél. : 024 471 24 14 (lundi et jeudi : 14h-17h)

T’es où? Théocamp!

Pour la 3e année consécutive, le Théocamp est de retour du 12 au 15 août. Ce camp est proposé aux enfants et adolescents du Chablais. On se réjouit de se retrouver sur les hauteurs à Revereulaz pour un camp de détente, de prière et de foi.

Par Sandrine Mayoraz | Photo : DR

Made in Chablais
Le Théocamp est proposé aux enfants et adolescents engagés dans nos paroisses. Ces quatre jours ensemble allient jeux et moments ludiques, activités spirituelles et catéchétiques. C’est l’occasion de tisser des liens avec d’autres croyants de leur âge et de vivre des moments de partage dans un esprit de joie et de bonne humeur. C’est aussi quelques jours en communauté dans une ambiance détendue où Dieu a sa place. 

Ce qui est différent des autres camps d’été ou pèlerinage, c’est la dimension « locale ». Les jeunes passent quelques jours avec les prêtres, les catéchistes et de jeunes animateurs de leur paroisse qu’ils ont l’occasion de côtoyer le reste de l’année. De plus, cette expérience commune, la bonne entente, encouragent les synergies et les collaborations durant l’année pastorale, comme par exemple, la rencontre commune pour les servants de messe.

1,2, 3… 4 jours ensemble !
Nouveauté, cette année, le Théocamp dure un jour de plus. En effet, nous profitons du congé de l’Assomption pour prolonger jusqu’au mardi et terminer comme l’an dernier par une messe à la Patronale de Vionnaz. En effet, nous clôturons notre camp sous la protection de Marie, notre Dame de l’Assomption. La messe est suivie d’une raclette conviviale et festive avec les familles et les paroissiens vionnérouds. 

Si toi aussi tu veux passer la fin de tes vacances avec nous, inscris-toi. On t’attend.

Inscription et infos :
Sandrine Mayoraz, 079 739 24 22
Stéphanie Reumont, 079 138 95 78
Date : du samedi 12 au mardi 15 août
Lieu : Chalet Arc-en-Ciel, Reveurelaz
Prix : Fr. 100.– / enfant

Les Rogations, une pratique désuète?

Par Jean-Michel Moix, Marc Mariaux | Photo : DR

Pourquoi parler des Rogations ? 
Parce que récemment, j’ai lu un article d’un journal français « Valeurs actuelles » qui a attiré mon attention. Voici ce qu’on pouvait y lire en titre et en introduction de l’article (publié le 20 mars 2023) : 

Perpignan : après une procession contre la sécheresse, il se met miraculeusement à pleuvoir.

Une procession religieuse organisée à Perpignan (Pyrénées-Orientales) samedi 18 mars 2023 pour invoquer saint Gaudéric, patron des agriculteurs et faire tomber la pluie, a vu ses prières exaucées. Des trombes d’eau se sont abattues sur la ville quelques heures plus tard.

Qu’est-ce donc que les Rogations ? 
Le mot « rogation » (venant du latin) a le même sens que le mot « litanies » (tiré du grec) ; ils signifient : prières, supplications, invocations.

En quoi consistent les Rogations ? 
Elles consistent durant les trois jours qui précèdent la fête de l’Ascension (lundi, mardi et mercredi) à prier, à supplier Dieu par des processions publiques, à travers champs et prés, afin d’obtenir de Dieu divers bienfaits : la protection contre différents fléaux (contre des maladies qui s’attaquent à la vigne ou aux arbres fruitiers, contre le ravage que des bêtes sauvages peuvent causer aux cultures, contre les orages violents, le gel ou la grêle, etc.) ainsi que la clémence du temps, des récoltes abondantes, etc. Au cours du trajet, à travers monts et vaux, l’on a coutume d’invoquer Dieu, de le prier car Il est le Souverain Roi du ciel et de la terre ; c’est Lui qui a créé notre monde, mais qui encore le conserve dans l’existence et le gouverne par ce qu’on appelle la divine Providence. On y prie en particulier la litanie des saints ou encore le chapelet. Et le prêtre s’arrête de temps en temps pour bénir avec l’eau bénite les régions traversées. Et une fois qu’on est arrivé à destination (auprès d’une croix, d’un oratoire ou d’une chapelle) une messe est souvent célébrée.

Est-ce une pratique dépassée ? 
Non, si l’on croit, si l’on reconnaît, qu’en dernier ressort, les dangers qui menacent par exemple nos campagnes peuvent être évités avec l’aide de Dieu, les bienfaits agricoles que nous attendons, peuvent être obtenus également de Dieu, lui qui est à la source de toute grâce et de toute bénédiction !

Anciennement, comment se passaient les Rogations sur Muraz ?

(merci à Laurette Granger pour ces indications !)

Le lundi matin, de bonne heure, avec les enfants des écoles, et sous la conduite par exemple du curé Défago ou du curé Margelisch, on se rendait en procession jusqu’à la chapelle d’Illarsaz. Le mardi l’on se rendait vers le Torrent du Pessot par la rue Saint Jean (du côté de Collombey). Et le mercredi l’on se rendait au village à la chapelle de Notre-Dame des Neiges. 

Et comment les Rogations se déroulaient-elles sur Vouvry ?

Par Marc Mariaux

Voilà en quelques mots mes souvenirs des processions des Rogations. 

Il y avait trois processions :

–> Le lundi : Pré Saint-Denis. Cette croix se situait à mi-distance entre le village et l’Avançon direction Vionnaz. Son parcours longeait la lisière de la forêt pour aboutir vers la route cantonale.

–> Le mardi : la croix du Bourg-Dernier dans le village et la croix de Proz située à mi-distance entre le Fossau et la Porte du Scex. Son parcours se faisait sur la route cantonale, elle fut abandonnée au milieu des années 60 car trop dangereuse à cause de la circulation.

–> Le mercredi : montée à Miex par la vieille route de Miex avec messe à la chapelle.

Les processions étaient destinées à toute la population et les enfants des écoles participaient par classe accompagnés de leur maître ou maîtresse. Des gonfanons étaient portés par des adultes.

Les deux premières processions se faisaient le soir et celle de Miex le matin aboutissait à la chapelle pour la messe. Les enfants mangeaient leur pique-nique et redescendaient ensuite au village et retour à la maison.

Les enfants de la petite école des filles cueillaient préalablement des fleurs destinées à embellir les croix.

Il y avait encore une autre procession, qui n’avait rien à voir avec les Rogations, c’est la procession de Saint-Marc le 25 avril.

Jubilaires de mariage: jubilez, car voici un exemple

Lisse, lumineux et immuable comme l’ivoire, c’est ainsi que l’on peut présenter le mariage de Gilberte et Jean-Paul Kurmann. Ils vont fêter cet automne leurs noces d’ivoire, c’est-à-dire 62 ans de mariage.

Par Hugo Moesch | Photo : DR

Leur mariage fait partie des temps révolus puisqu’il a eu lieu à Sion, ce 7 octobre 1961 à la Chapelle de l’Evêché où ils ont échangé leur promesse sous les chants du Chœur du Sacré Cœur. Gilberte Fauth est issue d’une famille de huit enfants et Jean-Paul Kurmann membre d’une fratrie de trois.

Il est venu à Monthey en mai 1962 déjà pour s’associer à Bernard Cretton en un bureau d’architecture qui se révélera profitable. La paroisse montheysanne était menée en ces temps-là par le curé Louis Bonvin dont les anciens se souviennent pour avoir fait élever la chapelle du Closillon. Notre couple, heureux d’avoir œuvré de manière à atteindre la retraite simultanément, souligne les impulsions qui leur ont été données au cours des retraites à Bex au Foyer de Charité Dents-du-Midi. 

Jusqu’à l’année dernière, encore, Jean-Paul a veillé à organiser une présence à l’église en après-midi pour que les visiteurs puissent avoir le réconfort d’une présence humaine. Cette présence au long cours, c’est comme si nous étions spectateurs d’un marathon : pour une course, on applaudit quelques minutes, mais eux méritent que nos applaudissements retentissent encore pendant des années.

Prière proposée par Jean-Michel Moix : par Michel Hubaut, extrait du livre « Veillez et priez », Ephèse Diffusion, J.-P. Dufour, 1999

Seigneur, Toi qui nous as créés homme et femme

Seigneur, Toi qui nous as créés à ton image et ressemblance, homme et femme, mystérieux mélange de terre animée de ton souffle divin, viens habiter la respiration de notre amour.

Que chacune de nos aspirations soit accueil et que chacune de nos expirations soit don, au rythme de ton propre amour.

Seigneur, Toi la source jaillissante de tout amour humain, accorde-nous la grâce de devenir, l’un pour l’autre, un signe de ton invisible Présence, un appel à aimer sans retour, un sacrement, un chemin qui conduit vers ton Royaume de vie éternelle.

Seigneur, donne-nous assez de foi pour bâtir la maison de notre amour, pierre par pierre, sur le Roc du Christ.

Garde-nous des lézardes qui la menaceraient de ruine.

Apprends-nous à bâtir une maison qui ferme ses volets aux mauvais vents de l’usure du temps et ouvre ses portes à tous ceux qui ont besoin de réchauffer leur cœur à la vive flamme de notre bonheur.

Seigneur, apprends-nous à tisser le manteau de notre amour, avec les mailles de la fidélité, du pardon et de la patience, de la vérité, de la joie et de la souffrance.

Aide-nous à ne laisser filer aucune petite maille source d’une irrémédiable déchirure.

Seigneur, quand viendront les heures de tempête, donne-nous la force de jeter vers Toi l’ancre de la prière afin de pouvoir atteindre, ensemble, et pour toujours, la rive de ton éternité.

Seigneur, que la gratuité et la fécondité de notre amour chantent ton Alliance avec la terre et célèbrent les noces du Christ et du peuple de Dieu.

Félicitations à une nouvelle centenaire: Bertha Ostrini

Home les Tilleuls: Bertha a fêté ses cent ans avec une trentaine de personnes, dont ses cinq petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants. Ils étaient tous là. Nous la félicitons. Portrait d’une centenaire.

Texte et photos par Yves Tornay

Née à Collombey-le-Grand d’un papa fribourgeois et d’une maman de Val-d’Illiez, Bertha Valery épouse en 1947 Louis Ostrini dont le père avait fui l’Italie durant la Grande Guerre. Elle a par ailleurs un frère aîné.

Catholique, Bertha grandit à Collombey. La famille n’est pas très priante mais on va à la messe tous les dimanches (messe des enfants à 9h à Monthey). Et la veille de la Toussaint, sur ordre de maman, « on récitait un chapelet pour les morts, à genoux ou assis, entre quelques rires ».

Bertha pratique la marche en montagne et le ski, dans la grosse neige des prés de Val-d’Illiez, chez grand-mère. « On n’a pas vu grand-chose de la guerre, nous ! Papa, qui faisait les équipes à la Ciba, avait de la campagne. On vivait bien quand même, on vivait mieux qu’à présent, il me semble. Aujourd’hui il y a trop de disputes, on n’ose bientôt plus ouvrir la télé. Le monde est à moitié fou. » 

Puis Bertha part trois ans à Soleure apprendre l’allemand et suivre un apprentissage d’employée de bureau, dans l’horlogerie. Au retour elle sera secrétaire à la fabrique d’engrais chimique de Martigny (lever à 4h30, départ à pied pour le train de 6h20 à Saint-Triphon).

« J’ai toujours travaillé. Après Martigny, pour la carrière Dionisotti à Monthey. A la mort de mon beau-père, ma belle-mère est venue vivre à la maison et s’occuper de mes deux petits. Puis j’ai travaillé à mi-temps au home les Tilleuls, jusqu’en 1990. »

« J’amenais les sœurs* à la Dixence, à Saas-Fee, à la Gemmi. Sœur Bénédicte avait pris un coup de soleil violent. Elle ne sortait jamais. J’ai de bons souvenirs des sœurs. Je les amenais à Annecy. C’était une grâce de Dieu de pouvoir les fréquenter. »

« Question foi, je ne suis pas une fervente. Mais Dieu, je lui parle beaucoup. J’ai vécu deux pèlerinages à Lourdes, (les enfants étaient déjà grands). J’ai très peu voyagé. Non, je n’aimais pas voyager. »

« Tous les lundis, mon fils me demande : « Tu as été à la messe ? » Mais j’oublie que c’est dimanche, les jours sont tous les mêmes, on ne sait plus quel jour on vit. »

« Et les amis ? vous savez, on n’a plus beaucoup d’amis à cet âge. Je me donne encore deux ans à vivre. Ma mère est morte aux Tilleuls à 102 ans, après deux jours de maladie. Elle avait fait une belle mort ; ici, je vais faire comme elle. »

* Il s’agissait des Sœurs de Saint-Joseph d’Annecy qui s’occupaient à cette époque des soins et de la gestion au Home.

Arbuste en fleurs, parc du home Les Tilleuls.

Le cadeau qu’est le baptême

Dimanche «in albis», dimanche en blanc pour se réjouir du cadeau de Dieu qu’est le baptême.

Par Valentin Roduit | Photos: Lara Simoes (Collombey), Melissa Lopez (Muraz) 

Une tradition ancienne

Dans les premiers siècles de l’Eglise, les baptêmes avaient lieu à l’âge adulte la nuit de Pâques. Les nouveaux baptisés portaient alors leur vêtement blanc de baptême toute la semaine, jusqu’à la messe du dimanche suivant, qui en a hérité son nom « in albis ».

Les paroisses de Collombey et Muraz ont invité cette année les familles des baptisés de l’année pour se réjouir ensemble non seulement de la Résurrection de Jésus (Pâques dure une semaine entière dans la liturgie…), mais aussi de la vie d’enfant de Dieu que nous avons reçue.

Bénédiction des enfants

Jésus lui-même donnait les enfants en exemple pour entrer dans le Royaume des Cieux.

Nous avons prié pour ces enfants, pour qu’ils grandissent sous le regard de Dieu, et que le Seigneur soutienne leurs parents dans leur mission d’éducation chrétienne. Ce fut aussi l’occasion pour certaines familles de ré-inviter les parrains-marraines pour célébrer l’événement. Les enfants ont reçu une bénédiction spéciale pour grandir sous le regard de Dieu.

Un rappel du baptême pour tous

Les nouveaux baptisés sont revenus avec leurs cierges de baptême qui ont été rallumés au Cierge Pascal, signe de la Résurrection du Christ qui illumine toute notre vie. Mais c’est bien toute l’assemblée qui a pu vivre un rappel de son baptême par l’aspersion (attention, durant le temps pascal, vous risquez d’être aspergés le samedi soir ou dimanche 😃). 

En plus des enfants, il y avait parmi les nouveaux membres de notre communauté Carolina (15 ans), baptisée la nuit de Pâques à Monthey.

Après tout, une fête des baptisés, c’est une fête de toute l’Eglise, parce que c’est ce qui nous rassemble, c’est notre identité de chrétiens !

Enfin, un MERCI

A vous, les parents qui prenez à cœur l’éducation chrétienne de vos enfants. Vous êtes des apôtres de l’Evangile, vous les lancez sur une route qui peut les amener au bonheur. La communauté chrétienne vous remercie, vous encourage et sera toujours là pour prier et se réjouir avec vous des étapes de croissance de chaque « frère et sœur en Christ ».

«L’amour vécu dans les familles est une force constante pour la vie de l’Eglise.»
Pape François, Amoris Laetitia, n° 88

Deux familles de Muraz, cinq familles de Collombey et une jeune baptisée ont reçu la bénédiction et les prières de la communauté.

A la rencontre des sacristains et fleuristes de l’église de Muraz

La vie liturgique de nos paroisses est soutenue par un certain nombre de « petites mains », de bénévoles. Parmi ceux-ci citons les sacristains et les fleuristes. Avec cet article, nous voulons les remercier de leurs services et inviter d’autres personnes de bonne volonté à les rejoindre. 

Par Jean-Michel Moix, Anny Nyffenegger, Chiara Stucki | Photos : Jean-Michel Moix

Le groupe des sacristains

Merci à Cyril Curchod (à droite de la photo), à qui se joignent, dès ce printemps, deux nouveaux : Cédric Lattion (1er depuis la gauche) et Jayden Goncalves (2e depuis la gauche).

Le groupe des fleuristes

Merci à Gabriella Zucchinetti, Chiara Stucki, et Anny Niffenegger ainsi qu’à Hugo Gregorio et Christiane Brunner (de gauche à droite) qui œuvrent principalement pour l’église de Muraz (Anny Niffenegger s’occupant de la chapelle d’Illarsaz comme fleuriste et sacristine). Manquent sur les photos : Carla Lopez (pour l’église de Muraz) et Mireille Mabillard (pour la chapelle de N.-D. des Neiges).

Nous avons voulu en savoir davantage sur le parcours de l’un ou l’autre fleuriste. 

Avec Anny Nyffenegger… 

De quelles chapelles est-ce que tu t’occupes ? 
Je suis fleuriste pour Illarsaz et Collombey. Et je suis sacristine pour Illarsaz.

Comment as-tu commencé comme fleuriste ? 
J’ai été invitée par le curé Etienne Margelisch.

Qu’est-ce qui te plaît dans cette activité ? 
J’ai toujours aimé faire de la décoration florale et autres bricolages pour les décorations de Noël et autres.

Avec Chiara Stucki …

Peux-tu te présenter brièvement ? 
Je m’appelle Chiara Stucki, je suis infirmière en pédiatrie et lors de mon temps libre j’apprécie de passer du temps dans la nature, faire des randonnées, m’occuper du jardin et être avec mes proches.

Comment as-tu débuté comme fleuriste ? 
Ma fonction a débuté avec ma maman qui faisait déjà partie du groupe des fleuristes bénévoles. Elle a l’âme d’une artiste et s’investit pour faire des compositions avec de magnifiques résultats. Mon admiration pour son travail m’a naturellement motivée à me joindre à l’équipe après que cela m’ait été proposé. Toute l’équipe a toujours été très accueillante et bienveillante. Au besoin et durant ma première année, ils étaient toujours disponibles pour aider et me conseiller. Nous avions aussi généralement un cours par année qui était offert par la paroisse et organisé par une fleuriste professionnelle. C’était très intéressant et utile. Nous nous entraidons et collaborons pour les grandes fêtes telles que la confirmation. Cela se fait toujours dans une belle ambiance, avec parfois quelques imprévus, mais surtout des bons rires et de beaux souvenirs.

Qu’est-ce qui te plaît dans ton activité de fleuriste ? 
Je suis très touchée par la beauté de ce que l’on peut créer même avec simplicité à partir d’éléments naturels et tout particulièrement par la délicatesse, la fraîcheur et la subtilité des fleurs. Lorsque je les regarde, bien qu’elles soient à l’origine une petite graine ou un bulbe, je suis souvent émerveillée par un résultat aussi parfait, complexe, poétique et subtil. Je pense alors qu’il y a Quelqu’un d’incroyable derrière la création, débordant d’un amour lui aussi parfait, poétique et subtil.

J’ai du plaisir à me retrouver dans le silence, à créer quelque chose, qui je l’espère, va apporter des sentiments positifs aux personnes qui participent aux messes ou qui passent par là avec leurs peines ou leurs joies.

Peux-tu encore nous partager une petite anecdote ? 
Cet été, alors que je m’affairais dans le local matériel, j’ai entendu des bruits étonnants venant de l’armoire à balais. Comme si quelqu’un s’y cachait et bougeait le matériel. Peu rassurée, j’ai ouvert la porte et me suis retrouvée face à… une hirondelle toute fatiguée me regardant d’un air : « Ah enfin ! C’est pas trop tôt. » Après un peu d’eau et de repos, elle a pu reprendre son envol à l’extérieur.

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