Qui sont les spiritains?

François Libermann, 1802-1852.
Claude Poullart des Places, 1679-1709.

Par Joseph Akuamoah-Boateng | Photo : DR

Les spiritains sont des religieux, prêtres ou frères, membres d’un institut missionnaire : la Congrégation du Saint-Esprit sous la protection du Cœur Immaculé de Marie.

Cet institut est né il y a 320 ans, dans le quartier latin à Paris, de l’initiative d’un jeune avocat et séminariste Claude Poullart des Places, en vue de former des prêtres qui se destinaient à servir dans des missions éloignées, délaissées ou en manque de pasteurs !

La congrégation du Saint-Esprit fut revivifiée en 1848, par la fusion avec la société du Saint-Cœur de Marie, formée par un prêtre converti du judaïsme, le Père François Libermann.

Les spiritains vivent en communauté fraternelle, accueillante et priante. Frères ou prêtres, ils partent en mission dans le monde entier, surtout là où l’Eglise trouve difficilement des ouvriers. Il y a aussi des laïcs qui se joignent à la mission spiritaine tout en gardant leur état de vie. Ce sont les Associés spiritains. 

La présence spiritaine en Suisse a commencé les premières années du XXe siècle, lorsqu’en 1901, la loi qui vise la suppression des congrégations religieuses fut promulguée en France. Les spiritains ont trouvé un pays de refuge en Suisse avec la fondation des trois premières  communautés, d’abord à Fribourg avec l’ouverture en 1906 du Séminaire des Missions. Quelques années plus tard s’ouvrira la « Villa Notre-Dame » à Montana et puis « l’Ecole des Missions » au Bouveret.

Aujourd’hui les spiritains en Suisse œuvrent uniquement en Suisse romande : dans le Diocèse de Lausanne-Genève-Fribourg, avec une communauté apostolique à Genève et deux communautés à Fribourg (au Botzet 8 et à Marly) et dans le diocèse de Sion, il y a une communauté régionale à Erde et la communauté de Vouvry. Il y a aussi la communauté de l’Ecole des Missions au Bouveret située dans le diocèse d’Annecy ! 

Brève présentation du Père Joseph Akuamoah-Boateng

A la rencontre de la communauté des spiritains de Vouvry

Texte et Photo par Joseph Akuamoah-Boateng

Je suis Joseph Akuamoah-Boateng, originaire du Ghana, une ancienne colonie britannique en Afrique de l’Ouest. Je suis né le 22 juillet 1979 à Akomadan-Ashanti, d’une fratrie de trois enfants. Je suis entré chez les spiritains en 2002 après le collège. J’ai fait mon premier engagement en 2004 après le noviciat, puis des études philosophiques avec licence à Ejisu, Ghana en 2007. La même année j’ai commencé deux ans de stage apostolique en la République Islamique de Mauritanie.

En septembre 2009, j’ai commencé les études théologiques à Ngoya, Cameroun. Je suis ordonné prêtre le 17 août 2013 à Accra, Ghana et affecté au Bénin.

En 2015, je suis rappelé au pays pour une formation en sciences d’éducation (Master) et pour un ministère comme vicaire pendant trois ans. 

Je suis entré au Séminaire comme formateur et chargé de vocation spiritaine en 2018, d’où je suis réaffecté en Suisse depuis l’automne 2021 comme vicaire des paroisses du Haut-Lac. 

Bienvenue en Suisse, Arnaud !

A la rencontre de la communauté des spiritains de Vouvry

Rencontre avec Arnaud, jeune stagiaire du Gabon, qui a rejoint la communauté spiritaine de Vouvry. Il retrace  son parcours qui l’a mené de l’Afrique jusqu’à nous.

Texte et propos recueillis par Nicolette Micheli | Photo : Gervaise Imhof

« Très jeune, j’ai senti grandir en moi le désir de devenir prêtre, nous dévoile Arnaud avec calme et assurance. Après ma communion, j’ai rejoint le groupe des servants de messe. On se retrouvait une soixantaine chaque samedi. J’ai évolué dans le groupe : de responsable, je suis devenu formateur. On admirait les prêtres et plusieurs d’entre nous avaient le projet d’être un jour comme eux ! » On sent déjà, chez Arnaud, une vie très ancrée en Dieu et un engagement mûrement réfléchi pour le faire connaître.

Bénédiction pour une famille éprouvée

Tout un parcours l’a conduit à se retrouver parmi nous aujourd’hui. Arnaud est né en 1994 à Lambaréné, une ville du Gabon devenue célèbre grâce au Docteur Schweitzer, un Alsacien qui y a créé un hôpital gratuit, au siècle passé. Il est le cinquième d’une famille de six enfants. Son père est entrepreneur et sa mère  infirmière. Il a neuf ans quand sa mère meurt subitement : toute la famille est sous le choc. Désormais, c’est sa sœur aînée, ingénieure dans une ville voisine qui l’accueille chez elle. « J’étais bon élève, j’aimais le sport et surtout le foot. Un jour, ma sœur m’a demandé d’arrêter le club pour me consacrer entièrement à mes études. J’ai obéi, avec regret, avoue-t-il dans un léger soupir. Comme j’avais bien réussi mon bac, je pouvais bénéficier d’une bourse. Ma sœur me voyait déjà dans une école d’ingénieur en France. Mais mon choix
initial s’était toujours renforcé. Finalement, chacun l’a accepté. Tous étaient fiers de moi, car avoir un prêtre dans la famille, c’est une bénédiction ! »

Accueilli chez les spiritains

Arnaud choisit d’entrer chez les spiritains, une congrégation dont il admire l’esprit missionnaire. Durant quatre ans, il vit dans une cure comme aspirant-spiritain et suit une formation de catéchiste. Puis, après un an de postulat, il entre au Grand Séminaire International Spiritain de Libreville, où il partage la vie de 80 séminaristes. Durant trois ans, il étudie la philosophie à l’université et obtient sa licence. « J’avais de brillants professeurs qui, à travers la philosophie, m’ont ouvert l’esprit. » Il en parle encore avec enthousiasme !

Il est envoyé un an au Cameroun, pour le noviciat. En prononçant ses premiers vœux, il entre officiellement chez les spiritains. De retour au Gabon, dans la Maison Libermann, il fonctionne comme économe. « J’apprends que je dois partir pour un stage en Suisse. J’aurais préféré rester dans mon pays, confie-t-il avec un sourire plein de nostalgie. Mais, pour un spiritain, c’est important d’avoir une autre idée de la mission et d’enrichir son expérience. »

Arnaud accompagne les prêtres dans leur pastorale, s’implique dans le groupe d’enfants qui préparent leur communion, suit les servants de messe. Durant son temps libre, il découvre avec plaisir les ouvrages de l’abbé Joël Pralong. D’un naturel timide et réservé, on le découvre pourtant très à l’aise dans la prédication où il a l’art de toucher les cœurs : un vrai charisme ! Son projet immédiat : obtenir le permis de conduire… suisse ! Bonne chance !

On leur dit merci ! Des servants de messe témoignent

Avec Cay et Mats

Propos retranscrits par une maman (Isabel) | Photo : Nicolette Micheli

Avec Cay, Mats et Nola.

Depuis août 2022, Cay (une fille) et Mats (un garçon), des jumeaux d’une dizaine d’années, servent la messe dans les paroisses du Haut-Lac. On les rencontre aussi bien à Vionnaz qu’à Vouvry, au Bouveret qu’à Port-Valais. Leur maman les a interrogés. Ils nous parlent avec spontanéité et fraîcheur de leur récent engagement.

Pourquoi as-tu décidé de devenir servant.e de messe ?
Cay : parce que je trouve que c’est plus intéressant de participer à la messe en haut des marches que de rester assise dans les bancs.
Mats : j’ai toujours été curieux de regarder derrière les coulisses et j’ai voulu mieux comprendre ce qui se passe autour de la préparation d’une messe.

Est-ce que tu as eu des modèles chez tes amis ou dans ta famille ?
C. : j’ai quelques cousins et cousines et mon parrain en Allemagne qui ont été servants de messe. Ma mère n’avait pas le droit de le faire à l’époque, les filles n’étaient pas admises dans les années 80.
M. : mes deux grands-pères étaient déjà servants de messe et j’ai aussi des amis en Allemagne qui le sont.

Quel est le moment de la messe que tu préfères ?
C. : j’aime bien la partie de la Sainte communion et la préparation qui précède.
M. : j’aime beaucoup souhaiter la paix du Christ aux gens en passant dans les bancs.

Selon toi, que devrait-on changer dans la messe ?
C. : la musique et les chants pourraient être un peu plus dynamiques et modernes. L’homélie est toujours difficile à suivre. Le message n’est parfois pas clair pour moi.
M. : ce serait sympa de pouvoir participer encore plus pendant la messe. Parfois on est juste debout ou assis à ne rien faire.

Quels mots te viennent spontanément à l’esprit quand tu penses à « servant de messe » ?
C. : l’hostie… et le chocolat à la fin.
M. : les clochettes… et l’apéro à la fin.

Avec Lucas

Propos recueillis par Nicolette | Photo : Caroline Andenmatten

Avec Lucas (portant la croix) à droite de la photo.

« Suite à ma première communion, j’ai décidé de m’engager en tant que servant de messe à la paroisse du Haut-Lac. Cette expérience m’a permis de servir Dieu, d’apporter mon aide aux prêtres et de participer à des moments clés de la vie de la paroisse : comme la messe du 200e de l’église de Vouvry avec Mgr Lovey et la Fête-Dieu. J’ai participé à l’adoubement des servants de messe ou encore à la confirmation des plus jeunes. Chaque année, il y a la soupe de carême préparée par les enfants de chœur, la veillée du Jeudi saint. J’ai apprécié les rencontres avec les servants d’autres paroisses, le Théocamp à Revereulaz, les moments de partage ou de jeux avec les autres servants. 

Lucas est un jeune ado. Il sert fidèlement la messe depuis plusieurs années à Vouvry. Il nous partage ses réflexions sur son riche parcours et aussi le plaisir qu’il a eu lors des rencontres avec des servants d’autres paroisses, lors des sorties annuelles et des camps d’été.

A l’occasion de cet article, je remercie toutes les personnes qui nous accompagnent durant l’année dans ces moments de partage et aussi les personnes qui m’ont fait grandir au cours de tous mes parcours : pardon, première communion et confirmation. »

Heureux de servir la messe

«A quoi sert un servant de messe?» Un jeune va nous expliquer son service tout au long de la messe.

Par Nicolette Micheli, en faisant parler un jeune servant de messe
Photos : Vanessa Gonzalez, Stéphanie Reumont

On est trois servants. On se prépare dans la sacristie. Le prêtre nous accueille avec joie. On met l’aube blanche, rappel de notre baptême, et on enfile la croix, signe du chrétien. Moi, j’ai pris celle avec un cordon rouge, car je suis servant depuis quelque temps, tandis que les deux filles ont un cordon blanc car elles viennent de commencer. On se regroupe au fond de l’église. 

La messe commence par une procession. Quand c’est une grande fête, un servant porte la croix, un autre l’encensoir, un autre le livre. Aujourd’hui, c’est un jour « normal ». On avance dans l’allée, les mains jointes pour la prière. Le prêtre est le dernier. On s’incline devant l’autel parce que c’est un endroit sacré, il représente le Christ au milieu de nous. On a la chance d’être dans le chœur, tout près du prêtre.

Au début, on ne bouge pas beaucoup : on prie, on chante, on écoute les lectures, on ne comprend pas tout… Mais on doit rester calme pour aider les personnes à bien écouter et ne pas les distraire.

Le prêtre va lire l’Evangile. On est debout, prêt à écouter Jésus lui-même qui nous parle. Comme sa Parole est lumière pour notre vie, on entoure le prêtre avec des cierges. Puis, on les range et on s’assied. Le prêtre nous aide à comprendre la Parole. Il nous dit comment mieux vivre en chrétien. On écoute, on réfléchit en silence.

Tous debout pour dire notre foi dans le « Credo ». C’est une prière très ancienne. On dit qu’on croit en Dieu, le Père, le Fils et l’Esprit qui agit dans le cœur de tous. Après, on prie pour toutes les personnes ici et partout.

Le prêtre prépare l’autel avec les objets liturgiques et les offrandes qu’on lui apporte : le calice et la grande hostie sur un plateau, puis la burette pleine de vin qu’il verse dans le calice, puis l’eau. Il n’en met qu’une goutte qui représente nos vies unies à celle du Christ. Puis le prêtre chuchote une prière : « Purifie-moi ! » pendant qu’on lui verse de l’eau sur les mains et qu’il les essuie à un linge.

Le prêtre offre le pain et le vin et après le chant « Saint le Seigneur » on se met à genoux devant l’autel. Le prêtre reprend les gestes et les paroles de Jésus pendant son dernier repas. Lorsqu’il élève le Corps et le Sang du Christ, on agite chaque fois la sonnette et aussi lorsqu’il se redresse après avoir adoré Jésus présent parmi nous.

Après la prière du Notre Père, le prêtre nous donne la paix du Christ et on va la partager avec les autres. Puis, dès qu’on a communié, on reprend les cierges, pour honorer Jésus présent dans l’hostie et on entoure celui qui donne la communion.

La messe va finir. On présente de l’eau pour purifier le calice, on range les objets. Le prêtre dit « Allez dans la Paix » :  ça veut dire qu’on est envoyé en mission.

On rentre heureux à la sacristie, on range l’aube et on reçoit un chocolat. On sert le prêtre, l’assemblée et surtout Jésus qu’on apprend à mieux aimer. Les gens trouvent que la messe est plus belle quand on est là et comme on fait plein de choses, elle nous paraît moins longue…

Notre devise : fidèle serviteur, toujours et partout !

Berceuse de la Mère de Dieu

En ce numéro de Pâques Spéciale famille, nous vous proposons un poème de Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget. Cette «Berceuse de la Mère de Dieu» exprime tout à la fois l’émerveillement d’une mère, l’humilité, la joie d’avoir donné la vie et la douleur…

Proposé par Yasmina Pot | Photo : Jean-Michel Moix

Poème par Marie Noël (1883-1967)

Mon Dieu qui dormez, faible entre mes bras,
Mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,
J’adore en mes mains et berce, étonnée,
La merveille, ô Dieu, que m’avez donnée.

De fils, ô mon Dieu, je n’en avais pas. 
Vierge que je suis, en cet humble état
Quelle joie en fleur de moi serait née ?
Mais vous, Tout-Puissant, me l’avez donnée.

Que rendrai-je à Vous, moi sur qui tombe
Votre grâce ? Ô Dieu, je souris tout bas, 
car j’avais aussi, petite et bornée, 
J’avais une grâce et Vous l’ai donnée.

De bouche, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour parler aux gens perdus d’ici-bas…
Ta bouche de lait vers mon sein tournée, 
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De main, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las…
Ta main, bouton clos, rose encore gênée,
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De chair, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour rompre avec eux le pain du repas…
Ta chair au printemps de moi façonnée, 
Ô mon Fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De mort, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour sauver le monde… ô douleur, là-bas,
Ta mort d’homme, un soir, noire, abandonnée,
Mon petit, c’est moi qui te l’ai donnée.

Un écran TV pour l’église de Monthey

Cela ne vous aura pas échappé, un immense écran TV est désormais fièrement suspendu au mur latéral droit de la nef de l’église de Monthey. Après Muraz et Collombey, la remontée du Rhône se poursuit, voilà désormais le chef-lieu des églises paroissiales qui a elle aussi comme son air d’édifice 2.0 😊 Rencontre avec le curé Jérôme Hauswirth pour mieux comprendre ces changements.

Interview réalisée par Valentin Roduit | Photos : Jérôme Hauswirth, DR

Jérôme, pourquoi mettre une TV dans l’église ?
Il y a quelques années, nous avions fait l’expérience d’afficher les chants par un beamer portable à Collombey. Ce fut très apprécié par les paroissiens, mais c’était lourd ! Il fallait tout installer et démonter avant et après chaque célébration. Avec la pose de ce matériel fixe, nous sommes beaucoup plus confortables, tant en termes de qualité d’image que d’économie de temps de préparation. Il suffit désormais de tout préparer à domicile et par une simple clef USB ou son portable, on peut tout gérer très facilement. Cela va permettre d’afficher les chants ou de passer une vidéo. Cela correspondait clairement à une attente.

Oui, mais le prêtre ne peut pas à la fois célébrer la messe et gérer l’image projetée…
De fait, je compte sur les grands servants de messes pour assurer ce nouveau service.

Peut-on afficher autre chose que des images fixes ?
Oui, l’avantage de ces nouvelles installations est qu’elles permettent non seulement de regarder un power-point (une série d’images) mais plus encore de visionner des vidéos, avec un son qui sort directement des haut-parleurs de l’église ! On peut aussi utiliser la TV pour mettre en évidence une affiche en début de messe.

Et que pensez-vous projeter ?
En l’état, je pense d’abord à la liste des chants de la messe et aussi des vidéos réalisées par l’assistant pastoral F.-X. Mayoraz. Ce sont de très beaux montages, mettant en avant des jeunes de notre région et qui témoignent de leur foi. Mais à terme aussi de courts enseignements, des messages vidéo de notre évêque ou du Pape. Et pour les grandes occasions où l’affluence est plus large que d’habitude, nous projetterons aussi les réponses de la messe, pour permettre que tout le monde se sente à l’aise.

Et combien coûtent ces installations ?
C’est à la fois beaucoup et très peu. La gigantesque télévision de plus de 2 mètres de diagonale revient avec toute l’installation à près de Fr. 7’000.–. Autant dire que si les prix n’avaient pas autant baissé ces dernières années, jamais l’acquisition d’une telle TV n’aurait été dans nos possibilités. 

Merci et au plaisir de voir ces nouvelles technologies à l’œuvre !

Le premier «Pardon»

Par Jean-Michel Moix | Photos : Bastien Clerc

Le vendredi 3 février à Collombey, 21 enfants (de 4H) recevaient pour la première fois le Sacrement du « Pardon ». Et le vendredi suivant, 10 février, à Muraz, 14 enfants (de 4H) recevaient également l’absolution sacramentelle de la part des prêtres : Valentin Roduit et Jean-Michel Moix.

Merci aux catéchistes et différents intervenants et parents qui ont participé et animé ces deux journées de « Fenêtre catéchétique ».

Voici un petit aperçu en images de ces deux journées de « Fenêtre catéchétique », où les enfants ont reçu le Sacrement du Pardon par le ministère des abbés Valentin Roduit et Jean-Michel Moix.

Le caté, c’est sympa !

C’est quoi la catéchèse ? Quel est son but ? Comment se vit-elle dans les paroisses du Haut-Lac ? Réponse ici avec une catéchiste. Et brève présentation des Parcours des Sacrements du pardon, de la première communion et de la confirmation.

Par Stéphanie Reumont | Photo : Christophe Allet

Le caté, c’est quoi ? 
Le meilleur point de départ pour comprendre ce qu’est la catéchèse est son étymologie. 

C’est un mot grec provenant d’un verbe mystérieux, catekeo, qui veut dire « faire résonner ». 

C’est un « écho », un son, une parole qui résonne d’une vallée à l’autre, qui couvre les distances grâce à la force de celui qui la prononce mais grâce aussi à l’air, au vent qui permet la propagation des ondes. 

Ainsi, dans la catéchèse, deux dimensions doivent être toujours rappelées : la parole, l’énergie, le courage d’ouvrir son cœur et ses poumons pour annoncer quelque chose, pour révéler le nom de Quelqu’un. Et le vent qui dans la Bible figure l’Esprit, le vent qui permet à cette parole de rejoindre les autres, de franchir des obstacles et des distances bien plus grandes que ce que nous pourrions imaginer. 

Annoncer l’Evangile n’est pas l’affaire des seuls catéchistes. Tout baptisé reçoit cette mission ! 

Quel est le but du caté ?
Le rôle de la catéchèse est de proposer des chemins pour se rapprocher du Christ : – par la Parole de Dieu, – par l’enseignement, – par les sacrements, – par la liturgie et la prière, et de rappeler l’Amour infini de Dieu. 

Il est important de remettre au centre le kérygme : Jésus Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer.

Les parcours d’initiation chrétienne proposés par la paroisse du Haut-Lac
Les parcours d’initiation chrétienne pour les enfants et leurs parents (associant parfois grands-parents, parrain ou marraine selon leurs disponibilités) sont un chemin spirituel qui leur permet de grandir dans leur foi, de découvrir Dieu et de comprendre les enseignements de l’Eglise. Ils peuvent également tisser des liens avec les autres jeunes de leur âge et entre les familles.

SACREMENT DU PARDON
Le parcours d’initiation chrétienne commence au baptême. Quand les enfants sont baptisés tout petits, le caté (re)commence par le sacrement du pardon (dès la 4H), où les enfants, accompagnés des parents disponibles, découvrent un Dieu d’Amour sur qui ils pourront toujours compter et devant qui, ils peuvent déposer tout ce qui leur pèse. Ce parcours de quatre rencontres et une journée de retraite se termine par une grande célébration avec une démarche pénitentielle où petits et grands peuvent approcher ce sacrement d’une manière simple.
Si les enfants ne sont pas baptisés, ils vivent une préparation au baptême en parallèle aux parcours caté.
Responsables du parcours du pardon : Christophe Allet, 079 427 54 94 et Marie-Claude Delgado.

PREMIÈRE COMMUNION
La première des communions (dès la 5H) est un moment de rencontre intime avec le Christ. Ce parcours les prépare à recevoir le Christ au plus profond de leur cœur. C’est également une reconnaissance de leur appartenance à la communauté chrétienne. 
Il se fait sur quatre rencontres durant lesquelles les enfants, toujours accompagnés, vont découvrir, entre autres, la Parole de Dieu de manière ludique et se termine par une journée de retraite sur le temps scolaire avant le grand jour de fête. Les familles sont également invitées à découvrir une « Eucharistop » (messe « privée » où à tout moment chacun peut « stopper » la célébration et poser une question afin de permettre de mieux comprendre ce qui se passe durant la célébration).
Responsable du parcours de la première communion : Stéphanie Reumont, 079 138 95 78.

CONFIRMATION
La confirmation (dès la fin de 7H) est le prochain pas important sur le chemin de foi, où les jeunes s’approprient leur foi et confirment leur engagement envers Dieu et leur foi en Jésus-Christ en découvrant les dons de l’Esprit Saint au travers d’une journée avec leur parrain ou marraine et d’autres expériences communautaires.
Responsable du parcours de la confirmation : Virginie Maret, 079 258 34 73.

Espoir et pensée

Méditation proposée par un jeune de 14 ans, Timéo
Photo : DR

L’espoir est aussi vain que la peur
Car espoir et peur sont des fantômes qui naissent de la préoccupation de soi.
Quand nous ne voyons pas le soi comme soi, 
Qu’avons-nous à craindre ?
Que penser quand le futur est incertain et le passé irrattrapable ?
Vivre le présent est la meilleure solution.
Que penser lorsque des pays se font la guerre pour un Dieu qui prône la paix ?
Ne pense pas à cela et occupe-toi bien de ta famille.
Que penser lorsque des gens meurent de faim et d’autres jettent l’argent par les fenêtres ?
Au lieu de faire confiance aux gens pour s’occuper de tout ; va à la rencontre des affamés et nourris-les.
Que penser de tout cela ?
Le monde est un feu qui s’éteint mais tu peux ajouter quelques bûches pour le faire durer plus longtemps.
Que penser des gens malhonnêtes qui arnaquent et volent les plus faibles ?
Vois ces gens comme l’eau : au lieu de réduire la quantité, essaie de les rediriger vers l’arbre qui pousse au lieu du feu qui s’éteint.
Que penser de Dieu ?
Dieu est une Espérance permanente qui protège les hommes lors des batailles et les réconforte lors des tragédies.
Que pense Dieu de nous ?
Il peut être fier de nos inventions, déprimé par nos guerres, dégouté par nos choix. Il peut être tout. Il ne fait qu’espérer un bel avenir.

Hospice du Simplon, 12 février 2023

Groupe de jeunes du secteur Haut-Lac

Les enfants ayant fait leur première communion ou leur confirmation et qui souhaitent continuer à se rencontrer en ont la possibilité : ils peuvent faire partie d’un groupe de jeunes animé par Vanessa Gonzalez et Stéphanie Besse et qui se réunit à Vouvry une fois par mois. Rencontre et explications.

Propos recueillis par Yasmina Pot | Photos : Vanessa Gonzalez

Vanessa, quel est ce groupe de jeunes dont vous vous occupez ?
Dans le secteur du Haut-Lac, on s’est aperçu que certains jeunes s’étant préparés à la première communion ensemble étaient intéressés à continuer à se rencontrer après ce parcours. Or, entre la première communion et le début de la préparation à la confirmation il n’existait aucun groupe pour ces jeunes. Nous en avons donc créé un en septembre 2022, qui compte, à chaque rencontre mensuelle le samedi, environ une quinzaine d’enfants. Parmi eux des jeunes ayant fait leur première communion et aussi des confirmés.

Quel est le but de ces rencontres ?
Globalement, l’apprentissage des valeurs chrétiennes et humaines est au cœur de ces rencontres ; le but est de rassembler notre communauté en passant de bons moments récréatifs ensemble. Chaque samedi, j’encourage aussi les enfants à terminer la rencontre en assistant à la messe.

Quelles sont les activités proposées aux enfants ?
On commence par un goûter à 16h. Puis il y a toujours un bricolage, le plus souvent en rapport avec le calendrier liturgique : en décembre par exemple nous avons confectionné une couronne de l’Avent, activité au cours de laquelle je leur ai expliqué la symbolique de la couronne. En ce moment nous colorions un chemin de Carême. Nous faisons aussi des jeux. A noter que les activités diffèrent un peu pour les enfants confirmés, puisqu’ils sont plus âgés. 

Qu’en disent les enfants ?
Ils sont très contents, la preuve : ils reviennent ! On a aussi souvent des retours très positifs des parents. J’en profite d’ailleurs pour préciser que les parents qui souhaitent participer à l’accompagnement du groupe sont les bienvenus, surtout si celui-ci s’agrandit cette année avec les communiants de 2023 !

Le groupe de jeunes animé par Vanessa Gonzalez et Stéphanie Besse se rencontre une fois par mois, le samedi, de 16h à 17h30 à la cure de Vouvry. Les enfants et leurs parents sont ensuite invités, s’ils le souhaitent, à assister à la messe. 
Inscriptions : Vanessa Gonzalez, 077 457 89 41, vanessadenver@gmail.com

Entrons dans la joie de Pâques!

Par Maryline Hohenauer | Photo : DR

Au matin de Pâques la joie remplace la peur et la tristesse du Vendredi saint. Tout comme la nature qui renaît après avoir vécu l’hiver, la Vie gagne sur la Mort ! Youpi ! Alléluia ! Christ est ressuscité ! Il est vivant, comme il l’avait promis. 

Le pape François dans son encyclique « la Joie de l’Evangile » nous avertit : « Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques. » Alors que toute notre joie d’être chrétien prend sa source en la résurrection du Christ ! Imaginez une seule seconde que l’histoire se termine le Vendredi saint, au mont Golgotha. Jésus aurait été pour nous un héros, un martyr et c’est tout. Mais il est tellement plus que cela : il est ressuscité ! Il nous l’avait annoncé ! 

Gardons au cœur la gratitude de se savoir sauvés par la mort et la résurrection de Jésus, et partageons cette joie autour de nous ! Célébrons la joie de Pâques et, à la suite du Christ, partons en mission : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » (Jn 19, 21) Cette joie doit être annoncée et proclamée. 

Alors après l’avoir célébrée en famille, à la messe du dimanche de Pâques, décorez vos maisons, rassemblez-vous autour d’un bon repas, dansez, chantez, poussez des cris de joie ; louez Dieu ! 

Christ est ressuscité !

Alléluia ! Alléluia !

Belle collaboration entre les paroisses du Haut-Lac et le CO de Vouvry

Qu’en est-il de l’apport religieux au niveau du Cycle d’Orientation (CO) de Vouvry? (apport soutenu ou animé par les Paroisses du Haut-Lac). En voici un bref aperçu.

Texte et photo par Vanessa Gonzalez

Que ce soit avec la matinée des religions ou avec la journée sur les émotions pour les 9 CO ou avec les journées contre le harcèlement ou à propos du deuil pour les 10 CO, vous trouverez toujours quelques membres des équipes pastorales catholiques ou réformées impliqués dans l’organisation.

Depuis 2001, le catéchisme a été bouté hors des préaux mais le gouvernement valaisan reste très attaché à l’importance de la collaboration entre son école et les Eglises reconnues. L’Etat et l’Eglise continuent à offrir aux élèves la possibilité d’approfondir leur culture religieuse et leur spiritualité dans le respect de la personnalité, de la pensée, de la conscience et des libertés fondamentales de chacun/e. C’est dans cet esprit que les paroisses catholiques et réformées, la Cimenterie et le CO mettent leurs forces en commun pour organiser des journées thématiques ludiques et épanouissantes.

Pierre-Yves Bruttin, adjoint à la direction du CO et Christophe Allet, animateur pastoral, m’ont parlé avec enthousiasme et passion de leur travail avec les ados du cycle. La réalité de la violence dans notre société rend presque indispensable ce travail auprès des jeunes. 

Dans le cadre de ces quatre journées hors-cadres, les élèves reçoivent une multitude d’outils qui leurs permettront de se connaître eux-même et de connaître les autres dans leurs différences. Ce sont deux notions primordiales pour construire le monde de demain. Pierre-Yves Bruttin est convaincu que l’école, avec son éducation académique, est importante mais que l’école peut aussi aider les adolescents à grandir émotionnellement en les dotant d’une sensibilité à la diversité et en les formant à un esprit critique. 

Les animations proposées par l’équipe éducative ont été intégrées aux programmes d’éducation santé du cycle et cela a permis au CO d’être reconnu comme école partenaire au Réseau 21.

La matinée des religions (en 9 CO) née en 2012 est une journée interreligieuse qui rassemble chrétiens, juifs, musulmans et bouddhistes pour faciliter la compréhension de son prochain (sa foi, ses croyances) et ne plus en avoir peur.

La journée du deuil (en 10 CO) est née en 2014 suite à une réflexion entre un enseignant, le pasteur Jeff et Christophe. Cette journée permet aux élèves de découvrir quelques outils pour vivre le processus de deuil et les rites qui aident à surmonter une perte. 

La journée sur les émotions (en 9 CO) née en 2019, sous l’impulsion de Laetitia Chanton, médiatrice du CO, a pour objectifs de permettre aux ados d’être capables de reconnaître les émotions et de les nommer, de les exprimer, de les comprendre et d’apprendre à les utiliser en relation avec les autres. 

La journée contre le harcèlement (en 10 CO) est une initiative du CO née en 2021. Au vu de la bonne entente avec la paroisse, M. Bruttin a demandé à Stéphanie et Christophe de collaborer pour un atelier. 

Pour terminer, au début de l’Avent, jusqu’en 2021, l’équipe pastorale met en place les décorations de Noël ainsi que la crèche dans le hall du CO avec les adolescents volontaires. 

J’ai eu la chance de vivre chacun de ces évènements et j’ai été ravie de voir l’énergie positive de tous les partenaires de ces rencontres tant du côté des animateurs, des enseignants que des élèves. Longue vie à ces journées riches à tout point de vue ! 

Rejoins la Montée vers Pâques Kids !

Hey les enfants. Que faites-vous à Pâques ? Il y a un super programme pour le début de tes vacances de Pâques. On te propose de participer à la première Montée vers Pâques Kids à Monthey. Trois jours avec les copains et Jésus. Ça te dit ?

Par Sandrine Mayoraz | Photos : DR

La Montée vers Pâques (MvP) ce sont les trois jours qui précèdent la fête de Pâques. L’Eglise commémore les derniers jours de la vie de Jésus et sa Résurrection. C’est une traversée de la mort à la Vie.

La particularité de la MvP Kids c’est qu’elle rassemble des enfants pour suivre Jésus tous ensemble. Jour après jour, on découvre les événements de la vie de Jésus avec des activités et des célébrations adaptées à leur âge, en alternant bien évidemment avec des moments ludiques et conviviaux. On chante, on joue, on prie, on goûte, on écoute des histoires de la Bible, on partage, on bricole.

A la MvP, on relit l’histoire de la vie de Jésus et on la relie avec notre propre vie. Dans ces événements si intenses, Dieu a un message pour chacun, aujourd’hui. 

Pour qui ? 
Pour les enfants de 3H à 8H. Et quel défi d’avoir une activité avec des enfants de tout âge ! Ça promet d’être animé 😃. Tant mieux, car l’équipe d’animation est bien motivée. On est convaincu qu’ensemble, c’est toujours plus dynamique et qu’on a tous à apprendre des uns et des autres. Pour partager sa foi, il n’y a pas d’âge.

Et enfin, un aperçu du programme (du Jeudi saint 6 avril au Dimanche de Pâques 9 avril).

Les quatre jours forment une unité. En cas d’empêchement c’est possible de s’inscrire pour l’un ou l’autre jour seulement.

Jeudi de 16h30 à 19h 
Pour notre premier soir ensemble, on goûte, on joue, on fait connaissance. On commence avec le dernier repas de Jésus avec ses disciples.

Vendredi de 9h à 16h
C’est le jour de la mort de Jésus… On prépare et anime le chemin de croix.

Samedi de 9h à 12h
C’est l’attente… 
Pour patienter, on va entre autres décorer des œufs et apprendre plein de choses sur les symboles de la Résurrection. 

Samedi soir de 18h à 23h
En bonus, pour les plus grands (7H et 8H), on passe la soirée ensemble et nous célébrons la Résurrection de Jésus à la Veillée pascale. On rejoint pour cette messe les paroissiens de Monthey ainsi que les jeunes.

Dimanche de 9h à 12h
C’est la joie de Pâques qui éclate ! Nous nous rassemblons avec les familles pour un déjeuner festif, une chasse aux œufs et la belle messe de Pâques où nous chantons « Alléluia, Jésus est Vivant » !

Nous nous réjouissons de partager cette première édition avec tous les enfants qui oseront tenter l’aventure ! Bienvenue.

Inscription sur le bulletin ci-dessous.

Contact : Sandrine Mayoraz 079 739 24 22

A la rencontre d’une catéchumène

Lors de la messe de la Veillée pascale (cette année c’est le Samedi saint au soir, 8 avril), la liturgie invite les fidèles à renouveler leurs promesses de baptême. En outre, depuis les premiers siècles de son histoire, l’Eglise y voit un moment privilégié pour conférer le baptême. C’est ainsi que nous avons voulu donner la parole à Noémie : en tant que catéchumène, elle se prépare à recevoir le baptême, le samedi de l’octave de Pâques, en l’église de Reveurelaz.

Propos recueillis par François-Xavier Mayoraz | Photo : Noémie

Qui es-tu ?
Je m’appelle Noémie et je suis maman d’une adorable et magnifique princesse de quelques mois.

Pourquoi souhaites-tu être baptisée ?
Je demande le baptême pour diverses raisons. 

Je ressens un besoin de renouveau, un besoin d’appartenance, de sentir ma place au sein d’un groupe. Un besoin de me sentir aimée, peu importe mes choix de vie. Un besoin d’écoute sans que l’on puisse me juger. Le besoin d’un nouveau départ… Le baptême saura m’apporter tout cela.

Ta fille recevra le baptême au cours de la même célébration. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?
C’est pour moi un événement divin. Partager cet instant d’amour ensemble est magique. C’est justement un départ à nous. Une aventure dans laquelle nous sommes unies et où je pourrais l’accompagner, sans être dans l’ignorance.

Concrètement, comment se déroule le catéchuménat sur nos paroisses ?

Par F.-X. Mayoraz

« Les adultes qui demandent le baptême (et qu’on appelle des catéchumènes) participent à cinq soirées de préparation, au cours desquelles les différents mystères de la vie chrétienne sont abordés. Les jeunes se regroupent également entre eux avec des préparations plus adaptées. Les enfants ont une préparation moins dense, étant donné qu’ils s’inscrivent par la suite dans un cheminement sacramentel avec les préparations aux autres sacrements : pardon, communion et confirmation. »

La Veillée pascale : quatre symboles pour la Vie

Au cœur de la nuit, la Veillée pascale fête, honore, célèbre le passage de la mort à La Vie ! C’est une longue messe et pourtant si belle si nous la vivons intensément au rythme des quatre symboles, comme quatre étapes, comme quatre passages. 

Par Sandrine Mayoraz

Ce que Dieu a fait pour l’Humanité cette nuit est… incommensurable, inimaginable, indicible. C’est un mystère. Tellement difficile à saisir pour notre esprit humain, que l’Eglise nous a donné quatre symboles pour nous aider à passer de la mort à la Vie.

Le feu

Dehors, tard, dans la nuit noire, les gens arrivent, s’amassent autour d’un feu. Le prêtre allume le Cierge pascal. La nuit n’est plus « nuit ». Fragile, la Lumière est là. Elle se transmet. Chacun allume sa bougie au grand Cierge Pascal, qui signifie que Jésus, le Christ est notre Lumière. Nous marchons à Sa Suite. Dieu nous fait passer de la nuit à la Lumière. 

La Parole de Dieu

Nous ouvrons le grand livre de la Bible et prenons pied dans la famille de tous ceux à qui Dieu se révèle. C’est long… Elle raconte le passage du néant à la création, de l’esclavage à la liberté du peuple hébreu, les prophètes qui ont annoncé la venue du Messie. Au fil des pages, Dieu parle, Dieu agit, Dieu fait alliance, Dieu aime, Dieu sauve ! Accomplissement des Ecritures, Celui que nous avons cherché est ressuscité : « Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. » (Mt 28)

L’eau

Puis, vient le moment de faire le lien entre la Résurrection du Christ et notre propre baptême. Le prêtre nous asperge d’eau bénite pour que nous nous souvenions de notre baptême, de ce passage à une vie renouvelée avec Dieu. Ainsi, la Veillée pascale est la nuit privilégiée pour les baptêmes : cinq adultes de nos secteurs sont baptisés à la Cathédrale de Sion, tandis que deux adolescentes et dix enfants scolarisés seront baptisés dans nos paroisses. 

L’eucharistie

Comme l’aboutissement de tout ce qui a précédé : nous rendons grâce au Père qui a ressuscité Jésus. Nous vivons le passage mystérieux du pain et du vin qui deviennent le Corps et le Sang de Jésus Christ. Il se donne à nous en nourriture pour qu’en le recevant nous vivions de Sa vie !

Ces quatre symboles sont des indicateurs de la grandeur de ce que Dieu Trinité a réalisé par Amour pour l’Humanité et pour chacun personnellement. Non seulement Dieu est Lumière mais il veut que nous soyons Lumière. Ce que Dieu a, il nous le donne, il nous l’offre par Amour. Sa Vie, Jésus nous l’a donnée pour que nous vivions de cette Vie en plénitude. Incroyable ? et pourtant véridique. Un mystère à contempler avec gratitude. 

A tes crayons ! Colorie les quatre symboles de la Veillée pascale.

Repas de solidarité: 19 mars 2023

Par Hugo Moesch | Photo : DR

Ce dimanche 19 mars, le Repas de solidarité est organisé à la Maison des jeunes à Monthey, après la grand-messe de 10h30. Ce repas, organisé conjointement avec la paroisse protestante, est ouvert à tous. C’est l’occasion de faire des rencontres autant imprévues qu’enrichissantes. Et les bénéfices de ce repas seront reversés en faveur de l’Action de Carême.

« Je Vous connais ? » La question est simple et peut exprimer la surprise. Elle est embarrassante lorsqu’elle est posée par une personne que vous croyez connaître mais qui ne vous connaît pas. 

Mais peu vous en chaut car la question appelle une explication : c’est le début d’un contact, d’un impromptu qui peut être enrichissant car elle mène à d’autres questions.

Tu fais quoi ? Tu viens d’où ? Pourquoi es-tu venu ? Qu’est-ce que tu aimes lire ? Demain tu vas te promener ? Et ainsi de suite. 

Alors, qu’attendez-vous pour vous intéresser à d’autres ? C’est l’entregent (« entre-gens »). Il n’y a rien de plus intéressant, détendu, réconfortant et reposant. 

On t’y verra ? Je pense que oui, car je te connaîs. On va refaire notre monde intérieur, d’autant plus que c’est le moment pour cela, en cette période d’introspection, de révision de nos certitudes, qu’est le Carême.

Prière à Joseph mon ami

Prière proposée par Nicolette Micheli
Auteur inconnu (extrait de la revue « Oratoire »)
Photo : DR

Joseph, on t’appelle le juste, le charpentier, le silencieux ;
moi, je veux t’appeler « mon ami ».
Avec Jésus, ton fils et mon Sauveur,
avec Marie, ton épouse et ma Mère,
tu as ta place dans mon cœur, tu as ta place dans ma vie.

Ta présence sur mon chemin, elle est discrète comme ton silence ;
mais je te reconnais bien à ton regard attentif,
à ton cœur disponible, à ta main secourable.
Prends ma main et conduis-moi,
lorsque l’ombre et la nuit rendent mes pas incertains.

Toi qui as cherché le Seigneur, toi qui l’as trouvé, dis-moi où il est.
Dis-moi où il est, quand l’épreuve et la souffrance sont le pain quotidien.
Dis-moi où il est, quand l’espérance relève mon courage
et m’invite à avancer avec plus d’entrain.
Dis-moi où il est, quand on vient près de moi
chercher réconfort, amitié et joie.

Joseph mon ami, toi qui as cheminé à travers les rayons et les ombres,
Apprends-moi à rencontrer le Seigneur dans le quotidien de ma vie.

Toi le témoin étonné de l’action de l’Esprit. 
aide-moi à reconnaître ses merveilles et à lui être soumis.

Toi le grand attentif à tous les besoins des tiens,
garde bien ouverts mon cœur et ma main. 

Amen.

Dimanche 12 février 2023 à Vouvry: célébration de la confirmation

Ont reçu le sacrement de la confirmation des mains de notre évêque Jean-Marie Lovey, le 12 février : 
Vionnaz : Mélissa Bonvin, Noémie Bonvin, Lucie Gonzalez, Cyril Mariaux, Pauline Martenet et Justine Trisconi.
Vouvry : Beatriz Braz, Serena Coudray, Cindy Lopes, Ilenia Matte et Mattia Pignat.
Port-Valais : Manon Abiven, Julia Cultrona, Rayane Fracheboud, Tamyna Gonzalez-Lema, Ericka Pichonnaz, Richard Pichonnaz et Elisa Marotta.
Saint-Gingolph : Louane Ceppi.

Par Virginie Maret | Photos : Vincent Vannay

« Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir chrétien ?
Qui est Dieu pour vous ? Qui est Jésus pour vous ? Qui est l’Esprit Saint pour vous ?
Comment réagissez-vous si l’on insulte votre religion ? Pourquoi n’y a-t-il pas de solution pour faire la paix ? Avez-vous des moments de doute ? Avez-vous déjà ressenti la présence de Dieu ?
Est-ce que le fait d’être croyant vous apporte quelque chose ?
Est-il facile pour vous de demander le sacrement du pardon ? »

Voici des exemples de questions posées aux témoins rencontrés lors de la retraite et à l’évêque le jour de la confirmation. Questions et réflexions qui témoignent de l’intelligence, de la soif de connaissance et de la recherche de sens de ces jeunes confirmés 2023 ! Le parcours confirmation permet aux futurs adolescents / adultes de se poser de vraies questions et de trouver un espace de confiance pour tenter d’y répondre.

Entre l’animation de certaines célébrations comme la vigile Pascale, la rencontre de communautés, le partage de goûters, de jeux, et bien sûr un peu de caté, le cheminement est beau et riche en émotions…

En ce jour du 12 février 2023, le ciel est bleu et la météo est douce, mais il n’y a pas que le soleil qui rayonne ce jour-là et chacun prend part à sa manière au bon déroulement de la célébration.  Tous les confirmés se souviendront de ce jour béni et garderont dans leur cœur de beaux souvenirs.

Merci aux familles, aux paroissiens, aux chanteurs pour leur présence et leur soutien précieux. Merci aux parents qui ont accompagné le parcours et merci à l’équipe confirmation. Enfin merci à nos prêtres et à Mgr Jean-Marie Lovey, notre évêque.

Vivons l’esprit du Carême !

Par l’abbé Jean-Michel Moix
Photo : abbé Valentin Roduit

Depuis le 22 février, le Mercredi « des cendres », nous sommes entrés dans le temps liturgique du Carême. En ce premier jour du Carême, si nous sommes allés à la messe, nous avons pu recevoir l’imposition des cendres, et nous avons pu entendre le prêtre nous dire : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » ou « Convertis-toi et crois à l’Evangile ». Ce sont des paroles fortes. Elles nous rappellent notre condition mortelle, elles nous invitent à opérer comme une « bascule » dans notre vie : à vivre non pas en fonction de biens terrestres, périssables et éphémères, mais pour « gagner » le Ciel ! Elles nous incitent à nous mettre « en marche », à avancer sur le chemin de la sainteté. 

Mais le problème vient du fait que peut-être au lieu d’avancer sur ce chemin nous faisons du sur-place. Osons donc faire sur nous un petit examen de conscience. Posons-nous la question : qu’est-ce qui nous freine dans notre marche vers le Ciel ? Eh bien, les causes sont à rechercher dans trois grands domaines : 

– Où en suis-je dans ma vie de prière ? Si chaque jour je prends soin de mon corps en consacrant du temps à me nourrir ou à dormir, quel est le temps que je donne à Dieu pour prier (seul, en famille, ou dans le cadre de la messe dominicale) en prenant soin ainsi de mon âme ? 

– Où en suis-je dans l’ascèse que le chrétien est appelé à exercer sur lui-même ? (sur son corps, sur ses sens, sur les facultés de connaissance et d’amour de son âme…). Au cours des époques cette ascèse a pris différents noms : mortification, jeûne, renoncement, sacrifice, pénitence…

– Où en suis-je enfin dans mes relations vis-à-vis de mon prochain ? Est-ce que je vis uniquement pour moi-même ou bien suis-je sensible aux besoins, à la détresse, aux épreuves que le prochain peut vivre ?

Jubilaires de mariage

Les jubilaires de mariage, de gauche à droite : François et Isabelle Pilet (45 ans de mariage), Klaus et Marina Maranca (55 ans), Maria et Rosario Cultrona (50 ans), Aude et Grégoire Pillet (1 an) et leur bébé, Anne et Ami Cornut (35 ans). (Trois couples n’ont pas pu être présents.)

Noces d’orchidée, d’or, de vermeil, de rubis et de coton : cinq couples ont fêté leur jubilé de mariage à Vouvry le 11 décembre 2022 à l’église de Vouvry. Félicitations !

Texte et photo par Yasmina Pot

La cérémonie commence par un instant d’émotion lorsque l’organiste Alexandre Mariaux joue la célèbre marche nuptiale et que les jubilaires s’avancent lentement dans l’allée pour rejoindre leurs bancs. Cette cérémonie continuera en musique ; elle sera en effet animée par les chants de Marie-Rose Pythoud et, au moment de la communion, par un vibrant morceau de cornemuse joué par Anne Cornut, une jubilaire.

Il sera rappelé en début de cérémonie que l’amour conjugal est une expression de l’amour de Dieu pour les hommes. Pendant l’homélie, le curé Innocent parle du message du jour, l’espérance, dont nous avons tous besoin : « Jésus dit d’aller annoncer la bonne nouvelle. Dans la vie, il faut l’esprit de Dieu pour pardonner. L’espérance quant à elle nous permet de relever les défis, de faire les bons choix, de vivre heureux et épanouis. » Il ajoute que la présence des jubilaires en ce jour est en soi un message d’espérance. Il les félicite pour leur engagement.

Il conclut en souhaitant aux jubilaires et aux paroissiens présents que l’espérance les conduise à la joie de Noël.

En ce mois de mars, renouvelons notre dévotion à saint Joseph

Texte et photo par l’abbé Jean-Michel Moix

Pour clore la série « pourquoi a-t-on congé ?… », redécouvrons la belle figure de sainteté qu’est saint Joseph

Saint Joseph dans la vie liturgique 
Si le mois de mai est, selon une vénérable tradition ecclésiale, le mois de la Vierge Marie, si le mois de juin est le mois du Sacré-Cœur de Jésus, si le mois de septembre est le mois des saints Anges, si le mois de novembre est le mois des âmes du Purgatoire, le mois de mars est, quant à lui, le mois de saint Joseph (avec sa fête solennelle, le 19 mars).

Si le lundi est, selon toujours une vénérable tradition ecclésiale, le jour du Saint-Esprit, le vendredi celui de la Passion du Christ, le samedi celui de la Vierge Marie, (le dimanche celui de la Résurrection de Notre Seigneur), le mercredi, quant à lui, est celui de saint Joseph. 

Saint Joseph au ciel
De même que dans la vie liturgique saint Joseph tient une place particulière, dans le ciel, saint Joseph occupe un rang à part, éminent, au-dessus des anges et des saints (hormis bien sûr la Vierge Marie). Dès lors, après le culte que nous devons rendre à Dieu (et à son divin Fils, Jésus-Christ), saint Joseph mérite aussi d’occuper dans notre dévotion une place privilégiée, à part (avec la Vierge Marie).

Reconnaissons les « grandeurs » et les « vertus » de saint Joseph
Sainte Thérèse d’Avila qui réforma l’ordre du Carmel au XVIe siècle parle de saint Joseph comme de « son Père ». Elle lui est ainsi reconnaissante, qu’ayant été alitée et malade, pendant de longs mois, elle doit sa guérison à saint Joseph. Selon sainte Thérèse, saint Joseph répond ainsi à toutes les demandes qu’on lui adresse, et celui qui nourrit pour saint Joseph une dévotion particulière ne manque pas de faire des progrès dans la vie intérieure d’union à Dieu et dans la vertu. 

Saint Joseph et la Sainte Famille
La raison est assez simple à comprendre. Les liens qui unissent saint Joseph à Jésus d’une part, et à la Vierge Marie d’autre part, sont des liens uniques et privilégiés. Vis-à-vis de Jésus, saint Joseph est son Père nourricier. Jésus voit en Joseph le représentant de Dieu le Père, à qui il s’est soumis et a obéi ! Quant à la Vierge Marie, la sainte Mère de Dieu, élevée à la plus haute dignité qu’une créature puisse atteindre, elle voit en Joseph son très chaste Epoux. Ainsi vis-à-vis de la sainte Famille, cette petite Trinité sur terre qui contient déjà en germe l’Eglise du Christ, saint Joseph en est le chef, le protecteur, le guide. 

Saint Joseph, Patron de l’Eglise universelle
Et comme en épanouissement de cette doctrine, le pape Pie IX, le 8 décembre 1870, proclame saint Joseph Patron de l’Eglise universelle (alors qu’au même moment Rome et les Etats pontificaux étaient occupés par une armée étrangère, piémontaise). Le terme de saint Patron de l’Eglise signifie ici que saint Joseph est le chef, le protecteur, le défenseur, le nourricier de toute l’Eglise ainsi que de chaque âme en particulier ! 

Saint Joseph, notre saint Patron en particulier
Le patronage de saint Joseph sur nous n’enlève rien aux patronages (secondaires) que notre ange gardien par exemple ou que le saint (ou la sainte) de notre prénom de baptême exercent sur nous. Oui, comprenons bien que saint Joseph est notre Patron particulier que Dieu, dans sa bonté, nous a donné ! Et ici nous pouvons adresser à saint Joseph une prière en lui disant par exemple : « Ô saint Joseph, donnez-moi de comprendre combien vous désirez vous lier avec moi par la plus vraie amitié, afin que je me lie plus profondément à Jésus et à Marie ! » 

Mettons donc à profit ce mois de mars pour renouveler notre dévotion à saint Joseph, en le priant, en l’invoquant avec une grande confiance et avec un fervent désir.

Prière à saint Joseph : je vous salue Joseph

PHOTO : DR

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé, 
le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. 
Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, 
l’Enfant divin de votre virginale épouse, est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis 
de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours, 
et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. 
Ainsi soit-il.

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