Bienvenue à l’abbé Frank Stoll sur Monthey!

En juin, nous avons souhaité bonne suite à l’abbé Marek Glab qui est parti pour continuer son ministère sur le continent africain. Maintenant, nous accueillons l’abbé Frank Stoll qui arrive à Monthey.

Texte et photo par Valentin Roduit 

Né en 1958, l’abbé Frank Stoll a grandi à Saint-Maurice. C’est au collège de l’Abbaye, vers 16-17 ans, que le Seigneur l’a appelé à travers l’exemple de certains chanoines. 

Mais ce n’est pas là que le Seigneur l’attendait, il n’était pas décidé à entrer à l’Abbaye de Saint-Maurice. C’est sur le chemin du séminaire diocésain que les choses se sont mises en place. Il a étudié la théologie à l’université de Fribourg en vivant au séminaire diocésain (au Salésianum à l’époque). 

Le déménagement de ses parents de Saint-Maurice à Monthey durant ce temps du séminaire l’a conduit à être ordonné prêtre dans sa paroisse de résidence. C’était le 14 juin 1987 dans l’église de Monthey qu’il retrouve aujourd’hui.

Durant ses 36 années de ministère, ce qui l’a fait vivre, c’est d’offrir des célébrations liturgiques nourrissantes et découvrir le chemin de Dieu vers chaque personne rencontrée. Bien sûr, au milieu des joies il y a eu aussi des difficultés, mais il s’est toujours battu pour garder la flamme.

Après avoir servi dans les paroisses de Nendaz, Saxon, les hauts de Conthey, Val d’Illiez et Champéry, Frank a été, ces huit dernières années, curé de la paroisse du Sacré-Cœur à Sion, après y avoir été vicaire pendant une année.

Arrivé à ses 65 ans, il a demandé à être déchargé de la responsabilité de curé, mais il reste au service, comme auxiliaire. C’est ainsi qu’il rejoint l’équipe du secteur de Monthey. Il pourra aussi prendre plus facilement soin de son papa de 97 ans.

Bienvenue Frank dans le secteur, où sont déjà présents deux autres anciens curés de la paroisse du Sacré-Cœur de Sion : l’abbé Marcel Martenet et l’abbé Jean-René Fracheboud. 

Cher Frank, continue à entretenir la flamme de ton ministère, qu’elle illumine la foi des paroissiens de Monthey et des environs !

Troisième visite pastorale de notre évêque dans le secteur de Monthey du 30 septembre au 6 octobre

Mgr Jean-Marie Lovey et son Vicaire général, Pierre-Yves Maillard, seront en visite pastorale chez nous la première semaine d’octobre, pour la troisième (et dernière fois). La semaine débute avec les messes de confirmation. Mais qu’est-ce que la visite pastorale ?

Par Sandrine Mayoraz et Jérôme Hauswirth | Photo : DR

Après sa nomination, notre évêque Jean-Marie a eu à cœur de renouveler les visites pastorales. Profitant de son « petit diocèse », il planifie de visiter tous les secteurs pastoraux sur trois ans. 

Comme un berger qui connait ses brebis (Jn 10, 14), l’Evêque accompagné du Vicaire général va à la rencontre des fidèles qui lui sont confiés. La visite pastorale a pour but de « prendre la température » d’un lieu, de rencontrer les paroissiens et les agents pastoraux (prêtres et laïcs), d’entendre leurs préoccupations et leurs joies, d’encourager la foi, de découvrir les réalités spécifiques et les projets pastoraux d’un lieu. Après une semaine, Mgr Jean-Marie a un panorama de la « santé » et de la sainteté d’un secteur de paroisses. Puis, tous les cinq ans, il présente au Pape un rapport sur l’état du diocèse qui lui est confié.

Simplicité au programme

C’est une visite officielle. Dans un récent courrier, l’évêché rappelle que Mgr Jean-Marie Lovey s’attache « à cultiver un esprit de simplicité et de cordialité. Le principal est de passer quelques jours dans le quotidien d’un secteur pastoral et de ses activités ordinaires. Il n’est donc pas prioritaire d’organiser des événements particuliers, mais plutôt de compter simplement avec la présence de l’évêque dans la vie ordinaire du secteur ». 

Chez nous, la semaine commence par les confirmations agendées depuis longtemps. Il n’y aura pas d’autres messes dominicales en présence de notre évêque, par contre, il célébrera chaque matin une messe dont certaines seront suivies d’un temps d’échanges informels. Il prendra le temps de rencontrer certains conseils et groupes paroissiaux, ainsi que d’effectuer les entretiens annuels avec nos prêtres et agents pastoraux laïcs.

Jamais deux sans trois

Cette troisième visite pastorale sera certainement la dernière visite de notre évêque. En effet, « l’évêque diocésain qui a atteint septante-cinq ans accomplis, est prié de présenter la renonciation à son office au Pontife Suprême qui y pourvoira après examen de toutes les circonstances ». Canon 401. Ainsi, en 2025, Mgr Jean-Marie Lovey aura atteint l’âge d’une retraite bien méritée.

Programme de la visite

Samedi 30.09.2023
• 10h : messe de confirmation aux Perraires à Collombey

Dimanche 01.10.2023
• 10h30 : messe de confirmation à l’église de Monthey

Lundi 02.10.2023
• 8h30 : messe au monastère

Mardi 03.10.2023
• 8h30 : messe au monastère
• 19h : réunion avec les deux Conseils de Communauté

Mercredi 04.10.2023
• 8h : messe église de Monthey et café, croissant sur le parvis
• 12h : repas avec les groupes d’enfants et de jeunes du secteur
• 18h30 : rencontre des catéchistes du secteur

Jeudi 05.10.2023
• 8h30 : messe au monastère
• 18h30 : réunion avec les deux Conseils de Gestion

Vendredi 06.10.2023
• 8h : messe église de Monthey

Bienvenue sur le Secteur de Monthey à l’abbé Martin Filipponi

Dès la rentrée de cet automne, nous avons la joie d’accueillir un prêtre, originaire du Haut-Valais, l’abbé Martin Filipponi. Il vient effectuer un stage d’une année sur les paroisses du secteur de Monthey. Nous avons donc voulu faire plus ample connaissance avec lui.

Questions posées par Jean-Michel Moix | Photo : Martin Filipponi

Cher Martin, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Martin Filipponi, je suis prêtre catholique et j’ai 44 ans. J’ai grandi à Gampel. Après l’école de commerce, j’ai suivi une formation d’infirmier à l’HEVs à Viège. J’ai ensuite travaillé au Réseau Hospitalier Valaisan, dans un service médical spécialisé dans les soins palliatifs et l’oncologie. Pendant ce travail, on entre en contact avec les grands thèmes existentiels de la vie. D’où est-ce que je viens ? Où vais-je ? Pourquoi l’être humain souffre-t-il ? Qui est à tes côtés ? Comment Dieu se manifeste-t-il ? C’est à cette époque que ma vocation de prêtre a grandi. Mais il a fallu encore un peu de temps. Dieu a eu beaucoup de patience avec moi. 

Quand as-tu été ordonné prêtre ?
Après des études de théologie et de philosophie à Coire et à Heiligenkreuz près de Vienne, j’ai été ordonné prêtre avec deux autres confrères dans la cathédrale de Coire le 13 mai 2017. C’était beau et un événement spirituel qui est resté profondément gravé dans mon cœur. Le fait que la famille, de nombreux amis et des fidèles du Valais soient venus en bus a été une vraie joie.

Et qu’est-ce qui t’a motivé à devenir prêtre ? Comment s’est dessinée ta vocation à la prêtrise ?
En principe, c’est Dieu qui appelle. L’appel à la prêtrise vient de Lui. La question est de savoir si nous pouvons entendre cet appel et le discerner. Pour cela, il faut aussi des prêtres qui nous accompagnent. Personnellement, il y a eu chez moi plusieurs événements qui se sont conjugués. 

Notre mère nous a initiés à la vie de foi, nous avons prié en famille et dans les groupes de prière.

Un aspect est certainement une expérience personnelle pendant l’adoration eucharistique. A cela s’ajoutent les festivals de jeunesse. Il ne faut pas oublier l’impact de prêtres exemplaires qui ont accompli leur ministère avec joie et dévouement et qui avaient du temps pour nous, les jeunes.

Les prêtres ont souvent des préférences personnelles ou des domaines dans lesquels ils se sentent particulièrement à l’aise. Qu’en est-il de ton côté ?
Je pense que la prière personnelle et la célébration de l’eucharistie sont importantes et belles. Le prêtre doit se tenir devant Dieu, être avec Lui et prier. Et ce qu’il reçoit de Dieu, il faut le mettre en pratique au service des hommes.

D’autre part, je trouve que l’accompagnement spirituel est une belle mission. Pendant mes études de licence, l’abbé Maximilian Heim OCist, m’a demandé de travailler au séminaire en tant que directeur spirituel. Le service consistait entre autres à accompagner spirituellement les candidats au sacerdoce. Aujourd’hui encore, je suis très reconnaissant de cette expérience. 

Finalement, la théologie du corps de Jean-Paul II me fascine et représente une théologie qui souligne la dignité du corps et présente la beauté de l’amour d’une manière holistique. Il y a encore beaucoup d’autres facettes du ministère sacerdotal qui sont belles. La pastorale des malades et la pastorale familiale en font partie. C’est avec plaisir que je donne des catéchèses. Mais pour l’instant, il s’agit d’abord d’approfondir la langue française. 😉

Ordination sacerdotale de Simon «le breton»

Simon entouré des confrères et séminaristes lors de la première messe à Vannes. Simon a choisi de célébrer une messe votive à l’Esprit Saint, ce qui explique la couleur rouge.

Par Valentin Roduit | Photo : Marie-Fontenelle Heiser

En été 2022, les paroisses de Collombey et Muraz sont allées en pèlerinage en Bretagne, à Sainte Anne d’Auray, chez la grand-maman de Jésus (voir L’Essentiel octobre 2022).

Là-bas, nous avons été accueillis par Simon Liot de Nortbécourt, dit « le breton ». Quelques semaines plus tard il était ordonné diacre et revenait de nombreux week-ends dans nos paroisses pour exercer son ministère par la prédication, la catéchèse, un baptême et de nombreuses autres rencontres ou moments conviviaux.

Le 18 juin dernier, Simon a été ordonné prêtre à Sainte Anne d’Auray, dans une basilique lumineuse et remplie de sa famille, de ses amis, de nombreux prêtres, diacres et chrétiens de son diocèse.

Dans son homélie, l’évêque, Mgr Raymond Centène, a rappelé que « notre Dieu est le Dieu qui sauve » et que « Dieu veut avoir besoin de nous pour accomplir son dessein d’Amour et de Salut ». C’est bien dans ce dessein que Simon s’est formé durant sept ans, entre Sainte Anne d’Auray, Fribourg, Jérusalem et nos paroisses de Collombey et Muraz.

Lors d’une première messe à Vannes à la tonalité très intérieure (Simon n’avait plus de voix), il a exploré dans sa prédication la mission du prêtre d’offrir le sacrifice. De même que chaque fidèle offre des sacrifices à Dieu, le prêtre s’offre lui-même et rend présent le sacrifice du Christ.

Simon est également venu célébrer une « première messe » (dans la tradition de l’Eglise, des grâces spéciales sont attachées aux messes célébrées durant la première année de sacerdoce, et aux bénédictions qui peuvent être données par lui) au Monastère des Bernardines à Collombey le mardi 4 juillet. Ceux qui l’ont entendu progresser en homélie durant son diaconat ont pu se réjouir de le voir présider l’eucharistie et de prier avec lui.

Patronale d’Illarsaz, clôture de la catéchèse paroissiale

Voici quelques reflets imagés du samedi 17 juin avec la messe de la Patronale, Saint-Bernard de Mont-Joux, à la chapelle d’Illarsaz.

Photos : Gilles Vuille, Nadia Borsay, Jean-Michel Moix

Signalons qu’une année jubilaire a commencé avec saint Bernard de Mont-Joux, appelé aussi saint Bernard des Alpes ou encore saint Bernard de Menthon (1020-1086) (à ne pas confondre avec saint Bernard de Clairvaux). En effet, le 15 juin 1923, jour de la fête liturgique de saint Bernard du Mont-Joux, le pape Pie XI, a proclamé « notre » saint, patron des alpinistes et des habitants de la montagne. Pour marquer ce centenaire, la congrégation des chanoines du Grand-Saint-Bernard va mettre à l’honneur, une année durant, leur saint Patron, du 15 juin 2023 au 28 août 2024 (jour de fête de saint Augustin, second patron des chanoines).

Saint Bernard du Mont-Joux, priez pour nous, qui sommes ici-bas comme des voyageurs. Aidez-nous à gravir la sainte montagne spirituelle de notre existence, tout comme Moïsea, jadis, gravit le mont Sinaï, pour parvenir à la rencontre béatifiante avec Dieu ! 

Les JMJ 2023 de Lisbonne

Les Valaisans présents aux JMJ.

Les Journées Mondiales de la Jeunesse se sont déroulées cette année au Portugal, en la ville de Lisbonne. Merci à Mauro de nous faire part de son expérience des trois semaines des JMJ.

Par Mauro Cortese | Photos : Camille Ulrich

Lors de ma première semaine, j’ai vécu l’expérience de me mettre au service des autres, en particulier des personnes les plus fragiles. Le pèlerinage a commencé à Lourdes. La cérémonie d’ouverture a été grandiose car dès le premier soir, nous avons pu écouter gratuitement un concert dans le sanctuaire avec Andrea Bocelli accompagné d’un orchestre. J’ai vécu cette expérience comme un cadeau du ciel car c’était une chance qu’il soit là en même temps que nous alors que je suis très attaché à la culture italienne et spécialement à sa musique. Par la suite, j’ai dédié toute cette semaine au service et à nouer des amitiés avec des personnes en situation de handicap. Il y a tellement de choses à partager sur une semaine aussi belle et intense. Mais le mieux pour comprendre est de vivre cette expérience au moins une fois !  

Ma deuxième semaine est la semaine des JMJ en diocèse. Après une messe internationale à la grotte de Lourdes avec les JMJistes d’autres pays nous sommes partis en car, direction Braga au Portugal. Arrivés à Braga, nous avons été accueillis comme des rois. La paroisse et les familles nous avaient préparé un apéro accompagné de plein de bonnes choses à manger. Chez les familles, nous mangions très bien et nous avions vraiment l’impression de faire partie de leur famille. Ils avaient à cœur de nous présenter leur culture, leurs monuments, leur pays. Nous étions très touchés par leur accueil. Nous avons hélas dû leur dire au revoir pour partir à Lisbonne à la fin de la semaine. Mais nous gardons contact à travers les réseaux sociaux.

La troisième semaine à Lisbonne était encore différente. Le climat change, nous découvrons l’océan. Les déplacements dans la ville se faisaient en train ou en bus. Il y avait énormément de jeunes provenant de tous les pays. Ce fut également un moment très marquant :  aller à la rencontre de 1,5 million de jeunes provenant de cultures différentes mais partageant la même foi, vivre des messes en plein centre de Lisbonne avec une foule de jeunes qui s’étendait à l’infini, rencontrer le Pape et écouter sa parole, se faire de nouveaux amis.

Nous avons vécu tellement de choses marquantes lors de ces trois semaines qu’il m’est difficile de tout énumérer. L’expérience qui m’a peut-être le plus marqué, a été la Veillée du samedi soir avec le pape François. Le Saint-Père a une santé fragile mais quand il parle à une foule de jeunes, il nous transmet l’espérance et la force. Il nous touche. Le moment d’adoration que nous avons vécu, a été unique. Il y avait un silence profond au milieu d’une foule d’1,5 million de jeunes qui priaient devant le Saint Sacrement.

Je ne peux que vous recommander de venir aux JMJ en 2027 ! (à Séoul, en Corée du Sud).

A Lourdes (première escale lors du voyage en car).
Coucher du soleil (samedi soir de la Veillée).

Quelle joie d’accueillir la famille Barbette!

Les enfants avec parrains, marraines, grand-mère et prêtres.

En la fête de la Pentecôte, la communauté paroissiale de Port-Valais a accueilli à l’église du Bouveret six enfants d’une même famille. Ils ont été baptisés par le Père Joseph et les plus grands ont reçu les sacrements de la confirmation et de l’eucharistie.

Par Nicolette Micheli | Photos : Christophe Allet, Gervaise Imhof

« Quand est-ce qu’on va voir Jésus ? » demande Lora, 5 ans, à sa grand-mère. « Dimanche, à la messe au Bouveret. » Lora, c’est la petite dernière. Elle a un grand frère, Mathieu, 16 ans et quatre sœurs : Léa, Mélissa, Laurina et Martina. Voilà 12 ans qu’ils habitent au Bouveret. Les circonstances de la vie ont fait que c’est « Maman Barbette », la grand-mère, qui a pris en charge cette joyeuse troupe, et cela depuis cinq ans. Elle ne manque ni d’énergie, ni de courage avec son caractère bien trempé, ouvert à tous et chaleureux : un heureux mélange des Antilles et du Cameroun. Elle qui enseignait à l’école d’infirmière à Lausanne a dû réduire fortement ses horaires pour se consacrer à ses petits-enfants ! Imaginez le travail quotidien pour répondre aux besoins de chacun ! Et malgré cette tâche immense, « Maman Barbette » trouve encore du temps pour « faire le caté » et ouvrir l’esprit de ses jeunes aux réalités de la vie chrétienne.

Les enfants écoutent avec intérêt les histoires des personnages de la  Bible, les épisodes de la vie de Jésus et des saints. En famille, on fait la prière matin et soir. On découvre aussi cet objet étonnant qu’est le chapelet et comment on l’égrène pour nourrir la prière. Durant l’été, les trois ainés sont allés en pèlerinage à Lourdes. Certains ont participé au Théocamp des servants de messe à Revereulaz. 

Cependant  le malheur n’a pas épargné la famille. Voilà que Gaëtan, le fils de Maman Barbette tombe malade. Tout est mis en œuvre pour le guérir… mais la médecine a parfois des ratés… et il s’en va, à l’âge de 35 ans. Pourtant, les enfants avaient fait une « neuvaine » pour demander la guérison de leur oncle. « Cela n’a pas marché ! » dit l’un d’eux, triste et déçu. Grand-mère explique : « Une neuvaine n’est pas magique, mais vos prières ont  aidé votre oncle à partir paisible et confiant. » Cela fait juste un an maintenant, mais la plaie est encore ouverte et les larmes perlent aux yeux à l’évocation de ce drame.

Ce fut toutefois l’occasion d’une magnifique rencontre avec le Père Joseph qui entoure Maman Barbette et sa famille en deuil. « J’ai perdu un fils et j’en ai retrouvé un autre , confie-t-elle avec émotion, car le Père Joseph l’a tout de suite appelée « Maman » avec cette familiarité spontanée si coutumière chez les Africains ! Il les a tout de suite aiguillés vers la paroisse où le curé Innocent les a accueillis à bras ouverts. Avec la complicité joyeuse des jeunes stagiaires Parfait et Arnaud, ils se sentent désormais membres d’une même famille. 

Depuis ce jour, les plus jeunes attendaient impatiemment le moment de servir la messe, comme Cay, Mats et Nola, qu’ils voyaient évoluer dans le chœur. Très vite, ils ont pu commencer leur service et ont rapidement progressé. Chaque dimanche, ils sont au rendez-vous et tous participent, même la petite Lora, si triste de rester seule dans le banc. Elle rayonne maintenant, avec son aube raccourcie par un large ourlet et ajustée par Agnès. Quant à Mathieu, son aube aurait de plus en plus besoin d’être rallongée… 

Parallèlement, il s’agissait de suivre le parcours pour obtenir le baptême afin d’entrer officiellement dans la communauté. Maman Barbette a passé le relais à Christophe Allet et son équipe. Le grand jour a été fixé au dimanche de la Pentecôte, fête solennelle pour les prêtres spiritains. Lors d’une magnifique cérémonie présidée par le Père Joseph, les six enfants ont reçu l’eau du baptême, revêtu le vêtement blanc et étaient rayonnants, entourés de leur parrain et marraine ! Les plus grands ont reçu avec ferveur la confirmation ainsi que la première communion.

Une fête de la Pentecôte qui laissera un souvenir inoubliable, non seulement à cette famille, mais aussi à toute la communauté heureuse d’accueillir ces jeunes toujours fidèles et motivés qui rehaussent chaque messe dominicale de leur présence si appréciée. Sourires sur toutes les lèvres lors du partage d’un apéritif où l’on a goûté, à travers un vaste choix de petits bouchées bien épicées et de boissons variées, à toute la générosité et la convivialité des familles africaines.

Un message de Mélissa, porte-parole de la fratrie

Nous avons eu la joie de faire partie de votre communauté et de recevoir le baptême, la communion et la confirmation parmi vous. Aujourd’hui, nous faisons partie de la Maison de Dieu et nous le servirons avec amour et fidélité. Nous remercions tous ceux qui nous ont accompagnés pour arriver à cette étape. Grâce à eux, nous vivons dans la paix du Christ. Mathieu, Léa et moi nous sommes partis en pèlerinage à Lourdes sur les pas de Bernadette. Nous avons beaucoup appris sur elle et nous sommes prêts à suivre le même chemin qu’elle.

Infos pour le catéchuménat

Comme Mathieu, Léa, Mélissa, Laurina, Lora, Martina, votre enfant est en âge scolaire (dès 7 ans) et il désire recevoir le baptême. C’est avec joie que l’Eglise accueille sa demande. Il va recevoir une catéchèse pour mieux connaitre Jésus et se préparer à ce premier sacrement.

Voici la personne de contact pour chaque paroisse. Elle saura vous accueillir et vous renseigner.

Monthey-Choëx : Francois-Xavier Mayoraz, 079 567 05 55

Collombey-Muraz : abbé Valentin Roduit, 079 855 44 39

Haut-Lac : abbé Innocent Baba Abagoami, 079 537 85 48.

Confirmation des trois ainés.
Baptême de Lora.
Les enfants Barbette au baptême de Nola.

Notre Dame de la Visitation

Prière proposée par l’abbé Jean-Michel Moix

Notre Dame de la Visitation,
Toi qui partis vers la montagne rejoindre Elisabeth en hâte,
Conduis-nous nous aussi à la rencontre de tous ceux qui nous attendent
Afin que nous leur annoncions l’Evangile vivant :
Jésus Christ, Ton fils et notre Seigneur !
Nous nous hâterons, sans nous laisser distraire et sans retard,
Dans la disponibilité et la joie.

Nous avancerons sereinement car qui apporte le Christ apporte la paix,
Sûrs que le plus grand bien-être vient du bien-agir.
Notre Dame de la Visitation, par ton intercession,
Lors de ces JMJ nous porterons le Christ, comme toi-même tu le fis.
Permets que ces journées soient un temps de témoignage et de partage,
De fraternité, d’action de grâce,
Et une occasion d’aller vers ceux qui vivent encore dans l’attente.
Avec toi, nous parcourrons ce chemin d’unité
Pour que notre monde lui aussi soit uni
Dans la fraternité, la justice et la paix.

Notre Dame de la Visitation, aide-nous à porter le Christ à tous,
Obéissant au Père et dans l’amour de l’Esprit.

Restaurons notre foi !

Par l’abbé Jean-Michel Moix
Photo: abbé Valentin Roduit

S’il il fut un temps où la tendance en architecture était de faire « table rase du passé » pour construire à neuf, les temps ont maintenant changé. L’on aime parler aujourd’hui de restauration, de préservation du patrimoine bâti. Et c’est le sujet qui occupe le thème central de ce numéro, dans les pages 16 et 17. 

Ainsi les restaurations d’églises peuvent conduire à d’intéressantes découvertes. En 1972-1973, à la restauration de l’église de Muraz, l’on découvrit sous l’église, dans son sous-sol, les vestiges de différents murs qui témoignaient d’édifices antérieurs remontant jusqu’à l’époque gallo-romaine ! L’on répertoria ainsi un premier sanctuaire chrétien remontant au IXe siècle ! 

Nos communautés paroissiales se sont donc développées autour de sanctuaires ou de chapelles. Souvenons-nous ici des racines de notre foi : nous sommes les héritiers, les heureux bénéficiaires, d’un patrimoine religieux, vécu par des générations successives de chrétiens !

Sachons donc maintenir vivante notre foi afin de la transmettre à la génération future qui elle-même, à son tour, transmettra cette même foi à la génération suivante…

Et profitons donc de cet été pour « refaire » si nécessaire nos forces humaines et spirituelles, pour « restaurer » au besoin notre foi afin qu’elle nous unisse à Dieu, source de toutes grâces. 

Pourquoi ne pas suivre en cela le conseil que Jésus avait donné à ses apôtres, de retour d’une mission épuisante et fatigante : « Venez à l’écart… et reposez-vous un peu ! » (Mc 6, 31) Venez cet été à la maison Cana pour participer à une table d’hôte ou à un brunch dans une ambiance conviviale, (infos pp. 8-9) ! Participez à une messe sur les alpages, sur les hauteurs de Vionnaz ou de Vouvry (infos p. 19), aux Giettes ou encore à Chalet Neuf (infos pp. 18 et 20) !

Les servants de messe en sortie à Lausanne

Les servants montent dans les rues de Lausanne, la cathédrale en ligne de mire.

Le lundi de Pentecôte (le 29 mai), nous sommes allés à la cathédrale de Lausanne avec les servants de messe de Monthey et Choëx. Cet édifice religieux qui était d’abord rattaché à l’évêché fut voué au culte protestant dès 1536. Cette sortie était organisée par «Les Anciennes» pour remercier le groupe des servants qui ont fidèlement servi aux messes durant cette année. Par chance, le soleil nous a accompagnés tout au long de notre journée, lui donnant des airs de vacances.

Quelle vue au sommet du beffroi.

Par Valentine Genolet | Photos : Léa Ambrozinho

La journée a commencé par un petit moment de jeu sur le quai de gare pour patienter jusqu’à l’arrivée du train. Puis, nous avons commencé notre voyage jusqu’à la cathédrale. A travers la ville de Lausanne, monter les marches n’aura pas été de tout repos mais la récompense sur l’esplanade de la cathédrale en valait la peine. Après une visite menée par Sandrine Mayoraz, nous avons entrepris l’ascension des multiples marches du beffroi, frissons garantis ! C’est du haut de cette tour qu’à l’époque comme encore à l’heure actuelle, la personne préposée au « guet » crie chaque nuit les heures.

La journée s’est poursuivie par un pique-nique bien mérité au parc, des jeux et une petite glace. D’après les commentaires des servants de messe présents, la sortie a été très appréciée et tout le monde a passé une excellente journée ! Voici quelques ressentis sur notre sortie et sur l’année passée en tant que servant de messe :

Kenza : « J’ai réussi à grimper en haut de la tour malgré mon vertige. Servir la messe m’a permis de me sentir moins seule et de connaître plein de monde. »

Salomée : « La cathédrale était super impressionnante, j’ai pu apprendre plein de choses sur la religion. »

Maël : « J’ai beaucoup aimé cette sortie car le groupe des servants de messe est un groupe calme, on peut prendre le temps et profiter. »

Pour les « Anciennes », l’organisation de la sortie s’est faite de manière assez naturelle avec une bonne répartition des tâches, pour elles, les servants de messes ont pris du plaisir donc l’objectif a été atteint ! 

Merci aux « Anciennes » pour la coordination et la formation du groupe ainsi qu’aux servants et leurs parents pour leur engagement tout au long de l’année. Bel été à tous.

Les servants de messe s’engagent à servir la messe une fois par mois le samedi ou le dimanche. Ils se rencontrent plusieurs fois dans l’année pour apprendre à servir, se connaitre, passer des moments sympas de jeux ou de sortie et prier ensemble. Certaines rencontres sont organisées avec les servants de Collombey-Muraz et du Haut-Lac.

Les enfants (dès 6H) qui souhaitent rejoindre le groupe des servants de messe peuvent s’inscrire et se renseigner auprès d’Erika Meninas au 079 333 03 26.

On se réjouit de les accueillir.

Les servants de Monthey et Choëx encadrés par les « Anciennes » commencent la visite de la cathédrale de Lausanne.

Du cœur à la partition

Guillaume accompagne régulièrement des chorales pour animer la messe.

Guillaume nous partage son expérience et sa passion pour la musique

Bien connu sur le coteau de Choëx où il a grandi, Guillaume Délèze anime régulièrement des messes à l’orgue ou au piano. Parmi ses projets musicaux variés, ce musicien «touche-à-tout» a récemment composé deux ordinaires pour la messe. Guillaume nous partage son expérience et sa passion pour la musique.

Propos recueillis par Sandrine Mayoraz
Photo : Suzy Mazzanisi

Quel est votre parcours musical ?
J’ai commencé avec le piano quand j’étais tout petit, mais ma passion pour la musique s’est vraiment développée à partir de mes 14-15 ans. C’était à une période où j’ai appris à improviser au piano à partir d’accords, ce qui m’éclatait plus que de déchiffrer longuement des partitions, et où j’ai aussi découvert plusieurs de mes groupes préférés (Nightwish et le « metal symphonique » pour les connaisseurs…). C’est à ce moment que je me suis mis à composer plus sérieusement. Depuis, j’ai aussi appris la guitare basse et la batterie, j’ai joué du piano dans de très nombreux projets variés, j’ai fait un Bachelor en musicologie et je dirige un chœur.

Vous avez composé un ordinaire pour la messe. D’où vient cette idée ? 
Au départ, c’est le groupe Raising Hope qui m’a demandé si je pouvais en composer un pour eux… Cela tombait bien, car j’y songeais depuis un petit moment. Quand je compare la musique qu’il y a à la messe et tout ce qu’il y a en dehors, je me dis qu’une petite mise à jour ne ferait pas de mal. Alors on ne peut pas non plus faire n’importe quoi à la messe, car la musique doit rester au service de la prière, mais malgré tout j’avais ce sentiment que je pouvais amener ma petite goutte d’eau au répertoire liturgique. 

Justement, quelles sont les exigences à respecter pour composer une messe ? 
L’exigence de base, c’est que le texte reste le plus important et donc doit être bien compréhensible : l’idéal étant que le rythme de la musique respecte le rythme naturel du texte. Et ce n’est pas toujours facile à gérer. Par exemple, le Gloire à Dieu ne se laisse pas découper en couplets de longueur égale et chantable sur la même mélodie.

Ensuite, l’exigence déterminante, c’est de s’adapter au contexte auquel la messe est destinée. Pour la première messe, composée pour Raising Hope – qui est un groupe de louange jeune – j’ai cherché à créer une messe dans ce style-là, en y ajoutant ma touche personnelle. J’ai composé une seconde messe pour le festival Open Sky, pour chœur à quatre voix. Cette fois-ci, j’ai voulu faire quelque chose qui correspondait à l’ambiance de l’événement : jeune mais intense. 

Enfin, il y a aussi des contraintes plus « terre à terre » : ce chœur n’ayant pas beaucoup de temps de répétition, j’ai cherché à faire la messe la plus simple possible !

Qu’est-ce que la musique apporte à votre foi ? 
J’ai entendu que quand on prie, on doit essayer de ne pas trop le faire avec la tête, mais plus avec le cœur. Les mots ont tendance à s’arrêter à la tête tandis que la musique est pour moi le meilleur moyen de toucher le cœur. C’est l’outil parfait pour nous aider à ressentir les choses, et ne pas rester purement dans l’intellectuel. Cela rend le fait de composer des messes passionnant : c’est chercher à traduire ce que l’on trouve beau dans la foi, en espérant le faire ressentir, le partager avec l’assemblée. 

Merci Guillaume de ce partage et de mettre ta passion et tes multiples talents musicaux au service de la prière et de la foi.

Vous pouvez écouter ses compositions sur Dreamsailer.com Les messes ne sont pas encore disponibles en ligne. Vous pouvez lui demander les partitions en le contactant à guillaume.deleze@gmail.com

La chapelle du Closillon: dernière messe paroissiale

Une page d’histoire se tourne plus précipitamment qu’envisagé. La dernière messe paroissiale a été célébrée le samedi 17 juin à la chapelle du Closillon. Et pour cause, la vétusté du bâtiment exige une mise en conformité de tout le système électrique. Explication avec Bernard Premand, président du Conseil de Gestion.

Par Sandrine Mayoraz et Bernard Premand | Photo : Jean-Michel Moix

Dans un récent courrier, le Service Electricité, Energies & Développement durable de la ville de Monthey demandait une mise à jour du système électrique au Closillon pour le 7 juin 2023, suite à un contrôle périodique imposé par la législation fédérale et effectué par un organisme indépendant. Sans cette mise aux normes, l’électricité est coupée. Les frais d’investissement sont trop élevés, estime le Conseil de Gestion. En accord avec le Conseil de Communauté, la paroisse renonce à investir une somme de plusieurs milliers de francs, disproportionnée par rapport aux besoins et à l’utilisation du lieu .

De fait, la chapelle peut toujours être utilisée, mais sans électricité, soit sans chauffage ni lumière. Ceci est envisageable de manière ponctuelle pour un baptême en été par exemple, mais ce n’est pas approprié pour les messes paroissiales. Ainsi, avec émotion, la dernière messe paroissiale a eu lieu le samedi 17 juin.

Retour à ses origines

Son histoire commence dans les années 60. Le Curé Louis Bonvin fait construire la chapelle du Closillon avec l’intention de créer une nouvelle paroisse, sous gare, avec son église, sa cure, une maison d’œuvres. Ainsi, la paroisse de Monthey achète cette grande parcelle. Provisoirement, on se contente de mettre en place une modeste chapelle préfabriquée en bois, dédiée à saint Joseph. Le provisoire dure : la nouvelle paroisse n’a pas vu le jour. 

Néanmoins, une communauté fidèle s’est formée autour de cette chapelle de quartier. En 60 ans, d’autres communautés ont bénéficié et prié dans cet espace sacré : les Haut-Valaisans, la mission portugaise, le renouveau charismatique. 

La paroisse remercie tous les bénévoles qui ont œuvré et les paroissiens qui ont prié dans ces murs. Ils ont fait vivre la chapelle du Closillon.

Que devient la Maison Cana?

Joëlle Carron.

L’on se souvient que la Maison Cana, près de Muraz, a accueilli tout d’abord une communauté de sœurs sous la direction du Père Bernard Müller et d’Anne-Marie. Puis elle a hébergé des ex-sœurs de la Communauté Saint-Jean. Aujourd’hui la maison Cana connaît de profonds changements, sous la coordination de Joëlle Carron, laïque consacrée, mandatée par notre évêque dans le domaine de la Diaconie et de la Solidarité et secondée dans sa tâche par le Conseil de Fondation de la Maison Cana. 

Par Jean-Michel Moix | Photos : Jean- Michel Moix, Joëlle Carron

Fête annuelle 
Le samedi 27 mai, plusieurs dizaines d’invités et de sympathisants ont participé à la deuxième fête annuelle de la Maison Cana. Cette fête a débuté par une messe célébrée par l’abbé Valentin Roduit et accompagné du diacre permanent Christian Thurre, délégué par notre évêque pour les questions « d’écologie ». Elle s’est poursuivie par un repas diversifié avec des raclettes, ainsi que par des crêpes ou encore des « barbes à papa ». Elle a été égayée par un défilé de figurants (avec des amis de la maison « Verso l’Alto » de Sion) portant des habits de la Friperie qui vient d’ouvrir. 

La Maison Cana : une chapelle, des colocs, une friperie…
La Maison Cana est un lieu spirituel : elle abrite une chapelle au rez-de-chaussée, où une messe est célébrée le mardi soir à 19h30.

C’est aussi un lieu de vie pour six jeunes colocataires : étudiants ou venant d’entrer dans la vie active : parmi eux, il y a actuellement Charlotte (terminant sa « matu » et se perfectionnant au violon), Camille (terminant ses études en sciences politiques), Maël (exerçant comme psychologue), Amandine (de Belgique, physiothérapeute), Mélissa (d’Espagne) et Mahdi (d’Afghanistan et étudiant à Sierre).

La Maison Cana accueille en outre depuis cet été une friperie (avec des vêtements de seconde main) ainsi qu’une buvette. Prochaine ouverture : après-midi du samedi 24 juin. Ce projet est porté par Corinne Rebord et Fiorella Burki.

Autour de la Maison Cana : un jardin cultivé, des canards… 
A Cana c’est aussi la mise en valeur du terrain adjacent, avec le développement d’un jardin en permaculture, destiné à produire des plantes comestibles et médicinales, et ce sous la main experte de Véronique Juilland. C’est l’élevage encore de canards et de lapins…

Projet de création de 4 ou 5 studios et d’un appartement
Il y a en outre un projet de rénovation de l’aile gauche de la Maison Cana, qui devrait débuter cet automne. Le but est d’aménager 4 à 5 studios pour des femmes en grande précarité sociale, financière, ainsi qu’un appartement pour l’accueil d’un couple d’origine rwandaise (Marie-Jeanne et Innocent) et qui assureront l’accueil et la vie spirituelle de la Maison.

Pour cet été : des brunchs et des Tables d’Hôtes ! 
Et puis pour cet été, en nouveauté, la Maison Cana organise des brunchs les dimanches 9, 16, 23 juillet et 6 août ainsi que les 1er et 15 août, selon deux horaires, à 9h30 ou à 11h30. Des tables d’Hôtes, avec au menu des spécialités méditerranéennes, seront aussi préparées les samedis dès 18h : 15, 22 et 29 juillet et le 5 août. (Renseignement et réservation par e-mail : accueil.cana@gmail.com)

Soutenez financièrement le projet «Cana», Maison de la Diaconie et de la Solidarité, 1950 Sion, IBAN : CH46 8080 8009 1602 0135 7 

«Tentez la découverte»

Patrick Riat.

La retraite spirituelle CPCR de Chabeuil 2023 « Comment renforcer sa foi ». Entretien rapporté par Patrick Riat, devenu un habitué des retraites données par les CPCR, un ami de la communauté CPCR de Chabeuil, et par ailleurs secrétaire du Conseil de Gestion de la paroisse de Muraz.

Texte par PR Diffusion
Photos : DR

Patrick Riat, comment avez-vous découvert la retraite des Pères de Chabeuil – Communauté Paroissiale du Christ-Roi (CPCR) ?
Avec les recommandations de notre Curé Jérôme qui m’a parlé à ma première retraite à Grolley (Fribourg). Puis j’ai persisté à leur nouvelle résidence à Chabeuil proche de Valence. Pour celui ou celle qui est soumis quotidiennement au stress, l’occasion est parfaite pour investir une semaine et pouvoir s’éloigner de son téléphone portable et / ou de son PC, de se  retrouver face à soi-même pour se recueillir en bonnes conditions. La retraite spirituelle répond à ce besoin. 
Moins dangereux qu’une opération médicale. La preuve ? Aucune décharge à signer !

Aviez-vous une appréhension compte tenu d’une réputation particulière dans les années soixante des retraites CPCR ?
Non, pas spécialement, car les témoignages récents des retraitants ces derniers vingt ans sont unanimement positifs. Donc, il y a maintenant une évolution positive et une ouverture en rapport avec notre temps. L’être humain déteste remettre en question ses certitudes. Mais celui qui se cramponne à cet argument pour ne pas tenter la découverte d’une retraite, au moins une fois, perd une bonne occasion de vérifier de lui-même et d’être rassuré.
Je pense aussi à la fameuse phrase de Talleyrand : « Accrochez-vous à vos convictions, elles finiront bien par s’effondrer d’elles-mêmes ! » 

Comment se déroule une journée type de retraite à Chabeuil ?
Le planning est affiché : la diane musicale est à 6h45 afin de suivre les Laudes de 7h10 avant le petit déjeuner de 7h30. Puis nous avons des périodes d’enseignement, de méditation et de repos alternés, qui rendent les journées agréables et sont orientées sur le but de la retraite : renforcer sa Foi. 

Qui diffuse l’enseignement ?
Trois personnes à tour de rôle se répartissent l’enseignement de la semaine. Nous avions eu deux Pères et une Sœur la dernière fois. Ils respectent le programme fixé avec leur charisme et leur gentillesse et nous avons un petit livre bleu à disposition comme support pour nous aider.

Comment trouvez-vous ces exercices de saint Ignace de Loyola, qui sont le fil conducteur de la retraite ?
Très facilitant pour les retraitants. Ces exercices sont très utiles pour les moments de méditation. Tout le monde est très attentif et impliqué malgré le silence imposé.

Quels ont été pour vous les moments  forts de la retraite ?
J’aimais bien l’eucharistie quotidienne de 18h30 comme bilan de la journée. Autre moment fort : le bilan du dernier jour où chacun en toute simplicité témoigne de ce qu’il retire de sa retraite. La diversité des personnalités avec leurs vécus différents et leurs attentes sur la retraite m’ont beaucoup touché. Beaucoup de sérénité pour tous en général. 

Le fait de suivre en silence la majorité de la semaine n’a pas été trop pénible ?
Non, même si, au moment des repas la tentation est grande de transgresser cette règle pour se passer les plats… mais dans l’ensemble le silence devient utile et cela nous permet de mieux approfondir l’enseignement à notre propre écoute. Avec l’aide du Saint-Esprit.

Parlez-nous des conditions de séjour à Chabeuil, est-ce comparable à un hôtel ?
Assurément car nous sommes en chambre individuelle bien aménagée avec le confort d’une salle de bains et WC. Tout est simple mais fonctionnel. La nourriture est très correcte avec des pauses collation à disposition. C’est parfait pour une retraite spirituelle confortable.

Que dire à une personne qui hésiterait encore à s’inscrire à une retraite ?
Chacun doit faire ses expériences sans préjugés mais plutôt avec un esprit ouvert. Il faut vouloir faire une découverte positive. C’est comme découvrir un pays étranger et son lot de surprises. On ressort toujours gagnant au retour de son voyage, quels que soient les aléas de la météo ! Je ne peuxqu’encourager à franchir le pas. D’ailleurs, je vais me réinscrire à la prochaine retraite sur novembre 2023 pour la huitième fois ! 

Avons-nous, sur place, un conseil personnalisé sur nos projets de vie ou sur une question de l’enseignement ?
Assurément. Tout est organisé simplement pour avoir l’opportunité de rencontrer l’intervenant de son choix pour une discussion ou une demande spécifique sur un élément bloquant dans notre vie. Et ce, plusieurs fois dans la semaine. Tout est parfaitement organisé.

Quelle était votre conclusion lors de votre dernière retraite de 2022 ?
C’est une très bonne coupure dans notre vie pour se retrouver. Cela consolide notre Foi dans un lieu approprié et agréable avec un très grand parc de verdure et d’arbres fruitiers. C’est destiné au service des hommes et femmes de bonne volonté pour renforcer la confiance en soi. Peu d’endroits existent pour se recueillir avec sérénité vers l’avenir.

Retraite Chabeuil 2023 « spécial Chablais » Homme-Femme 

Du lundi 13 au samedi 18 novembre 2023.
Idée de budget : hébergement, repas, pauses, Fr. 50.– par jour, tout compris.
Renseignements sur les retraites : Patrick Riat au 076 384 38 44.
Inscriptions par tél. ou par mail : Jérôme Hauswirth, curé de Muraz, tél 024 472 71 80, cure@paroisses-collombey-muraz.ch
Délai : dès que possible mais au plus tard le vendredi 27 octobre 2023 pour la logistique du déplacement.

Patronale du 15 août à Vionnaz: quelle joie d’organiser cette fête!

Par Vanessa Gonzalez | Photos: «Centenaire de l’église de Vionnaz» de Guy Veuthey, Vanessa Gonzalez

Eglise de Vionnaz en dessin.

Située au pied de Torgon, notre église surplombe le village de Vionnaz et fait partie du diocèse de Sion.

Bien que l’église de Vionnaz ait été « dédicacée » (consacrée) le 9 juin 1903 par Mgr Abbet, évêque de Sion, la fête patronale a lieu chaque année le 15 août pour célébrer l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. 

Près de 20 ans depuis sa dernière édition, une fête paroissiale, ouverte à tous, paroissiens, villageois, toutes générations confondues, aura lieu le mardi 15 août 2023 dès 10h.

Depuis plusieurs mois, le comité d’organisation, constitué de Maryline Hohenauer, Nathalie Martenet et Vanessa Gonzalez, travaille d’arrache-pied pour organiser cette journée festive.

Quel bonheur de vous annoncer officiellement, dans les grandes lignes, le programme, sûrement sujet à modifications !

A 10h, la messe animée par le Chœur d’Animation Liturgique sera célébrée dans l’église.

Nous rejoindrons la salle des Fontanies où vous sera offert l’apéritif dès 11h, servi par les membres du Cocom et du Cogest. 

Toutes les heures, des animations musicales seront proposées sur la scène (chœurs, musiciens, tout le monde est le bienvenu).

Nous avons la chance de pouvoir compter sur la collaboration de notre ludothèque intercommunale, qui divertira les petits comme les grands avec des jeux variés.

Pour le repas de midi (entre 11h30 et 14h), un stand grillades tenu par le chœur d’hommes Sainte Cécile et un stand raclettes tenu par l’équipe des animateurs entourant les servants de messe des paroisses de Monthey-Choëx, Collombey-Muraz et du Haut-Lac seront sur place pour remplir les estomacs de tous.

Un stand desserts et barbes à papa tenu par les jeunes du village et achalandé par les pâtissiers et pâtissières de la paroisse comblera les papilles des gourmands. 

Et bien sûr, un bar qui servira cafés, eaux minérales, vins et bières de notre fournisseur officiel, la Cave Beltrami, pour nous hydrater. 

Tout au long de la fête, des tickets seront en vente et vous ne serez pas déçus par les lots que vous pourrez gagner à notre tombola géante. 

Pour clore la journée, que nous espérons ensoleillée, une bataille de bombes à eau se déroulera dans le préau de l’école de Vionnaz et restera, on en est sûr, dans les mémoires ! 

Pour mener à bien cet évènement, nous avons besoin de vous et c’est avec plaisir que nous accueillerons toutes les bonnes volontés qui souhaiteraient aider à l’organisation de la fête.

Si vous avez des talents de musicien ou de chanteur, dans la pâtisserie ou la décoration, si vous aimez servir au bar ou racler le fromage de la région, n’hésitez pas à nous faire signe. 

Renseignements auprès de Nathalie au 079 919 36 03.

Bel été à tous et rendez-vous le 15 août pour cette grande fête. 

En pèlerinage à vélo aux Journées Mondiales de la Jeunesse !

Allier foi, sport et rencontre avec d’autres jeunes chrétiens aux JMJ 2023, une aventure que Dûnya se réjouit de vivre.

Dûnya, 16 ans, se rendra à partir du 22 juillet aux JMJ de Lisbonne. Après un voyage en car jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, le pèlerinage se poursuivra à vélo jusqu’à Lisbonne au Portugal. A l’approche du départ il nous raconte sa motivation, sa préparation et ses attentes. 

Texte et photo par Yasmina Pot

Dûnya, le pèlerinage aux JMJ débute dans quelques jours ; quelle a été ta motivation ?
Dûnya : Un jour ma mère m’a demandé si cela m’intéresserait et j’ai trouvé ça sympa. Surtout que ça a lieu tous les trois-quatre ans et que cette année cela se passe en Europe, alors autant en profiter. Et l’idée d’y aller à vélo m’a particulièrement plu. 

Le vélo est ton sport. Parle-nous en.
Je fais du BMX Race 1 et de la descente, pas du vélo de route. Pour aller à Lisbonne, je vais pouvoir prendre mon propre vélo car il convient aussi pour le pédalage. D’ailleurs, lors de la préparation, on nous a dit de ne pas rouler en vélos de route, qui seraient susceptibles de crever si on passe sur des endroits rocailleux.

Qu’est-ce que l’expérience des JMJ va t’apporter ?
Plusieurs choses. On va être entouré d’autres jeunes chrétiens du monde entier, c’est chouette et je pense que je vais avancer dans ma foi. Il faut dire qu’après ma confirmation, je ne pratiquais plus tellement ; puis, l’année passée, j’ai participé au grand rassemblement chrétien à Paray-le-Monial, en France, qui m’a remotivé dans ma foi. C’est cette expérience-là qui m’a aussi poussé à tenter les JMJ. 
Je me réjouis aussi de voir du pays, de découvrir la culture locale car je ne connais pas le Portugal. Pendant le voyage on dormira dans des gymnases, des communautés chrétiennes et aussi chez l’habitant, ce sera l’aventure ! Je préfère nettement dormir comme ça, sans savoir où on va et à quoi s’attendre. Et puis cette expérience permettra de voir comment on se débrouille sans les parents ! 

Vous allez parcourir environ 500 km à vélo, pour rallier Saint-Jacques-de-Compostelle à Lisbonne. Quelle a été votre préparation physique ?
Avec la team pélé-vélo et le chanoine du Grand-Saint-Bernard Simon Roduit, trois journées à vélo ont été organisées dans la région, où on a parcouru à chaque fois environ 70 kilomètres, ce qui est à peu près équivalent à ce qu’on fera chaque jour au Portugal. Pour moi cet entraînement s’est bien passé ; je dirais juste que le plus difficile, c’est la selle ! Mais au Portugal j’ai prévu de porter un short rembourré…

Et avez-vous reçu une préparation spirituelle ?
A chacune de ces journées de préparation à vélo, on nous donnait un enseignement spirituel à la pause de midi. Le message principal que je retiens est de laisser derrière soi ce que l’on connaît, pour faire confiance au Seigneur et aller là où Il nous demande d’aller. 

Merci Dûnya pour ton témoignage et bonne route !

1 Les vélos BMX Race sont conçus pour atteindre des vitesses élevées et des accélérations rapides. Ils sont construits spécifiquement pour la course, plutôt que pour les cascades et les figures.

JMJ de Lisbonne du 2 au 6 août 2023

Par l’Abbé Valentin Roduit

Cet été, les jeunes du monde entier ont rendez-vous pour un pèlerinage à Lisbonne. Dans le « monde entier », il y a aussi nos paroisses des secteurs de Monthey et du Haut-Lac. Quelque 40 chablaisiens seront parmi les 2 millions de participants. Parmi eux :

Clémentine et Guillaume de Choëx, Gwénaëlle et Mélissa de Monthey, Joy, Estelle, Audrey, Jean et l’abbé Valentin de Collombey, Camille de Muraz, Kyriane et Jérémie de Vionnaz, Marie, Mauro, Dûnya et les séminaristes Parfait et Arnaud de Vouvry.

Priez pour eux ! Que ce pèlerinage jusqu’au Portugal soit aussi un pèlerinage intérieur.

Les Yéniches de passage chez nous

Les caravanes s’apprêtent à quitter la place. Pour leur séjour sur un terrain, les Yéniches paient Fr. 15.– par jour et par caravane.

A la fin du mois d’avril dernier, des Yéniches se sont installés sur la Place des Fêtes à Vouvry. Une visite surprise qui a éveillé notre curiosité et suscité une envie de les rencontrer. Nous avons contacté Patrick Birchler, membre de la communauté, qui a accepté de nous voir à Evionnaz, où ils avaient déjà déménagé quelques jours plus tard.

Patrick Birchler. Sa communauté a été reconnue par la Confédération comme minorité nationale, avec des droits. Dans les faits, il leur est encore souvent difficile de trouver des terrains où s’installer.

Par Nicolette Micheli et Yasmina Pot | Photos : Yasmina Pot, DR

Nous partons à Evionnaz sans tarder car les Yéniches s’apprêtent à nouveau à quitter la place. La situation de leur emplacement actuel, entre l’autoroute et le Rhône, ne leur permet pas de demeurer sur place ; ils quitteront donc les lieux à 17h, ce lundi 8 mai, pour se rendre sur La Côte, à Aubonne.

Dès notre arrivée Patrick Birchler nous accueille aimablement ; il est en compagnie d’un autre membre de la communauté, de son petit nom Kouki, occupé à repeindre des volets en vert sapin. Tous deux répondent à nos questions.

Messieurs, pour vous rencontrer, il nous a aussi fallu voyager !
Patrick Birchler : Oui c’est ça ! Il faut dire qu’on aurait bien aimé rester à Vouvry. On y était bien, mais il y a eu des contraintes là-bas. Ma foi, c’est comme ça !

Pouvez-vous nous parler de votre historique, de vos origines ?
P. B. : Nous sommes originaires d’Einsiedeln, dans le canton de Schwytz. C’est de là que mon arrière-arrière-arrière-grand-papa (je suis la sixième génération) partit vers 1830-1840 pour s’installer à Villeneuve, dans le canton de Vaud. Il eut une toute grande famille – neuf garçons et quatre filles, qui ont eux-mêmes eu entre 8 et 12 enfants chacun. Mes ancêtres ont toujours voyagé, sur toute la Suisse, mais aussi en France, en Allemagne, pour le commerce.

Et aujourd’hui, où voyagez-vous ?
P. B. : Je voyage plutôt en Romandie, un peu en Suisse alémanique. Je suis récupérateur de vieux fers et métaux ; je fais ce travail depuis 30 ans. Je me déplace toutes les deux-trois semaines pour suivre ma clientèle. Je récupère les vieux métaux, je les trie et ensuite ils partent à la refonte. Quand il n’y a plus de travail, on fait du porte-à-porte chez les artisans, dans les usines. 
Parmi les gens de chez nous, certains se sont sédentarisés depuis quelques générations, ils ont acheté des terrains et s’occupent de la ferraille sur place. Nous, nous sommes semi-sédentaires, c’est-à-dire qu’on est sur les routes depuis le mois de mars jusqu’à la fin octobre-début novembre.

Vous êtes originaires d’Einsiedeln, y allez-vous en pèlerinage ?
Kouki : Oui on y va toutes les années. Avec mon beau-père et mon beau-frère, nous sommes les fondateurs du Mouvement catholique des gens du voyage. En 1999, grâce au Père dominicain fribourgeois Jean-Bernard Dousse, – décédé en 2015 –, ont pu avoir lieu les premiers pèlerinages officiels des gens du voyage, d’abord en mars à Notre-Dame des Marches à Broc puis en juillet à Einsiedeln où nous avons désormais une place réservée.
Personnellement, la religion me tient à cœur. Chez moi, on ne pourrait pas se passer d’elle. Notre communauté essaie de vivre en harmonie avec les gens, avec la nature. Lors de nos voyages, on fait parfois une pause-prière dans une petite grotte, dans une église ou une chapelle. On a nos paroisses de cœur. Si on est sur Sion, on va de temps en temps à l’évêché. A Payerne on va à l’église catholique; là on a un « rachaï » formidable (« rachaï » veut dire « curé » dans notre langue yéniche), Luc de Raemy. Maintenant c’est Christoph Albrecht SJ de Zurich, qui nous suit pour les baptêmes, premières communions, mariages, en tant que notre aumônier national. On bénéficie aussi du soutien d’Aude Morisod, engagée dans l’Aumônerie catholique suisse des gens du voyage, avec qui on fait de temps en temps un partage biblique.

Merci Messieurs pour ce témoignage et, qui sait, à bientôt peut-être ?
P. B. : L’année prochaine on fera une demande officielle à Vouvry pour nous installer à nouveau sur la Place des fêtes, et j’espère qu’ils nous accepteront. Peut-être pas 20 caravanes mais au moins 10. Le lieu est très bien et, nous, on laisse toujours les lieux impeccables. Il est important qu’on le sache.

Rencontre avec Jonathan

Sur la place, il reste quelques personnes. On croise un beau jeune homme, sympathique. C’est Jonathan. Il nous parle volontiers. 

« J’ai 16 ans et j’aime cette vie car on forme une grande famille et on se déplace toujours ensemble. Pour l’école, j’étais en classe durant l’hiver. En mars, on partait. Mes camarades étaient presque jaloux : ils croyaient que j’étais déjà en vacances. En réalité, c’est ma mère qui continuait à faire l’école et j’aidais déjà mon père dans son travail. J’ai plusieurs fois invité des camarades chez moi : ils trouvaient notre genre de vie très bien et m’enviaient. Maintenant, je travaille avec mon père : on est ferrailleur. C’est lui qui m’apprend le métier. Je suis heureux comme ça. »

Jonathan et sa sœur Marylin, accompagnés de Giuliana, la fille aînée de Brenda.

Rencontre avec Brenda

Avec son petit Gianni dans les bras, Brenda nous accueille, rayonnante, à la porte de sa caravane. On admire son bébé, vif et curieux. « Mon petit est né ici, dans la caravane, il y a huit mois. Tout s’est bien passé ! C’est mon troisième enfant. Pour nous, les enfants sont très importants, on veut qu’ils se sentent bien. Ici, entre l’autoroute et le Rhône, ils ne sont pas en sécurité : ça me fait souci !

Avez-vous toujours connu cette vie ?
Non ! Jusqu’à l’âge de six ans j’ai habité en appartement ; mon père était mécanicien. Dès son mariage, ma mère, qui est yéniche, s’est sédentarisée. Mais très souvent on retrouvait ma grand-mère dans sa caravane et moi, à chaque occasion, j’étais chez elle… que du bonheur pour tous ! Finalement, mon père a quitté son garage pour rejoindre la communauté. Il a adopté notre mode de vie et il est très heureux !

Comment se passe l’école avec votre aînée ?
Normalement. Mais à partir de la rentrée, j’ai décidé de faire durant toute l’année l’école à la maison. Une enseignante va venir régulièrement nous suivre. Je suis contente.

Brenda et son dernier-né, Gianni.

Jean-Marie Lovey, évêque de Sion

La topographie du Valais est typique, elle conditionne un style de vie propre. Notre canton a donc de bonnes raisons de se préoccuper de l’aménagement du territoire. Mais combien de communes prévoient d’intégrer dans leur réflexion la nécessité d’aménager des places pour les Yéniches ? S’il n’y a pas de solution toute faite, il existe cependant des projets : une deuxième place à Martigny ? une autre dans le Valais central ? L’urgence a été reconnue par le Grand Conseil. Là où il y a une volonté il y a un résultat : souhaitable et juste.

Aude Morisod, Aumônerie catholique suisse des gens du voyage

Que peut ajouter encore une sédentaire aux témoignages des gens du voyage exprimés ci-contre ? Pas grand-chose, si ce n’est ceci : il fait bon vivre avec eux ! Ces personnes m’apportent leur fraîcheur, leur goût d’aller de l’avant. Oui le nomadisme est une valeur inestimable, il engendre une attitude face à la vie qui apporte un surcroît de sens à l’humanité tout entière. Alors, ils ne demandent pas l’impossible ! Accordons-leur les places qu’ils demandent, car pour voyager, il faut pouvoir s’arrêter.

Premières communions sur les Paroisses du Haut-Lac

Photos: Jérémie Gonzalez, Jean-Sébastien Allet, Stéphanie Reumont

Au cours du mois de mai écoulé, une trentaine d’enfants des paroisses de Vionnaz, Revereulaz, Vouvry et Port-Valais ont reçu leur première des communions avec Jésus !

Ils s’y sont préparés depuis des mois, à travers plusieurs rencontres catéchétiques et messes des familles ! 

Ils ont appris à ouvrir leur cœur à l’Amour de Dieu, à écouter sa Parole et croire que Jésus est vraiment présent dans ce petit bout de pain.

La présence de Jésus dans la communion, ce n’est pas un Mystère qu’on peut démontrer mathématiquement, c’est un acte de foi, un acte de confiance.

Paroisse de Vouvry – 14 mai à l’église de Vouvry

Abaterusso Aurora, Goncalves Gomes Liam Antonio, Monteiro Keyla Gabriella, Pignat Liv, Sarrasin Clem, Togni Martin, Tornay Mélissa, Andrade Mafalda, Cabral Emy.

Paroisse de Vionnaz – 18 mai à l’église de Vionnaz

Paroisse du Bouveret – 21 mai à l’église du Bouveret

Bussien Marie, Cachat Adrien, Gehrig Tyfenn, Henzen Thomas, Raemy Loïse, Tamborini Pauline, Cravotta Olivia.

Venons à Jésus-Eucharistie!

Par l’abbé Jean-Michel Moix | Photo: abbé Valentin Roduit

Comme vous pouvez le constater, L’Essentiel de ce mois-ci rassemble les diverses messes de premières communions solennelles sur nos secteurs de Monthey et du Haut-Lac. La dernière de ces messes s’étant déroulée le 21 mai, il se peut donc que vous ayez reçu votre magazine paroissial avec un léger retard. Mais nous savons pouvoir compter sur votre compréhension…

Et puis lorsque nous regardons l’actualité paroissiale de ce mois de juin, celle-ci sera avant tout marquée par la Fête-Dieu, (le jeudi 8 juin), dernière grande fête avant l’été proprement dit et les congés scolaires. 

Premières communions, Fête-Dieu : il y a ici une convergence vers Jésus-Eucharistie. Nous accueillons ainsi Jésus Pain de Vie, Jésus nourriture sainte pour notre âme, Jésus qui veut être force, lumière, vie en nous. Et nous contemplons et adorons le même Jésus réellement, substantiellement, personnellement présent sous les apparences du « pain » de l’hostie consacrée ! Que ce mystère est grand ! 

Mais y croyons-nous vraiment ? Ou plutôt le vivons-nous concrètement ? Réalisons-nous que c’est Jésus en personne, Jésus vivant et ressuscité, Jésus qui vit au milieu de nous, Jésus qui a comme installé son trône de grâce et de miséricorde aux tabernacles de nos églises paroissiales ?! Il nous suffit de venir le « visiter » avec foi et amour, en y consacrant un peu de temps, pour que Jésus-Eucharistie exerce sur nous son « rayonnement » vivifiant, pacifiant et sanctifiant ! 

Peut-être pensez-vous que j’exagère. Détrompez-vous ! Et il ne tient qu’à vous d’en faire l’expérience ! Et pour ceux et celles d’entre vous qui ne sauraient comment occuper leur moment de visite ou d’adoration devant Jésus-Eucharistie, je tiens à votre disposition des petits carnets (que j’ai composés pour les groupes d’adorateurs des paroisses de la vallée d’Illiez) et qui alimenteront ainsi votre prière.

En Terre Sainte, Bible en main

Le 20 mars dernier, Agnès Salamin Gay et Pierre et Andrée Pasquier ont décollé pour dix jours en Terre Sainte. Accompagnés par le Père Patrice Gasser «de chez nous» et Wassim Halloun, guide palestinien chrétien, une vingtaine de Suisses romands prennent part au périple. Les trois Choëlands nous partagent le récit de leur voyage, Bible en main, photos sous les yeux. 

Par Sandrine Mayoraz | Photos: Agnès Salamin Gay

« Ce n’est pas un pèlerinage ! » lancent-ils d’emblée. « Pour un pèlerinage, il faut marcher. C’est une découverte de la Terre Sainte, de la Genèse au Golgotha, Bible en main, avec chaque jour une Parole qui nous accompagne », ajoute Pierre Pasquier. Le voyage les a conduits du désert du Neguev, au sud d’Israël, au plateau du Golan, au nord. Dans ce pays aux croisements des civilisations, ils ont visité des sites archéologiques, des vestiges romains, traversé des souks, découvert les lieux saints, admiré des paysages désertiques ou de vrais jardins d’Eden. Ce pays est le lieu où le Fils de Dieu a marché, « ce sont les racines de notre chrétienté et de notre foi – témoigne Andrée, son épouse – c’est poignant de fouler la terre où Jésus a vécu ».

Les lieux saints entre authenticité et monuments religieux

A quelques jours de Pâques, ils ont vu les lieux saints : le Cénacle, le saint Sépulcre, le Golgotha. Partout où Jésus est passé, une église est érigée. Il y a un contraste entre les lieux actuels et l’image qu’on s’en fait en lisant la Bible. Ainsi, Nazareth est aujourd’hui une ville de Galilée de 75’000 habitants ! Il faut une grande abstraction pour « voir Jésus crucifié » au Golgotha, là où ne se dresse plus une colline, mais une église. 

D’autres endroits ainsi que les paysages ont gardé leur authenticité et sont davantage source de recueillement. Sur le Mont des Béatitudes, sur le lac de Tibériade, au bord du Jourdain, on se représente facilement Jésus prêchant, naviguant, baptisant. La maison présumée de Jésus, à Nazareth, a inspiré à Agnès Salamin Gay une profonde émotion de calme et de sérénité. Les moments forts du voyage restent les prières ensemble ; parfois dans des lieux insolites.

Rencontre avec l’ambassadrice

Une autre richesse de ce voyage a été la rencontre avec des personnalités sur place. En effet, les Suisses romands se sont entretenus avec Anne-Lise Cattin, ambassadrice de Suisse en Palestine, ainsi qu’avec Fatmeh, Palestinienne, professeure de français et mère de cinq enfants. « Fatmeh nous a parlé, avec beaucoup de sérénité, sans animosité, de la vie difficile et des injustices dont souffre le peuple palestinien », raconte Pierre Pasquier. La visite de l’association « Les Amis des Enfants de Bethléem » fondée par l’abbé Jean-Bernard Livio, sj, a également été un temps fort de ce voyage. Les personnes qui y travaillent leur ont expliqué la situation politique, leur réalité quotidienne ainsi que le travail réalisé par les psychomotriciennes de l’association pour soutenir les enfants nés dans un contexte de guerre et de violence familiale. 

Cette découverte de la Terre Sainte est une expérience riche que tous les trois recommandent en voyage organisé avec un guide local. La Parole de Dieu résonne autrement depuis, en écho aux souvenirs qui les habitent.

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