La paroisse Saint-André en fête pour ses membres

Les trois nouveaux chevaliers de Saint-André, présentés par le président du CoGest Gilles Vuille.

PAR VALENTIN RODUIT | PHOTOS : BASTIEN CLERC

Au début de l’Avent, la paroisse de Muraz fut en fête pour son patron, saint André.

Dans une église débordante, quelques personnes furent mises à l’honneur pour leur fidélité.

Deux chanteuses de la chorale furent médaillées pour leurs années de chant. Hélène Rinderknecht a reçu la médaille diocésaine pour 25 ans et Brigitte Parvex la médaille Bene Merenti (du grand mérite) pour 40 ans de chant.

De plus, trois personnes ont été accueillies parmi les chevaliers de Saint-André (la plus haute distinction paroissiale). Il s’agit d’Edith et Jean-Michel Lattion et de Raymond Turin.

Et bien entendu, le nouveau drapeau de la chorale a également attiré les regards, puisqu’il a été béni durant la messe (annoncé dans l’Essentiel de novembre). Toute la paroisse et même le village était en fête. Ce fut l’occasion de deux créations musicales : l’hymne à Saint-André (musique par Romuald Abbet ; paroles par François Zufferey) et le morceau de la fanfare accordée au carillon de l’église (écrit par Norbert Pfammatter).

La choucroute à la Charmaie a couronné cette belle fête. On se réjouit déjà de l’année prochaine.

Les deux médaillées de la Chorale, présentées par la présidente Rose-Marie Chervaz.
Le nouveau drapeau, admiré par le clergé local.

Messe d’installation du curé et du vicaire du Haut-Lac

Les prêtres desservants des paroisses du Haut-Lac (Père Innocent, à droite ; Père Joseph, à gauche) entourent le chanoine-doyen Gilles Roduit lors de la messe d’installation à Vouvry, le samedi 3 décembre.

C’est à l’église Saint-Hippolyte de Vouvry que les quatre paroisses du Haut-Lac ont pu assister, samedi 3 décembre, à la messe d’installation du Père Innocent Baba Abagoami comme curé et du Père Joseph Akuamoah Boateng comme vicaire.

PAR YASMINA POT
PHOTOS : GERVAISE IMHOF

Deux présidentes et un président de communes étaient présents à l’église Saint-Hippolyte pour accueillir officiellement et féliciter le Père Innocent et le Père Joseph comme curé et vicaire : Véronique Diab, présidente de Vouvry ; Valérie Bressoud Guérin, présidente de Vionnaz et Pierre Zoppelletto, président de la commune de Port-Valais. Des membres des quatre paroisses du Haut-Lac assistaient à l’événement.

« Cela fait cinq ans que je suis là et il fallait bien ça pour que j’apprenne à parler comme un Valaisan ! », plaisanta le Père Innocent en début de cérémonie. Plus sérieusement, il ajoutera que, pendant ce temps-là, il a pu se préparer à cette nouvelle fonction et qu’elle ne lui fait donc pas peur : « Je suis fier de vous tous car nous avons accepté ensemble de construire nos paroisses. Ce qui les unit est fort : la foi, la tradition commune et aussi les différences. »

« Construire avec le Père Innocent et le Père Joseph »

Officiant au nom de l’évêque Mgr Jean-Marie Lovey, le chanoine Gilles Roduit, doyen du décanat de Monthey, rappela qu’en cette période de l’Avent « chacun de nous attend et pressent Celui qui va nous apporter quelque chose. Si chacun accepte d’être humble, comme une petite pousse sur une souche, le Royaume viendra. » Il affirma la volonté de chacun de « construire avec le Père Innocent et le Père Joseph » et procéda ensuite à la lecture de la lettre de nomination de Mgr Jean-Marie Lovey.

Madame Véronique Diab, présidente de Vouvry, exprima dans son discours sa joie et celle de sa commune à accueillir les nouveaux curé et vicaire, dont elle souligna qu’ils sont des « chevilles ouvrières » pour la communauté, qui a véritablement besoin d’eux. Le président du Conseil de gestion de la paroisse de Port-Valais, monsieur Pierre Curdy, adressa lui aussi au curé et au vicaire ses remerciements chaleureux et meilleurs vœux dans leurs nouvelles fonctions.

Pour terminer la cérémonie, le curé Innocent présenta quatre points soutenant sa volonté de ne pas se satisfaire d’un quelconque statu quo : travailler ensemble dans l’unité et dans la diversité ; favoriser la croissance de l’œcuménisme pour toute l’humanité ; donner de la place pour tous, dans les quatre paroisses du Haut-Lac ; ne pas avoir peur de l’échec car il permet de réessayer et d’avancer.

La chaleur des paroissiens accueillant leur nouveau curé et leur nouveau vicaire était palpable lors de cette cérémonie qu’ils applaudirent à plusieurs reprises. Le Chœur d’Hommes de Vionnaz, qui accompagna l’événement, contribua par la beauté de ses chants à souligner le caractère solennel de cette messe.

Le curé Innocent et le vicaire Jospeh entourant l’équipe pastorale : de gauche à droite, Christophe Allet, Virginie Maret, Stéphanie Besse, Stéphanie Reumont.

Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens: du 18 au 25 janvier 2023

Nous sommes un avec toi

THOMAS MERTON, MOINE CISTERCIEN BRITANNIQUE ET PRÉCURSEUR DU DIALOGUE INTERRELIGIEUX
DESSIN : J.-F. KIEFFER

Dieu, nous sommes un avec Toi.
Tu nous as faits un avec Toi.
Tu nous as enseigné que,
si nous sommes accueillants
les uns aux autres, tu demeures en nous.

Aide-nous à garder cette ouverture
et à nous battre pour elle de toutes nos forces.
En nous acceptant les uns les autres
c’est toi que nous acceptons
c’est toi que nous aimons de tout notre être.

Car notre être est au cœur de ton être
et notre esprit s’enracine dans ton esprit.
Emplis-nous d’amour
et fais que l’amour nous lie les uns les autres
tandis que nous parcourons nos chemins divers.

Nouvelle année: nouveau départ !

Nouvelle année ! Un nouveau chapitre, un nouveau couplet… ou simplement la même vieille histoire ? Le choix nous appartient ! Dans les magazines, sur le Web, partout, on nous suggère de nouveaux défis. C’est peut-être le moment d’envisager un changement, de prendre de bonnes résolutions et de les tenir.

PAR NICOLETTE MICHELI | PHOTO : PXHERE

« Moi, je ne prends plus de résolutions ! De toute façon, je ne les tiens pas ! » déclare ma voisine d’un ton assuré et définitif. Je sens que rien ne pourra ébranler sa décision… mais j’essaie : « Si tu ne les tiens pas, c’est peut-être que tu n’as pas pris les bonnes ? »

Faire le bon choix

En effet, une résolution est bonne si elle nous apporte du mieux-être et nous fait avancer dans la bonne direction. Il suffit d’en choisir une seule pour commencer ! Une action simple et précise, à répéter sans trop bouleverser le quotidien. Mettre cet objectif par écrit, sur un papier placé bien en vue, ou le taper sur son téléphone : voilà un moyen concret et efficace, paraît-il, pour consolider sa motivation.

Avancer lentement mais sûrement

« D’accord, mais comment s’y prendre pour tenir sur la durée ? » Y aller à petits pas : viser de petits changements à réaliser dans un laps de temps assez court. Faire le point avant de repartir avec un objectif un peu plus ambitieux et fixer à chaque fois une échéance… les grandes fêtes, par exemple : tenir jusqu’au Carême… Pâques… Ascension… A chaque étape, se féliciter et, pourquoi pas, s’accorder une récompense ? Progresser ainsi, avec persévérance, pour atteindre l’objectif final. Oublier le « Tout, tout de suite » qui nous guette sans cesse et risque de nous décourager à la première difficulté. Il faut du temps pour changer ses vieilles routines et prendre de nouvelles habitudes ! Mais quelle satisfaction quand, étape après étape, on a réussi à s’améliorer. Et quelle joie quand cela nous permet une meilleure ouverture aux autres !

Un coach exceptionnel

Finalement, prendre une bonne résolution c’est se donner un rendez-vous avec soi-même pour réaliser une action concrète, dans un temps défini, afin d’améliorer sa vie au quotidien. L’on peut solliciter de l’aide autour de soi. On peut aussi demander le soutien d’un coach exceptionnel, pour lui confier ses progrès et ses difficultés. Qui, mieux que Jésus, peut nous accompagner dans cette aventure, lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie ? Suivons-le dans la joie !

Vivre et laisser vivre. 
Se donner aux autres
Se mouvoir avec bienveillance et humilité 
Jouer avec les enfants 
Passer ses dimanches en famille 
Aider les jeunes à trouver un emploi 
Prendre soin de la création 
Oublier rapidement le négatif 
Respecter ceux qui pensent différemment 
Rechercher activement la paix 
(Pape François)

Julie, 9 ans et demi, a fait le choix d’être baptisée

Julie habite à Vionnaz. Au moment où nous la rencontrons chez elle avec sa maman au début du mois de mai, elle se prépare, quelques jours plus tard, à recevoir le baptême et sa première communion.

PAR YASMINA POT

PHOTO : DR

La maman de Julie, Nathalie, se souvient que lorsque sa fille a commencé l’école dans le canton de Vaud, elle avait des cours d’Histoire biblique. « Quand elle est rentrée des premiers cours, tout de suite elle en a parlé à la maison :  » Tu te rends compte, il y a plusieurs religions, ils ont chacun un Dieu !  » Ça a été une des seules choses qu’elle racontait de l’école ! »

Suite à cela Julie a souhaité avoir une Bible, que sa maman lui a achetée à son anniversaire en 2020. « J’ai aimé à peu près toutes les histoires qu’il y avait dans la Bible des enfants », raconte
Julie.

La décision du baptême

Mais quand Julie a-t-elle eu envie d’être baptisée et pourquoi ? « C’était au premier cours de religion, en 4H, avec maîtresse Marie, se souvient-elle. Pour moi le baptême c’est comme une étape de la vie où Dieu s’allie à nous, même si en réalité il est tout le temps avec nous. C’est un peu comme s’il était plus avec nous, ça fait plus ressentir Dieu en nous. »

La maman de Julie se souvient bien de ce jour où sa fille est rentrée à la maison et a annoncé qu’elle voulait se faire baptiser.

Depuis la petite enfance

Nathalie raconte que lors d’une croisière en Italie en 2017 Julie s’est montrée très admirative des églises. « Elle avait presque 5 ans. C’était assez fort, elle posait pas mal de questions. Elle voulait entrer dans toutes les églises, et on l’a emmenée dans un grand nombre d’entre elles. »

« Oui, répond Julie, je me sens bien dans les églises, parce que là on sent qu’il y a vraiment Dieu, Jésus, tout le monde avec nous ; et c’est là qu’on retrouve de bons souvenirs ; et j’aime aussi parce que c’est joli. J’ai envie d’être proche de Jésus parce que c’est le fils de Dieu ; du coup ça me rapproche de Dieu. Jésus c’est mon ami de la religion. Ça m’apporte de l’amour, ça m’apprend à aider ceux qui ont des problèmes à l’école, à être sympa avec ceux que je n’aime pas vraiment. Ça m’apprend plein de choses sur la vie. J’apprends aussi à ne pas forcément tout avoir tout de suite, à patienter. En plus, si on n’arrive pas à parler aux autres parce que c’est trop puissant ou que c’est très urgent, on peut parler à Dieu en priant pour se sentir plus léger. »

Un trio uni pour toujours

Nathalie explique que Julie a dû choisir entre devenir catholique ou protestante et qu’elle a choisi d’être catholique parce qu’elle croit en la Vierge Marie : « Marie est la maman de Jésus alors ça fait un trio : Marie a une moitié de cœur, Jésus une autre et Dieu la dernière. Le tout forme un cœur et les unit pour toujours. »

Première messe

« La chambre de Julie donne sur l’église, raconte encore Nathalie ; c’est d’ailleurs pour cela qu’elle l’a choisie, sourit-elle. Et un dimanche à 9h15 elle m’a dit :  » Maman je veux aller à la messe !  » Après la messe, elle m’a confié s’être sentie détendue.

Cela fait partie de ces moments dont on se rappelle, conclut Nathalie. On peut dire que la décision de Julie de recevoir le baptême n’a pas été prise à la légère, ou en vitesse ; on a d’ailleurs attendu un moment pour être sûrs que ce n’était pas un coup de tête. Cela a été véritablement le choix de Julie elle-même. »

Paroles d’enfants : Esprit Saint, qui es-Tu ?

L’Esprit Saint, troisième personne de la Trinité, est parfois difficile à se représenter. La Bible utilise plusieurs images pour parler de Lui. Nous en avons découvert quelques-unes avec les confirmands de Monthey et Choëx.

TEXTE ET PHOTO PAR JOHAN SALGAT

L’Esprit Saint est présent au baptême de Jésus ; Il descend sur Lui « comme une colombe. » (Mt 3, 16) « Cet oiseau représente la paix et la pureté. Comme la colombe, l’Esprit Saint est discret mais il est toujours là », commente un enfant.

On le retrouve lors de la transfiguration de Jésus. De la nuée sortit une voix qui dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le. » (Lc 9, 35) Une jeune explique : « La nuée lumineuse est comparable à un spot. Elle nous guide, permet de voir dans la nuit et nous montre le chemin. »

L’Esprit Saint est également présent lorsque Jésus apparaît à ses disciples après sa résurrection. Jésus souffle sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. » (Jn 20, 22) Après une expérience, une jeune nous raconte : « Quand on souffle sur une balle, elle se met en mouvement. On ne voit pas le souffle mais on voit ses effets. On ne voit pas l’Esprit Saint mais on peut ressentir son effet dans notre cœur. » Son voisin ajoute : « Ce souffle, il apporte de la joie ! »

Esprit Saint et Pentecôte

Difficile de parler de l’Esprit Saint sans mentionner la Pentecôte. « Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. » (Ac 2, 3-4) Un confirmand partage : « Le feu transforme tout ce qu’il touche. L’Esprit Saint transforme tout ceux qu’Il touche, comme un feu. »

L’Esprit Saint dans nos vies

Quelle est l’action de l’Esprit Saint dans nos vies ? « Il nous aide à être plus intelligents, plus proches de Dieu et plus courageux », témoigne un jeune. Son copain réagit : « Il nous aide en transmettant son Amour. » Le pape Benoît XVI nous partage : « L’Esprit Saint nous pousse à aller vers les autres, Il allume en nous le feu de la charité, il fait de nous des missionnaires de l’amour de Dieu. »

Nous voyons que l’Esprit Saint est régulièrement présent dans la Bible. Il en est certainement de même dans nos vies. Ces différentes images de l’Esprit Saint sont plus que de simples symboles : elles nous aident à comprendre qui Il est et comment Il agit dans nos vies. Essayons de le percevoir dans notre quotidien, pour accueillir sa présence, discrète et agréable.

Familles et enfants

PAR MARYLINE HOHENAUER
PHOTO : BERNARD HALLET

Quelle joie de vous présenter ce mois-ci un journal plus « jeune » !

L’équipe de rédaction a la volonté de toucher plus large que nos précieux et traditionnels lecteurs, en ciblant davantage les enfants et leurs familles, qui font partie intégrante de l’Eglise d’aujourd’hui et de demain.

« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui sont comme eux. En vérité je vous le déclare, qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme un enfant, n’y entrera pas. » Marc, 10 : 13-16 Voilà une parole d’Evangile que nous chérissons particulièrement car elle se veut attendrissante et réconfortante. Cela nous permet d’oser avancer dans la foi, avec confiance.

J’aime particulièrement cette image car j’y vois toute ma joie d’être, moi aussi, enfant de Dieu ! Savoir que le Père qui nous attend tous garde les bras ouverts pour nous accueillir ! Tout comme lorsqu’un parent admire, le souffle suspendu, les premiers pas d’un enfant, puis son premier coup de pédale à vélo, ou plus tard sa première virée en vélomoteur…

Oui, prions et prenons soin de nos enfants, de nos jeunes, de nos familles, quelles que soient leurs difficultés ou réalité ! Confions-les à Dieu le Père.

Pour aller plus loin dans l’art de prendre soin de notre foi en famille, rendez-vous sur le site www.prierenfamille.ch

 

Fête de la confirmation

Dimanche 13 février… Le soleil est présent dans le ciel et dans nos cœurs. Trente-deux confirmands sont présents aujourd’hui dans la belle église de Vouvry pour recevoir le sacrement de la confirmation, dernier sacrement de l’initiation chrétienne. C’est notre vicaire général Pierre-Yves qui célèbre ce sacrement. Les restrictions encore en vigueur nous obligent à vivre trois célébrations.

PAR VIRGINIE MARET
PHOTOS : VINCENT VANNAY

Malgré les masques, les jeunes et leurs familles chantent et prient avec joie. Le nouveau chœur « liturgique » est également présent pour nous aider à prier!

Cette belle célébration est le reflet du parcours vécu depuis une année mais, comme l’a si bien dit Pierre-Yves Maillard, ce n’est pas la fin mais le début d’une aventure ! «Gardez Dieu dans votre carnet d’adresses !»

Les confirmés du Haut-Lac 2022 sont:

Pour Port-Valais : Bruno Silva Barros, Adrien Weinmann, Alexandre Weinmann, Ilénia Pirozzi, Shaila Silva, Elie Ferrin, Lena Marotta, Stacy Martins, Ana Sofia Sousa, Lynn Vollenweider, Mila Vollenweider, Tessa Zanotti.

Pour Vouvry : Beatriz Bento, Nilo Goncalves Domingos, Lucas Andenmatten, Florian Chanton, Yara Coelho, Ana Orti Castro, Maria Orti Castro, Martim Santos Belejo, Louan Sarrasin.

Pour Vionnaz : Fatima Corvaglia, Aurel Bertholet, Arthur Cornut, Kylie Estrada Vasiliu, Noélie Gonzalez, Joshua Raboud, Elora Raboud, Leonardo Tombolini, Lucas Vesin, Léa Ineichen, Vanessa Rosseli.

La Montée vers Pâques revient !

Chaque année une joyeuse équipe de jeunes prépare et anime une Montée vers Pâques (MvP) pour d’autres jeunes. Après deux années chamboulées par la pandémie, la MvP revient avec quelques nouveautés. Ainsi, Pascaline, la mascotte, et son équipe t’invitent à l’édition 2022 qui sera « œuforique » !

PAR CÉLINE SALLIN
PHOTO: MANON PERRIN, DR

Vous l’aurez compris une guest d’exception, notre mascotte Pascaline, va accompagner l’équipe d’animateurs qui, chamboulées par cette arrivée, a décidé d’explorer le thème «œuf-or-hic» en commençant par le hic.

«Œuf-or-hic»

Le Jeudi saint, il y a donc comme un hic! Avant le repas, Jésus, le maître, prend la place du serviteur et lave les pieds de ses disciples. Ils partagent un dernier repas, fin des réjouissances, et second hic : Jésus se fait arrêter. Les évènements s’enchaînent de manière imprévue… Hic en latin signifie ici. Par le mémorial de l’eucharistie Jésus se rend présent ici et maintenant au monastère des Bernadines pour toute la nuit…

Le Vendredi saint, le thème abordé sera l’or, symbole de la royauté. Or, la couronne de Jésus est faite d’épines, il est un roi complètement différent. C’est un autre royaume qu’il annonce en s’offrant pour l’humanité.

Le samedi soir, place aux œufs… L’œuf c’est Pâques, c’est la naissance et la vie qui jaillit! La mort n’a pas le dernier mot. Jésus s’est offert pour nous permettre de vivre pleinement et «œuforiquement» tous ensemble.

Les nouveautés

Après deux «éditions spéciales» liées à la pandémie, l’équipe a à cœur de renouer avec une MvP sous forme d’un camp de trois jours. Cependant changement de décor: nous logeons au monastère des Bernardines plus confortable que les abris PC et nous vivons les célébrations dans les paroisses du secteur.

Pour nous les animateurs, la MvP est un évènement incontournable à vivre en communauté avec plein de jeunes. Notre équipe s’est agrandie et peut compter sur la présence de l’abbé Valentin comme aumônier ainsi que sur Joy et Antoine, nouveaux animateurs. Quant à Pascaline notre mascotte, elle est en cours de création et sera prête pour l’aventure!

Avant-première: 1er avril

Nous organisons une soirée-découverte en avant-première. Pour les habitués de la MvP, ce sera l’occasion de retrouvailles sympathiques. Prenez un ami: pour les nouveaux, c’est un condensé de l’ambiance de la Montée vers Pâques en quelques heures. Les participants pourront découvrir le monastère, rencontrer les animateurs et tâcher de deviner qui se cache derrière Pascaline!

Avec l’équipe, nous nous réjouissons beaucoup de cette nouvelle aventure qui nous réunit avec le Christ. En attendant cette fête, nous vous souhaitons un bon Carême.

Pour qui ?
Pour les ados et jeunes dès 9CO
Camp du 14 au 17 avril 2022

Infos et inscriptions :
Sandrine Mayoraz : 079 739 24 22,
sandrine.mayoraz@hotmail.com
Florian Thomi : 079 214 93 85
Avant-première le 1er avril de 18h à 20h, rdv au monastère des Bernardines.
Inscription souhaitée auprès de Florian Thomi : 079 214 93 85

Jardiner l’ESPÉRANCE !

PAR LE PÈRE JEAN-RENÉ FRACHEBOUD
PHOTO : BERNARD HALLET

Nous sommes au seuil d’une nouvelle année, 2022 ! Comment l’accueillir ?

Si cette année devenait une chance pour mieux célébrer la vie, une grâce pour déployer les innombrables ressources déposées en chacun et chacune de nous !

Pour cela, il nous faut redécouvrir un carburant essentiel : l’ESPÉRANCE. « L’espérance ne déçoit pas, ne trompe pas, – selon la belle expression de saint Paul (Rm 5, 5) – car l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. »

L’espérance est cette force que le Christ nous donne, elle est l’énergie qui nous permet d’avancer au milieu des difficultés. Elle est la certitude que nous n’avançons pas vers un néant, vers une catastrophe finale, mais vers une plénitude de vie et de bonheur dans l’amour.

Plus que jamais, il est urgent que les disciples du Christ soient les acteurs et les célébrants de l’espérance. C’est elle qui peut dynamiser nos vies personnelles et communautaires. Elle renouvelle à tout instant nos regards. Elle nous permet de ne pas voir simplement les murs qui s’abattent avec violence, mais la petite fleur qui pousse au pied des murs ; Péguy parlait de « la petite fleur espérance ». C’est elle qu’il faut jardiner avec passion, avec persévérance, pour faire des champs de ruines et de désolation, des jardins de vie et de respiration.

Le pape François écrivait dernièrement : « La pandémie a été pour nous tous une révélation sur les limites et les lacunes de nos sociétés et de nos modes de vie. Pourtant, au milieu de cette réalité sombre, nous devons ESPÉRER, car l’espérance est génératrice d’énergie, qui stimule l’intelligence et donne à la volonté tout son dynamisme. L’espérance nous invite à rêver en grand. »

Je vous souhaite de jardiner une belle année d’espérance. Espérons-nous les uns les autres !

Cathoguesser, une application made in Monthey

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), octobre 2021

Le projet Cathoguesser est né il y a presque deux ans. Cette application a l’originalité d’être un quizz sur la foi et la culture chrétienne, et d’être entièrement réalisé par des jeunes. Son application pour smartphone sortira prochainement.

PAR CÉLINE SALLIN
LOGO : JULES JORIS

« Quel Suisse a fondé la communauté de Taizé ? », « qui est le père des trois religions monothéistes ? » Vous connaissez les réponses ? Vous serez redoutables en jouant à Cathoguesser ! C’est ce genre de questions que nous avons trouvées sur la Bible, la foi et la religion chrétienne.

Cathoguesser, c’est donc une application ludique pour smartphone qui pose des questions à choix multiples et, pour certaines de ces questions, vous trouvez une courte explication pour enrichir vos connaissances. J’ai imaginé ce projet car j’ai constaté que beaucoup de jeunes dans les transports en commun étaient plantés sur leurs téléphones. Un jeu sur natel, c’est donc un bon moyen de les atteindre et de lancer une discussion sur la religion. Cela dit, comme l’un des jeunes de mon équipe me l’a fait remarquer, il y a aussi parmi les personnes plus âgées une tendance à utiliser les tablettes et les ordinateurs. C’est pourquoi l’application devrait convaincre les personnes de tout âge !

Un team

J’ai appelé des jeunes que j’ai connus dans divers contextes paroissiaux (Montée Vers Pâques, témoignages lors de matinées des religions, Relais XXL, Alphalive). Yaëlle, Samuel, Joël, Thomas, Mauro, Jules et Dessy ont répondu présents et motivés ! C’est aussi l’occasion pour nous de creuser notre foi et de chercher des réponses à des questions qu’on se pose, de fouiller la Bible, etc.

Nous sommes donc huit jeunes motivés, âgés de 17 à 24 ans, à avoir collaboré à la réalisation de cette application. Nous avons pris deux ans pour réunir plus de 400 questions, réponses et explications, développer la partie technique et informatique, se trouver un nom et un logo. Et nous voici bientôt prêts à vous présenter Cathoguesser. Nous sommes très heureux de pouvoir présenter prochainement au grand public cette application, concrétisation matérielle d’un rêve un peu fou.

Le jeu

Le jeu se subdivise en plusieurs catégories de questions : La Bible, fête et vie chrétienne, christianisme au fil du temps, personnalités et saints chrétiens, tour du monde (lieux de pèlerinage ou monuments religieux), actualités (personnalités, événements récents). A chaque fois, quatre propositions de réponses et ensuite une petite explication permettent d’enrichir les connaissances de chacun. Un jeu donc idéal pour se détendre dans le train ou en groupe lors d’une soirée chrétienne.

Alors si tu es jeune ou moins jeune, que tu te poses des questions sur la foi catholique, que tu veux en apprendre un peu plus sur la Bible, les personnalités chrétiennes et sur les actualités cathos ou que par curiosité tu veux voir de quoi est capable une équipe de jeunes cathos motivés, Cathoguesser est pour toi ! Ça sort bientôt.

Collombey-le-Grand: la chapelle Notre-Dame des Sept-Joies

Série sur les bâtiments religieux de nos paroisses

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), octobre 2021

Nous poursuivons notre série historique et architecturale par la visite de deux chapelles; celle de Notre-Dame des Sept-Joies à Collombey-le-Grand et celle de Saint-Bernard de Mont-Joux à Illarsaz.

PAR PATRICK ELSIG 1 , ADAPTÉ PAR L’ABBÉ JÉRÔME HAUSWIRTH | PHOTOS : ABBÉ JÉRÔME HAUSWIRTH

Les relevés cadastraux et les sources d’archive ne mentionnant aucun édifice antérieur, il semble que cette chapelle ait été construite ex nihilo. C’est donc en 1847 que la première pierre est posée mais d’importantes inondations repoussent le travail de plusieurs années. La date de 1855, qui timbre la clé de l’encadrement de l’entrée (réalisé en calcaire de Collombey tout comme la croix de mission à l’extérieur) rappelle la construction du gros oeuvre. La charpente est levée en juillet 1857 et l’édifice doit probablement être terminé vers la fin de cette année qui voit le paiement de la plupart des grosses dépenses.

Relevons le nom local de Michel Joseph Vanay pour la réalisation de la charpente. La chapelle est consacrée le 13 novembre 1866, jour de la fête de Notre-Dame des Sept-Joies. Cette fête fut instituée par l’évêque Walter Supersaxo pour commémorer la victoire de la Planta (13 novembre 1475). Ce vocable fait aussi écho, à la même époque, à Notre-Dame des Neiges, à Muraz, qui s’appelait alors Notre-Dame des Sept-Douleurs. Une manière spirituelle pour Collombey de répondre à Muraz ? Peut-être. En tout cas une manière politique pour la paroisse bas-valaisanne de dire à l’évêque de Sion sa loyauté dans un contexte national tendu !

A l’intérieur de la chapelle, les deux saints latéraux du retable sont étonnamment sans attributs. On peut donc tout imaginer. Un homme et une femme anonyme, ce peut être tout le monde dans la grande foule des amis de Dieu. A gauche un saint de 62 cm et à droite une sainte de 64 cm. Tous deux sont placés devant un fond bleu terminé par une coquille qui leur sert d’auréole. Le tableau central peint à l’huile sur toile représente l’Immaculée Conception de Marie. Il est signé Emmanuel Chapelet et date de 1858, soit l’année des apparitions de Marie à Lourdes qui s’est fait justement connaître comme l’Immaculée Conception (« Que soy era Immaculada Councepciou »).

1 Patrick Elsig, « Les monuments d’art et d’histoire du canton du Valais, tome VII, le district de Monthey », 2015, Société d’histoire de l’art en Suisse SHAS, Berne

Illarsaz: la chapelle Saint-Bernard de Mont-Joux (ou de Menthon)

Série sur les bâtiments religieux de nos paroisses

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), octobre 2021

C’est certainement au dynamique curé de Muraz, l’abbé Amédée Vaneri, que l’on doit la première chapelle d’Illarsaz à la fin du XVIIe siècle. Financée par des messes et à leurs frais, elle fut le lieu modeste où les paroissiens gagnaient le Ciel par la prière. A l’origine, il s’agissait d’un petit bâtiment couvert d’une toiture surmontée d’un clocheton, à croupe vers l’ouest et à demi-croupe vers l’entrée, à l’est. A la croisée des chemins, à côté d’un carrefour routier, elle sera démolie dans les années 1960.

Un nouvel édifice est construit d’après les plans du bureau Zimmermann, à quelques distances de la chapelle originelle, au sud du hameau. Il sera béni le 20 juin 1964. Il s’agissait à une époque pastoralement prospère de donner à Illarsaz une chapelle dont la taille et l’emplacement puissent en faire un véritable outil d’évangélisation. La nouvelle chapelle est très sobre, d’un seul volume allongé. Le clocher ajouré s’élève indépendamment, à l’extrémité nord-ouest. Enfin une croix de mission en granit, datée de 1900, lui fait pendant au sud-ouest. Relevons ici que la conception générale n’est pas sans rappeler la rénovation de l’ancienne église de Port-Valais, par le même architecte.

Le retable est typique du pré-baroque de la seconde moitié du XVIIe siècle. Le tableau peint à l’huile à la même époque représente une Annonciation. A gauche, sur une nuée, se tient l’ange Gabriel dont les ailes et le plissé du vêtement trahissent le mouvement tandis que la Vierge, agenouillée sur la droite, adopte une position d’accueil, les deux mains repliées sur la poitrine. Le fond est occupé par une composition domestique avec, au centre, une fenêtre en cul-de-bouteille dont chacun des battants porte, dans la partie supérieure de la croisée, des armoiries. A droite, celles de la famille de Riedmatten, et à gauche, celles des Stockalper. On peut dès lors imaginer que le tableau fut réalisé en 1661 / 2, à savoir quand le gouverneur de Monthey était Peter de Riedmatten, époux d’Anna de Stockalper.

Enfin le tableau de saint Bernard, signé Emmanuel Chapelet, est daté de 1862. Revêtu de l’aumusse et tenant le bâton prévôtal, le saint est représenté en pied, debout sur un démon qu’il tient enchaîné. Détail touchant, saint Bernard, imité dans sa position par le démon, lève les yeux vers le ciel où apparaît, à l’angle gauche, une petite croix. Dans le fond s’étend le paysage du col du Grand-Saint-Bernard avec, au centre, le bâtiment de l’hospice.

Un stagiaire laïc pour nos paroisses

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), septembre 2021

Je vous présente Johan Salgat, le « nouveau stagiaire » de nos paroisses. Il se sent appelé à s’engager comme agent pastoral laïc. Avant de débuter une formation, le diocèse lui de­-
mande d’enraciner son discernement dans un stage pratique d’une année. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’en réjouit. Il est enthousiaste, souriant et ouvert à ce que l’avenir lui réserve…

PAR SANDRINE MAYORAZ | PHOTO : DR

Depuis toujours (ou presque) Johan a à cœur de s’engager en Eglise : « C’est un engagement qui me correspond, je m’y sens bien. Etre présent pour les autres, témoigner de l’Amour de Dieu, accueillir l’autre. Et aussi, savoir accueillir la réciprocité : je donne de moi et je reçois à travers l’autre. »

D’abord, dans sa paroisse de Fully, il devient servant de messe puis sacristain. Membre du réseau DJP (Des jeunes qui prient), il œuvre aussi pour des événements jeunesse tels que le festival OpenSky. Ces expériences en Eglise avivent son désir de témoigner de l’Amour de Dieu et de le faire connaître.

Inspiration

Il aime le sport en général et le chant choral (« d’avant Covid », précise-t-il en souriant). « Choisis la vie », dont le texte est de sainte Teresa de Calcutta, lui plaît particulièrement. « Quoi qu’il advienne, que la vie soit félicité, combat ou une chance, choisis toujours la Vie », commente Johan. « Il y a un cheminement en soi pour prendre ce qui vient et en faire quelque chose de bénéfique avec Dieu. Je suis heureux d’aimer et d’être aimé par Dieu.
J’aimerais que chacun découvre que Dieu l’aime pour ce qu’il est et non pour ce qu’il serait. »

Du bénévolat au stage de discernement

Après un CFC de carreleur, il part sur le chemin de Saint-Jacques. L’idée germe de se mettre au service de Dieu dans un ministère pastoral en Eglise. Le diocèse lui propose alors un stage d’une année pour affiner son choix. Johan arrive dans le Chablais avec une soif de découvrir ce qu’est la vocation d’animateur pastoral, d’élargir ses expériences pastorales et de voir comment s’organise concrètement l’agenda d’un agent pastoral. Fiancé à Noémie Barbey, il se demande si cela est compatible avec ce qu’ils souhaitent dans leur vie. Il aborde cette année avec confiance : « Si cela se passe bien, je pourrai commencer une formation. Si cela ne me correspond pas, je chercherai une autre voie pour être un témoin du Christ. »

Son année en immersion

Pour découvrir les différentes facettes du travail d’animateur pastoral, plusieurs expériences sont proposées. D’une part, Johan m’accompagne dans la diversité de la pastorale paroissiale. D’autre part, avec l’abbé Didier Berthod, il participe aux projets pour le service du prochain (diaconie), entre autres avec la réflexion sur l’avenir de la Maison La Rochette, où il peut du reste loger. Durant l’année, quelques jours sont consacrés aussi à une sensibilisation à l’aumônerie d’hôpital ou en institution.

Johan se réjouit de vous rencontrer, chers paroissiens, et vous remercie déjà pour votre accueil.

Suite aux demandes reçues ces derniers mois, le diocèse de Sion met sur pied une année de discernement en vue d’un futur ministère d’agent pastoral laïc. Elle a pour objectif de permettre à la personne se sentant appelée un discernement ancré dans une expérience d’Eglise formatrice, dans le réel du vécu communautaire et sur une certaine durée. Elle permet aussi à l’Eglise de confirmer si l’appel ressenti individuellement peut s’incarner dans la réalité pastorale locale ou diocésaine. Le candidat vit une expérience pastorale d’une année sous forme de stage dans un ou deux lieux d’insertion. Il bénéficie également d’un accompagnement spirituel personnel ciblé sur son appel vocationnel. Suite à cette étape de discernement, une formation d’animateur pastoral au CCRFE 1 ou à l’université est envisagée. Actuellement, deux laïcs commencent leur année de discernement dans le diocèse de Sion. Vos prières pour les soutenir dans leur cheminement spirituel sont les bienvenues.

1 Centre catholique romand de formation en Eglise (anciennement IFM) à Fribourg forme les agents pastoraux laïcs, les diacres permanents et propose des formations continues pour les prêtres et les agents pastoraux.

 

Ordinations à Saillon

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), septembre 2021

La foule était nombreuse à Saillon dimanche 27 juin dernier pour les ordinations de Valentin et Simon Roduit, ainsi que de Christian Thurre. La joie aussi était au rendez-vous : la joie d’accompagner ces trois hommes au cours de cette étape dans l’Eglise, au service du Peuple de Dieu ; mais aussi, en ces temps particuliers de pandémie, la joie toute simple de se rassembler et de se retrouver. Valentin nous est particulièrement proche par son année de stage pastoral vécue dans les paroisses de Collombey et de Muraz. Toute notre prière l’accompagne ainsi que notre reconnaissance pour son engagement comme prêtre pour le service de l’Eglise. Merci Valentin et bonne suite à toi !

PAR LES PÈRES DIDIER BERTHOD ET VALENTIN RODUIT | PHOTOS : COLLECTIF ORDINATIONS 2021

« Suis-moi » (Jn 21, 19). Ces deux mots résument ma vocation, et la raison pour laquelle j’ai été ordonné prêtre. Un appel du Seigneur à le connaître et l’aimer, pour le transmettre. Un appel qui passe par une mise en route permanente. L’ordination est un tournant entre le chemin qui m’a amené jusque-là, avec tous ceux qui m’y ont accompagné, et le chemin qui commence, avec ceux qui me seront confiés. Je m’en réjouis, ce sont de nouvelles aventures avec le Bon Dieu qui commencent ! » (Père Valentin Roduit)

Ciao Antonella !

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), juillet-août 2021

Antonella Scaffidi est animatrice du MADEP et des Relais dans notre paroisse depuis 2007. Elle a accompagné une dizaine d’équipes et cheminé avec certains jeunes pendant plusieurs années d’affilée. Après 23 ans passés en Suisse, elle retourne dans sa Sicile d’origine.

PAR SANDRINE MAYORAZ
PHOTO : DR

Antonella a commencé par aider Myriam Crausaz aux Fenêtres catéchétiques. Petit à petit, elle s’est laissée embarquer dans l’animation des Groupes MADEP et Relais 1. Elle a toujours aimé le contact avec les jeunes et les enfants ainsi que l’état d’esprit et les valeurs véhiculées par ce mouvement. « Les jeunes sont notre futur. Je trouve important qu’ils aient des lieux de retrouvailles où ils sont libres de s’exprimer sans jugement » explique-t-elle.

Un cœur ouvert

Bénévole fidèle, elle s’engage sans compter avec cœur et joie. « Je donne sans attendre en retour, mais au final, dans ces groupes, je reçois énormément. Aux Relais, nous cheminons tous ensemble, animatrices compris. Nous apprenons les uns des autres », résume Antonella. Elle partage ses expériences, témoigne de sa foi à cœur ouvert. Les jeunes apprécient ses bons conseils, son empathie et son écoute. Généreuse, motivée et infatigable, elle a œuvré aussi au comité Cantonal du MADEP, elle a organisé de nombreuses sorties et week-end pour les Relais du secteur sans oublier les Montées Vers Pâques. Tant de beaux souvenirs qu’elle peut emporter avec elle.

Ciao !

C’est le cœur gros mais avec une grande reconnaissance pour le temps consacré à la jeunesse de nos paroisses que nous faisons nos adieux à Antonella. En effet, après 23 ans en Suisse, Antonella et son mari partent écrire un nouveau chapitre de leur vie en Sicile. Fidèle à elle-même, elle nous glisse qu’en Italie l’Action catholique (ACR 2) existe aussi. Elle compte bien s’engager dans sa paroisse de Catane et pourquoi pas, y importer le Relais, forte de sa riche expérience.

1 Mouvement de l’Action Catholique pour
les enfants (MADEP) et les jeunes (Relais)

2 Azione cattolica dei Ragazzi

 

Par Mary-Lou Rapin, coanimatrice

Merci Antonella pour tout ce que nous avons eu la chance de vivre avec toi. Malgré la distance qui va nous séparer, rien ne pourra nous faire oublier ton si joli accent, tes succulents spaghettis, ton sens de l’organisation, nos fous rires, nos prières, nos loups-garous et tant de beaux souvenirs qui sont à jamais gravés dans nos cœurs.

 

Par Céline Sallin

Antonella a construit avec notre groupe un environnement de respect, de joie, de communauté. Après 6 ans de Relais, les souvenirs avec Antonella sont multiples… Nous avons tissé une relation de confiance, une amitié qui a perduré jusque dans ma vie d’adulte.

 

Retour sur la sortie du groupe Relais le 5 juin

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), juillet-août 2021

C’est avec joie que les équipes Relais du secteur se sont réunies pour une après-midi de coopération et de partage. Avec la pandémie, certaines rencontres mensuelles ont été annulées, c’est donc l’occasion de terminer l’année en beauté !

PAR SANDRINE MAYORAZ ET MARY LOU RAPIN
PHOTOS : VALENTIN RODUIT, BERNARD HALLET

Motivés, les jeunes Relais du secteur se retrouvent à Muraz. Parmi eux, des nouveaux vivent leur première sortie avec les autres groupes tandis que les anciens semblent avoir toujours le même plaisir à se rencontrer. « C’est l’occasion de voir que des jeunes cheminent en équipe dans d’autres paroisses avec des valeurs communes et de faire de nouvelles connaissances, de se lier d’amitié » témoignent les filles.

La chasse aux trésors par jeux de coopération est à peine lancée quand la pluie s’invite par surprise. Les animateurs font appel à leurs capacités d’adaptation et usent d’imagination pour trouver des parades à la météo. Au terme des énigmes, les équipes découvrent finalement le « fameux trésor » pour s’offrir un délicieux goûter : des crêpes. De quoi reprendre des forces pour marcher vers Illarsaz ! Le soleil fait son retour.

« Cette balade jusqu’à la messe permet de bien discuter avec les autres » résume un jeune. La sortie se termine par une messe rythmée par la musique des Jeunes Catholiques du Chablais à la chapelle d’Illarsaz. Des journées comme celle-ci on en redemande.

 

Symboles chrétiens et Seigneur des Anneaux

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), juillet-août 2021

Comme le disait Tolkien lui-même, «Le Seigneur des Anneaux est une œuvre fondamentalement religieuse et catholique… L’élément religieux est absorbé dans l’histoire et le symbolisme.» Voici quelques thèmes et symboles chrétiens dans le roman.

PAR BERNARD HÉRITIER
PHOTOS : YASMINA POT, CHŒUR DES COLLÈGES DE SION 2019

Le symbole est un signe qui transfigure. Il jette un pont entre notre matérialité et une signification plus grande afin d’aboutir à une illumination divine. Les religions font grande place aux symboles pour saisir intuitivement le divin. Ainsi, le visible devient reflet de l’invisible et le terrestre fait face au céleste.

« Le Seigneur des Anneaux est une œuvre fondamentalement religieuse 2 », mais pas un livre de religion. Tolkien voulait écrire un roman d’inspiration « chrétienne », non faire œuvre de « religion ». La religion est d’ailleurs singulièrement absente de son roman. Les thèmes chrétiens sont donc comme « cachés » dans l’œuvre. Car dans le roman il n’y a pas de prêtres mais des sorciers : Gandalf, Saroumane ; pas d’église : Fondcombe évoque l’au-delà celtique mais est d’abord sanctuaire de paix ; et le mariage d’Arwen et Aragorn se célèbre sans prêtre ni liturgie.

La Quête contre le Mal

La Quête de la Communauté de l’Anneau entrevoit (Révélation) la Victoire finale contre le Mal (le Jour du Jugement) par le Retour du Roi (la Parousie, retour définitif du Christ) qui ouvre l’accès aux Havres gris (Paradis). Cette Quête démarre un
25 décembre et s’achève un 25 mars, jours de Noël et de la Crucifixion. Elle suit donc la mission terrestre du Christ.

La lutte finale se déroule autour de Minas Tirith, symbole de la Jérusalem céleste : sept cercles l’entourent comme les sept ciels des Anciens, rappel des sept planètes, degrés permettant de monter vers Dieu : être au
7
e ciel, Gloire à Dieu au plus haut des cieux, tout en évoquant notes de musique et couleurs de l’arc-en-ciel. On le voit, ce roman de Quête est extrêmement complexe et fouillé.

Les vertus

Le livre est construit sur les vertus. Les
vertus cardinales sont une force qui pousse à faire le Bien, comme les points cardinaux qui orientent nos choix. Le cœur du message de Tolkien est cette phrase jaillie dans l’obscurité de la Moria (Enfer) : « Tout ce que nous avons à décider,
c’est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti ».
Commentée ainsi : « Oh ! C’est par ici… ! L’air est moins nauséabond. »

Gandalf (Jésus) définit la liberté chrétienne comme ce choix du Bien à réaliser dans nos vies.

La prudence choisit les justes moyens pour accomplir le Bien : choix des chemins (passer par la Moria), aides habilement requises (Fangorn).

La patience maîtrise les instincts : les hobbits doivent dépasser appétits, curiosités primaires et joyeuses insouciances, à l’image de nos petites vies humaines qui doivent dépasser leurs conforts pour trouver du Sens. Pippin, joyeux luron, va devenir garde d’élite et tue un Troll. Merry, amateur de vin, d’herbe à fumer, de fêtes et de siestes, devient écuyer de Théoden et aide Eowin à tuer le Roi-Sorcier d’Angmar. Sam vaincra naïveté et timidité, trahisons et déceptions. L’esprit aventureux de Frodon est trop téméraire. Mais il provoquera la défaite du Mal.

La force d’âme résiste aux tentations, surmonte les obstacles. Car il faut du courage contre Cavaliers noirs, gobelins, Uruk-hais de Saroumane et armée de Sauron.

La justice donne ce qui est dû. Ainsi, en conclusion du drame, les biens reçus correspondent au profil des héros : Aragorn, sacré roi du Gondor, son amour pour Arwen est enfin célébré. Le courage d’Eowyn rencontre l’amour de Faramir. Loyauté et fidélité de Sam lui permettent de consacrer sa vie à son jardin et au service de son pays. Elu maire de Hobbitebourg, nommé conseiller du Royaume du Nord, il rejoint Tol Eressëa. Et Frodon, blessé mais pardonné, va au Paradis.

Mais ces vertus cardinales ne suffisent pas. Elles sont transcendées par les vertus théologales.

Car seul Dieu peut aider à vaincre le Mal. Le nom adolescent d’Aragorn était Esteln, synonyme de Foi et d’Espérance. Ce qu’il exprime ainsi : Il nous faut partir chagrins, mais non point désespérés. Vois donc, au-delà il y a bien plus que le souvenir ! Sa Quête voulait plus que récupérer son royaume, car sa Foi en la Victoire était Espérance de Vie éternelle.

Sam, l’humble jardinier, est le plus pur symbole de ces vertus divines. Perdu au cœur du Mordor, tout espoir éteint, il veille sur le corps de Frodon. Soudain, le ciel s’entrouvre sur une étoile brillante qui fait de l’Ombre : Une petite chose transitoire : il y avait à jamais hors de son atteinte de la lumière et une grande beauté. Et il s’endort, confiant (Foi). Car il reste toujours l’Espérance : après la défaite, la victoire finale. Et la motivation de Sam, c’est son amour désintéressé (Charité) pour Frodon.

Le Mal et la Grâce

La mission de Frodon est un échec, celui de nos pauvres volontés face à la convoitise (péché originel). Incapable de résister au Mal, il en gardera blessure.

C’est là qu’intervient Gollum, si corrompu par le Mal. En arrachant le doigt de Frodon, l’anneau lui revient mais, dans la lutte qui suit, précipité accidentellement dans la fournaise, il détruit l’anneau. Ainsi même le Mal joue un rôle dans le plan du Salut : D’un Mal, Dieu peut toujours tirer un plus grand Bien, dit la théologie. La finale du Seigneur des Anneaux affirme que la Grâce de Dieu advient même au plus sombre de nos vies et les trois aigles qui recueillent les rescapés rappellent l’Exode : Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Egypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés vers moi. Car l’Egypte est le lieu symbolique du Mal et de tous les esclavages, et l’aigle, l’Amour infini de Dieu pour l’être humain, son Image.

1 Lettre 142, tiré de J.R.R. Tolkien, Lettres, réalisé par Humphrey Carpenter
et Christopher Tolkien, éditeur français Christian Bourgois, 2005

2 Lettre 151

Un mot sur l’auteur de l’article

De Vouvry par sa mère, de Savièse par son père, Bernard Héritier fait une maturité à Sion, une licence en théologie et un diplôme de chant à Fribourg. Il fonde le Chœur Novantiqua, dirige la Schola, fonde le Chœur des Collèges de Sion puis la Maîtrise de la cathédrale. Plusieurs prix à son actif : Ville de Sion, Etat du Valais, municipalité de Savièse, médaille « Bene merenti ».

Compositeur, il a écrit près de deux cents œuvres pour la liturgie et enregistré une trentaine de disques. Père de six enfants, il est ordonné diacre en 1998.

Bernard Héritier vient d’écrire un ouvrage sur Hildegarde de Bingen ; voir notre suggestion de lecture en page 19.

 
Bernard Héritier au milieu des étudiants du Chœur des Collèges de Sion.

Les cours d’éthique et de culture religieuse: un enseignement multiculturel

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), mai 2021

Les cours d’ECR, éthique et culture religieuse, sont donnés par des laïcs dans les écoles primaires. Ils ont pour but l’enseignement de valeurs universelles et la découverte des religions du monde. Astrid Amaya Voirol est intervenante en ECR à l’école primaire de Vouvry dans les classes de 6H et 8H: «Si dans mes cours je parviens à transmettre aux enfants la valeur du respect des autres, de soi-même et des différences, j’ai atteint mon but», confie-t-elle.

PAR YASMINA POT | PHOTO : DR

Dans le cours d’éthique et de culture religieuse donné aux enfants de l’école primaire de Vouvry, on leur présente les grandes religions existant dans le monde : le christianisme, l’islam, le judaïsme, le bouddhisme, l’hindouisme. On y parle aussi de l’agnosticisme et de l’athéisme. Par le biais de récits, on y aborde les questions existentielles. «Le but du cours est d’apporter
aux enfants les connaissances qui vont leur permettre de se forger leur propre opinion», explique Astrid.

Textes sacrés, personnages et actualité

La Suisse ayant une tradition chrétienne, on fait découvrir aux enfants les textes judéo-chrétiens ; on leur parle de Jésus et de son enseignement. Comme l’explique Astrid, il y a des textes qui suscitent chez les enfants un intérêt particulier comme le texte fondateur des Dix Commandements dictés à Moïse, au sujet duquel ils posent de nombreuses questions. «Afin de placer ces textes dans un contexte actuel et pour illustrer les messages qu’ils portent, on aborde les diverses religions par la découverte de personnages de l’époque moderne: l’abbé Pierre, frère Roger, Ghandi ou encore Martin Luther King. Ce dernier par exemple nous a permis d’avoir avec les enfants une discussion privilégiée sur la question de la discrimination raciale, dont ils avaient envie de parler.»

Connaître les autres pour mieux les comprendre

«Les messages transmis en cours s’adressent à tous les enfants, qu’ils soient croyants, agnostiques ou athées. Il s’agit pour moi de leur montrer qu’il n’y a pas de « juste ou de faux » dans les croyances; je ne dévoile d’ailleurs pas ma propre religion. Cela donne aux enfants la liberté de poser des questions, de choisir de s’exprimer ou non. L’idée est de leur permettre de découvrir les autres et ainsi de mieux les comprendre»,
souligne Astrid.

Un moment de partage entre les enfants

Astrid remarque que les cours d’ECR sont un véritable moment d’échange. «Les enfants sont heureux de partager leurs propres expériences comme lorsqu’un servant de messe a spontanément expliqué la tâche qu’il accomplit pendant la célébration religieuse; ou lorsqu’une enfant a présenté à la classe son Coran, dans une édition pour enfants. Ils ont aussi du plaisir à voir l’intérêt manifesté par leurs camarades à l’égard de leur propre culture, comme lorsque nous étions en train d’étudier l’architecture sacrée et que des photos de beaux monuments religieux ont suscité dans la classe des exclamations d’admiration.»

Etre à l’écoute

«Je prends énormément de plaisir à enseigner cette branche: le contact avec ces jeunes est pour moi comme une bouffée d’air frais. C’est un sujet où il faut être ouvert et particulièrement à l’écoute; le fait de pouvoir transmettre aux enfants des valeurs universelles est en quelque sorte une manière de donner de l’amour», conclut Astrid avec enthousiasme.

Carême pour notre guérison et notre salut

Tiré du magazine paroissial L’Essentiel, secteurs Monthey et Haut-Lac (VS), mars 2021

Le Mercredi des cendres ce sera l’entrée en Carême, comme chaque année. Les cendres, c’est une mise en évidence de la fragilité humaine et surtout d’une réalité devenue taboue : la mort. On en parle le moins possible et, quand on est endeuillé, tout est fait pour déranger le moins possible les amis et connaissances.

PAR ABBÉ WILLY KENDA | PHOTO : DR

Nous savons – pour peu que nous soyons attentifs aux autres – qu’en plus de nous enlever des êtres chers, la pandémie du Covid-19 a poussé jusqu’à l’extrême la rupture à la fois avec les mourants et avec les morts, et mis à nu de grandes souffrances souvent cachées : « On n’a pas pu l’accompagner, voir ses derniers moments… c’est allé vite… il nous manque un bout de sa vie… il (elle) n’est pas mort (e) du Covid mais en est une victime collatérale à cause du manque de la présence des siens dans ses derniers jours… » Ces souffrances montrent que la mort est censée faire partie de la vie. L’accompagnement est un acte vital et ressourçant, qui nous permet de faire notre deuil et de continuer notre chemin. Il permet de s’abandonner dans la confiance en l’amour divin.

Puisque le Carême est un temps de conversion et de compassion, voici trois pistes pour les 40 jours à venir.

Dans l’appel à la conversion (Mc 1, 15) ce qui est premier ce n’est pas notre effort pour changer mais la proximité de Dieu qui se laisse trouver en premier. Demandons alors à Dieu la grâce de Le rencontrer aussi à travers les épreuves de la vie. Pour cela, pensons à l’expérience mystérieuse de la paix, de la force intérieure, de la joie, etc. témoignée par les malades, les mourants, les démunis, les pauvres face à ce que nous nous appelons un échec, une perte…

Se convertir, c’est changer de mentalité, accepter de rompre avec l’esprit du monde, pour entrer dans le projet de Dieu pour nous et pour le monde. Renonçant à notre existence passée, laissons-nous être renouvelés par la transformation spirituelle de l’intelligence et revêtons l’homme nouveau, créé selon Dieu dans la justice et la sainteté qui viennent de la vérité (Ep 4, 24).

Ensuite, pour ce qui est de la compassion, pensons à aller visiter les malades et les personnes âgées dans notre environnement proche. La maladie et le grand âge apportent souvent l’isolement, mais nous pouvons le briser par de petits gestes à inventer pour redonner vie et apporter réconfort. Un geste d’attention est toujours porteur du Christ, qui donne vie et fait vivre.

Dans le même sens, et sans oublier les autres éprouvés de la vie, pensons spécialement aux familles endeuillées dont nous pouvons deviner la souffrance, rendue double par l’inattendu de cette pandémie. Elles en sont les victimes vivantes et cachées. Dans un monde blessé par les violences, misères et souffrances, il devient urgent d’allumer une petite chandelle au cœur de la nuit. Comme le dit un vieux dicton français : « Il vaut mieux allumer une petite chandelle dans le noir que de maudire la noirceur. » Concrètement, le combat sera de trouver des moyens de contact tout en respectant le sacro-saint mur de la vie privée.

Enfin, la prière. De tous et pour tous. Pour notre guérison et notre salut. Pourquoi pas le choix d’un psaume à lire à toutes les messes dominicales du Carême, pour demander à Dieu de nous sauver de tous les dangers et en particulier du danger invisible qui nous guette : celui qui coupe de Dieu et donc de la vie et du bonheur éternels. Ainsi la communion retrouvée avec Dieu sera, quoi qu’il arrive, source de paix et de bonheur (Ps 24, Ps 33, Ps 102, etc.).

Bon Carême à tous !

 

Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial
LinkedIn
Share
WhatsApp