Le 8 décembre, l’Eglise fête l’Immaculée Conception. Pour la paroisse de Monthey, c’est la Patronale et selon la tradition locale, en ce jour de Solennité, on invite un prédicateur, souvent un chanoine de l’abbaye de Saint-Maurice. Cette année, c’est un jeune prêtre, le chanoine Simone Previte qui nous prêchera sur ce thème qui nous tient à cœur, Marie dans son Immaculée Conception. D’origine italienne par ses deux parents, il est né à Monthey et a vécu à Massongex et à Epinassey avant de rejoindre l’Abbaye. Après avoir prononcé ses vœux perpétuels, il a été ordonné diacre, le 8 décembre 2022 et prêtre le 10 juin 2023.
Nous étions quelque 130 pèlerins, issus principalement des paroisses de Monthey, Choëx, Collombey et Muraz, à nous être rendus à Rome en pèlerinage du 23 au 27 octobre.
Par Jean-Michel Moix | Photos : Jean-Michel Moix, Bastien Clerc
Voici quelques impressions glanées au retour de ce pèlerinage :
« Merci pour ce pèlerinage. J’ai pu voir plein de basiliques et d’églises magnifiques. J’ai également apprécié les explications des guides. »
« Merci d’avoir pu voir le Pape. »
D’une fille de 13 ans : « J’ai eu du plaisir à venir à Rome avec vous, je me suis faite de bonnes amies. Je suis allée à Rome, seule, avec ma grand-maman et je suis rentrée avec cinq, six amies. Du coup je remercie Dieu et j’ai aimé aller voir le Pape et aussi faire du shopping. »
« Merci d’avoir pu visiter et prier sur les tombeaux et reliques de saint Pierre, saint Barthélemy, saint Clément, sainte Cécile, sainte Agnès, saint Louis de Gonzague ou encore saint Jean Berchmans. »
Visite guidée des Forums impériaux.
Aux abords du Colisée.
Sur la tombe de sainte Cécile, patronne des musiciens et choristes.
Inscription en latin sur la façade de la basilique du Latran, cathédrale du Pape : « Mère et Tête de toutes les églises. »
La Pietà : célèbre statue
de Michel-Ange en la basilique Saint-Pierre.
Ensemble des pèlerins en l’Eglise Sant’Andrea della Valle.
Des traditions de Noël qui bercent nos enfances et nos enfants. D’où viennent-elles ? On s’interroge sur les origines de nos traditions et sur ce qu’elles nous disent autour de cette fête…
Par Sandrine Mayoraz Illustrations : DR
Contrairement aux idées reçues ces symboles ne sont ni bibliques, ni inventés par les chrétiens. Ils sont liés aux fêtes religieuses païennes du solstice d’hiver ! Mais les chrétiens leur ont donné une signification nouvelle pour honorer Jésus.
Le Sapin
Notre sapin, rendu célèbre par sa chanson est souvent un épicéa ! Dans l’Antiquité, l’épicéa était le symbole de l’enfantement. Vert au milieu d’une nature froide et morte, ce conifère manifeste la vie et l’espérance. Ainsi, notre beau sapin est repris par les chrétiens comme l’arbre de Noël, symbole de l’enfantement de Jésus.
A l’origine, on y suspendait des pommes. En 1858, à la suite d’un hiver rigoureux qui a affecté les récoltes, un artisan verrier a eu l’idée de créer la boule de Noël telle que nous la connaissons aujourd’hui.
La couronne
Au cœur de l’hiver, voyant les jours diminuer, nos ancêtres craignent que le soleil disparaisse pour toujours. Alors ils ornent leur porte d’une couronne pour évoquer le soleil et appeler son retour. Le cercle est aussi un symbole très ancien de la vie éternelle et rappelle le cycle des saisons.
Pour les chrétiens, cette couronne va signifier que c’est Jésus la lumière véritable qui éclaire nos vies et que Jésus va revenir. L’Avent n’est donc pas seulement l’attente avant Noël, mais aussi l’attente du Retour glorieux du Christ.
Les quatre bougies de l’Avent
Quand la couronne n’est pas suspendue à la porte, mais posée sur une table, on lui ajoute quatre bougies.
Quatre comme les quatre semaines qui nous séparent de Noël. Elles sont allumées chaque dimanche. Elles évoquent aussi les quatre grandes étapes de l’Alliance de Dieu qui ont précédé la venue de Jésus.
1. Le pardon accordé à Adam et Eve ; 2. La foi d’Abraham et des patriarches croyant en la Terre promise ; 3. La joie de David en alliance avec Dieu ; 4. L’enseignement des prophètes annonçant un règne de justice et de paix.
Les cadeaux !
Enfin, incontournables et parfois controversés : les cadeaux.
Dans la Rome antique, offrir des cadeaux aux enfants était un geste sacré qui rappelait que les dieux eux-mêmes avaient reçu des cadeaux dans leur enfance. Cette tradition était profonde et spirituelle. Au Moyen Age, l’Eglise légitime cette pratique en évoquant les présents apportés par les Mages. Attribués plus tard à saint Nicolas, évêque de Myre, les cadeaux sont distribués en fin d’année : le 6 décembre, à Noël ou à l’Epiphanie selon les pays.
Les cadeaux font partie de Noël aujourd’hui. Sources de joie et de partage, ils égayent cette nuit particulière où l’humanité a reçu le plus précieux des cadeaux : la naissance de son Sauveur.
Si tu avais pu assister à la naissance de Jésus, il y a près de 2000 ans, dans quel personnage de la crèche aurais-tu aimé la vivre ? Telle est la question que nous avons posée autour de nous, sous la forme d’un micro-trottoir. En voici quelques florilèges.
Textes et témoignages proposés par Sandrine Mayoraz, Stéphanie Reumont, Nicolette Micheli Dessin : DR
« Je suis un peu prétentieuse… Marie. Elle a été choisie par Dieu pour porter son Fils. C’est un honneur. J’aime beaucoup les bébés et je trouve que Marie c’est une maman à laquelle je peux m’identifier dans beaucoup de situations : elle a souffert, elle a eu aussi beaucoup de joies et elle a eu cette mission assez incroyable. Et surtout, elle a cru. C’est magnifique. Elle a vraiment fait confiance et on peut la prendre en exemple. » Mary-Lou, 60 ans
« Moi, j’aimerais être l’âne car il est toujours prêt à rendre service. Il a déjà porté Marie, fatiguée avant la naissance de Jésus, il suivra la Sainte Famille exilée en Egypte et il portera Jésus triomphant à Jérusalem. » Un grand-père
« Je choisirais Marie. Je me sens proche de cette femme discrète, qui donne sa confiance à Dieu en toute humilité. Femme qui s’inquiète, a peur, mais est tellement courageuse au pied de la croix. Elle nous donne force et espoir dans notre vie de tous les jours. » Astrid, secrétaire des paroisses du Haut-Lac
Réponse en famille : Le papa : « Jésus, pour être le Dieu. » Naomi, 8,5 ans : « Marie parce que c’est la seule fille. »Loane, 4,5 ans : « Un ange pour voler dans le ciel. » La maman : « Un ange pour veiller sur les autres. »
« Moi j’aimerais être l’un des bergers parce que ce sont les premiers qui ont été avertis par les anges de la naissance de Jésus et sont accourus voir l’Enfant dans la crèche. » Une maman
« C’est le mouton. Car c’est un souvenir d’enfance. On avait le droit de jouer avec la crèche et on avait plein de moutons. Chaque année on voulait agrandir le troupeau et mon frère rajoutait aussi des vaches pour faire un peu plus valaisan. Je me dis que ces moutons sont là « par hasard ». Ce n’est pas pour eux que Jésus est venu. A leur insu, ils ont vécu un événement incroyable. Et voilà, je me dis qu’à notre insu, on vit aussi des événements qu’on ne sait que par après qu’ils ont changé notre vie. » Sandrine, 34 ans
« Les trois rois mages. Parce que ce sont les premiers qui ont compris que Jésus était important et ils se sont dit « on va lui offrir des cadeaux ». » Léana, 15 ans
« J’aimerais être Gaspard, un mage. Parce qu’il apporte un cadeau ! Et aussi parce qu’il a de beaux habits. Ceux qui ont des habits troués et sales, ils sont sûrement pauvres, mais lui il a l’air d’être riche. Et il partage ses richesses. Il offre un beau cadeau à Jésus. » Jonah, 7 ans
Découvrons une composition de Thérèse Planchamp, originaire de Vouvry, en religion sœur Sainte-Marguerite, des Franciscaines de Sainte Marie des Anges, née en 1902. Elle vécut dans un couvent à Agadir, au Maroc.
Texte abrégé, proposé par Yasmina Pot avec l’aimable autorisation de la famille de sœur Sainte-marguerite Photos : Unsplash.com
Il y avait une fois, il n’y a pas bien longtemps, dans une jolie forêt, entre deux villages assez éloignés1, un petit sapin, bien planté et qui commençait à s’épanouir harmonieusement entre ses parents, petits frères et petites sœurs, oncles et tantes. Il avait peut-être une dizaine de printemps. Tout petit déjà, pas plus haut qu’une pomme de pin, il se mesurait avec les perce-neige, les violettes, les primevères et anémones, qui se disputaient une place dans la mousse pour être au frais et un peu au soleil.
En été, qu’il faisait bon sous l’ombrage des grands sapins ! Le torrent qui passait tout près, tantôt grondant, tantôt chantant, lui envoyait un peu de rosée à la fin des chaudes journées. L’automne, les bolets, agarics, mousserons, et d’autres petits champignons, mignons dans leurs costumes vert de gris, répandaient dans tout leur voisinage un léger parfum d’anis. Mais l’hiver arrivait trop vite pour le petit sapin qui, même blotti à l’abri, au pied de sa mère, avait de la neige jusqu’au cou – quelques heures de bourrasques encore et il était complètement enseveli.
Le départ
Sa jeunesse se passa ainsi et chaque année avait agrandi sa taille de quelques centimètres. Mais il ne savait pas, l’automne venu, qu’il ne verrait plus refleurir les perce-neige en se réveillant après son long sommeil hivernal. Voilà qu’un matin d’une journée brumeuse de décembre, il aperçut à travers le brouillard un homme avec son petit garçon ; ils avaient l’air de chercher quelque chose. Il se frotta les yeux pour mieux y voir car ça ne pouvait pas être des promeneurs, ni des chasseurs.
Tout à coup le petit garçon cria en l’apercevant : « Papa, papa, regarde ici, en voilà un joli, pas trop grand, bien régulier ! » Et le papa jugea lui aussi qu’il ferait un gentil arbre de Noël qui, en apportant dans ses branches le parfum de la forêt, procurerait un immense plaisir à sa sœur, perdue là-bas, au fond du Maroc. Alors, s’armant de son couteau, il trancha le pied du pauvre petit sapin. L’homme mit le sapin sous sa veste et revint à la maison comme en cachette, par les raccourcis (car il est défendu de couper les petits sapins).
Le petit sapin, tout transi, fut heureux de se trouver dans la tiédeur du logis. Tout de suite on lui fit au pied un bon pansement humide, avec de la mousse, du papier mouillé, un bout de nappe en plastique pour que l’eau reste plus longtemps – cela lui fit grand bien et le soulagea de sa blessure. Il fut ficelé et enveloppé lui aussi dans du papier fort, comme un saucisson.
Le voyage
Il prit le chemin du bureau de poste. Il se demandait où on pouvait bien l’emmener ! Pendant qu’on l’emballait, il avait entendu un nom étrange, en même temps qu’on griffonnait sur son dos. Mais pour lui c’était le mystère, c’était la nuit. On le jeta parmi des paquets, le sac du courrier, dans le fourgon de l’autobus ; il commençait à s’endormir, bercé au fond de l’auto, quand on l’attrapa pour le lancer dans un wagon de chemin de fer. Un jour il passa à un guichet avec tous ses compagnons de captivité et fut embarqué sur un grand bateau. Il fit la traversée de la Méditerranée sans être malade et pourtant c’était son premier voyage. Le troisième jour le bateau s’arrêta, des hommes parlaient un langage rude qu’il n’avait jamais entendu. Il n’y voyait plus depuis un mois, il ne savait plus ce qu’il devenait ! Une dernière course en auto et il arriva enfin à destination après 34 jours de voyage.
La Crèche
Vite on le déballa avec l’angoisse de le trouver mort, mais, ô surprise, son pansement humide lui avait permis de vivre tout son long voyage sans mourir de soif. On lui servit une grande boîte d’eau, pas bien bonne pour une réception, mais il en but à longs traits, il étira ses membres, bien plus engourdis qu’au printemps.
Il fut salué avec joie dans le petit couvent car toute la communauté le croyait mort. Il revit, près de lui, la mousse, les petites fougères, le lierre, aussi frais que le jour où ils avaient disparu à ses yeux. Le petit sapin, bien rafraîchi, était tout heureux de revoir le soleil, mais déjà chaud comme en été, pourtant il n’avait pas encore vu ni perce-neige ni primevères et il y avait d’autres fleurs, d’autres arbres et des espèces de sapins minces et longs comme des peupliers. Alors il se rappela qu’on avait parlé du Maroc et que c’était dans ce lointain pays qu’il était en ce moment.
Après s’être rempli de nouveau les poumons d’air frais de la nuit, on le porta à la chapelle du couvent où la Crèche l’attendait depuis Noël et c’était le 11 janvier. On lui mit, sur sa tête, la belle étoile des Rois Mages. Tout heureux et tout fier, il étendit ses branches au-dessus de la grotte où se trouvait le Petit Jésus sur les genoux de sa Maman. A côté, Bethléem, semblable à un douar marocain, veillait au pied de la montagne. Sur le chemin, dans la nuit, seuls un dromadaire avec son cavalier, sortant silencieusement des remparts, allaient à leur tour adorer l’Enfant-Dieu.
Que c’était étrange tout cela. Et les prières et les chants, il assistait tout recueilli, tel un ange, à la messe tous les matins et le soir. Tout ému, il écoutait les cantiques de la Bénédiction, c’était nouveau ; c’était aussi beau que le chant des sapins dans le vent et les mélodies des oiseaux de la forêt.
Qu’il était content d’avoir les honneurs de la Crèche ! Mais le pauvre petit sapin sans en avoir l’air, malgré que son pied était dans l’eau jusqu’à la cheville, le petit exilé se mourait lentement de soif à son tour. On s’en aperçut le matin qu’il fallut enlever la Crèche. Toutes les aiguilles du gentil petit sapin s’éparpillèrent autour de lui, avec un bruit léger… mais triste.
Le joli petit sapin de Noël, venu de sa lointaine forêt, avait rendu, doucement, son innocente petite âme, heureux d’avoir pendant quelques jours, abrité le Petit Jésus et sa jeune Maman dans un petit couvent d’Agadir (janvier 1957).
1 La forêt de l’Avançon, les deux villages sont Vouvry et Vionnaz.
La naissance de Jésus passa en son temps inaperçue pour beaucoup de ses contemporains. Des privilégiés eurent cependant le bonheur d’en recevoir l’annonce. Intéressons-nous à ce que nous en disent les évangiles : on peut y découvrir diverses annonces, à Marie, à Joseph, aux bergers, aux rois mages. Un dessin à colorier illustre chacune de ces annonces.
1. L’ANNONCE A MARIE
« Je te salue Marie, comblée de grâces, le Seigneur est avec toi… Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. » (Luc 1, 28.31)
2. L’ANNONCE A JOSEPH
« … l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi, Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit-Saint : elle mettra au monde un fils auquel tu donneras le nom de Jésus. » (Matthieu 1, 20-21)
3. L’ANNONCE AUX BERGERS
« … l’ange leur dit : ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle… aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. … vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Luc 2, 10-12)
4. L’ANNONCE AUX ROIS MAGES
« Où est le roi de juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. … et voilà que l’étoile qu’ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s’arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l’enfant. … En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. » (Matthieu 2, 2-11)
Du 3 au 5 novembre 2023 a eu lieu la traditionnelle retraite de notre secteur (du Haut-Lac) à l’hospice du Simplon !
Par Virginie Maret | Photos : Guillaume Maret, Christophe Allet
Une semaine avant, on hésitait à prendre bottes de neige ou bottes de pluie mais la magie du lieu a opéré et un sublime paysage hivernal nous a accueillis dès vendredi soir ! Klaus Sarbach, un des chanoines de la maison nous a également accueillis avec beaucoup de joie et de jolies histoires pleines d’humour, de sagesse et de bienveillance !
Le thème de la retraite était « la prière » sous toutes ses coutures ! L’idée étant de faire découvrir ou redécouvrir quelques manières différentes de prier.
Le week-end a été rythmé par plusieurs activités tantôt pour les jeunes, tantôt pour les ados et pour les adultes mais aussi par des temps d’échanges privilégiés entre les familles. Une aération dans la neige pour tous était également au programme ainsi que des moments de détente, de jeux et de prière personnelle.
Voici quelques témoignages de participants de tous âges et de tous horizons :
« Ta Parole est une lampe devant mes pas, elle éclaire mon sentier… Pour moi, c’est comme une prière qui touche mon cœur. » Rosalba, Vouvry
« La joie de vivre en communauté et en communion » Sabrina, Vionnaz.
« La bienveillance et la gentillesse des personnes présentes ainsi que la rencontre de personnes exceptionnelles mais aussi de la découverte intense de la prière à la manière de Taizé m’ont beaucoup touchée. » Fanny, Vouvry
« C’est agréable de se laisser porter par le beau programme préparé par l’équipe d’animation et de pouvoir échanger avec les participants. J’apprécie l’hospitalité et les paroles des chanoines. » Sébastien, Miex.
« Ma prière préférée : Le Notre Père, la prière que je récite depuis toute petite. Les mots me parlent et je me sens concernée. » Nélia, Vionnaz.
« Les chants et la charte m’ont permis de passer un beau weekend et j’ai beaucoup apprécié la neige ! » Julie, Bouveret
« Agréable redécouverte de la prière à travers les chants, mais aussi lors des moments d’échange qui se sont avérés très émotionnels. » Alexandra, Vouvry
« Ma prière préférée : la vie n’est qu’un instant, une heure passagère. La vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit. Tu sais, Ô mon Dieu, pour T’aimer sur la terre, je n’ai… qu’aujourd’hui […]. » Lyne, Vionnaz
Merci à toutes et à tous pour vos beaux témoignages, et rendez-vous l’année prochaine du 8 au 10 novembre 2024 !
Moment de réflexion et de partage.
La montagne sous son premier manteau neigeux de la saison.
Nos prières, symbolisées par des lumignons allumés, et présentées à Dieu devant l’autel.
Rencontre avec deux enseignantes retraitées appelées à donner des cours de français auxenfants ukrainiens à l’Ecole des Missions.
Tout l’espoir d’un enfant (dessin d’enfant).
Par Nicolette Micheli Photos : DR
Evoquer Marioupol, c’est entrer dans la première ville martyre de l’Ukraine. Cette ville a fait preuve d’un héroïsme remarquable qui lui a valu des milliers de morts. Pour fuir la guerre, un orphelinat d’une centaine d’enfants a pu trouver refuge en Suisse avec sa directrice et tout le personnel d’encadrement.
Dès son arrivée, le groupe a dû être partagé pour des raisons de places disponibles. Certaines fratries également. Les petits ont été accueillis à Pompaples dans le canton de Vaud et les grands à l’Ecole des Missions, à Saint-Gingolph. Les Pères Spiritains ont mis à disposition de l’Etat du Valais, sous contrat, le bâtiment de leur ancien collège. Les locaux ont été réaménagés et équipés pour recevoir dignement adultes et enfants. C’est le service de l’Action Sociale, par le biais de l’Office de l’Asile et de son Chef de Service, M. Jérôme Favez, qui gère cette installation.
On peine à imaginer les drames qu’ont vécus ces enfants. Traumatisés par la guerre, privés de l’affection de leurs parents, déracinés de leur pays, les voilà accueillis chez nous, installés dans l’inconnu et pour certains, séparés de leurs frères et sœurs. Malgré tout, l’école doit reprendre. Il faut apprendre l’ukrainien d’abord, alors qu’ils parlent le russe, continuer leur parcours scolaire et se familiariser aussi avec le français. Heureusement, les enseignantes de français, qui interviennent en matinée, ont bénéficié de traductrices et d’aides à la vie scolaire. Elles ont dû sans cesse s’adapter durant l’année. Les enfants ont travaillé le mieux possible et ont progressé. Certains ont pu rejoindre les CO de la région, d’autres ont été intégrés dans des classes primaires de Saint-Gingolph. Certains, en fin de scolarité, continuent dans des classes d’accueil et d’intégration (SCAI) adaptées à leurs besoins. Ces départs ont allégé les groupes et ont permis, dès l’automne, un enseignement plus personnalisé.
Voilà quelques mois déjà, la Croix-Rouge a offert une belle surprise à ces enfants. Elle les a réunis pour une journée récréative. Quelle joie de retrouver soit leur frère, leur sœur ou leurs anciens camarades ! Quel bonheur de partager jeux et souvenirs !
Aux dernières nouvelles, les enfants progressent à grande vitesse, grâce aussi à tout ce qui leur a été proposé pour faciliter les échanges. Certains ont intégré des équipes de foot ou le Ski-Club. Quelques-uns ont profité d’un séjour en colonie de vacances ou d’activités au Passeport Vacances. Enfin les structures de loisirs telles que le Swiss Vapeur Parc ou l’Aquaparc font la joie des petits et des grands.
Chaque jour, tous pensent à leur pays et entretiennent l’espoir de retrouver au plus vite leur terre natale. On le leur souhaite vivement. A l’approche des Fêtes, nous avons une pensée pour eux qui, pour la deuxième année, passeront Noël loin de leur famille et de leur pays.
Témoignage d’Angeline Borgeaud
Angeline Borgeaud.
Toujours passionnée par l’enseignement, j’accepte avec plaisir de travailler deux matinées par semaine.
Très vite, je découvre qu’il s’agit d’enseignement « spécialisé ».
Les enfants sont traumatisés, angoissés, perturbés par leur vécu, par les déménagements et par la situation de leur pays.
Ils ne sont pas motivés pour apprendre notre langue, car ils rêvent de retourner vite chez eux…
Je dois m’adapter, créer, imaginer, être patiente et surtout leur apporter mon affection.
Les entendre chanter en français est pour moi un grand bonheur.
Nous jouons au BINGO pour assurer les répétitions.
Vraiment, je me régale, quand j’entends cet élève farceur qui me dit : « Qu’est-ce qu’il y a Madame Angeline ? Vous cherchez la bagarre ? »
Au bilan, les enfants parlent un peu… mais ils comprennent beaucoup…
Un enfant est toujours porteur d’espoir !
Témoignage de Françoise
Françoise Ferrin.
Surprise de recevoir un appel du DIP, en juillet 2022, me demandant de donner des cours de français à des enfants ukrainiens installés à l’Ecole des Missions.
J’ai dit « oui » car le sort de ces enfants m’avait fortement interpellée.
Les premiers mois furent difficiles : langue et alphabet différents, enfants traumatisés et pas motivés à apprendre le français, crises fréquentes, violence verbale et physique.
Exemples : – lorsque j’effaçais une faute dans une copie, l’enfant se mettait à pleurer ou à criser et ne voulait plus rien faire ; – au loto, celui qui ne pouvait pas crier « Carton » se fâchait ; – lors d’un changement d’activité, certains élèves jetaient par terre tout ce qui était sur leur table.
Au mois de janvier, j’ai vu une évolution positive dans leur comportement et leur intérêt pour le français. Bel encouragement !
On a chanté, fait de la gym, joué à « Jacques a dit » : manière ludique de retenir le vocabulaire appris !
La promenade d’école au Labyrinthe Aventure fut une magnifique journée.
De plus, ces enfants ont un grand besoin d’affection : chaque matin, à leur arrivée en classe et à leur départ, j’ai distribué et reçu, en tout, des milliers de câlins !
J’ai vécu une année scolaire étonnante, fatigante, mais ô combien enrichissante !
Par l’abbé Jean-Michel Moix Photo: abbé Valentin Roduit
Ces trois premières semaines du mois de décembre coïncident avec le temps de l’Avent qui nous prédispose à fêter Noël.
Le terme « Avent » vient d’un mot latin qui signifie avènement, venue. Pendant près de 4000 ans (selon la tradition biblique), les patriarches, les prophètes, ont soupiré après l’avènement du Sauveur promis ; enfin, et quelle joie ! le Sauveur tant attendu est venu. Il est né, quasi inconnu, par une froide nuit d’hiver, dans une grotte servant d’étable aux abords de la cité de David, Bethléem.
Et comme si le ciel ne pouvait retenir sa joie, un ange se manifeste à des bergers se tenant dans la campagne environnante. Il leur annonce cette grande nouvelle. Ceux-ci s’empressent dès lors de partir à la recherche de cet enfant nouveau-né. Ils le découvrent, tout comme l’ange leur a indiqué, emmailloté, couché dans une mangeoire.
Quel ravissement, quel émerveillement de contempler le Roi des rois, le Dieu tout-puissant et éternel qui s’est fait homme, et qui désormais se laisse approcher par des hommes pécheurs ! Et les bergers vont repartir tout joyeux.
2000 ans plus tard, l’Eglise nous invite à revivre liturgiquement et spirituellement cette démarche des bergers s’en allant à la recherche de l’Enfant-Jésus. Et en ce numéro de L’Essentiel, nous vous proposons spécialement de vivre l’esprit de l’Avent et de Noël chez vous, seul ou en famille.
C’est chez nous, en notre maison, en notre âme, que Jésus désire naître, habiter, répandre ses bienfaits et ses bénédictions.
C’est pour nous qu’il est venu, lui qu’on appelle aussi le « prince de la Paix ». Mais c’est plutôt la guerre qui prédomine en notre monde : pensons à l’Ukraine, pensons aussi à la Palestine où l’on assiste, horrifié, à un massacre de la population des habitants de Gaza.
Prions donc le Prince de la Paix, prions l’Enfant-Jésus, afin qu’il nous fasse à nouveau le don de la paix, entre nous les hommes, et entre nous et Dieu !
Agés de 13 et 14 ans, Mathilde Buisson, Rosanna Micale, Rafaëla Pinto Martins et Timeo Rime se sont lancés dans la formation des Jeunes Bénévoles (JB, à prononcer à l’anglaise JiBi) organisée chaque automne par le Service Diocésain de la Jeunesse. De retour de ce week-end, ils répondent à nos questions.
Comment s’est déroulé ce week-end de formation ? Timéo Rime : Extrêmement bien il y a eu une très bonne ambiance, des bons plats, des activités théoriques et ludiques et des moments de partage. Mathilde Buisson : Nous avons aussi prié le soir pendant la marche de Saint-Maurice à Vérolliez et le dimanche à midi avec les chanoines de l’abbaye, c’est trop bien ce week-end !
Qu’avez-vous découvert ? Rosanna Micale : J’ai découvert plein de personnes très gentilles qui sont JB comme nous dans d’autres paroisses du Valais. J’ai aussi approfondi mes savoirs : garder le calme, gérer un petit groupe ou planifier une activité. M. B. : Nous avons expérimenté différents jeux de présentation et appris à communiquer avec des plus petits.
Qu’est-ce qui est important quand on est un JB ? Rafaela Pinto Martins : Beaucoup de patience ! Car parfois cela peut être difficile de gérer un groupe d’enfants avec différents caractères. T. R. : Avoir de la bonne humeur et avoir la foi. M. B. : Avoir confiance en toi et faire au mieux ce qu’on te demande. Si tu as envie de devenir un jeune bénévole, il ne faut pas écouter les gens qui sont autour de toi et qui te découragent, il faut croire en ce que tu veux.
Vous êtes déjà engagés en paroisse. A votre âge, pourquoi avoir choisi cet engagement ? R. M. : Je fais partie d’un groupe Madep et j’aide pour la catéchèse pendant la messe avec Lucie et François-Xavier. Cela me fait plaisir de voir des enfants plus jeunes que moi évoluer et leur apprendre de nouvelles choses. J’ai choisi cet engagement pour me rapprocher de Dieu et aider les autres. R. P. M. : A la catéchèse, on apprend aux enfants de 3H et 4H à faire le signe de croix, la prière du Notre Père. Je prie avec eux, je leur montre les gestes et les corrige si besoin. Mon métier de rêve c’est assistante socio-éducative avec des enfants. Je me dis que cette formation pourrait aussi m’aider pour plus tard.
Une autre chose à ajouter ? T. R. : Merci beaucoup pour ce week-end, il était parfait et j’aime énormément l’ambiance générale de ces événements.
Exercice pratique de collaboration pour établir les règles de vie.Les JB expérimentent un jeu sur la cohésion de groupe.
Lors de la messe de la patronale de la Saint-André, le dimanche 26 novembre, deux paroissiens ont été élevés au rang de « chevaliers de Saint-André » en raison de leur engagement au service de la communauté paroissiale de Muraz. Il s’agit de Simone Genolet et Bernard Fournier. Petite présentation.
Texte et photos par Jean-Michel Moix
Simone Genolet
Originaire de Lyon, en France voisine, Simone poursuit une formation dans la confection de la fourrure. En 1963 elle se marie avec René Genolet. Ils habitent tout d’abord à Monthey puis ils viennent s’établir à Muraz en 1974.
Dans son quartier de la ville de Lyon, Simone connaissait le « Prado », institution fondée à l’origine par le Père Chevrier pour l’éducation des enfants pauvres et en danger. Et Simone s’inspirera toute sa vie de l’esprit du « Prado » pour s’engager au service de la société et de l’Eglise. Elle intègre ainsi les Samaritains pendant de longues années. Déjà à l’église de Monthey, puis ensuite sur Muraz, Simone est une fidèle lectrice aux messes dominicales. Avec l’appui du curé Etienne Margelisch, elle intègre l’équipe des auxiliaires de l’Eucharistie : portant fidèlement la communion, chaque vendredi, aux villageois de Muraz ou d’Illarsaz, puis également chaque mardi aux patients de l’hôpital de Monthey, et ensuite encore aux résidents de La Charmaie. A l’époque du curé André Dubuis, elle participe aux réunions de l’ACO (Action Catholique Ouvrière), faisant la connaissance au passage de l’abbé Gabriel Carron, à qui elle rendra visite plus tard en Argentine, à Santa Fe.
Sur le plan plus personnel, Simone se dévoue auprès de sa fille Fabienne, qui souffre d’un lourd handicap. Elle-même est éprouvée à présent par des soucis de santé.
Merci Simone pour toutes ces années au service de la Paroisse de Muraz, notamment comme auxiliaire de l’Eucharistie, comme lectrice, ou encore comme membre de la Chorale !
Bernard Fournier
Natif de Monthey, Bernard Fournier est venu s’établir à Collombey-le-Grand, avec sa femme Monique. Outre son emploi principal à la Ciba, puis à Syngenta comme laborantin, Bernard est devenu un passionné de la photo. On lui doit en particulier les tableaux du chemin de croix de Rovra (reproduits à partir du chemin de croix de l’église de Muraz). On lui doit aussi les tableaux du chemin de croix de l’église de Collombey (reproduits à partir des vitraux de l’église de Bex). La paroisse lui est en outre reconnaissante pour les photos lors de la dernière restauration de l’église de Muraz ainsi que lors des pèlerinages à Rome ou en Bretagne.
Son engouement pour la photo remonte à sa jeunesse, lorsqu’il s’est intéressé au domaine de l’astronomie. S’étant fabriqué un télescope, il s’est mis à la photo en prenant des prises de vue de la lune, des planètes… puis il a collaboré avec des photographes de Monthey. Il a connu l’époque du développement des photos en chambre noir, avec « l’argentique ». Par la suite, avec l’évolution technologique, il est venu au numérique, et travaille aujourd’hui avec des programmes informatiques tels que « Photoshop ». Il est ainsi capable de restaurer une photo à partir d’une photo dégradée ou déchirée. Il peut aussi tirer un poster à partir d’une simple carte postale.
Merci Bernard d’immortaliser ainsi des moments forts de la vie de nos paroisses de Muraz et de Collombey !
Le 7 octobre dernier, Serge Pythoud jouait de l’orgue pour accompagner la prière des fidèles de Collombey, exactement 50 ans après sa première messe jouée sur ce même orgue. Rencontre…
Propos recueillis par Valentin Roduit | Photo : Valentin Roduit
Comment avez-vous commencé l’orgue ? Il y a 50 ans, mon prédécesseur madame Marie-Christine Raboud voulait changer de poste pour devenir organiste à Monthey, en vue de la construction du nouvel orgue. Je n’étais pas un enfant de la paroisse, mais je venais m’exercer déjà depuis quelques temps à Collombey.
Madame Raboud m’a contacté et, après réflexion, j’ai accepté de prendre la relève. C’est ainsi que j’ai joué pour la première fois une messe le 7 octobre 1973, qui se trouve être la « saint Serge ».
Racontez-nous un peu votre parcours musical. Né dans le canton de Fribourg, mes parents ont déménagé durant ma jeunesse dans la région d’Orbe. J’ai alors été envoyé à l’école des missions au Bouveret. N’aimant pas le foot, je passais mes récrés dans une salle de classe à jouer sur un harmonium.
Puis un jour j’ai entendu un père spiritain dire à un confrère : « Cette année, Pythoud se lance à la chapelle. » C’est ainsi que j’ai appris que j’allais jouer en public. J’ai bricolé un Ave Verum, et j’ai animé mon premier « salut » (au Saint-Sacrement). Puis j’ai commencé à jouer à Montreux durant les vacances.
Plus tard, mon travail dans la chimie m’a amené à Monthey. C’est à 30 ans que j’ai pris quelques cours avec un chanoine de Saint-Maurice, décédé rapidement. Peu de temps après, je commençais à Collombey et ce sont les cours de la professeure Martine Reymond qui m’ont permis de garder le poste.
Avez-vous apprécié jouer de l’orgue à Collombey ? Oui ! A l’époque, c’était de loin le meilleur orgue de la région, à la limite le seul. D’autres n’étaient pas encore restaurés. Les gens venaient voir cet orgue pour admirer sa qualité, alors que maintenant, de bonnes orgues, il y en a partout.
Et qu’est-ce que ça signifiait pour vous de jouer à la messe ? Lorsqu’on joue pour un office, la première préoccupation est la bonne tenue de l’office. Et si l’orgue peut aider les gens à chanter, alors c’est tant mieux.
Cependant, ce qui est particulier est que l’organiste est très seul. Il arrive avant tous les autres, et s’il n’y a pas d’apéro, tout le monde est loin quand il a fini sa sortie. Mais j’ai quand même eu droit quelques fois à des retours. Une dame m’a dit après une sortie plutôt douce au temple protestant : « Aujourd’hui c’était bien, vous ne nous avez pas cassé les oreilles. »
Une autre fois, un paroissien me dit : « J’ai bien aimé votre sortie. » Et moi gêné, de répondre : « C’était du Haendel… » – « Oh, dit-il, ça ne fait rien, c’était bien quand même ! »
La foi vous a-t-elle accompagné durant ces années d’orgue ? J’étais entré à l’école des missions avec l’idée de devenir religieux. Mais après mon noviciat, je n’ai pas fait mes vœux et j’ai poursuivi dans une vie laïque. Je crois que c’était la bonne voie pour moi. Notre mariage avec Marie-Rose nous a donné deux enfants, et quatre petits-enfants.
Enfin, est-ce qu’on vous réentendra ? Je cesse mon activité comme organiste titulaire, remplacé par Madame Myriam Clerc, mais je resterai comme remplaçant pour l’épauler. Je suis très heureux d’avoir pu rendre service.
Un beau souvenir que je garde est la messe qui a été créée ici, sur cet orgue en 2009, avec le chœur mixte et son directeur Stéphane Bianchi. Sa sœur Véronique Dubuis avait composé spécialement cette « Petite messe pour la Vierge ». Un très beau moment de collaboration !
Voilà de nombreuses années que les fenêtres sont organisées par Mme Ursi Vetter et Mme Carole Turin.
Le temps est venu de passer la main à de nouvelles responsables : Mme Emmanuelle Cretenoud et Mme Florence Parvex.
Ursi et Emmanuelle ont collaboré durant la période de l’Avent 2022 pour fidéliser la pratique annuelle de nos magnifiques soirées villageoises.
Ce message est un temps de remerciement à Mme Vetter et Mme Turin pour toutes ces belles années. MERCI.
Quelques nouveautés prévues pour 2023
1. Nos villageois ne recevront pas de tout ménage. Nous comptons sur vous pour faire fonctionner le bouche-à-oreille et partager les publications des divers réseaux sociaux. Des affiches seront posées dans divers endroits de notre village.
2. Dans un esprit de protection de l’environnement et de diminution du gaspillage, nous allons introduire un geste personnel et écologique. Chacun pourra amener sa propre tasse lors des fenêtres quotidiennes (si tu l’oublies ne t’inquiète pas, il y aura encore des gobelets en plastique).
3.Ouverture des inscriptions : le jeudi 26 octobre à 13h, alors tous à vos agendas (Emmanuelle tient le listing). Tu es villageois, un voisin, un habitant d’un immeuble, une société, un magasin local, nous t’attendons avec plaisir du moment qu’il y a de l’amitié, du partage, de la simplicité et du cœur.
Parfait vit actuellement dans la maison mère des Spiritains à Paris. Il suit des cours de théologie chez les Jésuites. Il évoque les souvenirs de son séjour en Suisse.
Par Parfait Yandi Sambieni | Photos : DR
Mon séjour en Suisse a été riche d’expériences diverses. J’ai pu y poursuivre ma formation dans une autre culture selon la règle de vie spiritaine. J’ai été chanceux d’être accueilli à Vouvry par trois confrères très sympathiques. Le Père Innocent, curé de la paroisse, et son vicaire Joseph furent des atouts au niveau de mon insertion pastorale et de mon discernement. Quant à Patrice, Supérieur de la province de Suisse, il fut un guide pour découvrir la culture suisse à travers le jardinage et les randonnées en montagne.
J’ai eu du plaisir à rencontrer les familles et à connaître les réalités vécues par chacune d’elle. J’ai aussi pu partager mes réflexions lors des messes, conseiller les servants de messe, animer les ateliers du parcours catéchétique… et manger de la raclette ! Grâce au parcours Alpha, j’ai mieux compris la profondeur de la foi de certains paroissiens. Les apéritifs après la messe ont provoqué de belles rencontres et furent des moments de détente et d’enrichissement mutuel autour d’un verre fraternel. Les Théo-camps et les moments vécus avec les scouts m’ont familiarisé avec les jeunes et leurs parents. Toutes ces expériences m’ont rendu plus efficace dans la pastorale.
Le missionnaire est appelé à vivre en plusieurs lieux. Il y a un an, je suis parti à Fribourg au séminaire de Givisiez pour suivre les cours de théologie à l’université. Je me suis fait plein d’amis avec lesquels j’ai eu des discussions passionnantes. Les échanges réguliers avec mon directeur spirituel Jean-Claude Pariat, comme tous les cours que j’ai suivi ont enrichi mes connaissances et consolidé ma foi. Je regrette beaucoup de n’avoir pas pu terminer la théologie à Fribourg avec des professeurs appréciés et aussi d’avoir abandonné mes camarades à mi-chemin.
Cet été, j’ai eu la chance de participer aux JMJ au Portugal. J’étais dans un groupe de Valaisans de Sierre et environs. Nous avons été accueillis la première semaine dans des familles portugaises du diocèse de Braga. J’ai découvert les différences entre les cultures valaisannes et portugaises ! Les JMJ sont un flot de rencontres, une suite de moments inoubliables. Ce que j’ai vécu là-bas est inexplicable : il faut le vivre pour le comprendre. Ce fut une occasion unique de me ressourcer spirituellement ! Je compte bien revivre encore cette expérience exceptionnelle !
Je suis reconnaissant pour tout ce que j’ai vécu avec vous dans le Haut-Lac ! Merci à mes confrères, au Père Innocent qui m’a aidé à grandir, à l’équipe d’animation pastorale, aux secrétaires Stéphanie et Astrid, à Christophe qui me fut d’une grande aide et enfin à Dieu pour cette aventure magique !
Depuis le 2 octobre dernier, le Père Innocent Baba Abagoami occupe officiellement sa nouvelle fonction de provincial de la congrégation des spiritains de Suisse, à Fribourg. Le Père Patrice Gasser, qui a occupé cette place pendant trois ans, est désormais curé du secteur Haut-Lac.
Le Père Innocen, provincial des spiritains de Suisse.
Propos recueillis par Yasmina Pot | Photos : Yasmina Pot
Le chapitre s’est tenu en juin dernier à La Pelouse sur Bex, dans la communauté des Sœurs de Saint-Maurice. Le Père Innocent a été élu provincial pour les quatre prochaines années.
Père Innocent, parlez-nous de cette nouvelle responsabilité de provincial que vous avez acceptée après avoir été curé du secteur Haut-Lac pendant trois ans. J’ai été ordonné prêtre en 2007 et à partir de là je n’ai jamais refusé un poste. Tout ce qui m’a été accordé comme responsabilité, je l’ai toujours accepté. Par exemple après avoir quitté l’Egypte où j’ai étudié, j’étais destiné à l’enseignement au Ghana, mais là ma congrégation m’a demandé d’aller au Bénin pour la pastorale ; j’ai été bouleversé mais j’ai accepté et finalement j’ai trouvé le bonheur là-bas. L’enseignement et le travail en paroisse sont des activités parallèles, qui présentent de nombreux points communs, ce qui m’a plu.
Je viens dans ma mission de provincial avec un esprit, une confiance, une force de faire avancer les choses. Et je ne suis pas seul : avec quatre autres personnes nous formons un conseil et c’est ensemble que nous allons diriger la province des spiritains en Suisse. Le chapitre nous a déjà donné l’orientation, là où nous devons aller.
Vous avez quitté le Haut-Lac ; quel regard portez-vous sur cette étape de votre vie ? Ces six dernières années passées sur le Haut-Lac ont été merveilleuses, excellentes ! J’y ai rencontré de très belles personnes, qui m’ont aidé à m’intégrer dans chacune des paroisses du secteur. Je me suis senti chez moi, dans chaque église et chapelle, en plaine et à la montagne, parmi des paroissiens fraternels.
Dans la vie je vois toujours le côté positif. Lorsque je rencontre des défis ou peut-être des difficultés, j’essaie de les transformer pour mon bien et celui de ceux qui m’entourent. Je sais que là où j’irai, je trouverai d’autres belles personnes. Tout dépend de soi en réalité. Je trouverai des personnes que Dieu a placé là et qui m’attendent. J’ai déjà préparé mon esprit à les rencontrer.
Le Père Patrice Gasser, curé du secteur Haut-Lac.
Père Patrice, après trois ans de provincialat et de ministère sur le secteur d’Aigle, quelles sont vos impressions en retrouvant le Haut-Lac où vous avez déjà été curé ?
Je vous réponds dans l’esprit du synode… je suis heureux de retrouver les chorales et les baptisés du Haut-Lac et de travailler avec les différents agents pastoraux. Comme je vivais à Vouvry j’ai pu croiser des enfants, des adultes et des retraités lors de différentes célébrations sur le secteur. En fait, je n’ai pas l’impression de vous avoir quittés…
Par contre, en visitant mes confrères à Genève, à Marly et dans nos communautés de retraités, il me semble que j’ai mieux pris conscience de combien nos vies sont précieuses, belles et fragiles. Il y a des personnes et des familles magnifiques partout, et c’est un plaisir de voir des vivants qui se posent des questions et veulent se mettre en marche. Mais il y a aussi des personnes compliquées avec des relations difficiles. C’est tout ce monde que le Seigneur veut surprendre comme il l’a fait pour ses apôtres lorsqu’il a voulu leur laver les pieds.
Je vois mon rôle comme celui qui nous rappelle que nous sommes aimés et servis par ce Seigneur à genoux qui est le maître de la mission…
Extrait du message du pape François pour le 1er dimanche de l’Avent, décembre 2020.
Texte Proposé par Yasmina Pot | Photo : pixabay
« Ô Dieu, viens à mon secours » est souvent le début de notre prière : le premier pas de la foi est de dire au Seigneur que nous avons besoin de lui, de sa proximité.
Prier, c’est allumer une lumière dans la nuit. La prière réveille de la tiédeur d’une vie horizontale, élève le regard vers le haut, nous harmonise avec le Seigneur. La prière permet à Dieu d’être proche de nous ; c’est pourquoi elle libère de la solitude et donne l’espérance.
« Viens, Seigneur Jésus, nous avons besoin de toi. Viens tout près de nous. Tu es la lumière : réveille-nous du sommeil de la médiocrité, éveille-nous des ténèbres de l’indifférence. Viens, Seigneur Jésus, fais-nous ressentir le désir de prier et le besoin d’aimer. »
Théodule ? C’est le nom du premier évêque de notre diocèse mais c’est aussi le nom d’un parcours de formation en Eglise proposé par le diocèse de Sion.
Par Vanessa Gonzalez et Nathalie Martenet Photo : Vanessa Gonzalez
Durant trois ans, Nathalie Martenet et Vanessa Gonzalez auront l’occasion de vivre une formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pratique, qui leur offrira une base solide pour vivre leur engagement bénévole dans le secteur du Haut-Lac. Elles vont se plonger dans la Bible, découvrir les trésors de la liturgie et de la prière, s’interroger sur le cœur de la foi, acquérir des outils d’animation ou de communication.
Vanessa, parle-nous de toi, de tes engagements sur le secteur et tes attentes futures. Je suis engagée dans le parcours de communion, l’équipe des servants de messe et l’animation de groupes de jeunes, ainsi que comme lectrice, choriste et membre du Cocom à Vionnaz.
En entendant parler les « deux Stéphanie » de leur formation Théodule, j’ai senti qu’il était temps pour moi de retourner sur les bancs d’école pour continuer à remplir ma valise de croyante avec plus de connaissances et d’outils. Je voulais solidifier ma foi pour pouvoir mieux la transmettre. Passionnée de l’étude des textes bibliques, je suis profondément convaincue que si l’on veut nourrir notre foi, il faut la comprendre à travers la Parole.
Un de mes objectifs pendant cette formation, soutenue par l’équipe pastorale du Haut-lac, serait de mettre sur pied des soirées pour adultes de réflexion sur des thèmes de société à la lumière de notre foi, d’animer des formations théologiques d’une manière ludique style Théo Café et de renforcer la visibilité de la paroisse dans la société civile.
Nathalie, quel est ton parcours, tes engagements et tes projets futurs ? Engagée au sein du conseil de communauté de la paroisse de Vionnaz depuis deux ans, j’ai eu la joie de participer activement à l’organisation d’événements divers et variés, dans le but de rendre notre communauté toujours plus vivante : messe des amoureux, nuit d’adoration, Fête-Dieu, fête patronale du 15 août, feu de l’Avent.
Mais je pense aussi, et cela me tient particulièrement à cœur, que notre Eglise doit sortir de son église pour aller à la rencontre de la population en faisant partie intégrante du village, notamment par sa présence lors de manifestations comme la fête au village ou le marché de Noël.
Quand la question de suivre la formation Théodule m’a été posée, elle m’est apparue comme une suite logique à mon parcours. Je n’ai donc pas hésité longtemps !
Ce parcours va me permettre d’acquérir de meilleures connaissances des Ecritures et de la liturgie. Elle va également m’apporter plus d’aisance dans l’animation de groupes d’enfants et d’adultes.
Pour le stage pratique de cette première année de formation, la création et la mise en route d’un nouveau parcours de préparation au baptême destiné aux jeunes parents m’enthousiasme beaucoup. En effet, cette première marche n’est, pour le moment, pas proposée dans notre secteur paroissial.
A plus long terme, le projet de faire (re)naître un groupe de visiteurs aux malades dans notre secteur me porte et me paraît également essentiel.
L’année de formation commence à peine et nous avons déjà pu profiter d’intervenants et de contenus très enrichissants. C’est de bon augure pour la suite que je me réjouis de découvrir !
RÉVEILLEZ VOTRE FOI !
En participant à l’un des cours donnés dans le cadre du parcours Théodule
Vous souhaitez profiter d’une soirée de cours pour approfondir votre foi ? Désormais, il est possible de vous inscrire pour un cours ponctuel donné dans le cadre du parcours de formation Théodule en cliquant sur le lien: https://www.catesion.com/theodule/inscription-auditeur/. Plusieurs soirées sont ainsi ouvertes à toutes personnes intéressées. Bible, spiritualité et prière, liturgie, Jésus et les femmes… de nombreuses thématiques vous sont proposées. Pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Les inscriptions sont possibles tout au long de l’année.
Le prix d’inscription est de Fr. 20.– par soirée de cours.
Le mois de septembre le plus chaud depuis le début des mesures, un mois d’octobre doux et nous voici en novembre ; plus rien ne pousse dans nos jardins et la nature revêt sa robe de tristesse ; les feuilles tombent, les composts se remplissent et se préparent à hiverner et la neige apparaît sur nos sommets. Avec la fête des fidèles défunts, ce mois nous rappelle qu’un jour, notre vie aussi va se ralentir puis se terminer.
Des rites appropriés vont se vivre tout ce mois de novembre : les cimetières vont se peupler de gerbes multicolores et de chrysanthèmes tenaces ; beaucoup de monde va se retrouver autour de la tombe du grand-père, de « nonna » et de tous ceux qui sont déjà partis. Les mouchoirs vont sortir des poches… Oui, c’est dur de penser à eux et de savoir que chacune de nos vies va passer sur l’autre rive et entrer dans l’invisible où nous attendent tous ceux qui nous ont aimés et accompagnés.
C’est dur et c’est en même temps plein d’espérance ; ceux qui sont partis ont apporté leur contribution : ils ont semé, arrosé, désherbé et récolté abondamment dans nos jardins ; leurs vies ont impacté les nôtres et leur ont donné ces belles couleurs de l’automne. Ils sont maintenant avec la Source de la vie, avec le Créateur de toute créature et ils sont dans la paix et la joie.
A nous d’incarner les valeurs qui sont les nôtres et de les offrir autour de nous. A nous de répondre aux besoins de ce monde pour qu’il devienne plus humain ; en donnant sa vie jusqu’à la croix, Jésus vient nourrir notre générosité, notre bienveillance, notre respect de toute personne. Nous avons du mal à vivre les valeurs chrétiennes, le Seigneur les vit pour nous et dynamise nos choix.
Faisons confiance à l’Esprit de Jésus qui irrigue nos églises : sa parole partagée, son corps offert sont le levain de ce monde nouveau. Avec le synode réuni à Rome, osons la rencontre, osons une parole vraie qui nous construit dans l’espérance !
Pour la messe festive de la Saint-Michel, le dimanche 1er octobre, la salle Tauredunum des Evouettes a été aménagée et fleurie. Derrière l’autel, entre les fleurs de tournesol, notre Saint Patron peint en couleurs vives sur une tenture par Elisabeth Borgeaud, veille sur l’assemblée.
Le Père Joseph entouré du Père Innocent, du Père John et d’Arnaud préside la messe. Le Chœur liturgique, dirigé au piano par Antoine Oberholzer rehausse la liturgie par ses chants bien rythmés, tandis que la fanfare, l’Echo du Grammont, ponctue l’office par sa musique calme et recueillie.
C’est l’occasion pour les paroissiens d’accueillir les futurs communiants entourés de leurs familles et de l’équipe responsable du parcours. Chacun reçoit une croix pour marquer le début de cette nouvelle aventure avec Jésus. Dès le début de la messe, deux mamans animatrices de l’Eveil à la foi réunissent les jeunes enfants pour un atelier. Plus tard, ils rejoignent l’assemblée tout joyeux avec une main gravée dans la pâte à sel en lien avec une histoire de la Bible. A la fin de la cérémonie, le Père Innocent, la voix chargée d’émotion, fait ses adieux à ses paroissiens tout aussi émus. Il vivra désormais à Fribourg, mais promet de revenir de temps à autre retrouver ses amis du Haut-Lac. Michel, le sacristain, redit combien ce départ le touche.
Après le partage d’un apéro offert par la Commune, on se retrouve autour d’une spaghetti-party avec ses délicieuses sauces maison. Notre nouveau curé Patrice Gasser apporte son aide aux habituels tenanciers du bar. Organisation ad hoc comme d’habitude par Pierre Curdy, Stéphanie Gonzalez Lema et l’équipe des bénévoles : un franc succès et un beau moment de partage !
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