Le 19 janvier dernier, l’Association des repas communautaires de Collombey-Muraz s’est réunie à La Charmaie pour son Assemblée générale. Par la même occasion, avec des allocutions de M. Pascal Berrut (président de l’Association), de M. Olivier Turin (président de la Commune) et avec un repas offert aux bénévoles en remerciement de leur engagement, l’Association entendait commémorer ses 10 ans d’existence (et ses 8 ans d’activité, puisqu’elle a connu une interruption liée au Covid-19 en 2020 et 2021).
L’ancien et regretté cuisinier, Pierre-Yves Plaschy (décédé en 2020).
Par Jean-Michel Moix | Photos : Bernard Hallet
Ces repas ont été lancés sur l’initiative de Pierre-Yves Plaschy, chef-cuisinier, sur le modèle des repas communautaires qui se faisaient déjà sur Monthey (au centre paroissial protestant « En Biolle »). Sous l’impulsion des présidents des conseils de gestion des paroisses de Collombey et de Muraz (avec Pascal Berrut et Pierre-André Lattion) et du Conseil de communauté, une Association fut fondée le 7 décembre 2013 par la Commune, les paroisses ainsi que par des personnes à titre individuel, afin de structurer et de pérenniser le projet.
Les premiers repas furent servis à Collombey (à la salle communale) le 6 février 2014 et à Muraz (à la Maison du Village) le 27 février 2014. Au cours de ces 10 années écoulées, 141 dîners ont été organisés (avec un cuisinier et une équipe de bénévoles pour la cuisine, le service et l’aménagement de la salle) et 9’396 repas ont été servis.
Avec son Comité, présidé par Pascal Berrut, l’Association entend vivement remercier les autorités communales et paroissiales pour leurs soutiens (notamment pour la mise à disposition de la salle multi-activités de La Charmaie et de la salle de la Maison de commune), le chef-cuisinier actuel, Raphaël Fracheboud, toute l’équipe des bénévoles, les fournisseurs des denrées alimentaires (les légumes offerts gracieusement par la famille Lattion à Pré Géroux, les invendus fournis par Manor à Monthey et le vin sponsorisé par la cave Beltrami à Vionnaz). Un merci également à la direction de La Charmaie et à son personnel pour la bonne collaboration.
Le président de l’Association a relevé par ailleurs que les finances sont saines. Avec un bénéfice brut excédentaire de plus de Fr. 2’000.– en 2023, celles-ci ont permis à l’Association de verser aux Tables du Rhône et aux Colis du Cœur un don de Fr. 1’000.–chacun, par solidarité, à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Ces repas, faut-il le rappeler, sont ouverts à toutes et à tous. Qu’il est beau ainsi de retrouver à des tables trois générations réunies (grands-parents, parents, enfants), qu’il est bon aussi d’associer à ces repas, la génération « active » avec la génération « retraitée » ou résidente à l’EMS de la Charmaie. Puissent ces repas contribuer à « nourrir » ainsi ces liens intergénérationnels, à vivifier ces contacts simplement humains, conviviaux et cordiaux, tant il est vrai que l’homme n’est pas fait pour vivre seul, mais pour vivre en « société », en relation avec ses semblables comme aussi avec Dieu !
Ce mois de mars est englobé dans le temps du Carême qui culmine avec la Semaine sainte, et enfin avec la fête de Pâques, le 31 mars. Ce grand mystère de la mort et de la Résurrection est au cœur de notre foi. Depuis de nombreux siècles, la piété chrétienne s’est plue à méditer en particulier la Passion de Jésus, avec notamment la dévotion du chemin de croix.
Par Jean-Michel Moix Photos et dessins : Jean-Michel Moix, J.-F. Kieffer
Les origines et le développement de la dévotion du chemin de croix
Cette dévotion remonte aux temps des apôtres. Une pieuse tradition raconte que la Vierge Marie en personne aimait, en la ville sainte de Jérusalem, se rendre sur les lieux où son divin Fils, Jésus, avait subi sa cruelle passion, refaisant à pied la « Via Crucis », du palais de Pilate où Jésus fut condamné à mort, jusqu’au sommet de la colline du Calvaire (ou Golgotha) où Jésus fut crucifié et où il mourut.
Au fil des siècles les pèlerins chrétiens en Terre sainte visitaient ces différents lieux où Jésus fut cruellement martyrisé, supplicié, où il arrosa la terre de son sang ! Voici à ce propos, un extrait de récit d’un pèlerin russe visitant Jérusalem vers 1730 : « On nous mena… sur le mont Golgotha et nous vénérâmes le lieu où la Croix, portant Notre Seigneur Jésus-Christ crucifié fut plantée. Au même endroit nous vîmes un amas de pierres fendues datant de la Passion du Christ, et dont l’Evangile fait mention : la terre trembla et les pierres se fendirent (Mt 25, 51). Nous baisâmes le lieu où l’on étendit le Christ notre Sauveur sur la Croix, le clouant avec des clous de fer. Puis on nous mena en bas et on nous montra une grotte sous la montagne, où Adam fut enterré et où le sang du Christ sanctifia ses ossements. » (p. 216, Vassili Grigorovitch-Barski, Pérégrinations (1723-1747), Ed. des Syrtes)
L’on se rappelle en outre du côté de l’Eglise latine, que la garde des lieux saints en Palestine fut confiée aux fils spirituels de saint François d’Assise. Et ceux-ci, avec d’autres ordres religieux popularisèrent cette dévotion en Europe pour les chrétiens qui ne pouvaient se rendre en Terre sainte. En 1731, le pape fixe le nombre de stations à 14 et l’enrichit d’une indulgence plénière. Saint Léonard de Port-Maurice (1676-1571), franciscain, apôtre de l’Italie, et au charisme extraordinaire de « convertisseur » des foules, ne manquait pas, par exemple, d’instaurer des chemins de croix au cours de ses missions paroissiales.
Le chemin de croix : est-ce une dévotion dépassée ou bien est-elle encore d’actualité ?
Une dévotion qui a été bénéfique pour des générations de chrétiens, pourquoi ne le serait-elle pas encore aujourd’hui ? en méditant les différentes stations du chemin de croix, nous contemplons le Christ, souffrant par amour pour nous, injustement condamné à mort et embrassant la croix, son instrument de supplice, employant ses ultimes forces « à faire le bien », à prodiguer des conseils pleins de sagesse (aux femmes disciples de Jérusalem), à se relever de ses chutes, pour s’immoler enfin sur l’autel de la croix. Nous le voyons en outre rencontrant sa sainte Mère, aidé par un passant (Simon de Cyrène), consolé par une femme disciple (Véronique), dépouillé de ses vêtements, étendu sur le bois de la croix, crucifié, agonisant trois heures durant, puis rendant son dernier souffle à Dieu son Père.
Ces méditations et ces prières sont propres à susciter ainsi des grâces de conversion pour les pécheurs, des grâces de fidélité et de générosité pour les justes, des grâces d’union au Christ pour les personnes souffrantes ou malades, des grâces de bonne mort pour les personnes en fin de vie.
C’est en plus une dévotion qui convient à tous les âges : les enfants y découvrent l’amour « fou » qui anime le cœur de Jésus, les pécheurs y puiseront des grâces qui les inciteront à faire appel à la Miséricorde divine, les personnes confrontées au mystère du mal et de la souffrance apprendront à unir leur croix à la croix du Christ et les personnes âgées méditeront avec profit les fins dernières en contemplant la manière dont Jésus s’avance vers la mort !
Mais passons à l’exercice pratique. Voici une méditation d’un chemin de croix, composé spécialement pour les enfants mais qui peut aussi convenir pour les plus grands !
Chemin de croix de Lourdes, Jésus est détaché de la croix et remis à sa sainte Mère.
1. Jésus est condamné à mort Jésus est innocent. Il est pourtant injustement condamné à mort. Ô Jésus, je te confie toutes les personnes qui souffrent, en raison de guerres, de maladies, de persécutions contre leur foi,…
2. Jésus est chargé de sa croix En portant la croix, Jésus « porte » nos injustices, nos péchés pour en demander pardon à Dieu son Père. Apprends-moi, Ô Jésus, à porter ma croix (de souffrances, d’efforts) comme toi-même tu l’as portée.
3. Jésus tombe pour la première fois Jésus, épuisé physiquement, tombe sous le poids de la croix, mais par amour pour nous, il se relève. Apprends-moi, ô Jésus, à me relever de mes péchés ! (à les détester pour t’en demander pardon !)
4. Jésus rencontre sa très sainte Mère Jésus va vivre sa Passion dans une union spirituelle toute spéciale avec Marie, sa sainte Mère. Quand je rencontre des difficultés, quand j’ai des soucis, je veux également me tourner vers toi, Ô Marie, ma Maman du Ciel !
5. Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix Les soldats réquisitionnent un passant, Simon, qui revenait des champs, afin d’aider Jésus à porter sa croix. Ô Jésus, as-tu aussi besoin de moi pour porter ta croix ? Rends-moi attentif à la détresse ou aux besoins de ceux qui m’entourent.
6. Véronique essuie la sainte face de Jésus Une femme disciple, émue de compassion, applique un linge sur la face meurtrie de Jésus qui en est soulagé. Ô Jésus, je te prie pour les personnes malades, âgées, seules,… et que je voudrais consoler.
7. Jésus tombe pour la seconde fois Les forces viennent à manquer. Jésus tombe une nouvelle fois. Et il se relève. Ô Jésus, apprends-moi à me corriger de mes défauts (de ma paresse, de ma colère, de ma gourmandise, de ma jalousie, de mon égocentrisme,…).
8. Jésus rencontre les femmes disciples de Jérusalem Jésus leur dit : « Ne pleurez pas sur moi, mais sur vous, sur vos péchés ! » Apprends-moi, ô Jésus, à reconnaître mes péchés, à sortir de mon égoïsme, à demander à Dieu, « pardon » !
9. Jésus tombe pour la troisième fois Ses forces l’abandonnent et Jésus tombe encore. Mais dans un effort de volonté, Jésus se relève ! Ô Jésus, je ne compte plus les fois où je suis tombé, où je t’ai « tourné le dos ». Mais, ô Jésus, tu ne te lasses pas de me pardonner, à chaque fois que je reviens vers Toi ! Merci ô Jésus !
10. Jésus est dépouillé de ses vêtements Jésus se retrouve presque nu. Il n’a plus rien à lui ! Mais il a encore auprès de lui, des amis, des disciples (Marie, Jean, Marie-Madeleine). Merci, ô Jésus, de me donner en les saints du ciel, des amis, des frères, des sœurs, des bienfaiteurs, des intercesseurs. Merci aussi de me donner aussi ici-bas de vrais amis sur qui je peux compter.
11. Jésus est cloué à la croix Trois clous ont transpercé les mains et les pieds de Jésus et l’attachent désormais à la croix. Ô Jésus, je te prête mes mains pour servir mes frères. Je te prête mes pieds pour témoigner de Toi et de l’Evangile.
12. Jésus meurt sur la croix Jésus rend son dernier souffle. Alors il se produit un puissant tremblement de terre. Les gens sont effrayés. Que se passe-t-il ? C’est la terre qui « pleure » ! Ô Jésus, c’est pour moi que tu as souffert, c’est pour moi que tu t’es immolé sur l’autel de la croix à Dieu ton Père, c’est pour me faire Miséricorde, c’est pour m’ouvrir les portes du Ciel. Merci, ô Jésus, mon Sauveur et mon Dieu !
13. Jésus est détaché de la croix et remis à sa Mère Le corps de Jésus est décloué de la croix et il est déposé sur les genoux de sa Mère, Marie. Ô Marie, en recevant le corps de Jésus sur tes genoux, c’est chacun de nous que tu reçois désormais, car pour chacun de nous, tu es notre Maman du Ciel, et nous, nous sommes tes enfants !
14. Jésus est mis au tombeau Le corps de Jésus est déposé dans une grotte qui sert de tombeau. Il va y séjourner jusqu’au matin du 3e jour où il va ressusciter ! Avec Marie, je veille dans l’attente de la résurrection ; j’attends qu’un jour, le mal ou le péché soient définitivement vaincus. Et j’espère en la vie du Ciel.
Pendant la Semaine sainte, nous célébrons le Jeudi saint, l’institution de l’eucharistie et du Sacerdoce. Le vendredi, nous nous immergeons dans la passion du Christ. Le Samedi saint est placé sous le signe du repos au tombeau et le dimanche de Pâques, nous célébrons la résurrection du Seigneur qui a vaincu la mort. Nous pouvons dire que Jésus a tué la mort par sa mort et sa résurrection. Nous célébrons la mort et la résurrection du Seigneur dans chaque sainte célébration eucharistique.
Par le Père Martin Filipponi Photo : DR
La présence réelle de Jésus dans l’eucharistie
L’adoration eucharistique est étroitement liée à la célébration eucharistique. Jésus nous a assuré : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 20) Selon la compréhension catholique, dans l’hostie consacrée qui se trouve exposée dans l’ostensoir, Jésus est tout entier là. Entièrement signifie qu’Il est là en tant que vrai Dieu et vrai homme. Le Ressuscité entre au milieu de nous. L’adoration est un acte de foi. Dieu n’est pas une hypothèse ou une théorie sur l’origine de l’univers. Il est là. Et quand Il est là, je plie le genou et je L’adore.
L’adoration eucharistique : un besoin pour notre temps
L’Eglise organise depuis longtemps des congrès eucharistiques à intervalles réguliers. Nous voyons que l’adoration eucharistique se répand en divers endroits, dans des monastères et des paroisses. Que ce soit à Denver (USA), à Saint-Maurice, dans la vallée d’Illiez, à Sion, à Brigue. Même à Zurich, il existe un lieu d’adoration perpétuelle. L’adoration eucharistique est de plus en plus appréciée par les fidèles et surtout par les jeunes. Dans un monde où tout s’accélère et où rien ne semble plus sûr, les paroles de Jésus : « Venez à moi, vous tous qui peinez et portez de lourds fardeaux, et je vous procurerai le repos » (Mt 11, 28) prennent un nouvel éclat. A une époque où les psychologues parlent d’une génération épuisée, le pape François indique que nous pouvons apprendre à aller toujours plus vers Jésus. Le Saint-Père indique que le vrai repos se trouve auprès du Seigneur.
Des témoignages
L’adoration eucharistique a un effet positif sur les villes, les villages, les relations et les familles. Lili et Stephan Nikolic sont parents de quatre enfants adultes. Ils habitent à Zurich et prient depuis des années pour leurs enfants et leur famille. Tout a commencé lorsque la mère a compris que les enfants suivaient leur propre chemin et qu’elle souhaitait être à leurs côtés dans la prière. Elle prie régulièrement pour que les enfants choisissent de bons chemins. Lili dit qu’elle a commencé l’adoration eucharistique seule. Avec le temps, elle a demandé à son mari s’il pouvait également la soutenir. Depuis près de 25 ans, ils prient devant le Seigneur eucharistique. Ils sont convaincus que la prière leur apporte force, sécurité et joie et qu’elle a un effet positif sur leur famille.
Ramona Ruch-Kupschina et Alexander Ruch sont un jeune couple de Steg im Fischenthal et parents d’un enfant. Interrogée sur l’adoration eucharistique, la mère dit que l’adoration eucharistique leur permet, en tant que couple, de se ressourcer et de prendre des forces à chaque fois. Ramona dit qu’elle emporte dans la prière les soucis et les fardeaux du quotidien. Ce faisant, la jeune mère fait l’expérience qu’après l’adoration eucharistique, elle repart dans la vie quotidienne, joyeuse et édifiée intérieurement. Elle souligne qu’elle confie régulièrement son mariage au Seigneur. Elle relève, par ailleurs, qu’outre la prière de demande, la prière de remerciement est également importante pour elle. Pour finir, elle ajoute que la prière lui donne la force de pardonner à ses proches qui l’ont blessée. Avec un clin d’œil, elle ajoute que c’est souvent pendant la prière qu’on lui indique où elle devrait aussi s’excuser auprès de ses semblables.
Le témoignage des deux couples peut être décrit par les mots de Jean-Paul II : « Cet amour donné dans l’eucharistie est le fondement vivant de la communauté et de la mission de la famille chrétienne. » Prions le Seigneur de nous donner de nombreux lieux où il peut être adoré et expérimenté.
Christophe Allet présente ce nouveau parcours, mis en place à Vouvry pour un groupe de catéchumènes.
Le parcours Alpha-jeunes actuel se déroule à raison d’environ une rencontre par mois à la cure de Vouvry. Il est né d’une situation inédite : en quelques mois, huit ados du secteur se sont présentés avec une demande de baptême ou de poursuite d’un parcours des sacrements arrêté il y a quelques années ! Deux jeunes filles de Collombey ont aussi rejoint ce groupe. En complément d’un accompagnement personnel par le père Patrice Gasser, il nous semblait intéressant de proposer aussi une démarche communautaire. Ce parcours inclut un repas convivial, une vidéo sur un thème de foi adapté aux 14-20 ans et un échange très ouvert. Il correspond tout à fait à un tel cheminement.
Dès qu’une plage commune mensuelle a été trouvée (ce qui n’est pas la moindre des difficultés), cette aventure a pu commencer. Nous avons la joie d’accompagner ces jeunes en tandem avec Vanessa. Nous en sommes à la 9e rencontre sur 12 dont 2 ou 3 se dérouleront sur une journée. Ce parcours enrichissant va se terminer dans quelques mois.
Un prochain parcours pourrait démarrer dès qu’un groupe de 4-5 jeunes motivés trouvera un moment commun pour se réunir autour du partage, de la Bible, de l’amitié, sous le regard de Dieu.
Lou-Anne, 14 ans, participe aux soirées Alpha-jeunes. Son témoignage est émouvant.
J’ai fait mes parcours KT (pardon, communion et confirmation) et j’ai appris à découvrir et à connaître un peu plus Dieu. J’ai décidé de Lui parler en priant et plus je priais, plus j’avais besoin de prier, plus je me sentais connectée à Lui, plus je Le sentais proche de moi jusqu’à ce qu’Il fasse partie de moi. Aujourd’hui, je ne peux plus m’endormir sans Lui parler.
Il y a plus de deux mois, j’ai dû me faire opérer et j’avais très peur devant cette grosse opération. Alors je priais Dieu pour lui dire de me protéger, de me rassurer. Quelques jours avant mon opération, je pleurais beaucoup et je priais… et j’ai ressenti comme une chaleur qui m’a entourée… je me suis sentie rassurée, j’ai séché mes larmes. Je crois bien que Dieu est venu me dire : « Ne t’inquiète pas, je suis là avec Toi. » Je crois qu’ll est avec moi tout le temps : quand je suis heureuse, quand j’ai peur, quand je suis triste. Il est là pour tout le monde, Il nous tend les bras et Il attend qu’on décide d’aller vers Lui pour qu’Il puisse faire partie de notre vie tout entière.
Grâce à cette opération, j’ai découvert qu’on est tous frères et sœurs. Quand je parlais de mes peurs à certaines personnes chrétiennes, elles m’ont toutes dit : « Ne t’inquiète pas, je vais prier pour Toi. » ça me faisait du bien d’entendre ça et je me suis dit que j’avais beaucoup de chance de faire partie de la famille des chrétiens, parce qu’on est là les uns pour les autres. C’est ça la communauté chrétienne ! Il faut diffuser l’Amour de Jésus autour de nous.
Jésus-Christ continue à parler aux êtres humains, comme Il l’a fait il y a 2000 ans ; parfois il s’impose aux sens de la personne qu’Il appelle, sa présence se fait sensible et change tout ; d’autres fois, il murmure doucement mais de façon tenace à leur cœur. Ces personnes vont alors chercher auprès de l’Eglise des moyens pour rencontrer ce juif de Nazareth qui a donné sa vie pour sauver tous les hommes.
Dans les différents secteurs, des équipes se sont mises en marche et se sont structurées pour accompagner ces personnes et leur donner les moyens de cheminer et de grandir dans la foi : la Bible, les partages autour des modules Alphalive, les rencontres personnelles, le Youcat (abrégé du catéchisme de l’Eglise catholique), la prière (seule ou commune), les pèlerinages, les activités liturgiques (chants, lecture de la parole de Dieu, service de l’autel), tout cela va nourrir la foi des personnes qui s’engagent. L’important est qu’elles se sentent épaulées dans la démarche qui vous est présentée ici.
« A l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. » Benoit XVI, Dieu est amour
Rencontre avec cinq jeunes catéchumènes. Ils nous parlent, avec générosité de leur chemin vers Dieu. Des moments de partage très ouverts et sympathiques avec chacune des adolescentes de 14-15 ans et un jeune adulte de 23 ans. Pour la plupart, leurs parents catholiques se sont éloignés de la pratique religieuse. On ne parle que très peu, ou pas du tout, de religion en famille.
Propos recueillis par Nicolette Micheli | Photos : Stéphanie Reumont, cathéchumènes par Christophe Allet
Dans un environnement plutôt laïque, comment a surgi chez ces jeunes cet élan pour connaître Dieu et entrer dans l’Eglise Catholique ?
A travers l’amitié… Dieu appelle.
Tessa, très à l’aise explique : « J’ai toujours été intéressée par les cours de religion et j’avais de bonnes notes ! Mon amie Lou-Anne, très croyante, m’explique ce qu’elle vit avec Dieu et répond à mes questions. On va souvent à la messe ensemble. J’aime l’ambiance calme, les prières, les chants : je m’y sens bien. J’échange aussi avec des copines chrétiennes et on se soutient dans les difficultés. J’ai fait de belles rencontres durant le Théo-Camp l’été dernier. J’ai aimé prier durant la nuit de l’adoration, c’était apaisant. Je parle aussi avec mon grand-père qui est pasteur. Il craint que je me laisse trop influencer par mes copines. Je le rassure car mon choix est réfléchi et personnel. J’apprends encore beaucoup grâce au parcours Alpha. »
Selma est en classe préprofessionnelle. Elle aimerait devenir infirmière dans les ambulances. « Je dois encore beaucoup étudier mais j’espère réussir. Quand mon grand-père est décédé, j’ai commencé à me poser des questions sur la vie, la mort. Depuis ce jour, je porte toujours une croix et je prie avant de dormir. Je cherche parfois des prières sur Internet. Je préfère prier toute seule. Ça me fait du bien de croire en un Dieu qui m’écoute et en qui j’ai confiance. J’ai une amie chrétienne avec qui j’échange sur sa religion et qui répond à mes questions. Un jour, elle m’a proposé d’aller ensemble à la messe au Bouveret dans une chapelle près du lac. J’ai aimé prier devant ce beau paysage. Mon amie est heureuse que je sois baptisée et de devenir ma marraine. »
Ces adolescentes ont toutes découvert Dieu grâce à leurs amies. Daniel, un adulte de 23 ans, a un cheminement différent :
« Quand j’étais enfant, j’accompagnais ma mère à la messe, je priais avec elle. Peu à peu, j’ai cessé ma pratique religieuse. Il y a plus d’un an, j’ai arrêté mes études, contre l’avis de ma mère et j’ai vécu une situation difficile… Toutes mes recherches de travail ont été vouées à l’échec. J’étais découragé. Alors, j’ai commencé à prier Jésus, à lui confier mes soucis et à lui demander de l’aide. Voilà que je suis engagé sans problème dans une entreprise de carrelage. J’apprends vite, on me fait confiance, je deviens plus autonome et ça me plaît. J’y vois l’aide de Dieu. Je retourne à l’église avec mon amie catholique qui encourage ma démarche. Je passe un week-end à l’hospice du Simplon. Le Père Patrice nous apprend à prier, à lire la Bible, à chanter ensemble : c’est super. Je rejoins le Chœur des Jeunes du Bouveret. Chanter durant la messe de Minuit m’a réjoui. Pour l’instant, je me sens comme un invité le dimanche à la messe, mais je désire faire partie plus concrètement de cette communauté chaleureuse. Ma mère est heureuse que j’aie choisi son frère comme parrain.
Nora aime la culture religieuse et prie régulièrement depuis longtemps. « Parfois je m’aide avec des livres de prières ou je lis la Bible. J’ai accompagné plusieurs fois mes grands-mères à la messe et j’allumais des bougies. L’an passé, ma copine m’a invitée à sa première communion. En la voyant je me suis demandé : pourquoi pas moi ? Au fond j’en avais envie. Je progresse grâce au groupa Alpha. Mes grands-mères sont heureuses et ma tante aussi, car je l’ai choisie comme marraine », dit-elle avec un beau sourire.
Kloé est en première année du collège. « J’ai plus de travail qu’au C.O., dit-elle toute souriante, mais ça va bien ! Avec ma meilleure amie, on échange sur tout. Il y a trois ans, elle m’a parlé de sa foi. Pour moi, c’était une découverte et cela m’a vraiment intéressée. Depuis ce jour, je cherche à en apprendre davantage sur la religion catholique. Je lis la Bible et je prends du temps pour parler avec Dieu. Le groupe Alpha me donne l’opportunité d’approfondir ma foi et aussi de m’enrichir des expériences et des réflexions des autres. Mes questions, je les pose aussi à l’ami de ma mère qui a étudié la théologie. »
Des catéchumènes soutenus par leurs proches Tous apprécient le soutien que leur apportent leurs familles et leurs amis. Nora nous confie : « Mes parents m’écoutent et respectent mon choix. J’ai de la chance, car certains camarades voudraient être baptisés, mais leurs parents ne le veulent pas, tandis que d’autres n’en ont pas envie et leurs parents les y obligent !… » Tous ces catéchumènes désirent approfondir leur foi et la vivre au quotidien. Ils ont pris conscience que le Baptême n’est pas l’affaire d’un moment, mais le cheminement de toute une vie. Merci à tous ces jeunes pour leur témoignage. Les paroissiens se réjouissent de les accueillir avec leur fraîcheur et leur enthousiasme !
Quelques catéchumènes autour du Père Patrice Gasser.
En ce mois de mars, l’Eglise nous invite à prier spécialement saint Joseph que nous fêtons solennellement le 19 mars.
Saint Joseph, père nourricier si fidèle de l’Enfant divin, époux virginal de la Mère de Dieu, protecteur puissant de la Sainte Eglise, nous venons vers vous pour nous recommander à votre protection spéciale. Vous n’avez rien cherché en ce monde, sinon la gloire de Dieu et le bien du prochain. Tout donné au Sauveur, c’était votre joie de prier, de travailler, de vous sacrifier, de souffrir, de mourir pour Lui. Vous étiez inconnu en ce monde, et cependant connu de Jésus. Ses regards reposaient avec complaisance sur votre vie simple et cachée en Lui.
Saint Joseph, vous avez déjà aidé tant d’hommes. Nous venons vers vous avec une grande confiance. Vous voyez dans la lumière de Dieu ce qui nous manque, vous connaissez nos soucis, nos difficultés, nos peines. Nous recommandons à votre sollicitude paternelle cette affaire particulière… Nous la mettons entre vos mains qui ont sauvé Jésus-Enfant. Mais avant tout implorez pour nous la grâce de ne jamais nous séparer de Jésus par le péché mortel, de Le connaître et de L’aimer toujours plus, ainsi que sa sainte Mère, de vivre toujours en présence de Dieu, de tout faire pour sa gloire et le bien des âmes, et d’arriver un jour à la vision bienheureuse de Dieu pour Le louer éternellement avec vous. Ainsi soit-il.
(extrait du livre, Saint Joseph, Epoux de Marie, Traditions Monastiques, 2006, pp. 226-227)
Le village de Muraz a connu une animation nocturne particulière au cours du samedi soir 2 décembre et du dimanche soir 3 décembre 2023. Dans le cadre des 9es nuits valaisannes des images, sous la direction de la fondation Edelweiss, et avec le concours de l’Association du Vieux Collombey-Muraz la place sous l’église a connu une affluence particulière. Différents groupes, chorales, fanfares… s’y sont produits. L’on s’est pressé en outre pour une visite guidée des fouilles archéologiques sous l’église paroissiale de Muraz. Un petit train a emmené les voyageurs pour un « tour du village ». Et au passage l’on pouvait contempler divers édifices illuminés de manière féérique !
La Chorale de Muraz.
Le Chœur mixte de Collombey.
La fanfare « La Villageoise » de Muraz.
La fanfare « Les Colombes » de Collombey.
Ancienne église de Muraz, démolie en 1895 (à partir d’une photo d’archive).
La rénovation de l’église paroissiale de Muraz en 1972 a mis à jour dans son sous-sol des vestiges de différents édifices : d’abord d’une villa romaine du Ier siècle, puis d’une seconde villa romaine, puis d’un premier oratoire vers le VIe siècle, puis d’un second oratoire ou chapelle, puis d’une église du XVIIe siècle, puis de l’église démolie à la fin du XIXe siècle.
A partir d’une photo prise lors de la rénovation de l’église en 1972.
Le dimanche le plus proche du 13 novembre, Collombey-le-Grand est en fête pour Notre-Dame des Sept Joies. Cette année encore, la chapelle était pleine des chanteurs du chœur mixte et paroissiens qui sont venus pour se réjouir avec la Vierge Marie. La fête s’est poursuivie toute la journée avec une brisolée sous l’abri bienvenu de la tente près du four. Merci au Fournil de rehausser la fête patronale de ce fraternel repas. Rencontre avec son président Marc Hauswirth qui nous raconte.
Propos rapportés par Valentin Roduit | Photos : Simone Lattion, Association le Fournil
Qu’est-ce que le Fournil ? Le Fournil est une association née en 2001, mandatée à l’époque par la commune pour déplacer le four de la grange Pistoletti lors de sa démolition. Le four n’a pas pu être déplacé comme tel, il est parti en poussière quand il a fallu le démonter.
Seule la plaque mentionnant son année de construction 1848 a pu être récupérée.
Ça n’a pourtant pas arrêté le projet citoyen, puisqu’un nouveau four a vu le jour en 2002.
Depuis, l’association continue à faire vivre Collombey-le-Grand.
Comment peut-on faire vivre un village ? L’association rassemble la population lors de 4 manifestations où le four tourne. A chaque fois, il faut une semaine pour faire chauffer le four progressivement. Puis c’est notre boulanger Henri Vanay qui fait le pain et les gâteaux durant toute une journée. Il est professionnel, il faut bien ça parce qu’il y a du débit… quelque 500 miches pour la fête du pain !
Quelles sont les 4 fêtes de Collombey-le-Grand ? Il y a la fête du pain le samedi du Jeûne fédéral, le dimanche de la fête patronale, la fenêtre de l’Avent un samedi de décembre et le samedi des Rameaux. A chaque fois, les membres de l’association – une septantaine – sont invités à commander ce qu’ils veulent, et un apéro est organisé près du four. Lors de la patronale, le petit déjeuner est proposé avec le pain du four et la brisolée est offerte aux membres. La fête du pain et la fenêtre de l’Avent sont quant à elles ouvertes au grand public.
Quels sont les défis de votre association ? Actuellement, ce n’est pas facile de trouver des jeunes pour faire vivre l’association. Il faut toujours s’adapter à notre temps. D’ailleurs, pour l’anecdote, nous avions commencé avec la soupe à Camille, ça marchait bien. Mais maintenant, nous avons dû nous renouveler avec les nouvelles générations et nous proposons des hamburgers, lors de la fête du pain.
Hommage à Camille Chervaz (à droite), membre fondateur du Fournil décédé en automne 2022.
Devenir membre du Fournil ?
Bienvenue parmi nous, contactez Marc au 079 565 13 36.
Pendant près de 35 ans, l’abbé Jean-René Fracheboud a prêché des retraites au Foyer de Charité de Bex. Depuis le mois de septembre dernier, il a passé la main. C’est le chanoine de Saint-Maurice, Guy Luisier, qui lui a succédé en tant que Père du Foyer.
Texte proposé par Jean-Michel Moix Photos : Bernard Hallet/cath.ch
Voici un extrait d’un interview qu’il a donné à ce sujet à Bernard Hallet, pour le site d’information catholique : Cath.ch
Vous avez passé près de 35 ans au Foyer de Charité, qu’est-ce que vous en gardez ? Jean-René Fracheboud : Accueillir et rencontrer des « chercheurs de Dieu » a été passionnant. Les gens choisissent de venir au Foyer. D’une manière ou d’une autre, ils portent en eux un désir d’approfondissement de leur vie. Chaque rencontre est unique, le cœur de notre foi est un Dieu qui croit en l’homme, qui est venu le rencontrer, le sauver. J’ai pu vivre d’une manière très concrète cette passion en découvrant que Dieu n’est pas dans les nuages, ni extérieur, mais au cœur de l’humain avec les joies, les peines, les drames.
D’une manière plus concrète, quelle évolution avez-vous observée durant toutes ces années sur les retraitants qui sont passé à Bex ? L’évolution a été impressionnante. Au début, dans les années 1980 /1990, les gens qui fréquentaient le Foyer avaient un lien avec les communautés paroissiales. On avait à faire à des pratiquants qui éprouvaient régulièrement le besoin de s’arrêter pour éprouver leur mission. Depuis, les assemblées dominicales se sont réduites et les pratiquants réguliers se sont raréfiés. Il y a encore des gens engagés qui éprouvent le besoin de venir en retraite. J’ai observé un véritable glissement vers l’accueil de personnes qui reviennent d’un désert spirituel et qui ont tout à découvrir et qui sont en recherche de sens, de profondeur et de dignité. Cette évolution est très nette. De plus en plus de gens sont venus parce qu’ils étaient marqués par de grandes souffrances, par des problèmes d’identité, des cassures familiales, des difficultés professionnelles. Ils ont été amenés à s’interroger sur leur manière de vivre et la manière de trouver des forces pour continuer à mener le combat de la vie.
Merci Jean-René pour ton engagement de prédicateur au sein du Foyer de Bex : puisse la parole que tu as semée tout au long de ces années, lever et porter de nombreux et bons fruits spirituels !
Le Foyer de Charité de Bex est ouvert depuis 1971.
Petite retraite ignatienne au Foyer de Bex : du vendredi 8 mars (19h) au dimanche 10 mars (14h) 2024
Le Foyer de Bex accueillera un week-end de ressourcement spirituel pour découvrir les exercices de saint Ignace avec les coopérateurs du Christ-Roi : du vendredi 8 mars (19h) au dimanche 10 mars (14h) 2024. Enseignements, méditations, lecture de la Bible et discernements spirituels seront animés par le Père Yves Bochatay et le Frère Louis-Marie, CPCR, en collaboration avec les abbés Jérôme Hauswirth, David Roduit et Mgr Jean-Pierre Voutaz.
Le 14 février à la Saint-Valentin, notre société fête l’amour. C’est l’occasion de répondre à cette invitation et célébrer l’Amour au sein du couple. A leurs noces d’or, les jubilaires sont unanimes : l’Amour conjugal n’est pas du « tout cuit ». Il s’apprend, se construit, s’entretient. Chaque couple trouve sa stratégie, son rythme et ses ressources pour prendre soin et nourrir cette relation privilégiée. Voici quelques propositions – non exhaustives – et témoignages de couples de par chez nous.
Par Sandrine et François-Xavier Mayoraz | Photos : Jean-Michel Moix, Pixabay
Saint-Valentin autrement
Proposé depuis trois ans par la Pastorale de la Famille, le concept est tout simple : un souper en tête-à-tête au restaurant et entre chacun des trois plats, une piste de réflexion qui invite à un cœur-à-cœur en couple. Une participante revient sur cette soirée : « La saint Valentin est une excellente excuse pour trouver le temps d’être à deux. L’apéro a permis un échange et un partage avec d’autres couples. Puis, on passe à table pour un souper aux chandelles. J’ai trouvé le matériel de réflexion super, on a pu l’emmener à la maison et le rouvrir durant l’année. » Dans une ambiance romantique, cette Saint-Valentin régale les estomacs et les cœurs. Comme le 14 février est aussi le mercredi des Cendres, la date du souper est anticipée en 2024. Mercredi 7 février à 19h30 au Labo 1 à Monthey Prix : Fr. 50.– par personne Inscription :famille@cath-vs.org
Un week-end de retraite en famille
Certains couples aspirent à une retraite spirituelle, un temps prolongé à l’écart, de silence et de méditation. Mais caser les enfants, trouver un lieu, gérer la logistique familiale freinent cette envie. Le foyer de Charité à Bex 2 par exemple propose des retraites ciblées pour les couples où les enfants (4-12 ans) bénéficient sur place d’un encadrement adapté. Ainsi, leurs parents profitent de ce temps de ressourcement. Animé par des couples et un prêtre, ce week-end allie réflexions spirituelles et pratiques sur la vie conjugale, temps libres, dialogues et prières.
En équipe
D’autres couples se réunissent mensuellement en petites équipes pour un échange et un partage sur le quotidien. Ces mouvements s’appellent Equipe Notre Dame, Vivre & Aimer ou Vie et Foi 3. Chaque mouvement a sa spécificité et son style. Et tous partagent les mêmes valeurs – amitié, confidentialité, bienveillance – et souhaitent soutenir les couples qui veulent vivre leur amour à la lumière de la foi. Le groupe apporte un élan et devient un espace de confiance. « Avec chaque enfant qui arrivait, on a perdu notre « lien ». C’est pourquoi, on a décidé de rejoindre les END. Ce qui est génial, c’est justement l’équipe : il y a des gens avec plein d’expériences, différents âges. Et fixer nos rendez-vous en équipe nous « force » en quelque sorte à s’organiser et nous consacrer du temps. En parlant des différents sujets, on se « découvre » un peu, de nouveau. Il y a les « points concrets d’effort » propre à chacun – honnêtement, on ne les réalise pas encore entièrement – mais on prend des habitudes petit à petit » explique une trentenaire.
Les cas d’abus sexuels, commis par des membres du clergé, ont fait récemment la « une » de nos journaux, notamment du Nouvelliste, depuis la publication d’une étude de l’université de Zurich, le 12 septembre dernier, étude commandée et financée par l’Eglise catholique suisse. Suite à cette étude, l’émission de la RTS « Mise au point » du 19 novembre a braqué ses projecteurs sur l’abbaye de Saint-Maurice. Le magazine « l’Illustré » du 29 novembre a renchéri et a livré également sa propre enquête. Chaque divulgation charrie comme un torrent de boue qui blesse la foi des fidèles et salit l’Eglise du Christ, « notre Mère » ! Plus que jamais l’Eglise, dans son institution, est confrontée à un devoir de vérité, de justice, de réparation, de réforme intérieure.
C’est pourquoi nous vous proposons ce texte de l’abbé Paul Martone, porte-parole de notre évêque pour la partie germanophone de notre diocèse de Sion.
L’Eglise, ma Mère
Par l’abbé Paul Martone | Photo : kath.ch
Nous tous, sommes bouleversés par les récits d’abus et d’agressions commis par des agents pastoraux qui ont ainsi trahi tout ce qui était sacré pour eux. Ils ont ainsi blessé physiquement et moralement de nombreuses personnes, et parfois même les ont détruites. Nous devons faire tout ce qui est humainement possible pour rendre justice aux victimes et prévenir les abus sexuels à l’avenir.
Ces graves scandales ont pour conséquence de jeter une ombre de suspicion sur tous les prêtres, voire sur l’Eglise en tant que telle. N’oublions cependant pas que l’Eglise n’est pas simplement une vieille institution, mais qu’en elle agit le Christ vivant et ressuscité. Notre espoir et notre joie sont là où le Christ vit.
C’est ce lien que nous devons remettre au centre. La solution ne se trouve pas dans une modification des structures, la suppression de l’obligation du célibat et l’introduction du sacerdoce féminin. Chacun et chacune d’entre nous, pas seulement les ecclésiastiques, mais tous les chrétiens et chrétiennes doivent entreprendre un véritable chemin de purification et de conversion, vers le Christ crucifié. Cette question est au cœur de l’Evangile. Si l’Eglise perdait de son prestige et de son influence, nous ne devrions pas le regretter, car nous correspondrions peut-être mieux ainsi au plan de Dieu pour elle.
Mais malgré tout, l’Eglise reste notre mère. Karl Rahner la décrit avec justesse : « L’Eglise est une vieille femme avec beaucoup de rides et de ridules. Mais elle est ma mère. Et on ne frappe pas une mère. »
Chacun de nous est invité à aimer, à ressentir et à penser avec cette Mère-Eglise : « Non seulement l’Eglise du passé, ni l’Eglise qui n’existe pas encore, mais l’Eglise concrète et présente, dont les rides et les taches doivent être effacées, même par notre humble aide. » (Jean-Paul II pendant sa visite à Sion en 1984)
La première étape pourrait être : sans vouloir minimiser ce qui s’est passé, retrouver le courage de parler de ce que cette mère nous a fait de bien, et de dire pourquoi nous l’aimons malgré tout.
Par Stéphanie Reumont Photos : Stéphanie Reumont, Christophe Allet
Du 4 au 10 décembre, nous avons eu la grande joie d’accueillir notre évêque Jean-Marie Lovey et son vicaire général Pierre-Yves Maillard sur nos paroisses du Haut-Lac ! Ils ont pris le temps de rencontrer nos différentes communautés en participant à la fenêtre de l’Avent à Vionnaz et en célébrant la messe dans chacune de nos paroisses.
Le jeudi, avant de célébrer l’eucharistie, notre évêque a mangé avec des employés et des résidents de Riond-Vert ; il a pu entrevoir l’ouverture humaine et professionnelle de ces nombreuses personnes qui rendent la vie de nos aînés plus agréable et plus significative. Et de 14h30 à 16h, il a tenu à saluer chacun-e des résident-e-s ce qui a donné lieu à des rencontres touchantes.
En soirée, nos deux voyageurs ont également rencontré et partagé un repas avec nos conseils de communauté et nos conseils de gestion ; l’occasion d’échanger et d’écouter les rêves et les espoirs de ceux qui se sont engagés dans nos paroisses.
Le samedi, un après-midi intergénérationnel de secteur a été proposé avec une possibilité pour petits et grands de poser toutes les questions qu’ils ont toujours voulu poser à notre évêque.
De beaux échanges, simples et fraternels, qui ont enrichi des plus jeunes aux moins jeunes ; l’occasion pour chacun de mieux connaitre le pasteur qui conduit notre diocèse, un homme à l’écoute, simple, avec une belle ouverture d’esprit.
Cette rencontre a été suivie par une messe KT-familles de secteur à l’église de Vionnaz durant laquelle notre Evêque a confié officiellement le service de l’autel à nos 13 servants de messe présents.
Nous remercions Mgr Lovey et Pierre-Yves Maillard pour ces quelques jours dans nos paroisses, ces riches échanges et ces beaux partages.
Fenêtre de l’Avent Vionnaz.
Rencontre œcuménique chez les réformés.
Messe KT Vionnaz avec rite de désignation des servants du secteur.
Le 17 novembre dernier, une « Soirée cinéma en famille » a été organisée par le Cocom (Conseil de Communauté) de Vionnaz dans sa salle de paroisse. Le choix du film s’est porté sur « Le monde de Narnia », partie une, dont l’histoire écrite par C.S. Lewis et portée à l’écran en 2005 est riche en symbolique chrétienne.
Texte et photos par Yasmina Pot
En entrant dans la maison de paroisse ce soir-là, on était immédiatement saisi par un doux parfum de popcorns chauds flottant dans l’air ; puis on découvrait, dans la salle dédiée à la projection, une variété de sièges allant de la chaise de camping au fauteuil en cuir, en passant par de gros coussins jetés çà et là sur des tapis colorés où les plus paresseux pouvaient s’étendre à leur guise pour savourer leur film.
Pour le Cocom de Vionnaz, deux buts à cette soirée : rassembler la communauté des familles de paroissiens et partager ensemble – parents, enfants et organisateurs – des moments de détente. Puis découvrir des thèmes chrétiens dans un film d’aventure fantastique pour enfants.
Salle presque comble
Les familles sont arrivées en nombre, à la satisfaction des organisateurs. Aucune inscription n’avait été demandée mais le Cocom a tablé sur une information pendant les messes, de la pub sur Facebook et par le biais de flyers.
Avant la projection, une certaine effervescence accompagna la dégustation des pizzas sorties du four de la cuisine attenante. Puis, muni de cornets de popcorns à profusion, chacun gagna le siège de son choix. Deux membres du Cocom exposèrent alors brièvement les thèmes chrétiens du film et proposèrent un quiz à l’issue de la séance ; puis la salle fut plongée dans l’obscurité.
Les participants étant nombreux, des soirées telles que cette première devraient être reconduites. Avis aux amateurs. Mais chut ! le film commence. Comme au cinéma et même encore mieux.
« Narnia », une histoire d’enfants dans un monde magique, où l’on découvre de nombreux thèmes chrétiens.Le bar à sirop, pizza, popcorns et autres gourmandises.Les spectateurs au complet, prêts à savourer leur film.
Avec la fête du saint Nom de Jésus et la fête de l’Epiphanie que nous célébrons au début de ce mois de janvier, l’Eglise nous invite à nous tourner vers l’Enfant-Jésus, à le contempler dans la crèche ou en les bras de sa sainte Mère, Marie, et à lui présenter nos hommages avec les Rois Mages.
Divin Enfant Jésus, nous voici prosternés à vos pieds pour vous rendre nos hommages et nous consacrer à vous pour toujours.
Vrai Fils de Dieu et de Marie, soyez remercié de tous les bienfaits dont votre naissance a été la source pour nous. Eclairez notre esprit, enseignez-nous à devenir comme des enfants pour entrer dans le royaume des cieux. Fortifiez notre volonté, attachez-la invinciblement à la vôtre, aidez-nous à purifier toutes nos intentions par le souvenir des exemples que vous nous avez donnés.
Divin Enfant, étendez vos bras et répandez vos bénédictions sur la sainte Eglise notre Mère, sur notre saint Père le Pape, sur les évêques, les prêtres et les religieux. Protégez nos familles, nos amis et nos ennemis. Veillez sur tous les enfants de l’univers, gardez le berceau des nouveau-nés, l’école des adolescents, la vocation des jeunes gens. Soyez l’appui des enfants déshérités, malades ou handicapés et des orphelins ; sauvez les enfants en danger d’avortement.
Faites-nous éprouver la Toute Puissance cachée dans votre petitesse. Convertissez les pécheurs, secourez les âmes du purgatoire et accordez-nous la grâce de vous posséder éternellement dans le ciel. Ainsi soit-il.
(Extrait du fascicule : L’enfant Jésus de Prague, abbé M. Koller, Association N.-D. du Pointet)
Rencontre avec Pauline Praplan, responsable du Foyer pour candidats réfugiés de Vouvry, au domaine des Barges. Entre ses nombreux rendez-vous, elle m’accorde une heure de son précieux temps, merci !
Par Nicolette Micheli | Photos : Gervaise Imhof
« Il y a du job ! » me dit-elle dans un large sourire et c’est avec dynamisme qu’elle répond à mes questions de manière nette et précise. Le Foyer est situé sur un vaste domaine acheté par l’Etat du Valais en 1999. L’entreprise Sygenta en loue une partie pour conduire des essais sur les arbres et les plantes. Dès août 2011, l’Office Valaisan de l’Asile utilise ce site comme Centre de Formation pour les réfugiés. Marie-Pascale Chambovey se souvient de cette époque où elle a enseigné le français à une trentaine de résidents qui suivaient diverses formations.
Puis la guerre en Ukraine éclate. Il faut augmenter en urgence le nombre de places disponibles. Grâce à des conteneurs-habitations, ce Foyer accueille 200 personnes qui viennent en majorité d’Ukraine, de Turquie, d’Afghanistan et d’Afrique de l’Ouest. Familles, célibataires, jeunes et aînés se côtoient sans grand problème. La mixité de cette population contribue favorablement au « bien vivre-ensemble » du groupe, malgré leurs différences de culture.
Toutes ces personnes sont occupées. De nombreux projets sont mis en place pour répondre à leurs besoins, favoriser leur autonomie et leur intégration. Outre les cours de français, on les rend attentifs au respect de l’égalité entre hommes et femmes, on les renseigne sur les structures et le fonctionnement de la vie en Suisse. Des projets ciblés soutiennent les familles monoparentales et les mineurs non accompagnés. Pauline précise : « Nous avons ici 40 enfants répartis en 4 classes. Ils apprennent à vivre ensemble, à être disciplinés, à communiquer en français et se préparent à l’intégration. En Valais, déjà 700 élèves sont intégrés en classes de scolarité obligatoire. Nous avons aussi 50 jeunes entre 18 et 30 ans qui partent à l’extérieur dans des structures qui leur sont destinées. Ils s’y préparent à entrer dans la vie professionnelle. »
Les adultes restent sur le site et, avec les personnes qui les encadrent, assurent le bon fonctionnement du Foyer. Certains sont en cuisine pour assurer chaque jour les repas de 200 personnes, d’autres entretiennent l’extérieur, participent aux nettoyages, travaillent à la buanderie, à l’intendance ou redonnent vie à des meubles ou des objets récupérés. Beaucoup cultivent l’immense potager et le verger qui leur fournissent légumes et fruits frais.
Quelques bénévoles aident les aînés ayant des difficultés à aborder une nouvelle langue et à s’insérer dans le monde du travail. Les apprentissages visent plutôt les codes sociaux. Pauline va à l’essentiel : « Quand on sait dire : s’il te plait, merci, bonjour… et avec le sourire, c’est le début d’un échange. L’on profite aussi des fêtes pour proposer des animations afin d’apporter une nouvelle dynamique au Foyer. » Avec son équipe, Pauline Praplan a préparé une belle fête de Noël pour la joie des petits et des grands ! Nous souhaitons à chacun que l’année nouvelle s’ouvre sous le signe de l’espoir.
Témoignage d’une bénévole
Elfrieda Walter.
Propos recueillis par Nicolette Micheli | Photo : Gervaise Imhof
Et voici le témoignage d’une bénévole qui œuvre au domaine des Barges. Enseignante à la retraite, Elfrieda Walter apporte son aide aux réfugiés.
Le domaine des Barges a toujours fait partie de ma vie. J’y suis née, j’y ai passé une partie de mon enfance et toute mon adolescence. Je l’ai quitté en 1975 pour y revenir en 1986 et, depuis, j’y passe des jours paisibles et heureux.
En 2011, lorsque l’Etat par l’Action sociale nous a convoqués pour nous expliquer que la partie du domaine où nous logions aller devenir un foyer de 2e accueil pour requérants d’asile, on nous a donné le choix : partir ou rester. Je suis restée et je ne l’ai jamais regretté.
J’ai ainsi eu la chance de côtoyer de nombreux/ses requérants/es érythréens, sri lankais, afghans, kurdes, syriens, africains, ukrainiens, etc.
C’était l’occasion pour eux de parler un peu français et de participer une fois par mois à une soirée jeux. Que de fous rires partagés autour de nos parties de UNO ou de Rummikub !
Par ma profession d’enseignante, j’ai aussi pu donner bénévolement quelques cours d’appui, puis des cours de français. Ce fut l’occasion de découvrir d’autres écritures : tigrigna, arabe, cyrillique, etc. ; d’autres religions : l’orthodoxie, l’islam et leurs pratiques. On n’imagine pas quel investissement ils font pour apprendre une nouvelle langue si différente de la leur.
Ce fut aussi l’occasion de partager un petit bout de chemin avec eux et de leur offrir un sourire, une écoute et beaucoup d’empathie. Ils en ont énormément besoin.
Après 12 ans de cohabitation, je peux dire que j’ai fait de très belles rencontres aussi bien avec le personnel encadrant qu’avec les requérants eux-mêmes. J’y ai noué des liens d’amitiés indéfectibles. C’est toujours une joie quand au détour du chemin, je suis hélée par un homme, une femme qui me dit merci et qui me raconte leur vie.
« Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui» (Mt 2, 2), dirent les mages en arrivant chez le roi Hérode le Grand. Or, s’ils ont vu l’étoile c’est parce qu’ils se sont mis en quête active du moindre signe dans le ciel qu’ils avaient l’habitude de scruter. A Bethléem, l’étoile s’était arrêtée au-dessus du lieu précis où était l’enfant. Non pas dans un palais mais dans une « maison », non pas auprès d’un roi mais d’un fragile nouveau-né, non pas auprès d’un riche mais d’un pauvre. Pourtant ils ne s’y trompent pas, c’est bien lui qu’ils cherchaient, c’est bien auprès de lui que leur cœur est bouleversé. Enfin ils voient et reconnaissent dans cet enfant, le Sauveur.
Certes, il n’y a pas toujours des signes pour dire Dieu dans le ciel de nos vies mais il suffit d’un seul comme celui qui fut accordé aux mages pour découvrir ce que nous ne pensions pas pouvoir découvrir. Car rencontrer le Christ Jésus, ce n’est pas une fin, c’est toujours un commencement, c’est toujours une naissance ou une renaissance, un chemin nouveau, un chemin fait d’inattendu, un chemin encore inconnu, encore à découvrir. Aussi la rencontre avec le Christ nous pousse toujours vers un ailleurs, guidés non plus simplement par une étoile mais par l’Esprit de Dieu qui nous montre le chemin. Voilà le chemin de la foi, qui ne s’arrête jamais et se renouvelle sans cesse.
Pour la suite de cette année qui s’ouvre, je souhaite à toutes et à tous de continuer avec persévérance et espérance votre marche vers l’inconnu de Dieu, de prononcer les paroles et de poser les gestes qui illuminent le cœur des autres et leur existence, d’être chacun-e des étoiles qui les guident et les éclairent sur les chemins de leur vie, à la lumière du Christ !
Grâce à la générosité et à la contribution de nos bénévoles, la dernière récolte des 6 et 7 octobre derniers a répondu à nos attentes et a permis de remplir le stock qui était vide. Nous avons récolté 522 cartons dans les 10 commerces impliqués du District et 7 tonnes de marchandises.
Face au contexte actuel de la baisse du pouvoir d’achat et aux augmentations liées à la santé, à l’énergie et à l’alimentation, de nombreuses familles ont de plus en plus de peine à boucler les fins de mois. Ce phénomène ne touche plus seulement les familles à faibles revenus mais la classe moyenne inférieure est aussi durement impactée.
De janvier 2023 à la mi-décembre 2023, les Colis du Cœur ont distribué plus de 760 colis et ont apporté de l’aide à 2’550 personnes dont plus de la moitié concerne des enfants. Ces chiffres sont en croissance constante et témoignent de la progression de la précarité dans la région.
La prochaine récolte est agendée les 2 et 3 février 2024. Pour assurer la tenue des permanences dans les différents commerces, les Colis du Cœur ont besoin de plus de 250 personnes et sont toujours à la recherche de bénévoles pour compléter leurs équipes. Nous cherchons aussi des livreurs bénévoles en alternance, 1 à 2 vendredis après-midi par mois. Vous pouvez nous contacter sur cette adresse mail : info@colisducoeur-monthey.ch ou au 076 397 26 90
D’avance, l’Association, Les Colis du Cœur, tient à vous remercier du fond du cœur pour votre entraide extraordinaire car chacun représente un des maillons de cette immense chaîne de solidarité envers nos concitoyens en difficulté.
Le nom de Jésus a une origine divine, puisque c’est l’archange Gabriel qui a donné à Marie le nom qu’elle devait donner à Jésus : « Voici que tu vas concevoir un enfant, tu vas enfanter un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il dominera sur la maison de Jacob pour toujours, et son règne n’aura pas de fin. » (Luc 1, 31-33) Joseph a également reçu l’attribution du nom de Jésus par un messager de Dieu : « … c’est à lui que tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui rachètera son peuple de ses péchés. » (Matthieu 1, 21)
L’attribution du nom n’était pas sans importance à l’époque de Jésus, car le nom porte en lui-même une signification plus profonde. Ainsi, Anne signifie en hébreu « celle qui est bénie ». Noé représente celui qui apporte le repos. Le nom de Jésus, issu de l’hébreu Yeshua, signifie : « Le Seigneur est salut, il est salut. » Jésus est le nom qui, selon la volonté de Dieu, a été donné à son fils. Jésus est également désigné par le titre de Christ et signifie Messie, l’oint. L’onction était réservée aux rois, aux prêtres et aux prophètes. Par le baptême, chaque chrétien participe à la royauté, à la prêtrise et à la prophétie du Seigneur.
Anciennement dans l’Eglise, on utilisait l’abréviation IHS, qui signifie Iesus Hominum Salvator. Traduit : Jésus, Sauveur des hommes ou interprété populairement comme Jésus, Sauveur, Bienheureux. Une autre interprétation du nom est In Hoc Salus : en lui est le salut ou In Hoc Signo vinces : dans ce signe tu vaincras. La vénération du nom de Jésus a été encouragée par le saint père franciscain et prêtre Bernardin de Sienne (1380-1444). Le monogramme du Christ IHS est utilisé par les jésuites dans les armoiries de leur ordre.
Aujourd’hui, la vénération du nom de Jésus a trouvé sa place dans l’année liturgique et c’est ainsi que toute l’Eglise célèbre le 3 janvier la fête du très saint nom de Jésus. Le verset d’ouverture de la célébration eucharistique est tiré de l’épître aux Philippiens et fait resplendir la puissance du nom de Jésus : « Au nom de Jésus, que toutes les puissances dans les cieux, sur la terre et sous la terre fléchissent le genou, et que toute langue confesse : Seigneur Jésus-Christ dans la gloire de Dieu le Père. » (cf. Ph 2, 10-11)
L’évangéliste Jean renvoie aux paroles de Jésus, qui associe le nom de Jésus à la prière : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent, vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. » Comme le peuple d’Israël, en tant que peuple privilégié, invoque le nom de Dieu, prions le Seigneur en son nom pour la paix dans le monde et dans nos familles. Demandons-le avec confiance et générosité.
Vous trouvez ci-dessous les comptes de la paroisse de Vionnaz pour l’année 2022. Ce n’est pas une coutume, mais pour informer tous ceux qui pensent que la paroisse est riche, quoi de mieux que de publier les comptes. Vous remarquerez que 2022 laisse apparaitre un léger déficit qui s’accentuera car les charges du Secteur ne cessent de prendre l’ascenseur.
On est toujours le fils de quelqu’un. Vrai pour les hommes et les femmes de tous les temps. Vrai aussi pour les églises. Notre église paroissiale de Monthey, née en 1851, n’échappe pas à la règle. Elle est fille de Santa Maria Maggiore, dans le val Vigezzo, une des sept vallées latérales du val d’Ossola, une large vallée italienne de la rivière Toce, dans le Piémont, affluent du lac Majeur.
Le val Vigezzo est connu sous le surnom de « vallée des Peintres » ayant jadis abrité bien des artistes paysagistes ou portraitistes. C’est ainsi que l’édifice actuel de notre église paroissiale de Monthey doit son goût italianisant (exceptionnel dans cette région !) à ces peintres piémontais.
Sur la route de mes vacances, entre Domodossola et Locarno, en octobre dernier, j’ai assisté à la messe dominicale à Santa Maria Maggiore. J’y ai pris quelques photos. Comme un pèlerin. Avec toute la dévotion qu’un fils doit à sa mère 😊.
Le Val Vigezzo : la vallée des peintres.
Intérieur de l’église.
Autel latéral dédié à saint Charles Borromée.
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